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Destinations Produits et activités

Le musée à emporter

Le 22 mai dernier, le gouvernement annonçait la réouverture des musées, un grand soulagement pour l’industrie touristique du Québec. Nombre d’entre eux ont eu recours aux plateformes virtuelles pour pallier la fermeture des espaces d’expositions lors de la pandémie due à la COVID-19. Les règles sanitaires à respecter obligent toutefois à revoir le fonctionnement de ces lieux d’intérêt pour le tourisme local et international.  

Entièrement en ligne, The Swedish Design Muséum est le fruit du travail de l’organisation Visit Sweden. La plateforme a pour objectif de faire connaitre le design suédois au monde entier. Avec son projet immersif « TO GO », le musée poursuit sa mission en proposant une expérience à emporter. Une initiative intéressante pour bonifier la présence en ligne à laquelle plusieurs musées se sont afférés au cours des dernières semaines. The Swedish Design Museum instaure l’usage d’un sac à dos contenant des produits suédois destinés à la découverte de la Suède, plus spécifiquement des régions de Stockholm, Umeå, Malmö et Gothenburg. Le sac à dos est disponible en quatre versions pour représenter chacune des destinations. L’expérience ayant débuté avant la pandémie, elle trouve une nouvelle pertinence dans les circonstances sanitaires actuelles.La réservation des sacs se fait en ligne par l’intermédiaire du site Web de l’institution.

Les objets sont soigneusement désignés par les conservateurs du musée en collaboration avec des résidents des régions à visiter. Parmi les items, on retrouve par exemple ; une tasse, une lampe, un casque de vélo gonflable, des crayons à esquisses et un ensemble pour sculpter le bois. Au-delà des items du sac à dos, des listes musicales, des propositions d’itinéraires et des cartes virtuelles sont mises à la disposition des excursionnistes. Le sac à dos peut être loué pour une semaine afin d’explorer la ville. 

NORD – Umeå  

SOURCE : Johan Width, Swedish Design Museum  

SUD —Malmö 

SOURCE : Johan Width, Swedish Design Museum  

EST – Stockholm

SOURCE : Johan Width, Swedish Design Museum   

OUEST — GOTHENBURG  

SOURCE : Johan Width, Swedish Design Museum   

L’idée du projet est née en réponse à l’analyse du groupe cible de Visit Sweden de 2018, qui a montré que :  

                  « (…) se fondre avec les habitants est l’une des expériences les plus intéressantes et les plus gratifiantes pour les voyageurs. »  

Visiter une destination à travers les recommandations personnelles des résidents afin de créer un lien intime avec les lieux, n’est-ce pas l’objectif de plusieurs touristes ? Chacun des objets étant lié à des vécus locaux variés, ces derniers prennent un sens particulier pour les utilisateurs. Emporter avec soi des valeurs et un savoir-faire, pour mieux comprendre une nouvelle culture, voilà une idée d’intérêt pour pallier aux défis actuels du secteur des musées du Québec. 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Segments de clientèles

La nature, l’attrait préféré des Québécois cet été

Du 6 au 11 mai, Segma Recherche et Événements Attractions Québec ont effectué un sondage auprès de 1 003 Québécois afin de connaître leurs intentions de visiter une attraction touristique du Québec cet été. Les résultats portent sur les Québécois actifs, c’est-à-dire ceux ayant réalisé une activité au cours des deux dernières années.

L’enquête démontre que moins de 20 % des Québécois actifs visiteront probablement des zoos/aquariums, des parcs d’attractions, thématiques ou aquatiques, des sites agrotouristiques et des musées, centres d’interprétation, sites historiques ou patrimoniaux et participeront probablement à des activités culturelles cet été. Seuls deux secteurs s’en sortent un peu mieux, soit les parcs et les sites naturels et les activités récréatives extérieures (voir l’infographie). Évidemment, les proportions s’avèrent plus grandes chez les participants très actifs, c’est-à-dire ceux ayant visité une attraction plus de quatre fois au cours des deux dernières années.

Soulignons que ces intentions reflètent l’état d’esprit des Québécois au début du mois de mai alors que la population était encore entièrement confinée. Ce portrait changera très certainement au cours des prochaines semaines, au fur et à mesure des phases progressives de déconfinement. Parions que les gens regagneront confiance dans les entreprises et dans leur capacité à assurer leur sécurité.

 

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Produits et activités

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : Portrait de la culture et des festivals

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. De ce nombre, 280 sont des gestionnaires d’organismes culturels et patrimoniaux et 165 proviennent du secteur des festivals et événements.

Au moment de la collecte de données, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était en vigueur ainsi que l’annonce de l’annulation des festivals jusqu’au 31 août. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait à une période précise.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur les organisations culturelles et patrimoniales, les festivals et les événements de même que les mesures adoptées ainsi que les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

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Les impacts de la crise

L’UNESCO et le Conseil international des musées estiment que les organisations muséales ont été particulièrement touchées par la pandémie de la COVID-19. Près de 90 % d’entre elles, soit plus de 85 000 institutions, ont fermé leurs portes pendant la crise. Quelque 13 % des musées dans le monde risquent de ne jamais rouvrir. Du côté des festivals et événements, les annulations du Festival International de Jazz de Montréal et des Francos représentent à elles seules des pertes de 58 millions de dollars et des centaines d’emplois impactés.

Au Québec, les trois quarts (74 %) des répondants des milieux culturels et événementiels jugeaient très négatif ou catastrophique l’impact de la pandémie sur leurs affaires au mois d’avril. Toutefois, plus de la moitié des sondés en provenance de la culture et du patrimoine (52 %) ont été épargnés au cours du premier trimestre de 2020. Ceux-ci estiment des baisses de revenus n’excédant pas 20 %. Les deux tiers des festivals et des événements (66 %) enregistraient déjà un écart d’au moins 20 % pour cette même période comparativement à 2019, dont 14 % mentionnant une perte de près de 100 %.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les mesures employées depuis le début de la crise

En avril, près de la moitié des organisations culturelles et des festivals avait déjà mis à pied du personnel ce qui représentait plus de 50 % de la masse salariale pour la moitié d’entre elles.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Toujours en avril, 44 % des gestionnaires des festivals et des événements et 38 % de ceux des organisations culturelles et patrimoniales mentionnaient avoir besoin de liquidités dans le prochain mois. La majorité estimait cependant pouvoir tenir pour quelques mois. Le type de financement ainsi que le calendrier des événements réparti à différentes périodes de l’année influencent probablement ces résultats.liquidite_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les inquiétudes des organismes

Les organisations culturelles et patrimoniales se sentent moins outillées que les festivals et les événements, le tiers d’entre elles mentionnant même être perdues devant la situation. Entre 31 % et 36 % des organisations culturelles et des festivals soulignaient toutefois détenir un plan pour faire face aux conséquences de la COVID-19. relance_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020 

Un retour graduel selon les secteurs

Déjà en avril, la majorité des festivals et événements estimaient reprendre leurs activités à partir de l’automne comparativement à la moitié des répondants pour l’ensemble des secteurs. L’annonce gouvernementale stipulant l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août laissait envisager une reprise à partir de septembre ou octobre 2020. Dans ce contexte, un festival sur dix craignait de devoir fermer ses portes définitivement d’ici l’été.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Le milieu culturel était aussi plus pessimiste que la moyenne des secteurs quant à l’achalandage dans les sites touristiques en général cet été. Au mois d’avril, trois répondants sur cinq (62 %) estiment qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Un sondage mené en avril auprès d’adultes américains et canadiens ayant participé à de grands rassemblements au cours des deux dernières années (festivals, événements, salons, conférences) révèle que les trois quarts d’entre eux retourneront probablement dans de tels événements dès qu’ils le pourront.

Que réserve l’avenir ?

Le 22 mai, le gouvernement du Québec a annoncé la réouverture des musées le 29 mai. L’interdiction de tenir des festivals et des événements est maintenue jusqu’au 31 août. La mise en place de nouvelles règles sanitaires dans les institutions muséales représente de nombreux défis.

Certains festivals prendront une forme virtuelle pour la saison 2020. Au Québec, c’est le cas du OFFTA, de Mutek, de Piknic Electronik et du FSTVL HAHAHA, entre autres. Le secteur redouble d’inventivité et s’adapte à cette saison exceptionnelle : réexploitation des ciné-parcs avec une programmation de concerts, planification d’activités extérieures par la Tohu dans le quartier Saint-Michel et animation du centre-ville en préparation. La culture demeure essentielle en période de crise ; elle est source de bien-être et nous rattache à notre société.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

Source de l’image à la une : Unsplash

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Produits et activités

La culture et les musées en temps de crise

Depuis l’apparition de la COVID-19, il existe un consensus : la culture demeure importante en temps de crise. L’UNESCO réitère sa nécessité et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société.

Grandement touchée par la pandémie qui sévit, l’industrie culturelle continue d’être résiliente et très créative. Voici un tour d’horizon de la situation.

 

Garder la culture vivante… numériquement !

La crise de la COVID-19 force le milieu culturel à mettre l’accent sur le numérique. L’auditoire en ligne, qui était parfois marginal avant le confinement, devient une force et même une nécessité. Beaucoup d’organisations déploient des efforts pour occuper le public et conserver son intérêt envers la culture. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

Maintenir la communication

L’utilisation des différents médias (réseaux sociaux, infolettres, etc.) constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plus de 60 % des musées européens ont accru leur présence en ligne depuis leur fermeture d’après un sondage de la Network of European Museum Organisations.

  • Les défis se multiplient. Certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmuseum) demandent au public de récréer des œuvres d’art à la maison. Ce mouvement gagne en popularité. Jusqu’au 25 mai, Clic France, en collaboration avec des partenaires médias et plus d’une trentaine d’institutions muséales, a créé un concours de réinterprétation des chefs-d’œuvre des collections françaises. Les meilleures créations seront récompensées en juin.

Source : Facebook — Musée Fabre

 

Développer l’offre numérique 

De nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture. L’offre prend différentes formes.

  • Quelques établissements, comme le Getty Museum, le Musée d’Angers et le Musée de la vie rurale anglaise profitent de la popularité du jeu vidéo Animal Crossing sur la console Nintendo Switch pour promouvoir leur collection de manière originale. Les joueurs peuvent acheter « virtuellement » des œuvres d’art et des objets de valeur issus de ses musées ou participer à une visite guidée avec un médiateur scientifique.
  • Culture Trois-Rivières a lancé, en mars dernier, le mouvement #enmodevirtuel. Du contenu varié et de nombreuses activités à faire à la maison sont suggérés sur leur site Web, un blogue, l’infolettre et leur page Facebook. Selon l’organisme, la démarche permet de renforcer leurs liens avec les partenaires financiers, d’alimenter les diverses plateformes numériques, de développer une stratégie différente pour maintenir les investissements dans les médias en plus de créer du contenu unique avec différents collaborateurs et artistes du milieu culturel.
  • Plusieurs musées québécois (Musée de la civilisation, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée POP, Musée d’art de Joliette et le Pôle culturel du monastère des Ursulines) proposent du contenu en ligne destiné à toute la famille sur la nouvelle plateforme Une heure au musée. On y trouve des activités, des jeux, des applications, des expositions et bien plus encore.

Source : Une heure au musée

 

Les musées deviennent des porteurs de mémoire 

De nombreuses institutions muséales collectent les expériences de vie des citoyens pendant la crise sanitaire. Par exemple, le Musée de la civilisation, à Québec, pose une question chaque semaine au public pour documenter leur quotidien en période de confinement. L’Historic New Orleans Collection, et la New York Historical Society, aux États-Unis, participent également au mouvement.

Les impacts

 Plus les semaines avancent, plus il s’avère possible de quantifier les impacts économiques et sociaux de la COVID-19 sur la culture grâce aux nombreux sondages réalisés dans l’industrie. Par exemple, l’organisme Americans for the Arts partage les résultats de son enquête par l’entremise d’un tableau de bord.

Au Québec, quelques Conseils régionaux de la culture publient les résultats de leurs sondages pour connaître les effets de la crise de la COVID-19 sur leur milieu.

L’union fait la force

Le milieu culturel fait preuve de solidarité dans ces temps de crise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent et l’entraide prend différentes formes; en voici quelques exemples.

  • Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) consacre la totalité de son budget d’acquisition annuel pour acheter des œuvres d’artistes établis et actifs dans la province. La Fondation du MAC désire doubler ce budget (300 000 $) en lançant une campagne de financement.
  • Sur Facebook, le groupe « Soutien à/de la communauté culturelle québécoise — COVID-19 » informe les travailleurs culturels, les travailleurs autonomes et les artistes sur les mesures et les programmes financiers gouvernementaux.

Penser à la relance

En Europe, comme en Allemagne et en Autriche, certains musées pourront ouvrir à nouveau leurs portes en mai. L’un des défis est l’augmentation des coûts de la sécurité et de l’hygiène face à une baisse prévisible des revenus à la billetterie. De plus, les visiteurs seront-ils au rendez-vous ?

Au Canada, le milieu s’active avec les autorités publiques pour élaborer des mesures sanitaires et des scénarios de déconfinement. Les prochaines semaines permettront d’en apprendre davantage sur celles-ci et l’impact qu’elles auront sur le milieu culturel. Il reste tout de même plusieurs interrogations face à l’avenir. Dans le monde muséal par exemple, à quoi ressemblera l’expérience ? Quelle sera la relation avec le visiteur ? Le numérique sera-t-il la nouvelle norme ? Une analyse du Réseau de veille sera bientôt consacrée à la relance.

Annonces

  • La SODEC met en place un programme d’aide aux projets innovants qui permettront de faire face aux défis des nouvelles habitudes de consommation et de développer de nouveaux outils de création et de diffusion (SODEC, 22/04/2020).
  • Radio-Canada et le Conseil des arts du Canada annoncent le lancement de « Connexion création » pour aider les artistes, les groupes et les organismes artistiques à présenter leurs œuvres en ligne (Conseil des arts du Canada, 21/04/2020).

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

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Gestion

COVID-19 : la culture et les musées

Au Québec, le gouvernement provincial exige la fermeture de tous les musées d’État et des lieux culturels ou de loisir où les gens se rassemblent. Le 23 mars, les autorités resserrent les restrictions et ordonnent la fermeture de tous les commerces et services non essentiels à compter du mercredi 25 mars, et ce jusqu’au 4 mai. Cliquez ici pour consulter la liste des commerces prioritaires.  

 

Mesures de soutien

Annonces

Québec – Canada

  • Le Conseil de la MRC de Pierre-De Saurel adopte un plan de soutien pour le milieu culturel de sa région entourant la COVID-19 (MRC Pierre-de Saurel, 09/04/2020).
  • Le Parti Québécois demande des garanties pour l’industrie culturelle, et une campagne d’achat local culturel (Gouvernement du Québec, 17/04/2020).
  • Le gouvernement du Canada annonce une aide de 500 millions de dollars pour Patrimoine Canada afin de soutenir le secteur des arts, de la culture et des sports (AMC, 17/04/2020).

International

  • Angleterre : le Heritage Emergency Fund réunit un fonds de 50 millions de livres sterling (87 millions de dollars canadiens) pour soutenir le secteur du patrimoine (Heritage fund, 15/04/2020).

Impacts

Au Québec  

International

  • États-Unis. L’organisme Americans for the Arts partage les résultats de son sondage pour mesurer les impacts financiers et humains sur le milieu des arts américains par l’entremise d’un tableau de bord.

Bonnes pratiques 

Au Québec  

  • La Société des musées du Québec a mis à jour la section Expositions et expériences virtuelles.
  • Le Digihub, à Shawinigan, déploie un guide de ressources pour les secteurs culturels et touristiques.
  • Le Front des artistes canadiens et le Regroupement des artistes en arts visuels du Québec proposent des bonnes pratiques pour rémunérer les artistes durant la crise.

 

À l’international 

Solidarité  

Au Canada

  • L’Association des musées canadiens (AMC) a tenu une conférence en ligne, Les musées ensemble, sur des enjeux majeurs actuels. Les allocations, la table ronde avec l’honorable Steven Guilbeault, ministre du Patrimoine canadien, et les témoignages des gestionnaires de musées sont disponibles en ligne.

À l’international  

 

  • L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Conseil international des musées (ICOM) ont tenu, le 10 avril dernier, une conférence virtuelle sur la situation des institutions muséales à travers le monde. De nombreux sujets furent abordés tels que le virage numérique et le rôle social des musées. La rediffusion est disponible en ligne.
  • CLIC France, en partenariat avec SmArtapps offre un webinaire gratuit sur les activités numériques à proposer lorsque le musée ferme.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les renseignements et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

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Tendances

L’industrie touristique face à la crise : 2 de 3

Culture et musées

– Consensus autour de l’importance de la culture en temps de crise. L’UNESCO réitère la nécessité de la culture et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société. Elle demeure une source de résilience.

 

-Garder la culture vivante. Occuper le public et conserver son intérêt envers la culture deviennent essentiels. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

  • La communication par les réseaux sociaux. L’utilisation des différents médias constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plusieurs institutions créent des mots-clics (#MuseumsAndChill, #CultureChezNous) ou lancent des défis à la clientèle. Par exemple, certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmeum) demandent au public de récréer des œuvres d’art.

Source: Facebook

  • L’offre numérique se développe. Si ce n’était pas déjà fait, de nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture.

–La solidarité s’organise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent : pages Facebook, sites Web, documents en ligne, conférences ou réunions virtuelles. Plusieurs organismes comme les conseils de la culture tiennent également des sondages pour mieux connaître les impacts de la crise dans leur milieu.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

 Festivals et événements

  • Le contenu en ligne foisonne. Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Concerts gratuits en rediffusion sur Internet, festivals et événements en direct, les idées s’adressent à tous les publics. Comme cette situation exceptionnelle se prolonge, artistes et diffuseurs sont toujours à la recherche de solutions pour s’assurer une certaine rémunération.

Source : Global Citizen

  • Recherche de financement. Si les gouvernements tentent d’adapter les programmes d’aide au secteur culturel et événementiel, tous les cas ne peuvent être couverts, notamment les petites salles de spectacles. Collectes de fonds, plateformes de soutien et appels aux dons de la part de collectifs de salles et d’artistes s’organisent partout dans le monde afin de sauver une des industries les plus touchées par la crise.
  • Les annulations, qui frappaient initialement les événements et les festivals se déroulant à la fin du printemps, ciblent maintenant ceux ayant lieu d’ici la fin de l’été. Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. Au Québec, le gouvernement demande l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août.
  • Solidarité. Tout comme les hébergements touristiques, certaines salles de spectacles ont décidé d’ouvrir leurs portes pour permettre l’accueil de patients atteints de la COVID-19. D’autres s’attellent à collecter matériel médical et dons pour la communauté.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Attraits touristiques

  • Des ouvertures reportées. La plupart des attraits touristiques ont fermé leurs portes. Des parcs thématiques saisonniers du Québec et du reste du Canada décalent leur date d’ouverture. C’est le cas de La Ronde, membre du groupe Six Flags. Le parc d’attractions rassure ses détenteurs de passeport-saison 2020 en prolongeant la période de leur laissez-passer. Des avantages supplémentaires sont également annoncés.
  • La découverte virtuelle des attraits touristiques. Les expériences immersives en ligne, les tours virtuels, l’observation des animaux dans les zoos grâce aux webcams figurent parmi les activités mises de l’avant pour maintenir un contact avec la clientèle. Le parc Universal Studios, à Orlando, propose des tours de manège. Voici celui du Hollywood Rip Ride Rockit.

Source : Facebook

  • Des offres éducatives pour occuper les enfants en confinement. Les attraits touristiques déploient des contenus en ligne afin d’outiller les parents et les enseignants à faire assimiler des notions aux jeunes qui sont privés d’école. L’Association of Zoos and Aquarium a monté un calendrier regroupant les initiatives de ses membres. L’organisme Événements Attractions Québec partageait récemment huit façons de découvrir les attractions du Québec en restant à la maison à travers des activités pédagogiques.

Source : Quebecvacances.com

  • Des élans d’entraide et de solidarité. Des attraits touristiques effectuent des dons de matériel (masques, équipement protecteur) et de nourriture pour aider leur communauté. D’autres offrent leurs installations pour accueillir des services essentiels. La tour de Blackpool, une attraction de la région du Lancashire, en Angleterre, tient ainsi lieu de banque alimentaire et devient le site de distribution pour les plus démunis, dont le nombre augmente en cette période difficile.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin. 

Tourisme de plein air et nature

  • Des décisions au cas par cas. En ce qui concerne les territoires protégés, deux choix semblent se présenter devant la COVID-19 : la fermeture complète ou l’interruption des services avec ouverture des sentiers. La Finlande, la France et les États-Unis préfèrent renvoyer leurs employés chez eux et donner accès à certains sites. Le Québec et le Canada gèlent quant à eux l’ensemble de leur réseau. Du côté des États-Unis, l’arrêt des services neutralise les tarifs d’entrée dans les parcs et provoque un achalandage effréné. L’association National Parks Conservation invite les gens confinés à la maison à profiter des espaces naturels tout en restant chez soi de huit manières différentes.

Source : Outdoor Vancouver

  • Un relais d’information exemplaire. Les associations sectorielles démontrent leurs leaderships en cette période de crise. En tourisme de nature et d’aventure, Outdoor Industry Association et National Park Conservation se démarquent. Elles fournissent tous les renseignements nécessaires à la compréhension des enjeux liés à la COVID-19. Elles publient également les plus récentes nouvelles officielles qui concernent l’industrie.

Source : Outdoor Industry Association

  • Des données encourageantes pour le plein air. Les études sur les intentions de voyages font couler beaucoup d’encre en 2020. Civic Science relève que 43 % des Américains âgés de 13 ans et plus prévoient faire davantage d’activités de plein air que d’habitude à cause de la COVID-19. Selon Micheal Coyle, gestionnaire de Coquitlam SAR, une équipe canadienne bénévole de sauvetage, la marche en montagne facile à modérée sera une « soupape de sécurité très précieuse » à la fin du confinement.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

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Tendances

Voir grand pour le « micro »

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

 

 

Quand les grands commencent à s’essouffler

Ces dernières années ont vu la montée en force d’entreprises gigantesques, nées du développement de l’internet et des communications mobiles. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) de ce monde ne sont pas les seules entreprises à avoir pris de l’ampleur; pensons au nombre incroyable de fusions et d’acquisitions de plusieurs milliards de dollars ayant créé des empires dans pratiquement tous les secteurs de l’économie. Ces géants semblent toutefois de plus en plus contestés, puisqu’ils sont souvent perçus comme de mauvaises entreprises citoyennes.

L’industrie touristique n’est pas épargnée par ce phénomène. Plusieurs grands joueurs sont touchés. Certains mégafestivals connaissent des déboires et sont parfois annulés. Le secteur est aussi touché par la faillite de généralistes d’envergure tels que Thomas Cook. Pourquoi autant de fermetures, alors qu’il n’y a jamais eu autant de touristes?

« Nous avons besoin de beaucoup moins que ce que nous estimons nécessaire. » Maya Angelou, écrivaine, actrice et militante américaine

La recherche de biens et de services toujours plus personnalisés, d’expériences plus individuelles et gratifiantes explique peut-être que l’on soit à l’ère de la méfiance et du désintérêt pour tout ce qui semble trop grand, trop gros, trop connu ou trop ordinaire.

En contrepartie, les microvacances, les minimaisons, les microboutiques, les microévénements et les micromusées — tout ce qui est rare, unique et marginal — semblent avoir le vent dans les voiles, particulièrement auprès des millénariaux.

La tendance au « micro »

Dans cette perspective, il y a un retour aux activités et aux événements plus petits, nichés, courts dans le temps et davantage en phase avec les nouvelles valeurs des voyageurs et les réalités des destinations.

Les microfestivals

Une foule de microfestivals gagnent en popularité et se présentent souvent comme l’antithèse de gros événements coûteux, surpeuplés et aux programmes quasi identiques d’une ville à l’autre. Les microfestivals se démarquent sur plusieurs points. En plus de divertir et d’animer un territoire, ces petits événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Localisés dans de plus petites villes ou dans des quartiers excentrés de plus grosses agglomérations, ils incitent les visiteurs à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par la tenue de grands événements. La Noce à Chicoutimi et le Festival international de Jazz à Verdun en sont quelques exemples.

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Source : Pexels

Les micromusées

Que ce soit pour rapprocher l’art des citoyens, pour démocratiser l’accès aux œuvres de grands musées nationaux par le numérique (les Micro-folies) ou pour inciter la population à exposer et à partager un objet en relation avec un thème choisi, durant quelques heures (pop-up museum), les micromusées ont la particularité d’être modulables, temporaires et ludiques, et de provoquer les rencontres et les échanges.

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Source : Micro-folies Sevran

Les microaventures – microséjours – microvacances

Les microvacances se définissent comme un voyage d’agrément de moins de cinq nuits. Elles se planifient moins de six jours à l’avance (50 % des réservations) et à partir d’un appareil mobile (pour plus de deux personnes sur cinq), selon Expedia.

Les gens, surtout les millénariaux, ont moins de temps libre ou moins de vacances. Toujours d’après Expedia, 54 % des Canadiens se sont privés de congés en 2018.

Pour ceux qui sont dans l’impossibilité de prendre de longues vacances, les microaventures ou les microséjours permettent :

  • D’insérer des temps de loisirs dans l’agenda chargé du travail, lorsque cela est possible;
  • D’optimiser les journées de congé;
  • De rompre plus facilement avec le quotidien;
  • De voyager plus souvent et de visiter plus de destinations.

Ces vacances peuvent aussi bien être un séjour à la plage, une pause bien-être ou une activité de randonnée comme celles proposées par la compagnie Chilowé, qui se spécialise en microaventures, en France.

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Source : Chilowé

Microattention = microciblage = créneau

La tendance micro se heurte aussi à la très petite capacité d’attention des humains, dont la durée moyenne est de 8 secondes. Comment joindre les clientèles dans ces conditions?

  • En révisant nos modèles de segmentation pour passer d’un découpage géographique à une segmentation basée sur les champs d’intérêt et les passions, ce qui risque d’attirer la clientèle cible et de mieux retenir son attention.
  • En utilisant des médias et des micro-influenceurs qui se spécialisent dans une niche précise d’activités et dont l’approche est plus personnalisée, pour toucher une communauté plus engagée.

Vers une démondialisation?

C’est le retour du local et d’une plus grande sensibilité envers ce qui est proche de nous et à notre échelle, malgré les technologies, la rapidité des choses et la facilité de communication. Notre quartier, notre village plutôt que les pays qui autrefois faisaient rêver? À suivre avec attention en 2020!

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Technologies

Visiteur cherche œuvres d’art captivantes

À l’automne 2018, lorsque le High Museum of Art a revu l’organisation de ses installations, deux responsables se sont questionnés sur l’apport des technologies intelligentes à l’expérience des visiteurs. Plus précisément, ils souhaitaient trouver un moyen de présenter la diversité des œuvres du musée, une solution qui permettrait à chacun de se créer un parcours sur mesure et qui collecterait des données à propos des préférences du public. L’objectif : augmenter l’engagement des visiteurs envers leur institution muséale.

Plusieurs employés possédant diverses expertises ont été interpellés par le projet. Après avoir pris en compte les positions de chacun, les deux responsables en sont venus à la conclusion que la nouvelle application devait être en mesure de répondre à la question la plus souvent posée par les visiteurs, à savoir : qu’y a-t-il d’intéressant à voir au musée? Aussi simple soit-elle, cette question en entraîne inévitablement une autre : quel type d’art aimez-vous? En répondant à cette dernière, il devient aisé d’élaborer des propositions qui rendent l’expérience au musée beaucoup plus agréable.

L’application Heartmatch permet donc aux amateurs d’art de distinguer ce qu’ils aiment de ce qu’ils n’aiment pas. Tout comme l’application du site de rencontre Tinder, l’utilisateur accède à des photos et indique ses préférences par un simple glissement de doigt (voir la vidéo ci-bas). Une fois qu’il a choisi ses coups de cœur, ceux-ci se retrouvent sur un plan virtuel du musée et créent un parcours entièrement personnalisé.

Source vidéo : https://vimeo.com/315962478

Après quelques essais, l’équipe a décidé d’inclure cent œuvres d’art à l’application. Les utilisateurs ont ainsi un bon aperçu de la diversité offerte au musée. Quant aux responsables, ils possèdent maintenant un outil qui repère et enregistre les préférences des visiteurs.

 

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Tourisme durable

Environnement et musée : protéger le passé et le futur

Depuis déjà plusieurs années, de nombreux secteurs de l’industrie touristique prennent un virage vert. Que ce soit l’hôtellerie, les festivals ou les stations de ski, leurs initiatives sont davantage connues des consommateurs et deviennent parfois des outils marketing. Mais qu’en est-il des musées ?

Les musées ont la possibilité de devenir des acteurs clés dans la lutte contre les changements climatiques et pour la protection de l’environnement. D’après le Conseil international des musées (ICOM), ils « peuvent améliorer la prise en compte du développement durable et contribuer à l’éducation sur les questions des changements climatiques en travaillant avec les communautés et en leur donnant les moyens de provoquer des changements pour garantir une planète habitable, la justice sociale et des échanges économiques équitables à long terme ». Voici quelques exemples de mobilisation du milieu muséal et des méthodes d’intégration de pratiques durables dans les organisations.

Avant que tout ne tombe à l’eau

Le Strawbery Banke Museum de Portsmouth, au New Hampshire, met en place des actions afin de prévenir la détérioration des fondations et du contenu de ses maisons patrimoniales, causée par des crues des eaux de plus en plus fréquentes. Depuis près de 10 ans, le musée, qui regroupe 8 jardins et 32 bâtiments historiques, collabore avec la Ville et l’Université du New Hampshire pour étudier l’impact de l’élévation du niveau de la mer dans le secteur. Le musée participe également au comité consultatif pour l’évaluation de la vulnérabilité liée aux changements climatiques dans le quartier historique de Portsmouth. La vidéo suivante présente l’état des lieux lors d’une crue majeure en 2017.

Source : YouTube

À la suite de nombreuses démarches, les responsables proposent maintenant plusieurs activités de sensibilisation et des conférences pour partager leur expérience avec différents membres de leur communauté. Par exemple, ils ont organisé un sommet en 2018 avec 12 autres organisations de l’État pour échanger des idées et des recherches sur les changements climatiques. Ils participent également à des ateliers sur le patrimoine bâti en apportant leur expertise pour la préservation des maisons historiques menacées par l’eau.

L’art au service de l’énergie durable

La Woodstock Art Gallery, en Ontario, a rapidement été conscientisée sur l’énergie durable. Une collaboration s’est établie entre elle et son fournisseur d’électricité, qui est aussi son voisin, pour sensibiliser la communauté et interagir avec elle sur la question des problèmes environnementaux, grâce à leur expertise respective. Par exemple, la galerie offre des programmes scolaires aux élèves de la région pour les initier à l’art et discuter des changements climatiques et du développement durable pendant leur visite.

L’union fait la force

Conscient de ses rôles et responsabilités, le milieu muséal s’organise afin de réduire son impact et de préserver la planète pour les générations futures. Voici quelques regroupements ou groupes de travail œuvrant pour la protection de l’environnement. Ils fournissent une panoplie de ressources et d’exemples de bonnes pratiques.

  • ICOM: groupe de travail sur le développement durable; aide les membres à contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable ainsi qu’à s’adapter aux changements climatiques. Le groupe de travail présentera ses recommandations lors de sa 25e conférence qui se tiendra à Kyoto, au Japon, en 2019.

Avant tout, mettre des efforts à l’interne

Un musée peut effectuer de nombreuses actions durables au sein même de son organisation. Cet aspect s’avère d’autant plus important dans un contexte de sensibilisation du public. Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Plusieurs institutions de la région Rhône-Alpes font des déplacements groupés et rassemblent leurs œuvres dans des réserves mutualisées afin de diminuer la fréquence des transports et réaliser des économies. Le Field Museum, à Chicago, a réduit son impact sur l’environnement et augmenté la qualité de l’air des lieux en remplaçant les nettoyants chimiques par de l’eau ionisée pour laver les vitrines d’exposition et les fenêtres du bâtiment.

Par où commencer ? 

Sarah Sutton, coauteure du livre The Green Museum: A Primer on Environmental Practice, estime que la première étape des institutions muséales pour protéger l’environnement consiste à faire un bilan carbone qui permettra de repérer les sources potentielles d’économie d’énergie. Elles peuvent visiter, par exemple, le site Carbonfund.org pour calculer l’empreinte carbone de leur organisation.

La Société des musées du Québec propose un guide sur l’écoresponsabilité. Il est possible d’y trouver des conseils pour la gestion des installations et des ressources humaines (efficacité énergétique, matières résiduelles, approvisionnement responsable, santé et sécurité, etc.), pour les expositions (conception, fabrication et chantier, démontage et deuxième vie) et pour les communications (internes, externes, designs graphiques et impressions).

Quels sont les gestes écoresponsables de votre musée?

 

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Segments de clientèles

Comprendre le handicap pour améliorer l’expérience

Au cours du 2e Sommet mondial du tourisme accessible, Coralie Vandevenne, coordinatrice des services accompagnement, sport et loisir chez l’Œuvre Fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants, à Ghlin, en Belgique, a présenté la formation « Passeur de sens© », qui est offerte aux professionnels de divers secteurs, notamment ceux du tourisme et de la culture. Interactive et déductive, cette formation d’une durée de trois jours intègre des aspects multisensoriels afin de favoriser la création de représentations mentales génératrices de sens et porteuses d’émotion pour le PNMV.

Le cours se base sur des concepts théoriques (démystification du handicap visuel, formes de mal vision, détermination des besoins spécifiques et des possibilités d’adaptation, etc.), des exercices pratiques, des mises en situation et des échanges. Les participants apprennent les attitudes à adopter face à une personne déficiente visuelle ainsi que les techniques de guidage et de déplacement. Ils découvrent divers outils destinés à favoriser l’accessibilité des PMNV : visites guidées, adaptations tactiles et olfactives, audiodescriptions, maquettes bi ou tridimensionnelles, adaptations en braille et en grands caractères, etc. Une partie de la formation se déroule dans les musées afin de permettre aux participants de repérer tous les éléments à considérer dans le cadre d’une visite adaptée. Enfin, un groupe de personnes, des professionnels et des PNMV, valide l’intégration des connaissances et des compétences. Une quinzaine d’établissements culturels belges ont bénéficié de cette formation.

Développer les compétences du personnel de l’industrie touristique en matière d’accueil et de service à la clientèle handicapée s’avère essentiel pour offrir à cette dernière une expérience inclusive… et porteuse de sens.

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Source : Amis des aveugles

 

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