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Tourisme durable

Transition durable dans le secteur des réunions et des congrès

Au cours des dernières années, beaucoup d’efforts ont été effectués afin de réduire l’impact des réunions et des congrès sur l’environnement et sur les communautés qui les accueillent. Les intervenants de l’industrie conviennent de la nécessité d’intégrer des pratiques durables, se mobilisent autour d’objectifs précis et créent des outils pour les atteindre. L’idée que ce secteur d’activité devienne carboneutre d’ici 2050 a d’ailleurs été lancée lors du salon IMEX America, qui se tenait en septembre dernier.

Des conseils, des outils, des bonnes pratiques

Les préoccupations climatiques et l’urgence de poser des gestes concrets ont amené de nombreuses organisations à développer des outils pour accompagner l’industrie.

La société britannique BCD Meetings & Events a publié un livre blanc dans lequel se trouvent les étapes essentielles au lancement d’une démarche durable. Le document présente aussi des bonnes pratiques ainsi qu’une liste de questions clés à se poser dès le début du processus de planification. Par exemple, quels sont les problèmes les plus importants à aborder? Que pouvons-nous contrôler? Quelles sont les ressources existantes?

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Source : Centre de congrès de Göteborg

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend aussi l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. Le site Web indique les éléments à considérer pour une telle démarche. En voici une liste partielle :

  1. Transport
    • Calculer et compenser les émissions de gaz à effet de serre
    • Utiliser les transports publics pour se rendre et se déplacer une fois sur place, et encourager les participants à faire de même
  2. Site de congrès et hébergement
    • Choisir un lieu qui détient une certification environnementale
    • Demander de l’aide auprès des fournisseurs pour l’atteinte des objectifs
  3. Nourriture et boisson
    • Servir plusieurs options végétariennes
    • Opter pour des produits locaux et de saison
  4. Accessibilité et ouverture à tous
    • Planifier l’événement en tenant compte de l’accessibilité universelle afin d’inclure les personnes en situation de handicap
    • S’assurer d’un maximum de parité des genres chez les personnes inscrites au programme
  5. Contribution à la communauté locale
    • Encourager les participants à s’impliquer auprès de la communauté locale
    • Demander aux responsables du lieu de l’événement de donner les surplus (matériels et alimentaires) à des organisations communautaires

Viser l’atteinte d’objectifs

La responsabilité de procéder à un virage durable repose sur l’ensemble des parties concernées. Pour mobiliser les troupes, il faut d’abord établir des objectifs clairs, puis développer des tactiques efficaces. Dans le cadre du salon IMEX de Francfort, qui s’est déroulé en mai 2019, les organisateurs ont invité les exposants à signer un pacte les engageant à effectuer au moins trois actions visant la réduction de leur empreinte environnementale. Pour inspirer et guider les exposants, ils ont créé un document qui présente des bonnes pratiques avant et pendant l’événement.

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Source : Imex-frankfurt.com

Pour sa part, The Global Association of the Exhibition Industry encourage les professionnels de l’industrie à répondre aux 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. Pour les motiver et les accompagner, l’association a diffusé un répertoire en ligne qui rassemble des initiatives et des projets réalisés par des membres de l’industrie. Elle a également publié un rapport qui présente 20 cas exemplaires.

Depuis le printemps 2019, le Palais des congrès de Montréal a adopté ces mêmes objectifs, qui forment un cadre de référence international, en adhérant au Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Sur son site Web, il est possible de prendre connaissance de toutes les actions effectuées par le Palais pour répondre aux objectifs du programme. En voici quelques-unes :

Objectif 2 – Faim « zéro »

  • Don du surplus de nourriture des événements à la Maison du Père par l’entremise du Groupe Capital
  • Participation au développement des technologies d’agriculture urbaine par l’entremise d’AU/LAB

Objectif 10 – Inégalités réduites

  • Installations accessibles aux personnes à mobilité réduite et possédant la cote d’accessibilité «Accès total » de Kéroul
  • Journée Coup de pouce pour la sensibilisation des employés à l’engagement communautaire par des activités de bénévolat auprès d’organismes venant en aide aux personnes vulnérables

Objectif 12 – Consommation et production responsables

  • Certification APEX/ASTM reconnaissant le Palais des congrès et Montréal comme destinations de congrès écoresponsables
  • Mise en place de projets visant la réduction des dépenses énergétiques (certification Energy Star, remplacement d’équipement de refroidissement, etc.)

Objectif 17 – Partenariat pour la réalisation des objectifs

  • Participation au comité environnemental de Tourisme Montréal
  • Soutien au plan de développement durable de la Ville de Montréal
  • Création du comité Innovation en développement durable, qui réunit les experts de dix établissements universitaires québécois

Source : Global Compact Network France

S’inspirer d’ailleurs sans oublier de regarder ici

Le secteur des réunions et des congrès se mobilise à l’échelle mondiale, mais aussi au Québec. Le Palais des congrès de Montréal en est un bon exemple, mais il n’est pas le seul. Le Centre des congrès de Québec respecte lui aussi de hauts standards en gestion environnementale. Tous les événements qui s’y déroulent sont écoresponsables et répondent aux critères du niveau 1 de la norme du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) 9700-253 – Gestion responsable d’événements. La vidéo suivante explique la démarche qu’il a suivie.

Source de la vidéo : Youtube

S’outiller et s’inspirer n’a jamais été aussi aisé. Bien que changer des habitudes de gestion et adopter de nouvelles pratiques donnent parfois le tournis, il demeure qu’il est impératif de prendre part à cette transition durable.

 

Source de l’image à la une : abdul7amid alfadhly de Pexels

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Réseaux de distribution Tourisme durable

La responsabilité sociale et environnementale dans la création d’itinéraires de voyages

De plus en plus d’agences de voyages et de voyagistes tentent de réduire leur impact environnemental dans l’élaboration de leurs circuits. C’est le cas d’Intrepid Travel, une compagnie carboneutre depuis 2010 qui compense le CO2 qu’elle émet par sa participation à des projets de plantation d’arbres et de culture d’algues. Elle désire devenir la première agence à obtenir un bilan carbone négatif d’ici 2020. Ainsi, plus de carbone serait absorbé qu’elle n’en émet. Pour ce faire, elle veut implanter une initiative de permaculture marine afin de régénérer l’écosystème. Cette entreprise a récemment reçu le titre de la plus grande agence certifiée B Corps au monde, ce qui signifie qu’elle satisfait aux standards les plus élevés en ce qui a trait à sa performance environnementale et sociale.

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Source : Belle Co, Pexels

Les voyageurs sont de plus en plus conscientisés

Selon une récente étude menée par Booking.com auprès de 12 134 répondants des 5 continents, ayant fait au moins un voyage dans les 12 derniers mois ou prévoyant en faire un dans les 12 prochains mois :

  • 87 % d’entre eux ont mentionné désirer voyager de façon durable;
  • 39 % ont confirmé qu’ils le faisaient toujours ou sur une base régulière.

Réduire son empreinte environnementale (40 %) et vivre une expérience locale (34 %) représentent deux des principales sources de motivation des répondants ayant séjourné dans une habitation écoresponsable au moins une fois dans les 12 derniers mois.

Il y a donc une volonté de la part des voyageurs de vouloir adopter des pratiques plus durables en vacances. Les voyagistes et les agences de voyages pourraient en profiter pour créer des occasions de faciliter cette transition vers des séjours plus écoresponsables.

PRÉPARATION EN AMONT…

Global Sustainable Tourism Council (GSTC) est une organisation accompagnant les professionnels de l’industrie touristique dans leur transition vers des pratiques durables en leur fournissant, par exemple, une liste de critères à respecter selon leur secteur. Parmi les quatre principaux thèmes de la liste s’adressant aux voyagistes, on trouve la planification efficace de la durabilité. Une bonne préparation permet d’avoir un meilleur impact environnemental et social.

… dans le but d’améliorer les partenariats locaux

 En Afrique, l’association Kilimanjaro Porters Assistance Project (KPAP) incite les voyagistes à devenir partenaires afin de respecter différents critères éthiques visant à améliorer les conditions de travail des guides, des porteurs et des cuisiniers locaux. Par exemple, les porteurs transportent un maximum de 20 kg, doivent détenir de l’équipement d’ascension adapté et doivent avoir accès à une formation.

… afin de mieux s’intégrer dans les communautés locales

L’implication sociale organisée en amont permet de vivre une immersion dans la culture locale en travaillant directement avec les communautés. Les routes du monde, une agence de voyages québécoise qui crée ses propres circuits, engage des guides locaux afin d’accompagner ses clients et de les aider à mieux se familiariser avec les coutumes du pays. On peut même lire leur profil dans la section « Équipe » du site Web, avant le départ.

Source : YouTube, Les routes du monde

Sasane Sisterhood Trekking and Travel, une agence située au Népal, embauche des femmes ayant été victimes de trafic humain à titre de guides. Elle élabore également des circuits dans des régions moins nanties afin de développer de nouvelles sources de revenus pour les habitants et, ainsi, s’attaquer à l’une des principales causes de ce trafic, soit l’extrême pauvreté.

… pour compenser l’empreinte carbone 

Devenir une entreprise carboneutre n’est pas nouveau. En effet, Natural Habitat Adventures (NHA), dont le siège social se situe au Colorado, a affirmé en 2007 être le premier voyagiste carboneutre au monde. De nos jours, ce terme est de plus en plus repris par diverses organisations. L’agence française Kuoni propose à ses clients de payer une taxe carbone, alors que Karavaniers a été la première agence de voyages au Canada à inclure systématiquement un montant compensatoire pour les émissions de carbone dans le prix de ses forfaits. Elle donne également 1 % de ses profits à des associations œuvrant pour la protection et la préservation de l’environnement.

IMPLICATION UNE FOIS À DESTINATION

L’engagement durant le voyage est la continuité de ce qui a été pensé en amont afin de limiter son empreinte environnementale. Voici quelques exemples d’actions pouvant être réalisées, une fois les touristes arrivés.

Éliminer les bouteilles d’eau jetables 

 Jad Haddad, de l’agence québécoise Terres d’aventure, mentionne qu’il est important de consulter ses collaborateurs locaux pour la gestion des déchets. Ceux-ci peuvent fournir, dès l’arrivée des touristes, des bouteilles d’eau réutilisables, tout en mettant à leur disposition des stations de purification d’eau. C’est le cas de Nomad Tanzania, en Tanzanie, de Pugdundee Safaris, en Inde, de Cottar’s Safaris, au Kenya, ainsi que de Galapagos Safari Camp, en Équateur. S’il n’est pas possible d’avoir à sa disposition des stations d’eau, des pailles munies d’un filtre intégré, de marques telles que Grayl et LifeStraw peuvent constituer des solutions de rechange.

Source : YouTube, Pugdundee Safaris

Offrir des hébergements temporaires 

Une expression bien connue du mouvement « sans trace », « ne prend que des photos, ne laisse que tes empreintes », doit être applicable plus particulièrement lors de voyages organisés en milieu naturel. Upscape, une agence établie au Chili, offre des campements provisoires dans des coins reculés tels que la Patagonie, afin de miser sur une déconnexion totale et une immersion complète en milieu naturel. Polyvalents, ces camps pop-up peuvent être installés n’importe où, que ce soit en Tanzanie, au Groenland ou encore dans l’Arctique canadien, comme le fait l’agence NHA. Une fois le séjour terminé, rien n’est laissé sur place!

Source : Upscape, YouTube

FAIRE CONNAÎTRE SES ACTIONS

Bien communiquer ses actions à ses employés, à ses partenaires et à ses clients est souvent la clé de la réussite d’un projet.

Afficher son offre en tourisme durable

Avoir une offre en tourisme durable, c’est bien, la mettre en évidence sur le site Web, c’est encore mieux. Quelque 40 % des répondants au sondage de Booking.com ont mentionné qu’un filtre sur le site Web pourrait les aider à trouver facilement ce produit et, ainsi, les inciter davantage à opter pour ce type de voyage. 

Être transparent envers ses clients

Nicolas Cournoyer, l’un des quatre fondateurs de Piknic Électronik et d’Igloofest, mentionne qu’il est important de faire connaître ses actions écoresponsables en choisissant celles que l’on désire mettre de l’avant. Il ajoute qu’il faut adopter un discours authentique en assumant que l’organisation n’est pas parfaite, mais qu’elle prend les mesures nécessaires pour adopter des pratiques durables. Afin d’éviter de donner une fausse impression d’écoblanchiment (greenwashing), la transparence et la modestie sont donc les valeurs à retenir dans ses communications avec les clients.

Accompagner ses employés dans cette transition écologique et sociale

Faire de ses employés une composante centrale de sa politique écoresponsable permet d’assurer la réussite de ses actions. L’agence de voyages Pugdundee Safaris, située en Inde, consulte son personnel avant de réaliser un changement. L’équipe devient ainsi fière de participer activement à cette transition écologique et est heureuse de proposer une offre durable à ses clients. Une liste de produits à ne pas acheter afin de respecter la politique de développement durable est aussi mise à la disposition des gestionnaires.

***

Que vous soyez une entreprise écoresponsable depuis plusieurs années ou que vous débutiez dans le domaine, il faut vous rappeler d’y aller une étape à la fois. Intégrer une politique de responsabilité sociale et environnementale au sein de vos activités vous permettra d’avoir un réel impact positif sur la pérennité de la faune et de la flore ainsi que sur les communautés locales, en plus d’offrir à vos clients des expériences uniques.

Quelles actions pourriez-vous mettre en place dès maintenant?

Collaborez-vous avec les communautés locales?

 

Source image à la une : Clouzote

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Gestion Tourisme durable

La force des partenariats pour un festival écoresponsable

De plus en plus d’organisateurs de festivals s’engagent dans la protection de l’environnement. Ils mettent en place de nombreuses initiatives écoresponsables tant pour transporter les participants que pour contrer le gaspillage alimentaire. La réussite de ses mesures repose souvent sur la force des partenariats avec des organismes publics ou privés qui proposent des outils, du soutien et de l’expertise en la matière. 

 

Avant tout, connaître ses besoins  

La mise en place d’actions écoresponsables doit s’inscrire dans une démarche globale préalablement réfléchie. Pour cela, il s’avère essentiel de se poser les bonnes questions. Quels sont mes objectifs, mes besoins et mon budget? Qui s’occupera de gérer ce dossier? D’après madame Caroline Voyer, directrice générale du Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER), une meilleure connaissance de ses forces et de ses faiblesses permet de mieux analyser sa situation et d’établir des objectifs réalistes.  

Pour y parvenir, les gestionnaires ont accès à plusieurs outils et guides en ligne. Le CQEER propose une panoplie de ressources pour les festivals telles que des calculateurs pour les gaz à effet de serre générés par le transport et la gestion des matières résiduelles.  

La Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec mettent à la disposition des organisations le Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Il s’agit d’un outil d’autoévaluation basé sur des indicateurs de performance calculés automatiquement autour de 12 enjeux relatifs aux pratiques sociales.

L’union fait la force  

Les organisateurs de festivals ne possèdent pas tous le savoir-faire nécessaire pour rendre leurs événements écoresponsables. D’après les intervenants rencontrés, les principaux bénéfices des partenariats sont :

  • L’expertise : apport de connaissances, service de formation, soutien à la gestion des pratiques;
  • La prise en charge: délégation de la gestion des actions, dans un contexte où l’organisateur de festival n’a personne à l’interne ayant les compétences et/ou le temps de s’en occuper.   

La collaboration entre des festivals et des organismes privés ou publics peut prendre plusieurs formes et toucher plusieurs volets des événements. En voici un aperçu. 

Volet « matières résiduelles » 

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à la collaboration avec ses nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire. En plus d’interdire les pailles à usage unique et d’avoir un système de tri à trois voies, l’événement favorise l’utilisation de la vaisselle réutilisable. Une équipe de bénévoles nettoie et redistribue le matériel aux concessionnaires. Lors de l’édition de 2018, les organisateurs ont réussi à détourner plus de 70 % des matières résiduelles des sites d’enfouissement.

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Source : Festibière de Gatineau

Pour l’ensemble de ses initiatives liées à la gestion des matières résiduelles, le festival a été récompensé en 2017 d’un prix Vivats, dans la catégorie « Prévention-Réduction à la source ». 

Volet « transport » 

Les festivals nécessitent le déplacement de beaucoup de personnes, participants, artistes et bénévoles. En plus de créer des partenariats avec les sociétés de transport de sa région, il existe plusieurs moyens de réduire les gaz à effet de serre. Plusieurs festivals du Royaume-Uni collaborent avec Energy Revolution, un organisme qui prélève un pourcentage de la vente des billets d’entrée ou de stationnement pour le réinvestir dans des projets d’énergie durable de la communauté. En 2018, Solar For Schools, qui vise à installer des panneaux solaires sur les toits des écoles du Royaume-Uni, a reçu l’ensemble des dons. La vidéo suivante présente le concept d’Energy Revolution

Source : YouTube 

Au Québec, l’Igloofest et le Piknic Électronik accueillent chaque année plusieurs DJ internationaux reconnus. Afin de compenser les gaz à effet de serre émis par leurs déplacements, un partenariat avec Give a Seat a été mis sur pied. Cet organisme vend des billets au rabais, puis donne l’argent amassé à une cause caritative choisie par l’événement. En 2017, les fonds récoltés ont permis à Arbre-Évolution de planter 333 arbres pour compenser son empreinte carbone des trois années précédentes. Ce printemps, 800 arbres seront mis en terre, ce qui va bien au-delà des émissions de gaz à effet de serre associées au transport des artistes, en 2018 et 2019.  

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Source : Charles Prot, Piknic Electronik 2019

Volet « sensibilisation des festivaliers »

Des escouades vertes lors des événements facilitent, quant à elles, la tâche des employés et des participants dans la gestion des matières résiduelles. La Coupe Rogers, en partenariat avec RECYC-QUÉBEC, a recruté plusieurs bénévoles dont le rôle est de sensibiliser les festivaliers au bon geste de trier l’ensemble de leurs matières, qu’elles soient compostables, recyclables ou jetables. Cette escouade fait aussi la promotion de l’application Ça va où?, conçue par RECYC-QUÉBEC afin d’aider les citoyens à continuer de poser de bons gestes de tri au quotidien. 

Au-delà des partenaires  : agir pour son festival et sa communauté 

Les partenariats constituent un élément clé dans la mise en place d’une stratégie pour l’implantation d’actions durables au sein d’un festival. Qui plus est, la protection de l’environnement s’avère un enjeu auquel tous les événements font face. Tel que le mentionne Nicolas Cournoyer, cofondateur de l’Igloofest et du Piknic Électronik, afin d’assurer la pérennité d’un festival, adopter des pratiques écoresponsables n’est plus un choix, mais une nécessité.  

Afin d’assurer la pérennité d’un festival, adopter des pratiques écoresponsables n’est plus un choix, mais une nécessité.  

Entourez-vous de partenaires et de commanditaires qui partagent vos valeurs. Impliquez les employés et les festivaliers dans le processus et tenez-les informés afin qu’ils adhèrent à votre projet. Soyez créatif et persévérez malgré les défis qui peuvent se présenter. Au bout du compte, tout le monde y gagne. 

Quelles pratiques durables adoptez-vous au sein de votre festival? 

 

Source de l’image à la une : Pixabay 

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L’Islande fait la promotion de son eau… du robinet

Près des deux tiers des voyageurs consomment plus d’eau dans des contenants de plastique à usage unique lors de leurs séjours comparativement à la maison. Seulement un peu plus du quart apportent en voyage une bouteille réutilisable, tel que le révèle une enquête réalisée auprès de 16 000 touristes à travers onze marchés d’Europe et d’Amérique du Nord. La crainte de boire une eau potentiellement risquée pour la santé est la principale raison pour laquelle ces voyageurs achètent de l’eau embouteillée.

L’organisme de promotion de l’Islande, Inspired by Iceland, lance la première marque d’eau courante : Kranavatn (qui signifie eau du robinet en islandais). Les grandes lignes de cette campagne au ton humoristique s’articulent comme suit : cette eau est d’excellente qualité, on en trouve en abondance au bout de chaque robinet dans le pays et elle est offerte gratuitement en tout temps. Voici la vidéo promotionnelle.

Vidéo : YouTube

L’organisme de promotion Inspired by Iceland et The Environment Agency of Iceland invitent aussi les visiteurs à relever le Kranavatn Challenge qui engage le signataire à consommer l’eau courante plutôt que d’acheter des bouteilles à usage unique lors d’un séjour en Islande.

Voilà une façon originale et amusante de favoriser l’adoption de comportements responsables.

 

Image à la une : Inspired by Iceland

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Tourisme durable

Volontourisme : un emballement pour les déchets

Le mot volontourisme est formée de la contraction de « volontariat » et de « tourisme », et fait référence au jumelage de quelques heures de bénévolats aux vacances. Les activités bénévoles visent des retombées sociales ou environnementales positives sur la communauté locale de la destination. Parmi les activités connues se trouvent la préparation de repas dans les écoles et les orphelinats, l’agriculture, ou encore l’enseignement d’une langue.

Cette pratique de voyage, bien qu’elle soit louable, n’est pas épargnée par les critiques. Durant la dernière décennie, plusieurs études ont démontré les effets « stigmatisants » de l’image de la pauvreté via par exemple les égoportraits de touristes auprès d’enfants de pays en développement. Le manque de compétences des volontaires paraît aussi en tête de liste. Ces reproches se fondent sur le caractère superficiel des projets et sur la mauvaise gestion de leurs réels impacts sur les communautés locales.

Néanmoins, cette industrie aujourd’hui multimilliardaire n’est pas près de s’éteindre. Selon une étude de Marriott Rewards Credit Card, en 2015, 84 % des millénariaux ont déclaré vouloir participer à des activités bénévoles durant leur voyage. Ceux-ci aiment davantage le volontourisme que leurs prédécesseurs, et cette tendance devrait s’amplifier dans l’avenir.

Une nouvelle tendance

Faisant face à plusieurs critiques et à une demande croissante, le volontourisme évolue. Une nouvelle tendance émerge : la collecte de déchets. Cette pratique, dont l’objectif est de retirer les rebuts nuisibles à l’environnement, s’étend au-delà des frontières des pays du sud, jusqu’aux villes industrialisées. Les grands nettoyages gagnent en popularité partout sur le globe.

Le 23 février 2017, les Nations unies « déclarent la guerre » au plastique dans les océans et visent l’élimination du microplastique et du plastique à usage unique d’ici 2022. Le 15 septembre 2018, le World Cleanup Day, la première journée mondiale de collecte de déchets, rassemble plus de 18 millions de personnes dans 157 pays. Ces initiatives semblent donner quelques idées originales à des entreprises touristiques de tous les horizons.

En mer

À la suite du tollé médiatique suscité par la multitude de débris en mer, plusieurs s’immiscent dans la problématique. Avec Project Aware, les plongeurs de partout sur la planète peuvent admirer la beauté des fonds marins tout en collectant les déchets trouvés. Une des initiatives de l’organisation, Dive Against Debris, invite les amateurs à se procurer un sac en filet et des gants arborant son logo pour nettoyer leur environnement. À ce jour, plus de 50 000 plongeurs de 114 pays y ont participé.

À Amsterdam, la compagnie Plastic Whale transforme des excursions nautiques en activité de pêche. À bord d’un bateau, une dizaine de touristes munis de filets et de cannes à pêche espèrent prendre à leur hameçon le plus de déchets possible. Plastic Whale fabrique ses embarcations à partir des prises annuelles et fait construire des meubles avec les matières restantes. Cette activité contribue à l’acceptabilité sociale du tourisme dans la ville et génère des retombées environnementales positives pour la communauté locale.

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Source : Plastic Whale

D’autres organisations conduisent leurs bateaux jusqu’à des berges plus lointaines, ensevelies d’objets abandonnés. C’est une promesse d’aventure qu’offre la fondation canadienne Ocean Legacy avec ses populaires Cleanup Expeditions, partout sur le globe. L’accès privilégié à de magnifiques endroits reculés est attrayant pour les clients. L’organisme a déjà amassé plus de 68 000 kg de déchets.

L’initiative 4Ocean, fondée par deux Californiens, organise des collectes massives en bordure des plages. Les fondateurs rassemblent la communauté de surfeurs et fabriquent des produits promotionnels à partir du plastique trouvé sur les berges. La vente de bracelets et de bouteilles représentant des espèces menacées leur fournit une autre source de financement.

Sur terre

L’organisme GoEco élève le niveau de l’offre avec de longs séjours (de 1 à 12 semaines) axés sur l’entretien des milieux protégés. GoEco a reçu une mention honorable pour une activité aux îles Galapagos, où chaque jour, les participants expérimentent un avant-midi de nettoyage et un après-midi d’activités. Avec des partenaires locaux, My Green Trip propose des expériences similaires, qui mêlent plaisir et corvées.

En montagne, l’organisme High Altitude Mountain Cleaners, fondé par un alpiniste québécois, invite les randonneurs à collecter les déchets durant leur ascension. Même si les pratiquants de plein air portent attention à la protection de la nature, nombreux sont les bombonnes de propane vides ou les emballages de barres énergétiques trouvés par les excursionnistes aux abords des sentiers. Avec le mot-clic #ClimbItButCleanIt, l’objectif n’est plus de laisser sa trace au sommet, mais de nettoyer celles des autres.

En ville

Le plogging, qui vient du mot suédois plocka upp (qui signifie ramasser) et du mot jogging, consiste à mettre dans un sac des débris trouvés durant une course à pied. Des organismes comme GoPlogging invitent les coureurs à se regrouper pour nettoyer des quartiers londoniens. Ces initiatives gagnent en popularité en milieux urbains. En 2019, Marseille accueillera la première compétition de ramassage de déchets en Europe. 

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Source : Pexels, Daria Shevtsova

Au Québec

Bien que l’offre de grands nettoyages ne soit pas encore développée au Québec, quelques initiatives témoignent d’un bourgeonnement récent. Le programme « Ma propre plage » de Stratégies Saint-Laurent invite les membres de la communauté à entretenir les plages près de chez eux. L’organisme Ciel et Terre propose également des collectes annuelles en bordure du Saint-Laurent. Des partenariats avec de tels organismes pourraient bénéficier à l’industrie touristique québécoise. Selon le dernier rapport statistique du ministère du Tourisme, le Québec recevait en 2016 autour de 1,2 million de millénariaux.

Toutes formules confondues, ces initiatives promettent une expérience à l’image des tendances actuelles : se rapprocher des locaux, créer un impact environnemental positif ou encore rencontrer d’autres voyageurs.

Et vous, organisez-vous des collectes de déchets dans votre région?

 

Source image à la une : Unsplash

 

 

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Gestion Tourisme durable

Comment mesurer ses pratiques sociales?

Lors du Rendez-vous des festivals, événements et attractions touristiques qui s’est tenu le 9 avril dernier, la SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS).

Cet outil standardisé d’autoévaluation, de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance. Ceux-ci se calculent automatiquement autour de douze enjeux relatifs aux pratiques sociales des festivals et des attractions.

 

Les voici :

  1. Gestion responsable ;
  2. Gouvernance participative ;
  3. Épanouissement et qualité de vie du personnel (RH) ;
  4. Qualité de vie de la population et du milieu ;
  5. Épanouissement des visiteurs ;
  6. Participation sociale et reconnaissance du milieu ;
  7. Engagement de l’organisation auprès de sa communauté ;
  8. Accessibilité ;
  9. Identité et mise en valeur culturelle du milieu ;
  10. Promotion de la diversité ;
  11. Créativité et innovation ;
  12. Consommation responsable.

 

La version bonifiée propose plusieurs changements, dont l’ajout et la segmentation de certains indicateurs de performance.

Ce modèle d’évaluation permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. En prenant conscience des actions déjà en place et des enjeux sociaux, les festivals et les attractions peuvent se donner de nouveaux objectifs et établir des stratégies plus performantes tout en développant des pratiques plus durables.

Les festivals, événements et attraits intéressés par le MEPS peuvent le commander en ligne sur le site de la SATQ-FEQ.

Source de l’image à la une : Pixabay

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Tourisme durable

Environnement et musée : protéger le passé et le futur

Depuis déjà plusieurs années, de nombreux secteurs de l’industrie touristique prennent un virage vert. Que ce soit l’hôtellerie, les festivals ou les stations de ski, leurs initiatives sont davantage connues des consommateurs et deviennent parfois des outils marketing. Mais qu’en est-il des musées ?

Les musées ont la possibilité de devenir des acteurs clés dans la lutte contre les changements climatiques et pour la protection de l’environnement. D’après le Conseil international des musées (ICOM), ils « peuvent améliorer la prise en compte du développement durable et contribuer à l’éducation sur les questions des changements climatiques en travaillant avec les communautés et en leur donnant les moyens de provoquer des changements pour garantir une planète habitable, la justice sociale et des échanges économiques équitables à long terme ». Voici quelques exemples de mobilisation du milieu muséal et des méthodes d’intégration de pratiques durables dans les organisations.

Avant que tout ne tombe à l’eau

Le Strawbery Banke Museum de Portsmouth, au New Hampshire, met en place des actions afin de prévenir la détérioration des fondations et du contenu de ses maisons patrimoniales, causée par des crues des eaux de plus en plus fréquentes. Depuis près de 10 ans, le musée, qui regroupe 8 jardins et 32 bâtiments historiques, collabore avec la Ville et l’Université du New Hampshire pour étudier l’impact de l’élévation du niveau de la mer dans le secteur. Le musée participe également au comité consultatif pour l’évaluation de la vulnérabilité liée aux changements climatiques dans le quartier historique de Portsmouth. La vidéo suivante présente l’état des lieux lors d’une crue majeure en 2017.

Source : YouTube

À la suite de nombreuses démarches, les responsables proposent maintenant plusieurs activités de sensibilisation et des conférences pour partager leur expérience avec différents membres de leur communauté. Par exemple, ils ont organisé un sommet en 2018 avec 12 autres organisations de l’État pour échanger des idées et des recherches sur les changements climatiques. Ils participent également à des ateliers sur le patrimoine bâti en apportant leur expertise pour la préservation des maisons historiques menacées par l’eau.

L’art au service de l’énergie durable

La Woodstock Art Gallery, en Ontario, a rapidement été conscientisée sur l’énergie durable. Une collaboration s’est établie entre elle et son fournisseur d’électricité, qui est aussi son voisin, pour sensibiliser la communauté et interagir avec elle sur la question des problèmes environnementaux, grâce à leur expertise respective. Par exemple, la galerie offre des programmes scolaires aux élèves de la région pour les initier à l’art et discuter des changements climatiques et du développement durable pendant leur visite.

L’union fait la force

Conscient de ses rôles et responsabilités, le milieu muséal s’organise afin de réduire son impact et de préserver la planète pour les générations futures. Voici quelques regroupements ou groupes de travail œuvrant pour la protection de l’environnement. Ils fournissent une panoplie de ressources et d’exemples de bonnes pratiques.

  • ICOM: groupe de travail sur le développement durable; aide les membres à contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable ainsi qu’à s’adapter aux changements climatiques. Le groupe de travail présentera ses recommandations lors de sa 25e conférence qui se tiendra à Kyoto, au Japon, en 2019.

Avant tout, mettre des efforts à l’interne

Un musée peut effectuer de nombreuses actions durables au sein même de son organisation. Cet aspect s’avère d’autant plus important dans un contexte de sensibilisation du public. Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Plusieurs institutions de la région Rhône-Alpes font des déplacements groupés et rassemblent leurs œuvres dans des réserves mutualisées afin de diminuer la fréquence des transports et réaliser des économies. Le Field Museum, à Chicago, a réduit son impact sur l’environnement et augmenté la qualité de l’air des lieux en remplaçant les nettoyants chimiques par de l’eau ionisée pour laver les vitrines d’exposition et les fenêtres du bâtiment.

Par où commencer ? 

Sarah Sutton, coauteure du livre The Green Museum: A Primer on Environmental Practice, estime que la première étape des institutions muséales pour protéger l’environnement consiste à faire un bilan carbone qui permettra de repérer les sources potentielles d’économie d’énergie. Elles peuvent visiter, par exemple, le site Carbonfund.org pour calculer l’empreinte carbone de leur organisation.

La Société des musées du Québec propose un guide sur l’écoresponsabilité. Il est possible d’y trouver des conseils pour la gestion des installations et des ressources humaines (efficacité énergétique, matières résiduelles, approvisionnement responsable, santé et sécurité, etc.), pour les expositions (conception, fabrication et chantier, démontage et deuxième vie) et pour les communications (internes, externes, designs graphiques et impressions).

Quels sont les gestes écoresponsables de votre musée?

 

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Produits et activités Tourisme durable

Mettre en valeur la diversité culturelle des quartiers

Touché par le rôle de terre d’accueil de sa région, le Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne, au sud de Paris, offre des tours guidés favorisant le partage interculturel et les rencontres entre les citoyens de ses quartiers.

Le projet Passeurs de culture, coordonné par l’organisme Bastina, repose sur des balades urbaines qui abordent le patrimoine et l’histoire d’un quartier caractérisé par une forte diversité culturelle. Ces circuits se distinguent par le fait que les guides sont des citoyens issus de l’immigration. Cela permet d’intégrer leur histoire et leur expérience personnelle dans l’activité. L’Université Paris Descartes et le Musée national de l’histoire de l’immigration sont partenaires des circuits.

Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Voyage – PME », en 2018, pour son caractère innovant et unique.

Ce type d’initiative constitue un autre bon exemple de la valorisation du territoire s’appuyant sur les habitants. Elle favorise également l’inclusion et les échanges avec les différentes communautés et la pratique d’un tourisme solidaire.

Une idée pour nos quartiers ?

 

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Tourisme durable Transport

Accéder à la nature en transport collectif

Le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air.

Reconnu pour ses attraits naturels, le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air, tel que le montre une étude de la Chaire de tourisme Transat.

Cependant, l’accès au territoire, plus précisément aux sentiers et aux lieux de pratique, représente un défi majeur. Selon les données du sondage de Vividata 2018, plus du quart (26,6 %) des résidents de l’île de Montréal n’ont pas de véhicule. C’est également le cas de 11 % de la population de la région de Québec. Voici quelques solutions d’ici et d’ailleurs qui facilitent le transport vers la nature en partant des centres urbains.

Différentes navettes, différentes offres de services

Une escale en Islande

En Islande, les navettes Destination Blue Lagoon ont été mises en place afin d’offrir la possibilité aux voyageurs de se rendre directement au Lagon bleu à partir de l’aéroport de Keflavik ou encore de la ville de Reykjavik. Cette option permet aux passagers en escale de visiter un attrait du pays qui aurait été autrement inaccessible. Une belle façon de faire découvrir sa destination grâce à une courte escapade et de semer l’envie d’y retourner.

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Source : Jeff Sheldon, Unsplash

Nana au service des Montréalais 

En fonction depuis juin 2016, Nana une start-up montréalaise de la cohorte des entreprises « incubées » 2018-2019 du MT Lab, a été créée dans le but de faciliter l’accès à la nature pour les touristes. Un service de navettes s’adressant aux voyageurs et aux résidents est offert depuis Montréal jusqu’à l’entrée des parcs et réserves sélectionnés. 

Partenaire de Nana, le réseau d’autobus Parkbus, fondé en 2010, propose une offre complémentaire ailleurs au Canada. Desservant à ses débuts la ville de Toronto, cette entreprise fournit aujourd’hui ses services à Vancouver, à Halifax et à Ottawa. Elle travaille actuellement sur un projet favorisant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

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 Source : Nana, la navette nature

Préservation de l’environnement : un incontournable pour la pérennité des activités 

Les entreprises et les organisations spécialisées dans le secteur du plein air sont de plus en plus nombreuses à sensibiliser leur clientèle à son impact sur l’environnement et à mettre en place des programmes assurant une saine gestion des ressources naturelles.

Détour Nature, excursions et sensibilisation 

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Depuis 2008, elle collabore avec Planetair afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit. Elle mise également sur la philosophie de Sans trace Canada et, à chaque sortie, sensibilise sa clientèle à l’importance de ne rien laisser sur son passage.

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Source : Fanny Beaulieu Cormier

Un système de navettes multiarrêts 

 Fervente défenseuse de la préservation des richesses naturelles de la vallée de la Bow, Banff a été la toute première municipalité du Canada à introduire un réseau d’autobus entièrement hybrides et électriques. Le service de navettes Roam propose différents arrêts tout au long de la journée, afin de faciliter la découverte des destinations avoisinantes telles que le lac Minnewanka, la ville de Canmore, le mont Tunnel et le mont Sulphur. Ces autobus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant. Il est aussi possible d’y transporter son vélo, ses skis, etc.

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Source : Roam Public Transit

Des stations de ski favorisent le transport en commun

Selon le rapport de la National Ski Areas Association, chaque année en Amérique du Nord, des millions de personnes visitent les stations de ski. Soucieuses de continuer à offrir des expériences de qualité, les stations de ski n’ont pas d’autre choix que d’instaurer des solutions pour préserver leur principal attrait : la nature.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Les personnes qui s’y rendaient en transport en commun bénéficiaient d’un rabais de 50 % sur leur billet de train et leur accès journalier.

En Utah, le programme Reducing Individual Driving for the Environment (R.I.D.E.) est un système de covoiturage créé par la station de ski Snowbird dans le but de réduire les émissions de carbone et la congestion routière. Depuis le début de l’année 2019, l’application du même nom est offerte. Cette dernière permet de cumuler des points à chaque déplacement enregistré et de profiter ainsi de divers privilèges. Ayant comme objectif de conscientiser et de responsabiliser, l’application indique à ses utilisateurs leurs économies de CO2, en direct sur leur téléphone intelligent. En 2018, ce programme a évité l’émission de 381 000 kilogrammes de CO2.

Les citoyens s’organisent 

Les citoyens s’engagent eux aussi et mettent sur pied diverses initiatives telles que le covoiturage et l’optimisation de l’utilisation du transport en commun.

Covoiturage Plein air Montréal est un groupe Facebook dont les membres peuvent proposer des sorties ou encore se joindre à des personnes possédant un véhicule pour une escapade. Fonctionnant sur le même principe, la plateforme québécoise Ski Covoiturage s’adresse plus particulièrement aux adeptes de sports alpins.

Aux États-Unis, OffMetro a été conçu par et pour des citadins souhaitant s’évader de la ville sans voiture. Son site Web regroupe des idées d’activités facilement accessibles en modes de transports alternatifs comme le vélo, l’autobus, le bateau, etc.

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L’accès à la nature est un incontournable pour plusieurs Québécois et touristes désirant profiter des paysages de la belle province. Proposez-vous un service de transport en commun qui facilite l’accès à votre attrait ? Avez-vous pensé à élaborer un système de points dans le but d’inciter votre clientèle à réduire son empreinte carbone ? N’hésitez pas à vous inspirer des différentes solutions d’ici et d’ailleurs afin d’améliorer votre offre.

Source image à la une : Roam Transit

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Tourisme durable

Fermé aux touristes… ouvert aux « volontouristes »

Les Îles Féroé, un archipel du Danemark situé dans l’océan Atlantique Nord, gagnent en popularité auprès des touristes depuis quelques années. Ce territoire de près de 50 000 habitants et de 80 000 moutons connaît une croissance annuelle de fréquentation de 10 % depuis cinq ans ; il accueillait environ 100 000 visiteurs l’année dernière.

Les paysages spectaculaires et la nature intacte constituent les principaux attraits de cette destination. Pour préserver ces richesses et passer un message clair aux futurs voyageurs, l’organisme de marketing de la destination Visit Faroe Islands lance la campagne Closed for maintenance, open for voluntourism. Ainsi, l’accès aux îles sera interdit aux touristes lors du week-end du 26 au 28 avril, à l’exception des 100 voyageurs qui se seront inscrits à l’avance pour les travaux d’entretien. Le projet consiste à rassembler touristes et résidents pour créer et entretenir des sentiers, améliorer l’accès à certains lieux, installer des panneaux signalétiques, etc. En échange, les visiteurs seront logés et nourris. La vidéo suivante présente la campagne.

Source : Youtube

Lancée le 20 février, l’invitation n’a pas tardé à être entendue. Une brigade de 100 volontaires provenant des quatre coins de la planète s’est formée en quelques heures. Étant donné l’enthousiasme généré par ce projet sur les réseaux sociaux, Visit Faroe Islands annonce que l’initiative sera renouvelée l’année prochaine.

Voilà une campagne qui marque bien le positionnement des Îles Féroé comme destination touristique responsable, faisant appel du même coup à des voyageurs sensibilisés et adhérant aux valeurs qui animent un tourisme plus durable.

 

Image à la une : Visit Feroe Islands