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Segments de clientèles

Trois profils de touristes d’aventure

Les touristes d’aventure sont prêts à débourser plus pour une expérience unique et authentique. Selon une étude publiée en 2014 par l’Organisation mondiale du tourisme, ces voyageurs dépensent en moyenne 3000 dollars américains par personne pour un voyage de 8 jours. Il s’agit d’un segment en pleine croissance, souvent bénéfique à l’économie locale et sensible aux pratiques liées au tourisme durable.

Rappelons que le tourisme d’aventure se définit comme un voyage qui inclut au moins deux des trois éléments suivants : une activité physique, un environnement naturel, une immersion culturelle.

Trois types d’aventuriers

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait à l’été 2015 une étude de segmentation de ce marché. Trois segments, ou personnalités, émergent de cet exercice. Le tableau 1 résume leur portrait.

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Concrètement, que faire avec ces segments?

Pour illustrer la pertinence de l’exercice, l’ATTA a approché le centre de villégiature Northern Outdoors afin qu’il tire profit de cette segmentation. Le centre s’en est servi pour optimiser ses efforts marketing, pour développer une offre plus conséquente et pour exercer davantage de contrôle sur la répartition de sa fréquentation. Cette entreprise du Maine a confirmé la présence des trois types de personnalités de l’étude au sein de sa clientèle.

Le touche-à-tout

Cet aventurier butine d’une activité à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Il réserve peu de temps avant son séjour et cherche à expérimenter de nouvelles activités. Pour répondre à ses attentes, Northern Outdoors a développé un produit composé d’une randonnée matinale menant à une chute, d’un dîner à la microbrasserie du centre de villégiature et d’une excursion de pêche en après-midi. Pour promouvoir son offre auprès du touche-à-tout, Northern Outdoors est passé par une multitude de canaux en ligne et par les médias grand public en offrant des rabais à certains moments de l’année où la demande est moins forte.

L’habitué

Pour Northern Outdoors, l’habitué est celui qui fait des recherches minutieuses pour son voyage d’aventure. Il pose plusieurs questions lors du processus de réservation et est ouvert à prolonger son séjour si l’offre est suffisamment étoffée. Il démontre de la loyauté envers l’entreprise et s’aventure aussi en période hors-saison. L’habitué met davantage l’accent sur les spécificités liées à l’expérience plutôt que sur le prix.

Northern Outdoors a développé des produits à propos desquels des employés formés peuvent partager leurs connaissances avec l’habitué, par exemple en lui expliquant les différences techniques entre les trois rivières accueillant les excursions de rafting. Sur son site Web, des vidéos démontrent le débit d’eau en fonction de la date (voir ci-dessous). Il n’est d’ailleurs pas rare que l’habitué revienne plus d’une fois pour descendre chacune de ces trois rivières.

 

Le passionné

Selon les gestionnaires, le passionné est plus facile à cerner et plus difficile à remplacer. Ce client est loyal envers son activité et, souvent, il voyage dans différentes destinations tout au long de l’année afin de pratiquer son sport de prédilection. Dans le cas de Northern Outdoors, il s’agit des pêcheurs, des chasseurs et des motoneigistes. Selon l’activité, ils fréquentent le site à divers moments de l’année – printemps, automne et hiver –, des périodes qui correspondent à la basse saison pour le Maine.

L’entreprise réussit à combler les attentes du passionné en offrant une expérience client de haut niveau en matière d’activité, mais aussi d’hébergement et de restauration. Ces clients reviennent d’une année à l’autre et n’accordent que peu d’importance au prix. Northern Outdoors recourt aux agences de voyages et aux médias spécialisés pour les atteindre, mais le bouche-à-oreille demeure le moyen de communication le plus efficace pour s’assurer cette clientèle.

Le Canada dans la mire des aventuriers

L’étude de l’ATTA révèle des informations relatives au dernier voyage des aventuriers américains sondés, selon leur personnalité. Les séjours intérieurs sont les plus courants. Le Mexique est la deuxième destination d’aventure la plus prisée des touche-à-tout et des habitués, le Canada arrivant en troisième place. Les passionnés ont toutefois fréquenté le Canada en plus grande proportion que les autres, puisqu’il arrive alors au deuxième rang, suivi de l’Australie. Lorsqu’il est question du prochain voyage souhaité par les habitués et les passionnés, le Canada figure en deuxième position, après les États-Unis (voir le tableau 2).

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La randonnée et le camping à l’honneur

Les activités les plus pratiquées sont le backpacking (randonnée sac au dos) ou la randonnée pédestre et le camping, et ce, toutes personnalités d’aventuriers confondues. La pêche et l’observation des oiseaux sont aussi des activités populaires. À noter que le ski et la planche à neige figurent également parmi les principaux sports des aventuriers américains (voir le tableau 3).

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Comme le soulignent les experts de l’ATTA, ces données concernant les activités peuvent inspirer les entreprises en tourisme d’aventure qui souhaitent modeler leur offre pour l’un ou l’autre des segments. Par exemple, le touche-à-tout peut être intéressé par un plus grand éventail d’activités et des séances d’initiation, tandis qu’une demi-journée de formation à l’escalade pourrait attirer davantage l’habitué. Comme les trois profils ont une préférence marquée pour la randonnée pédestre et le camping, il peut être judicieux de proposer une déclinaison de ces produits. Pour le passionné, par exemple, il peut s’agir d’une longue randonnée ponctuée par deux nuitées de camping et incluant un service de transport de l’équipement.

Affaires et aventure?

Enfin, l’étude de l’ATTA révèle que 12 % des voyageurs d’aventure interrogés prolongent souvent leurs séjours d’affaires de quelques journées pour effectuer des activités d’aventure. En fait, ces voyageurs procéderaient ainsi lors de neuf voyages d’affaires sur dix! Il s’agit donc là d’une belle occasion de développer une offre qui facilitera la vie de ces aventuriers, par exemple en prêtant ou en louant de l’équipement de qualité, ou encore en s’associant à des congrès pour promouvoir ses services. Ces voyageurs américains sont à nos portes, offrons-leur de belles aventures!

 

Image à la une : © iStockphoto

 

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Hébergement

Revenir à la base… en offrant une bonne nuit de sommeil

Moins bien qu’à la maison

Les gens dorment habituellement moins bien à l’hôtel qu’à la maison. La piètre qualité des oreillers, le bruit de la rue ou du système de ventilation, l’inconfort du matelas, la lumière du jour ou encore la température et la qualité de l’air dans la chambre reviennent souvent comme éléments fautifs. C’est ce que révèle une étude norvégienne publiée à l’été 2015 et menée auprès de 2504 voyageurs.

Un autre sondage de la firme Gallup réalisé auprès de 13 515 voyageurs américains au début de 2014 révèle que les clients d’hôtel, toutes catégories confondues, sont prêts à payer beaucoup plus si on leur offre des services plus performants, comme un lit très confortable.

Ne pas lésiner sur la qualité des matelas!

Près de 17 % des voyageurs interrogés par les chercheurs de la Norvège déclarent que les matelas inconfortables sont la source de leurs mauvaises nuits à l’hôtel. Certains établissements l’ont bien compris. Au Peninsula Hotel de New York, par exemple, les lits sont composés de matelas faits à la main par la compagnie Savoir Beds, reconnue depuis 110 ans pour ses produits haut de gamme. Les clients de la chaîne Four Seasons Hotels and Resorts peuvent choisir le degré de fermeté du lit grâce à un surmatelas amovible. On note d’ailleurs les préférences du client dans son dossier pour ses prochains séjours dans un hôtel Four Seasons.

 Plusieurs chaînes d’hébergement économique misent sur la qualité de leurs matelas et de leurs oreillers pour se démarquer.

Mais l’accès au grand confort n’est pas le privilège des hôtels de luxe. Plusieurs chaînes d’hébergement économique misent sur la qualité de leurs matelas et de leurs oreillers pour se démarquer. C’est le cas de Tune Hotels, qui compte des établissements en Asie, en Europe et en Australie. Son offre est claire : « Great night’s sleep for a great price ». Leur marque de commerce repose sur le fait qu’ils s’approvisionnent en matelas, oreillers, couettes et literie de même calibre que ceux dont sont équipés les hôtels 5 étoiles.

Une_bonne_nuit_de_sommeil_image_1 Source : www.tunehotels.com

Au Royaume-Uni, le groupe hôtelier Premier Inn va plus loin avec sa garantie « bonne nuit » (Good Night Guarantee) ou argent remis. Des matelas et de la literie ultraconfortables, un choix d’oreillers, du personnel attentionné et sensibilisé à cette promesse de l’hôtelier envers sa clientèle, voilà l’offre de Premier Inn pour assurer une bonne nuit aux visiteurs. Voici la publicité de la chaîne :

 

                                               Source : YouTube

Pour appuyer cet engagement, le porte-parole du groupe Premier Inn, Lenny Henry, propose diverses astuces pour obtenir un sommeil réparateur. La vidéo est disponible sur le site Web de l’hôtelier.

Des experts en sommeil

Selon l’étude réalisée en Norvège, le quart des clients d’hôtel accusent notamment la mauvaise qualité des oreillers pour leur sommeil perturbé. Dans les hôtels haut de gamme, le menu d’oreillers n’est plus une nouveauté. Mais au Benjamin Hotel de Manhattan, à New York, une consultante du sommeil partage avec les employés quelques astuces pour qu’à leur tour, ils puissent conseiller les clients sur le type d’oreiller qui devrait leur convenir.

L’été dernier, l’hôtel londonien Corinthia lançait son programme Sumptuous Sleep Retreat, mis au point avec un expert du sommeil. Outre la chambre équipée d’un matelas fait à la main, ce programme comprend notamment le « sleep menu », qui est composé de plats riches en tryptophanes – acide aminé nécessaire à la synthèse de la mélatonine, l’hormone du sommeil – et des soins de spa conçus pour favoriser l’endormissement.    

Testé en laboratoire

Des hôtels font de cette recherche du sommeil réparateur leur cheval de bataille. Les grandes chaînes expérimentent des concepts dans leur laboratoire pour mettre au point LA chambre la plus douillette, celle qui offrira le meilleur sommeil au client et qui lui laissera un souvenir impérissable de confort inégalé. Starwood travaillait jusqu’à tout récemment à un design inspiré de la nature selon la thèse de la biophilie, où l’humain cherche fondamentalement à se trouver près de ce qui est vivant.

Un décor constitué de terrariums, de rideaux et de papier peint évoquant une canopée d’arbres est testé par des volontaires. Les designers croient que la simple présence de vert dans la chambre peut contribuer à susciter un sommeil apaisant. Si les résultats s’avèrent concluants, ce type de design pourrait se retrouver dans des établissements de la chaîne très bientôt. Parmi les autres idées expérimentées dans le laboratoire du Connecticut, mentionnons des tuiles de plancher lumineuses pour favoriser une meilleure visibilité la nuit, ou encore un système d’éclairage qui aide à rétablir le rythme circadien après un long voyage.

Des rideaux opaques, des chambres insonorisées, des options d’éclairage, une bonne circulation de l’air et le contrôle sur la température sont autant d’éléments clés qui permettront au client de maximiser ses chances de dormir sur ses deux oreilles. Le simple fait de séjourner hors de leur domicile peut générer de l’insomnie chez bien des gens… L’étude des chercheurs norvégiens démontre que dans la majorité des cas, le sommeil des clients s’améliore dès la deuxième nuit passée à l’hôtel. Encore faut-il les convaincre de rester!

Image à la une : © iStock Photo

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Marketing

Des campagnes marketing pour stimuler le tourisme intérieur

Pourquoi miser sur ces campagnes et comment le faire?

Déployer des efforts pour stimuler le tourisme intérieur en vaut le coup pour plusieurs raisons :

  • Il soutient l’économie régionale; ces voyageurs parcourent une variété de régions d’un pays ou d’une province, davantage que ne le font les touristes internationaux, qui s’en tiennent plus souvent à la visite de quelques icônes.

  • Il est vital à l’hébergement commercial, car nombre d’établissements ne pourraient maintenir un taux d’occupation suffisant sans les touristes du marché intérieur.

  • Il contre les effets de la saisonnalité. Puisqu’il s’agit plus souvent de courtes escapades, elles peuvent survenir à différents moments de l’année.

  • Il permet de générer des revenus et de développer une offre touristique en mesure d’attirer aussi des touristes internationaux.

Parmi les moyens dont disposent les destinations pour stimuler le tourisme domestique, mentionnons :

  • Des campagnes marketing : Que ces campagnes soient effectuées à l’échelle nationale ou régionale, il est important de bien connaître la clientèle visée et de lui proposer une expérience répondant à ses attentes. Les partenariats et les collaborations régionales s’avèrent parfois de bonnes stratégies pour atteindre les objectifs.

  • Les liaisons régionales : Il s’agit d’un enjeu important au Québec, car les distances à parcourir sont grandes et le transport aérien est coûteux.

  • Le soutien aux organisations régionales touristiques : Que ce soit sous le modèle actuel des associations touristiques régionales (ATR) du Québec ou une autre formule, le rôle de ces organisations dans le tourisme domestique est crucial. Elles connaissent bien leur territoire ainsi que les entreprises présentes, et elles peuvent communiquer l’esprit particulier des lieux. La cohérence de leurs actions avec la stratégie nationale établie demeure cependant essentielle. 

Exemples de campagnes marketing

Voici comment certaines destinations ont mis de l’avant leur offre touristique afin de séduire le marché intérieur.

La South Australian Tourism Commission (SATC) vise à augmenter ses recettes touristiques d’ici 2020. Ses trois campagnes marketing ciblent deux marchés, les résidents de l’État et les autres Australiens :

  • Barossa Be Consumed s’adresse principalement aux habitants de Sydney. Elle mise sur la popularité du tourisme culinaire et y positionne la destination comme une figure de proue. La campagne, mise sur pied en 2013, a eu une incidence considérable et a gagné un prestigieux prix au festival du film de Vienne.

 

South Australian Tourism – Barossa. Be Consumed from Jeffrey Darling on Vimeo.

Barossa. Be Consumed from My Barossa on Vimeo.

  • La campagne Adelaide Breathe vise à faire connaître la ville et ses environs. Cette autre excellente vidéo cherche à changer la perception des résidents des autres grandes villes australiennes en mettant l’accent sur la gastronomie et les festivals.

  • Best Backyard encourage les résidents de l’État à y prendre leurs vacances.

 

L’Afrique du Sud a lancé en 2013 la campagne Nothing’s More Fun than a Sho’t Left. L’objectif est de montrer à la population le plaisir qu’on peut retirer d’une escapade au pays. La campagne inclut des forfaits permettant de réserver des séjours dans l’esprit de la vidéo. Elle repose sur une démarche stratégique où l’on considère entre autres le fait que la population soit peu habituée à voyager.

Source et autres capsules publicitaires : Between 10 and 5

 

VisitEngland désire faire augmenter le nombre de Britanniques qui prennent leurs vacances au pays, contribuant ainsi à créer 250 000 emplois. La campagne Hall of Fame, créée par l’agence myclever™, a été diffusée sur les médias sociaux en 2014. Durant la première phase, les résidents étaient encouragés à partager leurs coups de cœur touristiques. Leurs principaux intérêts ont ensuite été établis et présentés dans le Hall of Fame. La campagne a rejoint plus de 6 millions d’usagers sur Facebook, reçu 1000 contenus par les fans et a compté 600 000 participants. Les comptes Facebook et Twitter de VisitEngland ont connu des hausses de leur fréquentation de 10 %, soit respectivement 20 000 fans et 10 000 abonnés de plus. Cette vidéo présente l’ensemble de la campagne. 

 

Aux États-Unis, le tourisme intérieur représentait 97 % des voyages effectués en 2013, soit 2,1 milliards de déplacements. Il pourrait atteindre 2,9 milliards en 2017, selon MarketResearch. Celui-ci est surtout stimulé par des campagnes réalisées par des États comme Pure Michigan et Utah Mighty 5 (cinq parcs nationaux).

 

Une campagne visant à stimuler le tourisme domestique au Pérou, Y tú qué planes, a gagné le prix Ulysse de l’Organisation mondiale du tourisme, récompensant l’innovation dans le domaine des politiques publiques et de la gouvernance en janvier 2015. Pas moins de 30 capsules vidéo invitent les différentes clientèles (familles, jeunes adultes, etc.) à vivre des aventures près de chez soi et proposent des forfaits. 

 

Northern Territory (NT), en Australie, cherchait une approche créative pour inciter la population à visiter la région. L’humour – et la peur de la mort – imprègne la campagne It’s about time… do the NT. Des individus parlent de gens qui « sont partis » et quelques secondes s’écoulent avant que l’auditoire comprenne qu’ils ne sont pas décédés, mais qu’ils sont plutôt partis visiter NT. On a voulu susciter un sentiment d’urgence. Le directeur du tourisme intérieur de la région explique que ce segment de marché ne prêtait pas attention aux publicités habituelles, et qu’il fallait l’intéresser d’une autre façon. Cette campagne s’adresse à ceux qui n’avaient pas planifié visiter le territoire.

 

… la nécessité d’adopter un ton différent pour s’adresser au marché domestique…

Ces exemples démontrent la nécessité d’adopter un ton différent pour s’adresser au marché domestique et de transmettre un message qui lui parle. Une fine connaissance de la clientèle est de mise. Selon vous, le Québec et ses ATR réussissent-ils à bien se vendre auprès des Québécois? Une campagne pancanadienne est-elle souhaitable?

 

Source de l’image à la une: Northern Territory

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Marchés géographiques

Commercialiser son offre auprès des clientèles chinoises

La Chine constitue le premier marché émetteur de tourisme international, tant en nombre de voyages qu’en budget de dépenses par voyageur. De ce fait, les Chinois et leurs professionnels de l’industrie touristique se retrouvent sollicités par de nombreuses destinations en quête de cette lucrative clientèle. Ces dernières années, les pays qui détiennent le statut de destination approuvée (SDA) par la Chine déploient des ressources considérables pour conquérir les voyageurs chinois, créent des stratégies pour mieux se promouvoir auprès de ce marché et développent des produits adaptés à leurs besoins. Dans ce contexte fort concurrentiel, il s’avère essentiel d’unir les efforts des intervenants québécois avec ceux des autres provinces afin de faire briller la destination.

Une industrie encore très réglementée

L’administration nationale du tourisme de Chine (China National Tourism Administration; CNTA) est l’organisme gouvernemental et national responsable de l’industrie du tourisme. La CNTA s’occupe entre autres d’autoriser les agences chinoises à offrir des forfaits de groupe à l’international auprès des voyageurs chinois et à agréer les agences réceptives dans les pays visités.

Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

À l’heure actuelle, des 24 900 agences de voyages présentes en Chine, seules 2151 sont autorisées à offrir des voyages vers l’extérieur du pays. Celles-ci sont principalement situées dans les régions de Beijing et de Shanghai, ainsi que dans les provinces de Guangdong, de Zhejiang et de Jiangsu. Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

Les agences réceptives spécialisées effectuent une grande proportion des ventes auprès de la clientèle chinoise. Pour être accréditées SDA, elles doivent d’abord avoir adopté des politiques et des méthodes de travail qui assurent d’offrir aux groupes de voyageurs chinois la meilleure expérience touristique possible. À destination, elles ont l’obligation de fournir des guides-accompagnateurs et du matériel d’information touristique en chinois. Au Canada, elles sont au nombre de 68, dont 5 au Québec.

Faire connaître l’offre canadienne et québécoise

Selon le programme annuel de veille touristique mondiale (VTM) sur la Chine de Destination Canada, les Chinois connaissent relativement peu le Canada. Il y a donc avantage à mieux informer ce marché à propos de l’offre touristique canadienne afin d’éveiller l’intérêt des voyageurs chinois et d’augmenter leur considération à venir au pays.

Lors du séminaire « Chine : mode d’emploi » organisé par le ministère du Tourisme du Québec, qui avait lieu à Montréal le 10 juin dernier, on a souligné l’importance de présenter et de proposer des expériences québécoises aux consommateurs et aux professionnels du tourisme chinois. Les principaux salons professionnels, congrès, bourses et événements médiatiques sur le tourisme constituent des rendez-vous incontournables pour commercialiser l’offre du pays. Parmi ces événements, mentionnons Rendez-vous Canada, qui aura lieu à Montréal en 2016, Showcase – Canada Asia, qui se tient à Shenyang, en Chine, cet automne et CITAP, qui se déroulera à Vancouver en décembre prochain.

L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle

Pour faire connaître l’offre touristique de la destination directement auprès des consommateurs chinois, Internet est l’outil par excellence. Les Chinois sont hyperconnectés et consultent régulièrement les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour planifier leurs voyages. L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle; la mise en valeur de l’offre doit donc passer aussi par ces canaux. Parmi les médias sociaux les plus utilisés, mentionnons Weibo, QQ, Youku, Douban et WeChat.

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Le marketing « à la chinoise »

Dans son document intitulé « Mode d’emploi Chine », le ministère du Tourisme du Québec présente huit astuces marketing visant à cibler les consommateurs chinois.

  1. Se faire connaître auprès des acteurs clés et établir une relation de confiance à long terme.
  2. Déterminer les tendances du moment en matière de tourisme et surveiller l’évolution de leurs préférences.
  3. Comprendre les consommateurs chinois et être attentif à leurs besoins.
  4. Avoir une présence sur l’Internet chinois et collaborer avec des entreprises qui comprennent la particularité des réseaux de ce marché.
  5. Utiliser un mélange de médias approprié.
  6. Créer un site Web en chinois et éviter de diriger les internautes vers des sites qui leur sont inaccessibles (p. ex. : Facebook, YouTube, Twitter).
  7. Être présent sur les médias sociaux chinois, car certains font davantage confiance à l’information trouvée sur ces plateformes qu’à celle véhiculée sur les sites Web d’entreprises.
  8. Raconter une histoire et miser sur le marketing de contenu.

Dans une analyse précédente, nous vous présentions les différents types de touristes chinois. Il s’avère important de bien comprendre que cette clientèle possède des profils multiples dont les besoins diffèrent et qui ne peuvent être rejoints d’une seule et unique façon. Maintenant que la liaison aérienne directe entre Montréal et Beijing est en exploitation, redoublons d’efforts pour faire rayonner la destination et attirer cette clientèle jusque dans nos sites et nos établissements!

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Gestion

Des partenariats financiers gagnants

À l’instar du ministère du Tourisme du Québec qui planche sur la révision de son modèle d’affaires et de gouvernance, les petites et moyennes entreprises peuvent réfléchir à l’échelle locale à des moyens d’augmenter leur performance. Les partenariats financiers se présentent comme une des solutions.

Atout France, l’Agence de développement touristique de la France, considère ces actions collectives comme des démarches de mutualisation. Elles peuvent être effectuées par des entreprises privées, des structures publiques ou bien par les deux réunies. Selon une étude réalisée par Atout France, la mutualisation représente un partage d’idées, de moyens, de ressources ou de compétences pour atteindre un objectif commun à un groupe. Les parties prenantes contribuent financièrement et doivent en retirer des bénéfices réciproques.

L’étude fait ressortir les intérêts de ces ententes pour les parties prenantes et détaille diverses initiatives dans l’industrie touristique; en voici quelques-unes.

La valeur ajoutée de la mutualisation

Dans le cadre d’un projet, la démarche de mutualisation présente de nombreux avantages :

  • partager les coûts (investissements, personnel, locaux, formation) et répartir les risques;
  • partager des compétences et des connaissances;
  • bénéficier des expériences mutuelles;
  • trouver de nouveaux clients ensemble;
  • résoudre des problèmes communs;
  • accroître la visibilité auprès des visiteurs.

Lorsque cette démarche rassemble des acteurs de différents secteurs économiques, d’autres avantages s’ajoutent :

  • créer un nouveau produit ou un service ensemble;
  • concevoir des offres originales et identitaires, sources d’innovation;
  • optimiser les ressources économiques sur le territoire.

L’intersectorialité apporte une valeur ajoutée aux partenariats financiers, tout comme la complémentarité des produits et des services 

L’intersectorialité apporte une valeur ajoutée aux partenariats financiers, tout comme la complémentarité des produits et des services. En effet, les touristes souhaitent découvrir une destination dans son ensemble, de la manière la plus fluide possible. Ainsi, les initiatives qui rassemblent des produits et des services différents placent les clients au cœur du processus de mutualisation.

Mutualisation des actions marketing

Dans l’industrie touristique, la mutualisation s’axe principalement autour d’actions marketing conjointes. Elles s’effectuent par la mise en commun de supports de communication (dépliants, achat de bannières publicitaires, etc.), de démarches commerciales (par ex. : participation à des salons), ou encore par des accords collectifs auprès de réseaux de distributeurs.

Plusieurs entreprises touristiques du nord de la France se sont regroupées au sein d’une association pour créer la Route 62. Le but est d’accroître leur visibilité et d’inciter les visiteurs à se rendre d’un site à l’autre. Elle propose la carte Avantages Route 62, qui permet de bénéficier de réductions et de privilèges dans chacun des attraits (prestataires de loisirs, hébergements, restaurants). L’association a créé un site Web et une brochure, participe à des salons et achète des encarts publicitaires dans des magazines. La mutualisation est animée et gérée par les membres, qui se partagent les actions à mener.

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Source : route-62

Mutualiser des ressources humaines et des compétences

De nombreuses démarches de mutualisation sont créées afin de professionnaliser les acteurs. Cela permet d’échanger des expériences et des bonnes pratiques, de partager la connaissance du territoire et des points de vue sur l’actualité du tourisme.

Le groupement d’employeurs RESO propose à ses membres d’embaucher des salariés en temps partagé

Le groupement d’employeurs RESO, issu d’une initiative d’hôteliers pour remédier aux aléas de l’emploi saisonnier dans l’industrie touristique, propose à ses membres d’embaucher des salariés en temps partagé. L’objectif est de créer des emplois à temps plein, de faciliter la gestion des ressources humaines et de fidéliser le personnel. De plus, les entreprises y adhérant, provenant de tous les secteurs de l’industrie touristique, sont aidées financièrement par les autres membres lorsqu’elles ont de la difficulté à payer un de ces salariés.

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Source : resoemploi.fr

Le réseau Tistra, qui regroupe des entreprises du secteur du tourisme industriel, scientifique et technique au Rhône-Alpes, est une association qui a été créée par le gouvernement français et la région. Un de ses objectifs est de favoriser l’échange de bonnes pratiques entre ses membres. Les salariés peuvent ainsi visiter gratuitement les autres sites du réseau une fois par année. De plus, Tistra organise des formations destinées aux salariés de ses membres portant sur différentes thématiques.

Mutualiser des moyens

La mutualisation de moyens passe par la mise en commun d’espaces de travail, d’une centrale de réservations, d’outils d’observation de la fréquentation touristique, etc.

La coopérative De Rue et De Cirque rassemble des acteurs des arts du cirque, de la rue et de la ville dans la région Île-de-France, et leur apporte un accompagnement logistique et financier en échange du partage des recettes de leurs spectacles. De plus, elle favorise la mutualisation des moyens entre ses membres : prêt et échange de matériel, listes de diffusion, organisation et montage en commun de spectacles en tournée ou lors d’événements culturels.

Le réseau Actes if réunit des lieux artistiques et culturels indépendants. Un de ses axes est constitué de la mutualisation d’un fonds de solidarité financière afin de faciliter le fonctionnement quotidien des lieux. Chaque membre dépose des sommes d’argent, considérées comme des « cautions », dans un compte bancaire commun. En retour, l’organisme de crédit accorde des prêts à court terme à taux avantageux ou une marge de crédit à faible taux d’intérêt.

Mutualiser pour établir une démarche de qualité

Une démarche collective de qualité s’inscrit dans les objectifs de certaines initiatives de mutualisation, comme c’est le cas de l’association Cévennes écotourisme. Elle regroupe près d’une centaine de professionnels du tourisme situés dans le parc national des Cévennes. Financée par les cotisations des membres et des subventions publiques, l’association les accompagne et les assiste techniquement afin d’appliquer les principes de la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés.

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Source : cevennes-ecotourisme.com

Les acteurs de l’industrie touristique ont tendance à se regrouper entre prestataires d’un même secteur d’activité pour mener des démarches de mutualisation. Pourtant, les initiatives intersectorielles permettent de valoriser des complémentarités et de stimuler l’innovation.

 

Image à la une : © istockphoto

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Ailleurs dans le monde Marketing

Service de conciergerie sur Foursquare

La stratégie derrière cette initiative consiste à faire rayonner l’expertise et les connaissances touristiques des concierges du Ritz-Carlton, et ce, au-delà de la clientèle qui fréquente ses hôtels. Peu importe où ils séjournent, les voyageurs peuvent accéder aux conseils disponibles dans l’application, et être initiés au service personnalisé de la chaîne hôtelière.

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Marketing Technologies

Cadrez, photographiez et valorisez les couleurs d’automne

Si certaines destinations sont moins populaires auprès des visiteurs en automne, MassVacation, l’organisme responsable de la promotion touristique de l’État, utilise cette saison comme produit d’appel en encourageant les touristes à participer à l’opération #MAinstafoliage.

Que ce soit au détour d’un chemin de randonnée dans les Berkshires, d’une promenade au centre-ville de Boston ou d’une visite à Cape Cod, les touristes et résidents sont invités à prendre des photos de paysages et à les partager sur Instagram et Twitter. Ils doivent mentionner le mot-clic #MAinstafoliage et l’endroit où le cliché a été pris, afin que les photos puissent être intégrées à une carte interactive, que l’on peut visionner sur le site Web MassVacation.

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Source : MassVacation.com

Durant tout le mois d’octobre, le site sera alimenté au gré de l’inspiration des visiteurs, et les internautes pourront suivre quotidiennement l’évolution des couleurs.

 

Image à la une: Massvacation.com

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Produits et activités

Faites le plein d’idées pour dynamiser le golf!

L’industrie du golf doit se renouveler; ce constat est indéniable, comme on peut le constater dans cette analyse publiée en août 2014. Des organismes européens et américains l’ont clamé haut et fort. Ils sollicitent donc la participation des intervenants de l’industrie dans des séances de remue-méninges en ligne afin de trouver des pistes de solutions. À cet effet, l’initiative HackGolf, lancée par le fabricant d’équipement Taylormade et le regroupement des golfeurs professionnels PGA of America, a retenu deux des idées partagées les plus populaires afin de soutenir leur concrétisation.

Tester des idées

Une websérie
La première idée développée par HackGolf s’intitule « Hack To Jack ». Il s’agit d’un jeu filmé et diffusé en websérie (téléréalité) mettant à l’épreuve des golfeurs débutants. Les internautes votent pour que leur favori puisse poursuivre l’aventure avec des professeurs issus de la PGA et des entraîneurs personnels afin qu’il améliore ses performances tout au long des douze semaines. Des compétitions amusantes, individuelles et en équipe, contribuent à pimenter la rivalité entre les joueurs ainsi qu’entre les professionnels. Les épisodes sont filmés sur des terrains de golf à travers les États-Unis. Le but de cette initiative consiste à remettre le plaisir au premier plan.

 

                                              Source: YouTube

S’adresser aux femmes
La seconde idée ayant retenu l’attention de l’équipe de HackGolf est la plateforme Web GolfforHer (Golf pour elle). Ce site créé par la World Golf Foundation propose plusieurs sections afin de répondre à différents besoins, que ce soit pour les joueuses compétitives, récréatives, les néophytes ou encore pour les fillettes. On y offre notamment :

·       les programmes d’initiation et les leçons;

·       les astuces pour bien commencer ou pour améliorer son jeu;

·       l’étiquette et les règles;

·       les clubs de golf les plus accueillants pour les femmes;

·       les occasions de réseautage avec les autres joueuses.

Comme l’un des enjeux de ce sport consiste à accroître la présence de joueuses sur les terrains, il s’agit d’une initiative pertinente.

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Source : golfforher.com

Des rondes de deux heures
Parmi les autres idées partagées sur le site Web, celle de TwinCitiesGolf.com, consistant à jouer un 18 trous en moins de 2 heures et demie a retenu l’intérêt d’un grand nombre d’internautes. Le professionnel du Deer Run Golf Club, au Minnesota, a même décidé d’expérimenter le concept. L’événement s’est déroulé au printemps 2014. Douze joueurs de calibres variés ont été groupés par duos et se sont déplacés en voiturette pour gagner du temps. Au départ, on leur a exposé l’objectif (terminer en deux heures) et donné des trucs pour accélérer le rythme. Ils devaient notamment se limiter à huit coups par trou. Enfin, voici certains constats tirés de cette expérience :

  • Le premier duo a terminé en 2 heures 4 minutes et le dernier en 2 heures 27 minutes.
  • Aucun des joueurs n’a senti de pression pour accélérer son jeu.
  • Neuf joueurs sur douze affirment qu’ils n’auraient pas pu jouer ce jour-là s’ils avaient dû accorder quatre heures à la partie.
  • Ils ont tous apprécié leur expérience et la répéteraient s’ils le pouvaient.
  • L’instigateur du projet veut multiplier les tests sur d’autres terrains de golf du Minnesota pour évaluer les résultats et l’appréciation des golfeurs.

S’inspirer des autres

L’Association européenne des propriétaires de terrains de golf (EGCOA) et ses membres ont développé le programme VISION 2020 afin d’inverser la tendance qui, depuis 2010, traduit une baisse de la croissance du nombre de joueurs enregistrés chaque année. Si cette tangente se maintient, ce nombre passera de 4,3 millions en 2014 à 3,5 millions en 2020. Le programme VISION 2020 propose de miser sur ces quatre éléments clés pour relancer l’industrie : l’amitié, la flexibilité, la famille et le plaisir. Il met notamment de l’avant les initiatives qui s’appuient sur ces piliers à même sa plateforme Web. Voici deux exemples inspirants.

Un D.J. sur le terrain d’exercice
Le Welschap Golf Club, aux Pays-Bas, lançait récemment un nouveau concept : « Golf & Music ». Le troisième jeudi du mois, de 19 h à 22 h, les sessions d’entraînement avec le professionnel du club sur le terrain de pratique sont accompagnées de la musique d’un D.J. sur place. Les joueurs peuvent aussi prendre un verre et manger une bouchée. Voilà qui permet aux membres de réseauter et de pratiquer leur swing dans un environnement festif. L’événement connaît un véritable succès.

Le golf : une affaire de plaisir
Dans la région écossaise de la North Yorkshire Coast, le Hunley Hotel & Golf Club fait preuve de vision grâce à plusieurs initiatives :

  • On accueille les nouveaux membres en les invitant à une soirée festive où ils sont jumelés à des anciens pour prendre part à une partie amicale de 9 trous.
  • Pour attirer les femmes et les familles, les menus du bar et du restaurant ont été bonifiés, la décoration a été refaite, la boutique propose de l’équipement pour tous, et un 9 trous, par 3, est en développement.
  • Ce nouveau parcours de 9 trous sera éclairé et des D.J. animeront les lieux.
  • Les joueurs ont accès à Internet sans fil sur tout le terrain. Ils peuvent ainsi jouer avec d’autres amis et partager leurs bons coups grâce à des applications.

Le GolfBoard
Outre ces deux bonnes pratiques, l’équipement peut aussi contribuer à attirer une clientèle élargie. L’introduction du GolfBoard sur certains terrains vise à interpeller davantage les générations Y et Z. Cette innovation inspirée de la planche à roulettes et du Segway (gyropode) permet au golfeur de se déplacer plus rapidement qu’à pied, tout en profitant d’une expérience nouvelle et excitante. Le club de golf Tetherow, dans l’État de l’Oregon, a été l’un des premiers à offrir le GolfBoard à ses clients. Le succès a été immédiat (voir la vidéo ci-dessous).

 

Source: YouTube

Mobiliser l’industrie

Assouplir les règles, créer de nouvelles formules pour accommoder les clients, faciliter l’intégration des débutants, améliorer l’image du golf auprès des jeunes générations, voilà autant d’enjeux que doivent relever les clubs à travers le monde. Ces exercices de crowdsourcing s’avèrent mobilisateurs et devraient contribuer à susciter l’innovation dans l’industrie. Consultez ces plateformes, elles risquent de vous inspirer!  

Image à la une : Youtube

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Les secrets d’un bon site Web transactionnel

Il n’est pas nécessaire de disposer d’un gros budget marketing pour stimuler les réservations en ligne. Quelques tactiques simples suffisent pour faire la différence, comme l’explique Tambourine, une agence de marketing dédiée aux hôtels et aux destinations. Celle-ci a établi six stratégies utilisées pour propulser les réservations en ligne, en misant sur la psychologie des internautes. Les exemples sont dédiés aux hôteliers, mais peuvent aussi s’appliquer à l’ensemble des acteurs qui commercialisent des prestations touristiques.

Jouer sur l’aspect émotionnel

il semble que l’on prend souvent des décisions lorsque les émotions l’emportent sur la raison

Selon un article paru sur neurosciencemarketing.com, il semble que l’on prend souvent des décisions lorsque les émotions l’emportent sur la raison. L’internaute est attiré par ce qui le rend heureux. Si l’information qu’on lui présente est satisfaisante et attirante, il est susceptible de s’y arrêter. L’hôtelier devrait alors tabler sur les émotions engendrées par un séjour effectué dans son établissement. Cela aidera-t-il le client à se détendre? En gardera-t-il des souvenirs inoubliables?

Créer un sentiment d’urgence

Les restrictions et l’urgence d’agir incitent les internautes à acheter. Ils ne veulent pas laisser passer l’occasion de profiter d’un forfait de « dernière minute au plus bas prix », d’un rabais qui ne dure que 24 heures ou d’un tarif offert « sous réserve de disponibilité ». L’horloge compte à rebours, comme celle de Groupon ou d’Expedia, est aussi une technique très efficace.

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Source : groupon.ca

Programmer des paramètres par défaut

La facilité s’avère une caractéristique essentielle pour toute expérience d’achat en ligne

Les internautes ont tendance à utiliser les paramètres par défaut lorsqu’ils font une recherche, car le processus est ainsi plus rapide. La facilité s’avère une caractéristique essentielle pour toute expérience d’achat en ligne. Dans les critères de recherche, l’hôtelier peut établir par défaut le choix le plus commun des clients : deux adultes et un enfant dans une chambre, pour une nuitée. Certains sites enregistrent par défaut l’adresse et les coordonnées bancaires du client dans son profil, éliminant donc une des étapes menant à l’achat.

Créer un processus de réservation simple et prévisible

Les internautes veulent contrôler leur processus de réservation et en connaître la durée. Il est alors utile d’en simplifier le déroulement grâce à un nombre restreint d’étapes. Celles-ci peuvent être représentées dans une barre de progression afin de suivre l’avancée de l’achat. Cette tactique élimine toute anxiété et encourage l’internaute à finaliser la réservation.

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Source : Vacances Transat

Utiliser la communauté pour rassurer le client dans sa décision

Un hôtelier peut convaincre l’internaute de réserver sur son site Web en misant sur le phénomène FOMO (Fear of Missing Out), c’est-à-dire la peur de manquer quelque chose d’important. Cette stratégie est fréquemment employée par les agences de voyages en ligne grâce à des accroches montrant un nombre important de réservations déjà conclues : « 60 % des chambres sont déjà réservées pour ces dates », « à saisir, cet hébergement est très demandé », « 24 personnes ont réservé cet hôtel au cours des 48 dernières heures ». L’internaute est ainsi rassuré sur son choix d’hôtel.

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Source : expedia.ca

Réduire le niveau d’incertitude du client

Peu importe le temps passé pour trouver l’hôtel qui correspond à ses critères et à lire les commentaires en ligne, le client peut douter de son choix, même après avoir effectué sa réservation. L’hôtelier doit alors le rassurer en lui rappelant les avantages à réserver directement sur son site, comme le fait le groupe Accor sur une page dédiée.

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Source : accorhotels.com

Les courriels envoyés au client avant son arrivée peuvent être utilisés afin de le féliciter pour sa réservation et lui rappeler les atouts de l’établissement. De plus, pour l’aider à se sentir confiant dans sa décision, le prestataire peut intégrer un widget pour partager sa réservation sur les réseaux sociaux. Selon Tambourine, la probabilité qu’il annule serait alors minimisée, car il s’est en quelque sorte engagé devant sa communauté en ligne.

 

Les tactiques basées sur l’étude du comportement de la clientèle ont depuis longtemps fait leurs preuves, peu importe le canal de distribution utilisé. Qui ne s’est pas déjà laissé tenter par un produit vendu à 99 cents plutôt qu’à 1 dollar?

 

Image à la une : ©istockphoto

 

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Des selfies géants pour vendre une destination

C’est en tenant compte de cette habitude que Tourism Australia a lancé un nouvel outil qui leur est destiné, le GIGA Selfie. Celui-ci permet aux utilisateurs de créer un égoportrait à une longue distance. 

Pour réaliser leur selfie géant, les touristes doivent d’abord télécharger l’application GIGA, puis se positionner d’une manière particulière à un endroit désigné dans plusieurs lieux emblématiques, et enfin cliquer sur l’application pour déclencher une caméra placée jusqu’à mille pieds d’eux. Le résultat : un court vidéoclip qui commence par un gros plan, mais qui en reculant révèle le paysage environnant. Une excellente façon de mettre en scène la destination en se basant sur les champs d’intérêts de sa clientèle cible !

Pour vous en convaincre, consultez la vidéo suivante.


Source : YouTube.com