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Réseaux de distribution

Les agents de voyages et les technologies font la paire

 

Pour faire face aux nombreux changements qui s’opèrent au sein du réseau de distribution, les agences de voyages ont adopté récemment plusieurs outils technologiques :

– applications;

– casques de réalité virtuelle;

– solutions en ligne déployées à l’interne;

– « numérisation » des espaces de vente.

Des applications avec agents de voyages intégrés

Dans une approche omnicanal, qui vise à créer une expérience client similaire quel que soit le canal, certaines agences de voyages disposent d’applications facilitant le contact avec leur clientèle. Un des objectifs est de reproduire la relation entre un agent et un client en dehors du point de vente.

Le Réseau Ensemble, regroupant 850 agences de voyages indépendantes au Canada, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, s’apprête à lancer un planificateur d’itinéraires, MyTripRoute, en collaboration avec Umapped. L’outil en ligne permettra aux agences membres de créer des itinéraires pouvant être consultés par les clients sur leur appareil mobile. Il sera possible d’y proposer des produits assujettis à une commission, grâce à un accès direct à plusieurs fournisseurs de GDS et voyagistes. Enfin, les agents pourront intégrer un guide de la destination à l’itinéraire.

Afin d’offrir plus d’autonomie au client, l’agence de voyages Directours a lancé il y a un an son application pour iPad, qui permet de créer un voyage sur mesure. Une fois l’itinéraire établi et les recommandations et les avis consultés, le client soumet son projet à un des agents qui le finalisera.

Directours app iPad

Source : iTunes

L’objectif est de faciliter l’organisation de voyages en ligne en « humanisant » la technologie

Enfin, le cofondateur de Kayak, Paul English, a annoncé la création d’une application mobile, lola. L’utilisateur pourra communiquer directement avec un agent pour la planification et la réservation de son voyage. L’objectif est de faciliter l’organisation de voyages en ligne en « humanisant » la technologie. L’application se distinguera par l’accompagnement du client, puisque l’agent de voyages pourra contrôler les contenus affichés.

La réalité virtuelle, un incitatif à la réservation

La réalité virtuelle est utilisée par quelques acteurs du réseau de distribution comme une nouvelle technique de vente. Le voyagiste Thomas Cook a été le précurseur en lançant en 2014 la campagne « Try Before You Fly », qui permettait aux clients de certaines agences d’explorer des destinations grâce au casque Samsung Gear VR. Cet automne, il a récidivé en accompagnant sa brochure sur l’Égypte d’une visionneuse Google Cardboard, un masque de réalité virtuelle en carton, et une application offrant une visite immersive dans six hôtels.

Thomas Cook Google Cardboard

Sources : Google Developers et Google Play

En septembre dernier, l’agence albertaine Life Before Work Travel a réalisé une tournée de promotion dans plusieurs universités canadiennes afin de rencontrer les étudiants, leur clientèle cible. Elle leur a donné un aperçu de trois destinations de voyages grâce à des lunettes de réalité virtuelle.

Ces deux entreprises se sont approprié cette technologie pour mener des actions marketing en dehors de leurs points de vente, de manière plus innovante.

Des outils BtoB, pour une meilleure performance à l’interne

Afin d’améliorer la compétitivité des agences de voyages, de nouveaux outils en ligne voient le jour. Amadeus a créé l’automne dernier plusieurs solutions en ligne pour les voyagistes, dont :

  • Travel Intelligence, un outil de veille qui permet d’analyser les données provenant des 54 milliards de requêtes tarifaires et des 3 milliards de réservations réalisées chaque année sur le GDS. Cette solution est aussi proposée aux agences en ligne.
  • Travel Audience, une plateforme de marketing en ligne utilisée pour le reciblage publicitaire.
  • Amadeus Fare Optimizer, qui informe l’agent dès qu’une offre est proposée à un meilleur prix ou que le même prix est proposé pour une meilleure offre, sur plusieurs canaux en ligne.

À plus petite échelle, le réseau d’agences de voyages indépendantes Travelsavers, présent au Québec, vient de lancer une plateforme en ligne. OnlineXpress permet aux agents de créer un site Web adaptatif, optimisé pour les moteurs de recherche. Des fonctionnalités marketing sont aussi intégrées à l’outil, permettant d’analyser les données et de mieux établir le profil des clients.

Une modernisation des espaces de vente

Des espaces « numériques » voient ainsi le jour et bonifient la relation client et le niveau d’expertise des agents 

En France, des voyagistes et des réseaux d’agences ont amorcé un virage technologique dans leurs points de vente afin d’enrichir l’expérience du visiteur. C’est le cas de TUI, Sélectour Afat, Thomas Cook, Look Voyages (filiale de Transat A.T. inc.) et de Havas Voyages. Des espaces « numériques » voient ainsi le jour et bonifient la relation client et le niveau d’expertise des agents. Havas Voyages a développé son concept d’Agence de Demain dans quelques points de vente, qui sont aménagés avec :

  • des écrans dans la vitrine, diffusant des informations sur l’agence, les produits vendus et les promotions, ainsi que des vidéos;
  • un mur d’inspiration, composé de plusieurs écrans qui dévoilent les destinations en vidéos, qui affichent les commentaires des voyageurs et les avis des agents de voyages (dits travel planners), ainsi que des suggestions et la popularité de chaque pays;
  • une table tactile offrant un outil d’inspiration, disponible aussi sur le site Web;
  • des tablettes numériques qui remplacent les brochures et dont disposent les planificateurs de voyages.

Les OTA lorgnent les agences traditionnelles

L’intérêt porté aux agences de voyages traditionnelles se confirme aussi du côté des agences en ligne (OTA). À titre d’exemple, Expedia Canada a racheté il y a quelques années le réseau de franchisés CentredeCroisières et ses 170 points de vente physiques. Plus récemment en France, le groupe Karavel-Promovacances a fait l’acquisition de Fram et conserve une quarantaine d’agences avec pignon sur rue. Jean-Pierre Mas, président du Syndicat national des agents de voyages de France, voit en cette stratégie la volonté des OTA de rendre leur marque visible pour gagner en crédibilité.

Le réseau de distribution semble vouloir réduire la frontière entre le physique et le numérique. Les outils technologiques et les agents de voyages seraient-ils indissociables d’une expérience réussie?

Avez-vous intégré les nouvelles technologies dans vos points de vente?

 

Image à la une : © Havas Voyages

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Marketing Segments de clientèles

Des personnalités sur YouTube en campagne pour Marriott

Marriott International a lancé à l’été 2015 une campagne de marketing en ligne, #itpaystobookdirect, dont l’objectif est d’inciter les internautes à réserver en direct. Le groupe hôtelier a ainsi fait appel à l’humoriste Grace Helbig, qui s’est fait connaître sur YouTube. La série de vidéos, publiées sur sa chaîne YouTube, met en scène des situations cocasses véhiculant le message qu’être direct demeure toujours le meilleur choix.

Ce partenariat conclu avec une jeune vedette de YouTube et le caractère humoristique de ces capsules font partie de la volonté de la marque de cibler la génération Y. D’ailleurs, la websérie comique « Do Not Disturb », qui est diffusée sur la chaîne YouTube de sa marque Moxy depuis novembre 2015, a été créée en partenariat avec une autre comédienne de la plateforme de vidéos, Taryn Southern. Celle-ci accueille des personnalités dans une chambre d’un des hôtels Moxy pour effectuer des entrevues.

Ces partenariats donnent libre cours à l’inventivité de la communauté de créateurs sur YouTube. L’objectif de Marriott est de créer des histoires au contenu divertissant où la chaîne hôtelière y jouerait un rôle.

 

Image à la une : © tubefilter.com

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Réseaux de distribution

Le tourisme culinaire revendique sa place chez les voyagistes

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) a mené un sondage en juillet 2015 auprès de 281 acteurs du réseau de distribution provenant de 54 pays (dont 44 % d’Amérique du Nord) et spécialisés dans le tourisme d’aventure. L’objectif était de mesurer l’importance de l’offre culinaire dans leurs produits.

Un intérêt marqué pour le tourisme culinaire

Les acteurs du tourisme d’aventure participant au sondage sont principalement des voyagistes et des réceptifs (80 %), mais aussi des agents de voyages (7 %) et des fournisseurs de services touristiques (4 %). Ils estiment à 50 % la part de leur clientèle intéressée par des activités culinaires lors de leur circuit, en particulier celle ayant de 51 à 60 ans.

Plus de la moitié (55 %) des voyagistes et des réceptifs ont intégré des expériences culinaires dans certaines de leurs offres.

Plus de la moitié (55 %) des voyagistes et des réceptifs ont intégré des expériences culinaires dans certaines de leurs offres. La moitié d’entre eux affirment que ces circuits sont plus populaires que les autres. La place accordée aux activités culinaires se répartit comme suit :

  • l’expérience culinaire est l’élément névralgique d’un itinéraire d’aventure sur quatre; elle permet de mieux connaître la destination, ses résidents et leur culture;
  • près de la moitié des itinéraires (46 %) accordent une place modérée à la nourriture, offrant un aperçu des traditions culinaires de la destination et la possibilité de visiter une ferme, de rencontrer un producteur ou de suivre un cours de cuisine;
  • l’intérêt premier de 29 % des circuits d’aventure est la découverte de la nature et la pratique d’activités sans lien avec le tourisme culinaire. Les repas des voyageurs sont tout de même constitués de nourriture locale.

Pourquoi ajouter des offres culinaires ?

Parmi les sources de motivation évoquées par les voyagistes et les réceptifs qui ont ajouté des expériences culinaires à leur offre, la demande de la clientèle pour effectuer ce type d’activité est la principale raison (31 %). La création de nouvelles expériences par les agences réceptives locales est citée par 25 % d’entre eux.

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Les activités préférées des voyageurs

Les activités culinaires fréquemment demandées par les clients sont les cours de cuisine, les visites de vignobles, de brasseries ou de distilleries et la dégustation de cuisine de rue. De plus, un grand nombre de voyagistes et de réceptifs reçoivent des demandes pour visiter une ferme (60 %) et un producteur local (61 %).

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Tendances culinaires actuelles et à venir

Un groupe de discussion, composé d’intervenants du réseau de distribution*, a ensuite déterminé plusieurs tendances qui sont tout autant d’expériences à intégrer dans un itinéraire :

  • partage d’un repas ou faire la cuisine chez l’habitant;
  • découverte des arômes par la stimulation de l’odorat;
  • propagation dans les zones rurales du phénomène urbain des microbrasseries et de la fabrication locale de cocktails et d’alcools artisanaux. Participation du voyageur à l’élaboration de ces produits;
  • création d’un produit culinaire unique (assemblage de vins, d’épices, etc.). Cette future tendance est étroitement liée à la personnalisation de l’expérience vécue en voyage;
  • mise de l’avant de saines habitudes de vie par des repas biologiques, végétariens ou encore par le partage de connaissances sur les bienfaits de certains aliments locaux sur la santé;
  • la nourriture devient un prétexte pour aborder d’autres sujets connexes tels que l’écosystème, l’immigration, la médecine traditionnelle, le patrimoine culturel ou encore la politique. De plus, elle s’intègre dans des activités de volontariat pour des causes humanitaires ou environnementales;
  • réalisation d’activités de cueillette, de pêche et de chasse, accompagnées par un guide, afin de connaître les aliments sauvages comestibles.

* Les entreprises sont :

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Source: ATTA

Facteurs de succès d’un circuit culinaire

Le sondage de l’ATTA démontre que la demande pour les circuits intégrant une expérience culinaire diversifiée est bien présente. Voici trois stratégies pour concevoir ces produits afin de séduire les touristes culinaires, tirées d’une étude de Skift réalisée en février 2015 :

  • Créer un réseau de fournisseurs d’activités touristiques et d’hôteliers locaux partageant les mêmes intérêts. Ces personnes ou ces entreprises devraient s’engager à soutenir les producteurs et les transformateurs de produits de la région. En outre, le voyagiste peut contacter des intervenants jouant un rôle actif dans des domaines qui compléteront l’expérience touristique, tels que la musique, l’art ou encore le design, trois champs d’intérêt marqués du touriste culinaire.
  • Collaborer avec ce réseau pour l’élaboration des expériences culinaires. La cocréation permet de concevoir un produit cohérent et une expérience en immersion locale. De plus, la mise sur pied de différents partenariats permettra une plus grande marge de manœuvre pour modifier le circuit selon la demande.
  • Développer des campagnes marketing axées sur le visuel et sur une promesse éducative. La stratégie de communication entourant ces circuits devrait mettre l’accent sur les éléments différenciateurs de l’expérience culinaire et sur l’aspect éducatif. La dimension visuelle a aussi son importance; la qualité des photos ne devrait pas être négligée.

 

Les expériences culinaires s’inscrivent dans la tendance des voyages authentiques, en facilitant l’immersion dans la vie locale. Les acteurs du réseau de distribution l’ont très bien compris, et certains en ont même fait leur spécialité.

Avez-vous constaté une hausse de la demande pour les activités culinaires ? Planifiez-vous d’élargir vos offres?

 

Image à la une : © Whole Journeys

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Segments de clientèles

S’adresser aux voyageurs de type bleisure

Par des statistiques, des exemples de bonnes pratiques et des conseils d’expert, cette analyse exposera :

– le comportement des voyageurs de type bleisure;

– la manière de s’adresser à eux;

– le type d’offres à commercialiser.

Une tendance bien présente parmi les voyageurs

Dans l’hôtellerie, on assiste à l’allongement des séjours professionnels à titre personnel et on constate l’intérêt grandissant des voyageurs d’affaires pour les activités d’agrément. D’après un sondage de BridgeStreet Global Hospitality effectué auprès de 640 voyageurs internationaux en 2014, 60 % des répondants ont déjà réalisé des voyages de type bleisure, et près de 46 % d’entre eux prolongent la plupart de leurs séjours d’affaires de quelques jours à cette fin. Voici quelques faits saillants du sondage :

  • La principale raison émise par les clients pour allonger le séjour est la volonté de découvrir la destination et de vivre des expériences culturelles.
  • La quasi-totalité (94 %) des jeunes voyageurs (18 à 35 ans) prévoit faire autant ou plus de voyages de type bleisure dans les cinq prochaines années, comparativement à 88 % pour la moyenne des voyageurs.
  • Un peu plus de la moitié (54 %) des répondants ayant réalisé ce type de voyage étaient accompagnés par des membres de leur famille.
  • Près de 83 % des voyageurs d’affaires consacrent du temps à visiter la ville. Les principales activités réalisées sont les visites touristiques (77 %), les repas au restaurant (66 %), les sorties culturelles ou artistiques (66 %) et les activités de plein air (34 %).
  • Peu de touristes de type bleisure visitent une autre ville durant leur séjour; 42 % le font rarement et 31 %, jamais.

Promouvoir les services de l’hôtel et des prestataires

Afin de cibler cette clientèle, des hôtels ont créé des forfaits alliant activités d’affaires et d’agrément. The Orchard Hotel à Singapour commercialise son forfait « Bleisure Experience » en mettant de l’avant ses installations comme sa piscine et son jacuzzi, et en invitant les voyageurs d’affaires à visiter la ville. L’offre inclut un bon d’achat de 60 dollars américains à utiliser dans un salon de beauté.

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Source : Millennium Hotels

Pour sa part, Hotel G, situé à San Francisco, propose comme incitatif une promotion « Bleisure at the G », qui permet d’utiliser les transports en commun, d’accéder à un espace de travail partagé durant une journée et d’obtenir des rabais dans plusieurs attraits de la ville (centre commercial, restaurant, etc.). Pullman Hotels and Resorts, par l’entremise de son forfait « Time for Pleasure by Pullman », inclut entre autres des remises immédiates sur les services de l’hôtel.

Adopter un positionnement clair

Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail

Le forfait de Pullman Hotels and Resorts présenté ci-dessus fait partie de sa nouvelle image de marque entièrement développée pour cette clientèle. Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail.

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Source : Pullman Hotels

Inciter le visiteur à prolonger son séjour

Au Canada, les hôtels Days Inn ont créé le tarif « vacances d’affaires », qui permet d’économiser jusqu’à 15 % sur le meilleur tarif disponible. D’autres établissements offrent le tarif de groupe négocié quelques jours avant et après l’événement d’affaires, selon la disponibilité.

L’hôtel Ten Manchester Street à Londres relaye sa promotion sur les médias sociaux et cible de façon claire cette clientèle en lui conseillant d’ajouter quelques journées personnelles à son voyage d’affaires et en utilisant le mot-clic bleisure.

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Source : Twitter

Bob Jacobs, vice-président pour la gestion de la marque des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, explique que cette offre incitative représente la principale demande des groupes, particulièrement le segment de la génération Y.

L’agence de marketing Tambourine conseille d’offrir ces tarifs aux clients avant leur arrivée, mais aussi durant leur séjour, pour les encourager à prendre une décision spontanée. L’agence suggère aussi de proposer d’autres offres valides uniquement la fin de semaine, telle qu’une navette gratuite pour se rendre dans les attraits de la ville, ou encore des rabais sur le service à la chambre ou dans les restaurants.

Cibler les membres de la famille

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients.

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients. Ils peuvent notamment les aider à planifier leur séjour ou leur offrir des rabais pour des attractions familiales locales. C’est le cas des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, qui envisagent de proposer davantage d’activités et de services aux membres accompagnateurs de la famille.

Great Wolf Lodge, une chaîne de centres de villégiature présente aux États-Unis et au Canada, évalue à 60 % la part des voyageurs d’affaires accompagnés par leur famille durant leurs événements d’entreprise. En Floride, les hôtels du complexe de loisirs Universal Orlando Resort, qui accueillent de nombreux congrès et réunions, offrent à la clientèle d’affaires des entrées à tarifs réduits dans les attractions, afin que celle-ci se joigne à leurs familles à la fin de la journée.

 

De profonds changements s’opèrent dans le comportement des voyageurs. La clientèle d’agrément travaille à distance et la clientèle d’affaires s’accorde du temps pour se détendre. Avez-vous commencé à cibler les voyageurs de type bleisure dans votre établissement?

 

Image à la une : © pexels

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Hébergement

Des structures d’hébergement flottantes et insolites

Devant la montée des eaux et les multiples autres préoccupations environnementales, une offre touristique de niche fait surface : l’hébergement flottant. Présentes depuis quelques années en milieu naturel mais aussi en zone urbaine, ces structures ont pour vocation de valoriser des étendues d’eau tout en ayant une empreinte écologique moindre. Voici des exemples de projets menés à bien ou en cours de réalisation.

 

Au cœur d’une offre de plein air

Les centres de villégiature du Village Toue du Domaine des Demoiselles, au bord de la Loire, et du Village Flottant de Pressac, proche de la rivière de la Vienne, en France, proposent des hébergements sur des étangs. Les bateaux traditionnels appelés les Toues cabanées du Village Toue (voir vidéo ci-dessous), les cabanes flottantes et les restaurants-cabanes du Village Flottant sont accessibles soit par barque, soit par une passerelle reliée à la berge.

 

Source: youtube.com

Sur place, diverses activités et installations sont proposées : canot, kayak, pêche, cueillette de légumes du potager, croisières-excursions, parcours pédestre pédagogique, piste cyclable, etc. De plus, le Village Toue organise des circuits touristiques d’une journée dans la région.

hebergements flottants village flottant

Source : facebook.com/villageflottant

L’initiateur du projet du Village Toue est la société française de location de bateaux de plaisance Les Canalous. Elle y a investi deux millions d’euros et compte développer une franchise. Elle souhaite reproduire ce modèle dans des zones protégées et établir une charte qui respecterait un mode de tourisme durable. Quant au Village Flottant de Pressac, le projet s’élève à 2,3 millions d’euros, dont un million à la charge de la mairie, à l’origine de l’idée. 

carte village toue

Source : village-toue.fr

De véritables hôtels flottants

Sur la côte nord de la Colombie-Britannique, le King Pacific Lodge, un hôtel flottant amarré à une île au pied des montagnes, est accessible uniquement par avion ou par bateau. Fréquenté par les amateurs de pêche au saumon, ce lodge de luxe propose des forfaits incluant l’aller-retour en avion de Vancouver et l’accompagnement d’un guide de pêche. La clientèle paye une taxe de conservation qui est ensuite investie en crédits compensatoires de carbone et dans la protection de la faune et de la flore.

King Pacific Lodge Canada

Source : kingpacificlodge.com

L’hôtel flottant Salt & Sill, situé dans un archipel près de Göteborg en Suède, est quant à lui constitué de six maisons de deux étages bâties sur des pontons. La clientèle a accès au solarium sur le toit ainsi qu’au « bateau sauna » et au « bateau restaurant », amarrés à côté de l’hôtel, où l’on organise des conférences et des événements.

Salt & Sill hotel flottant Gotebord Suede

Source : saltosill.se

Du design local au design futuriste

Sur le toit de l’hôtel flottant Amstel Botel, à Amsterdam, des architectes et des designers d’intérieur ont conçu des chambres dans un ensemble représentant le nom de l’hôtel. Chaque lettre rouge mesure 6,5 m de haut, et la décoration des chambres est fortement inspirée des quais où le bateau-hôtel est amarré.

hôtel flottant Botel Amsterdam

Source : contemporist.com

L’objectif est de favoriser la préservation de l’environnement dans les zones touristiques

Le studio de design serbe Salt & Water a conçu récemment les plans d’un hôtel flottant composé d’appartements sur des catamarans accostant une plateforme flottante qui inclut une réception, un restaurant et une salle pour la tenue d’événements. L’objectif est de favoriser la préservation de l’environnement dans les zones touristiques, tout en permettant aux touristes de profiter du milieu naturel des eaux intérieures. Avec ce projet, Salt & Water a reçu le Millennium Yacht Design Award pour sa capacité à promouvoir un tourisme durable.

catamarans hotel Salt & Water

Source : psfk.com

Un hôtel en forme de flocon de neige devrait flotter sur les eaux norvégiennes du cercle arctique à compter de 2017. Le Krystall Hotel sera constitué de plafonds de verre permettant à la clientèle de contempler les aurores boréales. Conçu par Dutch Docklands, une entreprise spécialisée dans les infrastructures et les concepts flottants, l’hôtel aura un diamètre de 120 mètres et sera composé de 86 chambres, de salles de conférence ainsi que d’un espace bien-être. Il sera par ailleurs autosuffisant en matière d’énergie.

Krystall Hotel flocon de neige

Source : dutchdocklands.com

 Un hébergement sur l’eau… et sous l’eau

Kwanini The Manta Resort, au Zanzibar, propose une plateforme flottante sur trois étages à quelques minutes en bateau de l’hôtel. La chambre à coucher se trouve sous l’eau, de façon à permettre à ses occupants de contempler la faune dans une zone de conservation marine créée par l’hôtel.

Kwanini The Manta Resort

Source : themantaresort.com

L’omniprésence des étendues d’eau au Québec est propice au développement de ces structures d’hébergement flottantes. Elles s’inscrivent dans des créneaux touristiques déjà très présents dans la province, soit le tourisme d’aventure, le tourisme de plein air et le tourisme durable.

Est-ce que cela vous inspire?

 

Image à la une : © facebook.com/villageflottant

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Hébergement

Les hôteliers séduits par l’économie collaborative

 

Les groupes hôteliers perçoivent peu à peu les occasions d’affaires entourant l’économie collaborative : diversification des revenus, nouvelles interactions avec les consommateurs et monétisation plus efficace de leurs services. Ils se rapprochent de ces concurrents ou de ces prestataires de services complémentaires, en tant qu’investisseurs ou partenaires d’affaires.

 

 

Une occasion d’affaires pour les hôteliers

L’économie collaborative répond à une demande difficile à satisfaire pour les grandes entreprises

L’économie collaborative répond à une demande difficile à satisfaire pour les grandes entreprises. Rachel Botsman, une spécialiste de ce modèle, les aide à intégrer certains de ses principes dans leurs modèles d’affaires.

Elle a déterminé cinq éléments de vulnérabilité qui nuisent à la compétitivité d’une organisation face aux acteurs de l’économie collaborative. Pour chacun d’eux, elle associe un principe ou une idée que devraient utiliser les entreprises pour maintenir leurs parts de marché, voire créer de la valeur ajoutée (voir le tableau ci-dessous).

economie collaborative modèle affaires

 

Rachel Botsman suggère à ses clients de déterminer leur plus grande faiblesse et de la convertir en occasion d’affaires en entrant sur un nouveau marché ou en en créant un. Ces conseils s’appliquent aussi à l’hôtellerie traditionnelle. Voici comment celle-ci se glisse sur le marché de l’économie collaborative.

Des investissements stratégiques

En 2014, une collecte de fonds de 40 millions de dollars américains a marqué l’entrée de Hyatt et de plusieurs autres investisseurs dans le capital de onefinestay. Cette entreprise propose des locations de résidences privées haut de gamme dans plusieurs grandes villes. Le groupe hôtelier a franchi un pas de plus cet été en menant au Hyatt Regency London – The Churchill un programme pilote visant à offrir ses services à la clientèle de onefinestay. Celle-ci peut entreposer ses bagages et utiliser la salle de bain d’une chambre en attendant que la résidence réservée soit disponible. D’après le magazine Web TechCrunch, cet investissement sur le marché haut de gamme, pouvant mener à l’intégration de ces logements privés dans l’offre globale de l’hôtelier, favorise la rétention de sa plus fidèle clientèle.

Hyatt n’est pas le seul à voir d’un bon œil les acteurs de l’économie collaborative. Wyndham Worldwide a investi 12 millions de dollars américains dans Love Home Swap, une plate-forme d’échange de maisons. Récemment, AccorHotels avouait regretter de ne pas avoir investi dans Airbnb quand il en avait eu l’occasion. Il reste d’ailleurs ouvert à toute collaboration, affirmant que l’entreprise ne représente pas de menace concurrentielle.

Des partenariats pour offrir aux clients…

… des recommandations touristiques

Dans le but d’ajouter un service complémentaire à son offre, InterContinental Hotels Group a développé un partenariat avec Stay.com afin de proposer des guides touristiques interactifs à sa clientèle. Ces guides regroupent les recommandations des voyageurs et d’experts locaux.

Hotels IHG stay,com

Source : ihg.com

 Hilton Worldwide tire aussi profit du réseau d’utilisateurs des plates-formes collaboratives. Dans le contexte de son partenariat avec Uber, les membres de son programme de fidélisation HHonors pourront bientôt consulter la liste « Scène locale », qui répertorie les restaurants et les lieux d’animation nocturnes les plus fréquentés par les passagers d’Uber dans 20 villes américaines. La chaîne hôtelière n’est d’ailleurs pas la seule à s’associer avec la plate-forme Web Uber, puisque Hyatt et Starwood Hotels & Resorts font bénéficier leurs clients de ses services dans le cadre d’ententes.

 

… des services ou des biens non utilisés

Le groupe hôtelier AccorHotels s’est associé en 2014 à OnePark, entreprise spécialisée dans le partage de stationnements publics et privés. Certains de ses hôtels parisiens mettent à disposition leurs places vacantes sur la plate-forme Web. Selon Christophe Morin, directeur d’exploitation des hôtels Ibis, « OnePark permet de générer des revenus complémentaires sur un poste historiquement peu optimisé dans les hôtels ». OnePark compte plusieurs autres partenariats avec Hilton, Radisson Blu, Marriott et Holiday Inn.

OnePark stationnement aéroport

Source : onepark.fr

Une autre collaboration d’AccorHotels, celle-ci avec le site d’autopartage TravelerCar, permet aux clients de l’hôtel Ibis Berthier de Paris de louer une voiture laissée par son propriétaire sur le stationnement de l’établissement.

Enfin, Marriott loue ses espaces de réunion vacants depuis 2012 sur la plate-forme collaborative LiquidSpace.

Marriott liquidspace bureaux

Source : liquidspace.com

 

Ces investissements et ces partenariats témoignent de la volonté de l’hôtellerie traditionnelle d’adopter les pratiques des entreprises de l’économie collaborative

Ces investissements et ces partenariats témoignent de la volonté de l’hôtellerie traditionnelle d’adopter les pratiques des entreprises de l’économie collaborative. Les groupes hôteliers mettent en place ces alliances afin d’améliorer l’expérience du client, de mieux répondre à ses besoins, mais aussi de maintenir leurs parts de marché devant de nouveaux entrants qui perturbent les règles du jeu.

Des éléments de réflexion et des exemples à suivre pour les plus petits joueurs de l’industrie!

 

Première partie de l’analyse : L’hôtellerie et l’économie collaborative, quelle concurrence?

 

Image à la une : © Réseau de veille en tourisme

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Produits et activités

Top 2015 – Produits à fort potentiel au Québec

Depuis 2012, le ministère du Tourisme du Québec s’est donné les moyens de développer des produits novateurs et originaux grâce à son Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Afin de mieux orienter les entreprises et organismes dans leurs efforts, une des mesures du plan d’action 2016-2020 est d’assurer le déploiement des stratégies sectorielles, pour la mise en valeur des produits à fort potentiel. Voici plusieurs extraits de nos analyses, sur des bonnes pratiques d’ici et d’ailleurs, qui sont autant d’idées inspirantes pour le Québec !

Le patin, produit porteur pour le tourisme hivernal

Des destinations remettent des activités hivernales traditionnelles au goût du jour, tel que le patin. C’est le cas de Moscou qui a utilisé la patinoire de la célèbre place Rouge pour y tenir un spectacle de patinage artistique et une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014.

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Source : boro.gr

Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai.

Exemples tirés de l’analyse Se démarquer d’un coup de patin

Des régions revitalisées par le tourisme culturel et événementiel

Conscientes des avantages associés à un milieu créatif dynamique, plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle. Depuis 2012, l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne le projet CULTURAT, qui vise entre autres à faire rayonner la région en misant sur les arts, la culture et son identité. Un des objectifs est d’accroître et de bonifier les activités de tourisme culturel sur le territoire.

Des municipalités de plus petite taille peuvent aussi rayonner grâce à leur district culturel. C’est le cas de Paducah dans l’État du Kentucky, une ville d’environ 25 000 habitants, qui se démarque par son Lowertown Arts District.

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Source: Paducah CVB

 Exemples tirés de l’analyse La culture au service du développement régional

Des lieux inusités pour le tourisme d’affaires et de congrès

Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative et les réunions font partie intégrante de leur offre touristique : parc animalier, centre de ski, lieu historique, parc, jardin extérieur, etc. Les lieux de diffusion culturelle sont aussi à l’écoute des gens d’affaires, que ce soit des théâtres, musées, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts.

Exemples tirés de l’analyse Des lieux de réunions inusités, sources d’inspiration

Les activités aériennes pour mousser le tourisme de nature et d’aventure

Parcours dans les arbres, tyroliennes extrêmes, structures aériennes spectaculaires, l’offre de produits en plein air incitant les gens à faire preuve d’agilité et à braver les hauteurs se propage, se diversifie et rivalise d’ingéniosité et de promesses de poussées d’adrénaline. La tyrolienne Zip World Velocity au Royaume-Uni permet d’atteindre des vitesses très élevées (plus de 160 km/h). Le visiteur est en position couchée à plat ventre, tête première, donnant ainsi l’impression de voler.

Le parc autrichien Area 47 est en quelque sorte le Disney World des parcs d’aventure. On y trouve un très grand nombre d’activités de plein air, dont plusieurs aériennes, mais aussi des activités d’intérieur.

Exemples tirés de l’analyse Parcs d’aventure : Les activités aériennes se diversifient

Les hébergements authentiques pour le tourisme au nord du 49e parallèle

L’hébergement constitue une composante majeure de l’expérience dans les destinations nordiques, où le voyageur est en quête d’authenticité. Icelandic Farm Holidays, une association formée de propriétaires fermiers, propose 4800 lits et circuits thématiques en Islande, à la limite du cercle arctique.

En Norvège, plus d’une centaine de cabanes de pêcheurs longent la côte. Au fil du temps, elles sont devenues une oasis pour les visiteurs étrangers. Très prisées en été, ces cabanes sont équipées minimalement d’une salle de séjour, d’une chambre et d’une toilette.

Exemples tirés de l’analyse Voyager autrement dans les destinations nordiques 

Le patrimoine pour valoriser le Saint-Laurent touristique

Le ministère du Tourisme du Québec a élaboré une stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique qui est soutenue par la Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Le patrimoine fluvial est au cœur de l’histoire du Québec et cet héritage peut être reconverti à des fins touristiques. La province compte deux routes thématiques axées sur ce patrimoine dont la Route des Navigateurs, qui retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue.

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Source: Route des phares

Cet héritage peut aussi être célébré par des événements. C’est le cas de la Régate 1900, organisée dans la région des Pays de la Loire et qui réunit diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la « Belle Époque ». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.

Exemples tirés de l’analyse Valorisation du patrimoine fluvial et maritime

Découvrez d’autres produits inspirants dans notre catégorie des produits et activités touristiques.

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Image à la une : © Québec Original

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Réseaux de distribution

Plus qu’une agence de voyages, un lieu d’échanges

Situé à une intersection achalandée du centre-ville d’Austin au Texas, le Departure Lounge est un lieu de rassemblement multifonctionnel. Cette agence de voyages haut de gamme, qui s’identifie comme innovatrice, est aussi un café, un bar à vin, une salle pour accueillir divers événements en plus de proposer un menu gourmet.

Avant d’ouvrir son agence en 2013, le propriétaire Keith Waldon a mené plus de 200 entrevues avec des résidents de la ville. Il a découvert que la majorité de sa clientèle cible aimait discuter de ses prochains projets de voyage avec ses amis autour d’un verre et de nourriture à grignoter. Selon lui, 90 % de ses clients n’ont jamais fait appel à un agent de voyages auparavant, mais ont été attirés par le café et le bar. La plupart d’entre eux (80 %) ont d’ailleurs découvert l’agence par hasard, en passant dans la rue.

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Source : departurelounge.com

Les revenus provenant de la vente de nourriture et de la location de la salle pour la tenue d’événements couvrent les frais généraux et permettent d’occuper un emplacement de choix dans la ville.

Fait inhabituel, aucuns frais de service ne sont facturés au client, à l’exception des voyages très complexes à organiser. De plus, les clients reçoivent des cartes cadeaux à utiliser pour se procurer de la nourriture et des boissons lors de leur prochaine visite, ce qui les incite donc à revenir.

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Source : departurelounge.com

Keith Waldon a d’autres idées pour le futur. Il souhaite tout d’abord élargir son concept en obtenant le permis de restaurant pour vendre de l’alcool et en ouvrant une cuisine. Il pense aussi à développer un modèle de franchise en créant un partenariat avec un restaurateur. Sa seconde agence ouvrira en 2016 à l’aéroport international Austin-Bergstrom.

 

Image à la une : © Departure Lounge

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Segments de clientèles

Des voyageurs américains philanthropes, même au Canada

L’engouement des voyageurs envers les causes humanitaires pousse les entreprises des pays développés à proposer des activités de tourisme volontaire ou à lancer des initiatives de responsabilité sociale. PhoCusWright s’est intéressé aux Américains faisant acte de générosité en voyage afin de comprendre leurs motivations et leurs comportements. On pourrait penser que ce marché ne concerne pas le Québec. Mais offre-t-on seulement la possibilité de faire vibrer la fibre philanthropique des touristes?

En juin 2015, un sondage en ligne a été administré auprès de 2551 voyageurs d’agrément ayant un revenu de ménage annuel moyen d’au moins 50 000 $ américains, qui ont aussi fait du volontariat ou un don lors de leurs voyages. Parmi eux, 55 % se sont engagés auprès des communautés qu’ils ont visitées au cours des deux dernières années. Un échantillon de 507 répondants a ensuite été sélectionné pour répondre au reste du sondage; 35 % d’entre eux sont âgés de 18 à 34 ans, 44 % ont 35 à 54 ans et 20 % ont 55 ans ou plus.

Quels actes de philanthropie?

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées au cours des deux dernières années en versant des dons ou en dépensant leur argent dans les destinations. Ces voyageurs ont aussi apporté des dons en nature (78 %) et ont réalisé des activités de volontariat (64 %).

La prévalence des dons en argent semble être corrélée au faible degré d’interaction entre ces voyageurs et les communautés locales, puisque 58 % d’entre eux ont eu très peu de contacts avec celles-ci. À l’inverse, 41 % ont effectué des visites ou du volontariat au sein des communautés. Parmi eux, seuls 7 % y ont vécu des expériences de longue durée.

Les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus nombreux à s’impliquer personnellement alors que ceux des autres tranches d’âge ont davantage tendance à fournir une aide financière (voir le tableau 1).

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Les jeunes voyageurs sont plus généreux

Les voyageurs américains de 18 à 34 ans contribuent davantage au développement des destinations visitées que les plus âgés (voir le tableau 2). En moyenne, lors de leur voyage le plus marquant, ils ont donné 2,5 fois plus de leur temps, presque 3 fois plus d’argent et 4,5 fois plus de dons en nature (nourriture, vêtements, etc.) que ceux âgés de 55 ans et plus.

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Les principales causes humanitaires qui bénéficient du soutien de ces voyageurs sont les besoins de base des résidents (42 %), l’éducation (27 %), le développement des communautés (25 %), la santé (20 %) et les services auprès des jeunes (18 %). Près de la moitié (48 %) des répondants aident directement les individus et les familles, alors que les organisations et les institutions sont moins sollicitées (entre 17 % et 33 %).

Importance de la responsabilité sociale des entreprises

Le coût est le principal critère (59 %) des voyageurs philanthropes lors du choix de leur séjour, suivi de la sélection d’options (48 %), puis des expériences passées (47 %). Plus du tiers d’entre eux (34 %) accordent de l’importance à la responsabilité sociale de l’entreprise touristique. Le quart des répondants considèrent celles qui intègrent le volontariat ou les actes de dons dans les voyages offerts et 23 % choisissent les entreprises qui sensibilisent leurs clients aux besoins des communautés visitées ou qui sont elles-mêmes engagées dans leur propre communauté.

Destinations préférées et planification du séjour

L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %)

Les séjours les plus marquants en matière de volontariat et de dons de la part des voyageurs américains ont été principalement effectués à l’intérieur du pays (32 %); l’échantillon de répondants a été restreint à cette proportion afin de mieux étudier le comportement de ceux qui voyagent à l’étranger. L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %), de l’Amérique centrale (12 %), de l’Asie et de l’Amérique du Sud (9 %).

Les États-Unis sont la destination la plus appréciée par les voyageurs philanthropes âgés de 35 ans et plus, alors que les milléniaux ont été séduits par l’Europe. Ces derniers voyagent davantage à l’étranger que les plus âgés (voir le graphique 1).

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Lors de leur séjour le plus marquant, plus de la moitié des répondants ont organisé leur voyage seuls ou sont partis sans être accompagnés (voir le graphique 2). Plus du quart des jeunes de 18 à 34 ans ont effectué un voyage organisé avec un groupe, comparativement à 16 % des 35 à 54 ans et 17 % des 55 ans ou plus.

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Incitatifs à la philanthropie

L’intérêt porté par ces voyageurs envers la philanthropie provient avant tout de la lecture ou du visionnement de nouvelles qui les ont interpellés (30 %) ou d’un événement vu ou vécu lors d’un voyage précédent (29 %). Les organismes qui travaillent avec les communautés locales jouent aussi un rôle important dans la sensibilisation. Enfin, un voyageur sur cinq agit en réponse à une catastrophe (voir le graphique 3).

motivations-philanthropes-americainsProposer des façons de donner

Un rapprochement avec les organismes à but non lucratif est une avenue à considérer pour toute entreprise touristique souhaitant ajouter le volontariat à son offre ou permettre à sa clientèle de faire des dons. Au Québec, l’exploration scientifique liée aux baleines du Saint-Laurent est déjà l’objet d’intérêt de la part des touristes. La station de recherche des Îles Mingan offre des sorties en zodiac et des stages de recherche au public afin d’aider les scientifiques.

Une autre bonne pratique à noter est celle de l’organisme de gestion de la destination de l’Oregon. Il a créé un fonds philanthropique afin d’appuyer le développement touristique durable de la région. Ses membres s’engagent à recueillir des dons auprès de leur clientèle, qui seront ensuite investis dans des projets environnementaux et éducatifs.

Pensez-vous que votre clientèle serait intéressée à participer à des activités de volontariat ou à verser des dons pour des causes humanitaires? Avez-vous déjà entrepris ce type d’initiatives?

 

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Gestion

Des partenariats financiers gagnants

À l’instar du ministère du Tourisme du Québec qui planche sur la révision de son modèle d’affaires et de gouvernance, les petites et moyennes entreprises peuvent réfléchir à l’échelle locale à des moyens d’augmenter leur performance. Les partenariats financiers se présentent comme une des solutions.

Atout France, l’Agence de développement touristique de la France, considère ces actions collectives comme des démarches de mutualisation. Elles peuvent être effectuées par des entreprises privées, des structures publiques ou bien par les deux réunies. Selon une étude réalisée par Atout France, la mutualisation représente un partage d’idées, de moyens, de ressources ou de compétences pour atteindre un objectif commun à un groupe. Les parties prenantes contribuent financièrement et doivent en retirer des bénéfices réciproques.

L’étude fait ressortir les intérêts de ces ententes pour les parties prenantes et détaille diverses initiatives dans l’industrie touristique; en voici quelques-unes.

La valeur ajoutée de la mutualisation

Dans le cadre d’un projet, la démarche de mutualisation présente de nombreux avantages :

  • partager les coûts (investissements, personnel, locaux, formation) et répartir les risques;
  • partager des compétences et des connaissances;
  • bénéficier des expériences mutuelles;
  • trouver de nouveaux clients ensemble;
  • résoudre des problèmes communs;
  • accroître la visibilité auprès des visiteurs.

Lorsque cette démarche rassemble des acteurs de différents secteurs économiques, d’autres avantages s’ajoutent :

  • créer un nouveau produit ou un service ensemble;
  • concevoir des offres originales et identitaires, sources d’innovation;
  • optimiser les ressources économiques sur le territoire.

L’intersectorialité apporte une valeur ajoutée aux partenariats financiers, tout comme la complémentarité des produits et des services 

L’intersectorialité apporte une valeur ajoutée aux partenariats financiers, tout comme la complémentarité des produits et des services. En effet, les touristes souhaitent découvrir une destination dans son ensemble, de la manière la plus fluide possible. Ainsi, les initiatives qui rassemblent des produits et des services différents placent les clients au cœur du processus de mutualisation.

Mutualisation des actions marketing

Dans l’industrie touristique, la mutualisation s’axe principalement autour d’actions marketing conjointes. Elles s’effectuent par la mise en commun de supports de communication (dépliants, achat de bannières publicitaires, etc.), de démarches commerciales (par ex. : participation à des salons), ou encore par des accords collectifs auprès de réseaux de distributeurs.

Plusieurs entreprises touristiques du nord de la France se sont regroupées au sein d’une association pour créer la Route 62. Le but est d’accroître leur visibilité et d’inciter les visiteurs à se rendre d’un site à l’autre. Elle propose la carte Avantages Route 62, qui permet de bénéficier de réductions et de privilèges dans chacun des attraits (prestataires de loisirs, hébergements, restaurants). L’association a créé un site Web et une brochure, participe à des salons et achète des encarts publicitaires dans des magazines. La mutualisation est animée et gérée par les membres, qui se partagent les actions à mener.

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Source : route-62

Mutualiser des ressources humaines et des compétences

De nombreuses démarches de mutualisation sont créées afin de professionnaliser les acteurs. Cela permet d’échanger des expériences et des bonnes pratiques, de partager la connaissance du territoire et des points de vue sur l’actualité du tourisme.

Le groupement d’employeurs RESO propose à ses membres d’embaucher des salariés en temps partagé

Le groupement d’employeurs RESO, issu d’une initiative d’hôteliers pour remédier aux aléas de l’emploi saisonnier dans l’industrie touristique, propose à ses membres d’embaucher des salariés en temps partagé. L’objectif est de créer des emplois à temps plein, de faciliter la gestion des ressources humaines et de fidéliser le personnel. De plus, les entreprises y adhérant, provenant de tous les secteurs de l’industrie touristique, sont aidées financièrement par les autres membres lorsqu’elles ont de la difficulté à payer un de ces salariés.

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Source : resoemploi.fr

Le réseau Tistra, qui regroupe des entreprises du secteur du tourisme industriel, scientifique et technique au Rhône-Alpes, est une association qui a été créée par le gouvernement français et la région. Un de ses objectifs est de favoriser l’échange de bonnes pratiques entre ses membres. Les salariés peuvent ainsi visiter gratuitement les autres sites du réseau une fois par année. De plus, Tistra organise des formations destinées aux salariés de ses membres portant sur différentes thématiques.

Mutualiser des moyens

La mutualisation de moyens passe par la mise en commun d’espaces de travail, d’une centrale de réservations, d’outils d’observation de la fréquentation touristique, etc.

La coopérative De Rue et De Cirque rassemble des acteurs des arts du cirque, de la rue et de la ville dans la région Île-de-France, et leur apporte un accompagnement logistique et financier en échange du partage des recettes de leurs spectacles. De plus, elle favorise la mutualisation des moyens entre ses membres : prêt et échange de matériel, listes de diffusion, organisation et montage en commun de spectacles en tournée ou lors d’événements culturels.

Le réseau Actes if réunit des lieux artistiques et culturels indépendants. Un de ses axes est constitué de la mutualisation d’un fonds de solidarité financière afin de faciliter le fonctionnement quotidien des lieux. Chaque membre dépose des sommes d’argent, considérées comme des « cautions », dans un compte bancaire commun. En retour, l’organisme de crédit accorde des prêts à court terme à taux avantageux ou une marge de crédit à faible taux d’intérêt.

Mutualiser pour établir une démarche de qualité

Une démarche collective de qualité s’inscrit dans les objectifs de certaines initiatives de mutualisation, comme c’est le cas de l’association Cévennes écotourisme. Elle regroupe près d’une centaine de professionnels du tourisme situés dans le parc national des Cévennes. Financée par les cotisations des membres et des subventions publiques, l’association les accompagne et les assiste techniquement afin d’appliquer les principes de la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés.

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Source : cevennes-ecotourisme.com

Les acteurs de l’industrie touristique ont tendance à se regrouper entre prestataires d’un même secteur d’activité pour mener des démarches de mutualisation. Pourtant, les initiatives intersectorielles permettent de valoriser des complémentarités et de stimuler l’innovation.

 

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