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Ressources humaines

L’innovation: une affaire de collaboration

Avoir des idées et livrer la marchandise

Créatif, nouveau, original, hors de l’ordinaire, marquant… Les termes qui émergent lorsque l’on parle d’innovation sont motivants et font souvent appel aux émotions. Pour une organisation, innover s’avère essentiel, surtout dans une industrie où l’environnement est instable, constamment en effervescence, où les technologies sont indispensables et où les clients sont branchés au cœur de l’écosystème.

À l’occasion de la Journée RH 2013 du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT), M. Philippe Mast, de chez CORTO.REV, est venu donner une conférence sur le sujet. Comme il le soulève, l’innovation n’est pas qu’une affaire de créativité. Oui, innover est synonyme de créer. Mais en entreprise, il faut savoir retenir les idées qui constitueront un avantage compétitif; mesurer les résultats pour évaluer la rentabilité de l’investissement, et s’assurer des délais, de la qualité et de la quantité à livrer. Bref, selon M. Mast, les quatre aspects essentiels à l’innovation sont:

  • la créativité;
  • la stratégie;
  • la rentabilité;
  • l’exécution.

Créer une culture de l’innovation

Innover peut se traduire par un nouveau modèle d’affaires, un concept complètement inédit, mais celui-ci doit être intégré dans un processus d’amélioration continue d’un produit, d’un service ou d’une façon de faire. La compagnie aérienne Virgin Atlantic, par exemple, innove en offrant des spectacles d’humour pour les vols à destination d’Édimbourg, pendant la durée du Festival Fringe. L’hôtel W Verbier, en Suisse, fait quant à lui preuve de créativité en proposant un concours de D.J. afin de pourvoir le poste en résidence de l’établissement.

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Source: http://blog.virgin-atlantic.com

Pour susciter l’innovation, l’environnement de l’organisation doit être favorable; la culture interne doit soutenir la créativité. Déjà, la mission et les valeurs de l’entreprise devraient refléter cette volonté de stimuler l’innovation. Pour que ce virage soit bien négocié, M. Mast parle d’une véritable thérapie de groupe, de l’adhésion à de nouvelles valeurs qui créeront un milieu propice pour le partage d’idées novatrices. Voici ces valeurs:

  • Créativité: Laisser place à l’imagination; engager des gens passionnés, curieux et agiles intellectuellement.
  • Ouverture: Favoriser la diversité, le recours à des méthodes non conventionnelles; faire appel à des ressources externes pour stimuler l’imaginaire.
  • Confiance: Soutenir la prise de risque, accorder le droit à l’erreur.
  • Flexibilité: Remettre en question certaines décisions; être capable de résilience, lorsque ça ne fonctionne pas.
  • Dépassement de soi: Avoir le sens de l’urgence; s’engager et coopérer pour atteindre l’excellence.

À titre d’exemple, les valeurs de l’agence de voyages en ligne Expedia annoncent bien le type de milieu de travail: passion, innovation, entrepreneuriat.

Adopter un style de leadership qui facilite la créativité

Un environnement créatif dirigé par un meneur qui incite à l’innovation, voilà deux éléments clés pour qu’une entreprise donne le goût à ses employés d’innover pour son avancement. Pour ce faire, Philippe Mast indique une série d’actions à adopter par le gestionnaire:

  • Partager le pouvoir: Le gestionnaire doit être au service de l’équipe; il doit faciliter le travail plutôt que le contrôler.
  • Donner de la rétroaction honnête: Créer une culture de pairs où tous collaborent.
  • Gérer les talents: Les gens sont plus importants que les idées. Il faut accepter le mode de fonctionnement des jeunes générations et démontrer de la flexibilité.
  • Gérer la diversité: Être le reflet de notre société. Il faut considérer la diversité (sexe, ethnicité, âge) comme une ressource précieuse (lire aussi: «Multigénératio-culturel»: la main-d’œuvre de demain).
  • Adopter un leadership bicéphale: Celui-ci doit combiner le processus de création à celui de l’exécution.

Dans les studios d’animation Pixar, où la création constitue le moteur de l’entreprise, les chefs de projets présentent leurs ébauches devant les employés, et ces derniers sont invités à apporter des critiques constructives. Chacun peut contribuer à l’avancement du dossier; on évite ainsi les conflits de pouvoir.

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Présentation quotidienne de l’avancement des projets chez Pixar. Source: Harvard Business School

La dynamique des équipes de travail jouera un grand rôle dans le partage des idées. Un environnement physique agréable, des équipes multidisciplinaires ou polycompétentes (lire aussi: Une voie gagnante en tourisme: la polycompétence!), mais aussi les activités et les liens d’amitié entre les membres du personnel sont favorables à l’innovation.

Inspirer l’innovation

«Il doit également y avoir une composante émotionnelle – une source d’inspiration qui motive les employés. Chez Procter & Gamble, l’inspiration vient de la conviction que chaque innovation améliore la vie des gens». Bob McDonald, président-directeur général de P&G

Une entreprise touristique ne devrait pas avoir de difficulté à véhiculer l’aspect émotionnel dans sa raison d’être, surtout lorsque le but consiste à offrir des expériences. Hilton, Marriott, Airbnb, WestJet et d’autres organisations innovantes présentent des caractéristiques fondamentales similaires: ce sont des précurseurs, qui devancent les attentes des clients et ont le souci de l’excellence ainsi qu’une vision à long terme.

Mais pour générer de bonnes idées, il faut aussi accorder du temps, être patient. Comme le mentionne Étienne Beaulieu, de l’agence Grisvert, également animateur-conférencier à la Journée RH 2013, créer demande du temps. L’innovation sous pression n’est pas optimale. La vidéo qui suit le démontre bien.

 

Innover pour rester en vie

Le tourisme et l’innovation sont intimement liés. Cette dernière se décline sous de multiples facettes: intégration des nouvelles technologies dans la promotion, la mise en marché, l’accueil et l’expérience comme telle; concepts hôteliers éclatés; multiplication des plateformes collaboratives; campagnes marketing plus originales les unes que les autres; nouvelles activités; nouvelles destinations; etc. On innove dans les détails comme dans les modèles d’affaires; bref, l’innovation est omniprésente, et lorsqu’elle ne l’est pas, on sent qu’elle manque!

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Ressources humaines

Être reconnaissant, c’est payant!

Des études de cas menées dans le milieu de l’hôtellerie et de la restauration ont démontré que l’implantation d’un programme efficace de reconnaissance des employés augmente leur satisfaction et le moral des troupes en général, réduit le taux de roulement, et accroît la performance et les profits. Selon l’association WorldatWork, 92% des gestionnaires estiment que la reconnaissance exerce une influence modérée à élevée sur l’amélioration de la rétention des employés. Elle peut venir d’un supérieur, des pairs ou encore des clients.

Pourquoi est-ce si important?

Comme le rappellent les chercheurs Jean-Pierre Brun et Ninon Dugas, la reconnaissance est essentielle, puisqu’elle agit comme source de motivation, de satisfaction et donne un sens aux tâches. Elle constitue le cœur de la santé mentale au travail. Depuis quelques années, certaines forces du marché s’ajoutent à ces raisons fondamentales et incitent les entreprises à souligner régulièrement le travail de leurs employés:

Une économie plus fragile: La récession a poussé certaines organisations à réduire le nombre d’employés ainsi que les récompenses pécuniaires. Pour favoriser la rétention du personnel toujours en place, qui est soumis à une plus grande pression vu les suppressions de postes et l’augmentation de la charge de travail, des programmes de reconnaissance adaptés aux capacités des entreprises ont vu le jour.

Le besoin d’une plus grande souplesse: Les entreprises font face à une pénurie de main-d’œuvre qui n’est pas appelée à s’atténuer dans les années à venir. Le recrutement et la fidélisation de nouveaux employés exigent des organisations qu’elles les séduisent et les retiennent avec des atouts compétitifs, comme des horaires flexibles ou encore des possibilités de congés sabbatiques après quelques années en poste. Il s’agit là d’une forme de reconnaissance.

L’aplanissement de la structure hiérarchique: Les entreprises adoptent progressivement des environnements de travail collaboratifs. On assiste du même coup au déclin des occasions de promotion. Pour pallier la réduction de cette forme d’accomplissement professionnel et valoriser les employés talentueux, d’autres initiatives de récompenses doivent être prévues, par exemple une formation leur permettant de développer une spécialité ou l’attribution du statut de mentor pour les futures recrues.

La technologie: Le Web et les médias sociaux facilitent le partage des bons coups et offrent aux gestionnaires, aux collègues ainsi qu’aux clients une tribune où ils peuvent directement donner de la rétroaction positive.

La génération Y sur le marché du travail: Les jeunes travailleurs, surtout ceux de la génération Y, requièrent davantage de rétroaction, qu’elle soit positive ou constructive. Les employeurs cherchent des façons de recruter de jeunes talents qui deviendront productifs et véritablement engagés dans l’organisation. La reconnaissance des employés peut constituer un outil décisif à cette fin.

Les différentes formes de reconnaissance

La Chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail (CGSST) de l’Université Laval identifie plusieurs catégories de reconnaissances. En voici quatre:

  1. Formelle: Elle découle des normes, des règles et des valeurs de l’organisation et se traduit par des activités planifiées, comme un programme d’aide aux employés, l’accès à un colloque ou à des formations, ou encore l’aménagement flexible de l’horaire de travail.
  2. Informelle: Elle est spontanée et fréquente. Il peut s’agir du partage de connaissances entre collègues, de remerciements provenant d’un pair ou d’un supérieur, d’une activité sociale telle qu’un 5 à 7 improvisé.
  3. Publique: Elle donne une visibilité aux bons coups des employés. Tableau des réussites, événement soulignant les bonnes performances, remerciements publics lors d’un événement ou sur les médias sociaux: voilà quelques façons pour l’employeur de diffuser avec fierté les progrès de l’équipe de travail.
  4. Privée: Plus personnalisé et ciblé, ce type de reconnaissance peut prendre la forme d’une lettre, d’une carte d’anniversaire, d’un courriel de remerciement, d’une rencontre en privé.

Ainsi, pour souligner un rendement exceptionnel ou l’atteinte d’objectifs, l’employeur peut avoir recours à une récompense pécuniaire, soit une prime, un chèque-cadeau ou encore une journée de congé payé. Mais elle peut aussi être d’une autre nature: il peut par exemple s’agir de l’attribution d’un mandat particulièrement convoité à un travailleur dévoué ou de l’envoi d’un courriel de félicitations à l’équipe pour son bon travail.

Dans le cadre de son programme de reconnaissance, le groupe des hôtels Joie de Vivre, en Californie, prévoit notamment chaque année une semaine consacrée aux employés, lors de laquelle une foule d’activités sociales sont organisées. Le groupe Taj, composé de luxueux centres de villégiature en Asie, a créé le Special Thanks and Recognition System (STARS), qui lie les clients heureux aux récompenses des employés. Ces derniers reçoivent des points en fonction de la rétroaction des clients et des collègues, et sont célébrés lorsqu’ils atteignent un certain nombre de points.

La reconnaissance au quotidien peut se traduire par une foule de petits gestes. À titre d’inspiration, voici un lien vers une cinquantaine de formes de récompenses. Ce document est rendu disponible par un spécialiste en ressources humaines, Stéphane Simard.

Attention aux effets pervers

Récompenser pour des raisons floues ou offrir des avantages inappropriés peuvent faire plus de mal que de bien. Pour éviter de susciter un sentiment d’injustice, de créer un climat de compétition malsain ou de perdre en crédibilité, l’employeur doit respecter certains critères de qualité d’une bonne reconnaissance. Selon la CGSST, cette dernière doit notamment être:

  • sincère et honnête;
  • acheminée immédiatement après l’accomplissement du travail ou l’obtention des résultats;
  • diversifiée d’une fois à l’autre et selon l’accomplissement, la personne, le type de performance à souligner, etc.;
  • personnalisée et adaptée selon le groupe ou l’individu;
  • légitime et présentée par une personne qui connaît bien le métier, pour plus de crédibilité;
  • explicite, pour que tous comprennent clairement les raisons de cette récompense;
  • cohérente avec les valeurs et les objectifs de l’organisation.

Selon l’auteur Roy Saunderson, la prolifération de l’utilisation des médias sociaux devrait générer davantage le réflexe de reconnaissance. Que ce soit à travers les plateformes comme LinkedIn ou Facebook, par l’envoi de messages textes ou encore par des applications mobiles de programmes de reconnaissance, les canaux sont nombreux. Les bonnes excuses pour l’employeur de ne pas reconnaître le travail de ses employés, elles, le sont de moins en moins.

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Hébergement

Les gîtes: comment mettre en valeur vos atouts

Souvent bien situés, ils permettent au visiteur de rencontrer des résidents, et d’avoir leurs suggestions d’activités et de lieux à fréquenter. Un séjour inclut habituellement l’accès Wi-Fi et presque toujours des petits déjeuners raffinés et délicieux. Les gîtes s’inscrivent dans de nombreuses tendances lourdes telles que la quête d’authenticité, les plaisirs gourmands, l’immersion dans la culture locale, la recherche d’expériences uniques et les services personnalisés.

 

 

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 Pierre Street Inn, Manhattan – Photo: Jason Dailey

Au Québec

Selon l’enquête du Print Measurement Bureau (PMB) 2013, 2,8% des Québécois de 12 ans et plus sont allés dans un gîte lors d’un séjour de vacances au Canada au cours des 12 derniers mois, les plus représentés étant les 25 à 34 ans et les 65 ans et plus.

La Corporation de l’industrie touristique du Québec dénombre, en 2013, 1 244 gîtes classifiés ou en cours de classification en exploitation, soit 19% de moins que cinq ans auparavant. La concurrence est vive et diversifiée; la clientèle est saisonnière et infidèle. Voyons comment mieux la cibler et la séduire.

Une bonne visibilité sur le Web: un must

En février 2013, la firme Local U a mené un sondage auprès de 1 300 internautes américains afin de mieux cerner leur processus de décision dans le choix d’un gîte. Selon cette étude, près de la moitié des répondants entament leur planification en utilisant les moteurs de recherche généraux (voir le graphique 1). Pour rejoindre ces clients potentiels, le gîte doit ressortir parmi les premiers résultats. Il faut donc que l’entreprise s’assure que son site Web est bien référencé (lire aussi: Référencement naturel: l’ABC des mots clés). Néanmoins, les réponses diffèrent en fonction des groupes d’âge:

  • Les 45 ans et plus se réfèrent davantage aux sites de voyages (TripAdvisor, Expedia, etc.).
  • Les 18 à 24 ans sont plus portés que les autres à commencer leurs recherches par les réseaux sociaux.

Comme le suggère l’un des analystes du sondage, il vous faut d’abord évaluer dans quel groupe d’âge se situent votre clientèle actuelle, puis celle que vous souhaitez attirer; priorisez ensuite vos actions en conséquence.

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Les avis publiés en ligne: à ne pas négliger!

La qualité des avis publiés en ligne est le critère le plus important lors de la recherche d’un gîte (voir le graphique 2). Près du tiers des répondants utilisent cette forme de validation avant de procéder à leur choix. La localisation arrive en deuxième place; comme quoi, l’opinion des pairs compte! Une personne sur cinq considère les commentaires directement sur Google et 13% vont d’abord et avant tout se fier à l’impression que leur aura laissée le site Web du gîte.

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Un site Web attrayant

C’est d’ailleurs le site Web de votre établissement qui sera visité en tout premier lieu, après qu’on vous aura repéré par Google (voir le graphique 3). Celui-ci doit:

  • être agréable à consulter (beau, rapide, efficace et ergonomique);
  • répondre à la plupart des questions;
  • inclure des photos de qualité professionnelle;
  • indiquer clairement la localisation du gîte et comment s’y rendre;
  • favoriser le passage à l’acte par la réservation en ligne ou, au moins, en offrant la possibilité de faire une demande en ligne de réservation.

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Voici, en rafale, les recommandations émises par les experts de Local U à la lumière de ce sondage:

  • Pour un bon référencement, ajoutez des informations sur les caractéristiques de votre offre. Par exemple, en plus de «Matane Gaspésie gîte», mentionnez «avec Wi-Fi et vue sur le fleuve».
  • Incitez les clients satisfaits à partager leurs bons mots en ligne.
  • À l’aide d’outils comme Google Analytics, analysez vos données de fréquentation pour identifier les contenus consultés et les mots clés utilisés pour vous trouver.
  • Étudiez aussi la provenance des internautes sur votre site Internet – de quelles plateformes Web proviennent-ils? – pour identifier les répertoires les plus performants et ceux qui le sont moins.
  • Dès sa première visite sur le site Web, l’internaute doit être séduit. Avant de prendre sa décision, il y retournera probablement plusieurs fois. Il lira les commentaires d’autres clients, consultera les critiques concernant d’autres établissements, glanera des avis sur les réseaux sociaux; tous ces aspects doivent donc être considérés.
  • Le gestionnaire du gîte doit suivre de près ce qui se dit à propos de son entreprise et réagir lorsque c’est pertinent de le faire (lire aussi: Répondre aux avis publiés en ligne: le faites-vous? et Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne).
  • Le personnel du gîte doit s’engager à offrir le plus haut niveau de qualité de service à la clientèle.

Sky is the limit!

Avec le Web, les médias sociaux et le phénomène de la «longue traîne» (lire aussi: Le voyage déploie sa «long tail»), les plus petites entreprises peuvent atteindre des sommets. C’est notamment le cas du B&B Lauriston Court de Llandudno, au Pays de Galles, qui a été désigné meilleur hôtel au monde pour le service à la clientèle selon les utilisateurs de TripAdvisor. La maison d’hôte de 11 chambres atteint également la sixième place au classement du «top 10 bargain hotels». Selon les 434 commentateurs sur TripAdvisor, l’établissement se démarque avant tout par son accueil amical et ses belles chambres avec vue sur la mer.

CB_gites_mettre_en_valeur_vos_atouts_image_2 Source: Lauriston Court

Passer par l’humour

La campagne Better Way to Stay de la Professional Association of Innkeepers International, dont le but est de promouvoir l’expérience en gîte, comprend une série de vidéos humoristiques destinées à rajeunir l’image de cette offre touristique. Vous cherchez un gîte contemporain sans napperons de dentelle? Choisissez les établissements qui s’affichent «No Doily!» ou «Pro Doily!». Visionnez la vidéo «Vote No Doily!» ci-dessous.

 

Beaucoup de confort pour prolonger le séjour

Spas, grandes douches à effet de pluie, apéros festifs ou encore décors dignes de magazines: la liste des possibilités pour augmenter le confort des clients est longue. Enfin, une bonne ambiance est primordiale: elle favorisera la prolongation du séjour et la réussite des expériences.

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Tendances

Prendre le virage local

Une tendance lourde

Certains établissements offrent une véritable vitrine de la scène locale, sur le plan culturel, mais aussi culinaire, brassicole et vinicole. D’autres développent une offre unique et dynamique, qui séduit une clientèle locale et régionale par son caractère à la fois branché sur son milieu et ouvert sur le monde, en interpellant des touristes internationaux.

Comme le démontre l’engouement pour les concepts de location d’appartements ou d’accueil de touristes à domicile, par des sites comme Airbnb, Couchsurfing ou encore EatWith – ce dernier permettant aux visiteurs de partager un repas chez un particulier –, l’idée de vivre une expérience plus authentique et locale se répand (lire aussi: La consommation collaborative: une révolution par le partage?). Pour répondre à ce désir, appelé à prendre de l’ampleur, l’offre touristique actuelle doit s’ajuster et s’imprégner davantage de son milieu.

Selon une étude publiée par le groupe hôtelier InterContinental (IHG), les touristes cherchent des établissements qui leur permettront d’établir un contact avec le quartier. L’hôtel, par son bar, son restaurant et ses événements, a déjà été par le passé un lieu de rencontres pour les résidents, surtout dans les petites communautés. Comme le précise l’étude d’IHG, les hôtels pourraient servir de plaque tournante de la vie locale en accueillant, par exemple, des artistes et des groupes de musique de l’endroit.

Des hôtels «branchés» sur leur communauté

Le très cool Drake Hotel, à Toronto, s’inscrit tout à fait dans ce mouvement. L’établissement de 19 chambres uniques de style «bohème branché» propose plusieurs options gourmandes ainsi que des événements culturels, et démontre un fort engagement communautaire. Promotion d’artistes locaux, recours continuel à des produits régionaux, notamment pour la cuisine et les boutiques de souvenirs, et organisation de collectes de fonds au profit des artistes du quartier: les raisons pour lesquelles le Drake Hotel est très apprécié de son milieu sont multiples. Il reçoit aussi les éloges de nombreux médias à travers le monde et est déjà devenu une icône pour les Torontois. Soulignons que cet hôtel a ouvert ses portes en 2004.

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Source: The Drake Hotel

Toujours dans la Ville Reine, l’hôtel-boutique Gladstone est également un lieu qui rassemble touristes et résidents grâce à une offre culinaire et culturelle unique et mettant en vedette les gens du coin. L’établissement de 37 chambres, toutes conçues par des artistes de Toronto, comprend aussi 3 restos-bars et des sites d’expositions. Pour présenter les valeurs qui l’animent, l’équipe de gestion de l’hôtel Gladstone a intégré sur son site Web une infographie (cliquez sur l’image ci-dessous) prenant la forme d’une part de gâteau dont le glaçage constitue le produit tel que nous le voyons, et où chaque étage exprime le pourquoi, le comment et les composantes de l’établissement. La durabilité, l’authenticité, l’innovation, les arts et la communauté sont des termes clés dans la gestion de cet hôtel.

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Source: Gladstone Hotel

Les producteurs régionaux à l’honneur

À Baie-Saint-Paul, l’Hôtel La Ferme organise des marchés permettant aux voyageurs de rencontrer les producteurs agricoles de la région et de goûter leurs produits. Pour que l’utilisation de ces aliments soit optimale, des ateliers culinaires avec un chef de l’endroit sont également au programme.

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Source: Le Massif

Au Waldorf Astoria de Park City, en Utah, un forfait combine une escapade chez les producteurs avoisinants en compagnie du chef, en vue de la préparation d’un repas. Pendant cette sortie, les invités participent aussi à un pique-nique pendant lequel ils peuvent déguster des produits locaux comme du vin ou de la bière.

Les établissements locaux font du charme aux touristes

Le mouvement inverse est aussi à la hausse. Parce qu’ils sont friands d’expériences authentiques, les visiteurs seront charmés par les cafés et les bistrots fréquentés par la clientèle locale. Certaines entreprises l’ont bien compris. Au Royaume-Uni, la chaîne des cafés Harris & Hoole, reconnue pour son bon café et son ambiance de type commerce de quartier, dispose au mur de ses établissements un tableau des activités organisées dans la communauté. Les clients sont invités à inscrire à la craie les dates et les événements qu’ils souhaitent signaler. Voilà une belle façon d’impliquer les résidents dans l’animation d’un secteur et, par le fait même, d’inciter les visiteurs à fréquenter les événements du quartier.

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Source: Harris and Hoole

Comme c’est le cas des Bistrots de pays et du réseau des Cafés de pays en France, l’initiative des Cafés de village, dans les Cantons-de-l’Est, illustre aussi très bien cette tendance (lire aussi: Clin d’œil – Les Cafés de village). Ces petits établissements fréquentés par la population locale servent une restauration santé, des produits du terroir, ainsi que des bières et des vins locaux lorsqu’ils détiennent un permis d’alcool. Ils font souvent partie du patrimoine et se révèlent de réels ambassadeurs de la destination.

Penser local

Si les grandes chaînes hôtelières emboîtent le pas aux entreprises indépendantes en proposant un produit plus local, le virage s’avère encore plus facile pour ces dernières. Des partenariats avec des commerces de quartier, des espaces d’exposition pour les artistes de la région, le recours aux produits du terroir, l’accueil de musiciens et d’événements célébrant la culture locale, l’implication dans les activités du quartier, voilà autant de possibilités pour une destination de faire valoir ses atouts locaux.

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Ailleurs dans le monde Tendances

Pour des villes plus vertes et plus humaines

Les cyclistes et les piétons dépensent autant sinon plus que les automobilistes

Plusieurs études démontrent que les consommateurs qui se déplacent à pied, en vélo ou en transport en commun génèrent autant de revenus pour les commerces que ceux qui s’y rendent en voiture. Ces derniers achètent en plus grande quantité, mais les piétons et les cyclistes reviennent plus souvent.

Une étude réalisée à l’université d’État de Portland démontre même qu’ils dépensent davantage dans les bars et les restaurants, par mois, comparativement aux automobilistes. Enfin, une autre enquête du Department of Transportation (DOT) de New York révèle que les pistes cyclables en site propre aménagées sur les 8e et 9e avenues ont entraîné une croissance de 49% en ventes au détail dans les commerces qui y sont situés.

Retour aux sources

Nous sommes tous des piétons à la recherche d’opportunités. Il peut s’agir d’une vitrine, de détails architecturaux ou d’animations dans un café. D’instinct, certains aménagements nous rassurent. Le son apaisant que procure une fontaine nous rappelle l’importance de l’eau dans notre survie. Nous cherchons du confort, comme la possibilité de nous asseoir, de l’air frais et de la végétation. Les structures à échelle humaine nous mettent plus à l’aise. Mais surtout, nous voulons voir d’autres personnes, parce que l’humain est un être foncièrement social. Voilà quelques-uns des grands constats énoncés par l’architecte David Sim, de la renommée firme Gehl Architects, lors de la conférence qu’il donnait au printemps dernier en collaboration avec le Centre d’écologie urbaine de Montréal. Il a également présenté quelques exemples de villes inspirantes en matière de déplacements actifs et d’aménagements qui contribuent à l’animation urbaine.

Copenhague

À Copenhague, la circulation automobile a en 1962 été interdite de façon permanente sur la rue Stroget, qui est ainsi devenue la première rue piétonne d’Europe. Le nouveau port – Nyhavn – s’est aussi vu retirer 60 places de stationnement, ce qui permet à quelque 600 piétons d’apprécier le canal. Ces initiatives controversées, surtout pour l’époque, ont mené à la création de deux lieux vibrants qui sont aujourd’hui des icônes du Danemark. La ville est reconnue pour son avant-gardisme en matière de mobilité active et de dynamisation de la vie urbaine.

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Nyhavn – Source: Trekking the Planet

Mentionnons, d’abord, les aménagements et une véritable culture du vélo, qui pousse 36% de la population à pédaler pour ses déplacements quotidiens, une proportion qui pourrait monter jusqu’à 50% en 2015. La vidéo suivante, publiée sur le site Visit Copenhagen, illustre, de façon amusante, la place qu’occupe le vélo au Danemark.

 

 Source : Youtube

Des initiatives diverses incitent les gens à sortir, à vivre dehors (voir les images ci-dessous).

  • Le port comprend 4 piscines extérieures.

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Source: AirLiners

  • Des restaurants fournissent des couvertures aux clients de leur terrasse.

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Source: Eve Anderson

  • On pédale, été comme hiver; les pistes cyclables sont déneigées.

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Source: Copenhagenize

Melbourne

En Australie, Melbourne a fait l’objet d’un important programme de revitalisation auquel la firme Gehl Architects a participé. Le rapport Places for People, réalisé en 2004, révèle que la ville est passée d’un lieu sous-utilisé et inhospitalier à un endroit animé et charmant 24 heures durant. Des travaux d’aménagement majeurs se déroulent depuis le milieu des années 1990, afin de rehausser la qualité de vie et de rendre la ville plus attrayante, en offrant notamment à la population davantage d’occasions de socialiser. Entre 2001 et 2011, le nombre de visiteurs internationaux y a crû de 60%, comparativement à 20% pour l’ensemble de l’Australie. L’étude démontre que Melbourne a connu une croissance de:

  • 71% en espaces publics sur les rues et dans les squares de 1994 à 2004;
  • 275% du nombre de cafés et de restaurants entre 1993 et 2004.

L’image ci-dessous résume les grands thèmes d’améliorations apportées dans la ville.

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Source: Places for People

Parmi les actions prioritaires menées à Melbourne, soulignons:

  • la transformation d’un réseau de ruelles en corridors commerciaux attrayants et sécuritaires;

CB_Villes_plus_vertes_plus_humaines_image_6Source: Places for People

  • le réaménagement des rues avec de larges trottoirs bordés d’arbres, de végétaux et de mobilier urbain.

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Source: Places for People

New York

En 2007, le maire Bloomberg déclare vouloir faire de New York une ville plus durable. L’un des défis est le développement d’un environnement urbain où les rues et places publiques sont transformées en lieux conviviaux pour tous. Pour convaincre la population et surtout les commerçants des bienfaits de la piétonnisation de certains lieux et des aménagements favorisant la mobilité active, le DOT de New York met sur pied de nombreuses initiatives, temporaires et permanentes, dont:

  • Summer Streets: Pendant trois samedis consécutifs, quelque 11 km de rues sont mis à la disposition de tous afin de jouer, de courir, de marcher ou de pédaler (voir la vidéo ci-dessous);

 

Source: Youtube

  • Public Plazas: Création de places publiques piétonnes (23 réelles et 26 à venir) à partir d’espaces sous-utilisés. Le projet pilote d’espace temporaire à l’usage des piétons créé en 2009 à Times Square prendra la forme d’un aménagement permanent;

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Source: Project for Public Spaces

  • Street Seats: Ce programme offre un espace public temporaire équipé de quelques places assises, conçu avec un souci du design pour les lieux où aucun mobilier n’est disponible pour s’asseoir. Ces aménagements peuvent occuper des espaces de stationnement.

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Source: DOT de New York

Des milieux urbains en santé

Depuis plusieurs années déjà, les tendances urbaines favorisent les aménagements à taille humaine, la mobilité active, les projets collectifs où le citoyen s’implique, ou encore les initiatives qui rehaussent la qualité de vie et resserrent les liens entre les gens d’un même quartier. L’agriculture urbaine, la planification collective (lire aussi: 12 tendances urbaines), la multiplication des offres de vélo et de voiture en libre-service (lire aussi: Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains), la création de places publiques et de zones piétonnes, voilà autant d’illustrations de cette propension à rendre les villes plus humaines, plus vertes et plus saines.

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

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Produits et activités

Tourisme gourmand et plein air: une recette gagnante!

Il y a sans contredit un intérêt grandissant pour la bonne bouffe locale et les expériences authentiques; et les régions ont de nombreux atouts pour se distinguer à cet égard. Alors que la nourriture constitue généralement une motivation secondaire aux voyages, les offres culinaires étoffées deviennent peu à peu un moteur de séjour. Les expériences gourmandes s’inscrivent désormais dans la culture distinctive d’un lieu, d’un territoire; elles contribuent à créer une identité régionale. Voici quelques exemples d’initiatives originales et de destinations à l’offre culinaire bien ficelée.

«Bouffe de piste» en Italie

Après la bouffe de rue, voici la bouffe de piste! Dans le massif italien des Dolomites, un regroupement de chefs, dont certains étoilés Michelin et autres vedettes montantes, ont créé Slope Food. Les experts culinaires, répartis dans 12 refuges de montagne, concoctent aux skieurs leurs spécialités qui sont jumelées aux vins appropriés de la région. Les clients peuvent skier d’un refuge à l’autre, favorisant du même coup la digestion.

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Source : Altabadia

Des journées culinaires dans le Vermont

Trois organismes unissent leurs forces pour créer les Vermont Speciality Food Days afin de promouvoir les spécialités culinaires régionales dans les stations de ski de l’État. La Vermont CB_tourisme_gourmand_plein_air_image2Ski Area Association, l’Agency of Agriculture et la Vermont Maple Foundation offrent ainsi aux skieurs et aux planchistes la possibilité de goûter aux produits des exposants. Dans les kiosques situés au pied des pistes, on peut notamment déguster le réputé fromage cheddar Cabot, le café Green Mountain, la populaire crème glacée Ben & Jerry’s, les biscuits de Liz Lovely Cookies ou encore les soupes de Two Guys in Vermont, pour ne nommer que ceux-là. Quatorze journées culinaires réparties dans la saison se déroulent dans les différentes stations du Vermont et mettent en valeur les produits de plus d’une dizaine de producteurs locaux.

Source: Kimball Brook Farm

Canot et pique-nique gourmet en Ontario

Bien que la présente analyse se penche principalement sur le cas des milieux de villégiature, voici une exception qui implique néanmoins la pratique du plein air. The Culinary Adventure Company propose une activité de canot combinée à un pique-nique sur l’une des îles située en face de Toronto. Le chef propriétaire de l’entreprise prépare un copieux repas mettant en vedette les produits de l’Ontario et du Canada. La découverte de la nature en milieu urbain et l’expérience culinaire en plein air attirent les touristes comme les locaux. L’entreprise était en nomination pour le prix de la meilleure expérience touristique culinaire de l’Ontario en 2012. Faute de pouvoir goûter, la vidéo ci-dessous illustre l’esprit qui règne lors de ces excursions.

 

 

Source: Culinary adventur eco

Des destinations organisent leur offre gourmande

L’État de l’Oregon

L’organisme de promotion touristique Travel Oregon, ne manque pas de mettre en valeur l’abondance de son terroir. Le territoire regorge de produits typiques comme les truffes et les noisettes, les élevages durables de saumon, le thon et le crabe. Les chefs réputés y sont nombreux ainsi que les producteurs de bière et de vin. L’ensemble de l’offre touristique de l’Oregon est teintée de ces cultures locales.

Feast Portland célèbre cette abondance et étend ses festivités à l’échelle de l’État avec des itinéraires culinaires diversifiés. Les sentiers du Festin (Trails to Feast) se déclinent en sept itinéraires gourmands avec suggestions provenant des restaurateurs, producteurs et éleveurs locaux. La vidéo ci-dessous rassemble plusieurs clips illustrant la variété de l’offre gourmande de l’Oregon.

 

Source: Travel Oregon

Les événements Farm Dinners rendent également hommage aux éleveurs et aux producteurs de l’Oregon. L’entreprise Farm to Fork Event, dirigée notamment par un chef cuisinier, organise des repas à la ferme (Farm Dinners), impliquant les viticulteurs de la région et mettant en valeur les produits de la ferme hôte et ceux des producteurs de la communauté. Chacun des intervenants impliqués y raconte son histoire. La vidéo suivante présente le concept.

 

Source: Farm to fork events

L’Écosse

L’offre touristique en Écosse rassemble, elle aussi, un grand nombre de producteurs locaux, de marchés publics, de fermes, de distilleries, de restaurants gastronomiques, de pubs et de bistros authentiques. Le site Web Visit Scotland de l’organisme de promotion de la destination rend hommage à ces entreprises. Pour contrôler la qualité de cette offre, Visit Scotland a mis sur pied un certain nombre de standards. Les entreprises s’affichant ainsi sous le regroupement EatScotland ou Scotland’s Best Bars doivent respecter les critères dictés par le programme de qualité de l’organisme.

En 2013, l’Écosse vibre sous la thématique de la nature. Year of Natural Scotland 2013 représente une opportunité de plus de mettre les produits du terroir écossais en valeur.

 CB_tourisme_gourmand_plein_air_image6

 Source: Visit Sscotland

Le tourisme culinaire comme outil de développement régional

Selon l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), les régions qui souhaitent miser sur le tourisme culinaire doivent d’abord et avant tout mettre l’emphase sur des aspects qui différencient et enrichissent l’identité de la communauté. On peut s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, mais le contenu doit être authentique et fidèle au caractère unique des lieux. L’OCDE suggère aussi de passer par le storytelling (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) pour lier la nourriture à la destination, puis la nourriture aux visiteurs. Les histoires et le tourisme gourmand sont d’excellents moyens de créer des expériences mémorables.

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Ailleurs dans le monde Gestion

Gérer les plaintes et innover!

Se plaindre ou ne pas se plaindre

Même dans une entreprise où la qualité du service à la clientèle est renommée, il peut y avoir des défaillances. Un employé fatigué, un malentendu, un client difficile, un bris, des circonstances hors de contrôle: les raisons sont nombreuses.

Les clients insatisfaits ont davantage tendance à se confier ailleurs qu’à porter plainte directement auprès de l’organisation; pourquoi?

  • Peu d’espoir qu’une solution soit proposée: le client préfère éviter de créer des tensions ou des conflits.
  • Trop compliqué pour tout le monde: les situations complexes peuvent décourager les personnes impliquées à porter plainte.
  • Crainte que la plainte nuise: en exposant leur insatisfaction de vive voix à un employé, certains clients appréhendent la réaction de l’employé en question et pensent que celui-ci pourrait se montrer désagréable par la suite.
  • Une plainte déposée par le passé n’a pas donné satisfaction.

Quand la plainte se répand

Un client qui ne se plaint pas à l’entreprise cherchera à évacuer sa frustration autrement. Il pourrait très bien:

  • parler de sa mauvaise expérience à sa famille, à ses amis et à ses collègues de travail;
  • se tourner vers les médias sociaux comme Facebook et Twitter pour partager son insatisfaction avec ses «amis», qui peuvent être très nombreux;
  • écrire un commentaire sur un site d’avis en ligne pour dissuader les autres consommateurs de faire affaire avec l’entreprise en question. Ces renseignements sont très prisés et ont un effet sur la réputation de l’organisation (lire aussi: Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne);
  • ne rien dire et choisir un concurrent à l’avenir.

Comme le dévoilait une étude sur la loyauté publiée dans la Harvard Business Review, le quart des consommateurs parleront du bon service à la clientèle qu’ils ont reçu. Cette proportion grimpe à 65% lorsqu’il s’agit d’une expérience négative. Quelque 23% des clients satisfaits le feront savoir à 10 personnes ou plus, alors que près de la moitié (48%) agiront de même dans le cas d’une mauvaise expérience.

Un service mal rendu fait du tort. Mais si l’entreprise rattrape bien la situation, la relation avec le client peut s’en trouver renforcée. L’organisation doit donc mettre en place un climat favorable à la réception des plaintes ou faire en sorte que le client se sente à l’aise de lui transmettre ses insatisfactions en tout temps.

Rappel des règles d’or de la gestion des plaintes

L’industrie touristique fournit des services avant tout, et la qualité de l’interaction entre l’entreprise et le visiteur en dira long sur l’expérience globale de ce dernier. La gestion des plaintes doit donc être prise au sérieux. D’abord, les employés doivent être sensibilisés et formés. De plus, il faut que l’entreprise traite de la même manière les plaintes de toutes provenances – en personne, par téléphone, par courriel ou par les médias sociaux (lire aussi: Répondre aux avis publiés en ligne: le faites-vous?). Lorsqu’un client manifeste son insatisfaction, les experts en gestion des plaintes suggèrent de procéder comme suit:

  • Écouter le client sans l’interrompre.
  • Le remercier d’avoir pris le temps de venir signaler le problème.
  • S’excuser pour l’expérience négative.
  • Résumer les faits identifiés par le client.
  • Proposer une solution ou une compensation, ou mieux, lui demander ce qui l’accommoderait, selon le type de problème.
  • Surprendre le client avec une plus-value, un geste auquel il ne s’attend pas, un coup de fil du gérant, une compensation supplémentaire, des points bonus sur sa carte fidélité, etc.
  • Faire le suivi auprès des employés pour éviter que ce type de problème se répète et auprès du client pour s’assurer de sa satisfaction.

Lorsqu’il se sent compris et que des solutions sont apportées de façon rapide et courtoise, le client mécontent peut devenir un véritable ambassadeur de l’entreprise. De plus, une bonne gestion des plaintes permet à celle-ci d’améliorer son service et d’innover.

Engager des clients insatisfaits pour améliorer le service

Dans le milieu de la restauration et de l’hôtellerie, une majorité d’innovations viendraient d’entrepreneurs ayant vécu des expériences insatisfaisantes en tant que consommateurs. Par ailleurs, les clients insatisfaits génèrent de meilleures idées pour innover dans le service que les clients satisfaits. C’est ce que révèle une étude publiée dans le Journal of Hospitality & Tourism Research.

Rappelons que c’est en faisant la file devant un restaurant qu’Hélène et René Léger ont eu l’idée d’ouvrir une rôtisserie qui ferait la livraison à domicile, une première au Canada dans les années 1950 (Rôtisseries St-Hubert).

Le chercheur Philippe Duverger suggère même d’engager des clients insatisfaits dans le processus d’idéation pour créer des projets novateurs en service. Son étude démontre que plus les clients sont mécontents de leur expérience, plus ils sont enthousiastes à l’idée de participer à un tel projet lié à l’établissement qui les a déçus. Voilà une idée novatrice en soi! Les établissements ont donc intérêt à conserver précieusement les coordonnées de ces clients mécontents.

Le service domine l’économie globale

Certains experts estiment que la qualité du service à la clientèle est aussi importante, sinon plus, que le produit lui-même. Dans l’industrie touristique, cela est d’autant plus vrai. Mais avant de tenter d’émerveiller leur clientèle par une prestation extraordinaire, les organisations doivent renforcer les bases et s’assurer d’offrir un bon service, de façon constante, et traiter chaque défaillance avec classe.

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Enjeux Tendances

La consommation collaborative: une révolution par le partage?

Consommer différemment

L’insatisfaction liée à la consommation traditionnelle a poussé certaines personnes à réfléchir sur de nouvelles façons de subvenir à leurs besoins. Les conséquences de la surconsommation – sa lourde empreinte environnementale, notamment –, mais aussi les effets de la crise sont certainement des facteurs clés dans ce mouvement vers une utilisation partagée des biens qui, par le fait même, deviennent des services.

«Utiliser» plutôt que «posséder», voilà l’idée véhiculée par le concept de la consommation collaborative. On observe aussi une culture de la «bonne affaire». Ce n’est plus ce que nous possédons qui compte, mais plutôt notre capacité à dénicher des bons plans.

Des plateformes de toutes sortes

Le concept des plateformes collaboratives croît à vitesse grand V. La technologie mobile, Internet, les réseaux sociaux et les possibilités de géolocalisation mettent en relation ceux qui offrent et ceux qui cherchent.

Les réseaux se multiplient et se segmentent selon les motivations et les clientèles: covoiturer pour assister à un événement culturel ou pour aller faire du ski, ou encore louer un appartement s’adressant à la communauté gaie (Misterbnb). Cette consommation collaborative touche une grande variété de secteurs. On partage des biens entre voisins (Street Bank), des machines à laver (La machine du Voisin); on échange même le contenu de sa garde-robe (pretachanger.fr).

Des réseaux à succès

La plateforme communautaire Airbnb, qui fait les manchettes ces temps-ci parce qu’elle soulève des enjeux de légitimité, a été créée à San Francisco en 2008. Elle rassemble aujourd’hui plus de 300 000 offres de logements uniques à travers 34 000 villes du monde. Le particulier peut y offrir une chambre et accueillir les voyageurs, ou louer sa maison pendant son absence (lire aussi: La location de propriété en ligne bouleverse l’hôtellerie traditionnelle).

Plus de dix millions de nuitées ont été réservées sur ce site Web, qui fait office d’intermédiaire entre le loueur et le visiteur. Née de la nécessité des fondateurs de trouver des revenus pour payer leur loyer élevé, l’entreprise Airbnb constitue aujourd’hui la référence en matière de succès de commerce du partage ou de consommation collaborative. Néanmoins, ce type de formule s’attire les foudres de certains acteurs de l’industrie touristique et hôtelière qui y voient notamment une absence de standards de qualité pour la clientèle touristique et une concurrence illégale.

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 Source: Airbnb.ca

Zipcar, le plus grand réseau d’autopartage au monde, regroupe 767 000 membres pour une flotte de 10 000 véhicules répartis dans 20 zones métropolitaines et 300 campus universitaires. L’entreprise est présente dans 11 aéroports nord-américains, permettant ainsi aux membres de recourir à cette formule lorsqu’ils voyagent dans les villes desservies (lire aussi: Un concentré d’innovations et une dose de provocation).

BlaBlaCar est un réseau de covoiturage européen qui met en relation les automobilistes et les passagers à la recherche d’un siège. Il est présent dans 10 pays et rassemble aujourd’hui 3 millions de membres, dont 600 000 y ont recours tous les mois.

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Source: BlaBlaCar

De nouvelles plateformes de partage et de location de particulier à particulier voient le jour pratiquement chaque semaine. Il existe certainement un mouvement de masse vers une forme alternative de consommation, et le Québec n’est pas en reste. Des initiatives à succès comme AmigoExpress et Communauto (lire aussi: La location de voiture: l’éclatement du modèle d’affaires), ou encore les nombreuses plateformes Web qui permettent aux particuliers d’échanger leurs biens et services, comme LesPAC et Kijiji, démontrent l’intérêt des Québécois pour la consommation collaborative.

À la recherche d’authenticité

Comme le présente Loïc Le Meur, organisateur de la conférence technologique LeWeb, la jeune génération d’adultes grandit avec de nouvelles valeurs en matière de consommation. Ils croient notamment:

  • en l’authenticité;
  • en la durabilité;
  • que «faire le bien fait du bien»;
  • au partage avec la communauté;
  • en la création collective;
  • au financement collectif;
  • que «c’est l’avidité qui est mauvaise, pas l’argent».

Monsieur Le Meur définit aussi l’état d’esprit du nouveau consommateur. Que ce dernier soit jeune ou moins jeune, des mots clés reviennent dans sa façon de se procurer des biens et services:

  • simplicité;
  • traçabilité et transparence;
  • communauté;
  • participation;
  • collaboration.

La consommation touristique embrasse cette tendance. Le touriste y voit une façon de voyager plus économique, plus authentique, plus locale et qui se situe hors des sentiers battus. Le site de réservation Onefinestay, lui, propose de vivre un séjour comme un résident en louant une propriété et en lui offrant des applications pour mieux apprivoiser le quartier. Voilà une plus-value pour le touriste en quête d’immersion dans la culture locale (lire aussi: Découvrir la destination comme le ferait un résident).

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Source: Onefinestay

Un mouvement qui bouscule

Ces initiatives créent des remous dans l’offre traditionnelle. Certaines organisations, comme Euromonitor, se veulent rassurantes, alors que d’autres experts et entreprises sonnent l’alarme ou cherchent à s’adapter. C’est le cas de Hertz, l’entreprise de location de voiture qui a mis sur pied Hertz on demand, un service qui se rapproche de la location en libre-service. Il ne serait donc pas surprenant de voir les entreprises développer des modèles hybrides pour mieux répondre aux besoins de leurs clients, tout en maximisant l’utilisation des ressources lorsqu’elles sont inoccupées, tels les espaces communs dans les hôtels, par exemple.

Un autre enjeu de taille est celui de la réglementation. La location à court terme de résidences de particuliers doit se faire dans le respect de lois très restrictives, dans certains cas. Les réseaux de covoiturage ou de partage de voitures entre particuliers sont aussi parfois problématiques sous certaines juridictions. À San Francisco, le maire souhaitait assouplir ce système afin de favoriser le développement de cette nouvelle économie. Il a donc créé, en 2012, le Sharing Economy Working Group qui se penche sur ces défis pour protéger les consommateurs, les propriétaires qui offrent leurs biens et le voisinage, mais aussi sur la façon de collecter des taxes pour assurer un contrôle de ce nouveau mode de commerce.

Ainsi, ce mouvement de fond nécessitera certainement des ajustements de part et d’autre.

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Enjeux Gestion

Les Québécois ont-ils la bosse des affaires?

À l’occasion des Assises du tourisme 2013, qui se déroulaient à Gatineau le 14 mai dernier, M. Alain Aubut de la Fondation de l’entrepreneurship (FDE) et M. François Côté de Tourisme Québec participaient à un atelier sur l’entrepreneuriat et les outils disponibles pour se lancer en affaires ou pour investir. En voici un aperçu.

Du rêve à la concrétisation

Parmi les Québécois, près de 15% ont l’intention de se lancer en affaires un jour. Dans le reste du Canada, cette proportion s’élève à 21%. Ces données proviennent du sondage réalisé dans le cadre de l’Indice entrepreneurial québécois (IEQ) publié en avril 2013. Comme l’illustre le graphique 1, ces intentions se traduisent par une réelle démarche à raison de 6% chez les Québécois et de 9% dans le reste du Canada.

Selon la FDE, le taux de propriétaires d’entreprises s’avère plutôt dynamique au Québec, puisque l’écart entre le Québec et le reste du Canada s’est atténué depuis 2012. Néanmoins, pour que cet indicateur continue de croître, il devra y avoir une plus grande concrétisation des intentions d’entrepreneuriat. L’un des moyens consiste à donner un meilleur accès aux leviers (financiers, sociaux, etc.) déjà disponibles ou à en créer de plus adéquats.

les_quebecois_ont_ils_la_bosse_des_affaires_graphique_un 

Le taux de fermeture ou d’abandon des activités d’une entreprise (excluant la vente de celle-ci) est semblable au Québec (10,4%) et dans le reste du Canada (10,6%). Les personnes impliquées ont acquis une expérience précieuse comme propriétaires et doivent être vues d’un bon œil à titre d’alliées ou de porteuses de nouveaux projets.

Les jeunes sont prometteurs, les femmes passent à l’action

Les Québécois de 18 à 34 ans démontrent un fort intérêt pour l’entrepreneuriat: 25% d’entre eux ont l’intention de se lancer un jour (par rapport à 15% dans l’ensemble de la population adulte). Près de 8% des 18 à 34 ans ont déjà entamé une démarche en ce sens (comparativement à 6% de la population adulte). Comme le souligne M. Aubut, cette génération possède une «culture de réseau», un atout important pour un entrepreneur. De plus, ces jeunes adultes envisagent plus que la moyenne de faire des affaires à l’international. Voilà un bassin prometteur d’entrepreneurs de classe mondiale!

Bien que les femmes soient moins enclines que les hommes à démontrer un intérêt à se lancer en affaires, plus de la moitié d’entre elles vont au bout de leurs idées et entament des démarches. Chez les hommes, cette proportion est de 37% (voir le graphique 2).

les_quebecois_ont_ils_la_bosse_des_affaires_graphique_deux

Les Québécois moins audacieux?

Certains résultats portent à croire que les Québécois sont plus réticents que les autres Canadiens à s’investir personnellement dans leurs projets d’affaires et ont de moins grandes visées. Par exemple, lorsqu’ils amorcent des démarches, les Québécois se fient davantage aux programmes d’aide financière provenant des gouvernements (28%) que ne le font les Canadiens des autres provinces (8%). Ces derniers sont plus portés à investir leurs économies personnelles (45%) que les Québécois (30%). De plus, les propriétaires d’entreprises québécoises qui ne font pas d’affaires à l’international ont peu l’intention de le faire (15%), contrairement à près du tiers dans le reste du Canada (32%).

Enfin, le tiers des propriétaires d’entreprises au Québec comptent investir financièrement au cours de la prochaine année pour innover. Néanmoins, une plus grande part (44%) envisagent de ne pas investir dans l’innovation. Dans le reste du Canada, ces proportions sont un peu plus avantageuses (37% et 39% respectivement). Comme le souligne M. Aubut, l’innovation est nécessaire pour survivre en affaires.

Stimuler l’entrepreneuriat québécois en tourisme

Les outils d’accompagnement pour les entrepreneurs en tourisme sont, au Québec, méconnus et éparpillés; voilà ce que révèle M. Côté à la suite d’un sondage réalisé auprès de 700 entreprises de la province. Parmi les autres critiques formulées par cette enquête, mentionnons:

  • le manque de souplesse des programmes;
  • les nombreux leviers pour les OBNL et les organismes publics.

Il existe pourtant 39 programmes d’aide réservés aux entreprises touristiques du Québec et gérés par des organismes relevant des différents paliers de gouvernement. Deux de ces programmes ont d’ailleurs été annoncés récemment, soit le Programme d’appui au développement des attraits touristiques (PADAT) et le Fonds tourisme PME. Dans le cadre du Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020, Tourisme Québec s’engage à développer l’accompagnement auprès des entrepreneurs, notamment par deux mesures particulières:

  • Développer l’entrepreneuriat dans le cadre des ententes avec les Associations touristiques sectorielles.
  • Mieux accompagner les entrepreneurs par des mesures adaptées en matière de soutien professionnel, de formation aux gestionnaires ainsi que d’adoption de meilleures pratiques d’affaires.

Quatre axes d’accompagnement

Pour que les entrepreneurs soient mieux guidés à travers les programmes offerts et les services mis à leur disposition, il est primordial que les rôles et responsabilités des organismes soient clairement définis. De nombreux services sont accessibles sur le site du gouvernement du Québec, sous l’appellation Services Québec – Entreprises. Néanmoins, Tourisme Québec a déterminé quatre axes d’accompagnement à peaufiner afin de faciliter l’accès aux services pour les entrepreneurs:

  • Informer les entreprises sur les outils publics;
  • Orienter les entreprises vers les services, les intervenants et les programmes adéquats;
  • Accompagner et conseiller les entreprises dans le développement et l’amélioration de leur performance;
  • Soutenir la compétitivité et la croissance de la performance.

L’entrepreneuriat a la cote

Le sondage de la FDE indique que les Québécois ont une perception très favorable de l’entrepreneuriat, encore plus qu’ailleurs au Canada. Il s’agit là d’un signe encourageant, puisqu’il contribue à créer un climat propice à la création d’entreprises.

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Segments de clientèles

Divertir les grands comme les petits!

Toucher la fourrure d’un renard, se prendre pour un pilote d’avion ou embarquer dans les plus hautes montagnes russes d’Amérique du Nord, les préférences en matière d’activités de loisirs changent avec l’âge. Une étude a été menée sur le sujet dans le cadre d’une enquête plus globale sur les vacances familiales. En voici un aperçu, suivi d’exemples de destinations hors Québec s’adressant à ce lucratif marché.

 

Chacun ses intérêts

Passer du temps ensemble, s’amuser et profiter d’une variété d’activités: voilà les trois priorités des familles en voyage. Elles veulent aussi vivre des expériences uniques et apprendre quelque chose de nouveau. C’est ce que révèle l’étude commandée par PGAV Destinations et réalisée par H2R Market Research auprès de familles américaines en 2012. Selon cette même étude:

• Pour les bambins de 4 ans et moins, il faut faire appel aux sens, privilégier des activités qui recourent aux textures – toucher la carapace d’une tortue, les plumes d’un oiseau –, à des couleurs vives et à des formes variées. Ils ont aussi besoin de bouger. Les zoos et les aquariums sont des attraits tout indiqués pour les tout-petits.

• Les enfants de 4 à 7 ans souhaitent expérimenter, participer de façon concrète. Il leur faut de l’interactivité – apprendre par des jeux, se déguiser, intégrer une autre époque, etc. À compter de 5 ans, l’étude démontre qu’une certaine variété s’impose.

• De 8 à 11 ans, ils commencent à mieux comprendre ce qui est abstrait, bien qu’ils désirent encore prendre part à ce qu’ils observent, par des activités interactives qui leur permettent de s’imaginer dans un autre monde.

• Les 12 à 17 ans recherchent les sensations fortes, le risque, l’intensité, par des manèges par exemple, mais aussi l’authenticité. Les sites historiques leur apparaissent désormais intéressants, puisqu’ils sont plus à l’aise avec la notion de temps.

Par ailleurs, en fonction de leur âge, les filles et les garçons ne recherchent pas les mêmes attributs dans une activité (voir le tableau 1).

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Pour cœurs d’enfants seulement…

Pour répondre aux attentes de tout ce petit (et moins petit) monde, les attraits conçus spécifiquement pour les enfants se développent et prennent de l’envergure. Les parcs thématiques se renouvellent, innovent et rivalisent avec des manèges spectaculaires ou encore par la reconstitution d’univers célèbres. Outre les parcs de Disney, pensons au Wizarding World of Harry Potter d’Universal Orlando, en Floride. Pour réussir ce projet et capter l’intérêt de la clientèle cible, soit les adolescents et les jeunes adultes, les concepteurs se devaient de respecter l’authenticité de l’œuvre. Un défi apparemment relevé, comme en témoigne la vidéo suivante.

divertir_les_grands_comme_les_petits_imagevideoHPotter 

Les musées pour enfants, ayant une forte composante éducative, sont aussi en vogue. Conçu d’abord pour les enfants de 8 ans et moins, le National Children’s Museum, situé au Maryland, a pour vocation de leur faire connaître le monde des adultes à travers des jeux. On y apprend, par exemple, le fonctionnement d’une ville et le déroulement d’élections. Le musée compte depuis peu un espace réservé aux 3 ans et moins équipé de modules de jeu très colorés favorisant la motricité des tout-petits. Dans la même veine que le Musée pour Enfants de Laval mais d’une tout aut¬re ampleur, les onze centres KidZania proposent aux enfants des jeux de rôle dans une ville reconstituée à leur taille, où ils peuvent exercer une panoplie de professions avec un grand souci de réalisme. La vidéo est convaincante:

 

Les parcs aquatiques s’avèrent très attirants pour les escapades ou les vacances familiales. Le Great Wolf Lodge, chaîne de complexes aquatiques intérieurs, offre une variété d’activités pour tous les âges. Le site Web du parc situé à Niagara Falls, en Ontario, les regroupe même par catégorie d’âge (voir l’image ci-dessous).

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Source: Great Wolf Lodge

Chacun doit y trouver son compte

Il n’est toutefois pas nécessaire de créer des attraits de toutes pièces pour intéresser les enfants. Les bambins s’émerveillent devant une grenouille qui traverse un sentier ou en présence des nombreux stimuli de la ville, bien calés dans leur poussette. Les plus âgés apprécient la frénésie d’un festival urbain ou encore la descente d’une rivière en canot. Il s’agit néanmoins d’offrir des services et des formules qui tiennent comptent des besoins des familles, comme le font certains centres de villégiature. Le Jay Peak Resort l’a bien compris en ajoutant à son offre de montagne un parc aquatique et une patinoire de hockey intérieurs, un camp de vacances d’été pour les 6 à 14 ans, des services de gardiennage gratuits pour les bambins et des forfaits avantageux pour les séjours en famille.

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Source: Jay Peak Resort

Quand les enfants s’en mêlent

Selon l’étude réalisée par H2R Market Research, 70% des familles sondées affirment que les enfants participent, d’une façon ou d’une autre, à la planification des voyages (lire aussi: L’influence des enfants sur les décisions de voyage). Plus l’enfant vieillit, plus son influence grandit et son rôle s’active. Les anecdotes et histoires racontées par les amis constituent leur principale source d’inspiration et d’information. Les vacances de rêve vécues par les enfants et leur famille se transmettent donc de bouche à oreille, aussi petites soient-elles.