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Tendances

L’attractivité de la nature en ville

Dans son rapport Valoriser la nature en ville, Atout France rappelle l’importance qu’occupe la nature dans l’image et l’attractivité d’une destination urbaine. Bien qu’elle ne justifie pas systématiquement le déplacement de nouveaux visiteurs, elle joue un rôle plus déterminant pour les clientèles ayant déjà visité la destination, les familles et les touristes de long séjour.

La nature assure une multitude de fonctions en ville. En plus de ses bienfaits environnementaux, tels que l’atténuation des îlots de chaleur et l’amélioration de la qualité de l’air, elle constitue un élément de différenciation par l’esthétique qu’elle apporte à la ville. Véritable vecteur d’attractivité, la nature incite aussi bien à prendre une pause, à flâner, qu’à s’activer ou à observer la vie locale, ou encore simplement à contempler sa beauté. Elle évoque les vacances et peut devenir un lieu incontournable à visiter à condition que cette nature soit valorisée et qu’une offre de qualité soit mise sur pied.

Convertir et animer des espaces délaissés

Qu’il s’agisse de terrains d’anciens bâtiments inutilisés, d’infrastructures datant d’un passé industriel ou de friches urbaines, les sites abandonnés constituent parfois d’excellents terreaux pour l’aménagement de nouveaux espaces verts en ville. Cet aménagement va parfois jusqu’à revitaliser des quartiers ou des zones de la ville moins fréquentés. Beaucoup plus qu’un cadre enchanteur, la nature rallie la population, invite les gens de passage, habille les lieux publics et laisse place à une animation variée: exposition d’œuvres d’art, concert de musique, projection cinématographique, spectacle de variétés, marché public, offre culinaire, etc.

On ne tarit plus d’éloges à l’endroit du High Line de New York. Ce parc aménagé sur une ancienne voie ferrée est un modèle fort inspirant pour de nombreuses municipalités, si bien qu’aujourd’hui plusieurs villes à travers le monde utilisent cet exemple afin de convertir à leur tour leurs voies désaffectées. On peut entre autres citer les projets The Goods Line, à Sydney, et The 606, à Chicago.

À Nice, la démolition de la gare routière et d’un stationnement a permis de libérer douze hectares. Après deux ans et demi de travaux, la promenade du Paillon est un véritable poumon vert pour la ville.

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Source: Ville de Nice

Embellir les quartiers, les portes d’entrée des villes, les bâtiments

Les arbres, les plantes et les fleurs enjolivent le paysage urbain et le transforment tout au long de l’année selon les différentes étapes de floraison. En plus des autorités municipales et des organismes communautaires qui veillent à leur aménagement et à leur entretien, on remarque dans quelques quartiers l’engagement des citoyens.

Les ruelles vertes de Montréal sont un bon exemple. Appuyés par les éco-quartiers, les résidents riverains s’impliquent dans leur création et veillent à leur entretien. Dans certains arrondissements, leur popularité est telle que des éco-quartiers ainsi que des compagnies privées organisent à l’occasion des visites guidées pour les faire découvrir. Le 6 septembre dernier avait lieu la Journée des ruelles vertes, un événement offrant une programmation variée.

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Source: Ruelle verte

Depuis sa revitalisation en 2005, la place Stanislas de Nancy accueille chaque année un jardin éphémère basé sur une thématique liée à l’actualité. Pour souligner le centenaire de la Première Guerre mondiale, le thème de 2014 était «1914, paysage fortifié».

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Source: Le jardin éphémère – Nancy

Le mur végétalisé des Halles d’Avignon est une véritable œuvre d’art qui change de couleur au fil des saisons. Créé en 2005, il attire de nombreux visiteurs en plus d’apporter un peu de fraîcheur au cœur de la ville.

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Source: Tourisme Avignon et Provence

Permettre la pratique d’activités récréatives

À pied, en vélo ou à bord d’une embarcation de plaisance, la nature urbaine est pour plusieurs synonyme de terrain de jeu. La création d’itinéraires qui relient des lieux de nature, des offres de transport permettant à tous d’accéder à ces espaces naturels et la mise en place d’infrastructures et de services pour répondre aux besoins des usagers sont toutes des façons de valoriser l’usage de ces zones vertes.

À Londres, un sentier d’observation de fleurs sauvages a été développé le long de la Tamise. Deux itinéraires relient les lieux d’interprétation et sont faciles d’accès pour les résidents et visiteurs de la ville.

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Source: River of Flowers

La nature en ville contribue au bien-être des urbains et des visiteurs. Les bénéfices qu’elle apporte se répercutent sur la qualité du séjour et participent au rayonnement positif de la destination. L’équilibre entre le bâti et la nature est aujourd’hui une tendance incontournable pour l’image et l’attractivité de la ville.

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Tourisme durable

Favoriser l’engagement social de ses employés

Les employés de la station Vail Resorts, au Colorado, ont la chance de vivre une expérience enrichissante. Par l’entremise du programme Epic Volunteers, on leur accorde 40 heures de congé payé pour participer à des projets de bénévolat. Tout employé ayant cumulé au moins 750 heures de travail dans l’entreprise peut soumettre sa candidature, qui sera évaluée par un comité composé de dirigeants de chaque division au sein de Vail Resorts. Bien qu’une attention particulière soit accordée aux demandes de bénévolat au sein d’organismes à but non lucratif œuvrant dans les domaines d’intervention privilégiés par Vail Resorts comme la jeunesse ou l’environnement, les participants peuvent opter pour toute autre organisation de leur choix, n’importe où dans le monde. Une excellente manière de favoriser l’engagement social des employés!

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Tourisme durable

Nouveau départ: des villes qui se réinventent

Lorsqu’une municipalité se développe autour d’une industrie et que celle-ci bascule, c’est toute la communauté qui chavire. Les catastrophes naturelles forcent aussi des collectivités à se prendre en main. Voici des exemples de villes qui ont reconstruit ou réaménagé les lieux afin de stimuler le renouveau et la fierté des résidents, et de mieux se positionner sur le plan touristique.

Après les chantiers navals, la culture

Bombardée durant la deuxième guerre mondiale puis mal rénovée, Nantes a été meurtrie au cours de son histoire. Dans les années 1980, elle perd sa principale industrie, les chantiers navals. Les friches industrielles ont orné le territoire jusqu’à récemment. L’élection d’un nouveau maire, en 1989, amène un nouveau dynamisme, une vision: miser sur la culture pour raviver l’esprit de cette ville, pour l’animer à nouveau. Des interventions pour concrétiser ce projet sont alors mises en branle. En voici quelques unes:

  • L’ancienne usine des biscuits LU est recyclée en centre d’art atypique. Le lieu unique abrite des salles de spectacle et d’exposition, et également un bar, un restaurant, une garderie et une boutique, entre autres.
  • On rénove le château des ducs de Bretagne en musée d’histoire.
  • La troupe de théâtre de rue de renommée mondiale, Royal de Luxe, anime le centre-ville par de nombreuses manifestations artistiques.
  • Des artistes créent des œuvres sur les anciens chantiers navals: Les Machines de l’île.
  • Un festival nocturne alternatif est mis sur pied, le Festival des Allumées (1990-1995).
  • On réalise un parcours d’art contemporain en plein air sur les berges de la Loire dans le cadre de la biennale d’art contemporain appelée l’Estuaire; des œuvres temporaires et pérennes y figurent.

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Source: Les machines de l’Ile Nantes – Photo: Jean-Dominique Billaud

En 2007, l’organisme Le voyage à Nantes est créé dans le but de développer le tourisme culturel. Il élabore notamment un parcours dans la ville à suivre grâce à un marquage au sol, pour faire découvrir l’offre culturelle et patrimoniale aux visiteurs. Nantes développe au fil des années une image culturelle très forte, en France ainsi qu’en Europe. Toutes ces initiatives portent leurs fruits, puisque non seulement elles améliorent la qualité de vie des citoyens, mais elles attirent des touristes.

Todmorden mise sur l’agriculture urbaine

La petite ville anglaise de Todmorden, qui compte quelque 15 000 habitants, peinait à surmonter la récente crise économique. Les commerces fermaient les uns après les autres, la valeur des maisons déclinait et de plus en plus de résidents devaient sortir de la région pour se chercher du travail. Le climat général était plutôt morose. Lassés d’attendre une aide gouvernementale pour relancer l’économie, des citoyens ont développé un projet expérimental au potentiel rassembleur, puisque basé sur un besoin commun à tous: la nourriture.

Aujourd’hui, la rue principale regorge de potagers. Les écoles ont les leurs; le poste de police, la bibliothèque, l’hôpital et l’hôtel de ville aussi. L’école secondaire aura son centre aquaponique, qui combine la culture de légumes et l’élevage de poissons. Les aînés offrent des formations aux plus jeunes sur la fabrication de confitures et de conserves. Des amitiés se créent et les échanges de connaissances vont au-delà de la nourriture. Un dynamisme nouveau anime désormais la petite communauté.

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale. Des artisans de Todmorden créent de nouveaux produits qui se distinguent à l’échelle internationale, comme des fromages et de la saucisse de haute qualité. Les restaurateurs et les commerçants affirment qu’ils bénéficient eux aussi du phénomène. L’objectif ultime du programme Incredible Edible est de rendre Todmorden autosuffisante en matière d’alimentation d’ici 2018. La vidéo ci-dessous (en anglais) explique le concept et illustre le virage entrepris par cette petite ville du nord de l’Angleterre.

Source: Vimeo

Ce mouvement est bien en phase avec les préoccupations actuelles. Les touristes s’intéressent à ces initiatives et sont interpellés par la découverte de milieux de vie novateurs et empreints d’une vision. L’office de tourisme propose d’ailleurs de découvrir Todmorden par la route verte (Green-Route – voir l’image ci-dessous), un circuit balisé qui relie les sites de production locale.

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Source: Incredible Todmorden

Greensburg reconstruit «LEED»

On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED par habitant au monde!

En mai 2007, une petite ville (moins de 800 habitants) du Kansas est démolie à 95% par l’une des tornades les plus dévastatrices qu’ont connues les États-Unis. Après la tempête, la communauté prend la décision de reconstruire de façon durable. On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) par habitant au monde! Le virage vers un développement plus durable a eu un effet d’entraînement sur l’ensemble de la collectivité. Les bâtiments municipaux, des industries, des commerces et même des résidences sont certifiés selon la norme environnementale LEED.

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Greensburg, 12 jours après le passage de la tornade – Source: FEMA

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La reconstruction – Source: Greensburgks

Des touristes viennent spécifiquement visiter Greensburg pour découvrir ses installations vertes. L’office de tourisme et d’autres organismes locaux ont d’ailleurs développé des outils pour ces visiteurs, tels qu’un guide de la ville qui met de l’avant les efforts en développement durable réalisés à la suite de la tornade. Le GreenTour, une initiative de l’organisme Greensburg GreenTown, présente chacun des principaux bâtiments et leurs particularités durables à l’aide de symboles, illustrés ci-dessous.

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Source: Greensburg Green Town

De beaux projets au Québec

Les inondations de 2007 en Gaspésie ont rudement éprouvé la petite communauté de Rivière-au-Renard. De plus, la «Capitale des pêches» du Québec souffre aujourd’hui de la décroissance des activités de pêche commerciale. La municipalité compte néanmoins miser sur cette appellation pour se positionner sur le plan touristique et se refaire une beauté. Dans cette optique, le Groupe IBI/DAA a soumis un projet d’aménagement à la Corporation de développement de Rivière-au-Renard, un plan qui a d’ailleurs remporté un prix d’excellence de l’Association des architectes paysagistes du Canada (voir l’image ci-dessous). La Ville de Gaspé, dont fait partie Rivière-au-Renard, doit maintenant trouver le financement de 16 millions de dollars pour réaliser ce plan.

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Source: AAPC CSLA

Le centre-ville de Lac-Mégantic doit être reconstruit à la suite de la catastrophe ferroviaire de juillet 2013. Des projets sont en développement et l’attractivité touristique semble figurer parmi les objectifs. Souhaitons que ce renouvellement se réalise autour d’une vision rassembleuse qui permettra de panser les profondes blessures tout en offrant un nouveau départ.

Image à la une: © Arthur Edwards pour Incredible Edible Todmorden

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Produits et activités Tendances

La Jeune Rue, nouveau concept urbain

La Jeune Rue regroupe 36 commerces de proximité (boucherie, marché couvert, restaurants, fromagerie, etc.), une galerie d’art et un cinéma. L’idée était de créer un espace inédit, où les citoyens et les visiteurs peuvent avoir accès à des produits biologiques tout en admirant une architecture unique.

Ce nouveau projet permet de répondre à une volonté de mieux vivre en ville. Pour les concepteurs, l’urbanité ne devrait pas être un rempart à la rencontre sociale ou à la consommation raisonnée. Ainsi, la démarche ne se limite pas à un retour à une consommation plus traditionnelle; La Jeune Rue apporte une réponse à plusieurs problématiques d’actualité: valorisation du terroir, sauvegarde des savoir-faire ancestraux, liens entre la ville et les champs, soutien des paysans soucieux de l’environnement, maintien d’une vie de quartier, etc. Bref, La Jeune Rue bouleverse l’idée d’un espace urbain statique, difficilement transformable, et laisse rêveur quant aux possibilités de bonification des villes…

 

Image à la une : UrbaNews.fr

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Produits et activités

Le tourisme géologique en pleine expansion

Le géoparc comme outil de développement touristique du territoire

chaque géoparc doit être formé d’un patrimoine géologique exceptionnel du point de vue scientifique, esthétique ou éducatif

Le géoparc permet la structuration de l’offre touristique autour d’un thème central: le géotourisme. Créé en 2004 grâce à l’appui de l’UNESCO, le Réseau mondial des géoparcs nationaux, qui compte actuellement 100 sites répartis dans 29 pays, vise à reconnaître et à mettre en valeur le patrimoine géologique d’un territoire à l’échelle internationale. La charte sur laquelle il repose mentionne que chaque géoparc doit être formé d’un patrimoine géologique exceptionnel du point de vue scientifique, esthétique ou éducatif. Il peut aussi inclure un intérêt archéologique, écologique ou culturel, et doit absolument s’inscrire dans une stratégie de développement économique durable.

Des exemples venus de plusieurs coins du monde

CN_Geotourisme_image1À l’international, le géoparc Rokua s’étend sur 1326 km² et englobe le parc national Rokua, établi en 1956 en Finlande. Ce territoire nordique se caractérise par diverses formations géologiques inhabituelles qui remontent à une période de glaciation, comme des crêtes glaciaires ou des marmites de géants. Traversé par un réseau de sentiers de randonnée et de pistes de ski, le parc est aussi réputé pour ses eskers et ses dunes. En plus de son environnement incomparable, le géoparc raconte l’histoire d’un village préhistorique et de sa culture. Depuis sa création, la région a connu un nouvel essor touristique et attire de plus en plus de voyageurs venus des quatre coins du monde, grâce à divers projets qui ont permis au géoparc, entre autres, de renforcer sa présence sur le Web et de promouvoir son image de marque. 

Le géoparc Stonehammer, au Nouveau-Brunswick, a été le premier d’Amérique du Nord à faire partie du Réseau mondial. Il couvre 2500 km2 et comprend près de 60 sites géologiques et dépôts de fossiles importants, dont une douzaine sont accessibles au public. Ils englobent des lieux d’un intérêt particulier sur le plan scientifique, des parcs publics, des paysages urbains, des musées et des expositions. Ce programme unique de promotion de l’exceptionnel patrimoine géologique du Nouveau-Brunswick a reçu le Prix de l’innovateur de l’année 2011, dans le cadre de la remise des Grands prix du tourisme canadien. Stonehammer est une organisation appuyée par une communauté qui rassemble des propriétaires de sites, des exploitants touristiques, des particuliers et d’autres parties intéressées.

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Source: Discover Saint-John

En novembre 2012, plusieurs gens d’affaires de Percé se sont réunis afin de créer la coopérative du géoparc de Percé, dans le but d’adhérer au Réseau mondial des géoparcs nationaux de l’UNESCO. Ils visent ainsi à redonner ses lettres de noblesse à la municipalité et à insuffler de la vigueur à son industrie touristique, entre autres en développant des sentiers et un centre d’interprétation au cœur du mont Sainte-Anne.

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Sans être un géoparc à proprement parler, le parc national de Miguasha, site naturel du patrimoine mondial, permet à ses visiteurs de découvrir la vie comme elle existait il y a 380 millions d’années, à travers des poissons et des plantes fossiles. Le patrimoine naturel – falaise fossilifère composée de deux formations géologiques – y côtoie le patrimoine culturel – héritage autochtone toujours présent. De plus, la visite du musée d’histoire naturelle offre aux visiteurs une expérience scientifique extraordinaire.

L’aménagement des sites

L’aménagement des sites géologiques constitue une manière de les valoriser. De nos jours, les infrastructures mises en place visent l’observation des lieux sans leur dégradation

L’aménagement des sites géologiques constitue une manière de les valoriser. De nos jours, les infrastructures mises en place visent l’observation des lieux sans leur dégradation : des sites paléontologiques ont été recouverts de vitres de protection pour permettre au randonneur de découvrir des fossiles, une passerelle transparente s’avance au-dessus du Grand Canyon, une plateforme jetée au-dessus du vide offre une vue sur la «ligne», accident tectonique séparant les Alpes du Nord de celles du Sud. Bien que ces outils soient onéreux, des recherches réalisées sur 10 sentiers thématiques en Suisse ont montré que les retombées pouvaient atteindre 50 fois la somme investie.

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Les circuits et géoroutes

En 2012, le Chablais est devenu le 4e géoparc français. Unique d’un point de vue géologique, la région raconte, sur 50 km, l’histoire de la formation des Alpes, qui remonte à 250 millions d’années. Sa géoroute permet la mise en réseau, l’aménagement et l’interprétation de plus d’une vingtaine de sites géopatrimoniaux emblématiques du Chablais. À partir de panneaux d’information, le visiteur peut s’approprier l’histoire des lieux.

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La route géologique transpyrénéenne, comme son nom l’indique, traverse les Pyrénées à partir de Bélair, en France, jusqu’à Riglos, en Espagne. L’itinéraire comprend 25 arrêts facilement accessibles, aménagés en bord de route avec des panneaux explicatifs bilingues (français et espagnol), qui racontent, sur 200 km, l’histoire de la formation de cette chaîne de montagnes vieille de 400 millions d’années. Un guide comportant des informations complémentaires ainsi qu’un jeu-questionnaire ludique peut être téléchargé à partir du site Web de la route. 

SuisseMobile, le réseau pour la mobilité douce, qui vise à rendre une foule d’activités accessibles de manière non motorisée, a mis sur pied une géoroute pour les cyclistes, qui se traverse en deux étapes principales. Le trajet s’effectue à travers l’un des derniers deltas naturels et franchit un jardin de blocs erratiques qui montre les traces laissées par le glacier du lac de Constance.

Les événements

Créer un événement favorise l’attractivité de la destination, mobilise de nombreux acteurs et procure des retombées directes et indirectes. Voici quelques exemples:

Régions du Québec, laissez-vous inspirer par ces exemples, et ceux du cahier «Tourisme géologique» de la Revue Espaces, pour mettre en valeur et préserver le géopatrimoine de la province!

– Image à la une ©Stockvault

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

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Produits et activités

Petites et moyennes stations de montagne: vers l’aventure durable

Défis de développement du tourisme hivernal propres aux régions

Le développement du tourisme hivernal est source de nombreux défis pour les communautés rurales et les gestionnaires de petites et moyennes stations de montagne. Voici quatre de leurs principaux enjeux et possibilités:

1)    La diversification de l’économie locale, l’étalement de la saison touristique et la revitalisation de la région

Plusieurs destinations rurales, en raison d’une forte saisonnalité, cherchent à étaler leur saison touristique par la mise en valeur du tourisme hivernal. Cela peut engendrer des résultats tangibles pour les entreprises et les communautés locales: optimisation des infrastructures de service, création d’entreprises et d’emplois, prolongation de la période de travail, etc.

2)    Un développement des domaines skiables qui prend en compte les conséquences des changements climatiques sur le milieu montagneux

Avec l’accentuation des changements climatiques et la fragilité des écosystèmes montagneux, certains gestionnaires de stations de montagne cherchent à réduire la coupe d’arbres, les pratiques d’excavation et les nouvelles constructions. Ceux-ci peuvent également choisir de limiter le nombre de visiteurs par groupe de même que l’accès à certaines zones plus sensibles, réduisant ainsi la pression touristique sur le territoire.

3)    L’adaptation à une clientèle de montagne changeante par le développement de créneaux prometteurs

Les touristes sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales, recherchent constamment de nouveaux défis et accordent une importance particulière à l’authenticité des lieux fréquentés. Comme l’achalandage des stations québécoises a diminué de 5% depuis 2000 (voir le graphique 1) et d’autres activités de montagne gagnent en popularité (raquette, ski hors-piste, ski de fond, etc.), les petites et moyennes stations complètent leur offre par des produits de niche à fort potentiel.

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4)    La mobilisation des acteurs autour d’une vision commune du tourisme hivernal

Inscrire les projets de développement dans le cadre d’une réflexion globale, durable et mobilisatrice des acteurs sectoriels et gouvernementaux est un excellent moyen de faciliter leur mise en œuvre et d’assurer un positionnement efficace de la destination. Selon le plan de développement des activités hivernales de la Coopérative de solidarité et de développement récréotouristique des Chic-Chocs (ou COOP Accès Chic-Chocs), les principaux enjeux devant être traités sont:

  • l’accessibilité au territoire;
  • les autorisations et partenariats d’affaires;
  • le soutien et la coordination de la mise en marché;
  • le financement des investissements;
  • l’accompagnement et la formation des promoteurs;
  • la coordination du transport des clientèles;
  • la sensibilisation des intervenants publics au développement du secteur privé.

La France constitue un bon exemple dans ce sens. L’espace valléen du Beaufortain-Val d’Arly a instauré une convention de stations durables afin d’avoir une vision à long terme du développement touristique des stations et massifs de montagne. Pour sa part, le département de l’Isère propose aux stations de signer et de cofinancer des contrats pour la mise en place d’activités touristiques autres que le ski traditionnel.

Le ski hors-piste guidé: une approche durable de la montagne

SnowSports Industries America souligne que 20% des skieurs et planchistes américains sont allés sur des parcours hors-piste en 2012/2013

Bien qu’il comporte certains risques, le ski hors-piste guidé combine à la fois le respect de l’environnement montagneux, la formation et l’éducation des adeptes ainsi qu’une expérience unique mettant en valeur les panoramas d’un territoire. SnowSports Industries America souligne que 20% des skieurs et planchistes américains sont allés sur des parcours hors-piste en 2012/2013 (soit plus de 5 millions de personnes), et les fabricants d’équipements de ski notent une croissance rapide de ce segment lors des cinq dernières années (voir la vidéo ci-dessous). Ce créneau tend aussi à se démocratiser avec le développement d’une variété d’offres répondant aux besoins de différents niveaux d’expertise.

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Source: ESPN Video

Quatre entreprises de la Haute-Gaspésie (Vallée Taconique, Ski Chic-Chocs, Vertigo Aventures et Chic-Chac) misent exclusivement sur la pratique du ski hors-piste guidé dans des domaines exclusifs. La coopérative de solidarité et de développement récréotouristique des Chic-Chocs les accompagne d’ailleurs dans l’aménagement durable et sécuritaire de leurs activités. En plus de limiter le nombre de visiteurs par jour sur le site, ces stations contribuent à la dynamisation et à la vitalité de la région, principalement par la création d’entreprises, l’embauche de guides locaux ainsi que l’éducation et la formation des adeptes sur les risques de cette pratique.

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Source: Chic-Chac

Le ski de randonnée et le ski-raquette: des pratiques écotouristiques

la vente de peaux d’ascension a plus que triplé dans les sept dernières années.

Le ski de randonnée avec peaux adhésives et le ski-raquette (ski Hok) sont deux activités hybrides qui permettent à leurs adeptes d’alterner ascension et descente de la montagne. Puisque la montée se fait à l’aide de peaux de phoque fixées sous les skis, ces deux pratiques écotouristiques permettent aux stations ou domaines de minimiser la construction de nouvelles infrastructures ou l’utilisation de véhicules à essence. Aux États-Unis, où la vente de peaux d’ascension a plus que triplé dans les sept dernières années (voir le graphique 2), de plus en plus de destinations développent des politiques et des procédures afin d’accommoder les Uphillers (Arapahoe Basin, Crested Butte, Sugarloaf Mountain Resort).

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Le Parc régional de Val-d’Irène, en Gaspésie, est en train de mettre en place un secteur entièrement consacré à cette clientèle. Lauréate du grand prix du concours des Dragons du Ski pour le projet le plus novateur, durable, rentable, faisable, viable et rayonnant pour sa région, l’entreprise veut ainsi diversifier sa clientèle, en plus d’augmenter considérablement l’offre de services de la montagne (passant de 60 à plus de 120 jours de disponibilité). Le parc travaille aussi en étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, l’Association des stations de ski du Québec ainsi que d’autres acteurs clés pour la réalisation de ce projet.

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Source: Val-d’Irène

L’approche durable des activités de montagne prend de l’ampleur chez les gestionnaires de stations. Malgré les défis auxquels ils doivent faire face, cette tendance ne semble pas vouloir s’essouffler!

 

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

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Marketing Tendances

#JeudiTourisme 2013: Local, collaboratif, responsable

Les voyageurs veulent vivre des expériences authentiques, des rapprochements avec la communauté locale ainsi qu’avec leurs pairs, tout en minimisant leur empreinte écologique. Aidé par les médias sociaux et la technologie mobile, ce phénomène donne lieu à une multiplication des plateformes collaboratives et à des initiatives visant une consommation plus responsable.

Les secrets bien gardés de l’Islande

L’Islande invite les visiteurs et résidents à partager leurs coups de cœur sur les médias sociaux en utilisant le mot-clic #icelandsecret. On peut prendre connaissance de ces secrets partagés sur le site de l’organisme de promotion de la destination Inspiredbyiceland (voir la vidéo ci-dessous).

WestJet sur Songza

Le transporteur aérien WestJet rend disponibles des sélections musicales sur la plateforme Web de partage de musique Songza. Des collaborateurs mais aussi les clients peuvent alimenter la banque et proposer des listes de lecture.

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Source: http://songza.com

L’échange de nuitées entre particuliers

Accueillir des visiteurs, cumuler des nuitées, puis les échanger contre des séjours chez d’autres membres de la communauté, voilà ce que propose le réseau Cosmopolit Home. Les membres peuvent voyager à travers le monde et être hébergés gratuitement, selon le nombre de visiteurs qu’ils ont d’abord accueillis chez eux. La vidéo ci-dessous explique clairement le concept.

Crowdsourcing au Chicago History Museum

En octobre dernier, le Chicago History Museum lançait un appel à tous afin d’obtenir des suggestions pour de futures expositions. Les gens étaient ensuite invités à voter sur Facebook pour le sujet de leur choix.

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Source: facebook.com/chicagohistory 

Partir en voyage et louer sa voiture

Laisser sa voiture en location plutôt que payer un stationnement à l’aéroport, voilà ce que propose Carnomise, une plateforme de location de véhicules entre particuliers. Carnomise met en relation d’un côté le voyageur qui arrive à l’aéroport et, de l’autre, celui qui part en voyage et y laisse son véhicule.

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Source: http://www.carnomise.com/

Des chalets écologiques

Isolés avec de la paille, alimentés en électricité par des panneaux solaires, les chalets Solisterra, situés en Outaouais, offrent un milieu de vie sain, dépourvu de peinture et de matières plastiques.

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Source: www.solisterra.ca

Un concert alimenté par des vélos

Pour souligner les deux ans du V’Lille, le vélo en libre-service de la ville de Lille, en France, un concert «vélo-électrifié» a été mis sur pied. Quelque 200 cyclistes ont pédalé énergiquement afin de fournir en électricité le groupe pop-rock Velocity Bird.

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Source: www.lavoixdunord.fr 

 Merci @Chantalneault, @ClaudineBarry, @JDosReisPedro, @maylisavezina, @PierreCoronas, @TourOutaouais, @vincentleclerc7!

En savoir plus sur l’initiative #JeudiTourisme

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Segments de clientèles Tourisme durable

Les multiples visages de la consommation responsable

Si beaucoup de voyageurs se préoccupent de réduire leur impact négatif sur l’environnement, très peu sont prêts à renoncer complètement à leurs vacances. Au lieu de cela, ils recherchent des séjours plus responsables et exigent de la part des entreprises touristiques qu’elles prennent les devants en leur offrant des options durables et écologiques.

Des consommateurs durables aux profils variés

Selon une étude sur les attitudes, motivations et comportements des consommateurs en ce qui a trait à la consommation durable, réalisée par BBMG, GlobeScan et SustainAbility auprès de 6224 personnes réparties dans six marchés (Brésil, Chine, Allemagne, Inde, Royaume-Uni et États-Unis), il existe quatre segments de consommateurs durables (voir le graphique 1):

  • les malléables (37%)
  • les terre-à-terre (34%)
  • les indifférents (16%)
  • les défenseurs (14%)

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Les ardents défenseurs

Ce segment de clientèle plutôt urbain (52% d’entre eux vivent dans une grande ville) se fait un devoir d’acheter des produits socialement et écologiquement responsables, et il est prêt à payer un supplément pour de tels produits. Bien que ce groupe soit de petite taille, ses membres peuvent largement influencer les autres consommateurs en ayant recours aux médias sociaux pour partager leurs opinions:

  • 59% d’entre eux utilisent les médias sociaux régulièrement;
  • 25% se sont fait entendre sur une question environnementale;
  • 74% ont déjà encouragé les autres à effectuer des achats responsables.

Les malléables

Quoique matérialistes, ces consommateurs urbains aspirent à effectuer des achats durables: 82% d’entre eux se procureraient plus de produits durables pour une qualité comparable ou supérieure à celle de leur marque habituelle. Le style est important pour ces clients, qui sont plus susceptibles que tout autre groupe d’essayer de nouvelles choses.

Les terre-à-terre

Ils tardent à acheter des produits durables car ils sont découragés par les prix souvent plus élevés, et ils s’avèrent généralement sceptiques devant les revendications sociales et environnementales des entreprises. Pour ces terre-à-terre, les bénéfices sociaux et environnementaux sont perçus comme des «ajouts superflus»; ils ne sont tout simplement pas à la recherche d’options viables. Les récompenses ou les promotions peuvent être un moyen de les initier à de nouveaux produits ou services.

Les indifférents

Ce sont les moins urbains de tous les segments de consommateurs durables: 60% habitent en banlieue, dans une petite municipalité ou en zone rurale. Individualistes, les indifférents ressentent peu de responsabilité envers la société, et seulement un sur quatre se sent coupable de son propre impact sur l’environnement. Ils sont également sceptiques au sujet des revendications vertes des entreprises.

Des hôtels verts pour ardents défenseurs

Les produits conçus avec des matériaux durables, recyclés ou fabriqués de manière écologique s’avèrent particulièrement attrayants pour les défenseurs engagés parce qu’ils correspondent à leur système de valeurs. C’est le cas de l’hôtel-boutique de luxe Shore Hotel Santa Monica, en Californie, ouvert depuis octobre 2011 et qui a reçu la certification LEED Or. Le bâtiment a été conçu pour être aussi durable et respectueux de l’environnement que possible, avec sa structure en acier inoxydable et en grès local, son éclairage à DEL à faible consommation d’énergie et ses équipements de plomberie à faible débit, qui réduisent considérablement la consommation d’eau. Il se distingue aussi par sa conciergerie verte, une ressource unique et novatrice qui conseille la clientèle sur tout ce qui a trait au respect de l’environnement dans la région: activités, services, spas, transport, vie nocturne, etc. L’Écol’Hôtel K, qui verra le jour à Trois-Rivières, sera le premier hôtel-école canadien entièrement rénové selon les principes du développement durable, afin d’atteindre la certification LEED Or.

CN_Consommation_responsable_image_1Le Green Leaf Inn, quant à lui, se targue d’être le premier hôtel à consommation énergétique nette zéro en Amérique du Nord: il générera plus d’électricité qu’il n’en consommera, et ce, dès son ouverture à la fin de l’année. Cet hôtel de charme situé à Delavan, au Wisconsin, comprendra un système de traitement des eaux usées et de collecte des eaux pluviales, une éolienne ainsi que des panneaux solaires multiples. Des codes QR permettront aux clients d’en apprendre davantage sur les initiatives vertes de l’hôtel.
En plus de son engagement écologique à réduire sa consommation d’énergie et d’eau, à effectuer un tri sélectif des déchets, ainsi qu’à utiliser des produits d’entretien et de rénovation des chambres respectueux de l’environnement et de la santé, le Solar Hôtel, à Paris, tend vers un militantisme social qui pourrait très bien plaire aux touristes engagés:

  • engagement en faveur des jeunes en difficulté;
  • sensibilisation des jeunes étudiants en hôtellerie à la défense de l’environnement;
  • accueil de stagiaires handicapés;
  • accueil permanent et gratuit d’artistes.

Des hôtels emblématiques pour touristes malléables
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Des produits écologiques immédiatement reconnaissables par leur design et leur originalité peuvent plaire aux consommateurs malléables. C’est le cas de l’hôtel B3 de Bogota, qui ne passe pas inaperçu avec son mur végétalisé de huit étages, composé de plus de 25 000 plantes, dont 40% sont des espèces indigènes de Colombie. Ce jardin vertical, qui orne l’extérieur du bâtiment, contribue à l’isolation de l’hôtel et à la réduction de la pollution.

Le Tubohotel, constitué de 20 chambres faites de tuyaux en béton recyclés empilés pour former deux mini-pyramides, ou encore le complexe hôtelier Ariaú Amazon Towers, érigé au faîte des arbres de la forêt amazonienne, représentent deux autres beaux exemples d’hébergement durable emblématiques.

Des visites guidées hors des sentiers battus                                    
CN_Consommation_responsable_image_3Bien souvent, les voyageurs éthiques adoptent également un comportement socialement responsable, citoyen et tourné vers autrui. Ils souhaitent vivre des expériences touristiques qui leur confèrent l’impression de redonner à la communauté ou aux gens visités. Pour répondre à ce besoin, une véritable tendance touristique a vu le jour dans les grandes villes: les visites guidées avec un sans-abri À Londres, les Unseen Tours, mis sur pied par The Sock Mob, un réseau de bénévoles œuvrant auprès des sans-abri, propose quatre visites guidées différentes qui combinent l’histoire de la ville et des anecdotes sur la vie dans la rue. Les Secret City Tours, qui ont vu le jour en avril 2013, ont recruté leurs guides parmi les camelots de The Big Issue, un magazine vendu par les itinérants. Ces derniers ont ensuite été formés par les membres d’une troupe de théâtre locale. L’entreprise la plus récente, Hidden City Tours, a initié des démunis de Barcelone à l’art du guidage (lire aussi: Des visites guidées originales).

Les exemples sont multiples, les types de consommateurs également. En comprenant mieux leurs aspirations et leurs actions, les acteurs du tourisme peuvent repenser leurs produits pour en tenir compte, tout en imaginant un avenir plus responsable.

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Produits et activités Transport

Les véhicules électriques hors des sentiers battus!

La présence de moyens de transport électriques dans les destinations de plein air répond essentiellement à quatre objectifs intimement liés à certaines tendances observables en tourisme:

  1. Réduire ses émissions de gaz à effet de serre: les voyageurs accordent de plus en plus d’importance à la pratique d’activités écoresponsables lors de leur voyage (lire aussi: Le tourisme d’aventure sur la voie durable).
  2. Rendre son territoire accessible aux personnes à mobilité réduite: Kéroul souligne que le marché touristique des personnes à capacité physique restreinte représente 15% de la population du Québec et ira en augmentant dans les prochaines années, en raison du vieillissement de la population (lire aussi: Concevoir et organiser des visites adaptées aux clientèles en situation de handicap).
  3. Rendre accessibles les secteurs nécessitant une bonne condition physique ou interdits aux véhicules motorisés: on constate un intérêt grandissant des touristes pour le cyclotourisme (lire aussi: Cyclotourisme: l’offre s’organise!). Cependant, le dénivelé montagneux de certains secteurs peut constituer un obstacle pour les amateurs d’aventure douce.
  4. Développer des produits touristiques originaux, avant-gardistes et uniques: les modèles de véhicules électriques évoluant très rapidement, certaines destinations les achètent dans le but de diversifier leur offre et de se distinguer des concurrents. Ces produits innovants peuvent contribuer à générer du bouche à oreille sur la destination (lire aussi: Le marketing par le bouche à oreille: comment faire parler vos clients!).

Voici maintenant quelques exemples d’utilisation en milieu naturel de ces véhicules électriques par des entreprises touristiques.  

Le vélo à assistance électrique

Déjà bien présent dans certains milieux urbains, le vélo à assistance électrique (VAE) est de plus en plus populaire dans la nature. Doté d’une batterie électrique et d’un petit moteur, il permet à l’usager de choisir le niveau d’assistance désiré, selon ses besoins. Cet appareil a pour principal avantage de réduire les efforts liés à la pratique du vélo, en plus d’être silencieux et écologique ainsi que d’encourager la pratique d’activités de plein air.

Dans le massif du Mont-Blanc, quatre stations de montagne proposent des itinéraires thématiques en vélo électrique de randonnée (VER), que ce soit pour une visite culturelle ou pour la découverte des paysages et des villages montagneux de la région. Au moment de la location, un carnet de route est prêté aux randonneurs afin qu’ils aient un aperçu des itinéraires disponibles. De plus, les touristes peuvent télécharger l’application eRando, qui leur fournit du contenu informatif en lien avec les principaux centres d’intérêt situés le long du parcours. S’ils le désirent, les clients peuvent aussi se faire accompagner d’un guide.

Vélo Électrique de Randonnée dans le Val d'Arly

Source: Val d’Arly, Mont-Blanc, ©Office de Tourisme du Val d’Arly

Le Segway tout terrain!

Segway a développé le modèle X2, conçu pour le hors-route et les sentiers en forêt. Quelques destinations proposent aux touristes – qui doivent au préalable suivre une courte formation – des tours en forêt à bord de ces véhicules originaux et sans émission de CO2. À titre d’exemple, le Blue Mountain Resort, en Ontario, propose des excursions guidées jusqu’aux escarpements du Niagara. D’autres destinations nord-américaines offrent le même type de produit, comme le Camelbeach Waterpark, en Pennsylvanie, et la station de montagne Snowshoe, dans l’État de Virginie-Occidentale.

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Source: Snowshoe Resort, West Virginia, ©Philip Duncan

Dans le cadre de son programme de gestion environnementale, la Sépaq se tourne de plus en plus vers les véhicules électriques dans ses parcs. Par exemple, la station touristique Duchesnay, située dans la région de Québec, possède une douzaine de Segway XT et offre à sa clientèle une expérience guidée en nature.

Quad, safari et patrimoine?

Situé à Montebello, le Camp Explora propose aux couples et aux familles une expérience «safari mystère» à bord d’un quad électrique. Muni d’un iPad et accompagné de son copilote, le participant sillonne les sentiers boisés à la recherche d’une multitude d’indices permettant la résolution d’énigmes et la découverte des secrets du club disparu de Montebello! Cette activité durable et silencieuse favorise l’observation de la faune et de la flore du secteur, en plus d’encourager l’exploration du patrimoine local. Voilà une expérience innovante qui peut être pratiquée été comme hiver et permet aux visiteurs d’atteindre des secteurs difficilement accessibles par d’autres moyens de transport.

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Source: Camp Explora

Des véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite

Développé principalement pour les personnes à mobilité réduite, le quad VTT électrique permet de se balader en forêt de façon sécuritaire et durable. L’entreprise française Mobile Dream, qui fabrique ce véhicule, a conçu un siège réglable et adaptable à différentes morphologies, ainsi que deux ailes de transfert permettant aux personnes à mobilité réduite de facilement prendre place dans le véhicule depuis leur fauteuil roulant.

Dans la base d’activités nature d’AF Organisation, en France, de nombreux quads électriques sont disponibles en location. L’un d’entre eux est d’ailleurs équipé de poignées «tétra», spécifiquement conçues pour les personnes plus limitées physiquement. Des excursions guidées pour les enfants, la famille, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite sont offertes. Des parcours particuliers ont été créés pour les amateurs de sensations fortes, les adeptes de nature et de patrimoine, ou pour l’observation du lever du soleil.

Le Network Carradale, un centre touristique écossais, offre pour sa part la location de scooters électriques pour la visite de ses forêts, permettant ainsi aux personnes âgées ou à mobilité réduite d’accompagner leur famille dans de longues randonnées pédestres.

Pendant que les destinations cherchent de nouvelles façons d’intégrer ces véhicules électriques dans leur offre, les fabricants ne cessent d’innover. Quels seront les prochains bolides électriques qui se retrouveront dans les sentiers boisés du Québec?

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Ailleurs dans le monde Tendances

Pour des villes plus vertes et plus humaines

Les cyclistes et les piétons dépensent autant sinon plus que les automobilistes

Plusieurs études démontrent que les consommateurs qui se déplacent à pied, en vélo ou en transport en commun génèrent autant de revenus pour les commerces que ceux qui s’y rendent en voiture. Ces derniers achètent en plus grande quantité, mais les piétons et les cyclistes reviennent plus souvent.

Une étude réalisée à l’université d’État de Portland démontre même qu’ils dépensent davantage dans les bars et les restaurants, par mois, comparativement aux automobilistes. Enfin, une autre enquête du Department of Transportation (DOT) de New York révèle que les pistes cyclables en site propre aménagées sur les 8e et 9e avenues ont entraîné une croissance de 49% en ventes au détail dans les commerces qui y sont situés.

Retour aux sources

Nous sommes tous des piétons à la recherche d’opportunités. Il peut s’agir d’une vitrine, de détails architecturaux ou d’animations dans un café. D’instinct, certains aménagements nous rassurent. Le son apaisant que procure une fontaine nous rappelle l’importance de l’eau dans notre survie. Nous cherchons du confort, comme la possibilité de nous asseoir, de l’air frais et de la végétation. Les structures à échelle humaine nous mettent plus à l’aise. Mais surtout, nous voulons voir d’autres personnes, parce que l’humain est un être foncièrement social. Voilà quelques-uns des grands constats énoncés par l’architecte David Sim, de la renommée firme Gehl Architects, lors de la conférence qu’il donnait au printemps dernier en collaboration avec le Centre d’écologie urbaine de Montréal. Il a également présenté quelques exemples de villes inspirantes en matière de déplacements actifs et d’aménagements qui contribuent à l’animation urbaine.

Copenhague

À Copenhague, la circulation automobile a en 1962 été interdite de façon permanente sur la rue Stroget, qui est ainsi devenue la première rue piétonne d’Europe. Le nouveau port – Nyhavn – s’est aussi vu retirer 60 places de stationnement, ce qui permet à quelque 600 piétons d’apprécier le canal. Ces initiatives controversées, surtout pour l’époque, ont mené à la création de deux lieux vibrants qui sont aujourd’hui des icônes du Danemark. La ville est reconnue pour son avant-gardisme en matière de mobilité active et de dynamisation de la vie urbaine.

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Nyhavn – Source: Trekking the Planet

Mentionnons, d’abord, les aménagements et une véritable culture du vélo, qui pousse 36% de la population à pédaler pour ses déplacements quotidiens, une proportion qui pourrait monter jusqu’à 50% en 2015. La vidéo suivante, publiée sur le site Visit Copenhagen, illustre, de façon amusante, la place qu’occupe le vélo au Danemark.

 

 Source : Youtube

Des initiatives diverses incitent les gens à sortir, à vivre dehors (voir les images ci-dessous).

  • Le port comprend 4 piscines extérieures.

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Source: AirLiners

  • Des restaurants fournissent des couvertures aux clients de leur terrasse.

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Source: Eve Anderson

  • On pédale, été comme hiver; les pistes cyclables sont déneigées.

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Source: Copenhagenize

Melbourne

En Australie, Melbourne a fait l’objet d’un important programme de revitalisation auquel la firme Gehl Architects a participé. Le rapport Places for People, réalisé en 2004, révèle que la ville est passée d’un lieu sous-utilisé et inhospitalier à un endroit animé et charmant 24 heures durant. Des travaux d’aménagement majeurs se déroulent depuis le milieu des années 1990, afin de rehausser la qualité de vie et de rendre la ville plus attrayante, en offrant notamment à la population davantage d’occasions de socialiser. Entre 2001 et 2011, le nombre de visiteurs internationaux y a crû de 60%, comparativement à 20% pour l’ensemble de l’Australie. L’étude démontre que Melbourne a connu une croissance de:

  • 71% en espaces publics sur les rues et dans les squares de 1994 à 2004;
  • 275% du nombre de cafés et de restaurants entre 1993 et 2004.

L’image ci-dessous résume les grands thèmes d’améliorations apportées dans la ville.

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Source: Places for People

Parmi les actions prioritaires menées à Melbourne, soulignons:

  • la transformation d’un réseau de ruelles en corridors commerciaux attrayants et sécuritaires;

CB_Villes_plus_vertes_plus_humaines_image_6Source: Places for People

  • le réaménagement des rues avec de larges trottoirs bordés d’arbres, de végétaux et de mobilier urbain.

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Source: Places for People

New York

En 2007, le maire Bloomberg déclare vouloir faire de New York une ville plus durable. L’un des défis est le développement d’un environnement urbain où les rues et places publiques sont transformées en lieux conviviaux pour tous. Pour convaincre la population et surtout les commerçants des bienfaits de la piétonnisation de certains lieux et des aménagements favorisant la mobilité active, le DOT de New York met sur pied de nombreuses initiatives, temporaires et permanentes, dont:

  • Summer Streets: Pendant trois samedis consécutifs, quelque 11 km de rues sont mis à la disposition de tous afin de jouer, de courir, de marcher ou de pédaler (voir la vidéo ci-dessous);

 

Source: Youtube

  • Public Plazas: Création de places publiques piétonnes (23 réelles et 26 à venir) à partir d’espaces sous-utilisés. Le projet pilote d’espace temporaire à l’usage des piétons créé en 2009 à Times Square prendra la forme d’un aménagement permanent;

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Source: Project for Public Spaces

  • Street Seats: Ce programme offre un espace public temporaire équipé de quelques places assises, conçu avec un souci du design pour les lieux où aucun mobilier n’est disponible pour s’asseoir. Ces aménagements peuvent occuper des espaces de stationnement.

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Source: DOT de New York

Des milieux urbains en santé

Depuis plusieurs années déjà, les tendances urbaines favorisent les aménagements à taille humaine, la mobilité active, les projets collectifs où le citoyen s’implique, ou encore les initiatives qui rehaussent la qualité de vie et resserrent les liens entre les gens d’un même quartier. L’agriculture urbaine, la planification collective (lire aussi: 12 tendances urbaines), la multiplication des offres de vélo et de voiture en libre-service (lire aussi: Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains), la création de places publiques et de zones piétonnes, voilà autant d’illustrations de cette propension à rendre les villes plus humaines, plus vertes et plus saines.

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.