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Marketing

Le projet Bonjour Québec à 360 degrés : rendre le marketing de la destination accessible à l’entreprise

À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Martin Soucy, président-directeur général de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, Emmanuelle Legault, vice-présidente Marketing et Stratégie chez Tourisme Montréal, François-G. Chevrier, directeur général d’Événements Attractions Québec (EAQ), ainsi que Mélissa Caron de l’équipe numérique de Bonjour Québec, se sont rassemblés afin de présenter comment la marque Bonjour Québec prend forme à l’échelle d’une entreprise et d’une région.

Les trois piliers de la marque

Lancée en juin 2020, la marque Bonjour Québec s’appuie sur trois grandes caractéristiques qui expriment son identité : son accueil généreux, sa culture créative et son territoire spectaculaire. Ces piliers rassemblent les régions, les secteurs d’activités, les entreprises et les résidents autour d’une volonté commune de faire briller la Belle Province dans son ensemble, tout en mettant en valeur les singularités distinctives de chacun. Ce nom, Bonjour Québec, se veut aussi le porte-étendard du caractère francophone de la destination, une particularité concurrentielle en Amérique du Nord.

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Source : Alliance de l’industrie touristique du Québec

La marque Bonjour Québec au service de chaque région et secteur

Le déploiement de la marque se concrétise avec l’aide de partenaires. Dans le cas de Tourisme Montréal, Emmanuelle Legault souligne l’importance de travailler avec les autres régions ainsi qu’avec les quartiers. Selon elle, il est possible de témoigner d’une même voix et d’adopter une approche similaire et un message cohérent en se ralliant, tout en respectant son unicité.

Madame Legault affirme également que pour bien ancrer l’image de marque, il faut la décloisonner et se l’approprier. Ainsi, les résidents deviennent de fiers ambassadeurs de leur quartier, de leur coin de pays, ce qui vient donner encore plus de crédibilité à la promotion de la destination.

Quant aux produits touristiques, ils possèdent des attributs qui illustrent la marque et son ADN. Les membres des ATS incarnent donc Bonjour Québec en mettant de l’avant des expériences qui concordent avec les piliers. Pour comprendre le rôle à jouer de chaque secteur et activité, François-G Chevrier présente l’analogie de la recette « Québec goûte bon ». Pour la réussir, on a besoin de tous les ingrédients. Même si certains sont plus subtils, ils sont tout aussi nécessaires que les autres, car leur singularité contribue à rehausser les saveurs.

La force de la coopétition

S’unir pour être plus fort ensemble et, de cette façon, livrer une image cohérente à l’échelle locale comme internationale : voici l’objectif de la marque Bonjour Québec.

Lors de la relance, la concurrence sera d’autant plus féroce. La compétition intra-Québec doit laisser sa place à la coopétition. Créer des partenariats avec des entreprises voisines vient renforcer l’attractivité de la région et encourager les gens à y séjourner plus longuement.

Le programme Explore Québec et le Passeport Attraits permettent d’ailleurs aux Québécois de s’approprier davantage leur province et de faire mousser l’économie locale. Il s’agit de deux leviers visant à organiser l’offre et à stimuler la demande. Si l’image du territoire éveille l’imaginaire, encore faut-il inciter les gens à réserver. Ces propositions présentent un avantage autant pour le voyageur que pour l’entreprise, puisque les rabais accordés sont compensés par les programmes. Il existe actuellement près de 400 passeports attraits et 600 forfaits Explore.

Ces offres visent à faire (re) découvrir les diverses régions aux Québécois tout en générant des revenus pour les entreprises touristiques. Leur intérêt doit être soutenu au-delà de la pandémie. Il ne s’agit plus de voir le Québec comme un territoire où y faire des escapades, mais plutôt comme un endroit plaisant pour y passer de longues vacances.

Le Québec est-il prêt pour la relance ?

Les forfaits sont prêts et les entreprises ont hâte d’accueillir les touristes. Le site Web de Bonjour Québec a eu un fort succès auprès des Québécois l’été dernier. Les statistiques de fréquentation indiquent une hausse de 67 % de cette clientèle par rapport à l’été précédent. Le site, qui reçoit déjà 650 000 visiteurs mensuellement et comporte 18 000 fiches entreprises, a été rafraîchi au cours des dernières semaines. Il affiche une carte interactive et donne la possibilité à l’utilisateur d’enregistrer ses coups de cœur afin de personnaliser son itinéraire.

Comme le mentionnait Martin Soucy, le parcours client n’est plus linéaire en raison des nombreuses plateformes existantes. Il faut savoir diriger les visiteurs au bon endroit. Le nouveau site Web se veut donc la porte d’entrée numérique du voyageur et la plaque tournante lui permettant de trouver ce qu’il recherche et de le diriger vers les plateformes régionales, sectorielles et des organisations. À cet effet, les panélistes invitent les organisations touristiques à suivre la marque et les expériences qui sont portées au fil des saisons, afin de les mettre en vitrine dans leurs propres outils promotionnels et dans les messages qui y sont véhiculés.

Finalement, qui porte le Bonjour ?

Afin qu’une marque soit forte et rayonne au niveau local comme international, chacun doit porter son message : que ce soit la destination qui invite et fait rêver le monde entier, les régions qui font découvrir leur caractère distinctif et leurs secrets cachés, les entreprises touristiques qui incarnent la promesse faite aux voyageurs ou encore les résidents, fiers ambassadeurs de leur coin de pays.

Et vous, comment dites-vous Bonjour Québec ?

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

Pour accéder aux autres contenus de l’événement, veuillez cliquer sur le titre qui vous intéresse : 

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Marketing Tourisme durable

Comment communiquer ses actions responsables à ses clients?

La transition écologique est au cœur des préoccupations et des discussions de l’industrie depuis le début de la pandémie. Plusieurs entreprises désirent presser le pas en ce sens, alors que d’autres sont déjà impliquées, mais ne partagent pas leurs actions sur leurs diverses plateformes. Il est pourtant pertinent de les mettre de l’avant afin d’en informer ses clients actuels et potentiels.



Après l’écoblanchiment, le greenhushing 

Lors de la dernière conférence annuelle du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenue aux Açores en décembre 2019, le professeur et chercheur Xavier Font, de l’Université de Surrey, en Angleterre, a identifié une nouvelle tendance, le greenhushing. Il a étudié l’écart entre la communication des pratiques de durabilité dans les audits et les sites web de 31 petites entreprises du secteur du tourisme rural dans le Peak District National Park au Royaume-Uni (Uk). Cette analyse a démontré qu’elles ne communiquent que 30% de leurs actions durables. Différentes raisons peuvent l’expliquer. D’une part, les compagnies ne pensent pas que leurs pratiques responsables constituent un facteur décisionnel pour leurs clients. D’autre part, elles ont peur que leurs actions soient perçues comme de l’écoblanchiment.  Dans ce dernier justificatif, il est alors question de mutisme moral plutôt que d’hypocrisie morale comme son antonyme (écoblanchiment).

L’écoblanchiment désigne la promotion à large spectre d’une action durable peu importante dans le but de véhiculer une bonne image de marque et, ainsi, de tromper le client, selon les chercheurs Font, Elgammal et Lamond. L’utilisation de ce terme est subjective et laissée à la discrétion de son interlocuteur. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs entreprises ne désirent pas divulguer publiquement leurs initiatives.

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Source : Kristina Flour, Unsplash

Cependant, selon Xavier Font, les entreprises ont la responsabilité d’éduquer les touristes afin qu’ils deviennent plus conscientisés sur leur impact environnemental. Pour ce faire, elles doivent communiquer leurs bonnes pratiques. Il n’est pas uniquement question de mentionner qu’on fait des actions durables, mais de les partager en exemples.

De plus, selon une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, auprès de 1174 voyageurs québécois âgés de 18 à 74 ans, le tiers dit porter plus d’attention aux pratiques durables des prestataires touristiques depuis la COVID-19. La moitié mentionne aussi porter attention à l’information concernant la protection de l’environnement et les émissions carbone et finalement, une proportion similaire se dit même prête à modifier ses habitudes de voyage si cela aide à réduire leur empreinte. Contrairement à ce que peuvent penser les entreprises, leurs pratiques durables intéressent de plus en plus les touristes.

Comment les communiquer sans risquer d’être pointé du doigt? Comment éviter dans son discours toute dissonance pouvant exister entre la perception de l’entreprise sur le développement durable et celle de ses clients?

Connaître sa clientèle pour mieux l’attirer…

La réponse est simple : le message changera selon le public cible. Il faut donc bien connaître ses différents segments de clientèle et adapter ses propos à chacun d’eux. Par exemple, l’offre en tourisme durable sera le message clé d’une campagne marketing s’adressant aux plus engagés dans la cause environnementale. Dans le cas où les pratiques responsables ne constituent pas un critère déterminant dans le choix d’un hébergement ou d’un attrait touristique, il vaut mieux miser sur l’emplacement, le prix ou encore la qualité du produit ou du service pour attirer le client. Ce n’est qu’une fois sur place, qu’il pourra être sensibilisé en apprenant les diverses pratiques durables mises en place par l’organisation.

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Source : J. MT Photography, Pexels

… et parler le même langage pour mieux communiquer

Le terme durabilité peut paraître abstrait pour plusieurs touristes. Dans le but d’être bien compris de son public, il vaut mieux utiliser des concepts tangibles. Par exemple, il est préférable de signaler des faits sur le respect des animaux, la beauté de la nature sauvage avoisinante, le contact privilégié avec les communautés et les traditions locales, etc.

Le storytelling : le tourisme durable fait partie intégrante de l’histoire

GLP Films, une agence de marketing de contenu, se consacre uniquement aux campagnes de distribution stratégiques qui soutiennent le tourisme durable. Elle a d’ailleurs récolté divers prix et reconnaissances à cet effet. Rob Holmes, le fondateur et chef stratégique, réalise de courtes vidéos en utilisant la mise en récit (storytelling)pour présenter les bonnes pratiques d’une destination ou d’un produit touristique. Il n’y fait aucune référence explicite au développement durable. Il préfère montrer les danses traditionnelles, les chefs cuisiniers locaux dans leur restaurant, etc. Les visuels s’avèrent un bon moyen de faire passer un message, d’autant plus que la mise en récit permet de joindre les gens par les émotions transmises.

https://www.youtube.com/watch?v=nqtgAmMoG-I&t=14s

Source : Youtube, GLP Films

Les messages une fois sur place : le marketing incitatif

Selon L’Écho touristique, le marketing incitatif (nudge marketing) « consiste à mettre les individus dans un contexte de choix qui les incite à adopter un comportement spécifique recherché ». Il s’agit d’un bon moyen de communiquer ses actions à sa clientèle tout en l’incitant à y participer. En démontrant concrètement son implication dans des pratiques durables, l’entreprise gagne en crédibilité et minimise l’apparence d’écoblanchiment, tout en augmentant la confiance de ses clients.

Par exemple, le parc national de la Vanoise, en France, a diffusé 17 recommandations au ton humoristique afin de favoriser, entre autres, l’économie d’énergie dans les chambres. L’un des messages se lisait comme suit :

« Pour mieux dormir, baissez la température d’un degré C, vous ne fondrez pas sous la couette, vous serez bien reposé et fier d’aider la planète. 1 degré C de moins la nuit dans la chambre = 7 % d’efforts énergétiques en moins pour la planète. Ce conseil produit également d’excellents résultats une fois rentré chez vous. » 

Comme ces messages favorisent une action immédiate, ils sont souvent mis en pratique une fois le touriste arrivé à destination.

Les médias sociaux : oui, mais comment?

Une autre façon d’engager les clients actuels et potentiels, avant et après le voyage, consiste à interagir avec eux par les médias sociaux. L’une des choses à se rappeler est de rester fidèle à son image de marque.

Certaines entreprises publient toutes leurs nouvelles initiatives en développement durable, alors que d’autres, comme Piknic Électronik et Igloofest, préfèrent choisir les informations qu’elles transmettent à leurs festivaliers.

Dans tous les cas, il est recommandé de créer un calendrier de publications. Par exemple, tous les jeudis, le mot-clic #jeudidurable peut être utilisé pour communiquer vos actions. Cela permet de susciter un engagement plus fidèle et constant. Il vaut mieux publier une fois par semaine de façon assidue plutôt qu’une fois tous les jours pendant deux semaines, puis disparaître pendant les deux mois suivants. Ce conseil est pertinent pour les diverses plateformes. Mieux vaut se consacrer à une ou deux d’entre elles que d’être partout et nulle part à la fois.

Les médias sociaux permettent également de sonder l’opinion et les préoccupations de son public cible. Lui poser des questions sur ce qu’il aimerait obtenir comme contenu ou pour avoir une meilleure idée de ses connaissances sur le sujet peut aider l’entreprise à mieux connaître ses attentes et, ainsi, à mieux s’outiller pour y répondre.

Peu importe la stratégie adoptée pour les divers médias sociaux, l’important quant à la communication de ses actions durables est de rester intègre et d’admettre que la compagnie n’est pas parfaite, mais qu’elle fait les efforts nécessaires pour s’améliorer et réduire son empreinte environnementale tout en s’impliquant dans son milieu.

À retenir

L’entreprise doit communiquer ses actions durables en adoptant un langage adapté à ses différents segments de clientèle afin de favoriser leurs apprentissages et de démontrer ses compétences. Faire connaître ses bonnes pratiques permet également d’inspirer les autres acteurs touristiques. Face à la crise climatique, l’ère est davantage à la coopétition qu’à la concurrence.

Quelles pratiques durables avez-vous adoptées?

Comment pourriez-vous les communiquer à votre clientèle?


Source image à la une : Volodymyr Hryshchenko, Unsplash

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Segments de clientèles

Se préparer à accueillir la communauté LGBTQ+ 

En février 2021, RH Tourisme Canada et la Chambre de commerce LGBT+ du Canada (CGLCC) ont offert une formation sur la diversité, l’inclusion, la sécurité et la commercialisation auprès des communautés LGBTQ+. La CGLCC a également publié un guide et une trousse à outils pour le développement du tourisme, dont voici les principaux éléments. 

Taille du marché nord-américain  

Selon les estimations, 30 millions de personnes en Amérique du Nord s’identifient comme LGBTQ+, soit 6 à 8 % de la population totale. Leurs dépenses touristiques s’élèvent à plus de 70 milliards de dollars américains, d’après des études menées en 2016 par World Travel Market et Out Now. Au Canada, les voyageurs issus de cette communauté déboursent plus de 12 milliards de dollars en activités touristiques, un chiffre en hausse de 43 % depuis 2014. Leurs dépenses moyennes par séjour atteignent 1 855 $. Il s’agit d’un budget sept fois plus important que celui des touristes en général (265 $ par voyage). En 2021, on estime que quelque 90 % des voyageurs LGBTQ+ prévoient de prendre leurs vacances au pays. 

Critères de choix  

Le coût, mais aussi la sécurité, perçue et réelle, constituent des facteurs très importants dans le choix de la destination. 

Le coût, mais aussi la sécurité, perçue et réelle, constituent des facteurs très importants dans le choix de la destination. Les personnes LGBTQ+ doivent savoir qu’elles seront à l’abri de toute forme de harcèlement et qu’elles se sentiront les bienvenues. Le Canada jouit d’une place enviable sur l’échiquier touristique puisqu’il est reconnu à l’international comme étant un pays progressiste, inclusif et sûr pour les individus de cette communauté. De grandes villes comme Vancouver, Toronto ou Montréal constituent des centres touristiques majeurs, mais également des voies d’accès vers des régions rurales ou de proximité. 

En ce qui a trait à l’hébergement, les principaux critères de choix sont les suivants :  

  • Le coût ; 
  • Les cotes et les commentaires positifs ; 
  • Les commodités offertes ; 
  • La proximité des attractions touristiques 
  • Le respect des personnes LGBTQ+. 

Les touristes LGBTQ+ pratiquent les mêmes activités et recherchent des produits et des expériences semblables à ceux des voyageurs en général tels que : 

  • Restauration et gastronomie ; 
  • Activités de plein air ;
  • Arts et culture ; 
  • Magasinage ; 
  • Festivals et événements ; 
  • Activités de mieux-être. 

Sources d’information 

Les médias sociaux et les personnes influentes sur ces réseaux jouent également un rôle important au cours de la phase de planification et pendant l’expérience de voyage. 

Les amis, la famille, les sites Web officiels de destinations, d’hôtels ou de compagnies aériennes ainsi que les blogues et les forums de voyage constituent les principales sources de renseignements concernant les séjours d’agrément des touristes LGBTQ+ canadiens. Les médias sociaux et les personnes influentes sur ces réseaux jouent également un rôle important au cours de la phase de planification et pendant l’expérience de voyage. Ils représentent un moyen par lequel les connaissances et les membres d’une même famille s’influencent mutuellement. Il est donc essentiel d’être actif auprès de ces canaux afin de rester « dans les esprits ». Selon Destination Canada, Instagram était l’un des principaux influenceurs pour les moins de 45 ans.  

Comportement d’achat  

Des recherches ont révélé qu’un peu plus du tiers (36 %) des touristes LGBTQ+ du Canada réservent toujours directement auprès des entreprises, soit par téléphone ou sur leurs sites Web. Il s’avère donc primordial de s’assurer que ses forfaits ou ses produits ciblant ce marché soient présentés sur son site Web et qu’il soit possible de les réserver sur celui-ci. Environ un voyageur LGBTQ+ sur cinq achète aussi fréquemment par l’entremise d’agences de voyages en ligne traditionnelles.  

Mettre en œuvre des stratégies marketing inclusives  

La segmentation est peut-être l’aspect le plus important dans le cadre des activités marketing s’adressant au marché touristique LGBTQ+. Il importe d’analyser ses produits et ses atouts pour ensuite déterminer les groupes de personnes qui seront intéressés par ces produits. Restreindre son public cible à certains traits communs, par exemple : les hommes homosexuels de la génération Y, les lesbiennes actives et plus âgées, les familles LGBTQ+, etc. permet de mieux concentrer ses efforts de marketing et de proposer une expérience adéquate. 

 

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Source : Pexels

Pour réussir le développement du tourisme LGBTQ+, l’ACCGL propose diverses avenues, entre autres :  

  • Faire preuve d’authenticité dans le cadre de ses activités marketing et communicationnelles ; 
  • Présenter l’histoire des communautés LGBTQ+ locales ainsi que des récits authentiques de personnes de sa collectivité, des chefs de file, des propriétaires d’entreprise, etc. ; 
  • Offrir des expériences qui s’adressent précisément aux touristes LGBTQ+, mais qui peuvent attirer d’autres types de clientèles ; 
  • Créer des microsites et des pages Web sur le tourisme LGBTQ+ afin de fournir davantage de renseignements sur les partenariats, les forfaits et les services de soutien destinés à ces voyageurs. 

Quelques conseils pour terminer 

Pour rendre votre lieu ou votre attrait plus inclusif pour les touristes LGBTQ +, Luis Bracamontes, spécialiste principal des médias sociaux chez Tiqets Venues, suggère quelques pistes à suivre : 

1. Concentrez vos efforts au-delà du mois de la fierté. Lorsque les actions promotionnelles s’estompent à la fin juin, mois de la fierté, cela peut s’apparenter à des pratiques de « pinkwashing », terme inventé par la communauté LGBTQ + pour décrire ces efforts temporaires. Au lieu de cela, répartissez vos actions tout au long de l’année en établissant des partenariats avec des organisations et des leaders communautaires qui soutiennent les personnes LGBTQ +.  

2. Présentez la diversité dans vos campagnes marketing. Intégrez un éventail varié d’individus et d’identités dans vos supports marketing ainsi que dans la communication interne et externe. 

3. Incorporez des options non sexistes dans vos inscriptions. Si un formulaire propose les choix entre M. ou Mme, vous pouvez également insérer Mx. comme préfixe. 

4. Offrez des toilettes non genrées. 

5. Éduquez et formez vos employés. Les programmes de formation sur l’inclusion sont essentiels pour renforcer la sensibilisation et assurer l’excellence du service à la clientèle. Instruisez le personnel sur les orientations sexuelles et les identités de genre. Informez-les, entre autres, de l’importance des pronoms personnels. Des organisations spécialisées peuvent dispenser ces formations qui vous aideront à mettre en œuvre des politiques non discriminatoires pour garantir la sécurité et l’accueil de chacun.  

Un nombre croissant de destinations touristiques élaborent des stratégies et des produits pour attirer les voyageurs LGBTQ+. Le Canada et le Québec disposent de tous les atouts nécessaires pour séduire cette clientèle. Saurez-vous en tirer parti ? 


Source de l’image à la une : Pexels

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Ailleurs dans le monde Marketing Segments de clientèles

Attirer les télétravailleurs

Les campagnes de marketing territorial fusaient bien avant la pandémie, mais comme d’autres tendances, elles ont proliféré avec la crise sanitaire. Promotion de paysages à couper le souffle, valorisation d’un milieu de vie attractif, mesures incitatives pécuniaires, adoption de législations favorables : une panoplie de stratégies sont mises de l’avant pour encourager les télétravailleurs à faire le grand saut. 

Les ambitions des destinations divergent. Certaines lorgnent des résidents de régions contiguës, de provinces ou de territoires plus éloignés, ou même de pays étrangers. Voici quelques exemples observés.  

Les provinces maritimes à la conquête des Canadiens 

La Nouvelle-Écosse cible les télétravailleurs canadiens. Elle les incite à venir s’installer sur son territoire à travers une campagne de marketing qui fait valoir ses plus grands atouts. Le site Web Workfromnovascotia.com se dédie à cette initiative et en met plein la vue aux intéressés. 

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Son voisin, le Nouveau-Brunswick, abonde dans le même sens avec son initiative  

 « Vivez dans le moment/Live for the moment ». Les agences de développement économique des villes de Saint John, Moncton, Fredericton et la province ont lancé une campagne de marketing conjointe. Cette dernière vise à tirer parti de la vague de Canadiens travaillant à domicile en raison de la pandémie pour contribuer à l’accroissement de la population néo-brunswickoise. Cette tactique cible plus particulièrement les résidents des grands centres urbains tels que Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver, qui souhaitent changer de milieu de vie.

 

Des programmes appuyés monétairement 

Aux États-Unis, plusieurs villes et États ont mis en place des programmes incitatifs visant la migration interrégionale. Au lieu de verser des sommes pour que des entreprises s’installent sur leur territoire, les autorités offrent cet argent directement aux personnes qui y déménagent.  

Le Vermont a instauré une telle initiative en 2019, bien avant la pandémie. Le Remote Worker Grant Program propose 10 000 $ US aux intéressés qui souhaitent s’établir dans la région pour une période minimum de deux ans. Plusieurs autres critères devaient être respectés pour être sélectionné.  

Dans la ville de Tulsa en Oklahoma, le programme Tulsa Remote a aussi pris naissance avant la pandémie, en 2018. Les responsables ont reçu près de 20 000 demandes depuis le lancement. De celles-ci, 400 ont été acceptées et seulement trois personnes ont ensuite quitté l’aventure. Depuis le début de la crise sanitaire, les instigateurs notent une hausse de l’engouement des candidats.  

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Source : Tulsa remote 

Des visas temporaires pour les travailleurs nomades 

Les contraintes légales et fiscales associées à l’exécution d’un travail fait à distance depuis l’étranger freinent de nombreux professionnels. Or, certains pays s’adaptent à la tendance et délivrent des visas pour accommoder ce type de travailleurs, mais aussi pour tirer profit des retombées de leur passage. Les conditions pour accéder à ces visas varient selon la destination. 

Quelques États européens offrent le « Digital Nomad Visa » ou le « Remote Work Visa », notamment l’Allemagne, l’Estonie, la Croatie, mais aussi d’autres pays comme la BarbadeDubaï et le Costa Rica. Ces visas favorisent les longs séjours allant parfois jusqu’à deux ans. 

Sur l’île de Madère, au Portugal, l’idée d’accueillir des télétravailleurs ou « nomades numériques » est développée à un autre niveau à travers le projet « Digital Nomads Madeira ». Portée par les autorités régionales de Madère et Startup Madeira, l’initiative vise à attirer des professionnels au Nomad Village de Ponta do Sol, pour une période d’un à six mois. L’objectif consiste à stimuler positivement l’économie locale grandement touchée par la baisse radicale du nombre de touristes depuis le début de la pandémie. 

Source : Startup Madeira

Est-ce que le télétravail s’imposera à long terme ? L’avenir nous le dira. Mais chose certaine, plusieurs organisations évaluent la question. D’ici là, de nombreuses destinations observent et documentent cette tendance qui semble prometteuse pour les mois et années à venir. À suivre…  


Source image à la une : Photo de Yan Krukov de Pexels  

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Segments de clientèles Tendances

Migration interrégionale et télétravail

Depuis longtemps, les régions du Québec rivalisent d’ingéniosité pour attirer de nouveaux résidents. Certaines l’ont d’ailleurs fait de façon structurée avec de solides stratégies d’attractivité territoriale. Plusieurs démarches ont porté fruit et la tendance favorable aux régions se ressent depuis quelques années.





Migration interrégionale au Québec : des bilans positifs

Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les Laurentides et Lanaudière présentent le bilan migratoire positif le plus élevé pour la période allant de juillet 2019 à juillet 2020. Moins de personnes ont quitté ces régions et davantage s’y sont installées. Elles affichent d’ailleurs leurs meilleurs résultats depuis le commencement de la compilation des données par l’ISQ en 2001. L’ensemble des municipalités régionales de comté (MRC) de l’Estrie, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont aussi réalisé des gains au cours de cette période.

Des occasions à saisir pour les entreprises touristiques régionales

De nombreuses MRC situées en zones de villégiature ont obtenu de forts gains migratoires ces dernières années. Ces nouveaux résidents ont certes choisi de déménager pour retrouver des avantages liés à leur qualité de vie, mais comme précisé dans une analyse précédente, ils souhaitent également réaliser des expériences qui se rapprochent de celles vécues par les touristes.

Après le marketing territorial vient l’accueil de ces habitants installés depuis peu. Quelles stratégies visant ce segment de clientèles pourraient être mises de l’avant ?

Après le marketing territorial vient l’accueil de ces habitants installés depuis peu. Quelles stratégies visant ce segment de clientèles pourraient être mises de l’avant ? Leur proximité et leur envie de découvrir leur nouvelle région font d’eux des visiteurs fort attrayants. Ils ont le potentiel d’effectuer plusieurs visites et de recommander leurs coups de cœur à des parents et à des amis.

Migration interrégionale au Québec : des bilans négatifs

Les données de l’ISQ mettent également en lumière une vingtaine de MRC qui affichent un solde migratoire négatif de juillet 2019 à juillet 2020. Parmi elles se trouvent : Montréal, Laval, Longueuil, Québec et Gatineau.

Montréal cumule des pertes depuis quelques années. Cette tendance semble s’amplifier avec la pandémie. Au cours de la période à l’étude, la métropole a accueilli près de 27 000 personnes en provenance des autres régions alors que 62 900 résidents ont quitté la ville. Ces derniers ont choisi de s’établir ailleurs dans la province. Cette perte de 35 900 individus représente le plus lourd déficit migratoire interrégional que Montréal ait connu depuis 20 ans.

Les télétravailleurs

Avec la montée en flèche du télétravail, il est maintenant légitime de se questionner à propos de l’impact de cette nouvelle réalité sur les projets de migration des Québécois ou des Canadiens.

Le télétravail était sous-pratiqué avant la pandémie de COVID-19 d’après des données de Statistique Canada. Seulement 13 % des employés s’y adonnaient parfois à raison de quelques heures par semaine en 2018. Or, au début du confinement, 39 % des salariés canadiens se sont déclarés en télétravail. Si le travail à distance demeurait fréquent dans les organisations après la crise sanitaire, plusieurs experts s’entendent pour dire qu’il pourrait engendrer d’importants bouleversements.

Comme le télétravail est très apprécié, plusieurs entreprises revoient leurs politiques internes en vue de l’intégrer sur une base régulière ou flexible. Dans la prochaine année, elles devront se positionner à ce sujet et leur décision pourrait avoir un impact sur la mobilité de leurs employés.

Une tendance à suivre

Les données de l’ISQ à propos du bilan migratoire ne couvrent que les premiers mois de la crise sanitaire. Considérant qu’un déménagement se planifie, il est possible que ceux réalisés au début de la pandémie étaient prévus bien avant le confinement.

Le prochain bilan offrira un meilleur portrait de l’effet de la pandémie sur la migration interne au Québec. D’ici sa sortie, on peut supposer que l’année 2020-2021 sera encore très dynamique en ce qui concerne les déplacements interrégionaux. Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, le marché immobilier résidentiel de la province a connu une hausse de 17 % par rapport à 2019, un record depuis les premières compilations de données en 2000.

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Gestion

Planifier et gérer une concentration de visiteurs

Avec la pandémie, les sites extérieurs comme les parcs naturels et les attractions agrotouristiques sont confrontés à la gestion d’un nombre croissant de visiteurs. Heureusement, composer avec une augmentation significative de touristes ne date pas d’hier. De grandes villes et des attraits populaires prenaient déjà le taureau par les cornes avant la crise et certains en sont même ressortis triomphants.

En septembre 2018, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié un rapport qui recommande 11 stratégies et 68 mesures visant à mieux gérer la croissance des flux touristiques. Bien que ce document demeure issu d’une période prépandémie, il constitue une excellente source d’inspiration pour les régions et les municipalités. En milieu urbain ou rural, avant ou après la crise sanitaire, composer avec une concentration de visiteurs nécessite des pistes d’action élémentaires assez similaires. Cette analyse présente trois stratégies.

1. Promouvoir une offre favorisant une meilleure répartition des visiteurs

Les principaux attraits et événements d’une destination attirent généralement une masse de voyageurs. Pour atténuer cette tendance, les offices de tourisme et les organisations de gestion de la destination (OGD) pourraient promouvoir une variété de lieux et d’attraits dispersés sur tout leur territoire, voire en périphérie.

Faire dévier la route d’une personne qui visite une destination pour la première fois représente un défi de taille, car bien souvent les icônes de ce lieu s’inscrivent parmi les raisons de son déplacement. Toutefois, si on lui propose une offre complémentaire, un touriste pourrait être tenté de bifurquer légèrement de son itinéraire et de se laisser surprendre par de nouvelles suggestions.

Certains voyageurs recherchent justement ces endroits situés à l’écart des grandes foules, d’autres reviennent pour une deuxième fois ou plus, ou effectuent un plus long séjour. Cette stratégie s’adresse à toutes les clientèles.

Exemple : la promotion des attraits méconnus en Nouvelle-Zélande

Dans sa volonté de mieux gérer les flux touristiques, la Nouvelle-Zélande a lancé une campagne au ton léger adressée aux influenceurs en partie responsables de la concentration de visiteurs dans certains attraits naturels. Une série de vidéos humoristiques met en scène un garde forestier à la poursuite des touristes qui saisissent des clichés aux endroits souvent popularisés sur les médias sociaux. Celui-ci « arrête » les « coupables » et les amène non pas vers un poste de police, mais vers une autre attraction moins connue. Leur slogan : « SVP, ne voyagez pas sous l’influence des médias sociaux ». Le site Web officiel de la Nouvelle-Zélande recommande aussi des activités qui ne figurent pas nécessairement parmi les incontournables reconnus sur TripAdvisor.

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Source : Lonely Planet

En Europe, l’organisme de promotion France Montagnes publiait cet hiver des articles qui proposent des activités « loin des foules ». Cette méthode peu coûteuse met de l’avant des joyaux cachés, le tout, sous le signe de la sécurité et de la tranquillité.

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Source : France Montagnes

2. Promouvoir une offre hors des heures de pointe et hors saison

Atteindre un meilleur équilibre quant à la répartition des voyageurs au cours d’une journée, d’une semaine ou d’une année constitue un objectif pour bien des organisations touristiques.

L’OMT a élaboré quelques mesures qui appuient une telle démarche :

  • Établir d’une tarification dynamique pour favoriser la clientèle se déplaçant hors des périodes de pointe ;
  • Mettre en valeur des expériences uniques, à fort potentiel, qu’on ne trouve pas nécessairement en haute saison.

Exemple : Visit Finland

Depuis plusieurs années, la Finlande se démarque par la façon dont elle promeut ses saisons. Sur son portail, des expériences saisonnières uniques y sont présentées à travers des articles, des vidéos et des images qui témoignent du caractère authentique de la destination.

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Source : Visitfinland.com

L’OGD n’hésite pas à évoquer ce qui la distingue des autres lieux plus visités dans le monde et à faire ressortir ce qui pourrait plaire de l’expérience typiquement finlandaise.

3. Stimuler la création de nouveaux itinéraires et attraits

Chaque destination possède des atouts méconnus de la plupart des visiteurs. Créer des itinéraires de type « hors des sentiers battus » et les mettre en valeur avec la collaboration d’offices du tourisme, d’ambassadeurs et de commerçants locaux peut contribuer à mieux répartir les personnes sur un territoire.

La demande pour une offre touristique alternative est bien réelle. Avant la pandémie, elle se reflétait déjà par le désir des consommateurs de vivre des expériences authentiques et par le goût de découvrir la culture locale. Par dépit ou par envie, les restrictions de voyage liées à la COVID-19 auront tôt fait de mousser cette tendance, notamment dans les attraits en milieu rural. De ce constat découle le défi de créer des circuits hors du commun et en phase avec la tolérance des résidents pour continuer le développement dynamique d’expériences uniques.

Exemple : UnDiscovered itineraries de Tourisme Australie

Conscient des idées stéréotypées des touristes qui visitent sa destination, l’OGD de l’Australie a décidé de créer et de promouvoir des expériences inusitées à travers des itinéraires qui sortent des corridors les plus fréquentés.

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Source : Tourism Australia

En matière de circuits courts, le plein air et l’agrotourisme font bon ménage. Le réseau des parcs nationaux anglais propose plus d’une trentaine d’expériences qui mettent en valeur la culture locale et qui répartissent les visiteurs autour des aires protégées. Du café-kayak à la dégustation de gin forestier, ces partenariats créent des activités uniques.

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Source : National Park Experiences

Du top 5 au top 50 ?

Devrions-nous remplacer les fameux tops 5, tops 10, les Bucket List et les suggestions d’incontournables, par une proposition plus diversifiée ? Certaines destinations le font, choisirez-vous également cette avenue ?



Note : Cette analyse est la mise à jour de : Planifier et gérer une augmentation significative de visiteurs

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Technologies

Second souffle pour la réalité virtuelle

Elle fait parler d’elle depuis plus de dix ans et comme d’autres tendances, elle a été exacerbée par la crise sanitaire de COVID-19. En tourisme, la réalité virtuelle (RV) ouvre les frontières et transporte ses utilisateurs vers des lieux et des sites attrayants. Elle permet à des groupes de se trouver virtuellement à destination, d’assister à des spectacles, de visiter des musées ou même de vivre des expériences d’aventure dans des espaces naturels fragiles. En ces temps de confinement, elle répond à de multiples désirs d’évasion, d’immersion et de socialisation.

D’après Jean-Nicolas Vandelac, fondateur et PDG de la startup Hoppin’ World, incubée au MT Lab, « ce sont les besoins fondamentaux de communiquer, de se réunir, de se déplacer, de se divertir, qui sont brimés en ce moment. Du côté des attractions, des spectacles et des destinations, on aurait envie plus que jamais d’accueillir des visiteurs du monde entier. La réalité virtuelle sociale permet de faire le pont entre ces deux réalités. »

À plus long terme, la VR se présente comme une solution au tourisme de masse. Elle peut en effet s’avérer un moyen de gérer des flux, afin d’épargner certains sites surfréquentés ou menacés par les activités touristiques. D’un point de vue social, elle constitue un outil intéressant en ce qui a trait à l’accessibilité pour des personnes n’ayant pas le budget nécessaire au voyage. 

Adoption des casques de réalité virtuelle par les Québécois

Selon les données tirées de l’étude Vividata* :

  • 4 % des Québécois possèdent un casque de réalité virtuelle (contre 7 % des Canadiens) ;
  • 3 % en ont acheté un au cours de l’année qui a précédé le sondage ;
  • 5 % ont l’intention de s’en procurer un dans les 12 mois suivant l’enquête (contre 4 % des Canadiens et 4 % des Ontariens).

L’utilisation des casques de réalité virtuelle n’est pas exclusive aux jeunes générations. Pratiquement autant de baby-boomers que de Z indiquaient vouloir en acquérir un au cours de l’année.

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Une offre qui s’organise 

Le profil des amateurs de réalité virtuelle a évolué depuis la mise en marché des premiers casques. À sa sortie, on associait cette technologie à l’industrie des jeux vidéo. Aujourd’hui, on constate une pluralité des usages. De plus en plus de secteurs d’activité saisissent le potentiel qu’elle offre pour atteindre diverses clientèles.

Selon M. Vandelac, expert en réalité virtuelle, « on mentionne régulièrement les cas prometteurs d’utilisation de la réalité virtuelle. Par contre, on oublie souvent les coûts liés au développement d’une application dédiée et à son opération. C’est pour cette raison qu’il est avantageux de faire affaire avec une entreprise qui exploite déjà une plateforme dans le créneau qui nous intéresse. Cela permet de profiter de l’engouement de ce medium et d’une mise en marché instantanée sans les efforts, les coûts et les risques associés à un nouveau projet individuel. »

Le milieu culturel accélère un processus entamé avant la pandémie. On assiste à un mariage entre la technologie et le théâtre, la danse, la musique, les musées, etc. Pour plusieurs organismes, la réalité virtuelle leur permet de poursuivre leur mission en rendant leurs contenus accessibles auprès de leurs publics. Pour d’autres, c’est l’occasion d’explorer des avenues différentes, de renouveler leur clientèle et d’innover dans leur pratique.

Par exemple, l’Institut français a créé un catalogue pour rassembler des propositions culturelles (spectacles vivants et arts visuels) adaptées à la RV. Chaque fiche du répertoire décrit l’expérience offerte et les spécificités techniques nécessaires à l’activité. Ce type d’initiative ouvre la voie à une plus grande démocratisation de la RV.

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Source : Catalogue VR Immersive Experiences de l’Institut français

Les secteurs de l’hôtellerie, des croisières et les destinations tirent également profit de cette technologie, entre autres pour se promouvoir auprès des voyageurs. Pour les consommateurs, la réalité virtuelle leur permet « d’essayer avant d’acheter », ce qui peut être fort rassurant lorsqu’il s’agit de lieux situés hors des sentiers battus ou de produits hauts de gamme.

Plusieurs études scientifiques se penchent sur l’impact de la réalité virtuelle en marketing. D’après un consortium de chercheurs, elle génère des émotions positives et de l’engagement chez ses utilisateurs. Ces derniers se sont montrés plus enclins à rechercher et à partager de l’information sur la destination avec les amis et la famille. Selon un second groupe de chercheurs, la réactivité, l’interactivité et la qualité du contenu de la RV peuvent stimuler les intentions de voyage des touristes prospectifs par la recherche et le partage d’information. Elle intervient ainsi comme un outil permettant de jouer positivement sur l’état d’esprit de l’utilisateur virtuel, de créer une appartenance à une marque et d’influencer ses projets de visiter la destination. 

Certaines agences de voyages plus avant-gardistes ont déjà recours à des répertoires en réalité virtuelle pour aider leurs clients à planifier et réserver leur séjour à l’aide d’applications telles que Travel World VR ou encore Explor VR. Cette expérience immersive stimule les sens et rend l’étape de la planification plus concrète.

Démocratisation des casques de réalité virtuelle

Avec son casque Oculus Go introduit sur le marché en 2018, puis Quest en 2019 et enfin Quest 2 à l’automne 2020, Facebook cherche à séduire le grand public et s’est donné l’objectif de convertir près d’un milliard de personnes à la RV.

Selon monsieur Vandelac, « ces lunettes se démarquent parce qu’elles sont autonomes. Les consommateurs n’ont pas besoin d’insérer leur téléphone, d’être reliés par fils à un ordinateur ou d’avoir une pièce avec des capteurs. Elles attirent également l’attention pour leur qualité équivalente ou supérieure à leurs “grandes sœurs” et leurs prix abordables (299 $ US). Enfin, elles se distinguent par un écosystème conçu autour de la relation sociale entre les utilisateurs (la mission de Facebook). Elle brise donc l’isolement que plusieurs personnes reprochaient à la réalité virtuelle, en permettant de rejoindre des clients et des êtres chers, peu importe où chacun se trouve ».

Avec des prix plus accessibles, une multiplication des usages et une structuration de l’offre, la réalité virtuelle attirera-t-elle de nouveaux adeptes ? Seul l’avenir nous le dira. Mais force est d’admettre que le contexte actuel donne un second souffle à cette technologie.

*Vividata est un organisme à but non lucratif réalisant depuis 2015 une étude continue à propos des habitudes de consommation des Canadiens. La collecte des données s’échelonne sur 52 semaines et les résultats sont présentés de façon trimestrielle. Les données sont pondérées de façon à assurer la représentativité de la population canadienne.

Les résultats exposés dans cet article sont ceux de l’hiver 2021, dont la collecte s’est étendue d’octobre 2019 à septembre 2020. Un peu plus de 30 000 Canadiens âgés de 18 ans et plus provenant de 10 provinces ont été sondés.

 

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Destinations Marketing

Développement touristique : une approche inclusive avec sa communauté

L’année 2020 aura mis en lumière le rôle crucial des organisations de gestion de la destination (OGD) en tant que carrefour de l’information et agent de liaison : accompagnement des entreprises, partenariats multiples avec des talents et organismes locaux et promotion des savoir-faire régionaux. Ce repositionnement auprès de sa collectivité de proximité vient concrétiser le concept d’attractivité territoriale, centré d’une part, sur la satisfaction de l’ensemble des utilisateurs d’un territoire, qu’ils soient résidents, entrepreneurs ou touristes, et d’autre part, sur la place de l’OGD dans cet écosystème.

Passer du marketing à la création de valeur partagée

Certaines destinations mènent des réflexions depuis plusieurs années sur la valeur du tourisme, de ses acteurs et de ses bénéficiaires sur le territoire d’accueil. En Belgique, Visit Flanders adopte une vision holistique et mise sur les bénéfices mutuels de développement. L’OGD est passée de « Qu’est-ce que les clients veulent acheter ? » à « Qu’est-ce que la communauté offre et veut partager ? ». Ce changement de cap a incité l’organisation à modifier ses critères d’adhésion afin d’accueillir tout membre de la communauté qui désire créer de la valeur, mais qui ne se conformait pas aux exigences préétablies, telles qu’une période d’ouverture minimale durant l’année.

Encourager la création d’une identité et d’un sens des lieux en collaboration avec la communauté répond au besoin d’authenticité des touristes et à l’amélioration des espaces de vie pour les résidents. Voici quelques conditions de base pour dynamiser sa destination.

Encourager la création d’une identité et d’un sens des lieux en collaboration avec la communauté répond au besoin d’authenticité des touristes et à l’amélioration des espaces de vie pour les résidents.

Prendre soin de sa communauté

La vision 2030 des Pays-Bas intègre l’idée que chaque visite contribuera au bien-être et à la prospérité des résidents. Cette stratégie repose sur l’équilibre des impacts négatifs et positifs du tourisme, le suivi de la perception de la population et l’implication de la communauté dans le développement touristique. Ceci requiert une surveillance des données en continu (touristes, résidents) et la mise en place d’un dialogue ouvert avec la population, afin de créer des lieux attractifs pour l’ensemble des parties prenantes.

De son côté, la Mission des offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine (MONA) a aidé ses adhérents à intégrer la population dans leur stratégie en élaborant des pistes d’action selon six grands objectifs, entre autres, informer les habitants du rôle de l’OGD et développer un sentiment d’appartenance au territoire. Les outils développés en 2017 sont déclinés selon cinq profils de résidents (offreur, consommateur, influenceur, accueillant, citoyen).

Impliquer ses citoyens

La fermeture des frontières a propulsé les citoyens au rang de premiers consommateurs de l’offre touristique. Certains se sont même avérés d’excellents ambassadeurs de leur région, ce qui justifie leur rôle clé dans le développement de l’offre et la promotion de la destination.

Dans le développement touristique

Au Québec, la population des Îles de la Madeleine accueille chaque année un nombre croissant de touristes et ce, jusqu’à l’arrivée de la pandémie. En 2019, on comptait 68 000 visiteurs pour une population d’environ 12 500 madelinots. 

Un comité de travail composé d’acteurs socioéconomiques, des membres de l’office de tourisme et des citoyens a été mis en place afin d’identifier les incontournables d’un développement touristique en adéquation avec le caractère particulier des Îles et les attentes de la population. Des consultations publiques ont été menées entre mars et septembre 2020 afin de permettre aux insulaires d’exprimer leur opinion quant au développement touristique des prochaines années.

Dans le but d’attirer les touristes en basse saison, Tourisme Îles de la Madeleine a consulté l’industrie touristique par l’entremise de rencontres et d’activités de cocréation. Celles-ci ont permis d’identifier et de prioriser les services, les produits, ainsi que les expériences à valoriser. La stratégie sera rédigée à l’hiver 2021 et prendra en compte les avis évoqués afin d’offrir un tourisme favorable tant aux Madelinots qu’aux visiteurs.

Dans la promotion touristique 

L’accueil des résidents témoigne du dynamisme de la destination. C’est pourquoi certaines d’entre elles ont décidé de les mettre de l’avant au sein de campagnes marketing.

Élu trois années d’affilée comme peuple le plus heureux au monde, qui de mieux que les Finlandais pour partager leur recette du bonheur ? Grâce à la campagne Rent a Finn, élaborée par Visit Finland, il était possible d’avoir accès à un guide local virtuel afin d’en apprendre plus sur son quotidien et de connaître ses astuces. Une belle façon de renforcer l’image de marque du pays tout en s’affichant comme une destination authentique et accessible. Cette stratégie élaborée en 2019 a été reprise, faisant suite au succès rencontré.


Source : 100% Pure New Zealand, Youtube

Toujours dans l’optique de mettre de l’avant ses citoyens sympathiques, la Nouvelle-Zélande a mis sur pied la stratégie Good Morning World, une série de vidéos filmées en direct où des résidents de différentes régions saluaient les touristes internationaux chaque matin dans un décor enchanteur. Elle a récolté le prix de campagne de l’année décerné par AdNews Agency.

Plusieurs offices de tourisme ont fait appel à leurs résidents durant la pandémie pour partager des images à l’aide de mots-clics tels que #WhenWeTravelAgain, #FenetreSurMontpellier ou encore #PourUnInstant, ici au Québec. De son côté, Visit Luxembourg a lancé un concours de photographie aux Luxembourgeois dans le but d’explorer leur région avec de nouveaux yeux.

Comme consommateur principal de l’offre touristique locale, le résident est un ambassadeur de choix. Développer un sentiment de fierté chez l’ensemble de la communauté devrait devenir, si ce n’est pas déjà le cas, l’un des objectifs des organisations de gestion de la destination.

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

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Marketing

Exemples de partenariats inspirants pour la relance touristique

Les partenariats présentés ci-après ont été créés avant ou pendant la crise. Ces collaborations reflètent les défis que les entreprises et les destinations devront relever pour assurer le tourisme de demain.

Développement durable : un pilier majeur du tourisme de demain

Bien que l’environnement ait été temporairement placé au second plan pendant la crise, les objectifs en matière de réduction d’émissions de CO2 et la transition écologique sont au cœur des plans d’action touristiques. Ainsi, la réduction des déchets et l’écomobilité sont des voies porteuses.

Vail Resorts place la barre plus haut en matière de durabilité. L’opérateur de stations de ski a en effet étendu sa collaboration avec PepsiCo à 18 autres stations d’Amérique du Nord. L’objectif d’un tel partenariat est de réduire les déchets et les emballages des boissons et des aliments, ainsi que les gobelets en papier ciré dans les stations, en les remplaçant par des produits PepsiCo compostables ou durables. De plus, le géant de l’agroalimentaire s’impliquera dans divers projets qui s’inscrivent dans le cadre du Commitment to Zero, l’engagement en développement durable de Vail Resorts afin de réduire l’empreinte carbone à zéro d’ici 2030.

En matière d’écomobilité, Impact Factory, appuyé par le centre d’innovation thecamp en France, porte le projet Demoiselle depuis 2017. Il s’intéresse aux zones non desservies par le transport en commun, et notamment au dernier kilomètre parcouru et au tissu urbain à densité faible. Prenant la forme d’une navette modulaire autonome à énergie propre, le projet envisage la mobilité comme un service et fédère de nombreux partenaires (Métropole Aix-Marseille Provence, SNCF, Pôle d’Activités Aix-en-Provence, RATP, etc.).

Le virage local

La pandémie a rendu évidente la nécessité pour les destinations de faire redécouvrir leur territoire à une clientèle locale. Qu’il s’agisse d’incitatifs ou de campagnes promotionnelles misant sur les attraits locaux, plusieurs partenariats s’intéressent à l’accès à la nature ou encore aux micro-excursions.

Marriott Bonvoy, le programme de fidélisation de Marriott International, mise sur un partenariat marketing avec la National Park Foundation (NPF), le partenaire officiel à but non lucratif du service des parcs nationaux américains. L’initiative, qui prend la forme d’un site Internet de réservations et de conseils de voyage, permet aux membres du programme de fidélité de Marriott de profiter de rabais sur les propriétés situées à proximité des parcs nationaux, d’accumuler des points pour le programme de cartes annuelles de ces parcs et des espaces récréatifs fédéraux, ou encore de faire le don de la valeur de ses points de fidélisation à la NPF.

En ce qui a trait à la promotion des aventures de proximité, des organisations de gestion de la destination (OGD) incitent les communautés locales à redécouvrir leur territoire. VisitOslo, en partenariat avec The Trip Boutique, un outil numérique de planification de voyages propulsé par l’intelligence artificielle, propose par exemple des itinéraires personnalisés correspondant aux intérêts, styles et goûts des visiteurs. Dans un contexte post-pandémique, l’offre vise à faire vivre l’expérience de locaux aux visiteurs, en tirant parti des recommandations des résidents. D’un autre côté, la technologie utilisée permet à l’OGD de récolter des données afin de mieux connaître sa clientèle.

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La sécurité avant tout

L’un des changements importants survenus au cours de l’année 2020 est l’importance de la sécurité des visiteurs en matière sanitaire. C’est même devenu un enjeu prioritaire dans le parcours client.

Un partenariat comme celui entre United Airlines, Clorox et Cleveland Clinic, a permis la mise en place de United CleanPlus, un engagement de l’entreprise à mettre la santé et la sécurité au premier plan de l’expérience client, dans le but d’offrir un standard de propreté de pointe. S’entourer d’experts dans le domaine de la désinfection et de la santé, c’est assurer aux clients de voyager en toute confiance.

La capacité d’adaptation et d’optimisation des pratiques 

Technologie 

 La présence en ligne des entreprises touristiques est devenue essentielle à leur survie durant la crise. Les outils technologiques permettent notamment de rassurer les visiteurs, de les fidéliser, de les aider à planifier leurs déplacements et de limiter les contacts.

Hitit, un fournisseur de services aériens et de voyage, et Nella Airlines, une startup brésilienne, ont uni leurs forces pour provoquer une transformation numérique et mettre en place un système compétitif de services aux passagers et de planification opérationnelle (réservation, billetterie, contrôle des départs, gestion de l’équipage, fidélisation, comptabilité, etc.). Le but est d’adapter les services aux passagers.

Les données massives 

Collecter des données sur sa clientèle, c’est s’assurer de mieux la rejoindre en lui proposant du contenu pertinent et personnalisé. Qu’elle passe par l’intelligence artificielle ou la mutualisation de données, une exploitation collective des données aide à concevoir des prestations touristiques et des services adaptés. La donnée peut être vue comme un levier du développement du territoire.

L’OMT et Telefónica, une entreprise multinationale espagnole en télécommunications, travaillent ensemble pour promouvoir l’utilisation efficace du big data et de l’intelligence artificielle dans le secteur du tourisme. Le but est d’aider les destinations à mieux comprendre le comportement des touristes, et de commercialiser leurs produits plus efficacement. Une bonne gestion des données aidera également les destinations à mieux gérer les flux touristiques en accord avec les nouveaux protocoles de santé et de sécurité. Cette collaboration tire avantage de la transformation numérique pour soutenir une reprise durable de l’industrie.

Des destinations qui misent sur les partenariats

Le Singapore Tourism Board (STB) soutient des partenariats diversifiés afin de sortir de la crise. Ceci implique de nombreuses collaborations avec, entre autres, des acteurs gouvernementaux ainsi que des associations et des entreprises touristiques. Le STB forme des alliances dans des domaines aussi variés que l’hygiène, l’aide aux entreprises (partage d’information, plateforme de données partagées, etc.), la croissance et l’innovation (formation), ou encore le tourisme local et l’image de marque (campagne marketing de relance SingapoRediscover).

Collaborer en s’appuyant sur les piliers de la relance du tourisme post-COVID, c’est s’assurer de bâtir des projets et des solutions basés sur de nouvelles habitudes de voyage afin de sortir plus fort de la crise. En effet, durabilité, tourisme local, santé et sécurité et adaptation technologique des pratiques, entre autres, sont à présent des incontournables.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

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Destinations Marketing

Des territoires, une démarche mobilisatrice : Vision attractivité Cantons-de-l’Est/Estrie

Les associations touristiques régionales (ATR) possèdent de nombreuses ressources et connaissances en matière de marketing, de promotion et d’accueil. Et si leur intérêt et leurs compétences se transformaienpour mettre sur pied un projet d’attractivité territoriale en mobilisant l’ensemble des acteurs d’une région? Voici le cas de Vision attractivité Cantons-de-l’Est/Estrie.  


Vision attractivité en bref  

La directrice générale de Tourisme Cantons-de-l’Est, MmeFrancine Patenaudes’intéresse depuis longtemps à l’attractivité territoriale. Son organisation a d’ailleurs développé de nombreuses connaissances à ce sujet. Avec les années, les actions et le discours se sont transformés en une démarche régionale d’attractivité. En mars 2018 l’ATR a initié le projet.  

Vision attractivité Cantons-de-lEst/Estrie constitue une démarche globale (voir l’image suivante) qui vise à mobiliser les citoyens et les acteurs du milieu pour « travailler à la mise en place d’une vision commune en matière d’attractivité et la réalisation d’actions structurantes permettant d’attirer, d’accueillir et retenir davantage de travailleurs, d’entrepreneurs, de résidents, d’étudiants et de visiteurs dans la région ».  

 

La région regroupe neuf territoires (deux MRC de la Montérégie et sept de l’Estrie) : 

  • MRC Brome-Missisquoi 
  • MRC de Coaticook 
  • MRC du Haut-Saint-François 
  • MRC de La Haute-Yamaska 
  • MRC du Granit 
  • MRC de Memphrémagog 
  • MRC de Sherbrooke 
  • MRC des Sources 
  • MRC du Val-Saint-François 

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Source : cantonsdelest.ca 

Durant les trois premières années, un comité consultatif représentatif des secteurs et des territoires a piloté la démarche afin que les actions entreprises concordent avec la réalité et les aspirations de la région en matière d’attractivité. Celui-ci a par la suite cédé la place à un conseil d’administration dûment formé.  

Les étapes du projet 

Une démarche de l’ampleur de Vision attractivité s’est déroulée en plusieurs étapes au cours des deux dernières années (voir l’infographie). 

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Tous ces efforts pour établir ce portrait ont fait ressortir certains éléments de l’ADN du territoire et ont permis de dégager des pistes d’action concrètes pour mieux structurer l’offre régionale en fonction des besoins des jeunes adultes. 

Un des éléments importants au début du projet fut de poser un diagnostic de la situation de l’emploi, de l’éducation, des niveaux salariaux, de la démographie, des types d’industries, etc. Des sondages ont été effectué auprès des résidents de la région et aussi auprès des autres Québécois afin de comprendre leurs besoins ains que la perception qu’ils ont des Cantons-de-l’EstTous ces efforts pour établir ce portrait ont fait ressortir certains éléments de l’ADN du territoire et ont permis de dégager des pistes d’action concrètes pour mieux structurer l’offre régionale en fonction des besoins des jeunes adultes. 

L’importance de rencontrer les acteurs du milieu 

 Les diverses tournées, colloques, ateliers, chantiers se sont avérés des étapes essentielles pour expliquer le projet aux parties prenantes. Ce processus a été nécessaire pour préciser que malgré qu’il soit porté par une ATR, il ne s’agissait pas d’un projet en tourisme, mais bien d’une réflexion régionale qui embrasse tous les secteurs. Ce fut le plus grand défi selon Mme Patenaude. 

Ces rencontres étaient d’autant plus importantes dans la mesure où les échanges donnent l’occasion de mieux cerner et de respecter les enjeux locaux afin de bâtir une confiance mutuelle autour de valeurs communes. Une meilleure connaissance améliore l’adhésion et la collaboration des diverses parties prenantes. Par exemple, certains acteurs étaient préoccupés par l’adéquation entre leurs stratégies et initiatives locales et les efforts déployés à l’échelle régionale. La démarche de Vision attractivité permis d’arriver à un consensus pour dégager une image englobante qui est complémentaire aux marques individuelles. 

Une meilleure connaissance améliore l’adhésion et la collaboration des diverses parties prenantes.

Ainsi, une vision et une identité régionale furent créées d’un commun accord, rien n’a été imposé. Il est essentiel d’aller au-delà de la simple approche marketing.  

La suite… 

Tourisme Cantons-de-l’Est passe désormais le flambeau à un OBNL qui s’occupera de travailler sur l’attractivité territoriale à temps plein. Avec la nouvelle directrice générale, Mme Vanessa Cournoyer-Cyr, l’organisation s’assurera de la pérennité du projet. Les principaux axes d’intervention seront la mobilisation de l’ensemble des acteurs, la valorisation des territoires, la promotion et l’accueil ainsi que la maximisation du caractère attractif de la région. L’objectif demeure le même : attirer, accueillir et retenir davantage de travailleurs, de résidents, d’entrepreneurs, d’étudiants et de visiteurs dans les Cantons-de-l’Est.  

 

 

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