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Marketing Tourisme durable

Comment engager les touristes à adopter des pratiques durables

La demande pour le tourisme durable à la hausse

La protection de l’environnement gagne de plus en plus de tribunes, ce qui contribue certainement à conscientiser les gens. Ceux-ci sont prêts à changer leur façon de consommer au quotidien en favorisant l’achat de produits responsables. En voyage, plusieurs souhaitent conserver leurs bonnes habitudes, particulièrement les millénariaux qui sont davantage attirés par le tourisme alternatif et des destinations engagées. Tel que le mentionne plusieurs chercheurs (Budeanu, Chesworth, Su et Swanson) dans la revue scientifique Annals of Tourism Research[1], la demande pour le tourisme durable est à la hausse depuis les dernières années.

Les entreprises touristiques ont donc tout intérêt à fournir des outils à leurs clients afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires pour avoir un réel impact positif sur l’environnement et les communautés locales.  

Un système de points comme incitatif au changement

Les Martin’s Hotels, situés en Europe, misent sur l’engagement volontaire à l’aide d’un système de points appelé les Eco-Bons. Cinq actions sont proposées afin de les cumuler :

  • Demander un nettoyage sommaire de sa chambre ;
  • Garder ses serviettes de bain ;
  • Adopter de « bonnes pratiques » telles que réduire sa consommation d’énergie ;
  • Choisir des plats et boissons « Ecoetbon » dans les restaurants et les bars;
  • Organiser son transport de manière responsable.

La réutilisation de sa serviette de douche donne 10 points, alors que le nettoyage sommaire de sa chambre équivaut à 20 points. Le cumulatif se fait à chaque visite et peut être converti en chèques-cadeaux.

Source : Martin’s Hotels

Le nudge marketing, de la sensibilisation à l’action

Le nudge marketing vise à influencer le consommateur et à le pousser à l’action par le biais d’incitations douces. Le nudge n’utilise pas un programme de récompenses, mais donne plutôt un choix.

Source : Stratege Marketing

En développement durable, on emploie l’appellation nudge vert dans le but d’inciter les gens à poser des actions responsables. Le nudge vert consiste à jouer sur le regard des autres à l’aide de leviers décisionnels psychosociologiques tels que les normes sociales. Par exemple, dans un hôtel, un message stipulant que 75 % des clients de cette chambre avaient réutilisé leur serviette a eu pour effet de diminuer l’utilisation de serviettes de près de 40 %. Cette méthode peut aussi s’appliquer à la gestion des flux touristiques. Le message « Ne perdez pas 30 minutes à faire la queue sur place, 70 % de nos visiteurs achètent leurs billets coupe-file en ligne. » pourrait s’avérer efficace.

L’information pour susciter l’action

Tel que le nudge l’a démontré, diffuser de l’information pertinente peut susciter des actions positives pour l’environnement. C’est la raison pour laquelle le Parc national de la Vanoise, en France, a créé 17 objets ludiques, par exemple un dessin d’ours sur lequel il est indiqué que la réduction de la température de la chambre d’un degré, la nuit, permet de diminuer de 7 % la consommation énergétique.

L’éducation par le transfert de connaissances est aussi au cœur de la stratégie adoptée par l’Islande, avec The Icelandic Pledge. Il s’agit d’un serment au ton humoristique qui se décline sous huit principes essentiels. Les voyageurs sont invités à le signer en ligne et, ainsi, à s’engager à respecter l’environnement lors de leur séjour sur l’île. Selon la ministre du Tourisme, Pordis Kolbrun R. Gylfadottir, « les personnes qui viennent en Islande veulent être des touristes responsables, c’est juste qu’ils ne savent pas toujours ce que cela implique ». Aux États-Unis, le Yellowstone Pledge émane du même concept. Il suggère aux visiteurs de se comporter de manière à protéger les richesses naturelles du parc national de Yellowstone.

En 2016, l’Islande a aussi lancé une vidéo en ligne intitulée Iceland Academy, dans laquelle elle fait des recommandations sous forme de cours afin de mieux sensibiliser les vacanciers.

Source : Inspired by Iceland

L’implication dans son milieu

Exposer ses clients au tourisme durable n’est pas suffisant, selon Lucy Flemming, copropriétaire du Chaa Creek Resort, au Belize. Les impliquer dans le processus est fondamental.

Diverses entreprises et organisations proposent aux gens de faire des dons qui sont redistribués dans des projets locaux. Le Taj InnerCircle, en Inde, crée un système de points qui, une fois accumulés, sont convertibles en dons d’argent permettant de soutenir une ONG de son choix. Parmi les ONG, on trouve le Women’s India Trust, qui participe à l’autonomisation de femmes qualifiées et défavorisées en les faisant travailler au sein de cette chaîne hôtelière ou en leur offrant des formations.  

À L’Isle-sur-la-Sorgue, en France, il existe un réseau de partenariats d’entreprises positives qui font une économie basée sur l’altruisme. Joël Gayet, fondateur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial de l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale (Aix-Marseille Université), explique bien ce nouveau concept. L’idée est simple. Un montant minime, tel que trois euros sur une facture de 540 euros, est prélevé afin de financer des initiatives locales. Encore une fois, la personne décide dans quel projet sera investi son argent et peut, si elle le désire, recevoir des nouvelles de son avancement. Il en résulte un engagement fort entre la marque et le client. L’altruisme crée ainsi de la valeur et devient un avantage concurrentiel.

Jeremy Smith, un consultant en tourisme durable au Royaume-Uni, mentionne aussi la pertinence d’établir des partenariats locaux avec des boutiques, restaurants et commerces optant pour des démarches durables, en plus de favoriser des modes de transport ayant un faible taux d’émissions de carbone. 

À retenir :  

Si vous désirez que les touristes s’engagent à adopter des pratiques durables, il est important de faire passer un message positif et non contraignant. Cela les incitera à s’impliquer davantage dans la préservation de l’environnement et dans la communauté locale, de manière à développer de l’engagement non seulement envers la région, mais aussi envers votre entreprise.

 

Source image à la une : Unsplash

[1] Aller voir dans les sources ci-bas pour les références complètes.

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Hébergement Tourisme durable

Fairbnb : une alternative éthique à l’hébergement collaboratif

Une version test de Fairbnb sera lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes : Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise. L’ouverture au public est prévue d’ici la fin de l’année.

Cette plateforme sera gérée par et pour les citoyens dans le but d’éviter de recréer les effets néfastes causés par l’hébergement collaboratif tels que l’embourgeoisement, l’augmentation du prix de l’immobilier, la fragmentation des communautés et la fermeture d’entreprises locales. Des activistes, des urbanistes, des chercheurs et des codeurs de diverses grandes villes se sont unis avec l’ambition de réintégrer le sens du partage au sein de l’économie de partage. À cet effet, 50 % des bénéfices seront réinvestis dans des projets locaux votés par les citoyens. Il peut s’agir de coopératives alimentaires, de terrains de jeux ou encore de cafés communautaires.

Fairbnb demandera à ses hôtes d’obtenir une licence valide démontrant qu’il s’agit bien de résidences principales. Cela pourrait contrer la problématique actuelle, où plusieurs propriétés sont achetées, puis louées à temps plein. Par souci de transparence, cette coopérative travaillera également avec les gouvernements locaux et se conformera à la législation en vigueur.  

Un modèle intéressant pour favoriser l’équilibre entre le développement d’un produit et la communauté locale.

 

Source de l’image à la une : Marie-Alice G., photographe

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Tourisme durable Transport

Les technologies au service de l’aviation et du voyageur

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), en 2018, il y a eu 1,4 milliard d’arrivées internationales, ce qui signifie une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente. L’OMT prévoit une hausse de 3 % à 4 % en 2019. Cette croissance des flux touristiques engendre une prise de conscience des compagnies aériennes quant à la nécessité de réduire leur empreinte carbone et de mieux gérer le passage des touristes à l’aéroport. Pour cela, celles-ci misent sur des technologies telles que la biométrie, l’intelligence artificielle et les avions connectés.

 La biométrie : moins d’attente, plus de sécurité

Qu’il s’agisse d’une carte d’embarquement numérique ou encore d’une identification par empreinte digitale ou reconnaissance faciale, le but de la biométrie est d’assurer une meilleure fluidité en limitant le temps d’attente, tout en augmentant la sécurité. Une fois identifié, il n’est plus nécessaire pour le voyageur de montrer ses papiers.

Cette nouvelle technologie a déjà été implantée dans divers aéroports. Le gouvernement fédéral du Mexique l’a mise en œuvre afin de mieux contrôler ses frontières. British Airways procède actuellement à des essais à Orlando, à Los Angeles, à Miami et à New York, alors que Swiss International Air Lines offre le service dans plusieurs aéroports des États-Unis.

L’intelligence artificielle en pleine expansion

Selon le PDG de Delta Airlines, Ed Bastian, l’utilité de l’intelligence artificielle est d’allier l’efficacité avec un meilleur service à la clientèle. Les robots et les assistants vocaux servent, par exemple, à envoyer des alertes en cas de modification de vols et à apporter un soutien pour la création d’itinéraires, pour la gestion des réservations, pour les recommandations quant aux visas, pour la transmission d’informations sur la destination, y compris la météo, etc.

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Source : Pexels

C’est en effet dans l’optique de mieux servir le voyageur que des robots ont été mis en place majoritairement en Asie, qui domine d’ailleurs ce secteur, notamment à New Delhi et à Séoul. À Rotterdam, ils sont plutôt utilisés pour la gestion des bagages, alors qu’à Munich, en collaboration avec Lufthansa, Josie Pepper guide les voyageurs.

Dans le but de personnaliser davantage la relation client, il n’est pas rare qu’ils soient munis de noms humains tels qu’Alexa, l’assistante vocale d’Amazon, utilisée par l’aéroport britannique Heathrow, de même que par Air Canada, easyJet et Virgin Australia. Qu’il s’agisse d’un assistant vocal ou d’un robot, tous deux ont la capacité de parfaire continuellement leurs apprentissages afin de mieux répondre aux besoins du consommateur.

 Vers une meilleure gestion de l’empreinte carbone, l’avion connecté

La facilité de communiquer grâce à l’interconnexion entre les systèmes de commande du sol et ceux de l’avion caractérise l’avion connecté. Parmi ces systèmes de communication, on trouve le Li-Fi. Il s’agit d’une technologie permettant la transmission de données grâce à une connexion sans fil et à l’aide d’ampoules DEL. Contrairement au Wi-Fi, qui utilise des ondes pouvant créer de l’interférence, les données sont transmises par la lumière. Son usage évite l’installation de plusieurs tonnes de câbles, ce qui réduit le poids de l’avion et permet une économie de carburant.

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Source : Pexels

Selon l’OMT, le tourisme est responsable de 5 % des émissions de CO2 produites mondialement. L’aviation correspond à 40 % du total des émissions de carbone causées par le secteur touristique. Grâce aux divers outils de communication des avions connectés, il est possible de mieux prévoir le temps réel d’une trajectoire et de gérer efficacement le trafic aérien. Selon un rapport de la London School of Economics and Political Science, l’avion connecté pourrait réduire de 2,5 % à 5 % la consommation actuelle de carburant, ce qui représente annuellement des économies de 3,25 milliards de dollars ainsi qu’une réduction de 8,5 milliards de litres d’essence et de 21,3 milliards de tonnes de CO2.

Que ce soit pour élaborer des processus axés sur le développement durable afin d’aider les entreprises à économiser de l’argent en réduisant leurs émissions de CO2 ou pour mettre le client au centre des priorités en améliorant son expérience, la technologie s’impose de plus en plus dans le secteur de l’aviation et évolue rapidement.

Et vous, comment pensez-vous intégrer la technologie pour améliorer l’expérience des touristes ou encore pour réduire votre empreinte écologique ?

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Tourisme durable

Quand tout le monde gagne à s’impliquer

Que ce soit les hôtels, les festivals, les musées, les parcs naturels ou les parcs d’attractions, les entreprises touristiques s’impliquent dans leur communauté et deviennent des acteurs socioéconomiques majeurs dans leur région. Au Québec, plusieurs membres de l’industrie s’illustrent par leurs actions. Au-delà des gestes, il s’avère intéressant de s’interroger sur l’origine et les raisons de leur implication. Y a-t-il des défis à surmonter ? Quels sont les impacts ? Le Réseau de veille a discuté avec trois acteurs de l’industrie touristique pour connaître leur expérience sur le sujet.

Le parc régional Montagne du Diable

Le parc régional Montagne du Diable, dans les Laurentides, développe plusieurs projets avec sa communauté. Madame Andréanne Charbonneau, responsable des communications, du marketing et des événements, explique que le parc collabore activement avec deux organismes sociaux de la région, Zone Emploi et Mesures Alternatives. Aussi, le parc travaille avec la commission scolaire et les terrains de jeux des municipalités environnantes pour promouvoir l’accès à la nature et les bonnes habitudes de vie chez les jeunes. Pour son implication, l’organisation a remporté le prix Rayonnement régional lors de la remise des Prix Excellence Plein air 2018 de l’AEQ.

L’engagement : une seconde nature

L’engagement communautaire s’avère bénéfique à tous, tant à l’entreprise qu’à la population. Comme l’explique madame Charbonneau, en collaborant avec Zone Emploi et Mesures Alternatives, le parc accède à une main-d’œuvre pouvant accomplir certaines tâches d’entretien ou de réparation. En retour, plusieurs participants ont réussi à retourner à l’école ou sur le marché du travail.

D’un autre côté, l’organisme sentait le besoin d’éduquer les utilisateurs du parc. En étant sensibilisés à l’environnement et aux bonnes habitudes de vie, les jeunes deviennent des ambassadeurs hors pair pour le parc. Les projets permettent également de répondre à la demande des écoles et des parents pour qu’ils puissent accéder à la nature. Grâce à ses projets, Mme Charbonneau affirme que les jeunes de la région bougent davantage et que plusieurs reviennent au parc avec leurs familles.

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Source : Parc régional Montagne du Diable

 

Les projets amènent certains défis. D’une part, la recherche de financement demande des efforts constants. D’autre part, le parc doit s’adapter aux besoins et à la capacité de cohabitation des divers types de visiteurs et de bénéficiaires des programmes. Toutefois, la réussite motive grandement les employés du parc. Le succès des projets amène également l’entreprise à être davantage reconnue dans la communauté, lui offrant ainsi le support souhaité lors de la création de nouveaux projets.

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Le festival Festivoix

Le Festivoix de Trois-Rivières s’implique de plusieurs façons dans sa communauté. Comme l’explique monsieur Thomas Grégoire, directeur général, l’organisation favorise l’accessibilité à la culture et à la musique. Par exemple, elle propose des concerts gratuits dans cinq centres d’hébergement et de soins de longue durée (voir la photo). Elle se démarque aussi en ce qui a trait à la gestion de ses bénévoles. Grâce à ses projets et à de nombreux autres, l’organisation fut récompensée à de multiples reprises, en recevant notamment un Prix excellence tourisme en 2017 et plusieurs prix Vivats du Conseil québécois des événements écoresponsables .

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Source : Cynic – Festivoix                   

 

Quand la communauté rythme les actions

Travailler avec et pour la communauté, c’est ce qui inspire et guide les actions du Festivoix. C’est un événement qui permet à la population d’assouvir sa soif de culture et son besoin de se regrouper pour vivre quelque chose de positif. En outre, les visiteurs désirent donner de plus en plus un sens à leurs choix d’activités : participer à un festival socialement responsable constitue un aspect qu’ils recherchent davantage.

Pour M. Grégoire, le principal défi consiste à garder en tête les origines du festival et ceux qui bénéficient de leurs actions. L’engagement communautaire requiert du temps afin de bien l’intégrer dans toutes les sphères d’activité de l’organisation. Bien que certains projets amènent des défis logistiques, ces derniers s’oublient rapidement lorsque les yeux des participants s’illuminent.

L’engagement social du festival a un impact direct sur sa notoriété et sa visibilité. La collectivité développe un attachement et un sentiment de fierté se crée autour de l’événement. D’ailleurs, de 70 % à 80 % des bénévoles ainsi que plusieurs commanditaires reviennent chaque année. De plus, la réputation de l’organisation l’amène à participer à d’autres projets dans la région. Cet engagement mobilise énormément son équipe. La réaction des personnes donne un sens aux actions. Comme le rapporte M. Grégoire : « Partager la musique avec des gens qui y ont moins accès, c’est irremplaçable. »

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Village Aventuria

L’engagement communautaire est au cœur de l’ADN du parc thématique Village Aventuria. L’organisme responsable de sa gestion est le Club Parentaide de Beauce-Centre. Cette ressource pour les familles de la région, qui bénéficient de nombreux programmes d’entraide, est menée par son équipe permanente et ses nombreux bénévoles (voir photo). En plus de l’argent reçu par des partenaires et des donateurs, le Village Aventuria fournit une grande partie du financement de l’organisme. Il se démarque par son programme de développement du leadership chez les adolescents. Aventuria a remporté de nombreuses récompenses, notamment les prix Leadership et Coup de cœur du public des Semaines de l’économie sociale, en 2018.

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Source : Village Aventuria

Quand le communautaire et le tourisme font la paire

Avec son programme pour les adolescents, le Village Aventuria a répondu à une demande très forte des écoles de la région. Le directeur général, monsieur Éric Poulin, explique que celles-ci cherchaient des lieux plus proches pour tenir des activités aidant à développer le leadership et l’estime de soi chez les adolescents.

Le principal défi concerne le financement. Les coûts fixes de l’entreprise génèrent une certaine pression sur l’organisme. L’équipe du Village Aventuria a néanmoins réussi à créer un réseau de partenaires, à diversifier ses activités et à développer une visibilité auprès des touristes pour s’assurer une stabilité financière.

Le succès des projets communautaires amène une plus grande motivation dans l’ensemble de l’équipe. Les employés, tant permanents que saisonniers, sont beaucoup plus fidèles et engagés. Comme l’explique M. Poulin : « Les jeunes sont très motivés par les projets, le développement et le rayonnement. » La municipalité en tire également plusieurs bénéfices. En plus d’offrir du soutien aux citoyens de la région, Village Aventuria attire beaucoup de visiteurs, apportant ainsi une nouvelle clientèle aux entreprises locales. De nombreux témoignages des jeunes du secondaire permettent de constater une amélioration de leur estime de soi, une plus grande motivation et une confiance en eux.

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Vous désirez vous impliquer davantage dans votre communauté, mais vous ne savez pas par où commencer. Parmi les intervenants, il y a un conseil qui fait consensus : soyez à l’écoute ! Il est primordial d’interagir avec la communauté et d’être attentif à ses demandes.

Êtes-vous prêt ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Tourisme durable

De la ferme à l’assiette des touristes, le succès slovène

Interrogés sur les raisons qui les empêchaient d’acheter des produits locaux et de les offrir à leur clientèle, les hôteliers et restaurateurs de la Slovénie en ont identifié deux majeures. C’était d’abord une question de coûts, jugeant les produits du terroir trop chers, et deuxièmement parce qu’ils considéraient le processus d’approvisionnement trop complexe.

Désirant assumer pleinement son statut de « capitale verte » de l’Europe, l’une des ambitions de la ville de Ljubljana consistait à trouver des solutions pour que l’industrie touristique puisse profiter de la richesse des produits régionaux disponibles en abondance.

Jarina, EIP-AGRI Workshop

La solution est venue du côté de Ljubljana Tourism. Lors de l’élaboration de sa stratégie de développement touristique 2014-2020, l’un des principaux constats à propos de son positionnement de destination écologique fût l’absence d’une chaine d’approvisionnement « verte ». Pour y parvenir, il fallait trouver une façon de bâtir cette réputation écologique des restaurants d’hôtels en les aidant à atteindre les critères des différents écolabels reconnus par les consommateurs. Pour obtenir ces certifications (par exemple Travel Life, Ecolabel, Green Key, Bio Hotels, Green Globe, etc.), les établissements devaient gagner l’accès aux fournisseurs locaux et leurs produits du terroir.

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Slovenian Tourist Board

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Good Place

En 2015, Ljubljana Tourism a donc initié un projet pilote intitulé : Green Supply Chains, en partenariat notamment avec l’Institute Factory of Sustainable Tourism et l’organisme Jarina, qui est la Coopérative du développement rural de la Slovénie. L’objectif du Green Supply Chains consiste à accroitre la proportion de nourriture et de boissons disponibles dans les hôtels et les restaurants de Ljubljana et dans ses environs.

Le projet s’est déployé de manière à permettre aux entreprises touristiques de pouvoir acheter une vaste gamme de produits, tous préparés localement et accessibles par l’entremise d’une seule plate-forme en ligne, centralisée et facile à utiliser. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. La Coopérative du développement rural agit en tant qu’intermédiaire en représentant ses membres et s’assure de négocier des prix compétitifs pour les deux parties. Les produits sont livrés directement aux entreprises touristiques.

L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre, reliant la capitale à 25 municipalités additionnelles. Un total de 28 fermes participent à cette chaîne d’approvisionnement qui livre plus de 13 tonnes de produits locaux aux cinq restaurants et aux trois hôtels signataires d’un contrat commercial (six autres établissements sont en processus d’adhésion).

Ce maillage avec le secteur agricole a permis de conscientiser l’industrie touristique quant à l’importance d’offrir des produits régionaux, particulièrement dans une destination urbaine et culturelle comme Ljubljana. Ce partenariat permet non seulement de faire rayonner l’identité culinaire de la ville, mais répond également à la demande de la clientèle touristique désirant consommer des produits authentiques.

Pour les acteurs touristiques, la présence d’une telle chaîne d’approvisionnement structurée devient la meilleure solution possible à un enjeu de taille : la disponibilité constante des ressources pour répondre aux impératifs d’un menu régulier d’une table gastronomique.

Good Place

Mentionnons que la distribution des produits de la coopérative Jarina ne se limite pas au secteur touristique. Elle a initialement développé son réseau de partenariats avec les garderies, les écoles et les résidences de personnes âgées. Ce modèle de commercialisation mis en place par Jarina a évolué sous différentes formes sur une période de 12 ans.

Ce maillage entre les secteurs agricole et touristique ne s’est pas déployé de façon isolée. Cette initiative a découlé d’une volonté plus large de la Slovénie qui s’est donnée comme but de devenir une destination 100 % verte. Cette volonté institutionnelle a tracé la voie et a permis de rendre possible de nombreux projets tels que le Green Supply Chains, issus du modèle de développement durable de la Slovénie. Un manuel abordant les aspects importants concernant le marketing de la marque « Slovenia Green » a d’ailleurs été publié comme outil d’aide aux entreprises touristiques.

Le Québec n’est pas différent des autres destinations ayant un fort potentiel agrotouristique. Il existe un défi de donner un accès simple, abordable et constant aux ressources des producteurs locaux. Alors que la demande pour des produits du terroir, authentiques et à faible empreinte écologique n’ira qu’en augmentant, ce type d’initiative peut certainement servir de source d’inspiration.

Source Image à la Une : Pexels

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Un programme pour la rénovation énergétique des hôtels

Nearly Zero Energy Hotels est un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet fournissait aux gestionnaires hôteliers une aide comprenant des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Le consortium prodiguait également de la formation pratique sur mesure en plus d’offrir en ligne la boîte à outils gratuite neZEH, permettant de trouver rapidement la solution énergétique la plus efficace selon la situation.  

Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme (IEE) pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Cette initiative s’inscrivait dans la volonté de contribuer à l’atteinte des cibles de l’Union européenne pour 2020 et 2050 et des objectifs d’efficacité énergétique dans la lutte contre les changements climatiques. On trouve parmi ces engagements celui de la transformation progressive du parc immobilier européen en édifices à consommation énergétique presque nulle (Nearly Zero Energy Buildings).

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Le bilan de l’expérience fait tout même ressortir le défi de parvenir à modifier les comportements de la clientèle et des employés afin de maximiser les mesures d’économie énergétique mises en place. De plus, les programmes d’aide financière doivent être adaptés afin de prendre en compte la réalité des plus petits établissements, qui doivent supporter un investissement initial majeur pour profiter d’une rénovation énergétique ambitieuse.

Vidéo : Youtube

 

Source de l’image à la une : www.nezeh.eu

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Tourisme durable

Le climat change, et vous ?

Alors que les variations climatiques se manifestent plus nettement saison après saison, scientifiques et professionnels du tourisme tirent la sonnette d’alarme et prônent un changement radical des pratiques. Si les gestionnaires sont globalement sensibles à la question, ils sont encore nombreux à se sentir déroutés face aux mesures à adopter. Concrètement, comment s’y prendre ? Voici quelques exemples d’adaptation réussie.

 

Repenser les modèles

L’augmentation des précipitations, la diminution de la couverture nivale ou la variation de la durée des saisons rendent les activités extérieures particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Afin de faire face aux températures nouvelles, les exploitants remettent en question la pertinence des modèles traditionnels. Ainsi, la saison hivernale est condensée et plus d’événements et d’activités connexes sont proposés sur une plus courte période. La tarification est également repensée. Un billet unique peut donner accès à une variété d’expériences et si l’équipement le permet, les visiteurs peuvent même changer d’activité au milieu de leur journée.

Bien conscients que la variabilité de l’enneigement menace la qualité de l’offre hivernale, la station de ski Prat Peyrot du massif de l’Aigoual, en France, a entrepris de se reconvertir en écostation multisaisons. Issu d’un échange entre les élus locaux et les professionnels, le processus se veut participatif et intègre les considérations des experts, des citoyens, des organes gouvernementaux, des visiteurs et de l’industrie touristique. D’ici 2020, l’ensemble du territoire devrait être multiactivités et accueillir une voie de découverte de 5 km, mais aussi des sentiers de vélo de montagne, de randonnée et de raquette, des circuits d’interprétation et une course d’orientation.

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Source : ademe.fr

Dans un contexte où chaque action de l’industrie peut avoir des répercussions sur les milieux hôtes, la vocation même des activités peut être élargie. Ainsi, si le camping est, certes, associé à un moment de détente, l’association Camping Québec, y voit une occasion de sensibiliser les visiteurs au développement durable. En s’associant à l’OBNL Sans Trace Canada, Camping Canada a mis en place un code de conduite pour minimiser l’impact de l’activité sur l’environnement et initier les campeurs au tourisme responsable. Le programme s’articule autour de sept grands principes :

 

  Les 7 principes Sans Trace 

  Préparez-vous et prévoyez

  Utilisez les surfaces durables

  Gérez adéquatement les déchets

  Laissez intact ce que vous trouvez

  Minimisez l’impact des feux

  Respectez la vie sauvage

  Respectez les autres usagers 

Source : Sans Trace Canada


Proposer une offre alternative

Les bouleversements climatiques menacent la relative stabilité de la météo, laquelle est nécessaire à toute planification stratégique. Pour contrer cette réalité et assurer une satisfaction des visiteurs, peu importe les températures, le Domaine Enchanteur, en Mauricie, propose une large variété d’activités. Alors que l’offre initiale se composait d’un réseau de sentiers glacés dans les bois, difficile à entretenir en cas de redoux, le domaine propose maintenant des expériences moins vulnérables aux caprices de mère Nature : de la raquette, un parc animalier, un parcours d’hébertisme, un labyrinthe suspendu ou encore, une balade en petit train.

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Source : Domaine Enchanteur

L’agrotourisme aussi a recours à la diversification de l’offre pour compenser le raccourcissement des saisons touristiques. Le Domaine Labranche, une érablière de la Montérégie récipiendaire de nombreuses distinctions, possède également un verger et produit du vin et différents alcools. Les propriétaires ont décliné le concept de la cabane à sucre pour proposer des expériences de restauration connexes : la « Cabane à pommes » et la « Cabane en fêtes ». En adoptant cette stratégie, le domaine peut désormais accueillir les visiteurs sur trois saisons (hiver, printemps et automne).

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Source : Domaine Labranche

Dans le même ordre d’idée, la station de ski Bromont, qui a adopté la nouvelle appellation Bromont, montagne d’expériences, propose des activités tout au long de l’année afin d’assurer une présence constante des visiteurs sur la montagne. Ski en hiver, vélo de montagne à l’année et parc aquatique en été, la station mise également sur les événements pour montrer son dynamisme et se positionner comme la référence en matière de plein air.

Appuyer l’innovation

Issu d’un partenariat entre différents experts de l’industrie touristique et de la recherche sur les changements climatiques, le Living Lab Laurentides est géré par Tourisme Laurentides. L’objectif est d’appuyer des projets qui proposent des mesures pour atténuer les conséquences du changement climatique et minimiser l’émission de gaz à effet de serre, mais également d’explorer des options proactives entraînant une transformation des pratiques d’affaires de l’ensemble des acteurs de l’industrie. À ce jour, trois projets ont déjà intégré le Living Lab Laurentides.

Parc linéaire Le P’tit Train du Nord

Le Living Lab soutient les gestionnaires du P’tit Train du Nord pour effectuer une recherche sur différentes options de revêtement de sol pour piste cyclable. En s’inspirant des bonnes pratiques internationales, l’analyse devrait aboutir à l’utilisation de matériaux recyclés ou végétaux pour un sentier cyclable qui tolère mieux les épisodes de chaleur et les pluies abondantes. Tout au long du processus, des experts, mais également les usagers, seront consultés.

Source : Tourisme Laurentides

Ville de Saint-Sauveur

Pendant les périodes de pics touristiques, de nombreux visiteurs affluent en véhicules motorisés dans le centre-ville de Saint-Sauveur. Tout en augmentant sensiblement les émissions de gaz à effet de serre, cette situation menace la qualité de vie des résidents aussi bien que l’expérience des voyageurs. Le Living Lab accompagne la Ville de Saint-Sauveur pour la mise en place d’un système gratuit de navette en autobus électrique. Les visiteurs et les résidents sont invités à stationner leur véhicule en périphérie du centre-ville et à utiliser ce mode de transport plus responsable.

Adaptation des sentiers

Alors que la Station Mont-Tremblant, la Ville de Mont-Tremblant et le Parc régional de la Montagne du Diable voyaient simultanément la qualité de leurs sentiers de randonnée menacée par les nouvelles réalités climatiques, le Living Lab les a réunis sous un même projet. L’objectif est d’identifier des options d’aménagement afin de lutter contre l’érosion des pistes et des infrastructures due aux fortes pluies, mais aussi de renforcer la sécurité des usagers et la protection de l’environnement.

Ces initiatives inspirantes atténuent l’aspect inéluctable des changements climatiques en misant sur la proactivité, le partenariat, l’adaptation et l’innovation. Et vous, quelles actions avez-vous déjà mises en place ?

 

Source de l’image à la Une : Pexels

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Tourisme durable

Composer avec les changements climatiques

État de la situation au Québec

Le consortium scientifique Ouranos constate un réchauffement des températures au Québec depuis au moins quarante ans et précise que « cette hausse devrait s’accompagner d’une diminution de la durée de la saison d’enneigement, d’une augmentation de la durée des vagues de chaleur et de la quantité de précipitations dans certaines régions du Québec. ». La tendance à la baisse des précipitations de neige sera significative au Sud du Québec.

La tendance à la baisse des précipitations de neige sera significative au Sud du Québec.

La liste ne s’arrête pas là, et comme le montre une enquête de la Chaire de tourisme Transat réalisée en 2017, face à la multiplication des phénomènes météorologiques hors normes, les gestionnaires touristiques du Québec reconnaissent que les changements climatiques ont déjà un impact sur leur secteur. Si globalement, ils se sentent peu informés sur les menaces et les opportunités liées aux variations du climat, plus de la moitié sont prêts à poser des actions concrètes au sein de leur organisme dans un avenir rapproché. D’ailleurs, les exploitants ayant déjà entamé des démarches en ce sens sont plus optimistes face à l’avenir de l’industrie que ceux qui sont moins proactifs.

Des changements déjà perceptibles

Concrètement, les impacts liés aux événements météorologiques qui sont ressentis par les gestionnaires se manifestent aussi bien pendant la saison hivernale qu’en été.

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Ce large spectre de répercussions influence déjà directement les gestionnaires dans leur planification et leur prise de décision, notamment dans les secteurs suivants :

– Périodes d’activités et de fréquentation

– Finance et investissements

– Service et accessibilité

– Ressources humaines

– Dommages et sécurité

– Expérience client

– Image et réputation

Identifier les opportunités

Dans le cadre d’une présentation intitulée « Changements climatiques et tourisme », Isabelle Charron, Stéphanie Bleau et Kate Germain ont distingué trois secteurs particulièrement aptes à transformer les menaces liées à la saisonnalité et aux extrêmes météo, en opportunités[1].

Le tourisme de plein air

Partout au Québec, la saison estivale se prolonge. Les journées sont plus chaudes, plus longtemps. Ainsi, le mois de septembre des dernières années, plus chaud et ensoleillé, permet une pratique étendue d’activités de plein air auparavant réservées à l’été.

les parcs nationaux anticipent une hausse de 7 % à 10 % de l’achalandage uniquement lié au climat d’ici 2020.

Les variations géographiques du climat constatées ne sont pas uniformes entre le nord et le sud. Par exemple, alors qu’une augmentation de la fréquence et de la durée des épisodes de chaleur extrême a été enregistrée de façon plus prononcée au sud, le nord est davantage marqué par une augmentation des précipitations extrêmes de tous types (pluie, neige, verglas, etc.). Ce constat peut entraîner une nouvelle répartition des flux touristiques. Ainsi, la multiplication des îlots de chaleur urbains, principalement situés le long du Saint-Laurent, assure aux espaces naturels du nord et à leur fraîcheur une attractivité nouvelle. De ce fait, les parcs nationaux anticipent une hausse de 7 % à 10 % de l’achalandage uniquement lié au climat d’ici 2020.

L’agrotourisme

Dans le sud de la province, la chaleur augmente, tout comme la quantité de précipitations et le nombre de jours pluvieux. Cette réalité apporte au monde agricole son lot de défis (épidémies, nouveaux insectes, etc.), mais aussi l’occasion de diversifier les cultures. Grâce à l’augmentation des températures, le rendement agricole s’améliore globalement et de nouvelles variétés d’espèces peuvent être introduites, en particulier dans les vergers et les vignobles.

Ce constat concerne particulièrement les producteurs de pommes et de raisins, ainsi que les viticulteurs. Ouranos précise que « d’ici 2040-2050, la plupart des régions du sud du Québec pourraient avoir des conditions climatiques favorables avec suffisamment de jours consécutifs sans gel et suffisamment de degrés-jour de croissance pour faire pousser des variétés comme le Vitis vinifiera (Roy et al., 2017). » Les statistiques produites par le Conseil des vins du Québec témoignent d’ailleurs d’une augmentation de 12,6 % de la superficie des terres cultivées par les producteurs de vin et de raisins au Québec en 2017. L’agrandissement des exploitations a abouti à une augmentation de vin produit de 33,5 % entre 2016 et 2017.

Les sports d’hiver

Comme pour la saison estivale, les variations climatiques en hiver se manifestent différemment au sud et au nord. Ainsi, si une diminution de la neige est constatée à l’extrême sud du Québec, le niveau de la couverture nivale se maintient ou augmente dans le reste de la province.

La diminution du nombre de jours avec une quantité de neige adéquate pour la pratique des sports d’hiver peut compromettre la qualité de l’offre des entreprises de ce secteur. Dans ce contexte, les régions comme Lanaudière, la Mauricie, le Saguenay ou encore la Baie James pourraient se distinguer par rapport au sud du Québec, mais aussi en contraste avec les destinations internationales qui font face aux mêmes défis. Ce contexte constitue une occasion pour les gestionnaires du secteur de diversifier leurs activités pour proposer une expérience hivernale renouvelée.

Pour conclure, les répercussions du réchauffement climatique affectent le quotidien des exploitants touristiques. Combinées aux statistiques du passé, ces données sur l’avenir permettent aux gestionnaires proactifs de réduire efficacement les risques et de mieux saisir les occasions d’adaptation.

 

Source de l’image à la Une : Pexel

[1] Ces données ont été collectées en Mauricie exclusivement. Cependant, le dernier rapport d’Ouranos et de la Chaire de tourisme Transat sur les opportunités liées aux changements climatiques dans les régions de Charlevoix et de Québec a montré que des opportunités similaires s’observent dans les mêmes 3 secteurs.

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Tourisme durable

Développer la conscience écologique des voyageurs

Lors de la septième édition des Trophées de l’innovation de l’Écho touristique organisée en France, en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises, My Green Trip a reçu le prix « Coup de cœur du jury » pour sa trousse écoresponsable destinée aux touristes qui désirent nettoyer des sites naturels lors de leur voyage.

Fondée en 2016, cette entreprise propose aux voyageurs de ramasser des déchets avec des gants biodégradables et des sacs poubelles réutilisables et jetables (fabriqués à partir de matériaux recyclés). Des consignes de sécurité et des brochures de sensibilisation sont également fournies. La trousse se commande sur leur site Web.

La collecte ne se fait pas dans des lieux dangereux ou extrêmement pollués. L’idée consiste à sensibiliser les voyageurs à la collecte de déchets sur leurs trajets.

My Green Trip s’adresse aussi aux entreprises touristiques. De nombreux partenaires s’associent au projet. Parallèlement à leurs activités offertes, des clubs de surf, de randonnée, de plongée et des agences de voyages proposent désormais aux vacanciers d’agir de manière écoresponsable. Par ailleurs, la plate-forme Airbnb supporte l’entreprise par l’entremise du programme de tourisme communautaire qui vise à stimuler le tourisme durable à travers l’Europe, en soutenant des projets innovateurs.

Quelles sont vos initiatives pour sensibiliser vos visiteurs ?

 

Source de l’image à la une : pexels

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Tourisme durable

Le développement durable préoccupe les entreprises touristiques

Le regard des organisations sur l’impact social, environnemental et économique de leurs activités n’est pas une nouveauté au Québec. Le développement durable est sur les lèvres des gestionnaires québécois depuis les années 70. Mais il représente aujourd’hui un enjeu important aux yeux des entreprises touristiques.

 

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Selon les derniers résultats d’un sondage auprès de l’industrie mené par la maison de sondage SOM en janvier 2018 pour le compte du Ministère, cet enjeu préoccupe 987 des 1004 répondants, soit 62 % des entreprises québécoises en tourisme.

D’après le sondage, le secteur de divertissement et loisir (notamment les établissements qui offrent des activités extérieures) se soucient davantage de cet enjeu.

enjeux_tourisme_durable

 

Et vous, le développement durable vous préoccupe-t-il ?