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Transport

Transportez-vous vers la nature

Considérant que l’accessibilité est déterminante quant à la fréquentation d’une destination, plusieurs projets liés au transport ont vu le jour ces dernières années pour faciliter la venue de visiteurs sans voiture. Bien que le défi soit considérable pour assurer la rentabilité d’un service alternatif de transport, on remarque que la création de partenariats stratégiques, l’engagement des autorités locales ou régionales, la participation d’entreprises privées, une promotion rigoureuse et la participation citoyenne peuvent contribuer au succès de ces initiatives.

Rendre les parcs nationaux accessibles – l’exemple de ParkBus

Au départ de Toronto ou d’Ottawa, la navette ParkBus fait le relais entre la ville et plusieurs parcs nationaux et provinciaux de l’Ontario. Ce service instauré en 2010 par des amateurs de plein air connaît un franc succès; les deux porteurs du projet ont d’ailleurs reçu le prix « Jeune entrepreneur en tourisme » décerné par Parcs Canada aux Grands Prix du tourisme canadien en 2014. L’organisme à but non lucratif compte des dizaines de bénévoles et d’importants partenaires tels que Mountain Equipment Co-op, Ontario Nature, Parcs Ontario, Parcs Canada et la Fondation Trillium de l’Ontario, qui soutiennent financièrement l’organisme et contribuent à en effectuer la promotion.

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Source : ParkBus

Les utilisateurs du service ont accès aux navettes à partir de plusieurs points centraux et stations de métro. Alors que certains feront un aller-retour d’une journée, d’autres allongeront leur séjour en nature en prenant un aller simple ou en réservant leur place de retour à une date ultérieure.

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Source : ParkBus

Donner accès à la montagne – l’exemple de Mountain Wilderness

En France, l’association de protection de la montagne, Mountain Wilderness, travaille depuis 2007 à améliorer la mobilité en territoire montagnard. Elle encourage les amateurs de plein air à utiliser des modes de transport écologiques pour se rendre à destination.

Sa collection de publications « 10 idées de sorties en montagne sans voiture » propose des moyens de transport alternatifs (navettes, autobus, train) pour effectuer une courte sortie ou un plus long périple d’aventure à la montagne. Son portail Changer d’approche permet aux membres de partager leurs expériences et de suggérer des itinéraires. À ce jour, le site en recense plus de 15 000, et tous ne nécessitent pas la voiture.

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Source : Mountain Wilderness

Offrir des liaisons vers les campagnes – l’exemple de la Nouvelle-Zélande

Plusieurs compagnies d’autobus néo-zélandaises telles que Intercity offrent des billets de type « hop-on hop-off », qui permettent aux voyageurs de visiter le pays en entier à leur propre rythme en leur donnant accès à une multitude d’itinéraires. Certains s’adressent plus particulièrement aux touristes d’aventure qui désirent sortir des sentiers battus, aux backpackers qui veulent profiter de leur déplacement pour rencontrer d’autres voyageurs, ou simplement à tout individu souhaitant visiter les campagnes et les villages plus reculés sans devoir prendre le volant.

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Pour agrandir la carte, cliquez ici.

Source : intercity.co.nz

Mobilité à destination

Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité.

Une fois que le voyageur qui circule sans voiture se trouve sur place, chaque kilomètre compte. Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité. Par exemple, au Québec, dans les Cantons-de-l’Est, Mont Sutton offre un service de navette gratuit qui circule du village à la montagne, en passant par plusieurs lieux d’hébergement.

Proposer la location de moyens de transport autres que la voiture, notamment à l’entrée d’une municipalité, à proximité d’une gare ou d’un arrêt d’autobus représente une autre solution de mobilité. En France, plusieurs compagnies de location de vélos, telles que DispoVélo, offrent même un service de livraison. Un voyageur peut ainsi éviter d’effectuer un déplacement pour prendre possession d’un vélo loué ou en remettre un.

Faciliter la planification

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides.

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides. En Grande-Bretagne, l’organisme à but non lucratif Traveline facilite la planification des déplacements des voyageurs vers les régions grâce à son site et à son application mobile. Né d’un partenariat entre les compagnies de transport locales et nationales, Traveline centralise les informations permettant d’établir un itinéraire de voyage en région sans voiture. En intégrant divers modes de transport tels que l’autobus, le train, la marche, de même que les traversiers ou les tramways, les utilisateurs peuvent combiner plus d’un moyen de transport pour se rendre à destination sans perdre de temps à trouver les horaires et les informations pratiques à propos de chacun.

Enfin, pour qu’un voyageur ait envie de se déplacer sans voiture, il faut qu’un système de transport alternatif soit efficace, fiable, simple à utiliser et qu’il offre une expérience de qualité.

 

Source de l’image à la une: Parkbus

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Produits et activités

Connaissez-vous le prêt-à-pêcher?

Depuis 2014, la SÉPAQ offre un forfait de pêche tout inclus dans onze réserves fauniques et quatre parcs nationaux du Québec, comprenant l’équipement de pêche à la truite mouchetée (cannes à pêche, coffre et leurres), les droits d’accès pour la pêche et une embarcation. Plusieurs combinaisons de services incluant l’hébergement sont également offertes. Une bonne manière de recruter de nouveaux adeptes et de former la relève! Pour lire au sujet d’autres exemples de renouvellement de la clientèle, consultez cette analyse.

 

Source de l’image à la une : ©Sépaq

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Produits et activités

Randonnée ou culture? Pourquoi pas les deux!

La région de King County, dans l’État de Washington, offre aux visiteurs un imposant réseau de sentiers pour qu’ils puissent s’adonner à la randonnée pédestre, au vélo ou à l’équitation. Le King County Regional Trail System (RTS) compte à ce jour 280 kilomètres de sentiers disponibles pour pratiquer des activités de plein air non motorisées, mais aussi pour effectuer les déplacements quotidiens. Ce réseau planifié, toujours en développement, devrait totaliser plus de 480 kilomètres lorsqu’il sera terminé. Pour favoriser la fréquentation de ces lieux et en faire des destinations, le RTS, en partenariat avec la King County Cultural Services Agency, ont publié le « Art Master Plan », pour susciter la multiplication de l’art public et l’intégrer adéquatement aux sentiers.

À l’occasion de l’International Trails Symposium 2015, qui se déroulait en mai à Portland (Oregon), Monica Leers, représentant la King County Parks Division, a présenté ce plan ainsi que des exemples de réalisations.

La petite histoire

En 2011, le département des parcs de King County a embauché Brian Borello comme artiste en résidence afin qu’il développe le Plan directeur des arts du RTS. Durant sa recherche, M. Borello a sillonné le réseau à différents moments de l’année pour prélever les coordonnées des œuvres publiques déjà en place, établir les sites potentiels, réaliser des entrevues avec les employés du réseau ainsi qu’avec les utilisateurs pour mieux cerner leurs besoins et déterminer les types d’aménagements requis. Il a ensuite conçu un plan qui priorise le développement artistique, mais qui comprend aussi une série de recommandations pour améliorer l’expérience du visiteur en matière de lieux de repos, de services et de signalisation.

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Le Art Master Plan est notamment présenté sous forme de carte interactive disponible en ligne. Elle illustre clairement le travail de M. Borello. Pour chaque œuvre d’art mentionnée, on indique les coordonnées, l’itinéraire pour s’y rendre ainsi que la description de l’œuvre. Les icônes pointant les sites potentiels sont accompagnées d’une photo et d’une courte description du lieu, ainsi que d’une recommandation.

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Des résultats colorés!

The Blue Trees

Parmi les réalisations produites dans la foulée du Art Master Plan, la création de Konstantin Dimopoulos a doté d’une signature particulière la localité où elle a été implantée. Le projet The Blue Trees, qui consiste en des rangées d’arbres peints en bleu, a revitalisé un lieu délaissé, en plus de constituer une barrière de sécurité entre le sentier et la voie routière. Pour réaliser ce projet éphémère visant aussi à sensibiliser les gens à la déforestation, M. Dimopoulos a eu recours à une peinture à base d’eau sans effet nocif pour l’écorce. Le même bleu a par la suite été utilisé par les résidents, qui ont confectionné des pantoufles à l’occasion de la Journée de la laine (Yarn Day)! Les gens du coin se sont ainsi approprié ce bleu éclatant.

 

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Wayne Tunnel – Ebb & Flow

Comme il a été indiqué dans le plan de M. Borello, le Wayne Tunnel offrait une belle occasion de développer un projet de murale. L’artiste Kristen Ramirez s’est inspirée de la flore de la région et de la forme particulière du tunnel pour créer un effet de kaléidoscope. Des bénévoles provenant de la communauté ont participé à la réalisation de la fresque, faisant de cette création un projet rassembleur. Depuis son inauguration en 2014, ce tunnel, qui autrefois était craint, attire par son originalité et ses couleurs joyeuses.

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Un plan porteur

Avec ce plan directeur, le King County Regional Trails System (RTS) compte faire de ses sentiers un réseau distinctif, attractif et unique. Le document (la carte interactive ou le rapport complet) doit servir de référence aux planificateurs, aux artistes et aux gens de la communauté pour l’aménagement des sentiers du RTS au cours des prochaines années. Il propose des bases pour intégrer l’art de façon harmonieuse, mais aussi des principes guidant l’amélioration de l’expérience des utilisateurs, tout en articulant le développement autour de l’identité régionale.  

 

Image une : 4Culture, the cultural services agency for King County, Washington

 

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Produits et activités

Initier les enfants à la randonnée dans les parcs

 

À l’occasion de l’International Trails Symposium qui se déroulait à Portland, en Oregon, du 17 au 20 mai 2015, Jason Urroz a présenté le programme Kids in Parks, une initiative lancée en 2008 en Caroline du Nord, et qui se répand depuis à travers les États-Unis.

Pour inverser la vapeur

En 2008, les données d’une enquête effectuée pour le parc Blue Ridge Parkway, situé en Caroline du Nord, révélaient que seulement 7 à 12 % des adultes en visite au parc étaient accompagnés d’enfants de moins de 15 ans. Cette étude vient donc s’ajouter aux statistiques alarmantes sur la sédentarité et l’augmentation du taux d’obésité chez les jeunes Américains.

En réaction à cette tendance, les gestionnaires de Blue Ridge Parkway ont lancé le projet Kids in Parks avec son réseau de sentiers TRACK Trails, pour inciter les enfants à faire de la randonnée. Chaque TRACK Trail comprend des brochures et de la signalisation qui permet de parcourir le sentier de façon autonome et amusante (voir la vidéo ci-dessous).

L’enfant doit s’inscrire en ligne sur le site Web de Kids in Parks. Il peut y planifier sa sortie, puis, à la suite de sa randonnée, répondre aux quelques questions du sondage de satisfaction pour recevoir sa récompense. M. Urroz précise que des projets technologiques, comme des applications numériques, sont en développement. Néanmoins, il ajoute que la technologie doit demeurer complémentaire à l’expérience de plein air

Un programme de plus en plus populaire

L’initiative a remporté tant de succès en Caroline du Nord que d’autres parcs à travers le pays ont pris part au projet.

À l’origine du programme en 2008, la Blue Ridge Parkway Foundation a réuni des partenaires locaux, régionaux et nationaux afin de réduire les freins à l’accès aux parcs et de déployer le réseau TRACK Trails dans les parcs de différentes juridictions. L’initiative a remporté tant de succès en Caroline du Nord que d’autres parcs à travers le pays ont pris part au projet. On recense aujourd’hui près de 130 TRACK Trails réparties dans 7 États.

Les données colligées en décembre 2014 indiquent que 1254 enfants, dont la moyenne d’âge s’élève à 7 ans, se sont inscrits à TRACK Trails. La plupart ont effectué une randonnée avec leur famille, formant des groupes d’environ 3 personnes. Plus de la moitié d’entre eux en étaient à leur première visite dans le parc, et 42 % s’y sont rendus précisément pour participer au programme. Parmi les jeunes inscrits, 40 % ont enregistré plus d’une TRACK Trail. Presque tous (90 %) ont indiqué qu’ils en réaliseraient une autre.

Les clés du succès

Selon le directeur du programme, M. Urroz, plusieurs facteurs contribuent au succès de Kids in Parks :

Itinéraires autoguidés par brochure spécialement conçus pour les enfants 

Chaque point de départ d’une TRACK Trail propose quatre brochures offrant des thèmes d’aventure différents. La brochure s’avère un choix non seulement économique, mais elle permet aussi aux enfants et aux familles de rapporter de l’information et un souvenir à la maison. Elle demeure aujourd’hui le format préféré par les visiteurs de ces parcs. Il faut donc accorder une grande importance au design de la brochure. M. Urroz propose notamment :

  • d’intégrer une mascotte, qui se fera la porte-parole d’une brochure à l’autre;
  • d’utiliser des couleurs vives;
  • de faire des liens avec d’autres aspects de la vie (montrer les instruments de musique conçus avec diverses essences de bois, par exemple);
  • de rédiger de courts blocs de texte.

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Source : Jason Urroz, Kids in Parks 

Sites liés en réseau 

Lorsque l’aventure s’avère positive, les enfants peuvent répéter l’expérience dans d’autres parcs en y relevant de nouveaux défis.

Implanté dans des parcs de diverses juridictions 

Pour favoriser une plus grande accessibilité aux TRACK Trails, il est essentiel d’engager dans le projet les parcs situés à proximité des grands centres pour joindre les populations non initiées. Par exemple, après avoir expérimenté une première TRACK Trail dans un parc qui relève de la municipalité, la famille sera probablement tentée de s’aventurer en dehors de la ville pour vivre une nouvelle escapade en plein air.

Basé sur des incitatifs 

Les enfants peuvent recevoir des prix par la poste en s’inscrivant sur le site Web de Kids in Parks et en répondant à une douzaine de questions courtes à propos de leur expérience en sentier. Il s’agit d’accessoires tels que des autocollants, un passeport pour cumuler les étampes des sentiers, un bandeau, etc. Ceux dont le dossier s’enrichit de plusieurs expériences TRACK Trail peuvent même recevoir un sac à dos.

Évaluation intégrée dans le concept 

Comme les enfants doivent s’inscrire en ligne pour bénéficier de tous les avantages du programme, cela permet de colliger des données sur ces visiteurs année après année. Aussi, en répondant aux questions du sondage de satisfaction sur le site Web après chaque expédition, les enfants et leurs parents donnent de bons indicatifs aux gestionnaires sur les éléments gagnants et sur ceux nécessitant des améliorations.

Variété d’activités de plein air 

La randonnée est l’une des activités phares du projet, mais pour rejoindre une variété de clientèles de tous âges, des TRACK Trails ont aussi été développées pour le canot, le vélo, le disque-golf et la géocache.

Plaisir! 

Sans plaisir, personne ne répétera l’expérience.

En faire des ambassadeurs…

Les résultats porteurs et concluants de cette initiative endossée par l’American Academy of Pediatrics ont favorisé la réception de subventions plus importantes année après année. Mais selon Jason Urroz, le véritable succès de ce programme est démontré lorsque les enfants deviennent des ambassadeurs de la nature et du plein air.

 

Image à la une : Kids in Parks

 

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Produits et activités

L’amour du plein air, ça s’apprend!

Le déficit nature — ou la tendance à la baisse à passer du temps en milieu naturel – est alimenté par différents phénomènes : l’urbanisation, le grand nombre de personnes peu ou pas initiées au plein air et les jeunes qui sont moins actifs qu’avant. Cela entraîne un manque de connaissances par rapport à la nature, et engendre souvent la sous-fréquentation des parcs et des activités de plein air ou leur fréquentation par une clientèle vieillissante. De fait, certaines activités manquent cruellement de relève.

Quelques causes du déficit nature

L’urbanisation augmente :

  • Depuis 2008, plus de la moitié de la population mondiale est urbaine;
  • 80 % des Canadiens vivent en ville.

Les gens passent moins de temps à l’extérieur et les jeunes bougent moins :

  • Les Canadiens passent en moyenne 90 % de leur temps à l’intérieur;
  • La superficie de l’aire de jeu d’un enfant de neuf ans a été réduite de 90 % depuis les années 1970;
  • Seulement 5 à 7 % des enfants et des jeunes Canadiens font suffisamment d’activité physique quotidiennement.

Les communautés ethniques fréquentent moins les parcs et les campings que les Blancs, et celles-ci occupent une part grandissante des populations canadienne et américaine :

  • Seulement 1 visiteur sur 5 dans les parcs américains n’est pas Blanc;
  • Parmi les Américains pratiquant le camping, 77 % sont Blancs.

Bien que le coût et l’accessibilité puissent constituer des barrières à la fréquentation des parcs et des campings, les chercheurs ont aussi établi que la perception et le manque de familiarité avec les parcs nationaux sont d’autres facteurs qui y contribuent.

Autre indice, le taux de pratique du camping par les Canadiens selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) est en diminution chez les jeunes adultes et les adolescents (voir le graphique 1).

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L’importance d’informer les visiteurs

Pour aborder le déficit nature, il faut d’abord valoriser le bien-être physique et le développement personnel par des activités de plein air. Les National and State Parks des États-Unis organisent une campagne de promotion, le Great Outdoors Month 2015, portant sur les bienfaits de la pratique d’activités de plein air. Pendant le mois de juin, plusieurs thématiques (randonnée, pêche, camping) sont présentées pour inciter les Américains à pratiquer des activités sportives à l’extérieur. Au Canada, le programme Natural Leaders Alliance vise à rapprocher les jeunes Canadiens de la nature.

L’importance d’initier des nouvelles clientèles

Pratiquer des activités extérieures durant l’enfance a un effet sur la propension à fréquenter des parcs naturels à l’âge adulte. Selon une étude américaine de l’Outdoor Foundation, 41 % des gens qui réalisent des activités de plein air aujourd’hui le faisaient déjà pendant leur enfance, alors que parmi ceux qui ne pratiquent pas d’activité de plein air, seulement 18 % d’entre eux en effectuaient durant leur jeune âge. L’effet est encore plus marqué chez les adolescents.

Pour la pratique du camping, il existe plusieurs ateliers d’initiation pour les clientèles adultes et les jeunes. On y apprend à monter une tente, à cuisiner, à faire un feu, etc., et l’équipement est prêté. Learn To Camp, de Parcs Ontario, permet entre autres à des communautés culturelles de s’initier au camping (voir la vidéo). Depuis 2014, le programme propose le transport à partir de Toronto, une initiation à la pêche ainsi que des offres spéciales pour les anciens participants.

Source : Learn To Camp, Parcs Ontario

L’importance de rendre les parcs accessibles

Favoriser l’accès aux parcs au plus grand nombre de personnes possible en organisant des événements gratuits ou en mettant en place des activités à prix réduit est aussi une stratégie à envisager.

  • Durant une journée, l’organisme américain National Park Trust organise Kids to Parks Day: plus de 1000 manifestations se déroulent dans 47 États dans le but d’encourager les enfants à participer à des activités de plein air.
  • À l’occasion de la fête du State Park dans l’Oregon, le 7 juin, le camping était gratuit dans les 53 parcs d’État.
  • En 2014, Parcs Ontario, Parcs Canada et d’autres partenaires ont réitérer le projet Parkbus, offrant le transport les fins de semaine estivales depuis Toronto et Ottawa vers des parcs nationaux et provinciaux de l’Ontario.

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Source : Ontario Parks blog

L’importance de travailler ensemble

Sous la forme de défis sportifs universitaires, l’organisme américain Outdoor Nation Campus Challenge met dix collèges et universités en compétition. Le laissez-passer culturel est un programme offrant l’entrée gratuite aux parcs nationaux, aux lieux historiques nationaux et aux aires marines nationales pendant un an pour les nouveaux citoyens canadiens.

L’importance d’innover

Offrir une expérience distinctive pour l’ensemble des membres de la famille, piquer la curiosité avec de nouvelles activités ou encore proposer un hébergement en plein air particulier sont d’autres options permettant d’attirer de nouveaux visiteurs.

  • Défis sportifs familiaux : l’Adventure Sports Week Tahoe comprend plusieurs activités de compétition comme le triathlon, le vélo de montagne ou encore la course pour les adultes et les enfants. La Keen Vail Kids Adventure Race amène les enfants à pratiquer l’escalade, la randonnée ou la tyrolienne.
  • Parmi les activités innovantes, mentionnons le snorkeling dans une rivière à saumon sur l’île de Vancouver, les fatbikes ou la rando aquatique, qui consiste à descendre des cours d’eau sans rappel et sans manipuler de cordes.

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Source : exemple des Gorges du Verdon en France

Le cas de la chasse et de la pêche

La relève est faible pour ces activités. La clientèle est vieillissante : selon PMB, plus du tiers des pêcheurs québécois sont âgés de plus de 55 ans. Plusieurs initiatives sont mises en œuvre pour attirer de nouveaux segments de clientèle.

  • Initiation : une brochure pour les pêcheurs néophytes en Finlande, Go Fish! Guide to beginners, un programme gratuit de mentorat et de familiarisation à la chasse en Alabama, Youth Dove Hunt, ou encore Apprenez à pêcher, un programme ontarien d’initiation à la pêche grâce à des experts.
  • Accessibilité : des périodes où le permis n’est pas nécessaire comme lors des Vermont Days, ou le prêt de matériel comme le propose TackleShare Program en Ontario.

Vivez-vous cette problématique? Quelles actions suggérez-vous pour inciter les gens à jouer dehors?

 

Source de l’image à la une: Sépaq

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Produits et activités

Rien n’arrête les gestionnaires d’attractions touristiques

La présente analyse est issue d’une étude portant sur les meilleures pratiques d’affaires du secteur des attractions touristiques, réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour la Société des attractions touristiques du Québec et quelques partenaires (Ministère du tourisme du Québec, Office du tourisme de Québec et la Ville de Montréal). Trois types d’attractions ont été retenus: les parcs et sites naturels ou d’interprétation, les musées et les sites historiques ou patrimoniaux, ainsi que les activités récréatives et culturelles. Laissez-vous inspirer par les quelques exemples ci-dessous…

 

Aller à la rencontre des clientèles: les musées donnent l’exemple

Avec son Studio 13/16, le Centre Pompidou à Paris permet aux adolescents de rencontrer des artistes, de créer des œuvres d’art et de participer à des ateliers de formation artistique. Un kiosque du Studio 13/16 était aussi monté sur le site du festival Rock en Seine.

À l’occasion du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, l’Imperial War Museum, au Royaume-Uni, a donné la parole aux soldats, aux infirmières et à la population des pays du Commonwealth y ayant participé. Le musée a créé un mémorial numérique, c’est-à-dire une plateforme communautaire recueillant et partageant  les expériences vécues.

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Source: Lives of the First World War

Depuis quelques années, on observe de plus en plus d’initiatives où le musée sort de ses murs. En voici de nouveaux exemples:

  • L’exposition itinérante Port Art est organisée par la Fondation Puerto y Ria en collaboration avec le musée Guggenheim. Les conteneurs abritant la collection sont disposés aux abords du port et permettent d’en apprendre plus sur le patrimoine maritime de la ville.
  • La compagnie de transport Greyhound a souligné son 100e anniversaire en procédant à l’installation de deux expositions temporaires dans des autobus.
  • Le MS Wissenschaft, musée des sciences itinérant, a élu domicile sur une péniche. En septembre 2014, le bateau a navigué sur des fleuves et des rivières et a largué les amarres dans près de 40 villes d’Allemagne et d’Autriche.

Répondre aux besoins et aux souhaits des visiteurs dans les parcs d’attractions

ML_Bonnes_pratiques_festivals_image2Le Zoo de Singapour a inauguré un restaurant qui permet aux visiteurs de prendre un repas en tête-à-tête avec des orangs-outans, des perroquets et d’autres animaux circulant librement dans cet espace.

Le Village Vacances Valcartier utilise un système de paiement fort pratique pour un parc aquatique, soit l’empreinte digitale. Une somme d’argent y est préalablement associée et les visiteurs paient leurs achats en appuyant le bout du doigt sur un lecteur. En plus de bien servir les visiteurs, le programme Mon argent au bout du doigt permet d’alimenter leur banque de données sur les habitudes de la clientèle et d’étudier leur consommation et leur comportement sur le site.

Transformer la nature en attraction

ML_Bonnes_pratiques_festivals_image3Les réserves naturelles d’Écosse, Scotland Nature Reserves, en collaboration avec Visit Scotland et Michelin, ont développé le guide I-Spy Scottish Nature. Destiné aux enfants, ce livre favorise la découverte de la faune et de la flore écossaises. À travers leurs visites dans les réserves, les enfants observent et «espionnent» les secrets de la nature, ce qui leur permet d’accumuler des points. S’ils réussissent à amasser 1000 points, ils reçoivent un certificat I-Spy de détective. Ce guide amène l’enfant et sa famille à vivre la nature sous un nouvel angle.

Grande vedette de l’été 2014 au Québec, le Parc de la Gorge de Coaticook, en collaboration avec la compagnie québécoise Moment Factory, a développé un parcours lumineux misant sur la scénographie, le video mapping, les éclairages et une bande sonore unique. Avec plus de 2000 visiteurs par soir, les gestionnaires du parc ont dû relever des défis liés au grand achalandage.

Les 18 à 25 ans sont la cible de l’initiative Rewild, dans le Haut-Jura en France. Pendant quelques jours, les participants traversent quatre parcs nationaux à pied ou en vélo de montagne en tentant de résoudre une énigme qui se vit à la fois en ligne et en nature.

Parmi les bonnes pratiques observées en amont de l’expérience, mentionnons la centralisation de l’information. Un site Web dédié à un type d’activité ou à une destination permet de répondre rapidement aux besoins des visiteurs, de faciliter les recherches et fournit un support unique à consulter avant la visite, mais, également pendant celle-ci. Le site Web Rando Bretagne regroupe les promenades à pied, en vélo, en sport à rame ou à cheval et recense plus de 14 000 kilomètres d’itinéraires balisés. Il permet à la destination d’éviter de multiplier les guides et les dépliants.

Loin de s’asseoir sur ses lauriers

Les besoins et les attentes des visiteurs ne stagnent pas – bien au contraire – et les attractions touristiques se doivent de suivre la cadence. Qu’il s’agisse d’un parc, d’un site naturel ou d’interprétation, d’un musée, d’un site historique ou patrimonial ou encore d’une attraction récréative ou culturelle, il importe de se questionner continuellement sur ce qui pourrait mieux servir la clientèle ou encore l’étonner.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Caroline Lévesque

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Tendances

L’attractivité de la nature en ville

Dans son rapport Valoriser la nature en ville, Atout France rappelle l’importance qu’occupe la nature dans l’image et l’attractivité d’une destination urbaine. Bien qu’elle ne justifie pas systématiquement le déplacement de nouveaux visiteurs, elle joue un rôle plus déterminant pour les clientèles ayant déjà visité la destination, les familles et les touristes de long séjour.

La nature assure une multitude de fonctions en ville. En plus de ses bienfaits environnementaux, tels que l’atténuation des îlots de chaleur et l’amélioration de la qualité de l’air, elle constitue un élément de différenciation par l’esthétique qu’elle apporte à la ville. Véritable vecteur d’attractivité, la nature incite aussi bien à prendre une pause, à flâner, qu’à s’activer ou à observer la vie locale, ou encore simplement à contempler sa beauté. Elle évoque les vacances et peut devenir un lieu incontournable à visiter à condition que cette nature soit valorisée et qu’une offre de qualité soit mise sur pied.

Convertir et animer des espaces délaissés

Qu’il s’agisse de terrains d’anciens bâtiments inutilisés, d’infrastructures datant d’un passé industriel ou de friches urbaines, les sites abandonnés constituent parfois d’excellents terreaux pour l’aménagement de nouveaux espaces verts en ville. Cet aménagement va parfois jusqu’à revitaliser des quartiers ou des zones de la ville moins fréquentés. Beaucoup plus qu’un cadre enchanteur, la nature rallie la population, invite les gens de passage, habille les lieux publics et laisse place à une animation variée: exposition d’œuvres d’art, concert de musique, projection cinématographique, spectacle de variétés, marché public, offre culinaire, etc.

On ne tarit plus d’éloges à l’endroit du High Line de New York. Ce parc aménagé sur une ancienne voie ferrée est un modèle fort inspirant pour de nombreuses municipalités, si bien qu’aujourd’hui plusieurs villes à travers le monde utilisent cet exemple afin de convertir à leur tour leurs voies désaffectées. On peut entre autres citer les projets The Goods Line, à Sydney, et The 606, à Chicago.

À Nice, la démolition de la gare routière et d’un stationnement a permis de libérer douze hectares. Après deux ans et demi de travaux, la promenade du Paillon est un véritable poumon vert pour la ville.

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Source: Ville de Nice

Embellir les quartiers, les portes d’entrée des villes, les bâtiments

Les arbres, les plantes et les fleurs enjolivent le paysage urbain et le transforment tout au long de l’année selon les différentes étapes de floraison. En plus des autorités municipales et des organismes communautaires qui veillent à leur aménagement et à leur entretien, on remarque dans quelques quartiers l’engagement des citoyens.

Les ruelles vertes de Montréal sont un bon exemple. Appuyés par les éco-quartiers, les résidents riverains s’impliquent dans leur création et veillent à leur entretien. Dans certains arrondissements, leur popularité est telle que des éco-quartiers ainsi que des compagnies privées organisent à l’occasion des visites guidées pour les faire découvrir. Le 6 septembre dernier avait lieu la Journée des ruelles vertes, un événement offrant une programmation variée.

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Source: Ruelle verte

Depuis sa revitalisation en 2005, la place Stanislas de Nancy accueille chaque année un jardin éphémère basé sur une thématique liée à l’actualité. Pour souligner le centenaire de la Première Guerre mondiale, le thème de 2014 était «1914, paysage fortifié».

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Source: Le jardin éphémère – Nancy

Le mur végétalisé des Halles d’Avignon est une véritable œuvre d’art qui change de couleur au fil des saisons. Créé en 2005, il attire de nombreux visiteurs en plus d’apporter un peu de fraîcheur au cœur de la ville.

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Source: Tourisme Avignon et Provence

Permettre la pratique d’activités récréatives

À pied, en vélo ou à bord d’une embarcation de plaisance, la nature urbaine est pour plusieurs synonyme de terrain de jeu. La création d’itinéraires qui relient des lieux de nature, des offres de transport permettant à tous d’accéder à ces espaces naturels et la mise en place d’infrastructures et de services pour répondre aux besoins des usagers sont toutes des façons de valoriser l’usage de ces zones vertes.

À Londres, un sentier d’observation de fleurs sauvages a été développé le long de la Tamise. Deux itinéraires relient les lieux d’interprétation et sont faciles d’accès pour les résidents et visiteurs de la ville.

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Source: River of Flowers

La nature en ville contribue au bien-être des urbains et des visiteurs. Les bénéfices qu’elle apporte se répercutent sur la qualité du séjour et participent au rayonnement positif de la destination. L’équilibre entre le bâti et la nature est aujourd’hui une tendance incontournable pour l’image et l’attractivité de la ville.

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Produits et activités Segments de clientèles

Le plein air accessible

 

L’accès aux activités en nature est non seulement possible, mais extrêmement salutaire pour les personnes aux prises avec un handicap. Certains lieux ont été aménagés pour une meilleure accessibilité mais l’innovation permet aussi la conception d’équipement adapté. L’information à ce sujet ne circule pas assez. Plusieurs représentants d’organismes de plein air sont venus en discuter lors du Sommet mondial Destination pour tous en octobre 2014. Des initiatives de l’Australie et de l’Alberta ainsi que des solutions pour certaines pourvoiries du Québec ont été présentées.

Parks Victoria: équipement adapté disponible gratuitement

Selon John Kenwright de Parks Victoria, l’organisme de gestion des parcs de la région de Victoria, en Australie, le tourisme accessible représente un marché de taille:

  • presque un Australien sur cinq est atteint d’un handicap;
  • 88% des personnes handicapées prennent des vacances chaque année;
  • les dépenses touristiques de ces Australiens comptent pour 11% des recettes touristiques au pays;
  • la population australienne est vieillissante.

Voilà, entre autres, qui justifie des efforts pour développer une offre inclusive. Et l’organisme Parks Victoria est très dynamique en la matière. Non seulement des unités d’hébergement dans les parcs sont adaptées pour recevoir des personnes en fauteuil roulant, mais on offre aussi des services pour les visiteurs atteints de déficience visuelle et l’on rend disponible gratuitement des appareils aux personnes à mobilité réduite pour visiter les parcs.

Différents types de fauteuils roulants tout-terrain sont proposés selon le genre de territoire à explorer (voir photos ci-dessous). De gros pneus permettent de circuler sur la plage; des structures allongées peuvent emprunter des sentiers plus étroits et escarpés; certains fauteuils sont même conçus pour monter et descendre des marches et permettent la visite de grottes. Le programme de bénévoles Sherpa offre aux visiteurs avec un handicap le soutien nécessaire durant leur visite.

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Source: Parks Victoria

Si l’offre existe, elle demeure cependant méconnue parce qu’on oublie souvent de la promouvoir. Pour diffuser l’information, Parks Victoria a misé sur les médias sociaux et sur plusieurs partenaires:

  • Tourism Victoria et Tourism Australia
  • Agences de voyages spécialisées pour les personnes avec un handicap
  • Organismes d’aide aux personnes handicapées
  • Sites Web de loisirs pour personnes ayant un handicap
  • Événements communautaires dans les parcs

Le plein air accessible en Alberta: l’innovation en tête

Christian Bagg, de l’organisme Alberta Parks, est venu discuter de la stratégie d’inclusion dans les parcs de l’Alberta. Push To Open Nature Society, le réseau provincial d’accessibilité aux activités de plein air, a donné naissance au plan d’inclusion des parcs Everyone Belongs Outside. Ce dernier a transformé la vision de l’organisme Alberta Parks envers l’expérience nature et a entraîné de nouvelles façons de faire découvrir les lieux. Le Park Explorer, un fauteuil roulant adapté, est l’une des initiatives qui permettent aux personnes à mobilité réduite de se promener dans les parcs.

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Source: Alberta Tourism, Parks and Recreation

M. Bagg, lui-même en fauteuil roulant et adepte de plein air, est le concepteur du Park Explorer. Il estime que la découverte de la nature apporte du bien-être à tous, peu importe le type d’objectif poursuivi. Il y a toujours lieu de se dépasser, que ce soit d’atteindre un sommet ou de découvrir un sentier. La vidéo qui suit démontre sa détermination à innover pour aller toujours plus loin dans l’exploration de la nature.

Source: Youtube

Lever les barrières sur l’aventure extrême  

En 2011, l’Association canadienne des paraplégiques et Hostelling International-Canada-Pacific-Mountain Region (HI-C-PM Region) cherchaient une façon de développer l’accès, pour les personnes handicapées, aux activités des auberges de jeunesse situées sur la promenade des Glaciers en Alberta. La culture des auberges de jeunesse en est une de partage, de transmission des valeurs et d’échange d’histoires vécues; ces centres semblent donc des lieux tout indiqués pour favoriser l’inclusion des personnes handicapées aux activités d’aventure.

Certaines installations d’hébergement ont donc été réaménagées pour pouvoir recevoir une clientèle en fauteuil roulant. En collaboration avec des organismes d’aventure adaptée, plusieurs activités ont aussi été développées sur place: cyclisme à main, kayak, escalade et randonnée. Le premier séjour d’aventure adaptée s’est déroulé en juillet 2013. Les photos ci-dessous montrent que les organisateurs et les participants font preuve d’audace, mais surtout que ces derniers vivent des expériences extrêmes, comme tout adepte d’aventure.

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Source: Hostelling International – Canada – Pacific Mountain Region

Chasse et pêche pour tous

Au regard de l’évolution de sa clientèle, vieillissante, et parce que la demande des personnes à mobilité réduite en matière d’activités de plein air est bien présente, l’Association des pourvoiries du Québec s’associe à l’organisme Kéroul pour outiller ses membres. Un sondage réalisé auprès des pourvoiries membres indique que 17% souhaitent connaître le niveau d’accessibilité de leur établissement. Des évaluations démontrent que certaines pourvoiries ont le potentiel de devenir partiellement accessibles. Mais outre les adaptations à apporter aux installations d’hébergement, l’accès aux activités soulève aussi des défis. Il faut par exemple prévoir:

  • l’accès au quai et l’aménagement de la zone de pêche;
  • de l’équipement pour faciliter le passage du quai à l’embarcation;
  • une cabane à poisson et un ponton accessibles;
  • une cache de plain-pied adaptée, fixe ou mobile;
  • un véhicule pour se rendre en zone de chasse.

L’organisme Kéroul a développé un Guide d’accessibilité pour les pourvoiries en trois parties afin de faciliter la démarche des établissements qui souhaitent devenir accessibles à tous.

Bon pour le moral

Des études le démontrent, les activités en nature ont un impact positif sur la santé mentale. Selon Sonya Jakubec de Mount Royal University, à Calgary, les expériences de plein air dans les parcs apportent aux personnes avec un handicap une sensation de calme, une impression d’évasion, des défis à relever et de la joie. Ceux qui s’y adonnent en veulent plus!

 

Image à la une: Facebook: Push to Open Nature Initiative

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Produits et activités

Dessine-moi un jardin

 

Grâce à de nombreuses initiatives privées et publiques, le tourisme floral au Canada a acquis une notoriété qui dépasse les frontières. Néanmoins, les défis pour ce marché de niche sont nombreux et le forcent à se réinventer. En effet, les jardins cherchent à attirer de nouveaux segments de clientèle tout en fidélisant leurs visiteurs, mais aussi à se distinguer des concurrents et des autres attractions de loisir. Voici un tour d’horizon de parcs et de jardins des quatre coins du monde qui offrent aux visiteurs une expérience originale en misant sur une thématique particulière et en créant des alliances parfois surprenantes…

Jardins et histoire

Heritage Gardens, situé dans le parc Gardens by the Bay à Singapour, regroupe quatre jardins sur la thématique de l’histoire et de la culture des trois principaux groupes ethniques de la ville et de son passé colonial. Ils représentent la relation que chacune de ces populations entretient avec les plantes et les fleurs, ainsi que l’utilisation qu’elles en font.

Le jardin historique du parc Keukenhof en Hollande rend hommage au botaniste qui a fait de la tulipe le symbole du pays (voir l’image ci-dessous). Grâce à la reconstruction de ce jardin du XVIe siècle, plus de 400 ans de culture de ces fleurs aux Pays-Bas sont retracés. Ouvert seulement de mars à mai, le parc a attiré cette année un nombre record d’un million de visiteurs, dont environ 75% venaient de l’étranger.

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Source: Wikipedia

À Londres, le Garden Museum relate l’histoire des jardins au Royaume-Uni. La nouvelle exposition permanente intitulée «Fashion & Gardens» explore le lien entre la mode et les jardins britanniques à travers les siècles. Des œuvres révèlent la manière dont les artistes tirent leur inspiration des fleurs.

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Source: homesandproperty.co.uk

Jardins et art

Son lieu de vie et de création a été conservé et mis en valeur afin d’y refléter l’influence des jardins dans ses œuvres

À Giverny, en France, il est possible de visiter la demeure et les jardins du peintre Claude Monet. Son lieu de vie et de création a été conservé et mis en valeur afin d’y refléter l’influence des jardins dans ses œuvres. En parcourant le clos normand et le jardin d’eau créés par l’artiste, le visiteur se retrouve plongé dans ses toiles les plus connues, comme celle du pont au-dessus de la mare aux nénuphars.

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Source: Fondation Monet

Le parc Keukenhof en Hollande possède une collection privée d’œuvres d’art et propose à des artistes d’exposer les leurs. De plus, les visiteurs peuvent observer des peintres en pleine création lors d’un forum des arts qui se tient chaque année.

Jardins et technologie

Afin d’attirer la clientèle connectée, le jardin botanique Bellevue de Seattle s’apprête à disposer des codes QR près des plantes et des fleurs, permettant aux personnes munies d’un téléphone intelligent d’accéder à de l’information supplémentaire.  

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Source: bellevuereporter.com

Le château de Versailles a lancé en 2013 une nouvelle version de son application mobile «Jardins de Versailles». L’utilisateur parcourt librement les jardins et reçoit tout au long de sa visite des alertes correspondant à des centres d’intérêt préalablement configurés : anecdotes, commentaires historiques ou commentaires esthétiques.

Source: Youtube

Jardins et attractions

Supertree Grove est, quant à lui, constitué de 18 immenses structures futuristes en forme d’arbres, hautes de 25 à 50 mètres

Certains jardins jouent la carte de la démesure et incarnent de véritables parcs d’attractions, attirant une clientèle internationale. C’est le cas du parc géant de 100 hectares Gardens by the Bay à Singapour. Il comprend de nombreux jardins de conservation de la biodiversité, dont les plus remarquables sont le Cloud Forest et le Supertree Grove. Le premier est un dôme de verre abritant une montagne de 35 mètres de haut, d’où se jette la plus haute cascade intérieure du monde. Le parc fournit en ligne une vue impressionnante à 360 degrés. Supertree Grove est, quant à lui, constitué de 18 immenses structures futuristes en forme d’arbres, hautes de 25 à 50 mètres, qui servent de sites de reproduction pour les oiseaux et les insectes.

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Source: Gardens by the Bay

Le Dubaï Miracle Garden aux Émirats arabes unis est le plus grand jardin de fleurs au monde, une version surdimensionnée des Mosaïcultures internationales de Montréal. Environ 45 millions de fleurs ont été utilisées pour réaliser ces œuvres végétales.

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Source: Dubai Miracle Garden

Jardins et festival

Les Jardins de Métis, en Gaspésie, organisent depuis l’an 2000 le Festival international de jardins, qui est devenu le plus important événement de ce genre en Amérique du Nord. Des œuvres contemporaines éphémères sont présentées par des architectes paysagistes, designers et artistes de diverses nationalités. Le festival, qui a attiré au total 900 000 personnes, contribue au rayonnement international de la région.

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Source: inhabitat

Jardins et innovations

27 sculptures composées de plus de 400 000 blocs LEGOMD ont attiré 350 000 visiteurs, comparativement à une moyenne de 90 000 les autres années

Reiman Gardens en Iowa aux États-Unis innove en concevant, chaque année, ses expositions, événements et programmes éducatifs autour d’un thème. En 2012, 27 sculptures composées de plus de 400 000 blocs LEGOMD ont attiré 350 000 visiteurs, comparativement à une moyenne de 90 000 les autres années. En 2014, le thème choisi est l’espace, les planètes et les extraterrestres.

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Source: treehugger.com

Le jardin botanique de Huntsville en Alabama a décidé de sortir des sentiers battus en exposant des sculptures de sable, inspirées du monde d’Alice au pays des merveilles, thématique de son exposition estivale cette année.

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Source: ourvalleyevents.com

L’imagination n’a pas de limites quand il s’agit de créer des œuvres. En Écosse, le paysagiste de renommée internationale Charles Jencks s’est inspiré des sciences et des mathématiques pour métamorphoser ses jardins privés. Le Garden of Cosmic Speculation est ouvert une journée par année au public.

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Source: charlesjencks.com

 

Les jardins thématiques sont une avenue à exploiter pour séduire les voyageurs à la recherche d’expériences uniques et distinctives. Que ce soit dans le cadre d’une exposition, d’un événement ou pour un renouvellement de l’ensemble d’un site, cette approche permet aux visiteurs de conjuguer nature avec culture, art, divertissement ou encore apprentissage.

 

Image à la une: © Société du partenariat ontarien de marketing touristique

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Produits et activités

Initiatives paysagères inspirantes

Les Urbainculteurs

L’agriculture urbaine se développe sous de multiples formes. L’organisme de Québec les Urbainculteurs aménage des potagers pour les entreprises et à l’occasion d’événements. Par souci environnemental et pour favoriser la consommation de produits frais sans ingrédient chimique, les Urbainculteurs trouvent des solutions pour cultiver en ville. Des hôtels, des restaurants, des festivals, des centres de congrès et même le parlement ont eu recours à leurs services. Dans certains cas, ces potagers fournissent les cuisines de ces organisations en légumes et en fines herbes tout en réduisant notamment l’approvisionnement en aliments ayant parcouru de longues distances.

L’Hôtel du Vieux-Québec

Le toit de l’Hôtel du Vieux-Québec est bien garni. Les Urbainculteurs y ont aménagé et entretiennent un potager auquel ils ont ajouté, en 2011, deux ruches. En plus de produire de belles récoltes, partagées entre le directeur, les employés et un restaurant partenaire, le toit vert permet de conserver la fraîcheur du bâtiment en été et de capter les eaux de pluie.

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© Urbainculteurs

L’Auberge Place d’Armes de Québec

Donnant sur un petit toit plat, deux chambres de l’Auberge Place d’Armes, dans le Vieux-Québec, offrent désormais à ses occupants une vue sur un jardin fleuri. Quelques plantes bien choisies pour pousser à l’ombre donnent de l’attrait à ces chambres.

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© Urbainculteurs

Les Francofolies et le Festival International de Jazz de Montréal 

Certains kiosques de l’édition 2013 des Francofolies et du Festival International de Jazz de Montréal comportaient des aménagements de plantes comestibles, même des arbres fruitiers! Des fines herbes, des plants de laitue, de poireau ou encore des fleurs comestibles ont remplacé les traditionnelles boîtes fleuries. L’un des objectifs de ce changement était de sensibiliser les festivaliers au jardinage et à l’agriculture urbaine.

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© Urbainculteurs

Sortir l’art des musées

Le festival Art souterrain, à Montréal, a pour mission de démocratiser l’art contemporain en l’unissant au patrimoine culturel souterrain. En mars 2014, le Montréal souterrain a accueilli 93 projets d’art, créant ainsi un circuit accessible gratuitement, intégré au quotidien des gens et offrant une vitrine élargie aux artistes. De plus, cet événement anime un réseau piétonnier aux nombreuses ramifications où défile un très grand nombre de personnes. Le paysage du Montréal souterrain offre de belles possibilités aux artistes.

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© SAMLERENARD MMXIII

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© Érick Duhagon

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© SAMLERENARD MMXIII

Créer des espaces rassembleurs

L’entreprise Design par Judith Portier propose des aménagements événementiels hors de l’ordinaire. La création, l’innovation et l’esprit de communauté sont au cœur des designs de cette firme.

Le Conteneur des sucres

Le Conteneur des sucres, une cabane à sucre urbaine située dans le quartier Verdun, à Montréal, propose non seulement des produits de l’érable, mais aussi des spécialités gourmandes du quartier, le temps de deux week-ends du mois de mars. Lorsque le conteneur ouvre ses portes et déploie ses nappes et ses coussins à carreaux sur les marches de l’église, la fête commence. La vidéo ci-dessous donne un aperçu de l’événement.

 

Le quartier de Noël

Dans la même veine, l’entreprise crée depuis deux ans le quartier de Noël, toujours à Verdun. C’est à l’aide de trois conteneurs judicieusement aménagés – vente de sapins, emballage de cadeaux et atelier du père Noël – que la magie opère. L’arrivée des conteneurs, avant même leur ouverture, provoque une frénésie dans le secteur.

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© Design par Judith Portier

Recycler le patrimoine industriel

L’architecte paysagiste et urbaniste Tilman Latz a pris part à plusieurs projets de requalification de sites industriels. Le Parco Dora, à Turin, une réalisation de la firme Latz + Partner, est un bon exemple de recyclage d’un tel site. Toujours présentes, les structures sont désormais multifonctionnelles. Le mélange de l’acier et de la végétation crée une ambiance urbaine tout en rappelant le passé industriel de la ville. Ce parc est aujourd’hui très fréquenté et les anciennes installations accueillent des événements très variés, qu’il s’agisse de spectacles rock ou de célébrations religieuses. Comme le souligne M. Latz, plutôt que de tout raser et de créer un parc de toutes pièces, les projets de requalification et de recyclage du patrimoine s’avèrent souvent plus significatifs pour les résidents et peuvent devenir des attraits touristiques.

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©  Heidemarie Niemann et ©  Andrea Serra

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© La Stampa

Un projet porteur: Plan paysage de la route 138

Mettre en valeur les paysages nécessite l’engagement et la persévérance de la communauté et des autorités locales. Les MRC de la Côte-de-Beaupré, de Charlevoix et de Charlevoix-Est se sont unies en 2009 pour créer la Table de concertation sur les paysages. Parmi les travaux de ce regroupement, on compte le Plan paysage de la route 138, qui consiste notamment à établir un concept de signature artistique, à donner des pistes de design et des paramètres d’aménagement pour orienter les interventions futures. Ce concept est celui de l’«éloge de la lenteur».  

Le plan, réalisé par le Groupe IBI/DAA, cible neuf secteurs pour lesquels on compte mettre en valeur le paysage. Par exemple, dans le secteur Clermont-La-Malbaie, on suggère d’améliorer la signalétique urbaine, d’aménager une halte à Clermont, de planter une bande d’arbustes dans le secteur commercial et industriel et de reconfigurer le pont de la rivière Malbaie afin de mieux intégrer la circulation des piétons et des cyclistes. Le Plan rassemble beaucoup d’informations concrètes qui pourraient certainement contribuer à faire de la route 138, dans Charlevoix, un parcours touristique enrichi, où les visiteurs auront envie de s’arrêter.

Une image identitaire

Comme l’indiquait Michel Zins de la firme Zins Beauchesnes et associés lors du congrès de l’AAPQ, l’idée n’est pas de créer un environnement esthétique qui est déconnecté de son contexte, mais plutôt des lieux caractéristiques de la destination. Le voyageur cherche des paysages uniques, identitaires, des images distinctives qui forgeront ses souvenirs.

 

Image à la une : © Urbainculteurs