Catégories
Produits et activités Tendances

Principales tendances dans l’industrie des réunions d’affaires

Augmentation des coûts, diminution des budgets et accroissement du cycle de planification figurent parmi les principales tendances du secteur des réunions. Quant aux nouvelles technologies, elles joueront un rôle prépondérant dans la gestion des événements. Coup d’œil sur les prévisions 2012.

Adieu la réservation de dernière minute

Pour la première fois depuis des années, il semble que les réservations de dernière minute, souvent à moindre coût, n’aient plus la cote en 2012. En effet, compte tenu de la reprise économique, les réservations hôtelières sont à la hausse, et la demande pourrait même surpasser l’offre, ce qui engendrerait une augmentation des prix. Dès lors, les chasseurs d’aubaines devront se tourner vers des marchés à forte capacité d’accueil.

Défis et menaces

L’accroissement des coûts représente le principal défi à relever cette année, selon les planificateurs américains indépendants et ceux du milieu associatif qui ont répondu fin 2011 à un sondage de Meeting Focus sur les tendances dans l’industrie des réunions. Les sondés issus des entreprises et du secteur public pensent plutôt qu’ils devront faire face à une diminution de leur budget (voir le graphique 1). L’économie demeure la plus grande menace de l’industrie pour la majorité des répondants (69%), loin devant les réunions virtuelles, qui semblent n’inquiéter presque personne (4%). D’ailleurs, près des trois quarts n’en planifieraient pas en 2012.

 

Croissance du nombre de réunions et d’événements: des avis partagésTendances_reunions_graphique1

Près de la moitié des répondants affirment que le nombre de réunions d’affaires et d’événements demeurera identique à celui de l’année dernière. Toutefois, les planificateurs du secteur public sont un peu moins optimistes: environ le quart d’entre eux prévoient une diminution du volume de réunions pouvant atteindre 10%.

Allongement du cycle de planification

La durée moyenne du cycle de planification, soit la période s’échelonnant entre le début du processus de réservation et la signature du contrat proprement dit, s’étend sur sept à douze mois pour la majorité des planificateurs (voir le graphique 2). La proportion de répondants dont le cycle de planification est plus court (d’un à trois mois) a diminué de 1,3% en 2011 par rapport à 2010. À l’inverse, la proportion de ceux dont le cycle de planification varie de quatre à six mois et de sept à douze mois a respectivement augmenté de 4,3% et de 3,6% au cours de la même période.

<style= »text-align: center; »>

Tendances_reunions_graphique2>

Tendances technologiques

Corbin Ball, consultant, auteur et conférencier spécialiste des technologies liées aux événements et aux réunions d’affaires, a dévoilé les principales tendances pour 2012, dont:

1. Les outils Internet gratuits ou à bas prix seront utilisés pour les événements et les salons

De nombreux outils Web gratuits ou à très faible coût ont fait leur apparition pour faciliter le travail des professionnels, entre autres:

  • des bases de données gratuites en ligne (Cvent Supplier Network);
  • des plans de salles d’exposition et des outils de vente (Floorplangenie.com);
  • un large éventail de médias sociaux pour la promotion d’événements (Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube, WordPress, Flickr, SlideShare, etc.);
  • des outils gratuits de vidéoconférence en haute définition (Skype, Google+ Hangouts);
  • des outils gratuits de collaboration (Google Documents et join.me);
  • des milliers d’applications de voyages gratuites ou à bas prix pour aider les professionnels et les participants.

2. La technologie mobile séduira le milieu événementiel

Au cours des deux prochaines années, les outils mobiles que sont le téléphone intelligent et la tablette numérique serviront couramment à la gestion des événements. Ils présenteront de nombreux avantages, dont:

  • l’enregistrement et le paiement en ligne;
  • la diffusion de toutes les informations concernant l’événement (horaire, programme, contenu écrit et vidéo des conférences, etc.) et leur accès en temps réel;
  • un accès facilité par des cartes interactives, des plans de salles ou la géolocalisation;
  • un environnement plus vert grâce à l’élimination du papier;
  • un réseautage amélioré grâce à des applications spécialisées (Pathable ou Dub Events), aux trois grands réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter et LinkedIn, et aux applications de géolocalisation comme Foursquare, Gowalla et Facebook Places;
  • une rétroaction en temps réel grâce à des enquêtes et à des sondages;
  • une réduction des coûts et de nouvelles sources de revenus de commandite et de publicité;
  • une meilleure analyse des résultats, puisque les applications mobiles permettent un excellent suivi des activités des participants;
  • etc.

3. La communication de champ proche fournira une connectivité et des services simplifiés

La communication de champ proche (near field communication ou NFC) permet le transfert d’informations entre plusieurs terminaux compatibles (téléphones mobiles, ordinateurs portables, tablettes numériques, etc.) sur une très courte distance (quelques mètres). Dans le cas des événements, la NFC accélérera et simplifiera:

  • la billetterie électronique;
  • l’échange électronique de cartes de visite;
  • le paiement par carte de crédit;
  • la collecte des informations concernant la conférence et d’autres documents numériques.

4. Les réseaux sociaux et les blogues serviront d’outils de promotion et de gestion des événements

Selon Corbin Ball, voici de quelles manières les principaux réseaux sociaux serviront l’univers des réunions et des événements:

  • Twitter. Il est déjà largement répandu. L’utilisation d’un mot-clé (hashtag) encourage les participants à échanger de l’information avant, pendant et après l’événement. Les planificateurs devraient annoncer le mot-clé à l’avance pour accroître son emploi.
  • Blogues. Les outils gratuits (comme WordPress) peuvent servir à créer des blogues d’événements afin d’augmenter la fréquentation. Pourquoi ne pas demander aux conférenciers d’ajouter des commentaires sur leur séance et inviter des blogueurs influents à l’événement?
  • SlideShare. Cet outil permet le partage des présentations des conférenciers.
  • YouTube. L’un des outils les plus prometteurs pour promouvoir un événement. Une image vaut mille mots, et une vidéo vaut peut-être mille images. Elle est certainement plus convaincante que des pages Web ou des brochures entières de texte! Quelques conseils pour l’utilisation de YouTube:
    • encouragez vos conférenciers à réaliser une courte vidéo (pas plus de trois minutes) décrivant leur séance et invitez-les à la télécharger sur YouTube;
    • créez un lien ou intégrez ces vidéos sur le site Internet de votre événement;
    • activez les commentaires et les options de partage.

 

Somme toute, plusieurs experts entrevoient l’année 2012 avec optimisme, malgré une hausse des coûts. Ils comptent sur une participation accrue aux événements et aux réunions, car les gens accordent de plus en plus d’importance aux rencontres en face à face. Et vous, qu’en pensez-vous?

 

Lire aussi:

– Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

– Congrès et affaires en 2011: reprise et vigilance

– Pour optimiser le réseautage face à face

 

 

Sources:

– Ball, Corbin. «12+ Meetings Technology Trends to Watch for 2012», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Ball, Corbin. «iPads and Other Tablets: New Mobile Options for Events and Trade Shows», Corbin Ball Associates, consulté le 18 avril 2012.

– Ball, Corbin. «The Business Value of Mobile Apps for Meetings», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Davidson, Tyler. «2012 Meetings Market Trends Survey», Meetings Focus, janvier 2012.

– Duncan, Gayle et Alissa Hurley. «How to Engage Your Audience», Meetings Canada, 30 novembre 2010.

– Noble, Grail. «Using Technology to Reach Attendees», Meetings Canada, 20 juin 2011.

 

Catégories
Réseaux de distribution

Les agences de voyages traditionnelles aux États-Unis: une industrie en mouvement

Depuis les 15 dernières années, les agences de voyages traditionnelles américaines ont vu leur volume de ventes chuter au profit de la distribution en ligne, ce qui a forcé un grand nombre d’entre elles à mettre la clé sous la porte. Aujourd’hui, elles redoublent d’efforts afin de rester compétitives. En 2011, leurs ventes représentaient le tiers de celles du réseau de distribution des voyages aux États-Unis, soit près de 95 milliards de dollars américains. Une récente étude de PhoCusWright s’est penchée sur ce marché en menant au cours de l’été 2011 un sondage auprès de 1 200 agents de voyages. Voici les informations qui en sont ressorties.

La structure du secteur des agences de voyages

Selon l’Airlines Reporting Corporation, les États-Unis comptaient un peu plus de 14 000 agences de voyages en 2011, soit 23% de moins qu’en 2007. Cependant, le nombre d’agents indépendants – ceux qui travaillent de chez eux, rattachés ou non à une agence – a crû de 29% entre 2006 et 2011, pour atteindre 40 000 personnes aujourd’hui.

L’étude de PhoCusWright différencie les agences vendant des voyages d’agrément et d’affaires. Dans le premier cas, au moins 70% des ventes concernent des voyages d’agrément, alors que dans le second, au moins 60% se rapportent aux voyages d’affaires.

Les agences de voyages d’agrément représentent 67% de l’ensemble du réseau, par rapport à seulement 7% pour les agences de voyages d’affaires. Le reste rassemble les agences dites «générales», qui n’ont pas un volume de ventes correspondant aux critères du sondage.

La taille du marché selon le volume de ventes

En 2011, le volume de ventes des agences de voyages traditionnelles représentait le tiers de celui de l’ensemble des canaux de distribution aux États-Unis, soit près de 95 milliards de dollars, sur un total de 284 milliards de dollars. Les prévisions de croissance des ventes sont positives pour les deux prochaines années. Cependant, la part de marché de ces agences, la plus importante du réseau (33%), perdrait un point en 2013. À titre de comparaison, une autre étude de PhoCusWright révèle que celle des agences de voyages en ligne était de 16% en 2010 et sera de 15% en 2013.

Malgré une surreprésentation des agences de voyages d’agrément dans le réseau, près de 75% des ventes sont réalisées par celles qui se spécialisent dans les voyages professionnels. De plus, 77% des agences qui se consacrent aux loisirs ont des ventes annuelles inférieures à 5 millions de dollars, alors que celles de 65% des agences de voyages d’affaires sont supérieures à cette somme.

Les méthodes de recherche et de réservation des agents de voyages

Les agents se servent de plusieurs ressources lors de leurs recherches d’information pour les clients (voir le graphique 1). Les trois quarts des agents de voyages d’agrément consultent fréquemment le site Internet du fournisseur, alors que ceux qui sont spécialisés dans les voyages d’affaires s’appuient majoritairement sur les systèmes de réservations centralisées (GDS). Le téléphone est un outil moins utilisé qu’auparavant, mais il reste un moyen de recherche pour près de 60% des agents.

 

Le GDS demeure le principal outil de réservation pour les agences; plus de 90% de celles qui se spécialisent dans les voyages d’agrément et l’ensemble de celles qui se consacrent principalement aux voyages d’affaires en sont équipées. Un des plus grands changements dans les modes de réservation s’observe pour les croisières et les forfaits. En effet, 67% des agences de voyages d’agrément réservaient en 2011 les croisières sur le site Internet de la compagnie, contre 47% en 2007, et l’utilisation du téléphone a décliné de 11% pendant la même période. Ce phénomène s’observe aussi pour les réservations de forfaits. Une autre tendance notable est la mise à l’écart des méthodes de réservation traditionnelles concernant les produits qui pourraient générer de meilleures commissions. En effet, un agent de voyages d’agrément sur quatre ne passe pas par les compagnies de croisières pour réserver les excursions durant les escales, mais joint directement les fournisseurs sur place.

Enfin, les agences sont préoccupées par la possible baisse du taux de commission octroyée par les compagnies de croisières. Par conséquent, bon nombre d’entre elles élargissent leur gamme de produits pour augmenter leurs ventes de billets d’avion et de réservations d’hôtels, afin de réduire leur dépendance vis-à-vis des compagnies de croisières.

Les produits vendus

En 2011, 45% des billets d’avion, 12% des nuitées d’hôtels et environ les deux tiers des croisières et des produits des voyagistes vendus aux États-Unis proviennent des agences de voyages traditionnelles. Quant à la répartition des 95 milliards de dollars de ventes réalisées par ces agences (voir le graphique 2), 63% découlent des ventes de billets d’avion, suivies des réservations d’hôtels (13%) et de croisières (10%).

 

 

Les ventes de billets d’avion représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires des agences de voyages d’affaires et 20% de celui des agences de voyages d’agrément (voir le graphique 3). La moitié du chiffre d’affaires de ces dernières provient des ventes de croisières, de forfaits et de circuits.

 

Une santé qui reste fragile

Le secteur des agences de voyages d’affaires est en croissance, près de 80% d’entre elles ayant engagé de nouvelles ressources au cours des deux dernières années ou prévoyant le faire. Les deux tiers affirment être plus rentables qu’avant la crise économique. Cependant, le réseau d’agences de voyages d’agrément continue d’éprouver des difficultés. Plus de la moitié d’entre elles disent être moins lucratives qu’avant la récession, et moins du tiers augmentent leur nombre d’employés.

Le nouvel agent de voyages

L’agent de voyages a dû s’adapter à tous les bouleversements de l’industrie touristique. Pour se distinguer, il doit miser sur le service à la clientèle, sur son expertise et sur l’efficacité de son travail. Trois agents de voyages d’agrément sur quatre se spécialisent dans un produit (croisières, voyages de groupes, lunes de miel, etc.) et seulement 8% des agences n’offrent aucun produit spécialisé. Malgré ces actions de différenciation qui permettent au secteur de rester compétitif, certaines menaces demeurent, comme celle du vieillissement de sa main-d’œuvre. En effet, l’étude énonce que près de trois agents de voyages d’agrément sur cinq ont plus de 55 ans, et seulement 2% d’entre eux sont âgés de 35 ans et moins.

 

Afin de lutter contre le phénomène de désintermédiation, les agences traditionnelles ont réinventé leur modèle d’affaires. Les agences de voyages d’agrément se sont concentrées sur les produits plus complexes, tels que les croisières, les forfaits et les voyages sur mesure. Celles qui se spécialisent dans les voyages d’affaires ont misé sur les nouvelles technologies et ont étendu leurs services au-delà des simples réservations d’hôtels et de billetterie. Réussiront-elles à maintenir leur part de marché au sein du réseau de distribution?

 

Sources:

– Jainchill, Johanna. «Courting the recently irrelevant agent», travelweekly.com, 21 mars 2012.

– Quinby, Douglas et Mary Pat Sullivan. «The Once and Future Agent: PhoCusWright’s Travel Agency Distribution Landscape 2009-2013», PhoCusWright, mars 2012.

– PhoCusWright. «U.S. Online Travel Overview Eleventh Edition», PhoCusWright, novembre 2011.

Catégories
Hébergement Tendances

Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle

Lors du congrès annuel de l’Association des hôteliers du Québec le 6 février dernier, Alain April a sensibilisé les hôteliers sur la nécessité d’innover et de moderniser leur offre afin de maintenir et d’améliorer leur compétitivité. À l’exception de l’hôtellerie de luxe, le parc hôtelier québécois semble actuellement accuser un retard de modernité et d’inventivité. Comment ce secteur, constitué essentiellement d’hôtels de milieu de gamme, peut-il suivre le chemin de l’innovation? Voici quelques exemples inspirants.

Une seule priorité: faire plaisir aux clientèles visées

• Les femmes

Des établissements sont aux petits soins avec la clientèle féminine, lui proposant de nombreux services et installations personnalisés, tels que des kits d’urgence comprenant tout le nécessaire: maquillage, sèche-cheveux dernier cri, grandes penderies dans les chambres, tapis et DVD de yoga. Le Georgian Court Hotel de Vancouver réserve même 18 chambres uniquement pour les femmes, sans coût supplémentaire.

• Les enfants

Des hôtels considèrent les enfants comme de jeunes adultes. Le Steigenberger Alpenhotel and Spa en Suisse, a installé un mur d’escalade et un sauna à basse température; Le Meurice, à Paris, offre des peignoirs et des pantoufles à leur taille et leur sert le thé avec des sucreries.

• La clientèle d’affaires

Le mot d’ordre pour attirer la clientèle d’affaires est la flexibilité. Dans le cadre de leur programme de fidélité, les hôtels Starwood garantissent une chambre à leurs clients séjournant plus de 75 nuits par an, à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, sans frais additionnels.

Un bouleversement dans les décors

Les hôteliers opèrent de nombreux changements dans leur décor afin de séduire la jeune clientèle qui aime les ambiances décontractées, propices aux rencontres. Certaines chaînes d’hôtels sont créées dans cet esprit, notamment le Radisson Blu (voir l’image de gauche ci-dessous) et l’Hyatt House. Les halls d’entrée classiques cèdent la place à des espaces de vie où il est possible de prendre un verre, un repas léger ou acheter des souvenirs. Le comptoir de la réception se volatilise et des bornes d’enregistrement apparaissent. D’autres établissements allouent cet espace à la créativité. Le Méridien Hub (voir l’image de droite ci-dessous) en a fait «un espace de réunion pour les esprits créatifs» avec des œuvres d’art, un lounge et une bibliothèque (lire aussi: Dessine-moi un nouveau hall!).

Sources: Chicagonista et Le Méridien Hub

Les hôtels lifestyle (lire aussi: Hôtel lifestyle: autopsie d’un concept) correspondent aux besoins de la jeune clientèle branchée et urbaine. L’Hôtel du Triangle d’Or, à Paris, a personnalisé ses chambres sous le thème de la musique, et son hall d’entrée a une section multimédia munie de casques d’écoute.

Source: Hôtel du triangle d’or

Les incontournables nouvelles technologies

Selon un sondage mené par hotels.com auprès des Canadiens, l’iPad est le deuxième équipement moderne le plus demandé par cette clientèle, tout juste derrière la cafetière haut de gamme. Si les tablettes électroniques et les écrans tactiles sont de plus en plus présents dans les bureaux du concierge et de la réception, ils font maintenant leur apparition dans les restaurants et les chambres. Le Mama Shelter, à Paris, a encastré des écrans tactiles dans les tables du restaurant et a installé un espace photo iMac, qui permet aux clients de se prendre en photo et de la diffuser sur tous les écrans du restaurant.

 

 Source: Mama Shelter

Accor s’est allié avec Microsoft afin d’intégrer les jeux vidéo dans son nouveau concept de chambre modulable. Conçue à l’hôtel Novotel Paris XVe, la chambre 3120 a été à l’essai pendant trois mois.

Source: MSN.fr

Des choix durables

De plus en plus d’établissements ont adopté le développement durable comme ligne de conduite. Delta Hôtels et Villégiature a lancé «Delta s’écologise», où chaque employé contribue à atteindre les objectifs fixés par l’entreprise, qui sont de réduire de 30% la consommation d’énergie, les émissions de gaz carbonique et l’utilisation d’eau, d’ici cinq ans. Le Comfort Hotel Lille Tourcoing, en France, a conçu, en 2011, une chambre à 80% recyclable, la première du genre en Europe. Dans les hôtels Mercure d’Accor, ce sont tous les oreillers et toutes les couettes qui sont faits à base de bouteilles de plastique recyclées. Les oreillers sont eux-mêmes recyclés et transformés en produits d’isolation pour l’habitat et l’automobile.

Un nouveau look pour les évènements d’affaires

Pour les salles de réunion, le sous-sol semble être abandonné au profit des étages supérieurs, de préférence avec une vue panoramique sur l’extérieur. Les nouveaux espaces sont baignés de lumière, comme au JW Marriott L.A. live, ou dégagent une ambiance chaleureuse et conviviale, tels que ceux de Meet at the apartment, à New York.

Source: JW Marriott L.A. live

Source: Meet at the appartment

Manger sainement et se maintenir en forme

Selon un sondage mené par les hôtels Omni, 56% de la clientèle d’affaires souhaiterait un plus large choix de plats faibles en gras dans les menus des restaurants d’hôtel. Plus de 70% des répondants désirent des produits équilibrés dans leur minibar. En réponse à cette demande, certains hôtels remplacent les longs dîners difficiles à digérer par des lunchs froids. De plus, Fairmont a introduit un menu pour enfants à faible teneur en calories, et les hôtels Omni offrent un buffet du petit-déjeuner sans gluten. Les hôtels Delamar Greenwich Harbor et Southport, dans le Connecticut, ont intégré des produits locaux dans leurs minibars.

 

Source: USA Today

Le sondage du groupe Omni révèle aussi que la clientèle d’affaires aimerait disposer de plus de temps pour s’entraîner. Le groupe offre désormais un kit d’entraînement dans la chambre, «Get Fit Rooms». Pour rendre sa salle de sport plus ludique, le Parker Meridien de New York y a installé une console de jeu Wii.

Un client satisfait est un client qui a bien dormi!

Toutes ces technologies ne satisferont pas le client s’il n’arrive pas à dormir. Certains hôtels l’ont très bien compris et rassemblent leurs efforts afin d’améliorer la qualité du sommeil de leur clientèle. La chaîne Crowne Plaza teste des chambres antironflements à l’aide de murs insonorisés, d’une tête de lit absorbant les sons, d’un oreiller et d’un coussin adaptés ainsi que d’une machine à bruit blanc, qui réduit le bruit des ronflements.

Le groupe Dorchester a fait appel à une clinique du sommeil de Paris, afin de développer un «outil d’aide au sommeil». Il se présente sous la forme d’une lampe de chevet, qui diffuse des ondes lumineuses et des fréquences sonores facilitant l’endormissement. Enfin, Scandic est la première chaîne hôtelière au monde à introduire des lits qui s’ajustent à chaque client, selon sa taille, son poids, la forme de son corps et sa position pour dormir, à l’aide d’une télécommande.

Les idées pour surprendre et fidéliser sa clientèle ne manquent pas. Pour demeurer compétitif, le parc hôtelier québécois doit jouer la carte de l’innovation afin de se réinventer. Inspirez-vous des idées innovantes des grandes chaînes et faites ensuite appel aux professionnels de la décoration et des équipements qui sauront vous guider dans vos nouveaux projets!

 

 

Sources:

-April, Alain. «Rôle de l’hôtellerie au sein de l’échiquier touristique québécois», allocution lors du congrès de l’Association des hôteliers du Québec, Manoir St-Castin, 6 février 2012.

-É. de B. «Chez Mercure, rien ne se perd tout se transforme», L’Hotellerie Restauration, 26 juillet 2011.

-Lenoir, Aude. «Nouvelles tendances en hôtellerie», présentation lors du congrès de l’Association des hôteliers du Québec, Manoir St-Castin, 6 février 2012.

-Hospitality Net. «Scandic introduces personally customized beds as the first hotel chain in the world», hospitalitynet.org, 16 février 2012.

-Nayer, Mélanie. «Dorchester Collection Introduces Innovative Luxuries to Hotels», 4hoteliers.com, 15 février 2012.

-Poulin, Ginette. «La CITQ fait le bilan de dix années de classification de l’industrie touristique», hrimag.com, 1er février 2012.

-PR Newswire. «New Wellness Report Released by Omni Hotels & Resorts Reveals On-The-Road Habits of Business Travelers», prnewswire.com, 20 septembre 2011.

-Springwise. «Hotel “minibar” offers up food for the mind», springwise.com, 23 février 2011.

-Travelpulse. «Le Meridien Hotels Unveils New Lobby Concept in Barcelona», travelpulse.com, 23 juin 2011.

-Tendance Hôtellerie. «Crowne Plaza crée la nuit d’hôtel sans ronflements», tendancehotellerie.fr, 28 juin 2011.

-Tendance Hôtellerie. «Etude TravelClick® aux États-Unis: 1/4 des chambres sont réservées sur les sites web des hôtels», tendancehotellerie.fr, 16 janvier 2012.

-Tour Magazine. «Lille: ouverture de la première chambre d’hôtel recyclable», tourmagazine.fr, 6 septembre 2011

-Trejos, Nancy. «Hotels cater to special diets; gluten-free food now on menus», travel.usatoday.com, 5 février 2012.

-Trejos, Nancy. «Goodbye potato chips; Hotel mini-bars turn exotic and even healthy», usatoday.com, 8 février 2012.

-Vong, Katherine. «Flexible Hotel Check-Ins», trendhunter.com, 7 février 2012.

Catégories
Marketing

Pour optimiser le réseautage face à face

Le succès professionnel d’un individu ne repose pas uniquement sur ses compétences et ses connaissances; son réseau de contacts joue aussi un rôle très important. Les échanges effectués sur les réseaux sociaux facilitent les premières communications avec de nouvelles personnes et permettent de conserver aisément des liens, mais ils ne remplacent pas les rencontres en personne, qui demeurent incontournables. Nombreux sont ceux qui se déplacent jusqu’à l’autre bout du monde pour développer leurs cercles; inutile d’insister sur l’importance de se préparer!

Pourquoi réseauter?

Les raisons qui amènent un individu à vouloir élargir ou entretenir son réseau de contacts varient selon sa profession et son rôle dans l’organisation. En voici quelques exemples.

  1. Relation sociale: rencontrer ses pairs, faire la connaissance de nouvelles personnes du milieu, être présenté à des contacts clés;
  2. Marketing: donner de la visibilité à son entreprise ou organisme, faire connaître ses nouveaux produits ou services;
  3. Vente: créer des liens d’affaires dans le but d’obtenir de nouveaux contrats ou de favoriser ses ventes;
  4. Produit et service: échanger dans le but d’obtenir de nouvelles idées, de valider des idées déjà lancées ou de mettre ses propres activités en perspective;
  5. Ressource humaine: sonder le terrain pour recruter un employé ou à l’inverse, pour communiquer à son réseau qu’on est à la recherche d’un emploi.

Que vous participiez à une conférence internationale, à une rencontre organisée par votre chambre de commerce ou à un 5 à 7 informel, il importe de connaître le motif de votre présence. Réseauter demande du temps. Alors, si le vôtre est précieux, ne le perdez pas inutilement dans des événements inappropriés. Que souhaitez-vous retirer de votre participation? Qui désirez-vous rencontrer et pour quelles raisons? Quels objectifs tentez-vous d’atteindre? Réseauter doit faire partie d’un plan et s’inscrire dans vos stratégies d’entreprise. Réseauter, c’est aussi s’entraider, écouter les autres et faire preuve d’ouverture.

L’art de réseauter 101

Certaines occasions de réseautage se présentent sans que l’on planifie quoi que ce soit. Pour celles prévues à l’avance, voici sept éléments qui peuvent vous aider à retirer les meilleurs bénéfices.

 

Optimiser_reseautage_image1

Des erreurs à éviter

  • Ne pas être préparé: vous ne figurez pas sur la liste d’inscription, vous avez oublié vos cartes professionnelles, vous portez des vêtements inappropriés, vous vous êtes mal renseigné sur la nature de l’événement.
  • Ne parler à personne: votre timidité gagne la partie, vous quittez l’événement dès que possible, vous vous fondez dans le décor. Si vous manquez d’assurance, demandez à quelqu’un d’expérience de vous accompagner. Il pourra vous présenter à certaines personnes et faciliter votre insertion. Si vous maintenez la décision d’y aller seul, prenez rendez-vous avec une ou deux personnes avec qui vous souhaitez discuter au lieu d’improviser au moment venu.
  • Manquer de retenue: même si vous passez du bon temps, n’oubliez pas que le motif de votre présence demeure professionnel.
  • Être constamment branché à son téléphone: ne vous isolez pas dans vos activités virtuelles, sachez doser l’utilisation de votre téléphone et faire preuve de politesse.

Enfin, rappelez-vous du nom de votre interlocuteur, demeurez attentif à la discussion à laquelle vous participez et n’hésitez pas à être souriant. Prendre part à une activité de réseautage, c’est beaucoup plus que faire acte de présence!

 

Sources:

• Briard, Emmanuel et Audrey Bontemps. «Entrez dans la toile de mon réseau!», Edipro, 2009, 176 p.

• Cardinal, Lise et Roxane Duhamel. «Réseautage d’affaires: Mode de vie», Collection Entreprendre, 2004, 264 p.

• Connolly, Michele. «Social Networking: 7 Big Mistakes and How to Avoid Them», Get Organized Wizard, consulté le 15 février 2012.

• Corkindale, Gill. «6 Networking Mistakes and How to Avoid Them», Harvard Business Review, 23 avril 2009.

• Deschênes, Guylaine. «Comment réseauter?», Revue internationale de gestion HEC Montréal, vol. 36, n° 3, automne 2011.

• Des Roberts, Gilles. «Les sept commandements du réseautage efficace», Les affaires.com, 22 septembre 2011.

• Huhman, Heather R. «5 Networking Mistakes you’re Making & How to Avoid Them», Career Rocketeer, 25 mars 2011

• Levinson, Meridith. «How to Network: 12 Tips for Shy People», CIO, 12 décembre 2007.

• Richmond, Annette. «12 Most Surefire Ways to Increase your Networking Success», 1er novembre 2011.

• Zack, Devora. «Réseauter quand on déteste réseauter», Les éditions Transcontinental, 2010, 175 p.

 

Site Web:

– The Business Networking Academy

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

De belles perspectives de croissance pour le marché chinois au Québec

Le marché touristique émetteur de Chine est en pleine révolution. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les Chinois ont réalisé 66 millions de voyages internationaux en 2011, soit une augmentation de 15% depuis 2010. D’après la firme Deloitte, si la Chine poursuit sa croissance à deux chiffres, elle deviendra d’ici dix ans le deuxième marché en importance pour le Canada, derrière les États-Unis.

Depuis que le Canada a obtenu le statut de destination approuvée en juin 2010, le nombre de voyages effectués par les Chinois au Québec a augmenté de 90% de 2009 à 2010. Non seulement les Chinois voyagent plus, mais leur profil et leur comportement évoluent. Zoom sur cette clientèle au Canada et au Québec.

Quels sont les changements au Canada à la suite de l’obtention du statut de destination approuvée?

Grâce à ce nouveau statut, les Chinois peuvent voyager plus facilement au Canada (lire aussi: Mettre les pendules à l’heure… de la Chine) et il est maintenant possible de mener des actions de promotion à destination. Selon une étude du Conference Board du Canada, ce statut devrait faire augmenter le nombre de séjours au Canada de 50% d’ici 2015. De janvier à novembre 2011, les Chinois ont effectué plus de 232 000 voyages au Canada, soit une augmentation de 24% comparativement à la même période en 2010.

La capacité aérienne entre les deux pays a pris un grand essor. En effet, selon la Commission canadienne du tourisme (CCT), elle a augmenté de 34% en 2010, pour un total de 525 700 sièges. L’aéroport de Montréal ne propose pour l’instant aucun vol direct vers la Chine. Cependant, une ligne vers Pékin est prévue d’ici un ou deux ans, vers Hong Kong à moyen terme et vers Shanghai à long terme.

Le séjour au Québec des touristes chinois

Selon Statistique Canada, le Québec a accueilli 32 200 voyageurs chinois en 2010, soit une augmentation de 90% en un an, dépassant de loin la principale clientèle asiatique de la province, les Japonais (25 200 voyageurs). Cette reprise, constatée après trois années de baisse, permet de rejoindre le même niveau de fréquentation qu’en 2006. Cependant, en 2010, on assiste à un bouleversement dans la répartition des voyageurs selon leur but de voyage (voir le graphique 1), en partie attribuable au nouveau statut de destination approuvée. En effet, 58% des Chinois se déplacent par agrément comparativement à 37% en 2009. Les voyages d’affaires ont baissé de 42% depuis 2007, alors que les visites de parents et d’amis ont plus que triplé de 2008 à 2010, rattrapant lentement le niveau de 2006.

Ces voyageurs se déplacent principalement entre juillet et septembre (voir le graphique 2). Près de 45% des voyages d’agrément sont réalisés durant cette période.

 

Près de 75% des Chinois séjournent de une à trois nuitées au Québec (voir le graphique 3) et moins de 10% d’entre eux réalisent de longs séjours (17 nuitées ou plus).

 

Leur comportement de voyage

Avant que le Canada ne devienne une destination approuvée, les Chinois ne pouvaient effectuer des voyages d’agrément. Depuis, on assiste à une hausse de ce type de séjour. Âgés de 25 à 35 ans, ces voyageurs, utilisateurs des nouvelles technologies, possèdent des goûts et des comportements plus sophistiqués et aiment les voyages thématiques. Selon les données de Statistique Canada, on observe en effet un changement dans l’âge des touristes, puisque le segment le plus important en 2009 était celui des 45-54 ans, alors qu’en 2010, celui des 25-34 ans domine.

En 2010, les trois quarts des touristes chinois au Québec ont visité Montréal et près du quart se sont rendus à Québec. Les voyageurs d’affaires (95%) et ceux d’agrément (85%) logent à l’hôtel. Seulement 30% des Chinois rendant visite à leurs parents ou à leurs amis résident chez eux; les autres dorment à l’hôtel.

 

La motivation première des voyageurs chinois demeure le magasinage et ils portent un fort intérêt pour le luxe et les marques. Ils sont aussi intéressés par les visites culturelles telles que les sites historiques, les musées et les galeries d’art, alors que les activités de plein air et les activités ludiques regroupent moins d’adeptes (voir le graphique 4).

Des dépenses touristiques croissantes

En 2010, les Chinois se classent en troisième position mondiale en matière de dépenses touristiques, après l’Allemagne et les États-Unis. Selon un sondage de Travelzoo Asie-Pacifique mené en janvier 2011, au moins 80% des touristes chinois ont l’intention de dépenser davantage pour leurs voyages d’agrément, soit 3780$ US en moyenne par personne.

Selon Statistique Canada, près du quart des touristes chinois ont dépensé moins de 200$, tous buts de voyage confondus au Québec (voir le graphique 5). Près du tiers des voyageurs d’affaires ont un budget variant entre 2000$ et 3999$. Pour l’ensemble de ces voyageurs, les dépenses moyennes par visite sont de 451$, soit 77$ par nuitée. Il est important de préciser que leur visite au Québec fait souvent partie d’un itinéraire incluant plusieurs provinces.

Quel est leur usage d’Internet?

Malgré les plus de 500 millions d’internautes que compte la Chine, la moitié des voyages sont réservés hors ligne. Cette donnée risque de changer puisque d’après China Daily, les estimations de croissance pour les revenus de l’e-tourisme sont de 45% en 2013.

De plus, ce sont de grands utilisateurs des médias sociaux. Cependant, les réseaux que nous connaissons ne sont pas accessibles en Chine. Facebook et Twitter ont leur pendant chinois, soit RenRen et Sina Weibo, mais ils sont disponibles uniquement en version mandarine.

Enfin, ils accordent une grande importance aux avis des internautes, puisque plus de 60% d’entre eux réalisent des achats à la suite de recommandations en ligne, contre 20% des Américains.

Comment les attirer?

Les Chinois perçoivent les voyages internationaux comme une marque de prestige qui leur confère un statut social plus élevé; ils veulent alors pratiquer des activités distinctives. Ils souhaitent des services améliorés, aiment se sentir autonomes et comme chez eux. C’est dans cette perspective que le groupe Starwood offre, dans les chambres de certains de ses hôtels, du thé, une bouilloire, des nouilles chinoises, du porridge de riz chaud et un ensemble de mets pour le petit-déjeuner.

Puisqu’ils seront de plus en plus nombreux à voyager par agrément, certaines infrastructures touristiques ont choisi de traduire l’affichage des principaux lieux touristiques (aéroports, hôtels, attractions, etc.) ainsi que leur site Internet. À titre d’exemple, les hôtels Hilton certifiés Huanying («Bienvenue» en mandarin) offrent un accueil dans cette langue.

L’OMT estime qu’il y aura 100 millions de voyageurs internationaux chinois en 2020. Ce marché touristique est une véritable occasion en or pour tous les pays, et chacun veut attirer ces voyageurs en grand nombre. Pour se démarquer, il est alors important de les comprendre et d’adapter son offre à leur culture, le but étant de leur offrir un accueil personnalisé et les services qu’ils s’attendent à recevoir. Enfin, la notoriété de la destination est primordiale; le Québec profitera certainement des répercussions de la nouvelle campagne de marketing touristique du Canada en Chine.

 

Les données de Statistique Canada, fournies à titre indicatif, sont à utiliser avec précaution, car les marges d’erreur élevées entraînent d’importantes fluctuations.

 

Sources:

– China Travel Trends. «Canada tries to woo more Chinese tourists», chinatraveltrends.com, 2 juillet 2011.

– Commission canadienne du tourisme. «Marché cible de la Chine», consulté le 28 février 2012.

– Commission canadienne du tourisme. «Bulletin de renseignements sur le tourisme», no 57, mai 2011.

– Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref», vol 7, no 11, novembre 2011.

– Commission canadienne du tourisme. «Voyages internationaux: renseignements préliminaires», vol. 27, no 11, novembre 2011.

– ITB Berlin. «Young Chinese citizens say goodbye to group tours», itb-berlin.de, 19 décembre 2011.

– Craig, Daniel Edward. «How to Use Social Media to Tap Into The Burgeoning Market of Chinese Travelers», 4hoteliers.com, 13 juillet 2011.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2006-2010.

– Travel Mode. «WTM: How to attract the new Chinese traveller», Travelmole.com, 10 novembre 2011.

– UNWTO. «The power of youth travel», AM reports, vol. 2, 2011.

 

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

La reprise des voyages des Canadiens au Québec se confirme en 2010

En 2010, plus de 22,6 millions de voyages ont été réalisés par les Canadiens au Québec, dont près de 20 millions par les Québécois, soit une augmentation de 3,6% par rapport à 2009, la plus importante des 3 dernières années. Ce phénomène s’explique par une hausse de 11,5% des visites chez des parents ou des amis, venant par le fait même contrebalancer les baisses des voyages d’affaires et d’agrément.

Les données de cette analyse sont tirées de l’Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC) de Statistique Canada. Elle se concentre sur les touristes ayant passé une nuitée ou plus au Québec à l’occasion d’un voyage.

Les visites chez des parents ou des amis relancent le tourisme intérieur

À la suite d’une fréquentation relativement stable entre 2007 et 2009, le Québec a connu une meilleure performance en 2010 quant à son tourisme intérieur, grâce aux visites de parents ou d’amis qui ont augmenté de 11,5% depuis 2009 (voir graphique 1). Le tourisme d’affaires accuse une baisse depuis 2006 (-22%) malgré une faible reprise en 2008, et les voyages d’agrément ont subi en 2010 la plus forte diminution des 4 dernières années (-5%).

Ainsi, les visites chez des parents ou des amis représentent plus de la moitié des voyages des Canadiens au Québec (56%) et près de 60% des voyages des Québécois. Viennent ensuite les voyages d’agrément (39%).

La provenance des touristes: éparpillée

Les Québécois restent de loin la principale clientèle (87%) du marché intérieur, malgré un léger recul depuis 2008 (-2,7%). La région métropolitaine de Montréal rassemble le plus grand nombre de voyageurs (8,42 millions), en particulier ceux qui visitent leurs parents ou leurs amis (voir graphique 2). Les voyages réalisés pour ce motif ont connu leur plus forte hausse annuelle dans la région de Québec (52%, soit 687 000 touristes de plus).

Les bassins de Montréal et de Québec émettent moins de voyageurs d’agrément par rapport à 2009, ces deux régions ayant enregistré des baisses respectives de 16,2% et de 4,5%. Cependant, la plus forte augmentation provient des foyers de Toronto (53%), de Sherbrooke (39%) et des autres provinces du Canada (28%).

Les hausses les plus importantes ont été observées dans les régions d’origine d’Ottawa-Gatineau (48%) et de Montréal (28%). On remarque un virement de situation pour le marché de Toronto entre 2009 et 2010, puisque le nombre de voyages d’affaires a baissé de 46%, alors que celui de voyages d’agrément a augmenté de 53%.

Lorsque l’on s’intéresse aux 5 principaux marchés d’origine (excluant le Québec) des visiteurs au Québec (voir graphique 3), selon le but du voyage, on remarque que les touristes voyagent avant tout par agrément, et c’est de la région d’Ottawa qu’ils proviennent en majorité.

Les destinations préférées des Québécois

De prime abord, nous remarquons que quatre régions du Québec se partagent près de la moitié des voyages d’agrément et des visites de parents ou d’amis réalisés par les Québécois (voir graphique 4). Les régions de Montréal et de Québec tirent leur épingle du jeu en attirant chacune plus de 2,5 millions de voyageurs, suivies des Cantons-de-l’Est et de la Montérégie.

 

Les voyages d’affaires sont principalement réalisés dans les régions de Montréal et de Québec (près de 425 000).

 

 Les nombreuses activités réalisées en voyage

Les principales activités réalisées par les touristes canadiens, tous buts confondus, sont la randonnée pédestre, l’observation de la faune, le théâtre, les concerts, l’opéra et la danse ainsi que la plage (voir graphique 6). En dehors de ces activités, les Québécois apprécient ce qui touche le plein air (camping, parc, pêche, vélo), alors que les voyageurs des autres provinces sont plutôt intéressés par les musées, les galeries d’art et les sites historiques.

 

La croissance des dépenses

Tous buts de voyages confondus, les touristes canadiens ont dépensé près de 5,1 milliards de dollars au Québec – dont 3,7 milliards de dollars par les touristes québécois; soit une augmentation de 9,5% depuis 2009. Pour les voyageurs d’affaires et d’agrément, c’est l’hébergement qui entraîne le plus de dépenses, alors que pour ceux visitant leurs parents ou amis, c’est surtout le fonctionnement de leur véhicule (voir graphique 7).

 

Les voyageurs d’affaires et d’agrément ont davantage dépensé en 2010 puisque, malgré une baisse de fréquentation, leurs dépenses moyennes ont augmenté respectivement de 5% et de 13%, pour ainsi atteindre 603,37$ et 313,48$. Les Canadiens visitant leurs parents ou amis dépensent seulement en moyenne 132,40$.

Les deux modes d’hébergement privilégiés par les voyageurs d’agrément

Les modes d’hébergement utilisés par les voyageurs d’agrément varient; ils ont toutefois favorisé le chalet ou la maison de villégiature privés (plus de 9 millions de nuitées), en particulier les Québécois. Les campings et les parcs à roulottes sont grandement fréquentés (6,4 millions de nuitées), ce qui démontre l’importance du plein air pendant les séjours des Canadiens.

 

Les nombreux défis entourant le tourisme intérieur

Grâce à une meilleure conjoncture économique en 2010, le tourisme intérieur a repris de la vigueur. Or les défis restent nombreux, et l’augmentation des visites de parents ou d’amis laisse présager une baisse des dépenses touristiques. De plus, la faible compétitivité des prix, les longues distances à parcourir et la concurrence d’autres destinations constituent d’importants freins à l’accroissement de la fréquentation du Canada par ses habitants.

Néanmoins, le Québec peut miser sur ses atouts naturels afin d’attirer les touristes d’agrément. En effet, selon une enquête de la Commission canadienne du tourisme dans le cadre de sa veille touristique mondiale, les voyageurs canadiens recherchent de plus en plus des activités de plein air. De plus, leur motivation principale dans le choix d’une destination au Canada est de pouvoir admirer la beauté des paysages. La croissance des visites des parents ou d’amis a permis au tourisme intérieur de reprendre la pente ascendante, mais est-ce une bonne nouvelle?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme, «Veille touristique mondiale, Canada – Rapport sommaire 2011».

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

 

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

Les voyageurs d’outre-mer au Québec en 2010

Le Québec a accueilli un peu plus d’un million de voyageurs d’outre-mer en 2010, une hausse de 5% par rapport à 2009. Bien que les Français soient de loin les plus nombreux à nous visiter, deux marchés émergents se distinguent par leur forte augmentation du nombre d’arrivées: la Chine et le Brésil. Malgré une amélioration de ses performances par rapport à 2009, le Québec est toujours en dessous des résultats qu’il avait obtenus entre 2005 et 2008.

Cette analyse s’appuie sur des données issues d’un traitement spécial effectué à partir de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada. Elle se concentre sur les touristes provenant de 13 marchés d’importance.

Variation et répartition des voyageurs d’outre-mer

En comparant le nombre d’arrivées de visiteurs d’outre-mer de 2010 avec celui de 2009, on constate que le Québec a connu en 2010 de meilleurs jours dans plusieurs de ses marchés. Même si la province a connu une hausse de 5% (voir graphique 1), sa performance est 8% inférieure à celle de 2008, année record depuis 2006 avec 1 128 000 arrivées. Elle est également 5% inférieure à celle de 2006.

Sans surprise, les Français (30%) occupent toujours le premier rang des arrivées d’outre-mer, suivis des Britanniques (8%) et des Allemands (6%) (voir graphique 2). Le marché qui s’est le plus distingué en 2010 est la Chine; le nombre d’arrivées a plus que doublé depuis 2008, passant de 14 200 à 32 200. Cette hausse lui a permis en deux ans de passer du 11e au 8e rang et d’atteindre les mêmes résultats qu’en 2006. Il est important de souligner que le Québec reçoit seulement une petite portion (17%) des Chinois en visite au pays. En 2010, on en dénombre 193 300 à avoir visité le territoire canadien, la durée moyenne de leur séjour étant de 27,6 nuitées. Le Québec a été la troisième province la plus visitée par les Chinois, derrière la Colombie-Britannique et l’Ontario. N’oublions pas que le 24 juin 2010, le Canada s’est vu accorder le Statut de destination approuvée (lire aussi : Mettre les pendules à l’heure … de la Chine), ce qui a grandement favorisé l’arrivée de cette clientèle au pays.

 

 

En dépit d’une performance modeste, 2010 constitue une année record pour plusieurs marchés en regard des cinq précédentes (voir graphique 3). Mentionnons notamment la France (309 100), l’Italie (53 800), la Suisse (41 300), la Belgique (36 100) et la Chine (32 200).

Sur une note plus sombre, le nombre de Mexicains en visite au Québec poursuit sa chute amorcée en 2009, passant du 4e au 9e rang en 2010, soit un rang derrière celui des Chinois. Il s’agit d’une diminution de 40,7%. Ce marché est également en baisse dans l’ensemble du Canada; cependant, la diminution est plutôt de l’ordre de 28,1%. L’imposition du visa pour les voyageurs mexicains semble toujours freiner les entrées au pays.

Parmi les autres marchés d’importance, soulignons le Brésil, qui continue sur sa lancée avec une augmentation extraordinaire de 166% par rapport à 2009. Plus de Brésiliens (26 600) se sont rendus au Québec en 2010 que d’Espagnols (25 900), de Japonais (25 200), de Néerlandais (14 800) et de Sud-Coréens (6 700). Par ailleurs, deux fois plus de Brésiliens ont visité l’Ontario que le Québec au cours de cette même année.

Indicateurs selon le but de voyage

Tous les segments ont connu une hausse en 2010 par rapport à l’année précédente; la plus importante concerne les voyageurs d’affaires. Ce segment a enregistré une augmentation de 15,6%, alors qu’elle est de 0,2% pour les visites de parents et d’amis et de 4,9% pour les voyages d’agrément (voir graphique 4).

 

Bien qu’ils forment des groupes plus petits et qu’ils restent moins longtemps à destination, les voyageurs d’affaires constituent le marché le plus lucratif du Québec (voir tableau 1). La hausse des arrivées touristiques de ce segment en 2010 a été principalement profitable pour Montréal (64%) et pour Québec (18%), qui accueillent ensemble la grande majorité de cette clientèle.

 

 

Fréquentation des régions

Trois régions québécoises ont obtenu en 2010 leurs résultats les plus intéressants des cinq dernières années en matière d’arrivées (voir graphique 5), soit la Côte-Nord (92 400), la Mauricie (63 300) et les Cantons-de-l’Est (44 700). Toutefois, les deux régions qui attirent la majorité des voyageurs d’outre-mer, Montréal et Québec, n’ont pas réalisé leur performance des dernières années. Québec subit toujours une décroissance, de 1,1% par rapport à 2009 et de 9,3% par rapport à 2007. Bien que Montréal ait connu une croissance de 4% en 2010 par rapport à 2009, sa performance est encore sous celle de 2006.

Saisonnalité

Bien qu’ils ne figurent pas sur le graphique 6, les Français, tout comme la majorité des marchés étudiés dans l’enquête de Statistique Canada, sont beaucoup plus nombreux à visiter le Québec au cours du 3e trimestre, soit de juillet à septembre. Fait intéressant, on constate que le segment des Australiens atteint son sommet au 2e trimestre, soit d’avril à juin.

Une diversification intensifiée des marchés?

L’année 2010 a été une période de reprise pour la majorité des principaux marchés de voyageurs d’outre-mer visitant le Québec. Au cours des prochaines années, on pourrait s’attendre à ce que la répartition des arrivées des voyageurs d’outre-mer continue de se diversifier. En effet, la croissance de la classe moyenne de plusieurs pays émergents semble prometteuse pour le tourisme international. Avec une concurrence de plus en plus accrue entre les destinations, quelle sera la part de gâteau du Québec?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme, «Tourisme en bref, bilan de l’année 2010», consulté le 17 novembre 2001.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2010.

– Statistique Canada, base de données CANSIM, 2009-2010.

 

 

Catégories
Segments de clientèles

Congrès et affaires en 2011: reprise et vigilance

Le tourisme d’affaires et de congrès a véritablement repris son rythme. C’est du moins ce que démontrent plusieurs études se basant sur les résultats de l’année 2010 et les premiers sons de cloche des performances de 2011. On observe ainsi plus de réunions et de voyages d’affaires, mais aussi une plus grande propension à négocier et à comparer les offres et les prix, ainsi qu’un regard plus critique quant à la pertinence d’un tel séjour. Mentionnons également le recours aux technologies pour planifier les déplacements, pour communiquer pendant le voyage ainsi que pour servir d’appui lors d’une réunion ou même la remplacer. Voilà autant d’éléments qui façonnent le paysage du tourisme d’affaires et de congrès en 2011.

Le voyageur d’affaires de nouveau sur la route, mais plus vigilant qu’auparavant

Les résultats de la Business Travel Survey, qui regroupe les données concernant les voyages d’affaires dans le monde, mais surtout aux États-Unis, indiquent une hausse de ce type de séjours en 2010. L’étude souligne qu’il ne s’agit pas tout à fait d’un retour à la normale. Les entreprises reprennent un rythme de croisière qui les incite à faire voyager leurs représentants, mais la discipline inculquée au plus fort de la crise économique a laissé des traces. Les voyageurs d’affaires ou les gestionnaires qui organisent leurs séjours sont ainsi plus vigilants concernant les prix, sont davantage portés à comparer les prestations touristiques et s’assurent que le déplacement en vaut le coût. D’autant plus que ce dernier était à la hausse, surtout au premier trimestre de 2011. Productivité, efficience et rendement de l’investissement sont des termes récurrents lorsque vient le temps de justifier un voyage d’affaires.

Au Canada, le marché du voyage d’affaires a rebondi en 2010 et il continue sa remontée en 2011. Voilà le grand constat sur lequel se sont entendus le groupe hôtelier Best Western, la Global Business Travel Association et l’Association des hôtels du Canada lors de leur rencontre annuelle, en février 2011. Les voyageurs d’affaires canadiens cherchent à en avoir plus pour leur argent en obtenant, par exemple, des services gratuits comme Internet haute vitesse, un espace de stationnement ou le petit-déjeuner.

Plus de réunions et de congrès en 2010

Les réunions et les congrès sont aussi à la hausse. Comme l’indique l’International Congress and Convention Association (ICCA), l’année 2010 a enregistré 9 120 événements, soit 826 de plus qu’en 2009. Précisons que l’ICCA ne regroupe que les grands congrès internationaux se déroulant sur une base régulière et de façon rotative à travers un minimum de 3 pays. Montréal fait plutôt bonne figure pour l’accueil de ces grands rassemblements. En 2009, la ville a même atteint la première position pour l’Amérique du Nord. C’est Vancouver qui a occupé cette place en 2010. Le Canada dans son ensemble a été plus compétitif en 2010 qu’en 2009. Il s’est hissé au 12e rang mondial avec 229 congrès internationaux, soit 16 de plus que l’année précédente. Ce sont les États-Unis, l’Allemagne et l’Espagne qui ont occupé les 3 premiers rangs. Quant aux villes, ce sont Vienne, Barcelone, puis Paris qui sont arrivées en tête.

 

Selon l’Association des bureaux de congrès du Québec (ABCQ), les 23 destinations membres (dont Québec fait partie, mais pas Montréal) ont enregistré 2 035 événements et congrès de 50 nuitées et plus en 2010. Cette performance est légèrement meilleure que celle de 2009. Pour l’ABCQ, l’arrivée d’un nouveau membre — les Laurentides — et une année moins maussade sur le plan économique expliquent cette croissance. Globalement, ces rencontres engendrent plus de 450 000 nuitées et des dépenses directes de plus de 100 millions de dollars dans les régions du Québec.

Anticiper 2020

Étant donné l’évolution rapide et la vulnérabilité du tourisme d’affaires et de congrès, ainsi que l’offre grandissante et les avancées technologiques, les organisateurs d’événements et les sites d’accueil ont tout intérêt à se préparer pour demain. L’étude Convention 2020, publiée en mars 2010, expose l’opinion des intervenants de l’industrie sur une série de questions concernant l’avenir du secteur. En voici quelques points forts:

  • La possibilité d’effectuer du réseautage de qualité sera le premier facteur d’influence (selon 76% des répondants) pour assister à un événement en 2020. Moins de la moitié ont évoqué le prix comme principal élément de décision.
  • Les trois quarts des intervenants (74%) estiment que leur entreprise poursuivra ses investissements dans les événements en face-à-face, mais plus de la moitié (59%) pensent qu’elle investira plutôt dans des solutions différentes.
  • Plus des trois quarts des intervenants (79%) s’attendent à une croissance des petits événements portant sur un sujet spécialisé.
  • Les considérations éthiques et environnementales feront partie des facteurs de décision pour assister ou non à un événement (70%).
  • L’usage de la vidéoconférence pour les participants ne pouvant se rendre à l’événement (75%), le recours aux réseaux sociaux avant, pendant et après le congrès (70%), et la possibilité de télécharger le contenu des conférences sur un appareil mobile (64%) devraient teinter le paysage technologique des événements en 2020.
  • La technologie permettra aussi de personnaliser l’expérience (79%) du participant.

L’évolution rapide des découvertes scientifiques et technologiques entraîne des besoins de rencontres en face-à-face. Ces dernières créent de bonnes relations d’affaires (Lire aussi: Les réunions d’affaires: un face-à-face entre le réel et le virtuel). Malgré tout, les professionnels de l’industrie reconnaissent que les réunions en ligne gagneront certainement du terrain.

 

Sources:

– Association des bureaux de congrès du Québec. «Tourisme d’affaires et de congrès: plus de 100 millions de dollars générés au Québec», communiqué de presse, 5 juillet 2011.

– Reuters. «Business Travel Rebounding in Canada According to Best Western, Global Business Travel Association and Hotel Association of Canada», communiqué de presse, 17 février 2011.

– Palais des congrès de Montréal. «Montréal ranks 1st, leading all major U.S. and Canadian Cities http://www.congresmtl.com/en/newsroom/press-item.aspx?id=125 », communiqué de presse, 2 février 2010.

– Jonas, David. «Business Travel Survey 2011: At the Crossroads», Business Travel News, 27 juin 2011.

– Petrock, Victoria. «Business Travel: Online Tools Set New Agenda», eMarketer, mai 2011.

– Talwar, Rohit et Tim Hancock. «Convention 2020 – The Future of Exhibitions, Meetings and Events», Fast Future, mars 2010.

– Vleeming, Mathijs. «ICCA: Number of international association meetings continues to increase significantly», communiqué de presse ICCA, 18 mai 2011.

– Voegeli, Bill et Jessie States. «FutureWatch 2011 – Executive Summary», 2011.

 

Catégories
Produits et activités

Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

Dans le sillage de la récession économique, plusieurs entreprises ont sabré leur budget de voyage pour se tourner de plus en plus vers la technologie afin de remplacer les contacts en personne. Pourtant, les réunions d’affaires se placent en tête des actions marketing en ce qui a trait au retour sur l’investissement. De plus, selon une majorité des gestionnaires, les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, surtout lorsqu’il s’agit de construire des liens profonds et rentables avec les clients et les partenaires d’affaires et de maintenir des relations productives avec des collègues. Fait que confirme une étude du Center for Hospitality Research de l’université Cornell.

De l’importance des réunions d’affaires

Selon une étude conjointe d’Oxford Economics et de Tourism Economics effectuée en 2009, chaque dollar investi dans un voyage d’affaires engendre 12,50 USD en recettes supplémentaires. En fait, les réunions et événements d’affaires figurent au premier rang des actions marketing en ce qui concerne le retour sur l’investissement, selon Fortune. Par ailleurs, tant les cadres que les voyageurs d’affaires estiment qu’environ 40% de leurs clients potentiels seront convertis en nouveaux clients à la suite de réunions en personne, comparativement à 16% sans une telle réunion.

Également effectuée en 2009 par Forbes Insights auprès de 760 cadres d’entreprises américaines – dont la moitié représente des entreprises de moins de 100 employés –, une autre étude a mesuré les perceptions des gestionnaires en ce qui a trait aux réunions en face-à-face par rapport aux «rassemblements» virtuels. Les résultats montrent que même si de nombreuses entreprises se tournent vers la technologie pour offrir une solution de rechange aux réunions en face-à-face, une nette majorité de cadres (84%) ont exprimé une préférence pour ces réunions.

Plusieurs raisons motivent cette réponse (graphique 1), entre autres, la possibilité de construire des relations d’affaires plus fortes et plus significatives (85%) de même que la capacité de lire le langage corporel et les expressions faciales (77%), phénomène non négligeable quand on sait que 90% de la communication humaine passe par le non-verbal. Les réunions en face-à-face favorisent aussi  les interactions sociales et la possibilité de se lier avec des collègues ou des clients (75%). En fait, la majorité des gestionnaires sondés (87%) considèrent que les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, comme le Web, les vidéos ou les téléconférences.

Les principales motivations des gens favorables aux réunions virtuelles (16% des répondants) sont liées au fait qu’elles permettent de gagner du temps (92%) et de l’argent (88%) ou qu’elles offrent une plus grande flexibilité du lieu de travail (76%) (graphique 2). Certains (64%) mentionnent aussi qu’elles rendent possible la réalisation d’autres tâches simultanément. Toutefois, selon l’étude de Cornell, il faut se méfier des multitâches, car contrairement à la croyance populaire, elles représentent un processus inefficace qui requiert temps et énergie pour passer d’une occupation à l’autre, l’attention étant une ressource limitée.

Selon les dirigeants interviewés par Forbes, les réunions en face-à-face sont meilleures pour la persuasion, le leadership, l’engagement, l’inspiration et la prise de décision (graphique 3). Quant au Web et aux vidéos ou téléconférences, ils conviennent mieux pour la diffusion d’information ou lorsque le temps devient une préoccupation majeure.

Les grands rassemblements, pour quoi faire?

Une étude scientifique réalisée par des chercheurs de l’université Cornell confirme les résultats du sondage de Forbes Insights. Elle démontre que les réunions de grands groupes en face-à-face soutiennent trois besoins stratégiques des entreprises: capter l’attention, instaurer un climat émotionnel positif et, enfin, créer des relations et accroître le réseautage.

  1. Capter l’attention lors du lancement d’une nouveauté, que ce soit une relation, une culture, une stratégie ou un produit, est beaucoup plus ardu pendant des rencontres virtuelles où plusieurs participants déclarent être tentés d’effectuer d’autres tâches. Cela ne pose généralement pas problème lorsque l’objectif de la réunion vise à partager de l’information à laquelle les gens pourront se référer plus tard. Par contre, cela représente un véritable obstacle lorsque le but de la rencontre est de lancer quelque chose d’inédit comme un nouvel ensemble de priorités qui nécessitent un changement d’attitude et d’action.
  2. Instaurer un climat émotionnel positif, pour stimuler et inspirer les troupes de manière à influer sur la prise de décision et la performance sur tous les plans. Il s’agit peut-être de l’argument le plus convaincant en faveur des réunions en face-à-face. Le climat émotionnel imprègne tous les niveaux d’interaction au sein d’une organisation. Il touche tous les aspects de l’entreprise que ce soit la prise de décision, la collaboration, la créativité, la performance, la disponibilité et l’adaptabilité aux changements. Les leaders d’entreprises doivent encourager les émotions positives tout en gérant celles qui sont négatives, car les gens ont tendance à exprimer et à ressentir des émotions semblables et sont influencés par celles des autres. Non seulement les émotions, les attitudes et les humeurs se transmettent d’individu à individu, mais elles influencent aussi la dynamique de l’ensemble du groupe. De ce fait, les réunions de grands groupes représentent un outil puissant pour inspirer et motiver les gens tout en renforçant un climat émotionnel positif, dont l’effet d’entraînement s’étendra bien au-delà de la réunion.
  3. Créer des relations et accroître le réseautage. Les réunions en face-à-face fournissent le meilleur environnement qui soit pour favoriser le réseautage et l’établissement de relations durables lors d’échanges informels d’idées, la rencontre fortuite de vieilles connaissances, les discussions avec de nouvelles personnes… le tout dans un contexte de conversations à bâtons rompus.Intuitivement, nous savons que le véritable pouvoir des organisations se situe dans la multitude des liens sociaux et des relations qu’elles entretiennent avec diverses personnes ou groupes d’individus. Le partage des connaissances, la collaboration et les relations interpersonnelles sont la clé des bonnes affaires.

Le mot de la fin revient aux experts qui prétendent que la réussite des entreprises dans l’après-récession dépendra de leur capacité à se concentrer sur les aspects informels de leur organisation plutôt que sur les traditionnels mécanismes hiérarchiques. Un juste retour aux relations humaines interpersonnelles…

Sources:
– Duffy Christine et McEuen Mary Beth. «The Future of Meetings: The Case for Face-to-Face», The Center for Hospitality Research, Cornell University, septembre 2010, 16 pages.
– Koyen Jeff. «Business Meetings: The Case for Face-to-Face», Forbes Insights, 2009.
– Oxford Economics USA et Tourism Economics. «The Return on Investment of U.S. Business Travel», 2009.

Catégories
Perspectives

Reprise des voyages d’affaires des entreprises canadiennes en 2011

Le volume de voyages d’affaires des entreprises canadiennes croîtra de 5 à 10% en 2011 par rapport à 2010, alors que celui des dépenses progressera modérément  (4,2%), principalement à cause de l’augmentation du nombre de voyages intérieurs. La majorité des organisations s’attendent à une hausse du prix de l’hébergement ainsi que des tarifs aériens domestiques et internationaux.

Cette «perspective» sur les voyages d’affaires canadiens présente les résultats du dernier Canadian Business Travel Outlook, un sondage du Conference Board du Canada réalisé en partenariat avec l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE). Les organisations interrogées dépensent plus de 450 millions CAD annuellement en voyages d’affaires au Canada.

Croissance du volume des voyages et des dépenses

La demande pour les voyages d’affaires semble regagner un peu le terrain perdu au cours des dernières années. Les résultats du sondage montrent que les entreprises canadiennes sondées prévoient un volume de voyages d’affaires identique (40%) ou en croissance (49%) pour l’année prochaine (graphique 1). Parmi celles qui s’attendent à une croissance, la majorité (67%) envisage une augmentation du nombre de voyages de l’ordre de 5 à 10%.

Le sondage indique également une croissance des dépenses de voyage d’affaires de 4,2% en 2011, compte tenu de l’augmentation des prix et du nombre de voyages effectués. Parmi les organisations interrogées:
•    la majorité (60%) prévoit une croissance de ses dépenses;
•    près du tiers (31%) n’envisage aucun changement important dans son budget;
•    seulement 9% s’attendent à dépenser moins.

Le tableau 1 présente les principales raisons invoquées pour expliquer cette augmentation des dépenses.

Hausse du prix des voyages

Selon les résultats du sondage, le coût des voyages d’affaires devrait augmenter en 2011. En fait, la majorité des répondants (71%) se prépare à faire face à une hausse des tarifs aériens. Les prévisions concernant les tarifs d’hôtel et ceux de location de voiture sont plus mitigées. Près de la moitié des individus sondés (48%) anticipe des augmentations dans le prix de l’hébergement, tandis qu’un peu moins du tiers (30%) s’attend à une hausse du coût de la location de voiture (graphique 2).

Selon les répondants du sondage, les tarifs des vols domestiques et internationaux (autres que vers les États-Unis) des voyageurs d’affaires augmenteront de 2,5% en moyenne tandis que ceux des vols transfrontaliers croîtront de 2,3%. Une autre étude, cette fois menée par American Express, anticipe des hausses de prix de 2 à 5 % pour les vols domestiques, et de 3 à 6%, pour les vols internationaux long-courriers.

En outre, parmi les répondants qui prévoient une augmentation des tarifs hôteliers pour les entreprises, 47,6% envisage une hausse assez importante (de 4 à 6%),  alors que 43% anticipent une croissance modérée (de 2 à 4%). Dans l’ensemble (y compris les sondés indiquant qu’aucun changement de tarifs hôteliers n’est prévu), les organisations canadiennes s’attendent à une hausse de 1,3% des tarifs hôteliers pour les entreprises l’an prochain, par rapport à 2010. L’étude d’American Express prévoit, quant à elle, une augmentation des tarifs de 2 à 6% pour les hôtels de moyenne gamme, et de 4 à 8 %, pour les hôtels haut de gamme. Quant aux coûts de la location de voiture, ils ne subiront qu’une légère hausse (0,8% en moyenne).

Sources:
– American Express. «Increased Airfare and Hotel Rates Across the Globe Expected According to the American Express Business Travel 2011 Forecast», Hospitality news, 22 octobre 2010.
– Conference Board du Canada. «Canadian Business Travel Outlook 2011», 2010.
– Conference Board du Canada. «Travel Exclusive – Businesses Expanding Travel Budgets», septembre-octobre 2010.