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Destinations Produits et activités

Une économie basée sur la gastronomie : le cas de Tucson

Située dans le désert de Sonora, la ville de Tucson en Arizona possède une longue histoire agricole. Sa cuisine singulière est issue d’un passé culturel très diversifié, teinté entre autres, des traditions autochtones et mexicaines, et de techniques de préparation ancestrales transmises de génération en génération.

On y compte plus d’une vingtaine de festivals qui mettent en valeur les spécialités gourmandes de la région, telles que le piment tepin, le cactus, la courge et le maïs. L’un des plus connus, « Tucson Meet Yourself », attire chaque année plus de 100 000 visiteurs.

En 2015, Tucson est devenue la première ville américaine à rejoindre le Réseau des villes créatives de l’UNESCO (RVCU) dans la catégorie « Gastronomie ». Depuis, San Antonio au Texas s’est ajoutée à la liste des représentants de l’Amérique du Nord. Le congrès Taste of Place, tenu à Toronto au mois de juin dernier, a mis en lumière le développement prolifique de la ville à la suite de son adhésion au Réseau. Les initiatives entreprises subséquemment ont permis à Tucson de baser son modèle économique sur sa gastronomie.

Un réseau de villes créatives pour la gastronomie

Le RVCU a été créé en 2004 pour promouvoir la coopération et l’échange de connaissances entre les villes ayant identifié la créativité comme un facteur stratégique de développement. Il a également pour objectif de démocratiser l’accès aux produits culturels, d’aider les villes désignées à devenir des pôles de créativité et d’offrir des opportunités accrues aux différents artistes.

Parmi les domaines créatifs soutenus, on retrouve aussi le design, la littérature, la musique ainsi que l’art numérique. À ce jour, près de 300 villes d’un peu partout dans le monde forment le réseau. Parmi elles, 49 se démarquent dans le domaine de la gastronomie.

Source de l’image : Tucson City of Gastronomy

Tucson : vivante et gourmande

La Tucson City of Gastronomy (TCoG), une organisation à but non lucratif dont le conseil d’administration a pour mandat de gérer la désignation de la ville au sein du Réseau, a été fondée en 2016. Depuis, elle cumule des réalisations inspirantes. En voici quelques-unes :

Chefs ambassadeurs 

Chaque année, la TCoG est invitée à recruter des chefs locaux qui voyageront à l’international vers d’autres villes désignées du RVCU. L’objectif : partager l’héritage culinaire de Tucson à l’étranger et s’inspirer des autres chefs rencontrés.

Avant leur départ, les participants sélectionnés suivent une formation sur les raisons de la désignation de Tucson au sein du Réseau, sur le patrimoine et les ingrédients locaux, mais aussi sur la manière de travailler avec les journalistes et les médias. Les cohortes des dernières années se sont notamment envolées vers la Chine, l’Espagne, la France, le Mexique et la Turquie.

Laboratoires culinaires

Une formation et des ressources gratuites sont fournies aux entrepreneurs locaux et aux entreprises en phase de démarrage qui utilisent des ingrédients issus du patrimoine culinaire du sud de l’Arizona. Ces rencontres mensuelles fournissent des informations sur la manière dont on peut tirer parti de la désignation internationale de Tucson. Après l’événement, les participants sont invités à réseauter, à profiter des espaces de co-working et à bénéficier de services gratuits de mentorat.

Ceux qui souhaitent pousser plus loin l’expérience ont également l’occasion de rencontrer le personnel de Startup Tucson, un incubateur pour jeunes pousses, et d’en apprendre davantage sur son programme d’accélération Food Forward, destiné aux entrepreneurs du secteur alimentaire.

Source de l’image : Tucson City of Gastronomy

Certifications 

Depuis janvier 2023, les restaurateurs, les artisans, les détaillants et les services de traiteur ont la possibilité d’obtenir une certification qui reconnaît leur engagement en faveur de l’approvisionnement local, de la préservation du patrimoine alimentaire, de pratiques commerciales responsables et de la participation à la vie de la communauté.

Cette initiative est un excellent moyen d’accroître leur visibilité, d’autant plus que les entreprises certifiées bénéficient d’un rayonnement spécial de la part de la TCoG, de diverses associations touristiques sectorielles et d’autres partenaires clés.

Source de l’image : Tucson City of Gastronomy

Innovations pour s’adapter aux changements climatiques 

La TCoG fait partie d’une équipe chargée d’effectuer des recherches sur l’alimentation. Les membres du projet – par exemple l’Université d’Arizona et le Centre des Sciences de l’Environnement de l’Université du Maryland – mènent des expériences en cuisine qui leur permettent d’en apprendre davantage sur les qualités de certains ingrédients. On souhaite étudier la manière dont les régimes alimentaires et la culture d’aliments patrimoniaux peuvent être adaptés pour accroître la résilience face aux changements climatiques.

De plus, l’organisation à but non lucratif désire renforcer ses circuits alimentaires de proximité (aussi appelés circuits courts). Pour ce faire, elle recrute des parties prenantes qui sont invitées à rejoindre un réseau participatif reliant les agronomes du projet aux petits agriculteurs, aux chefs, aux artisans et aux consommateurs, avec un effort soutenu pour rejoindre les communautés autochtones et celles mal desservies.

Plusieurs efforts sont mis en place pour faire rayonner la gastronomie québécoise. Par exemple, le Programme d’aide de l’Office montréalais de la gastronomie représente une occasion de se démarquer sur la scène internationale et d’accroître sa visibilité. En tirerez-vous parti ?

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Hébergement Technologies

Personnalisation : offrir un sommeil sur mesure

La personnalisation de l’expérience touristique est une manière pour les organisations d’établir de plus profondes connexions avec les clients et de répondre à leurs nouvelles attentes ainsi qu’à leurs besoins naissants.  

La personnalisation évolue tant sur le plan des approches proposées que des actions posées. Dans le secteur du luxe, cela se traduit par le passage vers une démarche plus décomplexée, sobre et délaissant peu à peu le caractère plus cérémonieux qui est depuis si longtemps associé à cette sphère. Certains des éléments plus traditionnels sont mis de côté au profit d’une approche plus détendue, informelle et inclusive qui séduit une clientèle élargie, comme les millénariaux.  

Des marques décident ainsi de retourner à l’essentiel, tout en utilisant intelligemment la technologie pour combler les besoins de base de leurs clients. C’est le cas notamment de l’hôtel Park Hyatt de New York qui mise sur le tourisme du sommeil. En phase avec la croissance du marché de la santé et du bien-être — qui devrait d’ailleurs croître en moyenne de 6,49 % par an jusqu’en 2027 selon un récent rapport de Technavio — l’établissement a doté certaines de ses suites de lits intelligents, les Restorative Beds, dont la technologie de libération de la pression s’adapte au corps à chaque stade du sommeil. Les lits possèdent un système de contrôle de la température et de l’inclinaison du corps pour faciliter la circulation de l’air et la respiration du dormeur. Ce dernier peut ensuite enregistrer ses préférences via une application et accéder à son profil lorsqu’il retourne séjourner dans un établissement hôtelier équipé des mêmes lits. L’utilisation de cette technologie vise principalement à aider les clientèles à lutter contre le décalage horaire. Pour l’hôtel, c’est une manière de tisser des liens avec ses visiteurs et de les fidéliser. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Hébergement

Gîtes et auberges : sur quoi miser ?

Les gîtes et les auberges ont plusieurs atouts (lire aussi : Les gîtes : comment mettre en valeur vos atouts) qui les différencient des hébergements collaboratifs, leurs grands rivaux. Cependant, leur présence en ligne demeure un défi majeur à ne pas négliger.  

Une enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre dernier révèle que 66 % des voyageurs québécois, ayant effectué un séjour d’une nuitée au Québec à l’été 2022, ont séjourné dans un établissement hôtelier (hôtel, motel, auberge ou gîte). Parmi ces répondants, près de 50 % ont réservé leur nuitée directement sur le site Web de l’établissement, tandis que 39 % ont utilisé une plateforme de réservation en ligne, comme Booking.com.  

Les hôtes auraient donc tout intérêt à être agiles sur le Web, notamment pour attirer une clientèle élargie, mais aussi pour se faire remarquer. Cela dit, dans une ère où les consommateurs sont exigeants et où la personnalisation du service prend de l’ampleur, il est judicieux d’innover pour se démarquer, tout en s’appuyant sur ce qu’on fait de meilleur.  

L’authenticité… un gage de réussite 

Les clientèles sont de plus en plus à la recherche d’expériences ancrées dans le territoire : elles veulent connaître les spécialités du coin ainsi que la communauté locale et ses coups de cœur. Cet aspect concorde avec la montée en popularité du tourisme lent (lire au si : L’évolution du Slow Travel ) : les voyageurs souhaitent aller à la rencontre des résidants, comprendre leur mode de vie et même nouer des liens avec eux. 

L’implication de l’hôte concorde avec cette quête ; son rôle d’ambassadeur de la destination lui permet de conseiller des lieux moins connus ou des activités authentiques et d’ainsi participer au développement touristique de sa région.  

Le cas de la Route des Pingouins 

La Route des Pingouins est un regroupement de gîtes et d’hôtels restaurants à prix abordables, longeant la Côte nord Finistère et les îles de Molènes et d’Ouessant, en Bretagne. Les hébergements sont situés dans d’anciens lieux patrimoniaux ou municipaux, valorisant ainsi l’identité bretonne. » 

L’objectif du fondateur était de redynamiser la côte en aménageant des lieux au profit des habitants et des touristes, en créant des emplois et en bâtissant des partenariats avec les entreprises limitrophes.   

Plusieurs établissements ont une vocation pédagogique permettant aux visiteurs d’en apprendre plus sur les savoir-faire régionaux. Par exemple, les chambres du gîte Les Pingouins du Phare, une ancienne école de pêche entièrement restaurée, ont été décorées avec l’aide du musée de Plouguerneau. Elles font revivre la vocation initiale du lieu en mettant en scène les métiers de pêcheur et de goémonier (personne spécialisée dans la récolte des algues marines).  

Source: La Route des Pingouins 

Le plein air… encore et toujours

Être implanté en milieu rural ou à proximité d’espaces naturels est un atout pour attirer les clientèles de plein air.

L’enquête de la Chaire de tourisme Transat révèle que 59 % des voyageurs québécois ont participé à une activité de plein air à l’été 2022. Être implanté en milieu rural ou à proximité d’espaces naturels est donc un atout pour attirer ce type de clientèle. Voici quelques astuces pour séduire les amateurs de tourisme de nature : 

– Travailler de pair avec les prestataires d’activités de plein air ou les parcs avoisinants pour proposer une offre complémentaire ;  

– S’intégrer dans des circuits ou des routes (longue randonnée, vélo…) (lire aussi : La randonnée de longue distance gagne du terrain) 

– Offrir, ou s’affilier à un organisme qui offre le prêt ou la location d’équipements de plein air (vélo, ski de fond, raquette…) ; 

– S’afficher auprès des clientèles de plein air. Par exemple, adhérer à la certification Bienvenue cyclistes ! ou Bienvenue randonneurs (pour les établissements des Cantons-de-l’Est et des Îles-de-la-Madeleine). 

Le cas de Destination Parcs 

Destination Parcs est une nouvelle plateforme développée par la Fédération des parcs naturels régionaux de France, en partenariat avec l’opérateur Odysway et l’incubateur Slow Tourism Lab. Elle permet la visualisation et la réservation de voyages en immersion dans la nature et valorise le patrimoine immatériel du territoire. Les expériences proposées sont jumelées à un gîte ou une auberge. Une description de l’hôte, de l’hébergement et des services offerts est fournie aux voyageurs.   

Source: Destination Parcs 

L’achat local… un intérêt grandissant

L’enthousiasme pour les produits locaux ne dérougit pas. Depuis 2020, les marques québécoises ont enregistré une hausse de 17 % des ventes en supermarché, selon un rapport de NielsenIQ publié en mai 2022. Par ailleurs, l’étude de la Chaire indique que plus du quart (28 %) des voyageurs québécois ont effectué une visite agrotouristique (ferme, marché de producteurs, autocueillette…) à l’été 2022.  

Comment les petits hébergements peuvent-ils profiter de cet engouement et potentiellement se positionner comme une adresse gourmande ? Voici quelques astuces : 

– Établir des partenariats avec les producteurs du coin (proposition d’expériences mixtes ou de forfaits) ; 

– Valoriser des aliments frais, locaux et de saison au menu du restaurant de l’établissement ;  

– Vendre certains produits provenant des récoltes des agriculteurs de la région ou ses propres créations culinaires (confitures, pains…). 

Le développement durable… évidemment  

Les clients s’informent et s’interrogent de plus en plus face aux démarches durables mises en place dans les lieux qu’ils fréquentent. En ce sens, il est nécessaire de bien communiquer (lire aussi : Comment communiquer ses actions responsables ses clients ?) ses actions aux clientèles via un médium accessible, soit un site Web ou directement sur place à l’oral ou au moyen d’affiches. Lorsque bien établies, ces stratégies peuvent aider à se différencier de la compétition, à fidéliser des clientèles ainsi qu’à améliorer son image, sa réputation et sa compétitivité.  

Par ailleurs, diverses plateformes alternatives aux grands réseaux de distribution voient le jour et mettent en valeur les plus petits joueurs ayant des visées environnementales. C’est notamment le cas de MooVert qui indique aux voyageurs le niveau d’écoresponsabilité, d’authenticité, de contribution au développement local et patrimonial, de confort et de services des établissements affichés sur l’interface.    

Source: MooVert 

Les gîtes et les auberges sont en mesure de répondre à un besoin qui prend de l’ampleur ; celui de vivre des expériences authentiques et porteuses de sens après une période qui nous en a privés (lire aussi : Cahier Tendances 2023) 

Saurez-vous miser sur l’une ou l’autre de ses démarches au sein de vos opérations ?  

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Destinations Gestion

Berlin fait appel aux résidants

L’implication des résidants dans les stratégies touristiques d’une destination est une démarche connue et de plus en plus répandue. Un rapport publié en 2022 par Skift le confirme ; les communautés locales s’engageront davantage dans l’avenir de leur région. Elles cesseront de n’être que spectatrices du tourisme sur leur territoire pour participer à la mise en œuvre d’une destination qui leur correspond.  

Cela dit, l’engagement citoyen prend un tout autre sens lorsque les résidants ont une voix équivalente à celle des responsables touristiques. Cela leur permet de sortir du cadre plus familier d’ambassadeur (lire aussi : Shawinigan 100 % accueillant). En ce sens, Berlin est précurseur dans le domaine. En effet, les Berlinois peuvent désormais s’exprimer sur le développement touristique de leur ville grâce à l’initiative Citizens’ Advisory Council. Deux membres de la communauté sont sélectionnés dans chacun des 12 districts de Berlin pour former un conseil indépendant qui se réunira quelques fois par année. Leur mandat est de conseiller l’organisation de gestion de la destination (OGD) pour assurer un développement qui soit durable, qui les respecte et qui protège le caractère unique de l’endroit.  

Le conseil accompagnera également l’OGD dans l’orientation des futurs plans marketing. Les représentants peuvent aussi donner leur avis sur les segments de clientèles à cibler et ont leur mot à dire sur la façon dont les quartiers sont présentés dans les communications.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Gestion Produits et activités

La restauration haut de gamme en voie de changement ?

En début d’année 2023, le réputé restaurant gastronomique NOMA à Copenhague, annonçait sa fermeture, ou plutôt un changement de vocation prévu pour la fin de 2024.  

Acclamé par les critiques et récompensé par plusieurs titres prestigieux, dont trois étoiles Michelin, l’établissement est considéré comme l’un des meilleurs restaurants au monde. Le chef René Redzepi explique que sa décision est motivée par le contexte économique actuel, qui ne lui permet plus de payer un salaire décent à ses employés, tout en maintenant le niveau d’excellence pour lequel il est louangé.  

Néanmoins, Redzepi ne met pas la clé sous la porte. L’adresse se convertira en laboratoire d’exploration culinaire, un espace créatif où le chef et son équipe de cuisine auront la liberté de développer de nouveaux plats et produits. Ces derniers seront disponibles sur la plateforme Web NOMA Projects, une épicerie fine en ligne. De plus, des résidences culinaires éphémères permettront à la cuisine du NOMA de rayonner à l’étranger dans un format plus flexible et adapté au pays hôte. Le prochain événement se tient à Kyoto au Japon, du 15 mars au 20 mai 2023, et affiche déjà complet.  

Source : Facebook NOMA Projects

Remise en question du format traditionnel 

La redéfinition du NOMA est intéressante, car elle permet de perpétuer les savoirs culinaires acquis depuis les dernières années, en plus de rejoindre une clientèle élargie.

Dans une société qui évolue rapidement, l’expérimentation s’intensifie et s’impose dans tous les champs d’activités (lire Cahier Tendances 2023). Le secteur de la restauration n’y échappe pas. Dans les prochaines années, se pourrait-il que les clientèles soient de plus en plus à la recherche d’expériences culinaires ou de propositions à valeur ajoutée qui justifient le prix affiché au menu ? C’est du moins ce que prédisent l’association Restaurants Canada et le New York Times.

Quoi qu’il en soit, l’évolution des exigences des travailleurs et des préférences des clients ainsi que la situation économique actuelle et son influence sur le coût des aliments pourraient obliger plusieurs tables à revoir leur modèle d’affaires.  

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Segments de clientèles

À deux c’est bien, mais seul c’est parfois mieux

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023. C’est ce que confirment les résultats d’une enquête menée par Skyscanner en novembre dernier. Parmi eux, 65 % disent partir seuls, car leurs proches ne partagent pas les mêmes intérêts en matière de voyage. Du côté des voyageurs canadiens, 45 % souhaitent voyager en solo durant la prochaine année. Les Américains (71 %) comme les Canadiens (40 %) considèrent qu’un tel type d’expérience leur permet de prendre du temps pour eux. C’est l’une des raisons qui les poussent à partir en voyage seuls.  

Une seconde étude menée par Kayak montre que les recherches de vols pour les voyageurs seuls sont 36 % plus élevées pour les séjours de 2023 que ceux de 2022. Les recherches Google vont dans le même sens ; celles concernant les voyages solos ne cessent de croître et ont même quadruplé depuis avril 2020 pour atteindre un pic en août dernier.   

Qu’ils soient en couple, célibataires, avec ou sans enfant, les voyageurs solos prendront la route en 2023. Que recherchent-ils ? Qu’est-ce qui les motive à partir à l’aventure seuls ? 

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023.

Un profil des solos

Une enquête menée par Solo Traveler en novembre 2022 démystifie les raisons qui motivent le choix de voyager seul. La majorité des répondants étaient des femmes américaines. L’infographie suivante présente certaines des motivations.  

Bien que ces voyageurs partent en solo, la grande majorité n’adopte pas les comportements d’un solitaire tout au long de leur séjour. En effet, près de 65% des sondés affirment aimer parfois prendre part à des tours guidés de groupe, tandis que près du quart s’y adonne à chacun de leur périple. En revanche, 12% des répondants n’envisagent pas une telle avenue. L’infographie suivante présente les motifs qui incitent les personnes qui voyagent seules à se joindre à un groupe. 

Les voyageuses solos de plus de 50 ans ; un segment à surveiller

En 2022, les femmes âgées de plus de 55 ans ont grandement participé aux dépenses touristiques et cela pourrait continuer en 2023. En effet, une étude réalisée par Journey Woman auprès de divers voyagistes de leur répertoire qui proposent des produits dédiés aux femmes indique que 77 % de toutes les réservations de 2022 proviennent de voyageuses solos âgées de plus de 55 ans. Comment les attirer et leur offrir une expérience client remarquable ? L’infographie suivante aide d’abord à identifier quelques caractéristiques qui distinguent ce segment de clientèle.  

Reconnaissance avec un grand R 

Selon une étude de Journey Woman, de nombreuses femmes de plus de 50 ans se sentent ignorées (43 %) et sous-estimées (27 %) par l’industrie du voyage. Voici quelques détails à prendre en compte lorsqu’on souhaite susciter l’intérêt de ces clientèles :  

– Utiliser une terminologie ou un vocabulaire approprié pour les décrire ; 

– Porter une attention particulière à la mobilité et à l’accessibilité des produits touristiques ; 

– Utiliser des visuels inclusifs (en termes d’âge et de diversité) dans les communications et sur les réseaux sociaux.  

La sécurité, c’est la clé 

Selon les sondées d’une autre enquête de Journey Woman, dont l’échantillon était constitué de près de 90 % de femmes de plus de 55 ans, la sécurité en voyage est davantage une question d’état d’esprit que de destination. Cela dit, plus de 80 % des répondantes considèrent l’aspect sécuritaire lors de leur planification de voyage. Pour l’organisation de leurs futurs périples, elles envisagent de se baser notamment sur le bouche-à-oreille (85 %) et sur les avis d’agences de voyages en ligne (77 %) pour évaluer la sécurité d’un lieu. Selon leurs expériences personnelles, elles reconnaissent tout de même que certains pays sont plus sûrs ; le Canada en fait partie.  

Les voyageurs solos animeront certainement la reprise des voyages internationaux dans l’année à venir. Saurez-vous les séduire ?  

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Performance Ressources humaines

Pénurie de main-d’œuvre : impacts sur la clientèle touristique

De nombreux voyageurs québécois vivent des expériences touristiques problématiques qui découlent de la pénurie de main-d’œuvre. Pour une deuxième année consécutive, la Chaire de tourisme s’est intéressée à cet enjeu et documente ce phénomène grâce à son enquête annuelle. Voici ce que nous apprennent les résultats. 

Quelque 51 % des répondants ayant voyagé au Québec à l’été 2022 ont vécu des situations irritantes liées à la pénurie de main-d’œuvre. Cette donnée est relativement stable par rapport à l’été 2021 (49 %).  

Quelque 51 % des Québécois ont vécu des situations irritantes liées à la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022.

Parmi ceux-ci, un certain profil de voyageurs se démarque. Voici quelques particularités qui se dégagent de ce profil :  

-25 % d’entre eux appartiennent au groupe des 25-34 ans (contre 17 % des répondants n’ayant pas été affecté par le manque de personnel) ; 

-37 % considèrent les voyages comme une dépense prioritaire dans leur budget (contre 27 %) ; 

-58 % sont des femmes (contre 47 %) ; 

-66 % considèrent que les voyages jouent un rôle important pour leur santé mentale (contre 57 %). 

D’un point de vue sociodémographique, les femmes ainsi que les gens âgés de 25 à 34 ans semblent avoir vécu plus souvent que les autres répondants des situations irritantes en lien avec la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022. Deux hypothèses sont possibles ; ces groupes peuvent avoir été exposés plus fréquemment à de mauvaises expériences ou peuvent être plus sensibles aux situations négatives.  

De plus, ces répondants pourraient avoir été davantage bouleversés par le manque de main-d’œuvre en raison de l’importance qu’ils accordent au voyage ; ce dernier représente une dépense prioritaire dans leur budget et joue un rôle important pour leur santé mentale. 

La diminution des services offerts, la réduction des heures d’ouverture et les longues files d’attente figurent parmi les éléments ayant le plus affecté la qualité des expériences touristiques des voyageurs québécois à l’été 2022. Le stress chez les employés semble avoir incommodé une plus forte proportion de voyageurs l’été dernier par rapport à 2021. 

Un peu plus de 80 % des voyageurs québécois ayant vécu des irritants en lien avec la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022 jugent que cela a affecté leur expérience touristique. Cette proportion est plus élevée qu’à l’été 2021 (75 %). Quelque 29 % des répondants ayant vécu des irritants en lien avec le manque de personnel considèrent que ces situations auront un certain impact sur leur intention de visiter à nouveau la destination. Cette donnée représente une hausse par rapport à l’été 2021 (23 %). 

À la lumière de ces informations, la pénurie de main-d’œuvre pèse toujours sur l’expérience client des visiteurs au Québec ainsi que sur l’image de la destination. Les difficultés observées par la Chaire de tourisme Transat l’année dernière ne se sont pas encore résorbées. Comment remédier à cet enjeu qui risque de créer un bris de connexion entre les visiteurs et les entreprises touristiques visitées ? 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Gestion Tourisme durable

Virage durable des entreprises : où en sommes-nous ?

Une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme en mai 2022 brosse le portrait des pratiques durables mises en place au sein d’organisations touristiques québécoises qui démontrent un intérêt envers la question. Voici l’état de la situation. 

Beaucoup de volonté, mais peu de structure

Ce n’est pas moins de 70 % des organisations touristiques sondées qui jugent prioritaire le développement durable au sein de leurs activités. Cet enjeu est donc au cœur des priorités opérationnelles des entreprises interrogées, même si son intégration n’est pas encore clairement définie. En effet, parmi les répondants qui affirment inclure le développement durable à leurs opérations, seulement le quart d’entre eux ont un plan d’action et des stratégies précises.

Quelque 70 % des organisations touristiques québécoises jugent prioritaire le développement durable au sein de leurs activités.

Cela dit, les organisations ont à cœur la transition vers un tourisme plus responsable et durable ; les résultats de l’enquête montrent que plus de 90 % d’entre elles ont mis en place des pratiques durables au sein de leur organisation par conviction personnelle. Un peu plus de la moitié (56 %) l’ont fait pour se démarquer et 40 % pour demeurer concurrentielles. 

Mobilisation autour de l’approvisionnement responsable

En termes de mesures écoresponsables adoptées, les efforts des entreprises sondées se concentrent majoritairement sur l’approvisionnement responsable ; près de neuf entreprises sur dix (87 %) disent s’y adonner et un nombre un peu plus élevé (89 %) envisagent de s’y mettre ou de bonifier leurs pratiques d’ici les deux prochaines années.  

Les défis entourant les gaz à effet de serre (GES) sont une priorité à court terme. Actuellement, seulement 30 % des organisations touristiques sondées ont implanté des mesures entourant le calcul, la réduction ou la compensation des GES. Même si cette initiative demeure la moins implantée actuellement parmi les pratiques écoresponsables à l’étude, elle est la deuxième en importance parmi les pratiques dont l’implantation est prévue d’ici les deux prochaines années, avec 24 % des répondants qui envisagent prendre action. Elle se classe ainsi juste derrière les pratiques visant à favoriser les moyens de transport plus durables (27 % prévoient l’implanter par rapport à 50 % l’ayant déjà fait). 

 

Appuyer l’économie locale ; une pratique répandue  

Le taux d’adhésion aux pratiques durables est varié. L’enquête révèle que supporter l’économie locale est l’orientation sociale principale des organisations touristiques consultées. En effet, la quasi-totalité d’entre elles (95 %) rapporte déjà soutenir les entreprises d’ici et continueront à le faire dans les deux années à venir.  

De plus, la grande majorité (86 %) des organisations interrogées disent favoriser les opportunités de carrière locales (emplois bénéficiant à la communauté, formation/développement des compétences offert localement…) et disposent d’une gestion des ressources humaines éthique et responsable (politique d’égalité/d’inclusivité, conditions favorisant le bien-être, la santé et le développement des employés…). L’approche durable ferait-elle partie des arguments pour attirer de nouveaux talents ?  

Au cours des deux prochaines années, les répondants entendent également concentrer leurs efforts autour de l’inclusion et du développement des communautés. Quelque 88 % des entreprises projettent de contribuer au développement et à la qualité de vie des résidants. La contribution au développement et à la qualité de vie des communautés autochtones, ainsi que l’amélioration de l’accessibilité universelle se retrouvent pour leurs parts en tête de liste des pratiques non implantées actuellement, mais dont l’implantation est prévue d’ici les deux prochaines années. 

Impacts perçus

Plus de 90 % des répondants déclarent percevoir au moins un bénéfice à la mise en place de pratiques durables.

La vaste majorité des répondants (93 %) déclarent percevoir au moins un bénéfice à la mise en place de pratiques durables. En ce sens, 73 % d’entre eux déclarent que leurs comportements responsables permettent de véhiculer une image plus positive qui engendre une meilleure acceptabilité sociale de l’entreprise. Plus de la moitié (56 %) observent aussi une hausse de l’intérêt et de l’appréciation de leur clientèle.  

Le secteur continue toutefois de faire face à des défis importants découlant d’un manque de ressources, qu’il soit de nature financière, temporelle, lié à la disponibilité de la main-d’œuvre ou aux connaissances internes. Neuf organisations sur dix déclarent ainsi s’être heurtées à au moins un obstacle à la mise en œuvre d’actions responsables. 

Priorisation des actions et mesures facilitantes

L’adoption de mesures durables est une pratique qui résonne auprès des clientèles touristiques. La grande majorité (90 %) des entreprises sondées perçoivent effectivement un intérêt de la part de leurs clients pour de tels produits et services. 

En phase avec les désirs des consommateurs, près de huit organisations sur dix déclarent que le niveau de priorité accordé aux actions durables est appelé à augmenter au cours des deux prochaines années. Une entreprise sur trois traitera le développement durable comme une priorité, alors que 47 % le considéreront comme un projet parmi d’autres.  

Parmi les mesures susceptibles d’aider les sondés à multiplier leurs comportements durables, l’aide financière est de loin la plus plébiscitée (69 %). De plus, 44 % des organisations souhaiteraient bénéficier d’un partage d’informations sur les pratiques durables et leurs bénéfices pour améliorer les connaissances en interne.  

En somme, les entreprises touristiques québécoises ont une forte volonté de regarder dans la même direction et de prendre activement part à un tourisme plus conscientisé et respectueux des communautés et de l’environnement naturel. Cela dit, bien que le développement durable soit considéré comme une priorité, plusieurs défis restent à relever pour assurer la pleine réalisation de ce virage. 

Pour consulter le rapport détaillé de l’étude, cliquez ici.

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles

Voyager au Québec cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage pour l’hiver 2023. 

Près de 45 % des voyageurs québécois interrogés considèrent un séjour d’agrément au Québec d’au moins une nuitée hors de leur résidence à l’hiver. Parmi ceux-ci, 78 % n’avaient pas encore réservé leur expérience au moment du sondage en novembre dernier.  

Comment engager cette clientèle ? Qu’est-ce qui distingue les répondants qui envisagent un séjour d’agrément au Québec cet hiver de ceux qui n’en projettent pas ? Deux éléments ressortent de l’enquête menée par la Chaire ; le télétravail et le développement durable.  

Les séjours de télétravail, une avenue pour prolonger l’agrément

Les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément au Québec dans les semaines à venir sont une clientèle intéressante pour les prestataires d’offres touristiques. En effet, il semblerait qu’ils considèrent que le télétravail s’insère bien dans un séjour d’agrément. Ils démontrent une flexibilité supplémentaire qu’on observe moins chez ceux qui ne prévoient pas visiter la province cet hiver. 

L’infographie suivante présente les principales variations de déplacements envisagés pour l’année 2023. 

Le développement durable capte l’intérêt

Les voyageurs québécois qui projettent un séjour d’agrément au Québec cet hiver s’affichent plus sensibles aux enjeux de tourisme durable que ceux qui n’envisagent pas de visiter la province durant la saison froide. Cette clientèle est plus susceptible d’accueillir favorablement des offres qui véhiculent des valeurs de responsabilité environnementale. 

L’infographie suivante présente les principales variations de comportements durables adoptés.  

En plus des répondants qui n’avaient pas encore réservé leur expérience en novembre dernier (78 %), environ le quart (23 %) des voyageurs québécois sondés demeurent incertains d’effectuer un séjour d’agrément au Québec cet hiver. Ces derniers représentent une clientèle potentielle intéressante que les prestataires d’offres touristiques peuvent encore tenter de charmer ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Qui sont les Québécois qui voyageront dans le sud cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage au cours de l’hiver 2023. 

Plus du quart (27 %) des personnes sondées envisagent de voyager dans une destination soleil cet hiver. Parmi ceux-ci, 51 % avaient déjà réservé leur voyage au moment du sondage en novembre dernier.   

L’infographie suivante présente un portrait plus exhaustif des répondants qui projettent d’aller dans le sud à l’hiver 2023 et les compare avec ceux qui n’envisagent pas un tel voyage. Les chiffres en gras indiquent une différence significative entre les répondants qui projettent de voyager dans une destination soleil et ceux qui ne le prévoient pas. 

Les premiers se distinguent notamment par leur âge, leur situation familiale ainsi que leur salaire annuel. En effet, ils sont plus souvent âgés de 55 à 64 ans (18 % contre 12 %), sont plus souvent des couples sans enfant à la maison (49 % contre 37 %) et ont tendance à avoir un revenu annuel de plus de 100 000 $ (50 % contre 37 %). 

Voici quelques observations additionnelles découlant des résultats de l’enquête qui permettent de cerner certaines caractéristiques de cette clientèle.  

Le télétravail en contexte de voyage capte l’attention

Parmi les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et qui ont l’intention d’effectuer un voyage dans une destination soleil dans les semaines à venir, 35 % envisagent un séjour consacré au télétravail au courant de l’année (contre 8 % de ceux qui ne projettent pas de voyager dans le sud cet hiver). De plus, un peu plus du quart (27 %) souhaitent prolonger la durée d’un séjour touristique grâce au télétravail en 2023 (contre 10 %). Ce segment de clientèle est donc plus enclin à effectuer du télétravail dans un contexte de voyage, ce qui démontre une certaine flexibilité à travailler de partout.  

Le contexte économique et sanitaire a peu d’impact

Les répondants qui envisagent de se rendre dans une destination soleil cet hiver s’affichent moins sensibles à l’inflation ainsi qu’à la pandémie de COVID-19 que ceux qui prévoient de rester au Québec. Les contraintes liées à ces deux facteurs sembleraient moins les affecter. L’infographie suivante présente les principales variations d’état d’esprit liées au contexte économique et sanitaire actuel. 

Ajoutons que quelque 15 % des répondants au sondage demeurent incertains d’aller dans le sud à l’hiver 2023. Opteront-ils pour une expérience hivernale ? À vous de les séduire ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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