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Destinations Marketing

L’Oregon facilite la création de roadtrips personnalisés

Lorsque vient le temps d’organiser un périple, les voyageurs se trouvent devant une abondance d’informations. Pour rendre ce processus plus fluide, Travel Oregon propose sur son site Web un outil qui permet aux utilisateurs d’obtenir un itinéraire basé sur leurs intérêts afin qu’ils soient inspirés pour leur prochaine aventure. Il suffit de répondre à quelques questions, puis le tour est joué !

Les internautes sont notamment interrogés à propos du type de paysage qu’ils souhaitent voir et des villes qu’ils aimeraient découvrir. On leur demande également durant quelle saison ils voyageront, avec qui ils seront, les activités qui les intéressent, le type d’hébergement qu’ils préfèrent et même la catégorie de véhicule qui sera utilisé (incluant la voiture électrique).

Source de l’image : Travel Oregon

Une fois le questionnaire complété, les visiteurs sont dirigés vers une section du site Web qui présente la route proposée. Par exemple, il pourrait s’agir d’un itinéraire sur la Côte du Pacifique ou encore d’un trajet qui tienne compte des stations de recharge pour les véhicules électriques (si l’option de cette catégorie de véhicule est sélectionnée).

Source de l’image : Travel Oregon

Le road trip quiz n’est certes pas parfait, mais l’idée derrière offre de belles possibilités. Ce type d’outils pourrait, entre autres, favoriser une meilleure répartition des flux touristiques sur un territoire en proposant des options hors des sentiers battus, et même mettre de l’avant des offres durables qui sont parfois plus difficiles à repérer. Voilà une bonne façon d’accompagner les voyageurs lorsqu’ils se trouvent à l’étape de la planification !

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Destinations Tendances

Vers des villes plus vertes et plus saines

La mobilité durable, le verdissement et les solutions fondées sur la nature pour s’adapter aux changements climatiques, voilà quelques approches envisagées par des urbanistes et autres experts en regard de la ville de demain. 

Verdir, « réensauvager »

Selon un sondage réalisé pour l’organisme canadien Amis des parcs auprès de 3500 Canadiens, les 2/3 ont déclaré avoir passé plus de temps dans les parcs qu’avant la pandémie et 82 % de ceux-ci souhaitent maintenir ce rythme, voire visiter davantage ces lieux après la crise. De plus en plus de villes s’engagent d’ailleurs à créer des espaces verts. Les approches sont diverses et innovantes : aménagement d’une microforêt dans un ancien stationnement, transformation d’un centre commercial en zone humide et en prairie de fleurs, etc.  Plusieurs projets de microforêts sont aussi en cours à Montréal, voici à quoi devrait ressembler celui de la forêt urbaine du concept Le jardin d’Emiliano dans le Quartier des spectacles. 

Source : © Mario + Raquel Peñalosa + Diana Elizalde + WAA Montréal en collaboration avec Vinci Consultats, BES, Pageau Morel, Atomic3 et Les Ateliers Ublo 

Concevoir des parcs d’envergure

Et les projets de parcs urbains ne manquent pas. Certains sont spectaculaires et pourraient bien devenir des icônes. À Paris, la mairie a approuvé les plans de transformation des Champs Élysées en un vaste espace public de 1,9 km combinant verdure, tunnels d’arbres et zones piétonnes tout en réduisant la circulation automobile de moitié. Manhattan aura prochainement sa première « plage ». Le Gansevoort Peninsula consistera en un grand parc donnant accès au fleuve Hudson pour les amateurs de sports de pagaie. Ce développement s’ajoute à de nombreuses autres initiativesle long de ce fleuve. C’est le cas de Little Island, un projet inauguré en mai 2021 et unique en son genre, reconnaissable par sa structure sur piliers érigée sur l’eau.   

Source : Hudson River Park 

Déployer une offre en mobilité douce

Parcs et mobilité douce vont de pair. Les pistes cyclables en milieu urbain se sont multipliées depuis le début de la pandémie. Celles-ci sont fréquentées par les cyclistes traditionnels, mais de plus en plus par les adeptes de véloà assistance électrique. Ces appareils ont raison des côtes, du vent, des longues distances et des obstacles qui freinent souvent l’adoption de la petite reine comme moyen de déplacement. Plusieurs villes, dont Montréal et Québec, proposent maintenant une flotte de vélos électriques en libre-service.   

Selon laNorth American Bikeshare Association, 44 % des systèmes de vélo-partage en Amérique du Nord détenaient des vélos électriques en 2020 comparativement à 28 % l’année d’avant. Le nombre de déplacements avec ces appareils durant l’année 2020 a crû de 7 millions à près de 10 millions alors que l’utilisation des autres modes de transport actifs en libre-service et collectifs a diminué pendant cette même période en raison notamment des confinements. Le fort engouement pour les vélos électriques a incité certaines villes à changer leur flotte de vélo-partage pour n’offrir que ceux à assistance électrique. C’est le cas de Charlotte, en Caroline du Nord et de Madison, au Wisconsin.   

Source : Charlotte Joy Rides 

Promouvoir la ville différemment

La mobilité durable constitue une composante majeure du virage vers un tourisme plus responsable, mais elle n’est pas la seule. Pour inciter les voyageurs à adopter des comportements qui permettront de réduire les émissions de GES du secteur touristique, l’industrie doit leur proposer des options attractives (Tourisme durable en 2022 : l’industrie doit guider le chemin). À cet égard, l’organisation de gestion de la destination (OGD) de Copenhague présente son Sustainability Guide. L’OGD invite les visiteurs à se déplacer à vélo et en transport en commun, mais aussi à choisir des restaurants qui collaborent avec des producteurs locaux, à dormir dans des établissements d’hébergement certifiés écoresponsables, à utiliser les fontaines d’eau publiques plutôt que des bouteilles à usage unique, etc. Le guide en lignedonne des suggestions de comportements responsables à adopter ainsi qu’une liste d’organisations dont l’approche est en phase avec ces principes.   

Source : VisitCopenhagen 

Des villes qui s’engagent à verdir

Quelque 31 maires de grandes villes — dont ceux de Montréal, de Toronto et de Vancouver – on d’ailleurs signé la C40’s Urban Nature Declaration en juillet 2021, démontrant leur engagement à investir massivement dans des projets de verdissement. Ces derniers ont pour but de protéger les environnements urbains des impacts des changements climatiques — comme de créer des milieux permettant d’absorber les précipitations abondantes ou encore de réduire l’effet des îlots de chaleur —, mais aussi d’assurer l’accès à des espaces verts pour tous. Voilà qui contribuera certainement à créer des villes attractives, plus saines et plus résilientes.

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Cet article fait partie du cahier des perspectives touristiques 2022 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Destinations Tendances

Citoyens heureux, ville heureuse

La ville est un écosystème complexe qui fut l’objet de nombreuses conversations durant la pandémie. Le bien-être et la santé de la communauté sont au cœur des discussions. La planification de la ville « 15 minutes », la densification et la dynamisation des rues principales pour créer des milieux de vie de qualité, voilà quelques approches envisagées par des urbanistes et autres experts en regard de la ville de demain.  

Voici des exemples d’initiatives proposées ou déjà en place qui s’inscrivent dans la mouvance des cœurs de collectivités résilients et durables.   

Valoriser les lieux par des commerces identitaires 

Mettre en valeur les commerces indépendants et attrayants constitue l’une des pistes de solutions pour favoriser la vitalité des cœurs de collectivités. La Ville de Lisbonne emprunte cette voie depuis quelques années déjà en choisissant de préserver les entreprises qui contribuent à l’ADN du lieu. L’initiative Lojas Com História (Commerces avec Histoire) vise à protéger les organisations qui participent au dynamisme de la ville par leur valeur historique, commerciale et identitaire. En 2016, des magasins, bars, restaurants, pâtisseries et boulangeries ont été sélectionnés selon une liste de critères préétablis par un comité multidisciplinaire. Ces commerces bénéficient d’une vitrine grâce à une plateforme Web et d’un fonds pour couvrir certaines dépenses.   

Source : Lojas Com História 

La Ville d’Amsterdam, très investie dans une meilleure gestion du tourisme et des flux touristiques, est aussi préoccupée par l’évolution commerciale de ses quartiers centraux. Pour mieux servir les résidents et les voir revenir s’installer au centre, elle aspire à réduire le nombre de boutiques de souvenirs et de commerces d’aliments pour emporter destinés aux touristes (ex. comptoirs à gaufres). À cette fin, les instances municipales ont annoncé en décembre 2021 qu’elles aideraient financièrement les OBNL qui souhaitent acheter ces propriétés pour en faire des commerces à saveur locale qui profiteront aux habitants comme aux visiteurs.   

Rouvrir des cafés pour dynamiser des villages

En France, le programme 1000 cafés vise à redynamiser des villages de moins de 3500 habitants en en offrant des occasions de rencontre qui favorisent les liens sociaux. L’initiative comprend ainsi la création, la réouverture ou la transformation d’un café pour en faire un lieu multiservice où les citoyens peuvent se retrouver tout en se procurant des produits du quotidien. Dans plusieurs des cas, la municipalité joue le rôle de propriétaire du commerce. Dans d’autres cas, elle identifie un propriétaire déjà en place. La Ville agit aussi comme mobilisateur en s’assurant de l’engagement des citoyens dans le projet. L’organisme Groupe SOS investit et accompagne la mairie et la personne qui gèrera le commerce dans la mise en place de l’initiative. Le fonds de commerce de chaque établissement appartient au mouvement 1000 cafés. Mis sur pied en 2019, ce réseau compte à ce jour plus d’une centaine de cafés. L’objectif du programme consiste à créer 1000 cafés dans 1000 villages français.  

Source : Facebook/1000 cafés 

Aménager la ville avec la participation des citoyens

Des villes misent sur le concept de « ville 15 minutes », soit une planification urbaine où les habitants peuvent travailler, magasiner, accéder aux services de santé, d’éducation et de loisirs dans un rayon de 15 minutes de marche ou de vélo. La capitale de la Suède mise plutôt sur la « ville une minute ». Le projet-pilote, qui s’intitule Street Moves, invite les résidents de Stockholm à décider de l’utilisation de leur rue. L’idée consiste à prioriser la mobilité douce et à créer des lieux de rencontre. Les citoyens déterminent la quantité d’espace dédié au stationnement, à la circulation automobile, etc. Le but de cette approche est de repenser toutes les rues de la Suède pour en faire des lieux en santé, durables et vibrants pour 2030.   

Source : ArkDes 

La ville des résidents, d’abord

Qu’adviendra-t-il des tours de bureaux et des commerces avoisinants si la tendance au télétravail se poursuit? Le tourisme d’affaires reprendra-t-il comme avant? Le contexte actuel ne permet pas d’obtenir des réponses claires à ces enjeux.  

Mais dans une optique de développement durable et responsable, l’attractivité touristique des milieux urbains nécessite d’abord l’appropriation de ceux-ci par leurs résidents. Une ville où il fait bon vivre, attirera des entreprises, des voyageurs d’affaires, des congrès et des touristes d’agrément. Qu’il s’agisse de noyaux villageois ou de grands centres, la gestion de cet équilibre s’avère essentielle à la création de milieux résilients.   

Image à la une : George Becker de Pexels

Cet article fait partie du cahier des perspectives touristiques 2022 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Destinations

Les destinations qui (re)construisent les bases de demain

L’urgence climatique pave la voie

La course à la décarbonisation des industries est enclenchée; les pays doivent atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le tourisme n’y fait pas exception. En 2021, plus de 40 engagements ont été pris par des compagnies aériennes, et une feuille de route pour guider l’industrie touristique vers l’objectif zéro émission a été publiée par le World Travel & Tourism Council.  

À l’échelle des destinations, force est d’admettre que peu d’entre elles comptabilisent les émissions de gaz à effet de serre (GES) de leurs activités. Néanmoins, la France a présenté son premier bilan GES du tourisme en 2021. En Espagne, Valence est devenu la première ville à calculer et à certifier l’empreinte carbone et hydrique de ses activités touristiques grâce à l’utilisation de mégadonnées. Cette dernière a un plan ambitieux d’atteindre la carboneutralité d’ici 2025.  

Pour une destination, la réduction de son empreinte carbone s’accompagne d’une transition durable des activités. Au cours des deux dernières années, plusieurs destinations ont joint des réseaux internationaux comme le Conseil mondial du tourisme durable afin d’obtenir un meilleur encadrement, une accréditation reconnue ou pour comparer sa performance par un système de benchmark. Les villes de Québec et de Montréal ont notamment adhéré au Global Destination Sustainability Movement 

Destination responsable : s’inspirer d’un petit qui voit grand

Le redressement de l’économie touristique passera inévitablement par l’élaboration de modèles touristiques soutenables et résilients. En Europe, la Slovénie a fait le virage vers une gestion holistique de sa destination depuis de nombreuses années. Son image de « destination verte » repose sur un programme de certification à l’intention des destinations locales et des entreprises, de même que la conservation des espaces naturels. Depuis la pandémie, elle vise également à proposer les plus hauts standards de santé et d’hygiène à ses visiteurs. Sa démarche est parfaitement intégrée au marketing de la destination et dans ses stratégies de relance. Le pays figure au top 10 des destinations selon l’indice de voyage durable développé par Euromonitor.  

Source : Slovenia.info 

La communauté au centre des discussions

Bien avant la pandémie, les voyageurs voulaient vivre des expériences authentiques et adopter temporairement le mode de vie des locaux. Plusieurs organisations de gestion de la destination (OGD) plaçaient déjà la communauté au premier plan de leurs interventions. D’autres ont profité du contexte extraordinaire de la crise pour adapter l’offre et la promotion touristique à la clientèle locale et de proximité (lire aussi : Citoyens heureux, ville heureuse). 

Selon Destination International, une promotion basée sur les valeurs partagées par la communauté sera un avantage concurrentiel pour les prochaines années. En plus de leur fonction marketing, les responsables de destination doivent créer les conditions à la mise en place de lieux d’accueil florissants pour les résidents, les entreprises et les visiteurs.  

Aux États-Unis, la vision de Travel Oregon est d’offrir une vie meilleure à tous les Orégonais grâce à des communautés locales, durables et fortes qui accueillent une diversité de voyageurs en exploration. Pour y arriver, l’OGD propose des programmes d’accompagnement participatif à l’intention des collectivités et travaille actuellement à y intégrer des notions de diversité, d’inclusion et de changements climatiques (voir encadré 1).

Dans le cercle arctique, les Îles Féroé considèrent la proportion des résidents ayant une perception positive du tourisme comme l’un des trois marqueurs de succès de leur stratégie touristique 2025. Des sondages auprès de ces derniers permettront de suivre l’atteinte de leur objectif. Cela illustre bien la place qu’occupent les citoyens dans la performance des destinations.   

Le tourisme régénératif : le nouveau durable

En 2022, les destinations doivent viser la régénération, la prochaine vague du tourisme durable.

Le tourisme régénératif n’est pas un buzzword mais un terme qui prend racine dans le développement et le design. Il s’agit d’une extension du tourisme durable avec une approche qui intervient à l’échelle des systèmes (dialogue, expérimentation, co-création, inclusion, etc.) et du potentiel (et non des problèmes!) des communautés. 

Par exemple, en Nouvelle-Zélande, le gouvernement travaille sur des plans de transformation à l’échelle des secteurs, dont le tourisme. Ces plans s’appuieront sur un engagement élevé des acteurs pour élaborer une vision sur 20 à 30 ans avec des actions à court, moyen et à long terme. L’objectif premier est de basculer vers un système touristique régénératif qui laisse la communauté et l’environnement dans un meilleur état qu’auparavant. Considérant l’impact de la pandémie sur le secteur, la première phase se concentrera sur les défis de la main-d’œuvre afin d’apporter des solutions à long terme.  

À l’échelle régionale, Dolomiti Paganella, une région alpine italienne à succès a remis en question les fondations de la destination en vue de transformer sa communauté pour le mieux. Comme résultat, une charte des valeurs partagées a été signée par les parties prenantes. Aussi, des projets seront expérimentés afin de bâtir une destination intelligente, harmonieuse et innovante grâce à la jeune génération.

Il n’y a pas de recette magique pour se rendre à bon port ni de point fixe d’arrivée. Dans un contexte où la seule constante est le changement, une réflexion sur son modèle de collaboration permet de demeurer agile et résilient. Et vous, comment comptez-vous insuffler un mouvement positif et transformateur dans vos réseaux?  

Image à la une : Matthew Henry de Burst

Cet article fait partie du cahier des perspectives touristiques 2022 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Destinations Hébergement

Nouvelle vie aux bâtiments, second souffle aux villages

L’exode et le vieillissement de la population représentent des défis de taille pour plusieurs régions alpines. En Suisse, cette problématique impacte l’achalandage et le dynamisme des centres villageois. Divers bâtiments municipaux sont délaissés, puis abandonnés. Une réaffectation s’impose.  

Un modèle de gouvernance innovant

C’est ainsi que plusieurs villages font appel à l’Aide suisse à la montagne pour revitaliser ces lieux inoccupés. L’organisation est financée exclusivement par des dons et apporte son soutien aux projets générant de la valeur ajoutée et créant des emplois pour les populations suisses de montagne, notamment dans les secteurs de la restauration et de l’hébergement. Elle représente un modèle de gouvernance innovant qui encourage la mobilisation citoyenne. L’Aide suisse à la montagne reçoit l’appui de multiples experts bénévoles provenant de différentes sphères d’activité, comme le tourisme ou l’agriculture. Ces derniers examinent les demandes de projets des citoyens et soumettent leurs recommandations à un comité plus restreint, qui définit la stratégie, la supervise et décide ensuite du soutien monétaire accordé. En parallèle à ce processus, tous les dons sont gérés par une équipe administrative qui s’assure de garder une bonne relation avec les nombreux donateurs. En 2021, l’organisme a appuyé plus de 800 projets totalisant un investissement de 27,7 millions de francs — soit environ 38 millions de dollars canadiens.  

L’organisation reconnait ainsi l’importance de conférer à nouveau une fonction à un bâtiment symbolique dans un village. Définir un usage permet d’intéresser les habitants au potentiel d’un lieu inutilisé. En s’appropriant des bâtisses ou des sites ainsi que des enjeux y étant liés, les populations locales de montagne apprennent à connaitre leur territoire et à œuvrer pour sa pérennité. 

Petits villages, grandes ambitions

L’un des moyens de contrer l’exode est de permettre aux gens qui souhaitent rester dans leur région d’y travailler. La nouvelle vocation des bâtiments inoccupés contribue à la création d’emplois et donne l’occasion à plusieurs communautés d’améliorer leurs conditions de vie, mais aussi d’implanter une offre touristique à leur image. 

C’est notamment le cas d’Aragnon, une commune suisse du canton du Valais, qui reçoit de nombreux nomades numériques dans un espace de coworking situé dans l’édifice de l’ancienne école du village. De son côté, la localité de Pinsec propose aux touristes d’être hébergés dans de petites chambres d’hôtes, qui jadis, faisaient office de salles de classe.   

Dans le village de Gadmen, une école a été reconvertie en établissement d’hébergement. Le bâtiment principal accueille maintenant un hôtel qui comprend 11 chambres. On retrouve également sur place un restaurant, une salle de sport et un gîte avec plusieurs lits superposés pensés pour les groupes. 

Destination Hebrgement Ressources humaines rural

Source: Aide suisse à la montagne 

Dans la vallée de Muggio, le petit village de Scudellate, abritant à peine 20habitants à l’année, a entrepris un projet de plus grande envergure: un réseau dhébergement (albergo diffuso). Ce modèle italien offre les services d’un hôtel traditionnel selon une structure horizontale, qui subdivise les prestations hôtelières en plusieurs bâtiments. L’ancien restaurant a ainsi été rénové et fait à présent office de réception pour un petit hôtel qui se trouve à l’étage supérieur. Lécole, elle, accueille dorénavant quatrechambres d’hôtes comprenant plusieurs lits. À proximité, un Bed & Breakfast de luxe est en cours de construction et prévoit ouvrir ses portes en 2022. En termes de retombées, la revitalisation des diverses bâtisses a aidé à créer quatre emplois.  

destination Hebergement Ressources humaines rural

Source : Aide suisse à la montagne 

Crédit : Yannick Andrea 

Rappel à l’essentiel

Ces différentes communautés se sont tournées vers le tourisme pour redonner vie à leur région, sans pour autant perdre de vue leur objectif principal qui visait à contrer l’exode et à améliorer leurs conditions de vie en créant des emplois. Pour rester dans leur village natal, les habitants ont choisi d’investir dans la reconversion durable de certains bâtiments à l’abandon. Le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre nous rappelle l’importance de conserver nos ressources humaines. C’est d’autant plus primordial pour les petits joueurs qui jouissent d’une moins grande visibilité auprès des candidats potentiels. Comme quoi les plus petits peuvent aussi réussir à réaliser de grandes choses.  

Image à la une : Sergiu Vălenaș de Unsplash

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Dolomiti Paganella : le pouvoir d’une vision partagée 

Les organisations de gestion de la destination (OGD) sont plus que jamais ancrées dans leur milieu pour répondre aux enjeux complexes des entreprises. Entre accompagnateur, animateur ou expert touristique territorial, quel rôle les responsables de destinations devraient-ils jouer ? 

Voici la petite histoire de la création du  Dolomiti Paganella Future Lab qui, vraisemblablement, porte tous ces chapeaux. 

Pourquoi ?

En 2019, la communauté de 5 000 habitants recevait 2 millions de visites touristiques. Elle faisait alors l’objet de plusieurs études de cas pour son développement de produits touristiques à succès. Malgré tout, le territoire faisait face à de nombreux défis causés par un fort achalandage à certaines périodes de l’année. L’OGD avait un désir d’impliquer plus de personnes dans la conversation afin d’imaginer un futur dans lequel le territoire resterait attractif pour les visiteurs et les résidents. Ainsi est né le Dolomiti Paganella Future Lab. 

Comment ?

Quatre questions fondamentales sont au cœur de la démarche déclinée selon quatre piliers : 

  1. Quel est l’ADN actuel de la destination et comment évoluera-t-il ? 
  2. Comment impliquer la nouvelle génération dans la construction du tourisme de demain ? 
  3. Quelles sont les opportunités considérant les impacts des changements climatiques ? 
  4. Comment trouver l’équilibre entre la population, les visiteurs et la protection de la nature ? 

Une série d’ateliers, de sondages (touristes et résidents) et d’événements ont été réalisés afin de se pencher sur ces questions. Par exemple, les jeunes de 18 à 35 ans de la région ont été invités à prendre part à une journée de réflexion pour trouver des solutions aux quatre grands piliers.  

Des retombées inattendues

La destination était complètement fermée aux touristes à l’hiver 2020-2021 étant donné la pandémie. Des idées qui avaient émergé lors de consultations préalables ont inspiré des membres de l’industrie alpine à faire une différence dans leur milieu. Ils ont ainsi élaboré des expériences touristiques qui tissent des liens entre les acteurs issus de différents secteurs d’activité :  

– Offre d’activités touristiques hivernales conçue par les guides alpins pour les hôteliers locaux ; 

– Création d’un programme de pleine conscience dans un parc (en forêt) ; 

– Validation des expériences de dégustation de vin des producteurs locaux par les hôteliers. 

Résultats de la démarche

Consulter la charte et le catalogue de projet   

Image à la une : Krzysztof Kowalik de Unsplash

 

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Destinations

Gestion des flux touristiques : la Heatmap d’Helsinki

Une relance sécuritaire

Comme toutes les grandes villes, Helsinki a souffert des impacts de la pandémie puisqu’une importante partie de son écosystème s’articule autour des hôtels, des restaurants, des événements et des attraits touristiques. La relance est très attendue.

Afin d’assurer une reprise sécuritaire, la Ville et l’entreprise de logiciels Hypercell ont élaboré la Heatmap. Cette carte thermique informe les internautes de l’intensité de l’achalandage des zones touristiques grâce à une gradation de couleurs. Du jaune au rouge, les résidents comme les visiteurs peuvent distinguer, en temps réel, les endroits les plus calmes des plus fréquentés au centre-ville.

Des données utiles pour tous

Lancée à l’été 2021, la Heatmap recense le volume de personnes en fonction du lieu et de l’heure, le temps moyen passé sur les différents sites ainsi que le mouvement des foules à travers les zones munies de capteurs. Ces données permettent aux acteurs touristiques de cerner rapidement les attroupements et de gérer plus efficacement l’attractivité de certains attraits et secteurs selon les moments de la journée. Ces informations seront également utiles pour mieux planifier les actions en mobilité et deviendront certainement un outil précieux de planification urbaine pour la Ville.

La Heatmap est alimentée par un réseau de beacons — des balises de microlocalisation — déployé à travers la ville. Ces balises captent les signaux Bluetooth des appareils mobiles circulant à proximité. Les instigateurs du projet comptent multiplier le nombre de détecteurs à différents endroits du centre-ville et des quartiers qui accueillent des visiteurs. Les organisations qui acceptent d’installer des capteurs bénéficient dès lors de données privilégiées sur la fréquentation de leur commerce, les périodes de pointe, ainsi que le potentiel de clients selon les zones. À noter que les informations transmises demeurent anonymes.

La Heatmap d’Helsinki fait partie d’un projet de gestion régionale de la sécurité du tourisme dont le financement provient du fonds de relance touristique du Ministry of Economic Affairs and Employment de la Finlande.

Image à la une : Heatmap Helsinki

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Innover en milieu rural et isolé

À l’occasion de l’événement français Place Marketing Forum organisé par la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial en septembre 2021, Moa Björnson, cheffe du développement de la municipalité de Træna, est venue présenter le dynamisme de sa communauté d’adoption. Celle-ci est située dans un archipel tout près du cercle polaire. L’initiative Tenk Træna vise à diversifier l’économie par l’innovation en accueillant des visiteurs créatifs qui doivent collaborer avec des membres de la collectivité. Ce projet a d’ailleurs été décoré à plusieurs occasions, notamment lors du plus récent Place Marketing Forum. Voici en quoi il consiste.

Diversifier l’économie

Bien qu’elle soit en dehors du radar, loin des grands bassins de population et composée de très peu d’habitants, la municipalité de Træna est devenue un réel incubateur d’innovation. Mme Björnson estime que cette communauté puise sa force dans sa taille réduite et son caractère agile, tout en pouvant compter sur de nombreux esprits créatifs.

Alors que l’industrie de la pêche constituait son seul véritable moteur économique, l’île avait besoin d’un second souffle pour améliorer la qualité de vie de la communauté, attirer de nouveaux résidents et redynamiser les lieux. Un festival de musique, mis sur pied en 2003 et accueillant chaque année quelques milliers de visiteurs, faisait déjà parler de la destination en Norvège, notamment de par ses sites spectaculaires. Il fallait réfléchir à poursuivre le développement de Træna avec une approche d’attractivité douce, en respectant l’identité de l’île et le mode de vie de ses habitants.

Attirer des compétences

C’est alors qu’en 2015 a été créée l’initiative Think Træna (Tenk Træna) afin de rassembler les forces vives locales pour identifier des pistes qui devaient mener à une diversification de l’économie de façon durable et responsable. L’un des projets à voir le jour est basé sur le concept d’artiste en résidence. L’artiste, mais aussi le chef cuisinier, l’entrepreneur, l’ingénieur ou encore le chercheur qui le souhaite peut ainsi poser sa candidature pour aller demeurer sur l’île pendant 1 à 3 mois et développer un projet avec des membres de la communauté. L’initiative doit se solder par des résultats qui bénéficieront aux résidents.

Le participant, logé sans frais dans une habitation sélectionnée pour des prix d’architecture, concrétise donc son idée en partenariat avec des collaborateurs locaux et, du même coup, expérimente la vie sur l’île. Le but est d’attirer des personnes aux compétences complémentaires à celles déjà présentes et de cocréer avec la communauté. Les interactions entre les résidents, les organisations locales et l’artiste-chef-entrepreneur en résidence enrichissent les connaissances de chacun.

Des résultats concrets

Lancé en 2015, le programme en résidence a déjà fait plusieurs tours de roue. Plus de 45 projets se sont concrétisés. En voici quelques-uns, en rafale.

Architectes en résidence 

Un étudiant en architecture a transformé le plus vieux hangar à bateau de l’île — destiné à la démolition — en sauna et espace de rencontre. Celui-ci, situé en bord de mer, est aujourd’hui très fréquenté par les résidents comme par les visiteurs. Il peut être réservé pour des réunions.

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Source : Tenk Træna

Un autre architecte en résidence a conçu une hutte pour se protéger du vent dans l’un des endroits les plus exposés de l’île.

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Source : AIR Træna

Artiste en résidence 

Deux artistes en résidence ont créé un balado qui consiste à découvrir l’archipel par la voix des enfants qui l’habitent.

Entreprises en résidence

Une entrepreneure de Chicago est venue créer du cuir écoresponsable à partir de peau de poisson. Cela permet de valoriser une partie des déchets de l’industrie locale de la pêche. Elle cherche maintenant des collaborateurs pour monter une petite chaîne de production à Træna.

Une équipe de la multinationale OSRAM, à la recherche d’un lieu pour expérimenter certains aspects de l’éclairage urbain, s’est installée sur l’île. Cette dernière est devenue une véritable salle d’exposition à ciel ouvert de lumières interactives. Le projet-pilote consistait à évaluer l’impact des différents systèmes d’éclairage sur les sites et les habitants. L’endroit était tout indiqué pour ce type d’installations étant donné la faible luminosité naturelle durant les mois d’hiver. Voici une vidéo illustrant le projet.

Source : Vimeo, Govertsen film

Chef en résidence

Les chefs cuisiniers qui participent au programme sont invités à venir expérimenter les produits extraits des eaux de l’archipel. Durant le festival hivernal de musique Træna med Storm, qui célèbre le climat aride et les paysages dramatiques durant la saison froide, un chef a conçu un menu dégustation mettant en vedette les algues. Une entreprise locale en fait la cueillette et la transformation. Pour inciter la population à s’approprier ce produit dans l’alimentation du quotidien, ce chef propose une recette simple et facile à reproduire pour les résidents.

Source : Vimeo, Polar Permaculture Solutions, AS

Famille en résidence

Le programme permet aussi à une famille de venir s’installer temporairement pour tester la vie insulaire. Selon le type de travail et les besoins en matière de services scolaires ou de garde, la famille choisie est accompagnée pour maximiser les chances d’un séjour prolongé réussi.

Développement intégré et durable

L’organisme Tenk Træna, qui gère le programme en résidence, planche aussi sur plusieurs projets en cocréation qui s’inscrivent dans une vision à plus long terme. Il travaille actuellement sur un concept intégré qui combine hôtel (30 chambres), site culturel, musée, expériences de plein air, espaces de coworking pour visiteurs comme pour résidents, habitations et locaux commerciaux, le tout en activité 365 jours par année. Le but est d’en faire un endroit dynamique et selon les principes du développement durable, qui allie vie locale et animation des visiteurs.

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Source : Tenk Træna

À retenir

Enfin, comme le souligne Mme Björnson, pour favoriser le dynamisme d’une communauté et mousser son attractivité, il faut demeurer flexible et ne pas avoir peur de tester des idées. Il faut également se rappeler des éléments suivants :

  • Identifier les opportunités ;
  • Chercher les possibilités de collaboration dans la communauté, mais aussi à l’extérieur ;
  • Développer des projets à court ET à long terme ;
  • Ne pas chercher à obtenir l’unanimité, il y aura des gens en désaccord ;
  • Accepter que développer nécessite du temps.

L’innovation n’est pas réservée qu’aux milieux urbains. Elle nait lorsque les esprits créatifs sont sollicités et elle s’avère d’autant plus heureuse lorsqu’elle implique l’engagement de la communauté.

 

Image à la une : Tenk Traena

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La pandémie pousse la ville à se remettre en question

Les autorités se mobilisent

D’abord, tout s’est arrêté. Du jour au lendemain, le cœur des villes a cessé de battre. En fait, beaucoup de centres urbains, encore à ce jour, sont maintenus en vie artificiellement. Les travailleurs, les visiteurs, les étudiants et même les résidents se font rares dans les centres-villes depuis maintenant trop longtemps. Les commerces, ceux qui peuvent encore accueillir la clientèle en fonction des mesures sanitaires, en souffrent sévèrement.

Très rapidement, les autorités municipales ont démontré leur capacité à adapter le territoire pour permettre des déplacements sécuritaires. Plusieurs initiatives ont vu le jour dans les grandes et moins grandes villes à travers le monde : piétonisation, nouvelles voies cyclables, zones de rencontre et terrasses sur les trottoirs et les places publiques. Dans un contexte normal, ce type de projets se bute à de la résistance, nécessite des compromis. Mais avec la crise, il a fallu faire vite, adapter pour sécuriser et faciliter la fréquentation des commerces locaux, maillon essentiel de la vitalité des rues principales. La ville est alors devenue un véritable laboratoire de projets pilotes en accéléré. Comme les habitudes de la plupart des gens ont été bouleversées, leur état d’esprit est probablement plus ouvert, plus disposé aux changements.

Tourisme : une haute saison difficile

Le déconfinement estival a soulagé bien des entreprises, dont de nombreux hôtels, restaurants et attraits touristiques en région. Mais la situation dans les centres urbains s’est avérée bien différente. Selon les estimations de Destination Canada, les taux d’occupation moyens dans les grandes villes canadiennes ont rarement dépassé 40 % à 50 % au plus fort de l’été.

Selon le bilan estival de l’enquête sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise*, la majorité des entreprises situées dans les grands centres urbains du Québec ont vu leurs finances se détériorer davantage durant la haute saison. Les données de la firme STR indiquent un taux d’occupation moyen de 18 % dans les hôtels de Montréal à la fin juillet, du jamais vu.

À court terme : un hiver confiné à domicile… et dehors

Malgré tout, avec l’hiver et la deuxième vague de la pandémie, d’autres initiatives ingénieuses se déploient dans les villes qui doivent conjuguer avec le froid et la neige. Pour des raisons de santé mentale et physique, la population aura plus que jamais besoin de sortir. Cet hiver, la qualité de vie des citoyens passera, entre autres, par l’aménagement des sites extérieurs.

Des architectes, urbanistes et autres professionnels de l’aménagement ont documenté de bonnes pratiques afin d’accompagner les autorités locales dans l’élaboration de concepts adaptés à l’hiver dans un contexte pandémique. Par exemple, pour favoriser la fréquentation des rues commerciales, l’organisation Bench Consulting a mis sur pied le concours Winter Places. Celui-ci vise à multiplier les solutions d’aménagements extérieurs hivernaux à faible coût et à installation rapide. Un guide téléchargeable gratuitement rassemble les initiatives retenues.

villes_redefinir_tourisme_postcovidSource : Pexels

À moyen et long termes : pour des villes plus résilientes

De nombreux professionnels du développement urbain se sont prononcés sur l’avenir des villes compte tenu du contexte actuel. La crise favorisera certainement l’accélération de certaines tendances. Des constructions plus durables, davantage d’agriculture urbaine et d’espaces verts ainsi qu’une place grandissante pour le transport actif et à propulsion électrique constituent des cibles qui gagneront en importance.

Dans cette mouvance, une cinquantaine d’experts et de personnalités influentes au pays, sous l’impulsion de l’ex-urbaniste en chef de la Ville de Toronto, Jennifer Keesmaat, signent la Déclaration 2020 pour la résilience des villes canadiennes. Ce groupe multidisciplinaire propose de développer une économie verte, propre et sobre en carbone en changeant la façon de planifier et d’opérer les milieux urbains. Les signataires formulent ainsi 20 mesures à mettre en place comme point de départ à ce virage. Celles-ci se regroupent sous trois thèmes :

  • Assurer une occupation responsable du territoire ;
  • Accélérer la « décarbonisation » de nos systèmes de transport ;
  • Adhérer au développement durable dans nos environnements naturels et bâtis.

Des solutions concrètes à mettre en place dès maintenant

L’enjeu de la dévitalisation des centres-villes ne date pas de la pandémie. Le magasinage en ligne et les centres commerciaux des banlieues ont contribué à étioler la fréquentation des rues principales. La crise a exacerbé cette dégradation et stimulé la mobilisation des acteurs de différents milieux pour créer des outils concrets de revitalisation. L’Institut urbain du Canada a publié un rapport intitulé : In it Together: Bringing Back Canada’s Main Street qui rassemble des actions pour dynamiser le cœur des villes. Ces propositions sont organisées autour de cinq thématiques phares : les gens, les lieux, le soutien, les commerces et le leadership.

Au Québec, le Centre d’écologie urbaine de Montréal et la Chaire de recherche In.SITU de l’ESG UQAM ont lancé une plateforme Web rassemblant une panoplie de ressources pour l’aménagement des villes, dont six fascicules offrant la marche à suivre pour réaliser des projets de rues conviviales.  

Et le tourisme ?

Les villes du Québec sont de véritables moteurs de l’économie touristique. Des centres urbains dynamiques, animés, où les scènes culturelles et gastronomiques sont vibrantes et identitaires, où il fait bon vivre et où les résidents sont fiers et heureux d’accueillir le visiteur, voilà des villes attractives, tant pour les touristes d’agrément que d’affaires. Veillons à ce que la pandémie de COVID-19 ait servi à propulser un virage essentiel pour l’avenir des villes, une sorte de legs qui profite aussi bien aux résidents, aux entreprises qu’aux clientèles touristiques.

recommandations_villes_redefinir_tourisme

*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets, d’avril à septembre 2020, par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 

Image à la Une : Pexels 

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Partager le regard des migrants pour découvrir une ville

La diversité fait partie intégrante de lidentité de Bruxelles avec plus de 184 nationalités présentes et environ 100 langues parlées au quotidien. Afin de promouvoir l’appropriation du territoire par les habitants migrants, véritables passeurs de culture et ambassadeurs de leur quartierASBL AlterBrussels a développé un guide touristique alternatif «Un autre Bruxelles, le Bruxelles des autres».  

Le document est produit en collaboration avec une vingtaine d’associations du secteur de la cohésion sociale et de l’apprentissage du français et de l’alphabétisation. Les visiteurs peuvent également voir l’exposition «Bruxelles des autres» qui reprend une portion des textes et des photos réalisés par les différents participants du projet (voir la vidéo).  

ASBL AlterBrussels estime qu’il s’agit d’une bonne occasion de donner la parole aux citoyens de la ville, de favoriser les échanges et de réfléchir sur le développement d’un tourisme inclusif et accessible. Cela renforce également l’attractivité des quartiers de la capitale eune meilleure répartition des flux sur le territoire bruxellois. Le projet a remporté le prix de la meilleure initiative durable2019 lors des Visit Brussels Award2020. 

 

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