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Destinations

Innover en milieu rural et isolé

À l’occasion de l’événement français Place Marketing Forum organisé par la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial en septembre 2021, Moa Björnson, cheffe du développement de la municipalité de Træna, est venue présenter le dynamisme de sa communauté d’adoption. Celle-ci est située dans un archipel tout près du cercle polaire. L’initiative Tenk Træna vise à diversifier l’économie par l’innovation en accueillant des visiteurs créatifs qui doivent collaborer avec des membres de la collectivité. Ce projet a d’ailleurs été décoré à plusieurs occasions, notamment lors du plus récent Place Marketing Forum. Voici en quoi il consiste.

Diversifier l’économie

Bien qu’elle soit en dehors du radar, loin des grands bassins de population et composée de très peu d’habitants, la municipalité de Træna est devenue un réel incubateur d’innovation. Mme Björnson estime que cette communauté puise sa force dans sa taille réduite et son caractère agile, tout en pouvant compter sur de nombreux esprits créatifs.

Alors que l’industrie de la pêche constituait son seul véritable moteur économique, l’île avait besoin d’un second souffle pour améliorer la qualité de vie de la communauté, attirer de nouveaux résidents et redynamiser les lieux. Un festival de musique, mis sur pied en 2003 et accueillant chaque année quelques milliers de visiteurs, faisait déjà parler de la destination en Norvège, notamment de par ses sites spectaculaires. Il fallait réfléchir à poursuivre le développement de Træna avec une approche d’attractivité douce, en respectant l’identité de l’île et le mode de vie de ses habitants.

Attirer des compétences

C’est alors qu’en 2015 a été créée l’initiative Think Træna (Tenk Træna) afin de rassembler les forces vives locales pour identifier des pistes qui devaient mener à une diversification de l’économie de façon durable et responsable. L’un des projets à voir le jour est basé sur le concept d’artiste en résidence. L’artiste, mais aussi le chef cuisinier, l’entrepreneur, l’ingénieur ou encore le chercheur qui le souhaite peut ainsi poser sa candidature pour aller demeurer sur l’île pendant 1 à 3 mois et développer un projet avec des membres de la communauté. L’initiative doit se solder par des résultats qui bénéficieront aux résidents.

Le participant, logé sans frais dans une habitation sélectionnée pour des prix d’architecture, concrétise donc son idée en partenariat avec des collaborateurs locaux et, du même coup, expérimente la vie sur l’île. Le but est d’attirer des personnes aux compétences complémentaires à celles déjà présentes et de cocréer avec la communauté. Les interactions entre les résidents, les organisations locales et l’artiste-chef-entrepreneur en résidence enrichissent les connaissances de chacun.

Des résultats concrets

Lancé en 2015, le programme en résidence a déjà fait plusieurs tours de roue. Plus de 45 projets se sont concrétisés. En voici quelques-uns, en rafale.

Architectes en résidence 

Un étudiant en architecture a transformé le plus vieux hangar à bateau de l’île — destiné à la démolition — en sauna et espace de rencontre. Celui-ci, situé en bord de mer, est aujourd’hui très fréquenté par les résidents comme par les visiteurs. Il peut être réservé pour des réunions.

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Source : Tenk Træna

Un autre architecte en résidence a conçu une hutte pour se protéger du vent dans l’un des endroits les plus exposés de l’île.

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Source : AIR Træna

Artiste en résidence 

Deux artistes en résidence ont créé un balado qui consiste à découvrir l’archipel par la voix des enfants qui l’habitent.

Entreprises en résidence

Une entrepreneure de Chicago est venue créer du cuir écoresponsable à partir de peau de poisson. Cela permet de valoriser une partie des déchets de l’industrie locale de la pêche. Elle cherche maintenant des collaborateurs pour monter une petite chaîne de production à Træna.

Une équipe de la multinationale OSRAM, à la recherche d’un lieu pour expérimenter certains aspects de l’éclairage urbain, s’est installée sur l’île. Cette dernière est devenue une véritable salle d’exposition à ciel ouvert de lumières interactives. Le projet-pilote consistait à évaluer l’impact des différents systèmes d’éclairage sur les sites et les habitants. L’endroit était tout indiqué pour ce type d’installations étant donné la faible luminosité naturelle durant les mois d’hiver. Voici une vidéo illustrant le projet.

Source : Vimeo, Govertsen film

Chef en résidence

Les chefs cuisiniers qui participent au programme sont invités à venir expérimenter les produits extraits des eaux de l’archipel. Durant le festival hivernal de musique Træna med Storm, qui célèbre le climat aride et les paysages dramatiques durant la saison froide, un chef a conçu un menu dégustation mettant en vedette les algues. Une entreprise locale en fait la cueillette et la transformation. Pour inciter la population à s’approprier ce produit dans l’alimentation du quotidien, ce chef propose une recette simple et facile à reproduire pour les résidents.

Source : Vimeo, Polar Permaculture Solutions, AS

Famille en résidence

Le programme permet aussi à une famille de venir s’installer temporairement pour tester la vie insulaire. Selon le type de travail et les besoins en matière de services scolaires ou de garde, la famille choisie est accompagnée pour maximiser les chances d’un séjour prolongé réussi.

Développement intégré et durable

L’organisme Tenk Træna, qui gère le programme en résidence, planche aussi sur plusieurs projets en cocréation qui s’inscrivent dans une vision à plus long terme. Il travaille actuellement sur un concept intégré qui combine hôtel (30 chambres), site culturel, musée, expériences de plein air, espaces de coworking pour visiteurs comme pour résidents, habitations et locaux commerciaux, le tout en activité 365 jours par année. Le but est d’en faire un endroit dynamique et selon les principes du développement durable, qui allie vie locale et animation des visiteurs.

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Source : Tenk Træna

À retenir

Enfin, comme le souligne Mme Björnson, pour favoriser le dynamisme d’une communauté et mousser son attractivité, il faut demeurer flexible et ne pas avoir peur de tester des idées. Il faut également se rappeler des éléments suivants :

  • Identifier les opportunités ;
  • Chercher les possibilités de collaboration dans la communauté, mais aussi à l’extérieur ;
  • Développer des projets à court ET à long terme ;
  • Ne pas chercher à obtenir l’unanimité, il y aura des gens en désaccord ;
  • Accepter que développer nécessite du temps.

L’innovation n’est pas réservée qu’aux milieux urbains. Elle nait lorsque les esprits créatifs sont sollicités et elle s’avère d’autant plus heureuse lorsqu’elle implique l’engagement de la communauté.

 

Image à la une : Tenk Traena

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Segments de clientèles

L’Australie à la conquête du marché famille

À quelques mois de leurs vacances estivales, les Australiens sont encore une fois encouragés à voyager localement. Pour faire découvrir les principaux attraits, la diversité de la faune, la beauté des paysages, la culture autochtone et les activités à faire dans chaque région, l’organisation de gestion de la destination (OGD) de l’Australie s’associe à The Wiggles, un groupe bien connu des jeunes australiens. Cette collaboration a fait naître le livre « The Great Australian Wiggly Road Trip! », à travers lequel les familles accompagnent le groupe dans son grand voyage en Australie.

Source : Youtube, The Wiggles

L’OGD a aussi développé une section dédiée à cette initiative sur son site Web. Les petits et grands internautes y trouveront des capsules vidéo, des jeux interactifs, des ressources éducatives et des suggestions d’activités. Pour accompagner les familles dans la planification de leur voyage, les parents découvriront également des conseils et des propositions adaptées à leur réalité.

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Source : australia.com

Dans le cadre de ce partenariat, le groupe The Wiggles lancera sur YouTube de nouvelles chansons et des contenus qui enseigneront aux enfants comment ils peuvent devenir les futurs gardiens de l’Australie en passant des vacances à la manière « wiggly » !

 

Source de l’image à la une : australia.com

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Gestion Marketing

Le démarketing pour une meilleure gestion des flux touristiques

En 2019, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) estimait que d’ici 2030, quatre millions de touristes s’ajouteraient aux 1,4 milliard de voyageurs déjà existants, soit près d’un humain sur cinq. Cette croissance soutenue a mené à une surfréquentation de certains lieux, provoquant des conséquences sur la faune et la flore et sur la vie quotidienne des résidents. Avant la pandémie, la forte présence des visiteurs dans certaines villes comme Amsterdam, Barcelone et Venise, avait suscité de vives critiques de la part des citadins qui désiraient se réapproprier leurs quartiers.

Plusieurs gestionnaires ont profité de la pause forcée des derniers mois pour repenser le tourisme de demain. Parmi les solutions envisagées : le démarketing.

Qu’est-ce que le démarketing ?

Ce concept déjà proposé en 1971 par les Américains Philip Kotler et Sidney Levy, tous deux spécialistes du marketing, repose sur l’idée que les surplus peuvent être aussi problématiques que les pénuries. Le démarketing vise à décourager la clientèle (ou un segment en particulier) sur une base temporaire ou permanente. Kotler fait entre autres référence à la nécessité de réduire la consommation de certaines ressources naturelles dans le but de les préserver. La demande ne peut pas être illimitée dans un monde où les ressources sont limitées.

Dans le contexte touristique, l’idée consiste à restreindre l’augmentation de l’achalandage, puisque la croissance peut avoir des répercussions négatives sur la société et l’environnement. Dès lors, les stratégies de promotion d’un attrait sont remplacées par une approche visant à mieux gérer les flux de clientèles. Il ne s’agit donc pas ici de décourager les visiteurs, mais de les encadrer plus adéquatement.

Comment développer une approche de démarketing ?

Les méthodes à adopter se basent sur les mêmes principes que ceux du marketing traditionnel, c’est-à-dire les 4 P (promotion, place, produit, prix). À l’aide de quelques exemples, voyons comment elles s’articulent dans un contexte de démarketing touristique.

Allier promotion et gestion de la destination

Lorsque la concentration de visiteurs à un même endroit est trop dense, l’une des solutions envisageables consiste à cesser toute forme de promotion. C’est ce qu’a fait l’Organisation de gestion de la destination (OGD) des Pays-Bas dans son plan de développement touristique sorti en 2019. Ainsi, elle consacrerait son énergie à gérer la destination plutôt qu’à la promouvoir. Ce plan a été réalisé en collaboration avec les résidents afin qu’ils retrouvent un milieu de vie agréable.

Quelque 3,5 millions de vacanciers ont fréquenté les plages et les sites de la ville de Marseille entre le 15 juin et le 1er septembre 2020. Il s’agit d’une hausse de 60 % par rapport à 2019. Le maire et son équipe ont demandé à l’Office métropolitain du tourisme et des congrès de la ville d’arrêter toute forme de promotion. Le budget sert maintenant à former une centaine d’agents d’accueil et de conseil dans l’optique de rediriger les visiteurs vers des endroits moins connus.

Géolocaliser de façon responsable

La géolocalisation des attraits rend maintenant les trésors les mieux gardés accessibles à tous. Cependant, cette pratique a des impacts sur l’environnement. Certains endroits, autrement restés méconnus, deviennent rapidement très fréquentés. En réponse à ce phénomène, l’OGD de Jackson Hole, au Wyoming, a lancé une campagne invitant les visiteurs à géolocaliser leurs photos de façon responsable, en utilisant les coordonnées génériques d’un site plutôt que la position exacte où celle-ci a été prise.

Source de la vidéo : YouTube

En 2019, le Fonds mondial pour la nature France encourageait les gens à inscrire sur les réseaux sociaux « I Protect Nature », plutôt que d’indiquer la position géographique réelle. Cela permet d’éviter de partager les endroits où se trouvent certains attraits et, ainsi, sensibiliser les voyageurs à la protection des ressources naturelles.

Sur une note plus humoristique, l’OGD de la Nouvelle-Zélande a créé début 2021 une série de vidéos avec pour objectif d’influencer les touristes à explorer des lieux moins partagés sur les réseaux sociaux. Tom Sainsbury, humoriste néo-zélandais de renom, joue le rôle d’un policier dont le travail est d’empêcher les voyageurs de fréquenter des zones trop populaires. Pour ce faire, il les arrête et les amène dans des attraits plus originaux.

Réserver ses accès

Dans une perspective de démarketing, une des stratégies établies quant au produit est de le rendre moins attrayant, par exemple en en restreignant l’accès. Il peut s’agir d’acheter son billet en ligne. Bien que cette pratique soit courante depuis le début de la pandémie, certains gestionnaires y avaient eu recours bien avant. Depuis le 1er juillet 2017 au Pérou, les visiteurs avides de découvrir le site emblématique du Machu Picchu doivent réserver une plage horaire d’un maximum de 4 h.

Dans le but de protéger les berges du Parc national des Calanques, près de Marseille, des billets sans frais seront requis dès 2022 pour y accéder. Puisqu’un nombre restreint d’entrées est disponible, les gens devront planifier leur sortie.

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Source : Calanques, Pexel

Au Japon, depuis 2019, il est obligatoire de réserver son entrée pour explorer Shirakawa (le village de la rivière blanche). Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995, sa popularité ne cesse de grandir. Avant la mise en place de cette mesure, la petite communauté de 1600 habitants devait conjuguer avec l’accueil de 2,15 millions de visiteurs chaque année. Les maisons uniques de style japonais, dotées de toits de chaume à forte pente, et la préservation du mode de vie traditionnel ont eu raison de ce calme d’antan. C’est d’ailleurs pour recouvrer cette tranquillité que la politique de réservation en ligne a vu le jour.

Tarifier pour mieux préserver

La mise en place de tarifs d’accès constitue une autre stratégie de démarketing. Avant la pandémie, la Nouvelle-Zélande connaissait une augmentation annuelle moyenne de touristes de 8 %. Si la tendance se maintenait, le nombre de visiteurs devait dépasser celui des cinq millions d’habitants en 2024. Depuis le 1er octobre 2019, les voyageurs étrangers doivent payer une taxe écologique d’environ 30 dollars canadiens qui servira au financement des infrastructures et à la protection des richesses naturelles. Plus récemment, en mars 2021, le conseiller en chef pour l’environnement de Air New Zealand a souligné qu’il était favorable à une augmentation des prix des vols internationaux pour compenser les émissions de gaz à effet de serre générés. Cette initiative n’est pas encore déployée.

Après avoir interdit l’accès aux paquebots dans sa lagune le 1er août 2021, les gestionnaires de Venise ont mis en place une taxe pour les voyageurs sans réservation minimale d’une nuitée. Elle entrera en vigueur dès le 1er janvier 2022. Le coût sera de six euros par jour lors de périodes creuses et pourra s’élever à 10 euros pendant la haute saison. Les passagers des bateaux de croisière bénéficieront d’un montant forfaitaire de sept euros.

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Source : Tyler Lastovich, Pexels

Durant la saison estivale en France, des milliers de vacanciers foulent le sol des îles bretonnes Sein et Bréhat. Le maire de Sein, Didier Fouquet, voit d’un bon œil la présence des touristes, car ils aident à remettre en état leur patrimoine. Sous le principe du pollueur payeur, 7 % du prix de chaque billet de traversée sont réinvestis dans des travaux d’aménagement.

Mieux vaut prévenir que guérir !

Le démarketing est souvent employé en réponse à un problème de surfréquentation. Ces stratégies peuvent aussi être utilisées de manière proactive pour gérer les flux de visiteurs avant qu’ils ne deviennent une nuisance pour les communautés locales et l’environnement. Les îles Féroé et la Thaïlande ont d’ailleurs décidé de fermer leurs sites durant une certaine période de l’année pour permettre à la nature de se régénérer et d’effectuer des travaux de restauration. Aux Îles de la Madeleine, au Québec, le nouveau plan de développement touristique 2020-2025 a été réalisé dans une optique inclusive, de concert avec les résidents, afin de répondre à leurs besoins et à ceux des visiteurs.

Et vous, quelles stratégies pensez-vous adopter pour la reprise des activités ?

 

Note : Cette analyse est la mise à jour de l’article : Le démarketing à la rescousse de la destination.

 

Image à la Une : Ricardo Gomez, Unsplash

 

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Produits et activités

Une route balisée pour les pagayeurs

Le projet Paddled Vestfold and Telemark consiste en un réseau de sentiers fluviaux longeant la côte. Celui-ci peut être emprunté de façon autonome grâce au balisage et à la signalisation. Les itinéraires sont cartographiés et peuvent être téléchargés sur un microsite Web de l’organisation de gestion de la destination de la Norvège (en norvégien avec résumés en anglais). En plus de documenter les circuits, ces cartes permettent de repérer les points d’eau potable, les toilettes, les stationnements et les aires de repos, entre autres.

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Source : UT.no

Les haltes, mises sur pied expressément pour les pagayeurs dans chacune des municipalités du parcours, disposent de quelques abris pour accueillir plus d’un groupe à la fois. Bien que rudimentaires, ces refuges qui s’intègrent harmonieusement au paysage ont été conçus pour pouvoir y passer la nuit.

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Source : Frank Tindvik /Facebook/Padleled Vestfold og Telemark

Ce déploiement consiste à inciter les Norvégiens à pratiquer une activité physique soutenue tout en profitant de la nature environnante. Ce projet s’inscrit aussi favorablement dans la politique de développement durable des municipalités concernées et contribue à l’attractivité de celles-ci, autant pour les résidents potentiels que pour les voyageurs des régions avoisinantes.

Inaugurée en 2018, la route sera composée de nouveaux itinéraires au cours de l’année 2021 grâce à l’ajout d’autres municipalités au projet.

Un concept pour le Québec ?

Un tel concept pourrait-il voir le jour au Québec ? Est-ce que nos rivières permettent une navigation suffisamment sécuritaire pour déployer des circuits en autonomie ? Serait-il possible d’intégrer une section du fleuve dans cet itinéraire ? Un projet comme celui-ci suscite bien des questionnements. Mais l’idée de découvrir nos régions par les nombreux cours d’eau qui les sillonnent est emballante.

 

Image à la une : Facebook/Padleled Vestfold og Telemark

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Marketing Tourisme durable

L’Écosse sensibilise les voyageurs au tourisme durable

Visit Scotland a créé trois guides, sous forme de vidéos, pour inciter les citoyens à voyager de façon plus responsable. Des informations supplémentaires sont aussi accessibles sur le site Web officiel de la destination. L’objectif est de protéger les écosystèmes, en plus de mettre en valeur le patrimoine naturel et immatériel. Des prises de vue uniques témoignent de la diversité des paysages et des activités disponibles, ce qui vient renforcer l’attractivité du pays.

La première vidéo publiée met l’accent sur les générations futures en soulignant que nos actions actuelles ont des répercussions directes sur leur avenir. Les principes de base du tourisme durable, tels que le mouvement « sans trace », sont aussi partagés. Ramasser ses déchets et enterrer ses besoins font partie des conseils prodigués.

Source : Visit Scotland

L’approche « sans trace », tout comme la planification de son séjour, sont au cœur des deux autres guides qui portent sur le camping et les véhicules récréatifs. Une bonne organisation de son voyage comprend entre autres la réservation de nuitées. Comme mentionné dans la vidéo, dormir dans des sites aménagés est le meilleur moyen pour préserver les écosystèmes et ne pas endommager la nature sauvage. Cela fait également mousser l’économie locale en encourageant les entreprises de la région.

Ceci étant dit, puisque le camping sauvage est permis en Écosse, quelques recommandations sont données afin d’assurer le respect de la faune et de la flore, mais aussi celui des résidents. On propose notamment d’installer sa tente loin des habitations, d’y séjourner pour une durée maximale de trois jours et de consulter le Scottish Outdoor Access Code.  

Source : Visit Scotland

Partager les bonnes pratiques à suivre en milieu naturel permet de sensibiliser les vacanciers sur l’importance de protéger les écosystèmes, en plus de se positionner en tourisme durable. Les vidéos de Visit Scotland constituent des outils de communication utiles servant à rehausser la visibilité et la notoriété de la destination.

Et vous, quelles actions avez-vous entreprises pour informer vos visiteurs sur les comportements responsables à adopter ?


Image à la Une : Pexels

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Marketing

Mousser l’attrait de la ville auprès d’une clientèle locale

La pandémie de COVID-19 a freiné la croissance des grandes villes internationales. Aujourd’hui, elles cherchent à se relever et à reconquérir les marchés qui les ont délaissées durant la crise, notamment les clientèles de proximité. Dans cette foulée, le maire de Londres a annoncé en mai dernier le déploiement de la plus importante initiative réalisée jusqu’à présent auprès des visiteurs locaux. Il s’agit de la campagne « Let’s Do London ». Évaluée à 7 millions de livres sterling (12 millions de dollars canadiens), cette initiative a été développée par la Ville et London & Partners, en collaboration avec l’industrie hôtelière ainsi que les secteurs de la culture et du commerce de détail.

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Source : TMW

Prendre les Anglais par les émotions

Let’s Do London s’adresse aux Londoniens ainsi qu’aux Anglais intéressés à (re)découvrir Londres, le temps d’une escapade d’un jour ou d’une fin de semaine. La clientèle ciblée connaît manifestement l’offre touristique de la ville ou, du moins, sait comment la trouver. C’est pourquoi les messages clés reposent davantage sur une connexion émotionnelle avec le public que sur une proposition informationnelle.

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Source : TMW

La campagne de marketing s’adresse aussi au marché affaires. Les messages promulgués misent sur l’inspiration et encouragent la réservation d’espaces de réunion ou d’événement. Ils se veulent également accueillants pour inciter le public à participer à tous types de festivités à travers la ville.

Développer une programmation sans précédent

L’un des projets phares se traduit par une série d’activités et d’événements réalisés en collaboration avec des institutions culturelles et des attraits touristiques londoniens. L’objectif consiste à mettre de l’avant les plus beaux atouts de la ville, ce pour quoi les résidents et visiteurs affectionnent tant Londres, soit : les arts, la culture, le sport, la gastronomie et le divertissement.

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Source : Let’s do London Toolkit

Une réouverture sécuritaire

Après des mois de pandémie, la question de la sécurité demeure cruciale. Diverses mesures sanitaires doivent encore être respectées malgré l’avancement du déploiement de la vaccination. Néanmoins, un réel sentiment de reprise souffle sur les grandes villes du monde et laisse présager le retour des touristes urbains.

Source image à la une : London & Partners

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Technologies Tourisme durable

Répartir ses flux touristiques grâce au GPS

L’organisation de gestion de la destination (ODG) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le sud de la France, a constaté un très fort achalandage dans les sites de plein air les plus populaires de la région, ce qui a causé au fil des années des impacts environnementaux notables : modification du comportement de la faune et accélération de l’érosion des sols, par exemple. Le partenariat avec l’application de guidage Waze vise donc à mieux répartir les flux de visiteurs et, par conséquent, à soulager l’écosystème contre les répercussions de l’activité touristique.

Quel est le principe ?

L’idée derrière ce partenariat est simple : proposer aux visiteurs des solutions alternatives lorsque le site est bondé. Avec l’application GPS, les utilisateurs reçoivent des messages publicitaires les informant de l’achalandage et leur fournissant des renseignements pratiques tels que :

  • des plages horaires moins fréquentées ;
  • des stationnements relais avec navette gratuite pour rejoindre le site et ainsi éviter le trafic ;
  • des itinéraires alternatifs avec d’autres attraits de la région ;
  • la promotion de restaurants locaux.

En plus de diminuer la pression sur l’écosystème, cette innovation bonifie l’expérience des visiteurs en leur évitant les désagréments causés par un fort achalandage. Elle permet aussi de mieux répartir l’activité touristique dans l’espace et entre les acteurs, en faisant découvrir aux curieux les richesses moins connues du territoire. Voilà qui favorise une meilleure répartition des retombées touristiques et ainsi un développement plus inclusif et responsable.

Quels sont les facteurs de succès ?

Le partenariat repose sur la collaboration étroite de trois types d’acteurs : une OGD qui pilote et coordonne l’initiative, des attraits touristiques et une application GPS.

Après un an de test, cette collaboration entre la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Waze a permis de déterminer trois critères de succès :

  • Connaitre suffisamment son territoire afin de proposer des itinéraires alternatifs crédibles et en phase avec les attentes des visiteurs ;
  • Promouvoir des messages publicitaires et des scénarios alternatifs simples et les moins contraignants possibles afin d’en faciliter l’adoption ;
  • S’assurer que les attraits participants notifient le partenaire GPS dès que la capacité maximale de fréquentation est atteinte. Cette étape est primordiale afin d’activer des messages publicitaires sur la situation en temps réel.

Un dispositif similaire au Québec ?

Sondés dans le cadre d’une enquête en ligne* sur leurs intentions de voyage, les Québécois sont affirmatifs : la nature figure parmi les premières expériences touristiques recherchées à l’été 2021. De plus, 57 % des voyageurs québécois désirent éviter les attraits trop achalandés en raison de la situation sanitaire ; et 39 % vont privilégier la visite d’attraits en nature. Cette tendance au vert ne date pas de cette année et n’est résolument pas prête de ralentir. Les sites de plein air ont toujours autant la cote.

Développer ce type d’innovation au Québec permettrait ainsi de répondre aux attentes des voyageurs, de mieux répartir les retombées économiques et d’améliorer la qualité de l’expérience touristique offerte tout en préservant la richesse de notre territoire.

*Sondage en ligne réalisé par la Chaire de tourisme Transat du 16 au 21 avril 2021 auprès de 1 269 voyageurs québécois ayant l’intention de faire au moins un séjour avec nuitée en dehors de leur domicile à l’été 2021 ; pour le compte du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels.

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Gestion

La force des alliances stratégiques

Que ce soit pour une période de temps fixe ou pour la réalisation d’un projet donné, établir une collaboration avec un partenaire de confiance peut être bénéfique aux deux parties impliquées. Avant, mais aussi pendant la pandémie de COVID-19, plusieurs entreprises ont décidé d’unir leurs forces pour survivre ou faire fleurir leurs activités. Provenant de secteurs similaires ou compatibles, elles se sont ralliées pour atteindre des objectifs communs tout en tirant profit des valeurs ajoutées que procure leur entente. 

Des avantages qui rapportent 

Plusieurs avantages émanent d’une alliance stratégique. Pour une petite ou moyenne entreprise (PME), elle peut faciliter son développement sans pour autant augmenter sa taille ni engager des coûts additionnels importants. D’après la Banque de développement du Canada (BDC), une alliance contribue dans certains cas à : 

  • percer de nouveaux marchés ;  
  • réaliser des économies d’échelle ; 
  • donner un accès à de nouvelles technologies ; 
  • partager des coûts et des ressources ; 
  • accélérer la recherche et le développement grâce au partage de ressources financières et humaines. 

Lorsque cette démarche rassemble des acteurs de différents secteurs économiques, d’autres avantages s’ajoutent. En effet, une alliance peut mener à : 

  • créer un nouveau produit ou un service ; 
  • concevoir des offres originales et identitaires, sources d’innovation ; 
  • optimiser les ressources économiques sur le territoire. 

Quelques exemples d’alliances…   

… entre l’hôtellerie et le secteur de la restauration 

Il fut un temps où manger dans sa chambre d’hôtel n’était pas l’expérience la plus recherchée. Or, avec la fermeture des salles à manger des restaurants due à la pandémie, déguster un bon repas en chambre a souvent été la seule option possible.  

Au cours de la dernière année, plusieurs hôteliers se sont associés à des chefs pour offrir des formules gastronomiques à une clientèle avide de sorties épicuriennes. Cet hiver, lors du festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE, ce type d’alliance s’est traduit par les forfaits Couette & Gastronomie. Tout au long de l’événement, des concepts uniques de jumelage ont vu le jour.  

alliance entre hotels et restaurants et chefs

Source : Montréal en Lumière

Ce genre de partenariat n’est pas exclusif aux festivals. Au cours de la dernière année, plusieurs chefs et restaurants se sont alliés pour faire face à la crise. Maintenant que l’idée a germé, certaines alliances pourraient évoluer dans un contexte de relance ou post-pandémique.  

… entre l’hôtellerie et le secteur des arts 

L’Association des hôtels du Grand Montréal et le Conseil des arts de Montréal s’allient à travers le programme « Passerelle : de l’art à l’hôtel ». Ce projet, lancé le 6 mai dernier, vise à relancer le milieu des arts de la scène (plus particulièrement des arts de la rue et du cirque) tout en contribuant à l’activité économique du secteur hôtelier et du centre-ville.  

Le programme permet à des artistes et à des collectifs de se prémunir d’une bourse de 30 000 $ afin d’adapter leur proposition créative en fonction d’un espace atypique de diffusion, soit l’un des cinq hôtels participants : l’Hôtel 10, l’Hôtel Bonaventure Montréal, l’Hôtel Le Germain Montréal, l’Hôtel Monville et l’Hôtel Le Saint-Sulpice. Suite à la sélection des projets (juin), les artistes et les hôteliers collaboreront afin de présenter un spectacle au public, de septembre à décembre 2021.  

… entre l’hôtellerie de plein air et le secteur des attraits 

La fluctuation de la demande met parfois de la pression sur le réseau d’hébergement se trouvant à proximité des attraits. Pour répondre à leurs besoins saisonniers, des entreprises optent pour des partenariats. C’est le cas de la station de ski Le Valinouët de Saint-David-de-Falardeau au Saguenay, qui s’est alliée à l’entreprise Coolbox, spécialisée dans l’offre de minichalets mobiles. Ensemble, elles bonifient l’expérience globale des amateurs de glisse en proposant des options d’hébergement aux abords des pistes. 

alliance entre stations de ski et sites touristiques

Source : Coolbox 

Plusieurs autres stations de ski et sites touristiques créent des ententes similaires, notamment le Parc Safari. Ce dernier a ainsi développé des forfaits qui permettent aux visiteurs de dormir à proximité des animaux.  

Choisir le bon partenaire  

Le développement d’une alliance comporte aussi des risques. C’est pourquoi, il importe de les évaluer avant de conclure une entente. Pour bien choisir son partenaire, la BDC propose de se questionner à propos des facteurs suivants : 

  • les attributs recherchés par l’autre partenaire ; 
  • les objectifs communs entre les parties prenantes ; 
  • les attentes ; 
  • l’aspect concurrentiel ;  
  • la compatibilité des marques ; 
  • la durée de la relation ;  
  • le plan stratégique de l’alliance ;  
  • l’établissement d’une stratégie de sortie ; 
  • le type de contrat à signer. 

La confiance et la bonne chimie entre les partenaires s’avèrent également essentielles au succès de l’alliance. Car n’oublions pas que la relation qui se formalisera par l’entente ne sera pas que transactionnelle, mais aussi humaine ! 

Source de l’image à la une : Photo de fauxels provenant de Pexels

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Hébergement

Le Monastère des Augustines : du repos pour nos héros

Riche de son histoire de près de 400 ans, cette institution désire perpétuer sa mission d’accueillir et de prendre soin par le tourisme de bien-être et grâce à des mouvements de solidarité. Depuis le début de la pandémie, Le Monastère a offert des séjours de répit à des prix préférentiels pour les personnes provenant des milieux de la santé et de l’éducation. Cette initiative leur a valu l’honneur d’être sélectionné parmi les 20 meilleurs projets en matière d’innovation sociale par le jury de Novae.  

Ces séjours sont financés par des dons en provenance de la fondation du Mouvement de compassion, initiée par les sœurs Augustines à l’été 2020. L’année dernière, âgées en moyenne de 80 ans, elles ont marché quotidiennement pendant une heure durant 20 jours pour récolter 160 000$. Cette année, ce défi est lancé à la population sous la forme du Relais solidaire. Chaque participant doit amasser une somme d’argent dont il fixe le montant. À ce jour, 85 % de l’objectif a été atteint. 

Ces dons ont permis d’offrir des activités aux résidents de l’hôtel comme l’accès à un parcours autonome de marche contemplative, ainsi que l’accompagnement dans une routine quotidienne regroupant des techniques de respiration, de méditation et de gestion du stress. 

https://www.youtube.com/watch?v=k1sYJnExVlw

Source : Youtube, Le Monastère des Augustines 

Cette initiative du Monastère des Augustines est un exemple d’entraide et d’innovation. En permettant aux travailleurs essentiels de profiter de leur séjour de répit à prix réduit, l’organisation reste fidèle à sa mission tout en ciblant un nouveau segment de clientèle.  

 

Source image à la une : Le Monastère des Augustines 

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Ressources humaines

L’importance du positionnement employeur pour son organisation

Les ressources humaines en tourisme représentent le visage de l’industrie, mais les candidats sont aussi difficiles à dénicher qu’une aiguille dans une botte de foin. Pour attirer les meilleurs talents, il faut se distinguer comme employeur. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Rébecca Tremblay, directrice générale d’Aventure Cap Jaseux, et Stéphanie Fissette, consultante et formatrice au CQRHT, ont présenté comment se positionner pour séduire une main-d’œuvre rarissime.


Qui suis-je et pourquoi devrait-on m’aimer ?

En plus des communications auprès de sa clientèle, l’entreprise doit vendre son « expérience employé ». D’emblée, elle doit réfléchir à son ADN en tant qu’employeur et construire un argumentaire authentique et séducteur.

Pour entamer cette réflexion, Stéphanie Fissette invite les entreprises à se questionner sur leurs éléments distinctifs : qu’est-ce qui motive les employés à venir travailler chez vous ? Est-ce votre réputation, votre image, la fierté qu’elle engendre ? Il peut aussi s’agir des conditions de travail ou de valeur ajoutée, comme une garderie sur place. Dans tous les cas, il faut regarder sous l’iceberg pour analyser son positionnement.

Afin d’appuyer cet exercice d’introspection, la formatrice met de l’avant quatre grands leviers pour attirer les travailleurs* :

  • Des occasions d’apprentissage (apprendre une nouvelle langue, rencontrer des étrangers) ;
  • Un climat agréable (côtoyer des vacanciers) ;
  • Une gestion de proximité (ambiance familiale, équipe cohésive) ;
  • Un sentiment d’utilité (participer à l’expérience qu’offre le Québec).

Le succès du Parc Aventure Cap Jaseux

Dans les dernières années, Rébecca Tremblay a constaté que la rareté de la main-d’œuvre contraignait l’entreprise à engager des personnes « par défaut », de plus en plus jeunes et moins expérimentées. Par conséquent, l’équipe de gestion voyait ses tâches s’alourdir. Pis encore, les guides manquants forçaient parfois le parc à fermer des secteurs. Aujourd’hui, grâce à son nouveau positionnement, l’équipe reçoit une panoplie de candidatures spontanées et procède à des embauches en continu.

Suite aux formations sur le positionnement employeur du CQRHT, Aventure Cap Jaseux a d’abord identifié ses forces : la beauté de l’environnement de travail et les occasions d’apprentissage. Un court sondage aux employés a démontré que la reconnaissance des clients et la responsabilité sociale de l’organisation sont aussi très appréciées. La formulation de son positionnement a découlé de ces atouts.

Bye bye les offres d’emploi en liste d’épicerie

Cap Jaseux a déployé une marque adressée à des candidats potentiels similaires à sa signature actuelle destinée à la clientèle. La campagne « une équipe à la hauteur », qui fait référence à son slogan « une expérience à la hauteur », comprend une vidéo filmée sur place qui compile des témoignages d’employés dévoués depuis plusieurs saisons. Elle met notamment en valeur l’esprit de communauté et le caractère idyllique de l’endroit.

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Source : Parc Aventures Cap Jaseux

Le recrutement est passé par l’élaboration de personas d’employés propres à l’attrait : préretraités, jeunes de la municipalité qui cherchent leur premier emploi, étudiants de niveau universitaire et experts en plein air. L’entreprise a déployé des stratégies de diffusion qui intègrent du contenu spécifiquement adressé à ces profils.

Le nerf de la guerre : la rétention

Selon Stéphanie Fissette, fidéliser des employés demeure un enjeu majeur. Pour s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue, l’industrie touristique peut leur proposer des occasions de s’impliquer, leur accorder plus d’autonomie et leur montrer une plus grande reconnaissance.

Cap Jaseux a également augmenté son offre d’hébergements dédiés aux employés, créé un comité de reconnaissance et développé une application de gestion centralisée.

Et vous, quel est votre positionnement comme employeur ? Connaissez-vous vos forces ?

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.   

Pour accéder aux autres contenus de l’événement, veuillez cliquer sur le titre qui vous intéresse:  

*tirés d’un sondage du CQRHT auprès de 2600 Québécois employés en tourisme