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Plastique jetable : l’industrie touristique prend des mesures

Des chercheurs sonnent l’alarme et les médias sociaux transmettent le message : on ne peut plus ignorer l’amas de déchets de plus d’un million de km2 qui flotte sur l’océan Pacifique, pour ne nommer que celui-là. L’heure est à l’action. Il faut revoir notre façon de consommer et agir rapidement pour limiter les dégâts. L’industrie touristique a sa part de responsabilité à cet égard. Mais elle peut aussi prendre les mesures pour favoriser les changements qui s’imposent et réduire dès maintenant la production à outrance de déchets.

Un océan de plastique

Une étude publiée en mars dernier dans le Scientific Reports confirme la progression rapide d’une masse flottante de quelque 80 000 tonnes de matières plastiques au large des côtes de la Californie et d’Hawaï. La taille de cette mer de plastique a même été revue à la hausse : elle couvre une surface de 1,6 million de km2, soit 4 à 16 fois plus que ce qui avait été véhiculé auparavant.

Cette mer de déchets serait composée à 99,9 % de matière plastique, de microparticules (de taille inférieure à 5 mm) à des morceaux mesurant jusqu’à 50 cm de long. On y trouve principalement des bouteilles d’eau et de boissons, des emballages de nourriture, des sacs, des pailles, des jeux de plage, des déchets provenant des eaux usées ou encore des débris de filets et de cordages pour la pêche.

Des victimes

Les animaux sont les premiers touchés par cette pollution. Des tortues marines s’étouffent avec les sacs. Les matières plastiques ne se désintègrent pas complètement ; elles se décomposent en fines particules qui se confondent avec le plancton et sont ingérées par les poissons et autres animaux marins. L’humain se nourrissant des produits de la mer consomme ainsi ces microparticules de plastique pollué. Cliquez sur l’infographie de ReuseThisBag.com ci-dessous pour la visualiser dans son intégralité et pour mesurer l’ampleur du phénomène.

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Source : ReuseThisBag.com

La guerre au plastique jetable…

Pour remédier à cette propagation, mais aussi pour réduire la quantité de déchets produits au quotidien, de plus en plus de villes votent pour éliminer la distribution de sacs en plastique dans les commerces. Des établissements bannissent la vente de bouteilles d’eau à usage unique. La guerre aux pailles est aussi déclarée. Ces petits objets de plastique d’une utilité de quelques minutes nécessitent des centaines d’années à se désintégrer en… microparticules. Plusieurs campagnes sur les médias sociaux visent à mettre un terme à cette façon de consommer le plastique impunément.

… dans les hôtels

Des entreprises touristiques ont pris la balle au bond et s’engagent à réduire leur consommation de plastique. De grands groupes choisissent de modifier leurs pratiques et bannissent le recours aux pailles ou, dans certains cas, aux plastiques à usage unique. Marriott et AccorHotels proscrivent désormais l’utilisation de pailles dans leurs établissements de la Grande-Bretagne. Certains hôtels privilégient des options de bambou ou même de papier, comme c’est le cas au Sheraton de Maui, à Hawaï.

 

Le groupe EDITION Hotels compte éliminer le recours aux objets de plastique à usage unique d’ici 2019. Ce virage s’inscrit dans la campagne Stay Plastic Free qui comporte également un volet de transmission des bonnes pratiques aux autres hôteliers pour une adhésion de masse à des opérations plus durables.

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Source : Stay Plastic Free

Pour inciter les hôtels à réduire l’utilisation du plastique et les outiller, Travel Without Plastic publie un guide pouvant être téléchargé gratuitement. On y découvre notamment la quantité de plastique jetable utilisé par département et des options écoresponsables à envisager.

… sur les bateaux de croisière

Les compagnies Cunard et Royal Caribbean instaurent désormais des limites sur les quantités de pailles, de bouteilles et d’emballages de plastique sur leurs navires. Carnival ne servira plus de pailles automatiquement dans les boissons. Le croisiériste d’expédition Hurtigruten va beaucoup plus loin et s’engage à ne plus utiliser les articles de plastique suivants à bord de ses embarcations :

  • Pailles
  • Verres
  • Couvercles de verres à café
  • Sacs
  • Cure-dents
  • Ustensiles
  • Contenants individuels de beurre

Selon les dirigeants de Hurtigruten, en bannissant ces produits, l’entreprise évitera de mettre aux déchets annuellement :

  • 960 000 pailles ;
  • 390 000 verres ;
  • et 826 000 contenants de beurre.

Voici la vidéo illustrant la campagne War on plastic de Hurtigruten :

Source : YouTube

… par les entreprises en tourisme d’aventure

Grâce à un partenariat avec le fabriquant GRAYL, Midnight Son Tours en Alaska fournit à chaque client un filtre purificateur d’eau. Celui-ci est intégré à la bouteille et permet à l’utilisateur d’obtenir, à partir de n’importe quelle source, une eau propre, dépourvue de bactéries, de virus, de sédiments et de tout produit chimique. Cela contribue à réduire la consommation de bouteilles d’eau à usage unique tout en accompagnant le voyageur vers une plus grande autonomie.

… dans les stations de ski

Au Nouveau-Mexique, le centre de ski Taos a mis fin en 2016 à la vente de bouteilles en plastique à usage unique. Les clients peuvent se procurer un contenant réutilisable à l’effigie de la station pour le même prix et s’approvisionner dans les fontaines installées à travers le site. L’initiative Hydrate Locally Help Globally a contribué à retirer du marché quelque 10 000 bouteilles jetables annuellement.

… par les touristes

L’entreprise Plastic Whale d’Amsterdam propose de découvrir la ville tout en nettoyant les canaux. La croisière antiplastique offre ainsi aux visiteurs de faire leur part pour l’environnement. Plus le plastique amassé est abondant, plus le tarif de l’excursion décroît. Les matières récupérées ont permis de construire d’autres embarcations. Aujourd’hui, Plastic Whale valorise les déchets repêchés par la production de meubles dessinés et fabriqués en Hollande. Il s’agit là d’un bel exemple d’économie circulaire à laquelle le voyageur participe.

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Source : Plastic Whale

Des initiatives pour réduire la consommation de matières plastiques devraient continuer de poindre au cours des prochaines années, du moins, souhaitons-le. De quelle façon votre entreprise s’y prend-elle pour contribuer à ce mouvement ?

 

Image à la une : Pexels

 

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Tourisme durable

Changements climatiques : prêt, pas prêt !

La Chaire de tourisme Transat a réalisé en 2017 une enquête auprès des organisations touristiques québécoises à propos de leur perception de l’impact des changements climatiques, qu’ils soient positifs ou négatifs, ainsi que leur sentiment d’être informées et préparées. Cet article présente les résultats. Nous invitons les lecteurs à faire l’exercice et à se poser ces mêmes questions. On ne peut nier l’évolution de la température de la surface de la Terre au cours des dernières années. Les travaux du consortium de recherche Ouranos permettent de prévoir un réchauffement des températures moyennes au Québec, des hausses hivernales et printanières, des cumuls de précipitations et la diminution de la longueur de la saison de gel (relisez cet article sur les impacts et les adaptations).

Un mot sur la méthodologie

L’enquête a été effectuée auprès des contacts de la base de données ouverte du site de Québec Original et quelque 471 questionnaires ont été validés. Les répondants devaient commenter une série d’énoncés sur une échelle de 1 à 10, selon le niveau d’impact ressenti, d’optimisme, d’information et de préparation. Les résultats sont présentés sous la forme de moyennes.

Un mot sur les répondants

Les répondants se divisent en trois catégories d’acteurs, c’est-à-dire des représentants :

  • d’attraits (attractions, activités, festivals), soit 32 % des répondants ;
  • de lieux d’hébergement (54 %) ;
  • d’organisations associatives (associations touristiques régionales ou sectorielles et offices de tourisme) comptant pour 14 % des répondants.

La moitié d’entre eux (52 %) œuvrent dans des organisations qui opèrent notamment en hiver. L’été est cependant la période la plus achalandée pour les trois quarts des répondants. Ils détiennent en moyenne 12,5 ans d’expérience dans l’industrie touristique. Les entreprises et organisations concernées sont de taille modeste ; 53 % comptent d’un à quatre employés et 27 %, de 5 à 19 employés.

Ce qui est ressenti face aux changements climatiques

Trois variables ont été mesurées, chacune à l’aide de trois énoncés. Les gestionnaires touristiques perçoivent clairement l’impact des changements climatiques, avec une moyenne de 8,1 sur 10 (voir le tableau 1). La moyenne est légèrement plus faible pour les hébergements que pour les associations. Les trois énoncés mesurant l’optimisme des répondants quant aux répercussions des changements climatiques se situent autour de 3,7 sur 10. Enfin, avec une moyenne de 5,5, on constate que les gestionnaires ne se sentent pas bien informés.

 tableau 1 changements climatiques
 

Ce pour quoi l’on se sent préparé

Les répondants étaient invités à indiquer leur niveau de préparation (selon leur perception) face à diverses répercussions prévues, dans le cas où elles s’appliquent à la réalité de leur organisation. Si l’on estime qu’une bonne préparation se situerait entre 8 et 10 (sur une échelle de 10), le tableau 2 indique que peu de répondants se sentent prêts. Globalement, les entreprises privées (attraits et hébergements) témoignent d’une impression de préparation plus élevée que les représentants d’associations. 

tableau 2 chamgements climatiques

Les opportunités découlant des changements climatiques pour les entreprises touristiques québécoises sont principalement liées à deux énoncés :

  • L’hiver globalement moins froid. Parmi les répondants à cet énoncé, un plus grand nombre se disent peu préparés (réponses 1 à 5 sur 10) que très préparés (réponses 8 à 10) à ce changement. Cet écart est particulièrement marqué pour les répondants provenant d’associations.
  • Le prolongement de la saison estivale. La répartition est ici inversée ; une part considérablement plus grande de répondants se dit très préparée. Le prolongement de l’été semble causer moins de souci aux organisations qu’un hiver plus doux. 

Ce qui a une incidence — ou pas — sur le degré de préparation

Des croisements entre différentes variables permettent d’observer une incidence sur le degré de préparation perçu des répondants pour s’adapter aux changements climatiques et profiter des occasions.

En d’autres mots, se sentent mieux préparés :

  • les acteurs qui comptent le moins de jours d’exploitation ;
  • les répondants provenant d’organisations touristiques de plus petite taille, leur agilité leur étant probablement utile ;
  • les représentants d’attraits et d’hébergements, davantage que ceux des associations ;
  • les professionnels ayant l’impression d’être bien informés.

Ce dernier point est particulièrement important et démontre la nécessité de réaliser une veille sur le sujet et d’avoir accès à de l’information valide et pertinente. 

D’autres éléments n’influencent pas le degré de préparation. Ne sont pas mieux préparés — ni moins — que les autres :

  • les acteurs qui perçoivent déjà des effets des changements climatiques (la perception d’impact mentionnée dans le tableau 1) ;
  • ceux qui estiment que les effets seront positifs ;
  • les répondants qui se disent fortement dépendants du climat.

Les années d’expérience n’influencent pas non plus le degré de préparation.

À la clé : l’information  

Les auteurs de cette recherche concluent sur l’importance de développer des outils de communication pour informer les acteurs touristiques sur les risques et les opportunités des changements climatiques. L’accompagnement des PME, mais aussi des grandes entreprises qui se sentent moins bien préparées, est susceptible d’avoir un réel impact sur leur adaptation et leur capacité à saisir les occasions qui se présentent.

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

fondsvertCette étude a été réalisée avec la contribution du Fonds vert dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec.  

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Tourisme durable

Tourisme durable : s’inspirer des meilleurs

Chaque année, le World Travel & Tourism Council (WTTC) souligne le travail d’organisations touristiques s’étant illustrées en tourisme durable. Voici des finalistes des Tourism for Tomorrow Awards ainsi que des Palmes du Tourisme Durable (France) qui peuvent inspirer les entreprises d’ici.

 

 

Thompson Okanagan Tourism Association

Intégrer les communautés autochtones

En Colombie-Britannique, l’Association touristique de Thompson Okanagan (TOTA) a remporté le grand prix 2018 des Tourism for Tomorrow Destination Awards grâce aux actions de sa stratégie régionale, mise en place en 2012. Le développement durable y teinte chaque mesure. Cette entente inclusive a été appuyée par 90 collectivités, dont 33 communautés autochtones. Il s’agit d’une première en Amérique du Nord.

TOTA développe ainsi l’offre touristique conjointement avec les autochtones à l’aide, entre autres, d’un spécialiste qui arrime la stratégie de tourisme culturel au respect de la tradition et de l’authenticité des mœurs et coutumes.

Des mesures variées

La feuille de route de TOTA inclut également de nombreux projets diversifiés comme celui d’installer plus de mille bornes de recharge pour voitures électriques à travers la région. Elle prévoit aussi la création de webinaires gratuits destinés aux 4 500 intervenants touristiques afin de les guider dans une gestion plus durable et responsable de leur entreprise.

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Source : TOTA

La région, qui accueille annuellement quelque 3,5 millions de touristes, a reçu en 2017 la prestigieuse certification Sustainable Tourism Destination des organismes Biosphere International et Responsible Tourism Institute. Thompson Okanagan est la première destination des Amériques à obtenir ce label.

Riverwind Foundation

Coordonner les actions

La station touristique américaine de Jackson Hole, au Wyoming, est proactive en matière de mesures durables depuis déjà plusieurs années. Grâce à la coordination qu’apporte le Jackson Hole & Yellowstone Sustainable Program, développé par la Riverwind Foundation, ses actions créent un effet domino et une synergie qui suscitent l’implication de nombreux intervenants.

Parmi les programmes porteurs, celui des Hotshots a remporté beaucoup de succès. Ce projet consistait à sélectionner et à former des professionnels de la région pour qu’ils accompagnent les entreprises dans leur virage durable, sur le plan environnemental, social et économique. Les Hotshots ont ainsi guidé plus de 260 entreprises.

Sensibiliser les résidents et les visiteurs

Le code de conduite réalisé par des étudiants du secondaire et s’adressant à la communauté et aux visiteurs constitue un autre projet rassembleur. Ces efforts ont permis d’éduquer les jeunes au développement durable, et de créer des outils de communication et de marketing établissant la marque et la vision quant à l’utilisation du territoire et de ses ressources.

 

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Source : Sustainable Destination

Parkbus

Tout comme les deux exemples précédents, l’organisme canadien Parkbus figure parmi les finalistes des Tourism for Tomorrow Awards. En plus d’être le premier système de transport entre des villes et des parcs, Parkbus génère des bénéfices durables. Il constitue d’abord un service de transport en commun qui permet de réduire le nombre de véhicules circulant vers et dans ces lieux.

 

Offrir l’accès au plein air

Parkbus s’avère aussi une composante importante d’accès au plein air et aux parcs pour les nouveaux Canadiens et les non-initiés. L’organisme gère des programmes communautaires tels que Active Days, qui invite les citadins à découvrir la nature et à faire des rencontres. NatureLink permet aux néorésidents de profiter d’un transport à prix réduit et d’acquérir des connaissances sur la pratique du plein air, tout en créant des liens. Ces programmes ont vu le jour grâce à des partenariats publics et privés.

Le succès de Parkbus ne démord pas. Lancé en 2010, il a rapidement multiplié le nombre de parcs et de villes desservis. Il a aussi donné naissance à des initiatives similaires ailleurs dans le monde. Au Québec, Parkbus s’est associé à la Navette Nature (Nana) pour le volet du transport en commun.

Escapades nature sans voiture 

Dans la même lignée, les Grands Sites de France, ces territoires exceptionnels dont les gestionnaires et les habitants s’engagent à améliorer les conditions de protection du paysage, proposent les Escapades nature sans voiture. Sous forme de carnets de voyage, ces offres suggèrent des itinéraires permettant de découvrir en profondeur ces sites par des moyens de transport en commun ou actifs. En tout, 12 escapades de 2 ou 3 jours sont offertes.

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Source : Escapades nature sans voiture

Lancés en 2015, certains circuits ont été bonifiés depuis, grâce à des partenariats régionaux avec des locateurs de vélos électriques. Cette initiative, inspirée par le mouvement slow travel (tourisme lent), a remporté une Palme du Tourisme Durable en 2017.

Un virage essentiel

L’industrie touristique connaît un essor spectaculaire et contribue de façon croissante aux émissions de gaz à effet de serre. Les répercussions du tourisme sur les communautés locales et la représentation de certaines cultures exigent une plus grande concertation de l’ensemble des parties prenantes dans la planification. De plus en plus de voyageurs en sont conscients et sont sensibles à ces enjeux. 

 

Image à la une : Pexels

 

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Hébergement Tourisme durable

Réduire le gaspillage alimentaire, c’est payant !

Des chercheurs ont analysé des données financières concernant le gaspillage alimentaire dans 42 hôtels répartis dans 15 pays. Voici leurs principales observations :

– Le ratio avantages-coût moyen de la réduction des déchets alimentaires était de près de 7 : 1 sur une période de trois ans;

– Plus de 70 % des hôtels ont récupéré leur investissement au cours de la première année de mise en œuvre d’un programme de réduction des déchets alimentaires. Ce taux s’élève à 95 % sur une période de deux ans;

– Les chercheurs n’ont pas observé de corrélation claire entre les ratios avantages-coûts et le segment de marché (établissement de luxe, moyen de gamme, économique, etc.) ou la géographie du site.

Des entrevues avec les responsables hôteliers mettent en lumière cinq types d’actions mises en place pour réussir à réduire la quantité de déchets alimentaires.

  1. Mesurer : quantifier les pertes alimentaires et identifier les lieux et les moments où le gaspillage est le plus marqué. Prioriser, grâce à cet inventaire, l’action ciblée et faciliter le suivi de la progression.
  2. Engager le personnel : guider les employés de cuisine et de service sur les actions à entreprendre et récompenser les bonnes initiatives.
  3. Repenser le buffet : servir des portions individuelles au lieu de grands plateaux, afficher des messages de sensibilisation, offrir les aliments plus coûteux à la carte, etc. (À relire : Réduire le gaspillage des buffets à volonté).
  4. Diminuer la surproduction : identifier les items moins populaires et les produire en plus petite quantité.
  5. Réutiliser la nourriture en excès : se doter d’un plan B pour les restes alimentaires permet de générer des revenus. Certains aliments peuvent servir à la confection d’autres plats, des restes de cuisines (pelures, grains, os, peaux) font de bonnes soupes, etc.

En plus des bénéfices environnementaux et sociaux évidents, la preuve est faite que la réduction du gaspillage alimentaire comporte aussi un avantage économique.

Lire aussi : Mieux gérer le gaspillage alimentaire en hôtellerie et en restauration

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Tourisme durable

Accessibilité et responsabilité sociale : l’approche Scandic

Premier groupe hôtelier des pays nordiques, Scandic Hotels exploite 280 établissements, soit environ 55 000 chambres, répartis dans six pays. L’accessibilité et la responsabilité sociale sont toutes deux profondément ancrées dans la culture de l’entreprise. À la base se trouve une croyance profonde que tous les gens sont égaux et, en tant que tels, méritent un traitement équitable. C’est dans l’esprit de réaliser ces idéaux que l’entreprise a décidé de rendre ses hôtels plus accessibles aux personnes ayant tout type de handicap en misant sur la synergie entre les aménagements adaptés aux personnes handicapées et une culture organisationnelle axée sur la responsabilité sociale.

Une norme d’accessibilité en 135 points

Introduite en 2005, la norme d’accessibilité a été conçue par Magnus Berglund, directeur de l’accessibilité de la chaîne, en collaboration avec diverses organisations suédoises œuvrant auprès des personnes vivant avec un handicap. Des clients de l’hôtel et des membres de l’équipe ont également formulé de judicieux conseils sur les améliorations à apporter pour faciliter la vie des personnes handicapées. Les 135 critères qui composent cette norme englobent toutes les composantes de l’hôtel.

Source : Youtube

La dimension humaine de l’accessibilité

La norme d’accessibilité de Scandic comporte aussi des éléments visant à offrir un service à la clientèle qui va au-delà des normes traditionnelles. On y trouve les soins apportés par le personnel de l’hôtel et la compassion manifestés vis-à-vis des clients ayant des besoins spéciaux ainsi que toutes sortes de comportements simples et civilisés visant à faciliter le séjour. Les employés sont soutenus par l’organisation dans leurs efforts pour aider les personnes handicapées, principalement par une formation adéquate et essentielle. Scandic encourage aussi ses employés à voir les choses du point de vue des personnes handicapées. Pour y parvenir, l’entreprise organise entre autres un moment dans l’année où chaque employé, à tour de rôle, a les yeux bandés ou doit effectuer son travail en fauteuil roulant pour vivre « de l’intérieur » les difficultés rencontrées par ces clientèles. Leurs remarques sont ensuite prises en considération et servent de base à d’éventuelles modifications dans les façons de faire.

Une entreprise responsable

Une entreprise responsable intègre les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans ses valeurs et ses activités. Le code de conduite de Scandic définit son éthique commerciale et s’applique universellement aux employés, aux fournisseurs et aux partenaires. Ainsi, tous les produits et services achetés sont conçus et livrés dans de bonnes conditions de travail et de production.

Engagement social

En 2001, la chaîne a lancé le programme Scandic in Society au sein duquel tous les hôtels et les membres des équipes se sont impliqués de différentes manières. Au fil des ans, le programme a conduit à plus de 500 activités orientées par les intérêts des employés, souvent en lien étroit avec les communautés locales : aide aux enfants norvégiens en partenariat avec « Right to Play », visite d’hôpitaux pour enfants, distribution de literie dans les refuges pour les sans-abri, ou encore collectes de fonds pour lutter contre le cancer. Déjà en 2007, l’engagement social de Scandic lui a valu le prix de la Meilleure initiative responsabilité sociale remis lors des Worldwide Hospitality Awards organisés par Hospitality ON.

Comme elle a aussi à cœur la santé de ses employés et de ses clients, l’entreprise a mis à leur disposition des vélos et des bâtons de marche ainsi qu’une nourriture saine au restaurant comme à la cantine. Elle procure une aide aux employés qui souhaitent arrêter de fumer. Depuis la fin de l’année 2015, Scandic offre 28 produits différents au petit-déjeuner pour accommoder les gens souffrant d’allergies au gluten et au lactose.

Engagement environnemental

En 1993, Scandic a choisi de devenir un leader en matière de développement durable dans le secteur de l’hôtellerie. Cet aspect constitue un élément central de toutes les actions des équipes et de la chaîne. Chaque employé a la possibilité de participer à des formations sur les questions environnementales et un responsable de l’environnement est présent dans chaque hôtel. En 1999, un premier hôtel Scandic a été certifié sous l’Ecolabel Nordic et à la fin de 2016, 180 établissements détenaient l’Ecolabel Nordic ou l’écolabel européen.

Une politique de la diversité et de l’inclusion

Scandic reconnaît que des personnes de différents horizons, avec des connaissances, des talents et des expériences variés contribuent positivement à l’organisation et renforcent l’efficacité et la créativité. L’entreprise s’engage donc à promouvoir une culture valorisant activement la diversité (identité de genre, âge, appartenance ethnique, nationalité, langue, religion, culture, santé, éducation, orientation sexuelle, statut parental, handicap) et l’inclusion à tous les niveaux. De plus, la chaîne crée les conditions pour que tous les membres de l’équipe atteignent leur plein potentiel, développent leurs connaissances et grandissent en tant qu’individus sans craindre la discrimination. La sensibilisation à la diversité et à l’inclusion est comprise dans la formation des employés. Cette politique est révisée annuellement, ou plus souvent si nécessaire.

Un programme de formation innovant

Scandic a mis sur pied une formation interactive en ligne pour tous les employés de la chaîne dans le but de favoriser la compréhension des différents types de défis en matière d’accessibilité et l’importance de bien traiter tous les clients. Ce programme procure conseils et astuces à l’aide de vidéos pédagogiques dans lesquelles on suit la route d’un client à travers l’hôtel. À la fin de chaque section, l’employé effectue un test et obtient son diplôme. À la fin de 2013, Scandic a franchi une nouvelle étape en rendant sa formation interactive accessible sur son site Web, ce qui a permis de sensibiliser davantage le grand public au quotidien des personnes vivant avec un handicap.

L’approche Scandic en ce qui a trait à l’accessibilité et à la responsabilité sociale lui a valu plusieurs récompenses au fil des ans. Elle prouve qu’en adoptant une culture d’organisation responsable favorisant le bien-être de tous, clients comme employés, tout le monde y gagne.

 

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Produits et activités Tourisme durable

L’agrotourisme des mers

L’agrotourisme au Québec est en pleine croissance. L’engouement envers ce secteur a un fort potentiel d’exploitation et devient un produit d’appel pour plusieurs régions. Il permet aux agriculteurs de diversifier leur revenu, de contribuer au développement territorial, de répondre à une attente des visiteurs ; soit les rapprocher du producteur.

Est-il possible d’exporter le concept sur l’eau et de diversifier ce faisant les activités reliant la pêche et le tourisme ?

Le pescatourisme : l’agrotourisme de la mer 

Développé depuis quelques années à l’échelle mondiale, le pescatourisme est une forme de tourisme qui unit la découverte de la mer, le métier de la pêche et le savoir-faire des pêcheurs.

Cette activité donne la possibilité à des pêcheurs professionnels d’accueillir à bord de leur embarcation un certain nombre de personnes (outre les membres de l’équipage) auxquelles ils expliquent leur activité quotidienne. La participation des visiteurs peut varier d’un pays à l’autre selon la règlementation en vigueur et les exigences des assureurs. Dans la majorité des cas, le touriste agit en tant que spectateur. L’objectif du pêcheur est de partager ses connaissances sur le milieu marin, son métier, ses produits afin de valoriser sa production.

Le pescatourisme permet de créer un lien de proximité entre le pêcheur et le touriste qui est souvent peu au fait des réalités de la profession. Cela est d’autant plus important pour la valorisation du métier et de l’image des pêcheurs auprès de l’opinion publique, à une époque qui accorde une grande importance à la protection des ressources et du milieu marin.

Ohé du bateau !

En France 

Dans le secteur de la ville côtière de Guilvinec, Tourisme Bretagne a développé un projet de pescatourisme pour faire vivre une expérience typiquement bretonne. Les visiteurs peuvent réserver en ligne et devenir pêcheurs d’un jour en accompagnant des professionnels dans leur routine quotidienne (voir la vidéo).

Source : YouTube

Toujours à Guilnivec, certains pêcheurs se sont associés à Haliotika — La Cité de la pêche. Ce centre offre une panoplie d’activités liées au monde marin. En plus de pouvoir assister à des cours de cuisine et visiter des criées (lieux de vente aux enchères des poissons), le touriste peut réserver en ligne sa visite sur un chalutier. Les intéressés quittent le port entre 2 h et 5 h du matin, selon la température, et passent la journée à échanger avec l’équipage.

Le pescatourisme est aussi présent dans la région du bassin d’Arcachon près de Bordeaux. Environ 10 pêcheurs et 18 ostréiculteurs professionnels proposent d’embarquer des visiteurs. Selon eux, cet accès privilégié permet une meilleure compréhension de la valeur du produit et du travail. De plus, les visiteurs réalisent que le bassin d’Arcachon est bien plus qu’un site touristique.

Source : YouTube

Le secteur de la Méditerranée n’est pas en reste en ce qui a trait à cette activité jumelant la pêche et le tourisme. Les organisations professionnelles, avec l’appui des populations locales dans les régions des Bouches-du-Rhône et du Var (entre Marseille et Cannes), ont mis en place une action collective de pescatourisme. Plus de dix ports offrent des sorties en mer de trois à six heures pour découvrir les différentes espèces de poissons et les techniques de pêche. Dans l’Hérault (près de Montpellier), 28 pêcheurs proposent des activités pescatouristiques.

Conscients du potentiel de cette activité touristique, plusieurs pêcheurs de la Corse sont regroupés sous le projet « Pescaturisimu ». Développé par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, il est financé par les Fonds européens pour la Pêche avec l’Office de l’Environnement de la Corse. L’Agence du Tourisme de la Corse est aussi l’un des partenaires du projet. Pour connaître la démarche et les motivations des pêcheurs en Corse pour le pescatourisme, un petit documentaire a été produit par le regroupement.

Au Québec 

Peu connu sous le terme pescatourisme, ce type d’activité s’implante quelque peu au Québec. Par exemple, l’entreprise Les cultures du large, aux Îles-de-la-Madeleine, propose aux touristes de suivre des mariculteurs pour connaître le processus d’élevage des moules et des huîtres. En Gaspésie, l’entreprise En mer avec les pêcheurs côtiers pratique la pêche commerciale de certaines espèces, notamment le homard et le crabe. D’avril à septembre, les lève-tôt (le départ se fait à 4 h du matin) peuvent suivre l’équipage dans ses tâches quotidiennes. Il est aussi possible pour les clients de passer la nuit chez l’un des capitaines pour vivre une expérience complète de la vie d’un pêcheur. Des visites d’un atelier de fabrication de bijoux confectionnés à partir des produits de la mer sont également proposées.

Les bénéfices

Marie Lesueur, de l’équipe de la Cellule d’Études et Transfert du Pôle halieutique en France, explique que le développement de la synergie entre la pêche et le tourisme entraîne des bénéfices à trois niveaux.

  1. Pour un territoire, il s’agit de promouvoir le secteur par ses produits et ses activités, d’augmenter son attractivité, de maintenir sa vitalité économique et de créer de nouveaux partenariats.
  2. Pour la pêche, cette synergie favorise l’obtention de revenus complémentaires, la création de marchés et l’élargissement de la clientèle pour mieux valoriser la ressource.
  3. Pour le tourisme, elle permet de renouveler ses activités, de diversifier l’offre et de répondre à de nouvelles demandes.

Tout comme dans les pays européens, les pêcheurs côtiers canadiens sont soumis à une règlementation stricte pour le transport et la sécurité des passagers. Toutefois, cet « agrotourisme des mers » est une façon originale de participer à la pêche côtière tout en valorisant la ressource et le métier du pêcheur.

Que pensez-vous  de cette tendance ?

 

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Gestion Tourisme durable

Quand le sociofinancement appuie l’agrotourisme

Le financement participatif (crowdfunding) fait appel au grand public pour soutenir monétairement et collectivement des projets. Comme l’explique une précédente analyse, il existe plusieurs bénéfices à recourir à cette méthode.

Développée en 2014, la plateforme française MiiMOSA est le premier site de financement participatif dédié exclusivement aux acteurs de l’alimentation et de l’agriculture, incluant l’agrotourisme. C’est aussi un lieu d’échange, de partage et de solidarité entre les membres d’une communauté passionnée du terroir.

MiiMOSA propose deux types de financement participatif :

  1. Don avec contrepartie : le public soutient un projet en échange de produits, d’avantages exclusifs, de services ou d’expériences.
  2. Prêt rémunéré : le public soutient un projet en échange d’un remboursement avec intérêts.

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Source : MiiMOSA

Plusieurs projets en agrotourisme sont en cours de campagne ou sont passés par MiiMOSA pour financer leur idée. Par exemple, la Vinaigrerie balsamique ardéchoise désire agrandi ses installations et créer une vinaigrerie-cuisine pour accueillir des groupes et faire de la transformation. Le financement a déjà dépassé l’objectif de 10 000 euros. La réalisation du projet se fera en 2018 et 2019.

En 2015, la brasserie artisanale Ouche Nanon désire accueillir un atelier de distillation et produire les premiers whiskys du Berry et de la région Centre en France. L’objectif était de 9 000 euros. L’entreprise a reçu 16 722 euros. Ainsi, le financement reçu a permis d’acheter des barriques, d’aménager une cave et l’ensemble du matériel nécessaire. Selon le montant investi, les gens qui ont contribué au projet ont reçu des produits développés par la brasserie.

Les responsables de la plateforme se sont associés à deux partenaires majeurs pour soutenir les projets en agrotourisme : Airbnb et Bienvenue à la ferme, premier réseau de ventes directes et d’accueil à la ferme en France. Parmi les agriculteurs qui auront proposé un projet d’accueil à la ferme cet hiver (séjour dans une ferme ou une exploitation agricole, expérience ou découverte autour de la ferme, etc.), dix d’entre eux seront sélectionnés pour accélérer leur développement. Airbnb leur octroiera une aide financière allant jusqu’à 5 000 euros par projet. Bienvenue à la ferme accompagnera les gagnants avec ses conseillers locaux des Chambres d’agriculture dans la mise en place de leur projet d’accueil, et leur accordera une remise sur l’adhésion à la marque.

Ainsi, le sociofinancement est une bonne occasion pour les producteurs d’accroître leur notoriété et leur activité commerciale tout en valorisant leur travail et leurs produits.

Une idée pour le Québec?

 

Source de l’image à la une : Reshot

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Des stations de ski écoresponsables

Fortement touchées par les impacts des changements climatiques, des stations de ski prennent le taureau par les cornes et développent des initiatives porteuses. Voici trois cas qui illustrent bien ce virage nécessaire.

Une station carboneutre en Finlande

Au début des années 2000, la station de ski finlandaise Pyhätunturi a mis sur pied un programme environnemental avec l’appui de l’entreprise canadienne Ecosign Mountain Planners. Ce programme avait pour but de protéger la nature environnante qui constitue la ressource première de l’entreprise et de favoriser le maintien d’activités profitables pour les générations futures. Le déploiement des actions du programme fut plutôt lent au début. C’est à partir de 2008 qu’il a véritablement pris son envol.

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Source : Pyhätunturi

Impliquer les employés dès le début 

La formation et l’engagement des employés au programme ont permis de faire la différence. Parmi les actions mises de l’avant pour les employés : le club Green Flakes. Celui-ci organise des événements spéciaux pour motiver le personnel à poser des actions écoresponsables. Pour devenir membre des Green Flakes, l’employé doit suggérer ou déployer une action qui améliore le bilan écologique de la station. Selon cette dernière, l’engagement des employés s’avère la clé de la mise en œuvre du plan de réduction des émissions de CO2.

l’engagement des employés s’avère la clé de la mise en œuvre du plan de réduction des émissions de CO2

À cet égard, la station a investi dans de l’équipement d’entretien moins énergivore. La flotte de dameuses et de motoneiges a subi une cure de jeunesse pour des modèles plus performants sur le plan énergétique. Toutefois, un usage approprié de ces véhicules est indispensable pour obtenir des résultats significatifs. Pour inciter les employés de l’entretien des pistes à mettre en application les mesures enseignées, la moitié des économies réalisées sur le carburant leur est transmise. Ils ont donc intérêt à faire grimper ce montant. Depuis 2008, la consommation d’essence pour les véhicules voués à l’entretien des pistes a baissé de 50 %. Ainsi, un programme d’incitatifs à la réduction de la consommation d’essence, jumelé à de l’équipement moins énergivore a porté ses fruits.

La station de l’année 

La station a implanté de nombreuses autres mesures pour réduire son empreinte environnementale. Mentionnons notamment l’installation de clôtures de neige à certains endroits afin de la retenir et d’éviter qu’elle ne soit balayée par les vents, maximisant ainsi l’utilisation de la neige naturelle. Les canons à neige s’activent et cessent leur production automatiquement en fonction des conditions météo. Depuis 2009, la station carbure à l’hydroélectricité et le chauffage est généré par la biomasse.

ski-cloture-neigeClôture de neige à Pyhätunturi

Bien qu’elles aient été réduites de moitié, les émissions de carbones restantes sont compensées par l’achat de crédits avec l’entreprise Nordic Offset qui investit dans des projets de technologie propre. Pour faire front commun face aux changements climatiques et atténuer leur progression, la station organise annuellement des séminaires afin de sensibiliser les entrepreneurs locaux et les intervenants de la région au développement durable. Pyhätunturi est la première, et toujours la seule station carboneutre de la Finlande. En 2017, elle a reçu le titre de station de l’année.

Une station qui carbure au soleil et au vent

Au Massachusetts, le Berkshire East Mountain Resort est autosuffisant en matière d’électricité. L’éolienne de la station ainsi que les quelque 1 800 panneaux solaires situés dans un champ voisin permettent même d’emmagasiner de l’énergie pour les journées où les éléments naturels ne sont pas au rendez-vous.

Ces installations et leur rendement suscitent la curiosité. L’expertise développée par la station en matière d’énergie renouvelable a mené à la création, en 2016, du Renewable Energy Classroom. Tout groupe intéressé par ces aménagements peut ainsi participer à des visites guidées et apprendre les bases des énergies éolienne et solaire et les mesures de gestion efficace de l’énergie. Il est aussi possible de visiter les installations sur une base individuelle.

Le Berkshire East Mountain Resort est récipiendaire d’un Golden Eagle Award for Environmental Excellence 2017 décerné par SKI Magazine. Il a remporté la plus haute distinction dans la catégorie des stations de petite taille.

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Source : Berkshire East Mountain Resort

Une station qui s’engage socialement

Également gagnant d’un Golden Eagle Award for Environmental Excellence 2017 — catégorie station de moyenne taille —, le domaine skiable Taos, au Nouveau-Mexique, se démarque par son programme de développement durable Taos Verde. Depuis deux ans, des mesures drastiques ont porté leurs fruits puisqu’une réduction de 10,9 % des émissions de CO2 a été enregistrée.

Depuis la saison dernière (2016-2017), Taos a cessé la vente de bouteilles d’eau en plastique. Pour accommoder les clients, la station vend des bouteilles réutilisables pour le même prix et a installé des fontaines à travers le site. L’initiative Hydrate Locally Help Globally permet de réduire la quantité de déchets — en moyenne, seulement 20 % des bouteilles de plastique seraient recyclées — et dénonce la production de bouteilles à usage unique. Ce sont 10 000 bouteilles de plastique par année qui seront ainsi retirées du marché.

Ce sont 10 000 bouteilles de plastique par année qui seront ainsi retirées du marché

Taos Ski Valley est la première station de ski certifiée B Corporations, un label pour les entreprises qui atteignent des standards élevés de performance économique, sociale et environnementale et de transparence envers le public. Une telle certification indique que Taos s’implique non seulement sur le plan environnemental, mais aussi dans sa communauté, afin de la rendre plus forte et plus résiliente. La vidéo suivante illustre bien les valeurs qui animent le programme B Corporations.

Protéger l’hiver

Les hivers de plus en plus incertains menacent la pérennité des activités hivernales des stations de ski. La nécessité d’agir dès maintenant pour réduire l’impact environnemental de l’activité humaine est bien sentie par un nombre grandissant d’entreprises. Des mouvements tels que Protect Our Winters (POW) ou le Climate Challenge qui incitent les stations à réduire leur empreinte écologique le démontrent bien.

Quelles sont les mesures mises de l’avant par votre entreprise pour réduire ses émissions de CO2?

 

Image à la une : Pexels

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Qui sont les écotouristes ?

Vers une définition

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), « l’écotourisme rassemble toutes les formes de tourisme axé sur la nature et dans lesquelles la principale motivation du touriste est d’observer et d’apprécier la nature ainsi que les cultures traditionnelles. Il favorise la protection des zones naturelles et veille au bien-être des populations ». Le bureau de normalisation du Québec ajoute qu’il « comprend une activité d’interprétation des composantes naturelles ou culturelles du milieu (volet éducatif), qui favorise une attitude de respect envers l’environnement, qui repose sur des notions de développement durable et qui entraîne des bénéfices socioéconomiques pour les communautés locales et régionales ».

Au Québec, ce n’est pas l’entreprise comme telle qui détient la norme écotouristique, mais plutôt l’activité ou l’expérience

Au Québec, ce n’est pas l’entreprise comme telle qui détient la norme écotouristique, mais plutôt l’activité ou l’expérience, comme le souligne Antoine Stab dans le magazine Espaces en rapportant les propos de Pierre Gaudreault, président d’Aventure écotourisme Québec. Sur les­ 125 entreprises en tourisme d’aventure membres d’Aventure Écotourisme Québec (AEQ), seulement 14 (11 %) bénéficient d’une accréditation « Écotourisme » pour une ou plusieurs de leurs activités de plein air, mentionne M. Gaudreault. Selon l’AEQ, la randonnée (l’été comme l’hiver, en raquettes) et certaines activités aquatiques comme le kayak de mer, sont les principaux produits écotouristiques du Québec.

Les nouveaux visages des écotouristes

Les écotouristes d’aujourd’hui sont animés d’un très fort désir de transmettre ou de partager leurs connaissances avec leurs proches. Cela se manifeste surtout par une hausse des vacances en famille et des séjours multigénérationnels. Parmi les raisons invoquées pour effectuer ce genre de séjour, passer ensemble du temps de qualité et partager une expérience commune figurent en tête de liste.

Les écotouristes d’aujourd’hui sont animés d’un très fort désir de transmettre ou de partager leurs connaissances avec leurs proches

Les flashpackers démontrent, eux aussi, un intérêt pour l’écotourisme. Ces nouveaux routards appartiennent à des groupes d’âge variés et ne voyagent pas nécessairement pour de longues périodes. Cependant, ils sont bien nantis, voyagent avec leurs appareils mobiles (tablettes, téléphones intelligents et ordinateurs portables) et optent pour des vacances qui offrent un certain degré de sophistication, mais surtout d’aventure et de liberté. Voilà pourquoi ces flashpackers s’intéressent à l’écotourisme.

Un essai de segmentation

Des chercheurs de l’Observatoire de la consommation responsable, une unité de recherche reconnue par l’ESG UQAM, liée à l’Équipe de recherche en consommation responsable, a tenté une typologie des différents écotouristes en s’appuyant sur plusieurs études. Ils ont effectué leur classement (voir l’image) en fonction du degré d’engagement des écotouristes envers l’environnement et du type d’activités touristiques pratiquées, allant des plus conventionnelles (pas nécessairement respectueuses de l’environnement) à celles conçues entièrement autour du respect de la nature et de la limitation des impacts négatifs.

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Source : Observatoire de la consommation responsable

Les mordus verts 

Les mordus verts font preuve d’un fort engagement envers l’environnement et la conservation de la nature. Ils se considèrent comme conscientisés à l’environnement et accordent une grande importance à la société, au détriment de leurs propres biens matériels. Les mordus verts préfèrent les activités de nature écotouristique, comme la randonnée, la visite de parcs nationaux, l’observation de la faune ou des oiseaux pour le calme et la tranquillité du cadre naturel. L’apprentissage et la découverte de la communauté et de l’environnement constituent leurs principales motivations à pratiquer l’écotourisme.

 Les occasionnels 

Quoique portés vers les activités sportives en lien avec la nature comme l’observation des baleines ou les sentiers aériens en forêt, les occasionnels sont peu sensibles aux considérations « écosociales ». Ainsi, la rencontre avec les populations locales les intéresse peu. Pour eux, l’écotourisme constitue un prétexte pour pratiquer leurs activités préférées ; leurs besoins et leur confort passent avant leurs soucis environnementaux.

Les conscientisés non pratiquants

Les conscientisés non pratiquants sont lucides en ce qui a trait aux enjeux environnementaux liés au tourisme. Ils considèrent l’écotourisme comme important sans toutefois le pratiquer. Ils ne sont pas prêts à modifier leurs habitudes d’activités touristiques. Les conscientisés non pratiquants sont aventuriers et recherchent la découverte de cultures et les rencontres, mais ils ne choisiraient pas une destination par souci de protéger l’environnement.

Les conventionnels

Les conventionnels favorisent la détente et le dépaysement. De façon générale, les préoccupations environnementales ne sont pas importantes pour eux. Ils ne veulent pas, eux non plus, renoncer à leur confort pour minimiser l’impact de leurs actions sur l’environnement. Les conventionnels s’estiment peu informés en ce qui concerne l’environnement et pensent que leurs actions individuelles ne contribuent pas à son amélioration. Ils ont une préférence marquée pour les activités touristiques organisées, les tout-inclus et les activités touristiques de groupe entre amis.

Le Québec possède des atouts indéniables pour la croissance de l’écotourisme : ses grands espaces vierges, un réseau d’aires protégées, des communautés locales engagées. Le tourisme expérientiel ou d’apprentissage n’a jamais été aussi populaire. Les gens sont de plus en plus conscientisés à la protection de l’environnement. L’écotourisme constitue une réponse aux voyageurs préoccupés par l’avenir de la planète et devrait continuer de croître.

 

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Tourisme durable

Un nouvel outil pour un tourisme d’affaires solidaire

Giving Good est une ressource en ligne et une base de données où près de 40 destinations américaines proposent aux organisateurs d’événements plus de 200 projets ayant un impact communautaire. Les organisateurs choisissent parmi une douzaine de thématiques telles que la construction, la collecte de biens, l’environnement, l’alimentation, etc. On y trouve des conseils sur la durée des activités, le type et la taille des groupes pour lesquels ils sont le mieux adaptés et la façon de contacter les responsables du projet.

Une initiative inspirante et une bonne façon de plonger le participant au cœur de la destination !

 

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