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Tendances

Le foodsurfing, tendance de consommation collaborative

De quoi parle-t-on?

Le voyageur d’aujourd’hui, c’est bien connu, aime aller à la rencontre des communautés locales. Quoi de mieux que de partager un repas fait maison chez un résident de la destination visitée pour aller à la découverte d’une nouvelle culture et de ses traditions? C’est ce que proposent les plateformes de foodsurfing, qui s’inspirent du concept de couchsurfing. Elles sont destinées à réunir des inconnus autour d’une table en fonction de critères aussi variés que la localisation, le menu, la langue parlée ou les centres d’intérêt. Certains mettent l’accent sur la dimension culinaire, alors que d’autres misent plutôt sur la rencontre ou le caractère culturel de l’activité.

Les plateformes

Il existe plusieurs sites de foodsurfing comme Eatwith, VizEat, qui a acheté Cookening en février 2015, Feastly ou Voulezvousdîner, pour n’en nommer que quelques-uns. Ces plateformes Web mettent en relation hôtes et convives et règlent pour eux les questions pratiques de paiement en ligne et d’assurances.

Comment ça fonctionne? 

Sur le site Web VizEat, lancé au début de 2014 en France, les hôtes s’inscrivent gratuitement, proposent un menu et en affichent le coût. Ce dernier sera majoré d’un certain pourcentage perçu par le propriétaire du site de foodsurfing, de manière à ce que l’hôte reçoive 100 % du prix demandé. Par exemple, si l’hôte affiche un tarif de 20 $ par personne, le site le diffuse à 22 $, et gardera donc une commission de 2 $ pour avoir joué les intermédiaires entre l’hôte et l’invité, de même que pour sécuriser le paiement. Lorsque des invités sont intéressés par le repas affiché, l’hôte reçoit une demande de réservation qu’il peut accepter ou refuser. 

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Source : VizEat

Quant aux « vizEaters », ils y recherchent les repas offerts selon leur destination et leurs envies. Après avoir fait leur choix, ils font parvenir une demande de réservation à l’hôte, qui la validera en leur envoyant un courriel de confirmation. Au moment convenu, il accueille ses invités à sa table pour un repas convivial. À la suite du repas, chacun est invité à fournir son avis et une note mutuelle qui serviront aux prochains utilisateurs de la plateforme. Ils peuvent aussi épingler leurs photos sur Pinterest et les partager sur les réseaux sociaux.

VizEat est la plateforme la plus importante avec ses 1500 repas offerts par mois dans plus de 50 pays, dont 40 % en France (les deux tiers à Paris). L’Italie et l’Espagne enregistrent une croissance de 25 % de leur offre de repas.

Des thématiques variées 

Sur Voulezvousdîner, les offres sont rassemblées principalement par villes et par thématiques :

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Source : Voulezvousdîner

Des lieux parfois inusités

CookNmeet, quant à elle, propose des repas dans des lieux improbables de la capitale. Par exemple, une hôte journaliste offre de partager un dîner au sein des locaux d’une rédaction de presse, elle-même située dans les anciens Frigos de Paris; une autre, de pique-niquer sur un toit de Paris et une troisième, de partager un repas à l’intérieur de sa galerie d’art.

Des membres certifiés 

Mentionnons qu’avec Cookening, les hôtes sont triés sur le volet par l’équipe du site, qui vérifie leur sérieux et la qualité des mets proposés; même chose sur CookNmeet, CN_foodsurfing2qui affiche le label Cooker certifié (voir l’image) après avoir visité un hôte et s’être assuré qu’il respectait leurs standards de qualité et de sécurité. EatWith, fondé en 2010 à Tel-Aviv, est encore plus exigeant. Ses 500 hôtes répartis dans 30 pays sont scrupuleusement sélectionnés : seuls 3 ou 4 % des postulants sont retenus après avoir été visités à domicile par un membre de l’équipe. EatWith propose ainsi des repas concoctés par des professionnels, des semi-professionnels ou encore des chefs à domicile.

Le soutien de la communauté 

Les hôtes inscrits sur Cookening sont soutenus et accompagnés par un blogue qui dispense des conseils pour éviter les impairs lorsqu’ils reçoivent des Américains, des Italiens ou des Japonais, par exemple. Ce blogue est aussi l’occasion de dresser le portrait d’hôtes, de raconter des histoires et des expériences vécues et d’organiser des concours.

Concurrence déloyale?

À ce jour, le foodsurfing ne perturbe pas autant l’industrie touristique, les restaurateurs en particulier, que ne le font d’autres entreprises d’économie collaborative telles qu’Airbnb ou Uber, qui bousculent littéralement les façons de faire. Doit-on parler de concurrence déloyale, ou plutôt d’ajout à l’offre touristique d’une région ou d’une ville? Une chose est sûre, le foodsurfing répond au besoin d’authenticité, de personnalisation et de rencontre des touristes, le tout facilité par la technologie mobile et les réseaux sociaux.

 

Source de l’image à la une : http://atelierdunumerique.com/le-foodsurfing-sur-la-vague-du-succes/

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Tourisme durable

La campagne courtise les «foodies»

 

À l’occasion du 23e Nordic Symposium on Tourism and Hospitality Research, qui se déroulait à Copenhague les 2 et 3 octobre 2014, le tourisme gourmand a fait l’objet de nombreuses présentations. Voici les grandes lignes de deux d’entre elles, qui concernent plus particulièrement le développement des régions rurales grâce à l’agrotourisme.

 

La production écologique grâce au tourisme

Le chercheur suédois Jan Henrik Nilsson rappelle à quel point l’approvisionnement alimentaire constitue l’une des principales fonctions de notre société et de l’économie, et ce, de l’agriculture jusqu’à l’assiette. La production agroalimentaire de masse exerce une pression sur plusieurs plans, tels que la santé, l’environnement, les changements climatiques et le traitement des animaux. La production écologique contribue à rendre le système d’approvisionnement plus durable. Néanmoins, elle engendre une hausse des prix pouvant, de prime abord, décourager le résident en milieu rural dans son alimentation au quotidien.

Selon M. Nilsson, le tourisme peut être vu comme un moyen de favoriser la production écologique par la vente dans les marchés et les réseaux locaux d’alimentation et par la promotion de la gastronomie locale. Selon le chercheur, la clientèle touristique constitue un segment intéressant sur plusieurs plans, puisqu’elle:

  • possède un certain pouvoir d’achat;
  • est encline à payer davantage pour des produits de qualité;
  • fréquente les restaurants, les événements spéciaux, les marchés publics, etc.;
  • apprécie les restaurants qui privilégient des produits locaux et biologiques.

Le tourisme favorise l’innovation

Son étude, réalisée dans la province suédoise du Småland, laisse entendre également que le tourisme favorise l’innovation en alimentation. Selon M. Nilsson, les idées novatrices sont souvent inspirées de ce qui se fait ailleurs. De plus, les projets novateurs remportent souvent plus de succès auprès des visiteurs de la région plutôt qu’auprès des gens qui l’habitent, souvent plus conservateurs. On n’a qu’à penser à de nouvelles variétés de fruits et légumes, à des productions artisanales raffinées, comme des fromages ou des saucisses, à des méthodes de cuisson ou de préparation provenant d’autres pays, à des plats ancestraux revisités, etc. C’est pourquoi le chercheur estime que les touristes sont essentiels à la survie des petites entreprises liées à l’alimentation durable en milieu rural.

L’adoption de l’appellation «Gourmet»

Deux autres chercheurs, Henrik Halkier, du Danemark, et Laura James, de la Suède, ont étudié la synergie nourriture-tourisme et les stratégies de deux régions rurales qui se positionnent sur le marché des destinations gourmandes. L’étude analyse les régions d’East Suffolk, en Angleterre, et du North Jutland, au Danemark.

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Source: VisitNordjylland.com

Dans les deux cas, les motivations des intervenants (petites entreprises agroalimentaires, restaurants, hôtels et organisations de promotion touristique) et des paliers de gouvernement étaient de prolonger la saison touristique et de développer l’économie rurale. Au Danemark, la «nouvelle cuisine nordique», soit celle faite de produits frais et locaux, mise en vedette notamment par le célèbre restaurant copenhaguois Noma, était vue comme le moteur de la stratégie. Du côté de l’Angleterre, on met l’accent sur la provenance des produits et sur l’importance que cela représente pour le consommateur, aujourd’hui plus informé que jamais. Un tel positionnement présente des défis, dont ceux liés à l’évaluation des besoins en matière de production et de distribution des produits.

Le North Jutland a fait preuve de dynamisme en créant une image de marque liée au tourisme gourmand. Les organismes gouvernementaux ont soutenu différents événements à caractère culinaire. Le programme LEADER de la Commission européenne pour l’économie rurale a permis de lier des petits producteurs aux restaurateurs; ces derniers ont créé des plats à partir de produits locaux auxquels ils ont attribué des histoires pour ainsi profiter de l’engouement pour le storytelling.

Le terroir se fait appétissant

Les chercheurs le constatent, des destinations le mettent en pratique: les produits locaux et de qualité attirent les gens! De plus en plus de régions rurales organisent leur offre agricole et culinaire pour courtiser les visiteurs. La campagne Bon Appétit! Bon Appalachia! a pour but de valoriser les producteurs locaux les plus dynamiques. L’Appalachian Regional Commission et le Tourism Council, qui comprend des représentants de 13 États américains de la région des Appalaches, ont sélectionné quelque 650 destinations gourmandes localisables sur une carte interactive. La vidéo ci-dessous illustre la diversité de cette offre et l’esprit qui anime ce marché touristique.

 

Source: Youtube

L’organisme Berkshire Farm and Table fait la promotion de la culture culinaire locale de la région des Berkshires, dans le nord-est des États-Unis. En développement, le site Web présente des événements, publie un blogue avec des histoires liées à la nourriture locale, propose des circuits gourmands par thématique, dont les trois suivants:

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Source: Berkshire farm and table

Des régions européennes ont bâti leur réputation grâce à une forte culture de producteurs et d’artisans, mais des États américains comme l’Oregon et la Californie disposent désormais d’une image de marque liée aux découvertes culinaires, aux produits locaux de qualité. Voilà une façon tout à fait séduisante et responsable de découvrir la ruralité.

 

Image à la une: Berkshire Farm & Table

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Produits et activités

Le Bustronome, un circuit gourmand inusité

Le Bustronome est un concept novateur qui invite à la découverte de la gastronomie française à bord d’un bus à impériale entièrement réaménagé incluant une terrasse panoramique vitrée qui permet aux 38 voyageurs de profiter d’une vue à 360° de Paris. Ce restaurant original, qui parcourt la capitale selon différents itinéraires, propose de déguster un repas de qualité, de prendre un thé ou de faire une dégustation de vin, et ce, de jour comme de nuit. Une manière insolite et gourmande de découvrir Paris.

Image à la Une: © OTCP

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Marketing

Séduire la panse à l’australienne

La campagne «Restaurant Australia» part à la conquête de la cuisine de rue parisienne afin de promouvoir les expériences gastronomiques de l’Australie. Tourisme Victoria, en partenariat avec Etihad Airways, souhaite attirer l’attention avec son food truck rouge tapant et son chef Alexis Braconnier, ex-candidat de l’émission Top Chef. Celui-ci a sillonné les rues parisiennes du 12 septembre au 4 octobre dernier.

Pour mousser l’événement, Tourisme Australie lance l’opération «L’Australie s’invite à votre table», un concours de photos sur sa page Facebook qui permettra aux gagnants de remporter un voyage gourmand à Melbourne, capitale des amateurs de cuisine.

 

Image à la Une: Visit me Melbourne

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Hébergement Tendances

Les hôtels suivent la recette

Sans ceci et avec cela

Environ 12% de la population évite partiellement ou complètement de consommer du gluten; il s’agit de la première tendance culinaire au Canada. Les individus s’attendent donc, au restaurant, à retrouver des menus qui offrent une alternative. De plus en plus d’établissements s’adaptent; certains le mentionnent clairement à l’aide d’un label, et d’autres intègrent discrètement des plats sans gluten à leur menu. La formation des serveurs s’avère également nécessaire afin de bien renseigner la clientèle.

De plus en plus de gens surveillent également leur consommation de sel, de gras, de sucre, de lactose, de viande et d’additifs alimentaires chimiques. On cherche les aliments riches en fibres, en vitamines et en protéines qui ne sont pas d’origine animale. On réduit les portions et on valorise certains «super aliments» tels que le chou frisé (kale) ou le quinoa.

Pour répondre à cette demande, des restaurateurs envisagent d’afficher la valeur nutritive de leurs plats. Cela peut cependant s’avérer une tâche ardue, voire impossible pour les établissements de plus petite taille dont le menu change régulièrement.

Il y a plusieurs années, la chaîne Westin s’est associée au mouvement visant une meilleure alimentation SuperFoodsRX, et maintenant Fairmont offre deux nouvelles options: Cuisine Vitalité (choix bons pour la santé) et Cuisine Vitalité Plus (qui peut répondre aux régimes plus spécialisés tels végétalien, aliments crus et macrobiotique). Le Hard Rock Hotel & Casino de Las Vegas a récemment lancé un menu incluant des options sans gluten, à peu de calories, végétariennes ou végétaliennes.La tendance s’étend également aux menus pour enfants; la pionnière des aliments bio Alice Waters a créé un menu pour enfants dans les complexes touristiques Hyatt des États-Unis et des Caraïbes. Enfin, Intercontinental Planet Trekkers Menu fait vivre des expériences culinaires aux enfants.

Les produits locaux, pas uniquement dans le menu

Non seulement les chefs utilisent toujours plus les produits locaux dans la confection de leurs plats, mais quelques établissements hôteliers leur dédient aussi une place particulière. Au Baronette Renaissance Detroit-Novi Hotel, le Toasted Oak Grill & Market combine la restauration et la vente avec sa boutique de produits et de vins du Michigan. La clientèle locale représente 80% de l’achalandage.

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Source: Hotel F&B

Dans le même esprit, un marché fermier se tient à la place publique de l’Hôtel La Ferme dans Charlevoix. Petit frère du Grand marché de Charlevoix, il attire les résidents de la région et fait le bonheur des touristes.

Tel l’InterContinental de Montréal, les hôteliers urbains jardinent sur leur toit. Le chef, Matthieu Saunier, explique que leur potager est bien garni, mais que cela représente souvent un défi d’obtenir les quantités d’aliments nécessaires pour répondre à la demande.

L’hôtel Hyatt Regency Century Plaza offre à ses clients un livre de recettes réalisé par le Santa Monica Farmers’ Market, et leur propose même de goûter un plat concocté à partir d’une recette figurant dans l’ouvrage.

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Source: Amazon

Des chefs passionnés

Puisque les voyageurs sont de plus en plus expérimentés, notamment en matière de cuisine, leurs attentes liées à l’authenticité sont élevées. Les chefs voyagent pour bien comprendre les cuisines d’ailleurs ou retournent à leurs propres racines culturelles. Pour connaître, comprendre et s’inspirer, ils goûtent les plats typiques et échangent avec d’autres chefs. D’autres partent en quête de leurs propres racines pour intégrer une touche toute personnelle à leur cuisine. Par exemple, l’hôtel SiliconValley a décidé de mettre de l’avant la cuisine grecque à son restaurant Dio Deka et au service aux chambres. Les cinq partenaires propriétaires du restaurant sont originaires de différentes régions de la Grèce, et plusieurs plats offerts sont en fait les recettes de leur mère ou de leur grand-mère.

Service aux chambres bienveillant

Le service aux chambres existe toujours, et les établissements qui instaurent une formule correspondant bien aux besoins de leur clientèle rehaussent ainsi la qualité de l’expérience vécue par celle-ci. La cuisine locale et saisonnière du JW Marriott de Chicago se transpose en une offre de service aux chambres unique: un assortiment de neuf bouchées composées d’ingrédients changeant chaque jour, un autre de trois plats accompagnés de vins sélectionnés tous les mois ou encore la combinaison de fromages de la région et d’une bière artisanale assortie.                

On n’échappe pas à la cuisine de rue

la cuisine de rue est de plus en plus présente dans les villes,et certains hôteliers souhaitent être de la partie

Avec l’assouplissement de la réglementation, la cuisine de rue est de plus en plus présente dans les villes,et certains hôteliers souhaitent être de la partie. Le restaurant de l’Auberge Saint-Antoine à Québec, le Panache, a sa version mobile à l’île d’Orléans depuis quelques années. Fort de cette expérience, une seconde roulotte gourmande, le Panache mobile 2, s’est récemment installée au Bassin Brown sur la promenade Samuel-de-Champlain.

Los Angeles est l’une des villes où la cuisine de rue est des plus actives. JW Marriott L.A. LIVE s’est associé avec quelques exploitants qui s’installent sur le parvis de l’hôtel lors de certains congrès. Les délégués peuvent ainsi vivre cette expérience sans avoir à parcourir la ville.

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Source: Hotel F&B

Des animations innovantes

Au Hilton de Portland, en Oregon, un événement oppose en duel deux sommeliers: l’un servant des vins de l’Oregon, l’autre de l’État de Washington. Tout en se taquinant gentiment, ces derniers éduquent les clients sur les cépages, les méthodes et les produits. Et que le plus populaire gagne!

Une démonstration théâtrale de cuisine moléculaire est proposée aux participants à des congrès au Grand Hotel Marriott en Alabama. Le «Mad Scientist Chef» leur fait découvrir des combinaisons très étonnantes!

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 Source: Hotel F&B

Mettez-y votre grain de sel (mais pas trop)!

Les voyageurs sont de plus en plus préoccupés par leur alimentation et curieux de découvrir de nouvelles formules. Une offre culinaire innovante est ainsi susceptible d’attirer une clientèle locale grandissante. Proposez des options adaptées – mais pas trop salées!

 

Image à la une: le chef Matthieu Saunier de l’InterContinental Montréal

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Hébergement

Portrait de la restauration au Canada

 

Les ventes de l’industrie de la restauration représentent près de 4% de l’ensemble de l’activité économique canadienne. Plus de 1,1 million de personnes y travaillent directement, dont une grande proportion de jeunes, ce qui en fait le quatrième plus grand employeur au pays. Cette industrie, composée de 88 000 établissements, crée des retombées économiques importantes dans les communautés urbaines comme rurales.

 

Résultats 2012-2013 et prévisions pour 2014

Selon le ConferenceBoard du Canada, l’ensemble de l’industrie des services alimentaires canadiens a connu des résultats décevants en 2013; 951 millions de dollars de profit, ce qui représente une baisse de 33% par rapport à 2012. Restaurants Canada révèle des données indiquant l’augmentation des ventes (variation de 4,7% entre 2012 et 2013), mais pas autant que les coûts. Au Québec, elles ont progressé de 3%. Pour 2014, l’organisme prévoit une croissance modeste des revenus pour les restaurants, alors que les consommateurs canadiens surveillent de près leur budget.

En 2013, ce sont les services alimentaires en milieu institutionnel qui ont connu la plus importante croissance de leurs ventes (6,3%), suivis de près par les restaurants à service complet (5,4%) (voir le tableau 1). Pour les services en milieu touristique, c’est-à-dire principalement les hôtels, motels et centres de villégiature, une croissance de 3,5% a été observée pour 2013, et 4,2% en prévision pour 2014, revenant ainsi au niveau d’avant la récession.

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Notes explicatives:
 Δ = variation
Prél. = résultats préliminaires
Prév. = prévisions

La performance du Québec

Le secteur commercial québécois, c’est-à-dire les restaurants à service rapide ou complet, les traiteurs et les débits de boisson, représente environ le cinquième de l’industrie canadienne en volume de vente (voir le tableau 2). L’Ontario accapare une part plus importante. Les taux de croissance passé et prévu sont légèrement en deçà de la moyenne canadienne. Le Québec compte proportionnellement beaucoup plus de restaurants indépendants que l’Ontario et que l’ensemble du Canada.

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Notes explicatives:
 Δ = variation
14p = résultats préliminaires pour 2014

Répartition journalière

Le repas du soir est celui qui est le plus souvent pris au restaurant (30%) et, avec son addition plus élevée, il constitue environ 47% des ventes. Le petit-déjeuner représente 17% de l’achalandage quotidien au Québec, comparativement à 11% pour l’ensemble du Canada.

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La part du tourisme

Les touristes effectuent 18% de l’ensemble des dépenses dans les services alimentaires canadiens: le tourisme domestique représente près de 14% et les voyageurs internationaux, un peu plus de 4%.

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Les touristes effectuent 18% de l’ensemble des dépenses dans les services alimentaires canadiens

Menus évolutifs

Les goûts et les restrictions alimentaires des consommateurs continuent à forger l’offre culinaire. La population s’avère de plus en plus instruite en matière d’alimentation et de santé. L’industrie est alors forcée d’être plus transparente au regard des aliments servis et de leur origine, ainsi que des méthodes de cuisson. Toutes ces demandes posent des défis logistiques et opérationnels aux restaurateurs. D’un autre côté, les Canadiens sont curieux de découvrir les dernières tendances culinaires et les cuisines d’ailleurs, défiant à nouveau les chefs de diversifier les produits qu’ils offrent. Les restaurateurs s’adaptent bien; nombreux sont ceux qui incluent maintenant des options santé et qui expérimentent de nouveaux produits et recettes.

Sans gluten S.V.P.

Les allergies et les intolérances alimentaires gagnent du terrain auprès des Canadiens, ainsi que les connaissances sur le sujet. Les individus ayant diminué leur consommation de gluten ou l’évitant totalement pour diverses raisons représentent environ 12% de la population. Semblable au Québec et dans plusieurs provinces, ce pourcentage est plutôt de 17% en Colombie-Britannique et est beaucoup plus faible dans les Prairies (5%). Selon une enquête de Restaurants Canada effectuée auprès de 400 restaurateurs, il s’agirait de la première tendance culinaire en 2014. De plus en plus de restaurants offrent et commercialisent des mets sans gluten, mais certains adaptent également leur cuisine pour mieux gérer la contamination et améliorent leurs connaissances en matière de traçabilité des aliments.

Montée des établissement de restauration rapide haut de gamme (fast-casual)

Ces établissements pourraient être définis comme des restaurants rapides (restaurants de type fast-food) offrant des plats de qualité dans un décor s’apparentant à un restaurant à service complet et pour un prix très compétitif. Ils répondent à une demande pour des produits frais et locaux, ainsi qu’au rythme de vie rapide des consommateurs. Quoiqu’ils soient peu nombreux en comparaison aux établissements de restauration rapide, ils se multiplient. Ils accapareraient entre 3 et 5% de l’achalandage. Les hôtels suivent cette tendance; ils sont de plus en plus nombreux à proposer des choix de repas santé et abordables à emporter ou à consommer en salle à manger.

La restauration est absolument essentielle à l’expérience touristique, mais elle fait également partie intégrante de la vie des communautés. Au Québec, elle se positionne de plus en plus comme une cuisine distinctive, de grande qualité et abordable. Les restaurateurs devront néanmoins demeurer vigilants dans leur gestion et à l’affût des tendances pour suivre la cadence!

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Produits et activités

Découvrir la destination à la pagaie

Le Print Measurement Bureau 2014 estime que 673 000 Québécois ont fait du canot à au moins une occasion au cours de la dernière année. C’est sensiblement le même nombre et la même proportion, soit plus ou moins 10% des Québécois de 12 ans et plus, depuis 5 ans. Bien que les statistiques sur la pratique du kayak et de la planche à pagaie (stand-up paddling, SUP) – planche individuelle sur laquelle on pagaie debout – ne soient pas disponibles, nous pouvons affirmer qu’il s’agit de deux activités en vogue depuis quelques années.

Le kayak au premier rang

Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012

L’organisme Outdoor Foundation publiait récemment un rapport sur la pratique des activités de pagaie par les Américains. L’étude révèle que plus de 19 millions d’individus (6,7% de la population de 6 ans et plus) se sont adonnés au canot, au kayak, à la planche à pagaie ou au rafting en 2012. Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012, et c’est en Nouvelle-Angleterre que son taux de pratique est le plus élevé (8,2% de la population). Le canot arrive en seconde place tous groupes d’âge confondus, mais il est le sport de pagaie le plus populaire parmi les jeunes de 6 à 17 ans. La fréquence de pratique du canot est plus élevée que pour les autres activités de pagaie, mais son nombre d’adeptes a diminué au cours des dernières années.

Le rafting récolte 1,3% de participants auprès de la population américaine. La plupart (68%) en ont fait moins de 3 fois au cours de l’année. Cette activité est surtout pratiquée par des garçons de 13 à 17 ans. Le rafting est aussi en perte de vitesse. La planche à pagaie est une activité nautique en pleine émergence, dont la croissance de 2010 à 2012 a été de 36%. Elle rejoint pour l’instant 1,5 million d’Américains, soit 0,5% de la population. La planche à pagaie séduit principalement les adultes de 18 à 44 ans. Le tableau suivant rassemble les faits saillants de l’étude de l’Outdoor Foundation et de Coleman.

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Faciliter la pratique et initier les jeunes

Les organismes comme Pagaie Canada et la Fédération québécoise du canot et du kayak rassemblent des programmes de formation pour apprendre aux gens à pratiquer ces sports. Aux États-Unis, le National Water Trail System (NWTS), une initiative gouvernementale, fait appel aux coopératives ainsi qu’aux organismes locaux et d’États qui gèrent les différents cours d’eau afin de regrouper les parcours canotables des États-Unis. Le NWTS a ainsi pour but de protéger et de restaurer les rivières, les lacs et leurs berges, tout en y favorisant l’accès aux loisirs de plein air. L’utilisateur peut se rendre sur le site Web de la NWTS pour consulter les parcours canotables, ainsi que les caractéristiques et les cartes utiles pour y naviguer. Les adeptes peuvent y partager leurs histoires de descente de rivières.

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Source: National Water Trails System

L’organisme américain Outdoor Nation, dont le but est d’inciter les jeunes – surtout ceux de la génération Y – à faire des activités de plein air, mise d’abord sur les sports de pagaie pour y arriver. En collaboration avec le U.S. National Park Service, entre autres, Outdoor Nation lance la troisième édition de Paddle Nation Grant, un programme de bourses pour les instigateurs de projets qui poussent les jeunes à pagayer. Chacun des 16 projets novateurs gagnants recevra une bourse de 2500 dollars américains.          

Sortir des sentiers battus… et se régaler!

Les adeptes de sports de pagaie s’organisent pour pratiquer leur activité de façon autonome ou avec des groupes d’initiés. Mais pour inciter les néophytes à le faire, le producteur doit offrir le service complet qui comprend une courte formation, l’équipement et l’activité guidée. Plusieurs petites entreprises québécoises le font. Certaines vont au-delà de l’offre traditionnelle avec des sorties en mer en plein hiver. C’est le cas de Katabatik, qui propose des sorties hivernales en kayak sur le fleuve dans la région de Charlevoix. L’activité n’est pas plus difficile à pratiquer qu’en été, selon le propriétaire. Lorsque l’on est bien habillé, il s’agit d’une expérience unique et mémorable.

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Source: Katabatik

D’autres entreprises misent aussi sur l’aspect épicurien des voyageurs, comme Fjord en Kayak, au Saguenay, qui propose un menu gourmand. En Colombie-Britannique, Edible Canada et Sealegs Kayaking ont créé les Gourmet Kayaking Weekend. Ces séjours combinent la découverte des Gulf Islands en kayak, des nuitées sous la tente et des repas conçus par des chefs à l’aide de produits locaux et de vins de la région. La vidéo suivante donne un aperçu d’un séjour type.

Jouer la carte de la nouveauté

L’effet de nouveauté de la planche à pagaie se fait toujours sentir. Sa polyvalence en fait une activité qui peut se conjuguer de multiples façons, que ce soit en lac, en rivière, que l’on soit jeune ou moins jeune, sur un cours d’eau agité ou calme. D’ailleurs, le SUP Yoga est pratiqué autant en ville qu’en milieu de villégiature. Méditer en plein lac tout en cherchant l’équilibre sur sa planche se prête bien aux objectifs du yoga. Les retraites de SUP yoga se multiplient. Juna Yoga offre notamment à Mont-Tremblant une retraite yoga + SUP + écologie. Le forfait comprend aussi des activités de plein air et des ateliers de cuisine biologique.

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Source: Juna Yoga

Un moyen de découverte et de sensibilisation

Pour le Québec et le Canada, les sports de pagaie représentent tout un pan de l’histoire et s’inscrivent dans le patrimoine. Autrefois un moyen de déplacement, ce type d’activité pourrait contribuer à l’interprétation des lieux et à la découverte de milieux naturels et d’espaces spectaculaires, parfois même inaccessibles autrement que par voie d’eau. Les sports de pagaie, qui incitent à la contemplation, permettent de se rapprocher de la nature et de sensibiliser l’utilisateur à sa protection, pour un tourisme plus durable.

 

 Image à la une ©istockphoto

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Produits et activités Tendances

La Jeune Rue, nouveau concept urbain

La Jeune Rue regroupe 36 commerces de proximité (boucherie, marché couvert, restaurants, fromagerie, etc.), une galerie d’art et un cinéma. L’idée était de créer un espace inédit, où les citoyens et les visiteurs peuvent avoir accès à des produits biologiques tout en admirant une architecture unique.

Ce nouveau projet permet de répondre à une volonté de mieux vivre en ville. Pour les concepteurs, l’urbanité ne devrait pas être un rempart à la rencontre sociale ou à la consommation raisonnée. Ainsi, la démarche ne se limite pas à un retour à une consommation plus traditionnelle; La Jeune Rue apporte une réponse à plusieurs problématiques d’actualité: valorisation du terroir, sauvegarde des savoir-faire ancestraux, liens entre la ville et les champs, soutien des paysans soucieux de l’environnement, maintien d’une vie de quartier, etc. Bref, La Jeune Rue bouleverse l’idée d’un espace urbain statique, difficilement transformable, et laisse rêveur quant aux possibilités de bonification des villes…

 

Image à la une : UrbaNews.fr

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Tourisme hivernal: 5 destinations qui se démarquent!

Whistler, Canada

la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver

Plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord, la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver. Avec son abondance de neige, on peut y pratiquer une variété d’activités d’aventure, telles que le ski alpin, le canyoning de glace et l’héliski. La piste de Bobsleigh utilisée lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010 a également été transformée en attraction touristique. La destination compte d’ailleurs sur de nombreuses compétitions sportives internationales réparties sur la période hivernale. Sa célèbre télécabine PEAK 2 PEAK, qui relie les deux sommets, a aussi contribué à sa renommée.

L’après-ski est une facette de la ville bien appréciée des touristes, pour profiter de la vie nocturne, des restaurants ou pour le magasinage. Certaines activités intérieures, tant sportives (Meadow Park Sports Centre, The Core, etc.) et culturelles (galeries d’art, musées, etc.) que de bien-être, sont également accessibles. Son Festival du film et ses festivités de Noël contribuent pour leur part à enrichir les activités offertes par la ville en décembre. La destination cherche aussi à attirer davantage de touristes d’affaires, principalement avec le développement du Whistler Conference Centre en plein cœur du village.

Rovaniemi, Finlande

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël».

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël». Les compagnies aériennes augmentent d’ailleurs le nombre de vols vers cette destination afin de répondre à cette hausse de la demande durant la période des Fêtes. Sur place, un village du père Noël a été entièrement créé, accueillant notamment son bureau de poste ainsi que l’école et l’atelier des elfes (Joulukka). Plusieurs événements tournent autour de cette thématique, dont la cérémonie du 23 décembre, qui est télédiffusée internationalement. Une webtélé du père Noël a aussi été développée afin de faire la promotion de la destination.

Des activités de plein air des plus originales sont offertes aux touristes, telles que l’observation des aurores boréales, les safaris en motoneige, le golf d’hiver, le traîneau à rennes et à chiens, la descente en VTT ou la baignade dans les lacs gelés. Quelques musées, dont les thématiques touchent principalement la faune et la flore arctiques (ex.: Arktikum) ou encore la culture et l’histoire de la Laponie (ex.: Maison de la culture Korundi), complètent l’offre touristique de cette destination.

Innsbruck, Autriche

Surnommée la Capitale des Alpes, Innsbruck propose une offre tant urbaine que de plein air. La ville met de l’avant son architecture particulière, notamment ses anciennes installations olympiques de même que ses monuments gothiques et baroques. Plusieurs musées, galeries d’art et activités intérieures (centre de santé et de remise en forme, casino, etc.) sont aussi proposés aux visiteurs. Pour la période des Fêtes, cinq marchés de Noël ayant des thématiques particulières sont dispersés à travers la ville.

En plus de la variété des activités de plein air disponibles dans ses neuf domaines skiables (ski alpin, ski de fond, luge, raquette, canyoning de glace, etc.), la région reçoit de façon récurrente de nombreux événements sportifs professionnels. Des navettes gratuites sont de plus proposées aux visiteurs, au départ et à destination des stations de ski. À noter que depuis 2011, le Snow Festival permet chaque année aux familles de se divertir et de se familiariser avec différents sports hivernaux en pleine ville, contribuant ainsi au développement de la relève.

Oslo, Norvège

Avec ses cinq stations de ski, son réseau de ski de fond bien développé, ses nombreux lacs gelés et ses pistes de luge – dont une d’une longueur de deux kilomètres –, Oslo porte bien son surnom de Capitale mondiale de l’hiver. La majorité des activités sont disponibles à moins de 30 minutes du centre-ville, et son réseau de transport en commun, constamment renouvelé, permet leur accès à faible coût. La destination accueille d’importants événements sportifs, certains récurrents, comme la coupe du monde de ski de fond, et d’autres ponctuels, tels que les Championnats du monde de ski acrobatique de 2013. Le site de saut à ski Holmenkollen et son musée sont d’ailleurs les attraits les plus visités de la ville depuis sa reconstruction en 2009.

Oslo s’anime particulièrement pendant la période des Fêtes, lorsqu’illuminations et marchés de Noël redessinent la ville. Son offre culturelle est également bien présente, avec près de cinquante musées (principalement sous une thématique nordique et scandinave), son parc des sculptures, sa forteresse d’Akershus, sa Galerie nationale et son opéra.

Tallinn, Estonie

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tallinn présente de nombreuses activités d’interprétation du patrimoine historique, un programme événementiel chargé et récurrent (ex.: Tallinn Black Nights Film Festival), plusieurs festivités du temps des Fêtes, ainsi qu’une offre gastronomique du terroir spécialement conçue pour la saison hivernale. Avec ses infrastructures modernes et sa réputation de ville technologique, elle est également un site de choix pour le tourisme d’affaires. De plus, Tallinn compte une douzaine d’hôtels-spa spécialisés dans les massages aux pierres chaudes et les soins pour le corps. À noter que dans cette destination de magasinage hors taxe, les propriétaires d’établissements hôteliers doivent inclure le petit-déjeuner et la taxe dans le prix affiché.

Des passeports touristiques bien utiles!

Dans le but d’encourager la découverte de leur ville, Tallinn (Tallinn Card), Oslo (Oslo Pass) et Innsbruck (Innsbruck Card) ont chacune développé une carte qui offre à son acheteur le transport en commun, le stationnement ainsi que l’accès à un ensemble d’attraits et de services. Plusieurs réductions sont également incluses dans les commerces de ces villes. Selon VisitOSLO, cette initiative plaît aux touristes, puisque 98% des utilisateurs la recommanderaient à un ami.

Au vu de cette féroce concurrence en tourisme hivernal, il est de plus en plus difficile pour les destinations de se démarquer. Dans ce contexte, quelles cartes les villes du Québec devraient-elles jouer pour continuer à forger leur réputation à l’international?

Image à la une : ©istockphoto

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Produits et activités Tendances

#JeudiTourisme 2013: Gourmand, gastronomique, agrotouristique

L’hôtellerie se met à la bouffe de rue

La chaîne Four Seasons descend dans la rue pour faire connaître son offre gastronomique. Le Four Seasons Taste Truck a réalisé une tournée de 55 jours à travers 8 villes dans 3 États américains, et a pris part à de nombreux événements festifs.

 

 

 

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Source: taste.fourseasons.com

Des produits de la ferme à l’aéroport

Le transporteur aérien JetBlue et l’organisme GrowNYC, qui organise des marchés depuis 1976, ont tenu un marché de type pop-up à l’aéroport JFK de New York mettant en vedette les produits locaux. Il s’agit de la première initiative du genre à avoir eu lieu à l’intérieur d’un terminal.

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Source: untappedcities.com 

Un cocktail officiel pour Hôtellerie Champêtre

Des hôteliers se sont livré une compétition amicale afin de créer LE cocktail du réseau québécois Hôtellerie Champêtre. Le jury a choisi le «Toundra Chic», une création de Guy Laroche, directeur de l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, en Gaspésie.

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Source: www.facebook.com

D’épicerie organique à agence de voyages

L’entreprise Whole Foods Market, qui vend des produits d’épicerie équitables, propose maintenant des séjours dans les pays où elle s’approvisionne. Whole Journeys vend quant à elle des voyages dont la composante clé est la découverte de la cuisine régionale et de la culture culinaire.

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Source: www.wholejourneys.com/

Manger chez des particuliers à travers le monde

La plateforme Web EatWith permet aux voyageurs d’entrer en contact avec des membres de la population locale en partageant un repas à leur domicile.

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Source: www.eatwith.com/ 

L’aéroport dans la rue

Après une longue période de rénovation de sa zone de restauration, l’aéroport international de la capitale suédoise, Stockholm Arlanda, en fait la promotion en offrant une sélection de produits dans la rue.

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Source: www.springwise.com 

Merci @ambrassard, @AudeLenoir, @KateGermain, @MarilyneDubois, @oplontis1971!

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Image à la une: www.wholejourneys.com