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Hébergement

Hôtellerie et économie collaborative : quelle concurrence?

La location de logements entre particuliers est encadrée légalement dans plusieurs villes à travers le monde. Cet automne, les instances politiques du Québec se penchent sur la question pour réglementer cette pratique, qui est loin de faiblir. Mais que savons-nous de l’incidence de ces nouveaux entrants sur l’hôtellerie? Certaines études démontrent que cette concurrence nuit aux hôteliers, alors que d’autres statistiques se veulent rassurantes.

 

Airbnb et les autres plateformes similaires se développent rapidement

En 2014, la valeur des ventes en hôtellerie a crû de 5 %, comparativement à 11 % pour la location de logements entre particuliers

La location de logements entre particuliers existe depuis longtemps, mais l’essor de ce marché est sans précédent avec l’émergence d’entreprises telles qu’Airbnb. Selon Euromonitor, depuis la crise économique survenue en 2008, ce secteur a connu des taux de croissance beaucoup plus élevés que l’hôtellerie (sauf en 2009, année où les deux marchés ont enregistré un ralentissement). En effet, en 2014, la valeur des ventes de cette dernière a crû de 5 %, comparativement à 11 % d’augmentation pour la location de logements entre particuliers. On peut l’expliquer en partie par les plateformes dites collaboratives, qui ajoutent de plus en plus de destinations à leur offre. À titre d’exemple, Airbnb prévoit enregistrer un chiffre d’affaires de 900 millions de dollars américains en 2015, et le nombre de clients et d’offres disponibles sur son site a presque triplé entre 2013 et 2014.

L’hôtellerie moyenne gamme, grande perdante?

Euromonitor a analysé les données du nombre d’établissements hôteliers entre 2008 et 2014. Les hôtels de moyenne gamme (2 et 3 étoiles) sont les seuls dont la part a baissé, passant de 63 % à 56 %. Au contraire, la part des hôtels économiques a augmenté de 18 % à 26 %, et celles des hôtels 4 et 5 étoiles se sont maintenues au même niveau.

Selon Euromonitor, les hôtels économiques ont accru la qualité de leurs services et de leurs installations afin de séduire la clientèle optant pour la location de logements privés. Quant à l’hôtellerie 4 et 5 étoiles, elle continue d’attirer le segment de voyageurs prêts à payer davantage pour recevoir un service haut de gamme. Entre les deux, les établissements de moyenne gamme éprouvent de la difficulté à se forger une identité et à offrir un niveau de services qui séduise les voyageurs.

Qui fait de l’ombre à qui?

Voici quelques statistiques permettant de dresser le portrait de l’environnement concurrentiel entre les groupes hôteliers et les deux principaux loueurs de logements entre particuliers :

  • En 2014, HomeAway et Airbnb cumulaient des valeurs de ventes respectives de 4,8 milliards et 3,7 milliards de dollars américains, comparativement à 27,5 milliards pour le plus important groupe hôtelier, Marriott International.
  • La valeur boursière d’Airbnb est évaluée à 25,2 milliards de dollars américains. Elle surpasse ainsi celles de Marriott (20,6 milliards $US) et de Starwood (14,1 milliards $US), et se rapproche de celle de Hilton (27,4 milliards $US).
  • HomeAway et Airbnb comptent des taux de croissance annuels cumulés bien plus élevés que les groupes hôteliers. Ces derniers se sont maintenus aux alentours de 10 % entre 2009 et 2014, alors que HomeAway a enregistré un taux de 29 % et Airbnb de 251 %.
  • En 2014, les réservations effectuées sur le site d’Airbnb représentaient 7 milliards de dollars américains, soit seulement 1 % du marché total du secteur de l’hébergement.

Un effet négatif pour certains marchés hôteliers

Des chercheurs de l’Université de Boston ont mesuré l’incidence économique d’Airbnb sur l’hôtellerie traditionnelle. En utilisant les statistiques présentées par Airbnb et les données de près de 3000 hôtels du Texas à partir de 2003, ils ont pu observer qu’une augmentation de 10 % de l’offre d’Airbnb correspondait à une baisse de revenu pour les chambres d’hôtel de 0,37 %. À Austin, où le nombre de locations offertes est le plus important, l’effet sur le chiffre d’affaires des hôtels est d’environ 8 à 10 %. Enfin, les hôtels économiques et de moyenne gamme subissent davantage la concurrence d’Airbnb que ceux du segment haut de gamme.

D’autre part, à San Francisco, les taux d’occupation des hôtels connaissent une plus faible croissance les samedis et dimanches pour certains segments de prix. Selon le consultant Rick Swig de RSBA & Associates, la seule explication pertinente réside dans la concurrence livrée par l’offre de location de logements entre particuliers, ces derniers ciblant l’hébergement de la clientèle d’agrément qui voyage les fins de semaine et durant les périodes de vacances.

Des spécialistes se font rassurants

D’après le consultant Sean Hennessey de Lodging Advisors, près du quart de la clientèle d’Airbnb à New York ne semble pas fréquenter l’hôtellerie traditionnelle. En effet, 19 % de sa clientèle loue un logement durant 30 jours ou plus, ce qui est peu répandu en hôtellerie. De plus, un autre 4 % des clients est constitué de groupes de 5 voyageurs ou plus. Ceux-ci auraient moins tendance à séjourner à l’hôtel, la limite étant souvent quatre personnes dans une chambre.

les taux d’occupation à New York n’ont pas été affectés par l’ajout de l’offre de location de logements de particuliers

De plus, Sean Hennessey constate que les taux d’occupation à New York n’ont pas été affectés par l’ajout de l’offre de location de logements de particuliers. Cela étant dit, il est possible que cette observation ne s’applique qu’à cette métropole, où l’offre hôtelière ne comble pas la demande. D’autre part, la firme Smith Travel Research a comptabilisé l’inventaire de chambres des hôtels des cinq quartiers de New York et les logements loués sur Airbnb. Elle constate que les offres d’Airbnb ne représentent que 7,5 %, mais la part est de 38 % à Brooklyn, ce qui peut s’expliquer par la faible quantité d’hôtels dans ce quartier.

Airbnb montre patte blanche

Selon l’étude d’Airbnb, menée entre avril 2013 et mars 2014 sur le marché montréalais, la plateforme collaborative était complémentaire à l’industrie touristique déjà existante. À Montréal, 85 % des résidences d’Airbnb étaient situées à l’extérieur des quartiers hôteliers traditionnels.

Chip Conley, d’Airbnb, assure que les hôteliers ne doivent pas s’inquiéter de l’émergence d’Airbnb, en partie car leur principal marché est celui des séjours à long terme. Cependant, Euromonitor prévoit la croissance de ces plateformes collaboratives sur les segments de luxe et d’affaires. De quoi durcir la compétitivité sur les marchés déjà éprouvés, et peut-être l’amorcer sur d’autres…

 

Une seconde analyse détaillera les récentes initiatives de groupes hôteliers qui ont décidé d’intégrer l’économie collaborative dans leurs stratégies de développement.

 

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Réseaux de distribution Technologies

Outiller le voyageur pour stimuler les réservations en ligne

Internet regorge de plateformes permettant de réserver un hôtel sans passer par le site de l’établissement. Hormis les considérations tarifaires, comment l’hôtelier peut-il offrir une expérience de réservation qui se démarque? En s’inspirant d’innovations dans l’industrie touristique, Sabre Hospitality et PSFK ont établi dix tendances qui façonneront le futur de la réservation d’hôtels en ligne. En voici cinq, accompagnées de solutions pour l’industrie hôtelière.

 

Pouvoir réserver en tout temps, peu importe le média utilisé

Certains acteurs touristiques misent sur la spontanéité des voyageurs, en leur permettant de réserver peu importe la plateforme utilisée. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou bien sur les appareils mobiles, le processus de réservation s’en trouve simplifié. Des fonctionnalités de réservation sont intégrées sur les plateformes valorisant les supports visuels, telles qu’Instagram et Pinterest, afin d’atteindre le voyageur lorsqu’il est inspiré. Il en est de même sur Twitter et Facebook; la possibilité d’y effectuer ses réservations amène le client plus rapidement à l’acte d’achat. 

Certains acteurs touristiques misent sur la spontanéité des voyageurs, en leur permettant de réserver peu importe la plateforme utilisée.

Depuis 2013, les utilisateurs de Twitter peuvent effectuer leur demande de réservation sur le compte des hôtels Loews, qui leur envoient un lien vers une plateforme de clavardage afin qu’ils procèdent au paiement de leur séjour avec un agent virtuel.

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Source : Twitter

Sur son profil Instagram, le groupe Conrad Hotels and Resorts a intégré le lien d’un microsite dans lequel se trouve une galerie de photos sélectionnées depuis Instagram. Celles-ci sont cliquables, et elles dirigent l’utilisateur vers leur outil de réservation, sur le site Web du groupe.

Disponibilité multiécrans des données clients

Pour effectuer sa réservation, le voyageur est à présent habitué de cheminer dans un contexte multicanal. L’expérience de navigation entre les plateformes doit alors être la plus simple et la plus transparente possible. C’est le cas de l’application Scratchpad d’Expedia, qui permet d’enregistrer les hôtels et les vols sélectionnés, et de reprendre la recherche plus tard à partir de n’importe quel appareil.

En outre, les renseignements des clients doivent être accessibles sur tous les outils. Par exemple, l’hôtelier peut s’assurer que les informations des membres du programme de fidélité soient prises en compte à l’étape de la réservation, que ce soit sur son site Web, sur son site mobile ou dans son application. Il peut aussi transférer les données liées à la réservation à des objets connectés tels que la montre Apple, pour améliorer l’expérience du client pendant son séjour.

Possibilité de « tester » avant d’acheter

Certaines marques dévoilent virtuellement leurs offres aux voyageurs, réduisant ainsi l’écart entre l’imagination et le réel, et renforçant la décision d’achat du client. Lors d’une campagne marketing se déroulant dans les rues de New York, Marriott a fait vivre une lune de miel à des couples grâce au casque de réalité virtuelle Oculus Rift. La cabine dans laquelle ils se trouvaient reproduisait même le climat et les odeurs de la destination simulée!

Source : YouTube

Un établissement de plus petite taille peut mettre en place des actions simples et peu coûteuses :

  • répondre aux demandes d’information concernant l’établissement en envoyant des photos ou des vidéos réalisées pour l’occasion. Pour cela, l’hôtelier peut fournir des appareils photo et des caméras à ses employés;
  • intégrer du contenu interactif et dynamique sur le site Web pour présenter les services et les équipements de l’hôtel;
  • inciter les clients à publier leurs photos et leurs vidéos sur le site Web, ou encore sur les réseaux sociaux.

Mise en valeur de la destination

De nouveaux outils de planification apparaissent, fournissant davantage d’information sur la destination pour que le voyageur sache quand s’y rendre, selon les saisons et les événements locaux. C’est le cas du voyagiste Discover Africa, qui propose l’application HerdTracker à ses clients, afin qu’ils puissent suivre les mouvements migratoires des troupeaux, et ainsi choisir le meilleur moment pour partir en safari, ainsi que les hébergements les plus proches.

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Source : discoverafrica

Un hôtelier peut s’inspirer de cet exemple en intégrant dans ses communications marketing les meilleures périodes de l’année pour séjourner dans son établissement.

Réserver en cours de séjour

Les sites et les applications de réservation de dernière minute rendent plus efficace le cheminement de la planification jusqu’à la réservation.

Il est possible de mettre à profit les données du profil et des préférences du voyageur afin de faciliter la réservation lorsqu’il est en déplacement. À titre d’exemple, les sites et les applications de réservation de dernière minute offrent non seulement des rabais correspondant aux préférences des voyageurs, mais ils rendent aussi plus efficace le cheminement de la planification jusqu’à la réservation. La nouvelle application de Booking.com propose des hébergements de dernière minute en fonction des préférences des utilisateurs préalablement enregistrées et de leur géolocalisation. Deux clics seulement sont nécessaires pour conclure la réservation.

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Source : psfk

D’autres actions s’avèrent judicieuses, telles que l’enregistrement sécurisé des données bancaires des clients pour simplifier leur processus d’achat sur un support mobile; ou encore l’intégration des commentaires provenant d’un site d’avis en ligne afin que le mobinaute ait davantage d’outils à sa portée lors de sa prise de décision.

Ces tendances prouvent que le contexte est grandement pris en compte pour offrir une expérience de réservation personnalisée. Cela rejoint les micromoments déterminés récemment par Google comme étant les nouvelles habitudes de recherche sur appareil mobile.

Vous inspirerez-vous de ces tendances pour améliorer votre processus de réservation?

 

Image à la une : stockvault.net

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Marketing

Les secrets d’un bon site Web transactionnel

Il n’est pas nécessaire de disposer d’un gros budget marketing pour stimuler les réservations en ligne. Quelques tactiques simples suffisent pour faire la différence, comme l’explique Tambourine, une agence de marketing dédiée aux hôtels et aux destinations. Celle-ci a établi six stratégies utilisées pour propulser les réservations en ligne, en misant sur la psychologie des internautes. Les exemples sont dédiés aux hôteliers, mais peuvent aussi s’appliquer à l’ensemble des acteurs qui commercialisent des prestations touristiques.

Jouer sur l’aspect émotionnel

il semble que l’on prend souvent des décisions lorsque les émotions l’emportent sur la raison

Selon un article paru sur neurosciencemarketing.com, il semble que l’on prend souvent des décisions lorsque les émotions l’emportent sur la raison. L’internaute est attiré par ce qui le rend heureux. Si l’information qu’on lui présente est satisfaisante et attirante, il est susceptible de s’y arrêter. L’hôtelier devrait alors tabler sur les émotions engendrées par un séjour effectué dans son établissement. Cela aidera-t-il le client à se détendre? En gardera-t-il des souvenirs inoubliables?

Créer un sentiment d’urgence

Les restrictions et l’urgence d’agir incitent les internautes à acheter. Ils ne veulent pas laisser passer l’occasion de profiter d’un forfait de « dernière minute au plus bas prix », d’un rabais qui ne dure que 24 heures ou d’un tarif offert « sous réserve de disponibilité ». L’horloge compte à rebours, comme celle de Groupon ou d’Expedia, est aussi une technique très efficace.

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Source : groupon.ca

Programmer des paramètres par défaut

La facilité s’avère une caractéristique essentielle pour toute expérience d’achat en ligne

Les internautes ont tendance à utiliser les paramètres par défaut lorsqu’ils font une recherche, car le processus est ainsi plus rapide. La facilité s’avère une caractéristique essentielle pour toute expérience d’achat en ligne. Dans les critères de recherche, l’hôtelier peut établir par défaut le choix le plus commun des clients : deux adultes et un enfant dans une chambre, pour une nuitée. Certains sites enregistrent par défaut l’adresse et les coordonnées bancaires du client dans son profil, éliminant donc une des étapes menant à l’achat.

Créer un processus de réservation simple et prévisible

Les internautes veulent contrôler leur processus de réservation et en connaître la durée. Il est alors utile d’en simplifier le déroulement grâce à un nombre restreint d’étapes. Celles-ci peuvent être représentées dans une barre de progression afin de suivre l’avancée de l’achat. Cette tactique élimine toute anxiété et encourage l’internaute à finaliser la réservation.

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Source : Vacances Transat

Utiliser la communauté pour rassurer le client dans sa décision

Un hôtelier peut convaincre l’internaute de réserver sur son site Web en misant sur le phénomène FOMO (Fear of Missing Out), c’est-à-dire la peur de manquer quelque chose d’important. Cette stratégie est fréquemment employée par les agences de voyages en ligne grâce à des accroches montrant un nombre important de réservations déjà conclues : « 60 % des chambres sont déjà réservées pour ces dates », « à saisir, cet hébergement est très demandé », « 24 personnes ont réservé cet hôtel au cours des 48 dernières heures ». L’internaute est ainsi rassuré sur son choix d’hôtel.

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Source : expedia.ca

Réduire le niveau d’incertitude du client

Peu importe le temps passé pour trouver l’hôtel qui correspond à ses critères et à lire les commentaires en ligne, le client peut douter de son choix, même après avoir effectué sa réservation. L’hôtelier doit alors le rassurer en lui rappelant les avantages à réserver directement sur son site, comme le fait le groupe Accor sur une page dédiée.

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Source : accorhotels.com

Les courriels envoyés au client avant son arrivée peuvent être utilisés afin de le féliciter pour sa réservation et lui rappeler les atouts de l’établissement. De plus, pour l’aider à se sentir confiant dans sa décision, le prestataire peut intégrer un widget pour partager sa réservation sur les réseaux sociaux. Selon Tambourine, la probabilité qu’il annule serait alors minimisée, car il s’est en quelque sorte engagé devant sa communauté en ligne.

 

Les tactiques basées sur l’étude du comportement de la clientèle ont depuis longtemps fait leurs preuves, peu importe le canal de distribution utilisé. Qui ne s’est pas déjà laissé tenter par un produit vendu à 99 cents plutôt qu’à 1 dollar?

 

Image à la une : ©istockphoto

 

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Segments de clientèles Tendances

Les nomades numériques, voyageurs des temps modernes?

À la croisée du voyageur d’agrément et du voyageur d’affaires

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler. Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur et en conservant les relations professionnelles établies dans leur lieu d’origine. Ces expatriés, qui détiennent un visa touristique, sont des salariés d’une entreprise favorisant le télétravail, des travailleurs autonomes ou encore des entrepreneurs du Web.

Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur

Liz Elam, fondatrice de Link Coworking, un club privé d’espaces de travail partagés, attribue cette tendance aux États-Unis au fait que les travailleurs, en particulier ceux de la génération Y, recherchent davantage d’indépendance et de flexibilité, un meilleur équilibre travail-vie privée et ont la volonté de voyager toujours plus.

Travailler à distance, mais encore?

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin. Deskmag en recensait 6000 à travers le monde à la fin 2014, accueillant près de 300 000 personnes. Propices au réseautage, à la collaboration et à la stimulation entre pairs, ces espaces sont très populaires dans les centres urbains.

Par exemple, celui d’Hubud, à Bali, est fréquenté par environ 200 expatriés et propose des formations de quelques jours sur des thèmes aussi diversifiés que les technologies, le marketing, l’entrepreneuriat, la créativité et le développement personnel.

Source : youtube.com

Des lieux de vie urbains en communauté

Bien souvent, les nomades numériques en processus de création d’entreprises se rendent dans des villes connues pour leur créativité et leur foisonnement de start-ups. Montréal, qui vient de se classer dans le top 20 des plus grands écosystèmes d’entreprises en démarrage, selon Compass, a acquis sa notoriété notamment grâce à l’événement International Startup Festival et à la maison Notman, qui offre des espaces de travail partagés.

Toutefois, une nouvelle offre cible les « technomades » : un lieu qui combine un espace de travail partagé et un hébergement de courte ou de longue durée. Il présente un avantage fort intéressant pour ces travailleurs, puisqu’ils ont accès à une aide et un accompagnement dans leurs projets, comme il y en a dans un incubateur de start-ups.

Startup Basecamp, déjà présent à San Francisco, a ouvert en juillet dernier un premier établissement à Montréal. Le tarif d’une chambre partagée oscille entre 26 et 35 $ US par jour, selon la durée du séjour. Ces lieux de vie sont accessibles dans plusieurs villes des États-Unis et sont créés par des start-ups telles que The Embassy Network, Pure House et Krash.

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Source : fastcompany.com

Zoku, qui vient d’ouvrir ses portes à Amsterdam, dit vouloir révolutionner le concept hôtelier en accueillant ses hôtes dans une communauté.

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Source : facebook.com/livezoku

La naissance du coworkation

Les nomades numériques sont aussi attirés par des destinations où le coût de la vie est moins élevé. De véritables communautés se sont formées en Thaïlande, en Indonésie, au Vietnam et plus récemment en Europe et aux États-Unis dans des villes moins chères ou en milieu rural.

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation. Elles se nomment HackerParadise, The Blue House, Project Getaway (voir la vidéo plus bas), Surf Office ou encore Refuga et s’assimilent à des entreprises touristiques.

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Source : thesurfoffice.com

Leur intention est d’offrir un environnement de travail favorable à la création. Les résidents travaillent sur leurs projets, apportent du support aux autres membres, visitent la région, participent à des événements, des activités, des formations et des ateliers organisés sur place, qui vont d’une soirée réseautage au cours de surf, d’un atelier sur le développement personnel à la formation marketing.

Source: youtube.com

Par exemple, Tribewanted propose des séjours à Bali au sein de la communauté Hubud. Les nomades numériques ont le choix de participer à des projets environnementaux dans une ferme écologique où ils peuvent se loger. Le tarif est de 350 $ US par semaine ou de 550 $ pour le premier mois sans l’hébergement (puis 350 $ pour les mois suivants).

L’essor du coworking rural

Les lieux de travail inusités ne sont pas réservés aux destinations exotiques. En Europe, des initiatives voient le jour et offrent des séjours dans des lieux reculés. En Hollande, Kantoor Karavaan loue des caravanes, des yourtes ou encore des terrains de camping dans l’arrière-pays, pouvant accueillir des groupes de travail.

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Source : facebook.com/kantoorkaravaan

Au Québec, un concept similaire à celui de Mutinerie Village pourrait être imaginé. Cette maison est située dans une ferme à 1 h 30 de Paris et fut créée par la Mutinerie, un espace de travail partagé à Paris. Pour 40 euros par jour, les nomades numériques profitent d’un séjour tout inclus et participent à l’entretien de la maison et aux activités de la ferme. Ils y font l’expérience d’une vie en autarcie dans un esprit communautaire. Ouvert depuis plus d’un an, 400 personnes y ont été accueillies.

Un peu dans la même veine, il existe au Québec une initiative qui permet aux entrepreneurs montréalais de partir à la rencontre de leurs pairs en région. La Tournée des Entrepreneurs est une série de voyages durant l’été qui allie conférences, réseautage d’affaires et tourisme. Ces rencontres sont un beau moyen de sortir du cadre habituel de travail et de stimuler la créativité.

Source : vimeo.com

Ainsi, des acteurs québécois ont déjà mis la table pour faire du Québec une destination attirante pour les nomades numériques, cette clientèle qui redéfinit à la fois la façon de travailler et de voyager.

 

Image à la une : projectgetaway.com

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Technologies

Six conseils pour réussir sur Pinterest

Se doter d’un compte professionnel

Pinterest conseille aux marques de créer un compte professionnel afin d’accéder à plus d’options. Tout d’abord, le site Web de la marque est validé par Pinterest afin de devenir une source fiable auprès des abonnés. Celle-ci peut ensuite ajouter le bouton Pin It aux pages de son site et de son application mobile pour faciliter l’épinglage de son contenu. Elle accède aussi au programme des épingles enrichies, qui permet l’affichage d’informations supplémentaires. Il en existe cinq types, dont trois pouvant être utilisés par une entreprise touristique :

  • les épingles géolocalisées pour situer des hôtels, des attraits, des événements, etc.;
  • les épingles d’articles, qui incluent le titre, le nom de l’auteur et une brève description;
  • les épingles de produits, indiquant leur prix, leur disponibilité et l’endroit où les trouver.

Photo tour of Porto

Source : pinterest.com

Enfin, le compte professionnel comprend un outil d’analyse des statistiques qui permet de mesurer sa performance :

  • nombre de vues;
  • réépinglages;
  • clics;
  • classements des meilleures épingles et des meilleurs tableaux;
  • données démographiques;
  • centres d’intérêt.

 

Pinterest analytics

Source : analytics.pinterest.com

Optimiser le référencement naturel

Afin d’apparaître dans les résultats de recherche organique de Pinterest, mais aussi de Google, l’entreprise devrait penser à :

  • décrire son profil, ses tableaux et chaque épingle en utilisant des mots-clés et des informations pertinentes, sans intégrer de mots-clics, qui ne sont pas cliquables sur ce réseau. Pour les épingles de voyages, Pinterest conseille de décrire le lieu et ce que l’on peut y faire;
  • choisir des titres clairs et attrayants pour les tableaux, comportant moins de 20 caractères pour éviter qu’ils ne soient tronqués;
  • rédiger les contenus dans la langue principale de sa clientèle. Certaines marques optent pour la description de profil bilingue;

St Antoine

Source : pinterest.com

  • repérer, avec l’outil d’analyse, les tableaux les plus populaires et les placer en haut de sa page de profil;
  • ne pas publier uniquement ses contenus, mais aussi des épingles d’autres abonnés et des images provenant de sources externes.

Diversifier les thématiques des tableaux

Il est important de ne pas promouvoir uniquement ses produits. On conseille de s’éloigner de ses champs d’expertise, tout en optant pour des thématiques s’en rapprochant. Par exemple, le parc de Gros-Cap, aux Îles-de-la-Madeleine, a créé un tableau « Saveurs des îles » pour mettre en valeur la gastronomie des îles à travers le monde.

Parc de Gros Cap

Source : fr.pinterest.com

Relais & Châteaux suggère des lieux à visiter à proximité de ses établissements, dans un tableau inspirant intitulé « Routes du Bonheur ». Voyages SNCF offre du rêve sur son tableau collectif « WaOOOww », mettant en scène des lieux insolites.

D’autres marques touristiques consacrent un tableau pour chaque saison ou pour des événements tels que la fête des Mères ou la Saint-Valentin. Il est judicieux de les créer un à deux mois à l’avance, afin de consolider leur visibilité. Le tableau devrait figurer dans le haut de la page du compte aussi longtemps qu’il s’inscrit dans l’actualité.

Miser sur la qualité des images

Les épingles verticales de haute qualité et contenant un texte explicatif génèrent davantage de partages. Certains utilisateurs les intègrent même à leur site Web ou à leur blogue, comme c’est le cas du blogue de voyage Moi, mes souliers.

 

Moi mes souliers

Source : moimessouliers.org

Plusieurs outils gratuits de création de visuels sont disponibles en ligne, tels que Canva. Celui-ci propose un format adapté à Pinterest. À noter qu’une épingle devrait mesurer au moins 600 pixels de large et entre 900 et 2100 pixels de long.

canva

Source : canva.com

Les épingles de couverture de chaque tableau doivent être soigneusement choisies, car l’apparence du compte est primordiale. Certains ont même créé une identité visuelle, comme la blogueuse hollandaise Nienke Krooke.

Pinterest Nienke Krooke

Source : pinterest.com

Épingler régulièrement

Il est conseillé d’épingler du contenu plusieurs fois par jour. Des outils de programmation tels que Buffer, Robovy, Tailwind ou Viraltag peuvent faciliter l’atteinte de cet objectif. Ils sont payants, mais il est possible d’en faire l’essai avant de s’abonner. Même si ces outils sont assez identiques les uns aux autres, certains proposent des options supplémentaires intéressantes, comme Buffer et Tailwind, qui programment les épingles aux heures durant lesquelles les abonnés de la marque sont les plus actifs. Buffer permet aussi d’intégrer la gestion d’autres réseaux sociaux.

Les moments les plus propices pour épingler sont à partir du milieu de l’après-midi (heure de l’Est) jusqu’en soirée et le samedi, journée où la catégorie « voyages » est celle qui regroupe le plus grand nombre d’épingles.

Participer aux tableaux collectifs

Les tableaux collectifs, où plusieurs abonnés épinglent leurs contenus, sont un autre moyen d’améliorer la visibilité d’une marque. Pour bien les choisir, cette dernière doit s’assurer que les tableaux rejoignent ses centres d’intérêt, qu’ils comptent un grand nombre d’abonnés (pour favoriser la propagation des épingles), et que les photos suscitent beaucoup de réépinglages. Le site Pingroupie permet de les trouver selon ces critères. La procédure pour participer à un tableau collectif est généralement expliquée dans sa description.

À l’inverse, la marque peut inviter d’autres utilisateurs à collaborer à un de ses tableaux. Par exemple, Suisse Tourisme convie ses abonnés à partager leurs coups de cœur de la destination sur « OUR Switzerland ». Il compte 2000 collaborateurs, plus de 12 000 abonnés et 23 000 épingles.

Pinterest Our Switzerland

Source : pinterest.com

Et vous, avez-vous intégré Pinterest à votre stratégie de médias sociaux? Savez-vous que ce réseau deviendra prochainement une plateforme transactionnelle? Une raison de plus de s’y intéresser!

 

Source de l’image à la une : Pinterest

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Accommodation etourism and technology

Online Behaviour of Airbnb Travellers

The private accommodation rental market has not escaped the tidal wave of online information that brings us to today’s diversified offer on a number of specialized sites. The PhoCusWright study states that, in the United States, the penetration rate of these online reservations has gone from 12% in 2008 to 24% in 2012. The arrival of start-ups in the collaborative economy, such as Airbnb, and the improvement of already well-established sites in this market, such as HomeAway, have helped accelerate this trend.

This trend gave rise to a new generation of renters, or “New Gen Renters,” whose travel behaviour differs from that of travellers who use other types of accommodation. This distinction was made following an analysis of these travellers, that was based on a PhoCusWright study of their online planning and booking habits. The results of that study are described below.

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New Gen Renters very active online

When planning their leisure trips, New Gen Renters are more likely to search the Web on a mobile device (32%) or a tablet (29%) than other renters (see Graph No. 1). They also more frequently use other sources of information, such as recommendations from relatives and friends, online advertising and promotional emails. The behaviour of other renters more closely resembles that of other travellers who do not rent private accommodation.

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New Gen Renters browse more sites to compare and choose the various components of their trip

All three categories of traveller primarily access the same sources for their online trip planning (see Graph No. 2). Online travel agencies such as Expedia or Priceline came first, followed by search engines and comment sites such as TripAdvisor. However, New Gen Renters browse more sites to compare and choose the various components of their trip. Almost 40% of these new renters use social media, compared to 11% of other renters and 12% of non-renters. This gap also holds true for travel guide sites and online magazines, news websites and private accommodation rental websites – although the latter category is also accessed by a significant proportion (20%) of other renters.

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What online content are they looking for?

New Gen Renters have a strong appetite for online travel content (se       e Graph No. 3). They access comments and opinions, professional and amateur photos and videos, and supplier posts to plan at least half of their stays. They are far more likely than other renters and non-renters to view this information on social media.

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Inspiration and personalization

The inspirational aspect of the site is very important for this new generation. Indeed, 41% of them look for new trip ideas online, whereas this objective is only shared by 28% of other renters and 29% of non-renters. This group is also looking for a more personalized web browsing experience than the other traveller groups, with 27% preferring a site that saves their personal information in order to recognize them on subsequent visits, compared with 12% of other renters and 9% of non-renters.

New Gen Renters are spontaneous

The “other renters” category books its stays further in advance than other segments: 57% do so at least one month before departure, whereas only 41% of New Gen Renters and half of non-renters adopt similar behaviour (see Graph No. 4). In fact, there are proportionally more last-minute New Gen travellers, as 43% of them book less than three weeks before their trip is due to start, compared to 33% of other renters and 31% of non-renters.

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Keen collaborative consumers

According to PhoCusWright, New Gen Renters tend to use collaborative sites such as Airbnb to book their accommodation. This segment is also attracted by a similar approach to getting around: 21% of these avid users of new technology used a car-sharing app during their stay, compared to a fairly low percentage (6%) of other renters, and only 2% of non-renters. They are also more likely (25% compared to 11% and 6%, respectively) to have used app-based rideshare services such as Uber and Sidecar.

Should the traditional hotel market be concerned?

According to PhoCusWright’s probability calculations based on the frequency of travellers’ leisure trips, it seems that each time a traveller rents private accommodation, the chances he or she will book a hotel room within the same year drop by 24%. Similarly, if a traveller stays in two rentals over the course of the year, the chances he or she will stay in a hotel drop by 50%. In other words, the more often travellers stay in private accommodation, the less likely they are to book a hotel room. While this statement may alarm hotel owners, they should remember that, in 2013, only 14% of U.S. travellers rented a private house or apartment, and only 3% booked a room or a bed in a private home. In fact, it was the least popular type of accommodation.

Fundamental shift or passing trend?

Will the advocates of collaborative consumption – largely members of Generation Y – continue to travel this way as they grow older? It is difficult to predict the future, but one thing is certain: their use of the Internet and an array of technological tools is permanently rooted in their travel behaviour. Accommodation providers therefore have no choice but to react – and adapt to! – this enduring trend!

 

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Technologies

Comportement en ligne des voyageurs d’Airbnb

Le marché de la location de résidences privées n’a pas échappé à la vague déferlante du Web, et on y trouve aujourd’hui une offre diversifiée sur des sites spécialisés. Selon PhoCusWright, aux États-Unis, le taux de pénétration de ces réservations en ligne est passé de 12% en 2008 à 24% en 2012. L’arrivée de start-ups issues de l’économie collaborative comme Airbnb et l’amélioration des sites déjà bien installés sur ce marché, à l’instar de HomeAway, ont contribué à l’accélération de cette évolution.

Ainsi, de cette tendance est née une «nouvelle génération de loueurs», dont le comportement de voyage se dissocie de ceux qui utilisent d’autres modes d’hébergement. Cette comparaison a été effectuée dans le cadre d’une première analyse portant sur le profil de ces voyageurs, tirée d’une étude de PhoCusWright. La firme s’est aussi penchée sur leurs habitudes de planification et de réservation en ligne; voici les résultats.

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La «nouvelle génération de loueurs» est très active sur le Web

Lorsqu’il s’agit de planifier ses séjours d’agrément, la «nouvelle génération de loueurs» est plus susceptible de consulter Internet sur un appareil mobile (32%) ou une tablette (29%) que les autres voyageurs (voir le graphique 1). De plus, elle utilise davantage de sources d’information telles que les recommandations de parents ou d’amis, les publicités en ligne et les courriels promotionnels. Les autres loueurs adoptent un comportement qui se rapproche de celui des voyageurs qui ne louent pas de logement privé.

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la «nouvelle génération de loueurs» navigue sur  plus de sites pour comparer et choisir les composantes de ses voyages.

Les trois catégories de voyageurs consultent les mêmes principales sources sur le Web pour la planification en ligne de leurs séjours (voir le graphique 2). Les agences de voyages en ligne telles qu’Expedia ou Priceline arrivent en tête, suivies des moteurs de recherche et des sites de commentaires comme TripAdvisor. Néanmoins, la «nouvelle génération de loueurs» navigue sur  plus de sites pour comparer et choisir les composantes de ses voyages. Près de 40% de ces nouveaux loueurs utilisent les réseaux sociaux, comparativement à 11% des autres loueurs et 12% des non-loueurs. Cet écart se vérifie aussi pour les guides et les magazines de voyages en ligne, les sites d’actualité, ainsi que pour les sites de location de logements privés. Ces derniers sont tout de même consultés par une proportion importante des autres loueurs (20%).

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Quels contenus recherchent-ils en ligne?

La «nouvelle génération de loueurs» a un appétit débordant pour les contenus en ligne liés aux voyages (voir le graphique 3). Ces voyageurs consultent les commentaires et les avis, les photos et les vidéos de professionnels et d’amateurs, ainsi que les publications des prestataires, pour planifier au moins la moitié de leurs séjours. À noter qu’ils sont beaucoup plus nombreux que les autres loueurs et les non-loueurs à visualiser ces informations sur les réseaux sociaux.

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Inspiration et personnalisation

Pour cette nouvelle génération, l’aspect inspirant du site est très important, puisque 41% y recherchent de nouvelles idées de voyages, alors que cet objectif n’est partagé que par 28% des autres loueurs et 29% des non-loueurs. De plus, elle souhaite effectuer une expérience de navigation plus personnalisée que les autres voyageurs. En effet, 27% optent pour un site qui conserve leurs informations personnelles afin de les reconnaître à chaque visite, en comparaison à 12% des autres loueurs et 9% des non-loueurs.

La «nouvelle génération de loueurs» est spontanée

La catégorie des autres loueurs réserve leurs séjours plus en avance que les autres segments; 57% le font au moins un mois avant le départ, alors que c’est le cas pour 41% de la «nouvelle génération de loueurs» et pour la moitié des non-loueurs (voir le graphique 4). Les voyageurs de la nouvelle génération sont proportionnellement plus nombreux à se préparer à la dernière minute. Ils sont 43% à réserver moins de trois semaines avant le début de leur séjour, comparativement à 33% des autres loueurs et à 31% des non-loueurs.

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Adeptes de la consommation collaborative

La «nouvelle génération de loueurs» qui, selon PhoCusWright, a tendance à utiliser des sites collaboratifs comme Airbnb pour réserver leur logement, est aussi attirée par d’autres services similaires pour se déplacer. Ainsi, 21% de ces voyageurs, également des adeptes des nouvelles technologies, ont utilisé une application d’autopartage durant leur séjour, alors que seulement un faible pourcentage des autres loueurs (6%) et des non-loueurs (2%) s’en sont servi. Ils sont aussi plus nombreux (25% en comparaison à respectivement 11% et 6%) à avoir voyagé à bord d’une voiture de tourisme avec chauffeur à l’aide d’applications telles que Uber et Sidecar.

L’hôtellerie traditionnelle doit-elle s’inquiéter?

chaque location de logement privé effectuée par un voyageur diminue de 24% les possibilités qu’il réserve une chambre d’hôtel au cours de la même année.

PhoCusWright a effectué des calculs de probabilité basés sur la fréquence des séjours d’agrément des voyageurs. Il en ressort que chaque location de logement privé effectuée par un voyageur diminue de 24% les possibilités qu’il réserve une chambre d’hôtel au cours de la même année. De la même manière, si un voyageur séjourne dans deux locations durant l’année, les chances qu’il loge à l’hôtel chutent de 50%. Ainsi, plus un voyageur réalise de séjours dans des logements privés, moins il aura tendance à réserver une chambre d’hôtel. Malgré ce calcul qui peut sembler alarmant pour les hôteliers, il ne faut pas oublier qu’en 2013, seulement 14% des voyageurs américains ont loué un appartement ou une maison privé, et 3% ont réservé une chambre ou un lit chez un particulier; c’était le mode d’hébergement le moins populaire.

Changement fondamental ou tendance passagère?

Les adeptes de la consommation collaborative, qui sont en grande partie issus de la génération Y, continueront-ils à voyager de la sorte en vieillissant? Difficile de présager l’avenir, mais il est certain que leur utilisation d’Internet et des multiples outils technologiques est ancrée dans leurs comportements de voyage de manière durable. Les prestataires d’hébergement n’ont alors d’autre choix que d’y réagir et de s’adapter!

Première partie de l’analyse : Qui sont ces voyageurs qui réservent sur Airbnb?

 

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Accommodation etourism and technology

Who are these travellers booking on Airbnb?

Renting short-term lodging has become an increasingly common accommodation choice for travellers, made popular by the advent of websites such as Airbnb. A survey conducted in the U.S. by PhoCusWright profiles these users and defines their behaviour as it compares to that of other traveller groups.

Methodology

The web survey was conducted in February and March 2014 among 1,880 American respondents who had made at least one leisure trip during the previous 12 months. To be eligible for the survey, they had to have reserved commercial accommodation and planned the trip themselves. The company identified two categories of traveller: those who rented private accommodation (room, house or apartment), i.e., the renters (17%), and those who booked other types of accommodation for their stay (non-renters; 83%).

Young travellers with a good income

A number of factors separate the renters from the non-renters: over half (51%) of U.S. travellers who rented private accommodation during the previous year were under 35, compared to 38% of travellers who booked another type of accommodation (see Graph 1).

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There was also a definite difference in earnings between the two traveller groups: 33% of non-renters had an annual household income of less than US$50,000, compared to 24% of renters. Also, the proportion of the latter group with incomes between $50,000 and $125,000 is higher than it is among non-renters, indicating that, generally speaking, renters are more prosperous than other traveller group.

Renters travel for longer and are more active

Almost two out of three renters (63%) travelled for one or two weeks during the previous year, while only 43% of non-renters were away for the same period of time. Furthermore, the first group made more trips abroad (42%, compared to 31%).

Aside from flights, renters are proportionally more likely than the other group to book several components of their trip (car rental, package, cruise, train, visit). This fact makes them more active travellers, who tend to do more (see Graph 2).

AL_Airbnb_1_anglais_graph_2The “New Generation of Renters” – a distinct category

Among the travellers who rented a private room, house or apartment during the past year, PhoCusWright has defined a new category of traveller that it calls “New Gen Renters.” Between 18 and 34, these travellers represent 31% of all renters and see themselves as avid users of new technology.

This group spends more on vacations and travels more frequently. In fact, a typical household in this category allocates an average of US$4,338 per year to travel, compared to US$3,743 for the other renters and US$3,153 for non-renters. Furthermore, 27% of these travellers have made at least six trips during the previous year, compared to 15% of the other renters and 9% of non-renters.

New Gen travel behaviour

Several aspects of New Gen travel behaviour distinguish this group from other travellers, such as:

  • They want to explore the destination as much as possible: meet new people and share their experiences with them;
  • They are spontaneous, travelling as soon as they have the means to do so;
  • When staying in commercial accommodation, they seek out stylish, smaller hotels;
  • They like to travel alone or with friends.

Preferred types of accommodation

New Gen Renters tend to spend less on accommodation than other renters, since they are more likely to stay in budget hotels, bed and breakfasts or rooms, or else rent a bed in a private home (see Graph 3).

Note that PhoCusWright distinguishes between two types of rental accommodation: the one where the customer rents the entire residence from which the owner is usually absent (see “private house or apartment rental,” below); and the one where the renter only has access to part of the residence, and where the owner is usually present during the rental period (see “room or bed in a private house or apartment,” below). The latter type can be found on websites such as Airbnb, but is completely absent from websites such as HomeAway, that specialize in the first type of rental accommodation.

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Why choose a rental over hotel accommodation?

The three main deciding factors for all renters are that they can find similar facilities and equipment to those at home, that they have more space, and that the rental can accommodate more people (see Graph 4). However, New Gen Renters particularly like the fact that rentals provide more freedom and privacy than a hotel room, that they offer a more relaxed ambiance, and that they are generally less expensive.

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How will hotel owners react?

Should hotel owners be alarmed at the prospect of losing part of their clientele to private accommodation? According to PhoCusWright, 82% of non-renters did not even consider the rental option for their trips during the previous 12 months. However, hotel operators would do well to adapt to these New Gen Renters because, although rentals may better meet their needs, they nevertheless use different types of accommodation when travelling.

A second analysis examines the online planning and booking habits of this New Generation, and looks at possible ways of resolving the concerns of the hotel industry.

 

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Hébergement Technologies

Qui sont ces voyageurs qui réservent sur Airbnb?

La location de logement de courte durée est devenue un mode d’hébergement de plus en plus utilisé par les voyageurs, popularisé par l’arrivée de nouveaux sites Web tels qu’Airbnb. Grâce à un sondage effectué aux États-Unis, PhoCusWright a dressé le profil de ces utilisateurs et a établi leurs comportements, tout en les comparant aux autres voyageurs.

Méthodologie

Le sondage Web a été mené en février et mars 2014 auprès de 1880 Américains ayant réalisé au moins un séjour d’agrément au cours des 12 derniers mois. Pour répondre au sondage, ils devaient avoir réservé un hébergement commercial et planifié eux-mêmes leur voyage. La firme a distingué deux catégories de voyageurs: ceux qui ont loué une chambre, une maison ou un appartement privé, soit les «loueurs» (17%); et ceux qui ont utilisé d’autres modes d’hébergement durant leur séjour, les «non-loueurs» (83%).

Des voyageurs jeunes qui disposent de bons revenus

Plusieurs caractéristiques distinguent les loueurs des non-loueurs. Plus de la moitié (51%) des voyageurs américains ayant loué un hébergement privé au cours de la dernière année ont moins de 35 ans, comparativement à 38% des voyageurs qui réservent un autre mode d’hébergement (voir le graphique 1).

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De plus, on constate un net écart de revenus entre les deux catégories de voyageurs. En effet, 33% des non-loueurs disposent de revenus annuels par ménage de moins de 50 000$ US, comparativement à 24% des loueurs; la proportion de ces derniers à disposer de revenus entre 50 000$ et 125 000$ US est plus élevée que celle des non-loueurs. Cela montre que de manière générale, les loueurs sont des voyageurs plus aisés que les autres.

Les loueurs voyagent plus longtemps et sont plus actifs

Près de deux loueurs sur trois (63%) ont voyagé une ou deux semaines au cours de la dernière année, alors que seulement 43% des non-loueurs sont partis durant ces mêmes durées. De plus, les premiers voyagent davantage à l’étranger (42%, par rapport à 31%).

À l’exception des vols, les loueurs sont proportionnellement plus nombreux que les autres à réserver plusieurs composantes de leur séjour (location d’auto, forfait, croisière, train, visite), ce qui en fait des voyageurs actifs s’adonnant à davantage d’activités (voir le graphique 2).

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La «nouvelle génération de loueurs», une catégorie à part

PhoCusWright a déterminé une catégorie de voyageurs parmi ceux qui ont loué une chambre, une maison ou un appartement privé lors de la dernière année, qu’elle appelle «nouvelle génération de loueurs». Ceux-ci ont entre 18 et 34 ans, et se considèrent comme de fervents utilisateurs des nouvelles technologies; ils représentent 31% des loueurs.

Cette clientèle dépense davantage en vacances et part plus souvent. En effet, leur ménage y consacre un budget annuel moyen de 4338$ US, comparativement à 3743$ US pour les autres loueurs et 3153$ US pour les non-loueurs. De plus, 27% de ces voyageurs ont effectué au moins six voyages au cours de la dernière année, par rapport à 15% des autres loueurs et 9% des non-loueurs.

Le comportement de voyage de cette «nouvelle génération»

Plusieurs éléments des comportements de voyage de cette «nouvelle génération» la distinguent des autres voyageurs:

  • Ils souhaitent découvrir le plus possible la destination, rencontrer de nouvelles personnes et partager avec elles leurs expériences;
  • Ils sont spontanés, ils voyagent dès qu’ils en ont les moyens financiers;
  • Ils recherchent des établissements de petite taille ayant un certain cachet lorsqu’ils séjournent dans des hôtels;
  • Ils aiment voyager seuls ou entre amis.

Les modes d’hébergement utilisés

La «nouvelle génération de loueurs» a plus tendance à limiter ses dépenses d’hébergement que les autres loueurs, puisqu’elle séjourne davantage dans des hôtels économiques, des auberges et des chambres ou encore des lits chez des particuliers (voir le graphique 3).

À noter que PhoCusWright différencie deux types de location de logements: celui où le loueur paye pour l’ensemble de la résidence, dont son propriétaire est généralement absent («location d’un appartement ou d’une maison privé»); et celui où le loueur a accès à seulement une partie du logement, qui est habituellement habité par le propriétaire durant le séjour («chambre ou lit dans un appartement ou une maison privé»). Cette dernière catégorie est couramment offerte sur des sites Web tels qu’Airbnb, alors qu’elle n’apparaît pas du tout sur des sites comme HomeAway, qui se spécialisent dans la première catégorie de location.

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Pourquoi louer un logement plutôt qu’une chambre d’hôtel?

Les principaux facteurs de décision de l’ensemble des loueurs sont de pouvoir retrouver les mêmes équipements et installations que chez soi, de disposer d’un plus grand espace et de loger plus de personnes (voir le graphique 4). Néanmoins, la «nouvelle génération de loueurs» aime particulièrement jouir d’une liberté et d’une intimité qu’elle ne retrouve pas à l’hôtel, d’être dans un environnement plus détendu et de débourser moins d’argent pour ce logement.

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Hôteliers, comment réagir?

Est-ce que les hôteliers devraient s’inquiéter de perdre une partie de leur clientèle au profit des logements privés? Selon PhoCusWright, 82% des non-loueurs n’ont même pas considéré cette option lors de leurs voyages des 12 derniers mois. Cependant, les exploitants devraient s’adapter à cette «nouvelle génération de loueurs», car même si les locations répondent mieux à leurs besoins, ils utilisent divers modes d’hébergement en voyage.

La seconde partie de l’analyse, Comportement en ligne des voyageurs d’Airbnb, lève le voile sur les comportements de planification et de réservation en ligne de cette «nouvelle génération», tout en apportant d’autres éléments de réponse par rapport aux inquiétudes de l’industrie hôtelière.

 

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Produits et activités

Valorisation du patrimoine fluvial et maritime

Le fleuve Saint-Laurent et les rivières figurent au cœur de l’histoire du Québec et font partie de son patrimoine culturel. Cet héritage doit être préservé et mis en valeur pour ne pas être voué à la disparition. À travers des exemples venant d’ici et d’Europe, voici des conversions du patrimoine maritime et fluvial en attraits touristiques.

Les bateaux

En France, les bateaux traditionnels retrouvent une seconde vie. Ils sont devenus les icônes d’événements et de festivités maritimes, et de nombreuses villes du littoral possèdent leur bateau emblématique, souvent une réplique de l’original. C’est le cas de la goélette La Recouvrance, ambassadrice de la ville de Brest en Bretagne.

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Source: La Recouvrance

La Fondation du patrimoine maritime et fluvial a attribué le label bateau d’intérêt patrimonial à plus de 700 bateaux maritimes et fluviaux français. Consciente de l’importance de cette reconnaissance, la Fédération des ports de plaisance soutient et valorise la présence de ces bateaux dans ses ports, et encourage leur accueil et leur regroupement.

Au mois de juillet, la goélette Lois McClure, appartenant au Musée maritime du lac Champlain, a pu être visitée au Vieux-Port de Montréal et au canal de Lachine. Cette réplique des navires de commerce qui naviguaient à l’intérieur du Canada et des États-Unis au XIXe siècle n’offre pas d’excursions, mais les visiteurs peuvent l’explorer à quai lors de ses nombreuses tournées dans les deux pays.

La yole de Bantry, un canot d’état-major du XVIIe siècle, est utilisée par l’organisme le Défi international des jeunes marins, situé à Québec. Des sorties sur le fleuve sont offertes gratuitement aux jeunes de 15 à 35 ans dans le but de les sensibiliser au patrimoine maritime et fluvial.

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Sources: lcmm.org et Défi international des jeunes marins

Les ports

L’intérêt du public envers le patrimoine portuaire est en hausse, et son potentiel de développement touristique est bien présent. En 2013, le port d’Anvers, en Belgique, a remporté l’ESPO Award de l’Organisation des ports maritimes européens pour ses rénovations et reconversions d’anciennes installations portuaires, notamment:

  • les Archives Felix, un entrepôt du XIXe siècle abritant les archives de l’histoire de la ville et du port;
  • le Musée MAS, qui retrace entre autres l’histoire des échanges entre la ville, le fleuve Escaut et la mer du Nord. Le musée compte aussi la plus grande collection de grues portuaires du monde;

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Sources: Port of Antwerp et MAS

  • le musée Red Star Line, qui se consacre à l’histoire des 2,6 millions d’immigrants vers le Nouveau Monde qui sont monté à bord des navires de la compagnie du même nom, au tournant du XIXe siècle. Il est établi dans les anciens hangars de la Red Star Line, classés monuments historiques.

En juin dernier, le Port de Québec a dévoilé le concept d’aménagement de la future promenade portuaire du Foulon, située dans un ancien secteur industrialo-portuaire. Il prévoit la mise en valeur de son histoire et de son patrimoine par des panneaux d’interprétation disséminés le long de la promenade.

Les phares

Depuis le départ des gardiens de phare, ces emblèmes de la mer accueillent de nombreux visiteurs, curieux de se livrer à l’expérience d’isolement vécue par ses anciens occupants. La plupart des phares ouverts au public sont érigés sur la terre ferme. En France, un seul phare situé en mer peut être visité; c’est le phare de Cordouan, sur la côte Atlantique. Plusieurs compagnies de croisières proposent la traversée, mais les passagers sont souvent contraints de finir les pieds dans l’eau selon les marées.

AL_patrimoine_maritime_image4Source: Phare de Cordouan

En 2008, le Canada a adopté la Loi sur la protection des phares patrimoniaux. Durant deux ans, chaque province a soumis des candidatures de phares afin qu’ils soient classés dans ce programme. Pour l’instant, des 27 monuments présentés par le Québec, seul celui de l’île aux Perroquets a été désigné en vertu de cette loi, en avril dernier. Néanmoins, plusieurs dizaines de phares sont inscrits au Registre du patrimoine culturel du Québec.

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Source: Île aux perroquets

Les canaux et écluses

AL_patrimoine_maritime_image6Le canal du Midi en France est l’un des plus vieux canaux d’Europe, aujourd’hui entièrement dédié au tourisme. Parmi ses lieux les plus visités et les plus emblématiques, celui des neuf écluses de Fonseranes attire chaque année près de 200 000 personnes, en raison de son impressionnant dénivelé d’une vingtaine de mètres sur une distance de plus de 310 mètres. Le soir, les portes restent ouvertes pour permettre aux curieux d’admirer la vue.

 

 

Source: Petit patrimoine

Au Québec, cinq canaux sont classés lieux historiques nationaux par Parcs Canada. En 2002, le canal de Lachine a été revitalisé et a rouvert à la navigation de plaisance.

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Source: Parcs Canada

Les routes touristiques

L’association «la Route des Phéniciens», intégrée au programme des itinéraires culturels du Conseil de l’Europe, compte 17 pays participants. Elle mène à bien diverses initiatives afin de promouvoir le patrimoine maritime à travers la culture des Phéniciens:

  • parcours nautiques reliant plusieurs ports, sous une thématique commune (par ex. la Route du jasmin, la Route de l’argent);
  • itinéraires archéologiques sous-marins à la découverte d’artefacts;
  • excursions en mer sur des barques de pêcheurs;
  • parcours d’«archéotrekking» (randonnées guidées pour découvrir des sites archéologiques en bord de mer).

Le Québec compte deux routes thématiques axées sur le patrimoine fluvial et maritime. La Route des Navigateurs retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue. En parcourant la Route des Phares, qui en compte 45, le visiteur peut accéder à une vingtaine d’entre eux grâce à leur reconversion en auberge, en musée ou en lieu d’observation.

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Source: Route des phares

Enfin, la Société des musées du Québec propose un itinéraire pour découvrir le fleuve Saint-Laurent à travers les 15 musées qui le longent et qui lui font honneur.

Les musées et centres d’interprétation

En France, on dénombre 59 musées autour de la voie d’eau (fleuve, rivière, canal). Le Musée de la batellerie de Conflans-Sainte-Honorine présente la plus importante collection du pays sur la navigation fluviale.

Les nombreux musées et centres d’interprétation maritimes au Québec mettent à l’honneur la population côtière, les marins, les pêcheurs, les colonisateurs, les ouvriers de chantiers, ainsi que tous les événements qui ont marqué l’histoire du fleuve: Musée maritime du Québec, Musée naval de Québec, Site historique du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac, Musée Empress of Ireland, etc. Néanmoins, aucun de ces attraits n’est présent à Montréal. L’association Héritage maritime Canada a donc entrepris d’y créer un musée maritime, qui serait aussi l’instigateur de rassemblements de bateaux et de fêtes nautiques.

Les événements

Outre les nombreuses fêtes maritimes mettant à l’honneur les anciens métiers de la mer, le patrimoine culinaire et musical ou encore les bateaux traditionnels, la France célèbre aussi l’histoire de ses fleuves et canaux. C’est le cas avec la Régate 1900, organisée au confluent de deux rivières dans la région des Pays de la Loire. C’est une régate réunissant diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la «Belle Époque». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.

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Source: Voile et canotage d’Anjou

La plus importante célébration dédiée au patrimoine maritime au Québec se déroule tous les étés à Saint-Jean-Port-Joli, lors de la Fête des chants de marins. Elle s’est donné pour mission la mise en valeur de la culture maritime d’ici et d’ailleurs et la promotion des arts et des traditions populaires liés au fleuve. À Québec, les organisateurs des Fêtes de la Nouvelle-France auraient comme projet de recréer une bataille historique sur le fleuve.

La récente Stratégie de mise en valeur du fleuve Saint-Laurent touristique du ministère du Tourisme du Québec fait état de l’attractivité des sites patrimoniaux auprès des marchés de clientèle. C’est ainsi une autre pierre posée à l’édifice pour inciter les acteurs du tourisme à mettre en valeur le patrimoine culturel du Saint-Laurent.

 

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