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Ressources humaines

COVID-19 = crise de la main-d’œuvre féminine ?

Certains gains pour l’égalité des sexes en milieu de travail obtenus au cours des dernières décennies pourraient disparaître. La pandémie cause bien des soucis aux travailleurs et travailleuses du monde entier. Mais saviez-vous qu’elle frappe principalement les femmes ? Plusieurs spécialistes osent même parler d’une « shecession » (récession au féminin) pour décrire l’impact disproportionné de l’actuelle récession sur le personnel féminin par rapport aux autres crises qui atteignaient surtout les hommes.  

 Le Forum Économique Mondial estime qu’environ 28 millions de femmes âgées de 25 ans et plus ont quitté le marché du travail dans 55 pays à revenu intermédiaire et élevé au cours de la dernière année comparativement à 24 millions d’hommes. L’organisme ajoute que cela représente une grave menace pour la situation économique d’un grand nombre de femmes étant donné qu’elles étaient déjà moins susceptibles de faire partie de la population active.  

Au Canada et aux États-Unis, près du quart des femmes prévoiende délaisser leur emploi, de réduire leurs heures de travail ou de diminuer d’une autre manière leur charge de travail en raison de la pandémie et de ses retombées. Voilà quelques faits saillants du rapport de McKinsey & Company qui a interrogé plus de 40 000 employées en Amérique du Nord.  

Mais pourquoi ?  

Les experts s’accordent pour dire qu’il existe deux causes principales à cette situation. La première : les femmes touchées occupent des postes grandement affectés par la fermeture et les mesures sanitaires dans des secteurs ayant une forte propension aux interactions sociales tels que le service à la clientèle, la vente, la restauration, etc. La deuxième : les charges familiales ont considérablement augmenté avec la fermeture des écoles et des garderies laissant ainsi plusieurs femmes dans l’impossibilité de travailler puisqu’elles doivent pallier ce manque de service. Bien que le télétravail ait offert une certaine flexibilité, il apporte son lot de défis et n’est pas nécessairement propice à tous les milieux de vie.   

Les postes de directions 

La crise a également une incidence sur le parcours professionnel des dirigeantes. Aux États-Unis, une femme sur quatre envisage de rétrograder sa carrière ou de quitter le marché du travail en raison des défis engendrés par la COVID-19, d’après l’étude Women in the Workplace 2020 de McKinsey & Company et LeanIn.Org. Les principaux facteurs seraient le manque de flexibilité du travail et la pression d’être aussi active et performante que leurs homologues masculins, malgré l’ajout de charges familiales.  

 Les répercussions de cette crise  

Avec l’augmentation de la précarité financière chez les femmes et l’alourdissement des charges familiales, plusieurs pourraient choisir de quitter une entreprise en faveur d’industries à moindre risque ou tout simplement de ne pas revenir sur le marché du travail. Il y aurait donc une perte d’expertise et de la diversité organisationnelle. Globalement, les progrès vers l’égalité des sexes observés au cours des dernières décennies pourraient non seulement s’arrêter, mais s’inverser.  

Il y aurait donc une perte d’expertise et de la diversité organisationnelle.

 Au Québec  

Selon le ministère du Travail, les femmes occupaient 68 % des emplois perdus au Québec d’octobre 2019 à octobre 2020, soit le double des pertes observées chez les hommes. La plupart des licenciements ont eu lieu dans les secteurs de la restauration, du tourisme et de la culture.  

En tourisme

En 2019, les femmes occupaient 51 % des postes dans l’industrie touristique québécoise. Dans certains secteurs d’activité, comme l’hébergement et la restauration, elles y étaient également plus présentes (voir l’infographie suivante).  

En 2019, certains métiers en tourisme étaient occupés en grande partie par des femmes. Par exemple :  

Restauration  

  • Maîtres d’hôtel et hôtes/hôtesses (82 %)  
  • Serveurs d’aliments et de boissons (71 %)  

Hébergement  

  • Préposés à l’entretien ménager (75 %)  
  • Serveurs d’aliments et de boissons (75 %)  

 Services de voyages  

  • Directeurs — commerce de détail (89 %)  
  • Conseillers en voyages (80 %)  

Transport de personnes  

  • Commissaire et agents de bord (86 %)  
  • Agents à la billetterie et aux services aériens (67 %)  

D’après l’enquête auprès des travailleurs. euses en marge de la COVID-19 du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (2020), les mesures sanitaires ont particulièrement pénalisé les secteurs des services de voyages, de l’hôtellerie et de la restauration Sans conclure que les femmes ont été plus ou moins touchées que les hommes ayant la même profession, les postes les plus affectés par les mises à pied durant la pandémie sont occupés majoritairement par une main-d’œuvre féminine.  

Comment diminuer les impacts ?  

À la lumière des chiffres et des récentes études, l’avenir de la main-d’œuvre féminine demeure fragile. Que ce soit à petite ou à grande échelles, de nombreuses actions peuvent être appliquées pour remédier à la situation (voir infographie suivante). 

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À l’international, l’initiative Women in Travel Thrine a été créée par des femmes de l’industrie du voyage pour réduire l’impact de la COVID-19 sur la progression de carrière de la main-d’œuvre féminine. L’objectif est de bâtir des liens et d’ouvrir des portes en misant sur le partage d’expériences et le mentorat. Parmi les fondatrices figurent Dorothy Dowling, directrice du marketing et vice-présidente principale de Best Western Hotels & Resorts, et Melissa Maher, vice-présidente principale du marketing et de l’engagement de l’industrie chez Expedia Group.  

Peu importe la raison, l’ouverture à la diversité et l’inclusion dans les valeurs d’une organisation permettront à celle-ci de tirer son épingle du jeu dans les années à venir. Elle aura saisi l’évolution des besoins et des comportements des consommateurs afin de refléter la pluralité des pensées d’une société en mouvance. 

 

 

 Source de l’image à la une : PEXELS

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Produits et activités

Plein air : reconnaître la valeur de la nature

Tourisme de nature et d’aventure : un secteur gagnant

D’après l’enquête du ministère du Tourisme sur les intentions de voyage à l’été 2020, le tiers des vacanciers québécois estimait privilégier les attraits en nature plutôt que les grandes villes dans leur planification de séjour entre mai et octobre 2020. Le bilan estival de l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, concernant les impacts de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises, confirme ces observations. Les Québécois se sont rués hors des villes durant la saison estivale. Quelque 50 % des entreprises répondantes issues du secteur de la nature et du plein air ont indiqué que leur situation financière s’est améliorée entre les mois de juin et d’août.

D’après une entrevue avec la porte-parole de la Sépaq Mélanie Pageau à Radio-Canada le 23 juin 2020, la Société rapportait déjà une vente totale de 140 000 laissez-passer annuels, dont 123 000 ont été achetés après la mise en ligne du rabais de 50 % le 22 juin. Elle enregistrait aussi une hausse de réservations de 11 % dans ses 7740 emplacements de camping par rapport à la même période l’an dernier (22 juin au 31 octobre). Dans une conférence à l’automne 2020, Parcs Canada affirmait avoir reçu un nombre de visiteurs plus élevé qu’à l’habitude dans les territoires situés à moins de 2 heures des centres urbains.

Le secteur a connu une hausse du nombre de pratiquants. D’après les résultats d’une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, un voyageur québécois sondé sur trois affirme avoir augmenté sa fréquence de pratique d’activité de plein air à l’été 2020*. Quelque 14 % des répondants ont même déclaré être de nouveaux adeptes d’un sport ou d’une activité de plein air cet été.

un voyageur québécois sondé sur trois affirme avoir augmenté sa fréquence de pratique d’activité de plein air à l’été 2020

Tendances vers la pratique autonome

Tentes et embarcations nautiques non motorisées en rupture de stock, files d’attente devant les magasins, hausses des prix… En 2020, les Québécois se sont arraché les articles de sports et de loisirs extérieurs. Sans surprise, plus de la moitié (54 %) des voyageurs québécois ayant intensifié la pratique d’un sport ou d’une activité en plein air à l’été 2020 ont affirmé s’être procuré de l’équipement à cet effet. Parmi ces acheteurs, quelque 37 % ont investi moins de 250 $ en matériel alors que 63 % ont dépassé ce montant. Fait intéressant, 70 % d’entre eux ont indiqué que ces nouvelles acquisitions auront une influence sur les choix de destinations de leurs prochains séjours ou excursions touristiques. (lire aussi : Transformation des habitudes des consommateurs).

Cette tendance se confirme au sein de l’industrie du plein air canadienne. D’après la firme Statista, le revenu global associé à la vente de matériel de plein air en ligne a bondi de plus de 20 % au pays, une hausse spectaculaire par rapport aux années précédentes (voir graphique). Statista émet toutefois des projections régressives, pour un retour à une croissance annuelle d’environ 5 % en 2025, soit au même niveau qu’en 2018.

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Cette tendance se remarque aussi du côté de la vente de véhicules récréatifs (VR). La plate-forme RVshare, aux États-Unis, constate une importante hausse de la location de VR entre particuliers. En 2020, son chiffre d’affaires a doublé par rapport aux sept années précédentes. Entre 2013 et 2019, un million de jours réservés étaient enregistrés, alors que l’entreprise a recensé deux millions de jours loués entre juillet 2019 et septembre 2020. La compagnie canadienne de location de VR RVezy a elle aussi vu le nombre de ses réservations augmenter de 800 % pour la période estivale 2020.

Reconnaissance accrue des bienfaits de la nature

Ces modulations récentes de l’offre et de la demande dans l’industrie du plein air reflètent-elles seulement la sujétion des Canadiens aux restrictions sanitaires ? Pourraient-elles témoigner d’une reconnaissance générale quant au rôle de la nature sur le bien-être ? Un sondage produit par l’organisme les Amis des parcs en juin 2020 auprès de 1600 citadins canadiens révèle que 70 % des répondants « déclarent que leur intérêt pour les parcs et les espaces verts a augmenté depuis le début des mesures de confinement ». Parcs Canada a également partagé les résultats d’une enquête réalisée en octobre 2020, dénotant que 80 % des Canadiens sondés ont indiqué que la réouverture des parcs nationaux était importante pour leur santé mentale.

Cette reconnaissance s’étend jusqu’à la réflexion concernant la relance. Le Groupe de travail pour une reprise économique résiliente, composé de 15 Canadiens issus du milieu des affaires et de la politique, recommande parmi les cinq actions prioritaires « d’investir dans la nature qui nous protège et pourvoit à nos besoins ». Il suggère notamment au gouvernement canadien d’investir deux milliards de dollars « dans les infrastructures naturelles » durant les cinq prochaines années.

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*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets, d’avril à septembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

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Segments de clientèles

Comportements et intentions de voyage des Québécois

D’après un sondage omnibus réalisé par Léger en décembre 2020 auprès de 1000 Québécois, 41% des répondants indiquent avoir fait au moins une excursion ou un séjour touristique d’une nuitée ou plus au Québec à l’été2020. Les courts voyages se sont avérés les plus populaires: 28des sondés ont réalisé au moins une excursion et 26% une escapade d’une à trois nuits. En ce qui concerne les longs départs, quelque 13 % des répondants déclarent avoir fait un séjour de 4 à 13 nuits et seulement 3 % affirment avoir étendu leur voyage à plus de deux semaines. 

Fait intéressant, les répondants âgés de 25 à 34 ans et de 35 à 44 ans ont légèrement plus voyagé au Québec que les autres. Les plus jeunes (25-34 ans) sont d’ailleurs plus nombreux que les 55-74 ans à avoir effectué un séjour d’au moins une nuitée hors domicile. Les Québécois ayant déclaré un revenu annuel par foyer de 100 000 $ et plus sont plus enclins à avoir voyagé que les autres répondants, pour chacun des types d’expérience. 

Profil touristique de la saison estivale 2020 

Pour mieux comprendre la nature des déplacements touristiques au Québec, la Chaire de tourisme Transat a réalisé, à l’automne 2020, une enquête en ligne auprès d’un panel de 1172 voyageurs québécois. Ce sondage visait à brosser, entre autres, le tableau touristique de l’été, les changements de comportements des Québécois ainsi que les intentions de voyage.  

Parmi les sondés qui ont parcouru la province durant l’été 202076% affirment avoir envie de la découvrir davantage à la suite de leur expérience touristique. Ces derniers se disent d’abord motivés par le produit québécois, notamment par la beauté des paysages. Les nonintéressés jugent quant à eux le contexte pandémique actuel peu propice à la découverte du Québec et considèrent déjà y voyager ou connaître suffisamment l’offre touristique du territoire. Les répondants n’ayant pas voyagé au Québec cet été évoquent principalement les restrictions de déplacement en vigueur pour l’expliquer. 

Ce portrait demeure toutefois tavelé. La plupart des Québécois interrogés dans le cadre de l’enquête de la Chaire (82 %) ont confié qu’ils avaient moins voyagé qu’à l’habitude durant l’été2020Et même, un peu plus d’un répondant sur deux (57 %) a moins voyagé au Québec qu’à l’habitudePour une forte majorité (65 %), ce choix sexplique par le manque d’envie de voyager dans la situation actuelleLe nombre de nuitées passées en hôtel était inférieur à l’habitude pour 56% des sondés.  

Somme toute, parmi les répondants qui ont voyagé au Québec durant la saison estivale, trois sur cinq indiquent être satisfaits de leur été touristique dans la province. Un total de 42% ont même confié que leur expérience a eu un impact positif sur leur perception du Québec en tant que destination touristique.  

Comportements et intentions de voyage en 2021 

La plupart des répondants (89%) estiment qu’il est probable qu’ils voyageront au cours des deux prochaines années, peu importe la destination. À court terme (2021), une forte majorité estime plus envisageable de faire un séjour d’au moins une nuitée à l’été qu’à l’hiver ou au printemps, comme l’indique le tableau ci-dessous. 

Par ailleurs, les répondants ayant voyagé au Québec à l’été2020 saffichent comme étant plus enclins que les autres à effectuer un séjour en 2021, peu importe la période. 

À la lumière des résultats de l’enquête en ligne, il semble que la pandémie modulera à court et/ou moyen termes la manière dont les Québécois voyagent et planifient leurs vacances. Comme l’illustre le tableau ci-contre, plus de deux répondants sur cinq envisagent de voyager plus localement. 

Concernant l’organisation des voyages, plus de la moitié des sondés affirment qu’ils accorderont plus d’importance aux mesures sanitaires à destination (55%) et le tiers indiquent qu’ils planifieront leurs vacances plus en amont.  

Recommandations

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

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Tendances Tourisme durable

Les grandes observations 2020: la transition écologique

L’urgence sanitaire a fait de l’ombre aux défis à long terme comme les changements climatiques, la perte de biodiversité et la disponibilité des ressources naturelles. L’Organisation mondiale du tourisme clame toutefois haut et fort que la reprise devra se faire sous les piliers de la durabilité.

« Le tourisme peut être une force au service du bien dans notre monde, en jouant un rôle protecteur de notre planète et de sa biodiversité, et en célébrant ce qui fait de nous des êtres humains. » António Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

Les priorités de 2021 en environnement

Des organisations internationales comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et les Nations Unies (ONU) ont déterminé des actions incontournables afin de nous préparer à relever les défis qui nous attendent en tant que société. En voici trois qui concernent les limites de notre planète.  

Mettre en place des plans de redressement viables à long terme 

Les investissements en infrastructures (transports, bâtiments) ainsi que le financement de projets spéciaux devraient inclure des mesures de durabilité (efficacité énergétique, utilisation rationnelle des ressources, adaptation aux changements climatiques, etc.). Par exemple, dans le cadre de son vaste programme de relance, la France accorde des fonds à l’intégration de changements disruptifs en tourisme durable, dans la restauration durable et les circuits d’approvisionnement courts.

Se tourner vers l’économie circulaire 

Selon les données existantes sur le sujet, l’économie mondiale est circulaire à seulement 8,6 %. Passer de l’économie linéaire à l’économie circulaire pourrait prendre de 15 à 20 ans, selon la Fondation Ellen MacArthur, qui se consacre à l’accélération de cette transition. Production, consommation, réutilisation, valorisation : un bien ou un service se déplace en boucle dans un système qui optimise l’utilisation des ressources à chaque étape de son cycle de vie. Le zéro déchet, l’autopartage et l’utilisation de matériaux de construction recyclés sont des exemples d’initiatives.

Un rapport illustrant la situation au Québec devrait être publié en 2021 par Circular Economy ; il devrait inclure les interventions prioritaires pour assurer la transition vers la circularité. Dans cette économie, les entreprises touristiques ont tout intérêt à réfléchir aux usages multiples de leur service afin d’en maximiser leur valeur.

Mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre 

Les outils de mesure deviennent nécessaires afin de connaître l’empreinte carbone de son secteur d’activité et d’engager l’industrie dans des cibles de réduction. Faciliter la planification de voyages écoresponsables par une communication claire de l’offre proposée, suggérer des itinéraires pour voitures électriques, intégrer un programme de certification reconnu par le Conseil mondial du tourisme durable, promouvoir des plateformes d’autopartage et proposer aux voyageurs de compenser leurs émissions constituent toutes des actions qui profitent au positionnement d’une destination durable.

Des signes encourageants de la part des voyageurs québécois

Selon un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, la moitié des voyageurs québécois portent beaucoup d’attention à l’information concernant la protection de l’environnement et l’émission de carbone. Une proportion similaire se dit même prête à modifier ses habitudes de voyage si cela aide à réduire son empreinte.

Interrogés sur leur propension à compenser financièrement les émissions liées à leurs déplacements touristiques, 46 % des voyageurs se disent prêts à annuler l’impact d’un trajet aller-retour Québec-Montréal (moins de 5 $). Près d’un quart des répondants (22 %) jugent probable de doubler leur compensation dans un scénario de vol aller-retour Montréal-Paris (estimée à 111 $ ou 167 $) afin de neutraliser les effets négatifs et qui plus est de générer un impact positif sur l’environnement.

Les répondants les plus investis en tourisme durable sont de tous âges, mais sont sous-représentés chez les 35 à 54 ans. Les plus investis se distinguent des autres par leur intérêt prononcé pour la nature (voir infographie).

Une industrie conscientisée, une voie à définir

L’industrie touristique québécoise agit déjà sur plusieurs plans au chapitre environnemental : protection de la biodiversité par les aires protégées, écotourisme, économie collaborative, adhésion à des certifications, compensation de carbone, etc. Les actions requises pour se tourner vers une économie verte sont multiples.

La poursuite de cette transition reposera sur la connaissance, la créativité, les partenariats, des investissements conséquents et surtout, une démarche collective et concertée, afin de maximiser le potentiel et les bénéfices pour les voyageurs, les entreprises touristiques et les collectivités. 

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Tendances

Les grandes observations 2020 : l’économie

La crise de la COVID-19 plonge l’économie mondiale dans la pire récession depuis la Seconde Guerre, selon les informations transmises par la Banque mondiale. Les projections sont très difficiles à produire compte tenu de l’évolution rapide de la situation. En date du 7 décembre 2020, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue le recul du PIB à 4,2 % pour 2020, mais prévoit une progression équivalente en 2021.

Au Canada, la baisse du PIB se chiffre plutôt à 5,4 % et la croissance prévue pour 2021 atteint seulement 3,5 %. Les pays les plus durement touchés par la pandémie sont ceux qui dépendent du commerce mondial, du tourisme, des exportations de produits de base et de financements extérieurs.

Le tourisme : l’un des secteurs les plus touchés par la crise

Le tourisme représente la troisième catégorie d’exportation au monde. En 2019, cette industrie comptait pour 7 % du commerce international. Il s’agit de l’un des secteurs les plus touchés par la pandémie. Le nombre d’arrivées touristiques internationales a chuté de 70 % de janvier à août 2020 par rapport à 2019. Ce déclin se traduit par 700 millions d’arrivées en moins, et une perte de 730 milliards de dollars américains en revenus d’exportation.

Quarante milliards de dollars en moins pour le Canada

L’économie canadienne n’est pas épargnée par la crise. Les pertes sur le plan des recettes touristiques (incluant celles du tourisme domestique) pour 2020 pourraient correspondre à une baisse de 61 % par rapport à 2019, soit près de 40 milliards de dollars canadiens en moins dans les coffres des entreprises du pays. Les deux secteurs économiques les plus touchés par la fermeture d’organisations sont issus de l’industrie touristique : les services d’hébergement et de restauration, ainsi que le milieu des arts, du divertissement et des loisirs.

Près de 40 milliards de dollars canadiens en moins dans les coffres des entreprises du pays

Durant le 2e trimestre de 2020, les transporteurs aériens canadiens ont déclaré des baisses de revenus de 95 %. Pour cette même période, le secteur de l’hébergement enregistrait des pertes de 74 %. Pour les événements d’affaires au pays, le constat est aussi troublant : un manque à gagner de 1,3 milliard de dollars en dépenses directes provoqués par l’annulation de 3 668 événements et l’absence de 1,5 million de délégués. 

Les entreprises du Québec sont inquiètes

Selon Statistique Canada, le Québec comptait 27 % moins d’entreprises en activité dans le secteur de l’hébergement et de la restauration et dans celui des arts, du divertissement et des loisirs pour la période de janvier à juin 2020.

Au printemps dernier, à l’occasion du sondage sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise*, 47 % des organisations sondées avaient vu leur situation financière se détériorer. Lors du coup de sonde suivant, réalisé à la fin du mois d’août, 45 % des entreprises interrogées jugeaient que leur sort s’était amélioré durant l’été. Néanmoins, les grands centres urbains ont été plus durement affectés par la crise. Plus de la moitié des répondants (57 %) situés dans les villes estimaient que malgré le déconfinement et les vacances d’été, leur situation financière s’était détériorée. Les pertes financières accumulées depuis le début de la crise soulèvent l’inquiétude de 60 % de l’ensemble des répondants.

Selon les données de Statistique Canada, la période estivale a pourtant permis un rebond de l’économie québécoise. Le taux de chômage, qui s’élevait à 9,1 % pour l’ensemble du Québec au mois d’août, est toutefois demeuré plus élevé dans l’industrie touristique, à 16,4 %. Par ailleurs, le Conference Board du Canada précise qu’avec la recrudescence de la COVID-19, les progrès économiques enregistrés à l’été au Québec se sont atténués en octobre, marqués par des pertes d’emplois dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration.

Retour à la « normale »

Le lancement du processus de vaccination massive donne de l’espoir aux organisations touristiques.

Il laisse entrevoir la levée graduelle des restrictions de voyage, des mesures de distanciation et des protocoles sanitaires exceptionnels. Mais dans combien de temps ?

Destination Canada émet des scénarios de reprise. Selon l’organisme, une réouverture des frontières à l’ensemble des marchés en avril 2021 entraînerait un retour à la « normale » en 2025 alors qu’une réouverture en octobre 2021 repousserait à 2026 le rétablissement au niveau de 2019. Outre l’état des frontières et des restrictions de voyage, c’est surtout de la confiance des voyageurs dont dépendra la reprise.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets d’avril à septembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 

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Produits et activités

L’achat de produits alimentaires régionaux en Montérégie en temps de pandémie

La pandémie de la COVID-19 qui s’abat sur le Québec depuis la mi-mars 2020 fait émerger l’importance de renforcer dans la population québécoise des comportements d’achat local pour soutenir l’économie du Québec, notamment au bénéfice des producteurs locaux. Pour évaluer l’intérêt des habitants de la Montérégie pour l’achat agroalimentaire local, un sondage en ligne et quatre groupes de discussion (voir la note méthodologique à la fin du texte) ont été réalisés en mai 2020 auprès de 230 abonnés de l’infolettrLa Montérégie, le Garde-Manger du Québec . Selon les résultats des analyses, les répondants  reconnaissent plus l’importance de l’achat local depuis le début de la pandémie, mais les producteurs locaux et les réseaux de distribution doivent relever plusieurs enjeux et défis liés à la promotion des produits régionaux. Ces défis et enjeux sont autant d’occasions de lancer des projets agrotouristiques autour de la thématique de l’achat local et de proposer des expériences mémorables.   

L’intérêt pour l’achat de produits alimentaires régionaux est en hausse  

Le sondage indique que la pandémie de la COVID-19 et les différents messages gouvernementaux à propos de l’achat local ont eu pour effet de sensibiliser la population à l’importance de l’achat des produits agroalimentaires régionaux. Les résultats montrent que la proportion de répondants très et extrêmement sensibilisés à la consommation d’aliments régionaux produits, transformés, distribués ou servis par des entreprises de la Montérégie est passée de 45 % avant la pandémie à 81 % depuis la pandémie. À l’inverse, la proportion de répondants qui n’étaient pas du tout et pas très sensibilisés à l’achat de produits régionaux est passée de 15 % à 1 %.  

Les valeurs ajoutées de l’achat local sont d’ailleurs manifestes. D’après les résultats des quatre groupes de discussions, une majorité de personnes ont exprimé l’avis que l’achat local agroalimentaire permet de réduire le transport des produits et des marchandises d’un point à un autre, donc de diminuer l’impact environnemental de la distribution alimentaire en comparaison aux circuits longs. En outre, selon les répondants, l’achat alimentaire local contribue à la fraîcheur, au maintien des parfums et des saveurs et à une plus longue conservation des produits. 

La connaissance des aliments locaux constitue un enjeu 

Si l’intérêt pour l’achat local s’intensifie chez les Montérégiens, la connaissance des produits, des entreprises locales et des circuits de distribution représente trois importants enjeux mis en relief dans la recherche. En effet, 39 % des répondants mentionnent ne pas très bien connaître ou ne pas du tout connaître les aliments régionaux produits, transformés, distribués ou servis par les entreprises de la Montérégie. Il est possible de noter que 38 % des personnes interrogées estiment ne pas très bien connaître ou ne pas du tout connaître les entreprises locales qui produisent, distribuent, servent ou transforment les aliments régionaux en Montérégie. De plus, 40 % des répondants éprouvent des difficultés à retrouver ces produits régionaux dans les différents points de vente, car souvent ils ne sont ni en évidence ni bien étiquetés. Selon toute apparence, une prise de conscience s’est développée sur ce dernier point avec la pandémie. Les répondants perçoivent que les produits locaux sont plus chers en général que leurs équivalents importés, mais se déclarent prêts à assumer la différence de prix, et ce, dans une moindre mesure, pour les familles avec enfants ou celles à plus faible revenu. 

La connaissance des produits, des entreprises locales et des circuits de distribution constitue trois enjeux d’importance 

Les résultats du sondage mettent en lumière l’importance des initiatives promotionnelles visant à faire connaître les producteurs et les distributeurs de produits régionaux pour susciter et renforcer les comportements d’achat local. 

L’importance de mener des initiatives de promotion des aliments régionaux  

La Montérégie, le Garde-Manger du Québecgéré par Expansion PME ; l’organisme représentant des Tables de concertation bioalimentaire du Québec pour la région de la Montérégiepropose le projet « Les Virées Gourmandes de la Montérégie ». Cette initiative vise à faire découvrir aux consommateurs et aux visiteurs des produits régionaux et des restaurants, en proposant un répertoire de visites agrotouristiques en Montérégie organisées sous la forme de circuits gourmands.  

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Source : Les Virées Gourmandes de la Montérégie 

Depuis le début de la pandémie, il est possible d’y retrouver une carte géolocalisée (voir l’image) qui répertorie les entreprises agroalimentaires et les restaurants de la Montérégie ayant répondu à l’invitation de promotion de l’achat de produits régionaux. Les entreprises sont présentées sous la forme d’une fiche montrant leurs produits, la nature de leurs activités, leur adresse et la manière de s’y rendre. On y trouve également un  lien vers leur site Web le cas échéant. À l’automne 2020, « Les Virées gourmandes de la Montérégie » changent de formule en raison des mesures sanitaires imposées par la Santé publique. Six boîtes découvertes de produits régionaux permettant d’aller à la rencontre des producteurs et des transformateurs de la Montérégie seront mises en vente et distribuées une fois par mois, d’octobre 2020 à mars 2021. 

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Source : Les Virées Gourmandes de la Montérégie 

Des initiatives comme « Les Virées Gourmandes de la Montérégie » suscitent un intérêt de la part des participants des quatre groupes de discussionIls apprécient particulièrement la possibilité d’aller à la rencontre de producteurs et d’en apprendre plus sur les produits et leurs méthodes de production de même qu’avoir la possibilité de développer une relation de proximité avec eux.  

Ces initiatives promotionnelles sont importantes pour forger à long terme une relation entre les producteurs,  les distributeurs, les consommateurs et les visiteurs.

De telles initiatives promotionnelles sont importantes pour forger à long terme une relation entre les  producteurs,  les  distributeurs,  les  consommateurs et les visiteurs. L’ensemble des activités proposées possède également des visées agrotouristiquesElles renforcent l’image de marque de la Montérégie comme destination, en plus d’offrir une expérience agrotouristique revisitée en raison de la pandémie de la COVID-19, puisque ce sont les producteurs et les distributeurs qui s’invitent désormais à la table deconsommateurs. 

 

Note méthodologique : La recherche a été menée par L. Martin Cloutier et Laurent Renard, professeurs au Département analytique, opérations et technologies de l’information de l’ESG UQAM. Le sondage s’est déroulé en ligne du 14 au 23 mai 2020. L’échantillon était composé des abonnés à l’Infolettre La Montérégie, lGarde-Manger du Québec et 230 personnes ont répondu au sondage de neuf questions. Quatre groupes de discussion ont également été conduits avec une plateforme de communication à distance auprès de 32 participants asondage. Deux rapports de recherche ont été réalisés pour La Montérégie, le Garde-Manger du Québec. 

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Faits et chiffres

Le Réseau de veille en tourisme veut vous entendre !

La pandémie a mis en lumière la réactivité et la créativité de l’industrie touristique. Les restrictions causées par les mesures sanitaires et l’absence de la clientèle internationale ont poussé les organisations à penser en dehors de la boîte.

Merci de bien vouloir partager vos bonnes pratiques ici. 

Vos réponses pourraient alimenter les contenus du Réseau de veille et inspirer les organisations en ces temps particulièrement difficiles. 

Merci de votre participation!

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Enjeux Faits et chiffres

Performance touristique : un été à saveur rurale

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, a suivi de près les répercussions de la COVID-19 sur l’industrie touristique grâce à une série de trois enquêtes.

Les résultats présentés ci-après proviennent de la collecte en ligne réalisée du 14 au 24 août dernier auprès de 1 210 organisations touristiques québécoises.

 

Ils mettent en perspective la situation des répondants, tous secteurs confondus, dont les activités sont principalement basées :

  • en grand centre urbain (Montréal, Québec) ;
  • en milieu urbain, mais en région (Sherbrooke, Trois-Rivières, Chicoutimi, etc.) ;
  • en milieu rural.

Tous les milieux étaient prêts  

De la ville à la campagne, la majorité des organisations étaient prêtes pour la saison estivale. Les régions montraient toutefois une part plus importante d’entreprises en exploitation que les grandes villes.

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Une rétention d’employés variable par rapport à 2019

Globalement, les entreprises en activité cet été et ayant un bassin de ressources humaines ont assuré la rétention de 74 % de leurs employés, en moyenne. La répartition géographique dévoile toutefois certaines différences. Les répondants des grands centres urbains comptaient en moyenne 56 % de leur main-d’œuvre active par rapport à 2019 tandis que ces proportions sont plus élevées pour les villes en région (74 %) et le milieu rural (80 %).

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L’appel du grand air  

Le besoin de connexion à la nature était fort pour plusieurs Québécois en sortie de confinement et le milieu rural l’a bien ressenti. La majorité de ces entreprises (57 %) mentionnent que le nombre de visiteurs accueillis a dépassé les attentes anticipées et près d’un quart (23 %) indiquent avoir battu leurs statistiques de fréquentation de l’été 2019. Le tiers (33 %) envisagent même de faire des bénéfices, comparativement à 20 % des répondants situés dans une ville en région et seulement 7 % dans les grands centres.

En général, les entreprises estiment atteindre 63 % de leur chiffre d’affaires de 2019, en moyenne, pour l’été 2020. Par catégorie, les répondants situés en milieu rural ont empoché l’équivalent de 72 % de leurs revenus de la dernière saison estivale, comparativement à 59 % pour ceux des villes et 33 % pour les grands centres. Ces derniers subissent des pertes considérables ; 71 % mentionnent avoir réalisé moins de la moitié de leur chiffre d’affaires, dont 48 % qui ne dépassent pas le quart des ventes réalisées l’été dernier.

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La détresse financière dans les grands centres urbains

Environ 69 % des répondants des régions s’attendent à couvrir leurs frais ou faire des bénéfices à l’été 2020. À l’inverse, 65 % des organisations situées dans les grands centres urbains comptent opérer à perte cet été, parmi lesquels 27 % estiment le déficit à un million de dollars et plus.

Fait inquiétant, 83 % des répondants établis à Montréal ou à Québec, et qui bénéficient d’au moins un programme d’aide gouvernementale, craignent de faire face à une fermeture en l’absence d’aides supplémentaires. Cette proportion s’élève à 40 % en région.

Les préoccupations sont palpables dans tous les milieux. Les gestionnaires des grands centres sont toutefois plus nombreux à se soucier de leur situation financière (liquidités, endettement, pertes) que leurs pairs. Près de trois répondants des grandes villes sur cinq (57 %) mentionnent que la santé financière de leur organisation s’est détériorée depuis juin, comparativement à 29 % des répondants opérant en région.

Un avenir teinté par l’évolution de la situation ?

Les perspectives sont plutôt sombres du côté des grands centres urbains. Près de sept organisations sur dix (68 %) ne prévoient pas une reprise normale de leurs activités avant l’été 2022, comparativement à la même proportion en milieu rural qui anticipent un retour à la normale de leurs opérations d’ici un an.

Plusieurs difficultés guettent encore l’industrie. Toutefois, une partie de l’économie touristique a su tirer son épingle du jeu cet été. La (re)découverte du territoire par les Québécois aura permis de créer un réseau d’ambassadeurs, notamment pour les secteurs du plein air et de l’agrotourisme.

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3e volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

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Faits et chiffres

Une saison touristique estivale polarisée, mais encourageante malgré le contexte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis mars 2020le ministère du Tourisme et la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, se sont hautement intéressés aux répercussions de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. Après avoir documenté les premiers impacts de la crise en avril dernier, puis sondé l’évolution de la situation à l’aube de l’été 2020, le troisième volet de cette étude provinciale a voulu dresser un portrait hâtif de la saison estivale. Un sondage en ligne mené du 14 au 24 août dernier a permis de sonder 1 210 organisations touristiques québécoises  

Malgré une fébrilité et une anticipation certaine en début de saisonle bilan révèle que la moitié des répondants (51 %) se disent plutôt satisfaits de leur étéparticulièrement ceux situés en périphérie des grands centresCe sentiment est toutefois partagécar le tiers des organisations se déclarent plutôt insatisfaites de la tournure de l’été.  

Comparé à la saison estivale 2019, les répondants jugent en moyenne avoir obtenu 70 % de leur achalandage et enregistré 63 % de leur chiffre d’affaires. Les enjeux financiers sont toujours préoccupants, mais 65 % de l’ensemble des répondants constatent une stabilisation ou une amélioration de leur santé financière comparativement au début de l’été. En juin dernier, seulement 4 % des entreprises en opération estimaient pouvoir générer des profits au terme de la saison. Cette proportion s’élève maintenant à 26 %. 

La prestation canadienne d’urgence est jugée avoir compliqué les opérations de nombreuses entreprises. Ainsi, 61 % de celles qui se sont prononcées sur des enjeux liés aux ressources humaines disent avoir été préoccupées par le recrutement de personnel dans ce contexte, et 52 % par la rétention de leur main-d’œuvre.  

Grâce à la générosité des organisations ayant partagé leurs impressionsles informations recueillies permettront d’alimenter la réflexion liée aux prochaines actions. 

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

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Produits et activités

Les habitudes de plein air selon la provenance

En 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé, en collaboration avec la Sépaq, un sondage Web afin de connaître, entre autres, les comportements de pratique du plein air des Québécois. Au total, 4263 répondants de partout dans la province (3016 clients de la Sépaq et 1202 provenant de la population générale) ont partagé leurs habitudes et leurs préférences en matière d’activitéen nature.  

Fait intéressant, les analyses comparatives révèlent des différences significatives entre certaines parties du territoire. Les gens des communautés de Montréal, de Québec et des régions semblent mordre dans les loisirs de plein air de plusieurs manières. Les résultats démontrent que: 

  • En ce qui concerne la fréquence de pratique, les gens de la capitale occupent le haut du podium. Lorsqu’ils fréquentent les territoires de la Sépaq, ils aiment davantage la pêche que les Montréalais; 
  • Les Montréalais s’évadent moins souvent en plein air mais ils le font en plus forte proportion que les gens de Québec; 
  • Les répondants en région explorent la nature à une fréquence similaire à celle des Montréalais, mais ils adoptent davantage la chasse, la pêche et les embarcations non motorisées (kayak, canot, etc.) que ceux des deux communautés métropolitaines;  
  • Les gens des régions fréquentent beaucoup moins les parcs nationaux de la Sépaq que les urbains. 

Voyez les résultats plus détaillés dans l’infographie ci-dessous. 

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