Qu’est-ce que le tourisme créatif (creative tourism)? Bonne question à laquelle nous avons eu à répondre. En fait, le tourisme créatif prend différentes connotations selon les interlocuteurs: invitons à la créativité, jouons la carte de la créativité ou faisons appel à la créativité. Éclaircissements s.v.p.!
Volet 1 – Invitons à la créativité
Créer soi-même un bijou avec les pierres de la région, sculpter des os, tresser un panier traditionnel… voilà l’invitation lancée par Creative Tourism New Zealand à venir découvrir la diversité culturelle de la Nouvelle-Zélande en participant à des ateliers créatifs, de 2 heures à 4 jours, sur l’art, sur les traditions de la culture maorie, sur les fibres et la laine, sur la flore et la faune, ou encore sur la cuisine régionale.
Cette organisation décrit le tourisme créatif comme suit: «learning a skill on holiday that is part of the culture of the country or community being visited. Creative tourists develop their creative potential, and get closer to local people, through informal participation in interactive workshops and learning experiences that draw on the culture of their holiday destinations.»
Cette définition est reprise dans le bulletin Nouvelles des villes créatives: «Le tourisme créatif implique l’apprentissage d’une compétence liée à la culture du pays ou de la communauté visitée. Les touristes créatifs y explorent leur potentiel créatif et engagent des rapports plus personnels avec les gens de la place; en participant activement à des ateliers ou à d’autres expériences formatrices qui s’inspirent de la culture de leur destination de vacances.»
Force est de constater que le tourisme créatif s’inscrit dans la foulée du tourisme d’apprentissage (lire aussi: Le tourisme d’apprentissage fait ses classes dans une multitude de domaines) et du tourisme culturel réorienté vers un aspect participatif. Il répond à cette recherche, par le voyageur, d’expérience, d’authenticité, de contact avec la population visitée (lire aussi: L’EXPÉRIENCE touristique, c’est….). Le touriste ne se contente plus de voir ou d’admirer des oeuvres, il veut apprendre non pas en reproduisant, mais plutôt en ajoutant une dimension personnelle. Qualifié de tourisme durable, ce type d’activité contribue, entre autres, à mettre en valeur la culture locale, à aider les artisans et à sauvegarder des savoir-faire.
I hear and I forget,
I see and I remember,
I do and I understand.
Confucius
(citation apparaissant sur le site de Creative Tourism New Zealand)
Volet 2 – Jouons la carte de la créativité
On ne peut nier l’apport de la culture et de l’effervescence créatrice dans le développement économique et social des collectivités et de l’industrie touristique. Ainsi, ce dynamisme et ses effets multiplicateurs incitent plusieurs destinations à jouer la carte de la créativité pour attirer des gens à venir y vivre et des touristes à venir les visiter. À ce titre, le Réseau des villes créatives du Canada (au Québec: Chelsea, Cowansville, Gatineau, Lévis, Montréal, Québec, Saint-Joseph de Beauce et Trois-Rivières) vise à transformer les collectivités par la culture.
Que ce soit des secteurs de pointe reconnus, des milieux de recherche stimulants ou des entreprises comme les SoftImage et Cirque du Soleil de ce monde, la créativité attire et continuera d’attirer. De même, les icônes culturelles comme les musées (Guggenheim à Bilbao), les événements d’importance (Mondial du soccer), les monuments architecturaux (viaduc de Millau), les quartiers patrimoniaux (Bruges), les grandes thématiques (anniversaire de Mozart) captivent toujours les touristes.
Volet 3 – Faisons appel à la créativité
Le tourisme créatif ne s’applique pas qu’aux voyageurs, mais aussi aux dirigeants d’entreprises. Pour évoluer dans un milieu concurrentiel et réussir à tirer son épingle du jeu, il importe de nos jours d’être créatif, d’innover dans les produits et dans les façons de faire, sans oublier toutefois de miser sur la qualité. Une formule gagnante pas toujours facile à réussir… où, trop souvent, l’on répète le succès de l’un jusqu’à saturer le marché, alors qu’un nombre grandissant de touristes rechercheront des expériences «créatives».
Sources:
– Richards, Greg et Julie Wilson. «Developing Creativity in Tourist Experiences: A Solution to the Serial Reproduction of Culture?», Tourism Management, no 27, 2006, p. 1209-1223.
– Creative Tourism New Zealand, [www.creativetourism.co.nz/].
– Réseau des villes créatives du Canada. «Points saillants du pivot numérique – Tourisme créatif», Nouvelles des villes créatives, no 28, 15 juin 2004, [www.creativecity.ca].
















et souvent à petite échelle:
sur les produits hivernaux. Les périodes de gel et de dégel détériorent les routes. La baisse du niveau des Grands Lacs se répercute sur le Saint-Laurent, sur le paysage québécois et sur l’industrie des croisières. La migration de certains insectes met en danger la forêt et altère les expériences touristiques dans ce milieu.En termes de pollution et de détérioration, le tourisme a aussi sa part de responsabilités en raison des millions de déplacements aériens et automobiles, de la consommation d’espaces et d’énergie et de la production de déchets. Il peut être aussi une source de nuisance sociale.Une ressource surexploitée = perte d’attrait = perte de clients.




