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Tourisme durable Transport

Capsule – Amateurs de culture, covoiturez!

Le projet Covoiturage Pour Sortir, mis sur pied en partenariat avec l’Opéra de Lyon, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et la Région Rhône-Alpes, est une plateforme de covoiturage événementiel qui gagne en popularité. Après avoir introduit le concept des trajets domicile-travail avec le site covoiturage-grandlyon.com, le Grand Lyon encourage ses résidents et les gens des environs à opter pour le covoiturage lorsqu’ils assistent à un spectacle.

Les amateurs de culture qui se rendent à une représentation et ont des places libres dans leur véhicule peuvent les offrir à d’autres. Depuis 2012, grâce à un partenariat avec Sitra et l’Office du Tourisme et des Congrès du Grand Lyon, le site répertorie au-delà de 500 événements, et plus de 1200 personnes sont inscrites à ce jour.

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Source: Covoiturage pour sortir

Un mode d’emploi simple

Les usagers n’ont qu’à consulter le site Web ou encore l’application mobile pour chercher le spectacle auquel ils prévoient assister. Ils ont alors accès aux différentes offres et demandes de covoiturage déposées par les autres participants, et sont ensuite avisés gratuitement par messagerie texte lorsqu’une nouvelle possibilité correspondant à leurs critères s’offre à eux!

 

Source : Le covoiturage pour sortir

Les organisateurs d’événements peuvent quant à eux y annoncer leurs manifestations, si elles se déroulent sur le territoire du Grand Lyon, à condition de promouvoir ce service de covoiturage. Un mode d’emploi à leur intention est d’ailleurs disponible en ligne.

Dans le même ordre d’idées, l’Automobile Club d’Aix-en-Provence et du Pays d’Aix, qui est partenaire de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture, propose un service de covoiturage pour se rendre aux différentes manifestations culturelles. Des espaces de stationnement situés à proximité du lieu où elles se déroulent sont également prévus pour inciter les participants à se prévaloir de ce service. En avril 2013, plus de 17 000 personnes étaient inscrites.

Au Québec, des initiatives en matière d’écomobilité ont déjà vu le jour, notamment pour favoriser l’accès aux espaces naturels et aux régions rurales (lire aussi: (Éco)Mobilité vers les espaces naturels et les régions rurales). De nombreux sites de covoiturage existent, et certains d’entre eux, dont covoiturage.ca, offrent également un volet pour les organisateurs d’événements: congrès, réunions de grande envergure, salons, galas, etc. Les festivals montréalais Pouzza Fest et MUTEK ont recours aux services d’AmigoExpress. Selon le Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec, près d’un Québécois sur trois (31,2%) a partagé sa voiture avec d’autres personnes au cours de la dernière année. Une ouverture d’esprit qui donne lieu à de belles initiatives liées au développement durable!

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Produits et activités Tendances

Festival tout inclus ou version de luxe!

Face à une concurrence croissante, la majorité des organisateurs de festivals s’entendent sur la nécessité d’accroître la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs. À l’heure où sensiblement les mêmes têtes d’affiche font le tour des festivals, la programmation à elle seule ne suffit plus à conquérir le cœur des amateurs de musique. Que ce soit au niveau de l’accueil, de la nourriture et des services offerts sur le site ou encore de la sécurité, tous les points de contact avec la clientèle doivent être remis en question.

Certains promoteurs vont bien au-delà de ce concept d’amélioration continue et voient dans les exigences grandissantes des festivaliers une occasion de développer de nouveaux «produits» événementiels, comme les croisières musicales et les forfaits tout inclus, des tendances qui gagnent du terrain.

Un festival à la mer!

Le réputé Coachella Valley Music and Arts Festival d’Indio en Californie a lancé un concept original de croisière thématique, le S.S. Coachella, à bord du tout nouveau navire Celebrity Silhouette. Cette formule débutait en décembre 2012, avec des itinéraires en partance des Bahamas et de la Jamaïque. En plus des spectacles offerts à bord, les festivaliers pouvaient profiter de nombreux services et activités: piscines, spa, casino, magasinage, excursions, dégustations de vins avec certains des artistes invités, cours de DJaying, etc. Les repas, ainsi que le service aux chambres offert 24 heures sur 24, étaient également inclus dans leur forfait.

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 Source: Facebook. S.S. Coachella

D’autres exemples illustrent la montée en popularité de ce phénomène, dont 70000 Tons of Metal, la plus importante croisière heavy metal au monde. La prochaine édition, prévue pour janvier 2014, partira de Miami en Floride et offrira pendant quatre jours des prestations musicales d’une quarantaine de groupes.

La formule, alléchante pour les voyageurs ayant envie d’expérimenter un nouveau type d’aventure, constitue également une approche intéressante pour convaincre les artistes de prendre part au projet. Ces derniers, en plus de leur cachet, bénéficient d’une croisière et peuvent venir accompagnés de leur famille.

Musique électronique, heavy metal, rock and roll, country, opéra, à chaque genre musical sa croisière! Certaines formations, telles que le groupe Weezer, décident d’organiser la leur.

 

Vidéo: The Weezer Cruise

Si la plupart de ces croisières thématiques sont organisées par des festivals déjà existants, certaines compagnies de croisière sont à l’origine d’initiatives semblables. C’est le cas notamment du Cruisin Country en Australie, organisé par Cruiseco. Ces entreprises considèrent que la montée en popularité des festivals en mer est l’occasion d’attirer une nouvelle clientèle.

Forfait tout inclus

L’engouement pour les forfaits tout inclus gagne également l’industrie des festivals. Une entreprise basée à Londres, Festicket, propose des forfaits comprenant à la fois les laissez-passer, l’hébergement et le transport pour une panoplie d’événements. Certains extras sont également offerts: nourriture et boissons, paiement mobile, tente préinstallée, etc. L’entreprise, dont la mission consiste à rendre l’accès aux festivals aussi simple que le fait de réserver ses vacances en formule tout inclus, travaille jusqu’à présent en partenariat avec une quarantaine de festivals européens. Elle possède déjà 27 000 membres actifs, dont 73% proviennent du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne. Elle récolte 20% de commission sur chaque portion des forfaits vendus.

Une fois inscrits à ce service, les internautes peuvent parcourir le site en fonction d’une liste de festivals présélectionnés, ou encore selon le type de forfait qu’ils recherchent. Afin de les aider à choisir le festival qui correspond le mieux à leur profil, le site offre une mine de renseignements sur chaque événement: programmation, commentaires, playlists, etc. Une fois la réservation effectuée, le consommateur reçoit par courriel tous les détails concernant son itinéraire et la planification de son séjour.

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Source: Festicket

Un exemple de forfait pour deux personnes (445 euros chacune) incluant:

  • Deux laissez-passer pour le tout nouveau MORE Festival de Venise en Italie (donnant accès à quatre sites différents, soit un par soir);
  • Deux laissez-passer pour la Biennale de Venise;
  • Trois nuitées à l’hôtel San Moise, près de la Piazza San Marco, petits-déjeuners inclus;
  • Transport en vaporetto, pour les deux soirées ayant lieu sur les îles de San Servolo et Certosa.

En plus du volet destiné aux consommateurs, Festicket a développé une stratégie axée sur les organisations (B2B), en collaboration avec certains festivals qui peuvent désormais offrir ce type de forfait à même leur site Internet. C’est le cas entre autres du Camden Crawl Festival au Royaume-Uni, du Roskilde Festival au Danemark et du Monegros Desert Festival en Espagne.

De récents investissements vont permettre à l’entreprise de développer davantage sa plate-forme Web, d’étendre la gamme de produits offerts et d’investir davantage au niveau des ventes et du marketing afin d’accélérer son expansion en Europe.

L’union fait la force

Au Québec, certains festivals travaillent en étroite collaboration avec les hôteliers de leur région pour offrir des forfaits touristiques à leurs visiteurs, ou encore avec des attractions pour proposer des activités connexes. Le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue suggère par exemple plusieurs forfaits en vue de sa 31e édition en octobre 2013. Ceux-ci comprennent diverses options, telles qu’un dîner rencontre avec les invités du Festival, l’accès au souper d’ouverture ou à une soirée musicale, des billets de cinéma, l’hébergement, des cadeaux-souvenirs, et même le transport aller-retour en autobus entre Montréal et Rouyn-Noranda. En 2012, le Festival International de Jazz de Montréal a pour sa part connu une augmentation de 35% des ventes de forfaits touristiques et une hausse équivalente en ce qui concerne la participation aux activités touristiques comme… la Croisière Jazz!

La coopération s’avère généralement un gage de succès, non seulement pour l’événement en tant que tel mais également pour l’ensemble des acteurs touristiques de la région où il se déroule. Comme quoi pour faire face à la concurrence, tirer son épingle du jeu et attirer la clientèle touristique, il y a encore place à l’innovation!

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Tendances

L’authenticité: le point de vue du visiteur

Une étude de PGAV Destination, spécialiste en développement stratégique en tourisme, explore l’authenticité dans les attraits. Bien qu’il s’agisse d’un concept plutôt difficile à définir, parce qu’il peut être perçu différemment par chacun, la plupart (80%) des visiteurs soulignent qu’ils aiment découvrir des lieux qui sont authentiques. Mais au juste, qu’est-ce que l’authenticité?

Pour être qualifiée d’authentique, une expérience doit posséder cinq caractéristiques distinctes; elle doit être:

  1. unique: originale, artistique, inventive, spontanée;
  2. réelle: en lien avec l’histoire, la nature;
  3. humaine: sincère, digne de confiance;
  4. non commerciale: simple, pas fausse, pas clinquante, pas axée sur le «faire de l’argent à tout prix»;
  5. sociale ou émotionnelle: permet de se sentir proche de sa famille ou de ses amis.

Les visiteurs d’attraits mentionnent qu’à leurs yeux, les meilleurs exemples d’authenticité se trouvent dans des lieux où un événement réel — historique — s’est déroulé (68%) et dans des espaces naturels intouchés par l’Homme (53%). Ils soulignent aussi les attraits, sites ou lieux qu’on ne trouve nulle part ailleurs (34%) (voir le graphique 1). Le lien émotionnel semble également important puisque plus de 4 visiteurs sur 10 ont indiqué que cet aspect de l’expérience la rendait plus authentique.

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Bien que les voyageurs préfèrent les «vrais» attraits, cela ne les empêche pas de visiter toutes sortes d’attractions pour leurs vacances familiales. Plus de la moitié de ceux qui indiquent préférer des expériences réelles/authentiques ont visité un parc thématique (54%), un casino (50%), un musée (61%), un zoo (61%) ou un aquarium (58%).

Une grande majorité (81%) des visiteurs qui ont vécu des expériences authentiques lors de leurs vacances ont affirmé que ces expériences les ont amenés à voir la destination de manière plus favorable (25%) ou beaucoup plus favorable (56%). De plus, ces visiteurs ont une meilleure perception des destinations qu’ils considèrent «authentiques», ils en tirent une plus grande satisfaction et sont plus enclins à y retourner. Être authentique: voilà une bonne manière de fidéliser sa clientèle!

Source:

PGAV Destinations. «Real Potential. The Power of Authenticity to Reposition Your Destination», 2009.

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Enjeux Faits et chiffres Gestion

Le calcul des retombées économiques: où en sommes-nous?

Lors du Symposium sur les mesures de performance et les contributions du tourisme organisé par la Chaire de tourisme Transat en septembre dernier, Larry Dwyer, professeur à l’Australian School of Business de l’université de New South Wales, expert reconnu mondialement, a dressé le portrait des outils de mesure du tourisme et de l’économie. Sébastien Gagnon, de la Direction des statistiques économiques et du développement durable de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), a présenté le modèle intersectoriel du Québec et Jean-Marc Bergevin, président du Bureau d’études stratégiques et techniques en économique a exposé les pratiques utilisées au Québec.

Les principaux outils d’analyse du tourisme et de l’économie: définitions, forces et limites

Calculer l’importance économique du tourisme s’avère un exercice complexe. Il existe tout de même d’importants outils qui permettent de le faire; le choix dépendra du contexte. Voici les quatre approches présentées par M. Dwyer: retombees_economiques_image1

  1. les mesures de rendement, la principale étant les dépenses des touristes par séjour et par nuitée. Ces mesures permettent de mieux orienter les efforts de marketing en déterminant l’importance des divers marchés, mais elles ne permettent pas d’évaluer l’impact économique. Il s’agit d’un outil limité, mais qui revêt une certaine importance pour les PME;
  2. le compte satellite du tourisme (CST) permet d’analyser en détail tous les aspects de la demande de biens et de services qui provient des visiteurs et de décrire les interactions qui existent entre cette offre et les autres secteurs économiques. Il fournit des informations importantes sur les effets directs (mais pas indirects) de la consommation, ainsi que la valeur ajoutée des industries touristiques et des autres industries qui les servent, comme le transport aérien ou terrestre et l’hébergement, entre autres. Fait non négligeable, le CST favorise les comparaisons inter industries et pays et il peut aussi être développé à un niveau régional, ce qui est le cas en Australie où chaque État ou territoire possède un compte satellite, mentionne M. Dwyer. Retenons que le CST mesure la contribution du tourisme à l’ensemble de l’économie et non son impact;
  3. l’analyse d’impact économique retrace les flux de dépenses associés à l’activité touristique pour identifier les changements qui en résultent dans certaines variables économiques comme les ventes, la production, les revenus fiscaux gouvernementaux, le revenu du ménage, la valeur ajoutée et l’emploi. L’analyse d’impact économique requiert l’utilisation d’un modèle pour projeter les effets directs, indirects et induits de la demande sur l’économie de la province. Celui présenté par M. Dwyer est le Computable General Equilibrium (CGE). Ce modèle montre que les effets de la croissance du tourisme ne peuvent pas être prévus a priori. Il admet donc la création de scénarios à partir d’hypothèses («si») qui seront développés afin que les décideurs puissent mieux comprendre les effets économiques des différents changements qui affectent l’industrie touristique. Le modèle CGE peut donc évaluer l’impact de crises comme le SRAS, d’événements spéciaux tels que les Jeux Olympiques ou de certaines politiques économiques.
  4. l’analyse coûts-bénéfices (ACB) est la plus complète des techniques d’évaluation économique. Il s’agit d’un processus systématique qui vise à identifier et à évaluer les coûts et les avantages d’une proposition (projet, programme, politique) en termes monétaires. L’ACB est particulièrement importante dans l’évaluation des politiques touristiques, des programmes, des règlements ou des projets de développement, car il existe souvent un compromis clair entre les avantages économiques et les coûts sociaux. Ainsi, les projets touristiques qui pourraient être économiquement avantageux peuvent être rejetés en raison de leur environnement défavorable et de leurs impacts sociaux. L’analyse coûts-bénéfices favorise donc l’utilisation efficace des ressources. Elle encourage une prise en compte claire de la véritable valeur ajoutée d’une proposition, en se concentrant sur les avantages nets supplémentaires.

Mieux comprendre le modèle intersectoriel de l’Institut de la statistique du Québec

Sébastien Gagnon présente en détail le modèle intersectoriel du Québec (MISQ) qui vise à mesurer les impacts de l’ensemble des dépenses touristiques réalisées au Québec. Cet instrument permet:

  • de quantifier l’effet de certains changements réels, anticipés ou hypothétiques relatifs à l’économie québécoise comme ceux attribuables au secteur touristique;
  • d’estimer la valeur ajoutée, l’emploi et les importations à partir de différents types de dépenses, aussi appelés chocs;
  • d’estimer les revenus des gouvernements sous forme d’impôts et de taxes et les parafiscalités payées par les travailleurs salariés;
  • de classer les impacts dans la chaîne de production selon qu’ils se retrouvent dans le secteur directement simulé (effets directs) ou chez les fournisseurs de ce dernier (effets indirects). Retombees_economiques_image2

Les résultats produits par le modèle découlent de chocs liés à différents types de demandes initiales. Leur fiabilité est en étroite relation avec la qualité de l’information qui alimente le modèle.

Une analyse d’impact économique rigoureuse repose également sur la capacité d’interpréter les résultats obtenus en fonction des limites et des hypothèses inhérentes au MISQ; parmi ces limites:

  • le modèle ne prend pas en considération la notion de temps. C’est un modèle statique, une photo;
  • il ne permet pas de régionalisation;
  • les relations intersectorielles et les parts de marché sont fixes et indépendantes du niveau de production des secteurs d’activité;
  •  il ne calcule pas les effets induits.

Pour plus de détails concernant le MISQ, vous pouvez consulter ce document.

Les études d’impact économique, de la théorie à la pratique

Retombees_economiques_image3Comme le soulignait M. Bergevin, dans l’industrie touristique, l’étude d’impact économique vise souvent à orienter ou à justifier l’utilisation de fonds publics en permettant d’apprécier l’impact de dépenses sur certaines variables économiques.

Il s’agit en fait de calculer les impacts économiques qui n’auraient pas eu lieu dans la région, n’eut été de la tenue du festival et de l’événement (F&E). Ces impacts découlent des dépenses financées par de l’argent neuf, soit celui qui est dépensé dans la région par les visiteurs centrés, c’est-à-dire ceux dont le voyage s’est effectué en raison du F&E à l’étude. Ainsi, les dépenses des visiteurs dont le voyage n’a pas été motivé par le F&E à l’étude ne doivent pas être prises en compte dans le calcul des retombées économiques. Malheureusement, la méthodologie la plus utilisée au Québec inclut aussi la moitié des visiteurs venus partiellement pour le F&E. Elle comprend aussi toutes les dépenses d’organisation, qui elles, devraient se limiter à celles financées par les revenus associés aux dépenses des visiteurs centrés (p.ex. : les billets de spectacle). Cela fait en sorte que les décideurs disposent d’une information inadéquate pour mesurer la véritable contribution d’un festival ou d’un événement. M. Bergevin souligne à grand trait le besoin, pour la province, de mettre sur pied un guide méthodologique, reconnu et appliqué par tous, pour le calcul des impacts économiques.

 

Sources:

– Présentations dans le cadre du Symposium sur les mesures de performance et les contributions économiques du tourisme de la Chaire de tourisme Transat, Montréal, 24 septembre 2012:

– Bergevin, Jean-Marc. «Impact économique – théorie et pratique au Québec»

– Dwyer, Larry. «The calculation of economic spin-offs: an essential exercise, a necessary evil or a bubble waiting to burst?»

– Gagnon, Sébastien. « Le modèle intersectoriel du Québec»

  
Cliquez pour visionner les conférences:
 
Symposium 2012 – Les contributions du tourisme: des modèles et des méthodes de calcul revisités

Symposium 2012 –Le calcul des retombées économiques, où en sommes-nous: un exercice vital, un mal nécessaire ou un ballon à dégonfler?

Lires aussi:

Lessard, France. «Les entreprises touristiques au cœur du développement économique − cahier du participant au Symposium sur les mesures de performance et les contributions économiques du tourisme», 2012.

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Tendances

La tendance cash-less gagne l’industrie touristique

Payer un séjour hôtelier, un repas dans l’avion ou une consommation lors d’un festival à l’aide de son téléphone intelligent, d’un bracelet ou d’une simple empreinte digitale, voilà des pratiques qui voient le jour dans l’industrie touristique. La dématérialisation des devises (cash-less) transforme la façon dont les consommateurs achètent leurs biens ou s’engagent auprès d’une marque ou d’une entreprise. Selon la firme Parks Associates, on estime qu’un total de 100 millions de dollars a été transigé via paiement mobile en 2011, un chiffre qui devrait atteindre les 50 milliards d’ici 2014.

L’avancée rapide de la technologie pour paiements mobiles explique certes le gain en popularité de cette tendance, identifiée par la firme Trendwatching. On a d’ailleurs observé de nombreux développements en ce sens au cours des dernières années, et ce, tant chez les sociétés de cartes de crédit que les fournisseurs d’appareils mobiles, les banques ou les développeurs de technologies. Même le géant Google est entré dans la mêlée en octobre 2011 avec l’introduction du Google Wallet, une application visant à transformer le téléphone intelligent en un véritable portefeuille virtuel.

Source: Youtube

Le paiement mobile se définit comme une méthode de paiement alternative aux cartes de crédit, espèces et chèques. La transaction entre deux parties se faisant via le terminal mobile, elle peut s’effectuer sous plusieurs formes:

  • par messagerie texte (par exemple avec l’aide de codes à barres 2D);
  • par facturation directe sur le compte mobile de l’utilisateur;
  • par web mobile (par exemple via les sites mobiles ou les applications);
  • par la technologie NFC (near field communication ou communication par champ proche) où une puce permet l’échange de données sans fil avec les lecteurs électroniques NFC situés dans les commerces.

Le paiement biométrique est arrivé dans l’hôtellerie

Au Ushuaïa Ibiza Beach Hotel, les visiteurs n’ont plus besoin de transporter ni cartes, ni portefeuille pendant leur séjour. Toutes les installations de l’hôtel sont équipées de dispositifs de reconnaissance qui permettent de payer pour les différents services, de réserver et d’accéder aux événements, et ce, à l’aide de simples empreintes digitales. L’hôtel utilise la technologie PayTouch, un système de paiement biométrique conçu pour lier la carte de crédit d’une personne à ses empreintes digitales. Tout au long de son séjour, le client peut suivre ses transactions en ligne, de même qu’accéder à un système de récompenses offertes par l’hôtel. La sécurité associée à un tel système de paiement est fort avantageuse en raison de la nature unique des empreintes et de la réduction des risques associés à la perte ou au vol de cartes lors du séjour.

Source: Youtube

Bientôt dans un aéroport près de chez vous?

Dans l’industrie de l’aviation, la technologie NFC suscite beaucoup d’intérêt et pourrait avoir des répercussions sur les façons de voyager. À l’été 2012, une phase test a été lancée à l’aéroport de Toulouse afin d’expérimenter cette technologie auprès d’une cinquantaine de voyageurs d’affaires.

Ainsi, de l’accès au stationnement où sera mémorisée la localisation de leur véhicule, au paiement des billets, en passant par l’enregistrement des bagages, à l’achat de consommations durant le vol, les passagers peuvent franchir les différentes étapes de leur parcours à l’aide de leur téléphone.

Des applications pour paiements mobiles

Certaines entreprises optent pour le développement d’une application de paiement mobile. Par exemple, Stationnement de Montréal lançait, en juin 2012, son application «P$ Service mobile», qui permet d’acquitter sa note à l’aide d’un téléphone intelligent. L’application est donc l’équivalent de la borne de paiement, mais au bout des doigts. Une fois le paiement effectué, le client reçoit instantanément un courriel ainsi qu’une alerte par messagerie texte ou courriel, lorsque la période payée est échue.

Payer avec l’aide d’un bracelet

Si les festivaliers transportent habituellement beaucoup de liquidité lors de leur passage à un événement, cela pourrait changer grâce aux technologies de paiement mobile. Au Royaume-Uni, les visiteurs du Wireless Festival peuvent dorénavant payer avec un simple glissement de bras, grâce au PayBand, une carte prépayée de 250 livres sterling prenant la forme d’un bracelet et pouvant être utilisée à toutes les stations désignées. Ce système permet aux organisateurs une plus grande efficacité à tous les points de vente tout en réduisant considérablement les files d’attente.

Source: Youtube

Pour une prestation de services personnalisée

Les paiements mobiles effectués à l’aide de la technologie NFC offrent aux entreprises la possibilité de collecter des données permettant une myriade de possibilités de promotions personnalisées, basées sur le profil des utilisateurs et leur historique d’achats. En mars 2012, une collaboration a été annoncée entre l’Office de tourisme et des congrès de Marseille (OTCM) et la société ADELYA, spécialiste de la fidélisation fondée sur les technologies NFC, pour créer une carte touristique sans contact qui permettra aux touristes d’accéder aux transports en commun de même qu’aux différents attraits touristiques. Avec cette nouvelle city-pass, l’OTCM suivra en temps réel les déplacements et les prestations consommées par les visiteurs. Ces informations pourront être utilisées par la suite à de multiples fins: pour adapter l’offre globale en fonction des saisons et des préférences des visiteurs, pour renforcer le lien avec ceux-ci ou pour l’envoi d’offres ou de messages personnalisés.

 

On le constate, les paiements mobiles offrent de nombreuses possibilités afin de personnaliser et de faciliter l’expérience client. Ces méthodes nécessitent toutefois des investissements majeurs et il convient pour les gestionnaires d’analyser les différentes options en fonction des objectifs établis et du niveau de service souhaité.

 

Sources:

– «NFC grew rapidely in 2011, Berg Insight Reports», Nfcme.com, 12 juin 2012.

– «Toulouse: la technologie NFC à l’essai auprès des voyageurs d’affaires», Voyages-d-affaires.com, 22 mai 2012.

– «La ville de Marseille adopte le city-pass NFC», LeMondeInformatique.fr, 30 avril 2012.

– Evans, Tara. «An incitement to splash out or the future of paying ? Wireless Festival wristband lets you spend up to £250 with the swipe of an arm», Newsrt.co.uk, 15 mai 2012.

– «At Ibiza hotel, biometric payments let guests pay with fingerprint», Springwise.com, 11 juin 2012.

– PhoCusWright. «Mobile hits the mainstream : Leisure and business traveler trends», janvier 2012.

 – Lévesque, Ève. «Une nouvelle application mobile pour payer», JournalDeMontreal.com, 27 juin 2012.

– Vouillon, Clément. «M-Paiement: Introduction et définition», 8 septembre 2010.

– «Les 12 tendances de consommation incontournables pour 2012», Trendwatching.com, consulté le 30 juillet 2012.

 

Sites Internet:

Ushuaïa Ibiza Beach Hotel

Wireless Festival

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Ailleurs dans le monde Marketing

Les pratiques de gestion des médias sociaux par le secteur événementiel

L’importance accordée aux médias sociaux par les organisateurs d’événements se confirme; en effet, d’après une étude menée par la firme Amiando, 78% prévoient même accentuer leur implication. Cette forme de marketing relationnel permet à un festival, notamment, de maintenir la communication avec les visiteurs tout au long de l’année. Elle semble même s’harmoniser avec les activités sociales en ligne de plusieurs festivaliers. Qu’est-ce que les visiteurs publient en ligne lorsqu’ils sont sur le site d’un festival? Comment faire partie de la conversation? Et si on structurait les pratiques de gestion pour mieux mesurer les retombées?

Les médias sociaux comme outil de marketing

Amiando a interrogé près de 1000 organisateurs de festivals et d’événements de tous genres provenant d’Europe (70%), des Amériques (10%) et d’ailleurs dans le monde (20%). Selon le sondage, une majorité d’organisateurs considère que l’usage des médias sociaux est assez important (37%), voire très important (35%) pour des fins de marketing (voir le graphique 1). De tous les réseaux, les plus utilisés sont Facebook (84%) et Twitter (61%), suivis par Xing (46%), YouTube (42%) et LinkedIn (41%). La popularité de Facebook et de Twitter se ressent aussi par la volonté de plus du tiers des répondants à vouloir approfondir leurs connaissances de ces plateformes. Bien qu’il se classe au sixième rang des plus employés, Google+ semble un peu moins connu; 36% y sont actifs et 40% souhaiteraient obtenir plus d’information à son sujet.

 

 

Les objectifs des organisateurs en ce qui concerne les médias sociaux couvrent différents aspects. La notoriété de l’événement et de la marque figuraient en tête des priorités de 70% des organisateurs (voir le graphique 2) et plus de 50% estiment avoir déjà atteint ces objectifs.

 

Le manque de temps constitue la principale raison qui freine la majorité des organisateurs d’événements (54%) à utiliser tout le potentiel des médias sociaux. Le manque de personnel ainsi que les difficultés à mesurer les résultats sont également pointés par le tiers de ceux-ci.

Cinq tactiques sur les médias sociaux pour promouvoir un festival

  1. Structurer les plateformes utilisées pour mieux mesurer les retombées: créer une page sur Facebook et sur Twitter ainsi qu’un hashtag (le symbole #), de même qu’une page sur d’autres réseaux pertinents pour le festival. Choisir et configurer un outil analytique (par exemple Google Analytics) avec votre blogue, votre site Web et vos pages sur les médias sociaux.
  2. Miser sur un contenu de qualité et mettre en ligne du matériel que le lecteur voudra partager à son tour: information exclusive, photos, vidéos, jeux, concours, invitation à un événement spécial, etc.
  3. Se concentrer sur les éléments de la programmation suscitant le plus d’intérêt: des numéros hors du commun, des artistes de renom, un moment clé du festival. Créer un buzz autour des points forts de l’événement.
  4. Faire durer la conversation, avant, pendant et après l’événement: sortir graduellement la programmation, mettre en ligne des campagnes interactives afin d’échanger avec la communauté, publier des extraits de vidéos et des photos suite au festival, répondre aux commentaires, etc.
  5. Incorporer des composantes sociales mobiles sur le site du festival: intégrer des codes QR sur le matériel promotionnel permettant d’accéder à du contenu pertinent (billetterie en ligne, information sur les lieux de spectacles, etc.), identifier le site ainsi que des lieux clés du festival sur Foursquare afin que les participants puissent «s’enregistrer», offrir une zone sans fil dans laquelle les festivaliers pourront par exemple mettre en ligne des photos prises sur le site ou mettre à jour leur statut.

Le cas du festival Oxegen en Irlande

Le festival Oxegen est un important événement musical européen. Suite à son édition 2011, la firme O’Leary Analytics a mesuré l’impact de la présence de ce festival irlandais sur les médias sociaux pendant la période du 1er au 12 juillet 2011. Au total, les activités de près de 200 000 fans ont été examinées sur Facebook et 34 000 mentions ont été analysées.

La journée ayant connu la plus forte présence en ligne fut celle du 6 juillet (voir le graphique 3), soit deux jours avant le début officiel du festival; cela s’explique par la diffusion d’un concours sur les ondes d’une chaîne de radio de Dublin. Pour gagner des billets, le public devait «retweeter» (RT): «I want to go to Oxegen this Friday with the number 1 Oxegen station #spin1038 – RT».

 

Twitter a sans contredit été la plateforme la plus utilisée pour parler du festival (voir le graphique 4); près de trois conversations sur quatre se sont déroulées en moins de 140 caractères. Au cours de la période évaluée par O’Leary Analytics, les administrateurs de la page Facebook ont publié du contenu à 114 reprises, soit moins de dix fois par jour. En moyenne, chaque élément publié a suscité 31 commentaires et 117 mentions «J’aime».

 

Les commanditaires ont également fait l’objet de mentions, principalement ceux ayant commandité une scène, tels que 2FM, Vadafone, Heineken, Red Bull et Hot Press. L’application pour iPhone a aussi favorisé l’usage des médias sociaux une fois sur le site.

 

 

Source: iTunes

Enfin, être actif sur les médias sociaux ne signifie pas uniquement d’y avoir un profil. Cela implique le développement et l’animation d’une communauté, la mise sur pied et l’application d’une stratégie et enfin, l’ajustement des pratiques basées sur une analyse des résultats. Ne négligez pas cette dernière, elle pourrait bien orienter vos prochaines actions et devenir un argument de taille lors de vos futures négociations avec vos partenaires et commanditaires!

Commentaire – Dr Peter Bolan

Dr Peter Bolan, Directeur de l’International Travel and Tourism Management à l’Université d’Ulster, Irlande du Nord.

Dr Peter Bolan est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en géographie, de maîtrises en gestion du tourisme et en tourisme électronique et d’un doctorat sur la motivation, l’authenticité et le déplacement dans le tourisme lié à l’industrie cinématographique. Ses domaines d’intérêt et ses spécialités incluent le tourisme lié à l’industrie du cinéma et des médias, le commerce électronique, les médias sociaux et les applications mobiles dans le secteur touristique. Dr Bolan participe actuellement à un projet financé par l’Union européenne qui vise à créer la prochaine génération d’applications mobiles qui fourniront de l’information sur différentes attractions touristiques.

Médias sociaux et festivals/événements

La technologie est en constante évolution et a une énorme incidence sur le monde des affaires. Elle joue un rôle primordial dans le secteur du tourisme où les gens s’attendent à être en mesure d’utiliser la dernière technologie pour réserver leurs vols, leur hébergement, leurs places au restaurant ou acheter des billets et des laissez-passer pour des attractions et des événements. Le seul fait de faciliter cette façon de faire par Internet et sur les sites Web traditionnels ne suffit plus. Selon Weber (2009, 3) « Apprendre à commercialiser des produits sur le Web social exige l’adoption d’une nouvelle façon de communiquer avec un auditoire dans un environnement numérique ». Cela pose des défis aux personnes intéressées du secteur des festivals et des événements, mais crée également d’innombrables possibilités. Les planificateurs et organisateurs d’événements dans le secteur du tourisme doivent faire appel aux médias sociaux populaires s’ils désirent réussir dans le marché concurrentiel d’aujourd’hui.

De plus en plus, le succès exige d’interagir dans les médias sociaux avec les festivaliers et les participants aux événements et même de créer des applications mobiles (apps) que les touristes peuvent utiliser depuis leur téléphone intelligent. La commercialisation sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.) est désormais une excellente façon de maximiser la visibilité d’un festival ou d’un événement à peu de frais, et même gratuitement. Toutefois, il s’agit d’un modèle d’affaires et d’une méthode qui diffèrent de la commercialisation sur les sites Web traditionnels. Dans le domaine des sites Web traditionnels, on accorde souvent la même importance à la conception et au contenu. Dans les médias sociaux, la conception n’a que peu d’importance, c’est le contenu qui compte et la participation du consommateur. Les sites Web traditionnels sont conçus pour «attirer l’attention» du consommateur, alors que les médias sociaux visent à «prêter une attention» au client. Il est primordial de prendre conscience de ces différences fondamentales sur le plan de la commercialisation et des affaires en ligne.

Pour ce qui est de mesurer le succès généré grâce aux médias sociaux, de nombreuses entreprises commettent la même erreur. Elles utilisent souvent le nombre de fans ou de followers comme principal indicateur. En fait, cela est plutôt inutile. À moins qu’ils ne publient régulièrement, commentent et soient présents sur le média social et que l’entreprise réponde également et fasse participer le client, rien ne nous permet d’établir que ces fans et ces followers font une différence importante. Les internautes peuvent devenir fans de la page Facebook d’une entreprise et ne plus jamais la consulter. On peut alors affirmer que ce ne sont pas les fans qui comptent, mais plutôt ce que vous faites avec eux.

Un autre facteur important est de ne pas se limiter à une seule forme de média social. Combiner une page Facebook avec Twitter, utiliser Flickr, diffuser des vidéos en temps réel et télécharger une courte vidéo sur YouTube peut mener à un véritable succès et procurer une expérience multidimensionnelle et une plateforme de communication aux festivaliers et participants à un événement. C’est la combinaison de ces différents médias sociaux plutôt que l’utilisation d’un seul ou de deux médias de façon isolée qui peut véritablement permettre de maximiser le succès et de bien exploiter le paysage Web 2.0.

Ouvrage de référence:

Weber, L. (2009) Marketing to the Social Web: How Digital Customer Communities Build Your Business, 2e édition, Londres, Wiley. F

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Produits et activités

La valorisation d’une destination touristique par l’aménagement floral

Les fleurs et les plantes contribuent à l’embellissement des villes, des maisons et des lieux touristiques. L’aménagement floral au sein d’espaces publics ou privés est un prétexte au spectacle ou à l’animation, mais permet surtout la revitalisation et la consolidation de l’attractivité touristique du lieu. En étant une composante des jardins et des espaces verts, comment peut-il accroître l’attrait d’une destination?

Qu’est-ce que le tourisme des jardins?

Le jardin est, par définition, un espace intérieur ou extérieur clôturé, où l’on cultive des végétaux. Cependant, cette analyse considère uniquement les aménagements de fleurs et de plantes. Le caractère éphémère du jardin permet un perpétuel renouveau et incite à la créativité, associant ainsi l’art à cette pratique. Différents segments de clientèle sont attirés par ces offres, que ce soient des jardiniers amateurs ou professionnels, des adeptes de tourisme culturel, de loisirs ou tout simplement des amoureux de la nature. Produit d’appel ou de soutien, le thème du jardin est bel et bien intégré dans l’offre touristique et revêt différentes formes.

Les jardins floraux

Certains jardins ont une renommée internationale, tels le Sissinghurst Castle Garden en Angleterre, les jardins Butchart en Colombie-Britannique, le Kirstenbosch au Cap, en Afrique du Sud, la récente High Line de New York, ou encore le jardin Majorelle au Maroc. Au-delà de ces quelques attraits, il existe des milliers de jardins publics et privés. En France, 40% des 1 000 jardins ouverts au public seraient privés. Le Québec recèle aussi de nombreux trésors, tels que les Jardins de Métis et le Jardin botanique de Montréal. Selon les données 2012 de Print Measurement Bureau, ce dernier a été visité par près de 9% des Québécois âgés de douze ans et plus au cours des douze derniers mois.

Sources: Sissinghurst Castle Garden, et Kirstenbosch

D’importantes associations se sont donné comme mandat de promouvoir les jardins. La Royal Horticultural Society recense actuellement 370 000 membres dans le monde. Elle organise des événements floraux, encourage les labels de qualité, les villes fleuries, mène des campagnes pour le jardinage à l’école, etc. Une autre association, Jardins sans Limites, regroupe des jardins de la France, de l’Allemagne et du Luxembourg, et propose de courts séjours incluant des visites de plusieurs jardins. Enfin, l’Association des jardins du Québec a pour mission de développer et de promouvoir les jardins ouverts au public.

Les Gîtes de France proposent une catégorie gîtes au jardin, qui inclut plus de 300 chambres d’hôtes et de 1 200 locations de vacances, tenues par des personnes souhaitant partager leur passion. À titre d’exemple, lors d’un séjour à l’un des écogîtes de Baugnac, les clients peuvent suivre un parcours pédagogique composé de 14 bacs de fleurs et de plantes.

Source: Gîtes de Beaugnac

Des labels pour la reconnaissance de l’expression florale

La Corporation des Fleurons du Québec a depuis 6 ans instauré un programme de certification, qui attribue aux 350 municipalités participantes de 1 à 5 fleurons, selon leur embellissement horticole et paysager (voir la photo ci-dessous). Cette classification existe aussi à l’échelle nationale et est gérée par l’organisme Collectivités en fleurs, qui en est à sa 18e édition. Il évalue entre autres l’action environnementale, la conservation du patrimoine, la foresterie urbaine, l’aménagement paysager et floral, ainsi que l’implication communautaire de la Ville.

 

Source: Ville de Maniwaki

Le label Villes et Villages Fleuris est très populaire en France, puisque plus de 3 800 communes ont été certifiées en 2010. Créé il y a plus de 50 ans, il découle d’une volonté encore plus ancienne d’inciter les gares ferroviaires et les hôteliers à fleurir leurs infrastructures, afin de dynamiser l’activité touristique. Le Comité des Parcs et Jardins de France et le ministère de la Culture ont mis en place le label Jardin remarquable, pour «les jardins ouverts au public présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique». Il permet à ces jardins d’obtenir une signalisation routière spécifique.

Les retombées engendrées par ces labels sont nombreuses et touchent surtout l’amélioration du cadre physique. Selon un sondage Ipsos mené en 2011, les Français estiment que la qualité de vie est meilleure au sein des communes fleuries. De plus, 37% des répondants pensent que ce label constitue un élément pouvant déterminer le choix de leur séjour touristique.

Les routes touristiques

Reliant 19 jardins et 28 Collectivités en fleurs, la Route des jardins du Canada traverse le pays d’est en ouest. VIA Rail, le principal commanditaire, a établi une carte répertoriant les arrêts incontournables (voir la carte ci-dessous).

 Source: Canada Garden Route

Au Québec, Tourisme Gaspésie propose un Circuit jardins et ponts couverts; sur le site de Tourisme Lanaudière, il est possible de consulter le parcours Jardins et horticulture sur une carte interactive; à Montréal, l’organisme Sentier Urbain offre un circuit reliant huit jardins cachés au cœur de l’arrondissement de Ville-Marie, attirant chaque été 12 000 visiteurs. En plus de représenter des lieux d’apprentissage pour les enfants, ces jardins accueillent aussi des spectacles et des conférences.

Les festivals et événements

Festivals, expositions, événements, fêtes, conférences: les rassemblements ne manquent pas pour mettre à l’honneur les plantes et les fleurs! La plus grande exposition d’horticulture au monde, Floriade, a lieu chaque année aux Pays-Bas, où deux millions de personnes se réunissent. Son pendant canadien, Canada Blooms, se situe à Toronto (voir les photos ci-dessous). Selon l’American Bus Association, c’est l’un des 100 événements majeurs en Amérique du Nord.

 

Source: Canada Garden Route

Certains festivals, comme celui organisé par les Jardins de Métis, rassemblent des projets imaginés et réalisés par des architectes, des designers et des artistes de nombreux pays. Le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire, en France, est ouvert d’avril à octobre et propose un thème différent lors de chaque édition (voir les photos ci-dessous). Cette année, les créateurs disposeront d’une parcelle du parc afin de concevoir leur projet inspiré de la thématique «Jardins des délices, jardins des délires». Les Mosaïcultures Internationales, qui ont eu lieu deux fois à Montréal, sont un exemple de rayonnement touristique. L’événement, qui se veut un lieu d’inventions et de curiosités, a attiré 750 000 visiteurs en 2003 et revient en 2013 au Jardin botanique, sur le thème «Terre d’Espérance».

 

Source: Domaine Chaumont, Édition 2011

Enfin, les fleurs peuvent être le symbole d’une région. Leur éclosion est un véritable événement et suscite la curiosité des touristes qui se déplacent pendant cette période afin de les admirer, comme le mimosa sur la Côte d’Azur, les pommiers en fleur de la Montérégie, ou encore les tulipes des Pays-Bas.

 

L’Ontario semble accorder de l’importance au tourisme des jardins, puisque l’association Landscape Ontario organise tous les deux ans un congrès sur ce thème. Au Québec, malgré une baisse de la fréquentation dans les différents sites publics, l’intérêt de la part des entreprises et des institutions est bien présent. En témoignent le retour des Mosaïcultures Internationales de Montréal ainsi que la revitalisation du Jardin botanique dans le cadre du projet Espace pour la vie. L’offre de produits touristiques autour des jardins suit la croissance de la pratique de l’horticulture par la population. Elle est assez diversifiée pour être intégrée dans la stratégie marketing du Québec.

 

Sources:

– Bélisle, Sarah. «Un circuit-jardin au cœur du centre-ville», journaldemontreal.com, 10 août 2011.

– Canada Blooms. «Canada Blooms honoured among Ontario’s top events», communiqué de presse, mai 2010.

– CNW Telbec. «Les Mosaïcultures internationales reviendront à Montréal en 2013 sous le thème Terre d’Espérance», newswire.ca, 15 mars 2012.

– Origet du Cluzeau, Claude. «Vendre le tourisme des jardins», Économica, Paris, 2011, 152 p.

– Print Measurement Bureau. Étude PMB Printemps 2012, mars 2012.

– Villes et Villages Fleuris. «Les Français et les villes et villages fleuris», villes-et-villages-fleuris.com, 14 octobre 2011.

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Produits et activités Tendances

Principales tendances dans l’industrie des réunions d’affaires

Augmentation des coûts, diminution des budgets et accroissement du cycle de planification figurent parmi les principales tendances du secteur des réunions. Quant aux nouvelles technologies, elles joueront un rôle prépondérant dans la gestion des événements. Coup d’œil sur les prévisions 2012.

Adieu la réservation de dernière minute

Pour la première fois depuis des années, il semble que les réservations de dernière minute, souvent à moindre coût, n’aient plus la cote en 2012. En effet, compte tenu de la reprise économique, les réservations hôtelières sont à la hausse, et la demande pourrait même surpasser l’offre, ce qui engendrerait une augmentation des prix. Dès lors, les chasseurs d’aubaines devront se tourner vers des marchés à forte capacité d’accueil.

Défis et menaces

L’accroissement des coûts représente le principal défi à relever cette année, selon les planificateurs américains indépendants et ceux du milieu associatif qui ont répondu fin 2011 à un sondage de Meeting Focus sur les tendances dans l’industrie des réunions. Les sondés issus des entreprises et du secteur public pensent plutôt qu’ils devront faire face à une diminution de leur budget (voir le graphique 1). L’économie demeure la plus grande menace de l’industrie pour la majorité des répondants (69%), loin devant les réunions virtuelles, qui semblent n’inquiéter presque personne (4%). D’ailleurs, près des trois quarts n’en planifieraient pas en 2012.

 

Croissance du nombre de réunions et d’événements: des avis partagésTendances_reunions_graphique1

Près de la moitié des répondants affirment que le nombre de réunions d’affaires et d’événements demeurera identique à celui de l’année dernière. Toutefois, les planificateurs du secteur public sont un peu moins optimistes: environ le quart d’entre eux prévoient une diminution du volume de réunions pouvant atteindre 10%.

Allongement du cycle de planification

La durée moyenne du cycle de planification, soit la période s’échelonnant entre le début du processus de réservation et la signature du contrat proprement dit, s’étend sur sept à douze mois pour la majorité des planificateurs (voir le graphique 2). La proportion de répondants dont le cycle de planification est plus court (d’un à trois mois) a diminué de 1,3% en 2011 par rapport à 2010. À l’inverse, la proportion de ceux dont le cycle de planification varie de quatre à six mois et de sept à douze mois a respectivement augmenté de 4,3% et de 3,6% au cours de la même période.

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Tendances technologiques

Corbin Ball, consultant, auteur et conférencier spécialiste des technologies liées aux événements et aux réunions d’affaires, a dévoilé les principales tendances pour 2012, dont:

1. Les outils Internet gratuits ou à bas prix seront utilisés pour les événements et les salons

De nombreux outils Web gratuits ou à très faible coût ont fait leur apparition pour faciliter le travail des professionnels, entre autres:

  • des bases de données gratuites en ligne (Cvent Supplier Network);
  • des plans de salles d’exposition et des outils de vente (Floorplangenie.com);
  • un large éventail de médias sociaux pour la promotion d’événements (Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube, WordPress, Flickr, SlideShare, etc.);
  • des outils gratuits de vidéoconférence en haute définition (Skype, Google+ Hangouts);
  • des outils gratuits de collaboration (Google Documents et join.me);
  • des milliers d’applications de voyages gratuites ou à bas prix pour aider les professionnels et les participants.

2. La technologie mobile séduira le milieu événementiel

Au cours des deux prochaines années, les outils mobiles que sont le téléphone intelligent et la tablette numérique serviront couramment à la gestion des événements. Ils présenteront de nombreux avantages, dont:

  • l’enregistrement et le paiement en ligne;
  • la diffusion de toutes les informations concernant l’événement (horaire, programme, contenu écrit et vidéo des conférences, etc.) et leur accès en temps réel;
  • un accès facilité par des cartes interactives, des plans de salles ou la géolocalisation;
  • un environnement plus vert grâce à l’élimination du papier;
  • un réseautage amélioré grâce à des applications spécialisées (Pathable ou Dub Events), aux trois grands réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter et LinkedIn, et aux applications de géolocalisation comme Foursquare, Gowalla et Facebook Places;
  • une rétroaction en temps réel grâce à des enquêtes et à des sondages;
  • une réduction des coûts et de nouvelles sources de revenus de commandite et de publicité;
  • une meilleure analyse des résultats, puisque les applications mobiles permettent un excellent suivi des activités des participants;
  • etc.

3. La communication de champ proche fournira une connectivité et des services simplifiés

La communication de champ proche (near field communication ou NFC) permet le transfert d’informations entre plusieurs terminaux compatibles (téléphones mobiles, ordinateurs portables, tablettes numériques, etc.) sur une très courte distance (quelques mètres). Dans le cas des événements, la NFC accélérera et simplifiera:

  • la billetterie électronique;
  • l’échange électronique de cartes de visite;
  • le paiement par carte de crédit;
  • la collecte des informations concernant la conférence et d’autres documents numériques.

4. Les réseaux sociaux et les blogues serviront d’outils de promotion et de gestion des événements

Selon Corbin Ball, voici de quelles manières les principaux réseaux sociaux serviront l’univers des réunions et des événements:

  • Twitter. Il est déjà largement répandu. L’utilisation d’un mot-clé (hashtag) encourage les participants à échanger de l’information avant, pendant et après l’événement. Les planificateurs devraient annoncer le mot-clé à l’avance pour accroître son emploi.
  • Blogues. Les outils gratuits (comme WordPress) peuvent servir à créer des blogues d’événements afin d’augmenter la fréquentation. Pourquoi ne pas demander aux conférenciers d’ajouter des commentaires sur leur séance et inviter des blogueurs influents à l’événement?
  • SlideShare. Cet outil permet le partage des présentations des conférenciers.
  • YouTube. L’un des outils les plus prometteurs pour promouvoir un événement. Une image vaut mille mots, et une vidéo vaut peut-être mille images. Elle est certainement plus convaincante que des pages Web ou des brochures entières de texte! Quelques conseils pour l’utilisation de YouTube:
    • encouragez vos conférenciers à réaliser une courte vidéo (pas plus de trois minutes) décrivant leur séance et invitez-les à la télécharger sur YouTube;
    • créez un lien ou intégrez ces vidéos sur le site Internet de votre événement;
    • activez les commentaires et les options de partage.

 

Somme toute, plusieurs experts entrevoient l’année 2012 avec optimisme, malgré une hausse des coûts. Ils comptent sur une participation accrue aux événements et aux réunions, car les gens accordent de plus en plus d’importance aux rencontres en face à face. Et vous, qu’en pensez-vous?

 

Lire aussi:

Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

Congrès et affaires en 2011: reprise et vigilance

Pour optimiser le réseautage face à face

 

 

Sources:

– Ball, Corbin. «12+ Meetings Technology Trends to Watch for 2012», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Ball, Corbin. «iPads and Other Tablets: New Mobile Options for Events and Trade Shows», Corbin Ball Associates, consulté le 18 avril 2012.

– Ball, Corbin. «The Business Value of Mobile Apps for Meetings», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Davidson, Tyler. «2012 Meetings Market Trends Survey», Meetings Focus, janvier 2012.

– Duncan, Gayle et Alissa Hurley. «How to Engage Your Audience», Meetings Canada, 30 novembre 2010.

– Noble, Grail. «Using Technology to Reach Attendees», Meetings Canada, 20 juin 2011.

 

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Produits et activités

L’industrie nautique lorgne les touristes

 

Au Québec, le tourisme nautique regroupe une multitude d’intervenants et d’activités sur l’ensemble du territoire et a le potentiel d’intéresser diverses clientèles. Certaines stations nautiques tentent d’ailleurs de réinventer leur offre pour séduire de plus en plus de touristes. Festivals, journées familiales, défilé de voiliers, toutes les excuses sont bonnes pour aller jouer dans l’eau! Voici un rapide survol de l’offre et de la demande d’un secteur plus que prometteur.

Une industrie qui se prend en main

Afin de favoriser la concertation des intervenants du secteur nautique au Québec et dans le but de promouvoir les activités auprès d’un plus large public, l’Association maritime du Québec (AMQ) a mis de l’avant plusieurs initiatives. Mentionnons l’instauration de Québec Stations Nautiques, de la certification Éco-marina et du programme d’évaluation de la qualité des marinas. (Lire aussi: C’est le temps de naviguer)

Québec Stations Nautiques

Le concept de Québec Stations Nautiques s’inspire du réseau France Stations Nautiques. Implanté dans la province Tourisme_nautique_image1depuis 2007, ce programme permet de regrouper l’ensemble des fournisseurs de services et des produits nautiques. En se dotant d’une image commune, les entreprises et organismes augmentent ainsi leur portée promotionnelle. L’objectif ultime est d’augmenter la notoriété du secteur, tant auprès de la population locale que de la clientèle touristique. À ce jour, huit stations nautiques ont été créées sur le territoire québécois et d’autres sont présentement en processus de développement.

Certaines stations nautiques ont tenté d’instaurer une offre touristique innovante. En voici d’ailleurs quelques exemples.

La Station nautique Rive-Sud, réseau de navigation de plaisance situé entre Sainte-Catherine et Verchères, organise en ce moment une journée d’activités rassemblant tous les types d’embarcation (à rames, à voile ou à moteur). Ce concept s’inspire de la grande Vogalonga en Italie, qui tenait sa 37e édition en 2011. Cette fête maritime italienne a rassemblé quelque 6000 rameurs dans près de 1650 embarcations.

 

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Source: Venicexplorer

Par la mise sur pied d’un événement similaire, la Station nautique Rive-Sud souhaite promouvoir les différents fournisseurs de services nautiques de son territoire, augmenter la notoriété des activités nautiques auprès d’un plus grand nombre de personnes et amener la population à se réapproprier les plans d’eau. Ce projet, encore embryonnaire, devrait voir le jour en 2012.

À l’occasion des célébrations de Lévis en 2011, la Station nautique Québec-Lévis a tenu l’événement Prends la vague. La programmation de la journée était axée sur des activités nautiques pour une clientèle familiale: course de voiliers téléguidés, cours d’initiation à la voile, course à obstacles pour bateaux à moteur, tours de voiliers pour les enfants, etc. Le clou de l’événement était sans aucun doute la parade des flambeaux, où 60 voiliers ont illuminé les rives entre le parc Saint-Laurent et la traverse de Lévis.

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Source : Lévis Célébration 2011

En Montérégie, la journée Les îles à la rame est le plus important rassemblement de canots, de kayaks et de rabaska au Québec. Accompagné de musiciens, on y explore les Cent Îles du Lac Saint-Pierre à travers un parcours de 16 kilomètres. Cette activité se veut une promotion de la pratique d’activités nautiques ayant peu d’incidence sur l’environnement et s’adresse aux pagayeurs de tous les niveaux. Selon les organisateurs de l’évènement, 750 personnes y participent en moyenne chaque année.

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Source : Sorel Tracy Magazine

La marina du Club nautique de La Tuque, en Mauricie, organise chaque été quelques activités centrées sur le nautisme: tournoi de pêche, course de canots et, depuis 2008, parade de bateaux illuminés. C’est à l’occasion du traditionnel Noël du campeur que le club nautique invite les plaisanciers à décorer leur embarcation et à participer à cette parade, qui se termine autour d’un feu de camp accompagné de musique festive.

La Ville de Comox, en Colombie-Britannique, organise chaque année un festival nautique autour de sa marina. Ce festival de trois jours a lieu lors de la longue fin de semaine de la fête de la Colombie-Britannique. Pouvant plaire à une clientèle familiale, cet événement offre des activités variées: pêche de la barbotte, joute sur canoë, concours de construction de petitsnavires, course de bateaux-dragons, mascottes, magiciens, maquillage, parade d’animaux artisanat et feux d’artifice.

Du côté de la demande

Selon les données du Print Measurement Bureau (2011), près de 10% de la population québécoise a fait une excursion en canot au moins une fois dans les 12 derniers mois, soit 684 000 personnes. Cette activité aurait été plus populaire auprès des Québécois que le bateau à moteur (631 000), l’aviron (49 000), la voile (168 000) et la planche à voile (61 000). Pour les usagers ayant pratiqué l’activité plus de trois fois au cours des 12 derniers mois, il est intéressant de constater que le canot et le bateau à moteur récoltent respectivement 4,3% et 4,7% d’adeptes québécois.

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À l’été 2011, l’AMQ a réalisé une étude afin de déterminer le profil des plaisanciers en visite dans les marinas. Malgré le petit échantillon de cette étude, on peut en dégager certaines observations. En effet, plus de la moitié de cette clientèle, presque exclusivement québécoise, a participé à des activités touristiques, telles que des visites culturelles ou des activités de plein air, et a passé au moins une nuit à la marina.

Bien que le Québec possède près d’un demi-million de lacs, des milliers de rivières et l’un des plus majestueux fleuves au monde, le tourisme nautique demeure à ce jour une activité de niche. Les efforts réalisés par les différents fournisseurs de services pour structurer cette industrie porteront sans doute leurs fruits. Soulignons que parallèlement à ces initiatives, les travaux du comité performance permettront de faire connaître le fleuve Saint-Laurent à l’échelle internationale. Dans ce cas-ci, il y a gros à parier que le passé ne sera pas garant du futur!

 

Sources :

Association maritime du Québec

Célébrations Lévis 2011

Comox Nautical Days

Fête du nautisme

Îles à la rame

– Paquin, Pierre-Louis, «Des bateaux colorés pour le Noël du campeur», L’Écho de La Tuque, 25 juillet 2010.

Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

– Print Measurement Bureau, 2010 et 2011

Québec Stations Nautiques

Station Nautique Rive-Sud

– SorelTracy Magazine, «Les îles à la rame fêtent leur 10e anniversaire le 26 juin», Sorel Tracy Magazine, 6 juin 2011.

– Tourisme au Québec, Étude sur les marchés potentiels, Association maritime du Québec, août 2011.

– Tourisme Sorel-Tracy, Les Îles à la rame, consulté le 3 février 2012.

Vogalonga

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Marketing

Quel est le meilleur moment pour promouvoir un festival?

La question n’est pas de savoir si l’on doit promouvoir ou non un festival, mais plutôt à quel moment on doit le faire. Selon des chercheurs de l’Afrique du Sud, la promotion devrait idéalement s’effectuer 3 à 4 mois à l’avance et prendre en considération les principales motivations qui sous-tendent la participation à un tel événement. Cette conclusion est le résultat d’une étude présentée lors de la 61e Conférence de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme (AIEST), qui s’est tenue à Barcelone du 28 au 31 août dernier.

Le cas du Klein Karoo National Arts Festival

Le Klein Karoo National Arts Festival (KKNK) est l’un des plus populaires et des plus importants festivals d’arts de l’Afrique du Sud, mais il subit un accroissement continu de la compétition; le pays recense plus de 300 festivals. Cette surabondance entraîne un déclin dans la vente des billets depuis 2004, ce qui met en péril la pérennité de l’événement.

Par conséquent, afin d’augmenter les ventes, les dirigeants du KKNK ont voulu savoir quel était le meilleur moment pour promouvoir le festival et y attirer les foules. Pour ce faire, ils ont fait appel à des chercheurs de la North-West University, qui ont mené une enquête auprès de 479 festivaliers de l’édition 2011 du KKNK, à l’issue de laquelle la clientèle a été segmentée en 2 groupes distincts en fonction de leur délai de planification. Le premier groupe, les «planificateurs», a décidé d’assister au festival plus d’un mois à l’avance (59% des répondants), alors que le second, les «spontanés», a pris sa décision moins de 30 jours avant l’événement.

Plusieurs différences existent entre les 2 segments, en ce qui a trait à leur comportement de voyage. Comparativement aux festivaliers «spontanés», les «planificateurs»:

  • passent plus de jours au festival, donc plus de nuitées dans la ville;
  • achètent un plus grand nombre de billets de spectacles;
  • ont des dépenses moyennes par personne plus élevées;
  • ont plus souvent assisté au KKNK;
  • utilisent l’hébergement commercial dans une large proportion, contrairement aux décideurs spontanés, qui sont plutôt des résidents locaux.

Cette étude fournit donc la preuve que les festivaliers qui projettent de participer à un festival plus d’un mois à l’avance représentent le segment le plus lucratif et le plus prometteur pour l’industrie des festivals. Si nous généralisons ces conclusions, nous pouvons affirmer que d’un point de vue touristique et afin d’assurer la rentabilité économique et la pérennité d’un festival, les responsables du marketing devraient favoriser le marché des «planificateurs» et promouvoir leur événement 3 à 4 mois à l’avance, comme le suggèrent les chercheurs. Comme cette clientèle est fidèle, une vaste campagne de marketing n’est pas nécessaire. Il est préférable de mettre l’accent sur le programme de l’événement. Quant à la clientèle locale, elle ne devrait pas être laissée de côté pour autant. Cela implique de réaliser une campagne publicitaire environ un mois avant le festival, puis de la poursuivre tout au long de l’événement pour assurer une bonne participation de ce groupe.

Quel message véhiculer?

Une meilleure connaissance des motivations des festivaliers peut fournir aux organisateurs et aux responsables du marketing l’information nécessaire pour concevoir des produits et des stratégies de marketing efficaces.

Dans le cas des festivals, les résultats de nombreuses études révèlent que la socialisation, l’évasion, la nouveauté et le plaisir de se retrouver en famille figurent au nombre des principales motivations pour assister à un tel événement (voir tableau 1). Le message publicitaire devrait ainsi s’attacher à démontrer ces bénéfices pour le festivalier.

Et comment le transmettre?

Jusqu’ici, nous possédons 2 éléments déterminants pour la mise en marché du festival, soit la période idéale pour commencer la promotion, et le message à transmettre en fonction des motivations et des intérêts des festivaliers. Il importe maintenant de savoir quel canal privilégier pour véhiculer ce message. Pour ce faire, voyons les principales sources d’information utilisées par les festivaliers. La variété de ces sources peut se diviser en 2 catégories. La première relève du bouche-à-oreille ou de l’expérience personnelle; la seconde découle des efforts de marketing.

Plusieurs études, dont celle de la North-West University, ont démontré l’importance du bouche-à-oreille et de l’expérience personnelle passée, lorsqu’il s’agit de décider ou non d’assister à un festival. Malgré cela, les médias exercent également un fort attrait auprès des festivaliers «planificateurs». En fait, les canaux promotionnels tels que la radio, la télévision, les journaux, les magazines, les affiches et les bannières sont tous importants pour faire connaître l’événement, mais ils n’agissent pas comme élément déclencheur, contrairement au bouche-à-oreille. De là l’importance de bien connaître sa clientèle pour satisfaire ses attentes, afin qu’elle recommande chaudement l’événement à ses parents et amis!

 

Sources:

– Chen, Pi-Ching. «Festivals: Predicting Attendance Intention With Decision-making Factors», Indiana University, mai 2011.

– Kruger, Martinette et Melville Saayman. «The Question is Not — to Promote or Not to Promote, but Rather When to Promote», présentation à la 61e Conference de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme, Barcelone, 28 au 31 août 2011.

– Lee, Choong-Ki, Yong-Ki Lee et Bruce E. Wicks. «Segmentation of Festival Motivation by Nationality and Satisfaction», Tourism Management, no 25, 2004, p. 61-70.

– Smith, Karen A. «The Information Mix for Events: A Comparison of Multiple Channels Used by Event Organisers and Visitors», International Journal of Event Management Research, vol. 4, no 1, 2008.

– Wamwara-Mbugua, L. Wakiuru et T. Bettina Cornwell. «Visitor Motivation to Attending International Festivals», Event Management, vol. 13, no 4, 2009, p.277-286.