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Marketing

Ces souvenirs qui vous prennent par les sentiments

En quête d’authenticité et d’expériences, les touristes apprécient toujours plus les souvenirs de voyage porteurs de sens. Les objets fabriqués à la chaîne dans des pays lointains ne correspondent plus aux valeurs de tous les voyageurs. Heureusement, l’offre de produits design, écoresponsables ou créés localement éclate et de nombreuses organisations rivalisent d’originalité pour séduire ces visiteurs.

En plus des nombreuses boutiques et ateliers créatifs proposant ce type d’objets, des OGD, organismes et entreprises touristiques prennent souvent les choses en main et développent des gammes de produits porteuses de leur image de marque et vectrices d’un sentiment d’appartenance tant pour la population locale que pour les visiteurs.

Nostalgie et inspiration pour la moquette de l’aéroport de Portland

En 2013, l’aéroport de Portland en Oregon perdait l’un de ses symboles, sa moquette. Par sentimentalisme, elle a survécu en se déclinant depuis 2015 sous de multiples facettes qui ravissent les nostalgiques et les touristes en quête du souvenir original. T-shirt, bière, chaussures sport Adidas, chaussettes, etc. : le motif du revêtement de plancher iconique ne cesse d’inspirer.

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Source : Made in Oregon

L’attachement que la population locale lui témoigne le rend d’autant plus attractif pour les visiteurs. À l’époque, la disparition imminente de la célèbre moquette a suscité la création par des amateurs d’une page Facebook, de quelques comptes Twitter et Instagram et d’une page Wikipedia.

Conscientisation à la Sépaq

La Sépaq a choisi la firme W Communication pour élaborer des produits dérivés actuels et pour la plupart fabriqués au Québec.

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Source : W Communication et Sépaq 

Fierté et attitude à Brive-la-Gaillarde

La commune de Brive-la-Gaillarde dans le sud-ouest de la France a commencé les travaux sur sa marque de destination en 2004. Reposant sur deux éléments identitaires, l’attitude 100 % gaillarde et les moustaches, elle ne cesse de rayonner, notamment à travers les produits dérivés. La marque « 100 % gaillard » apparait en 2009 et les moustaches en 2010. Le succès des premiers objets promotionnels a mené à l’ouverture d’une boutique en 2014 et les collections se multiplient depuis. On y retrouve des tasses, des manteaux, des casquettes, des chemises, des polos, etc.

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Source : Brive 100 % gaillarde

La stratégie se base sur l’adhésion des résidents qui sont devenus de véritables ambassadeurs de la destination, tout comme les entreprises touristiques de la région qui adoptent les produits dérivés et personnifient l’attitude.

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Source : Brive 100 % gaillarde

Engagement et appartenance envers les parcs nationaux américains

Aux États-Unis, la National Park Foundation multiplie les partenariats qui, non seulement génèrent des revenus considérables, mais surtout permettent aux visiteurs de garder un bon souvenir de leur passage et aux supporteurs d’afficher leur appartenance. Sa boutique souvenir en est le reflet.

L’entreprise Marine Layer a créé une ligne de t-shirts écoresponsables en collaboration avec la National Park Foundation. Six parcs sont ainsi représentés et les clients peuvent voter pour déterminer quels seront les prochains. Dans le même esprit, Parks Project est un organisme indépendant de promotion, protection et préservation des parcs nationaux. Leur vaste collection de vêtements et d’articles design contribue à financer les projets liés à leur mission.

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Source : Parks Project

Une série d’affiches ont été créées dans le cadre du 100e anniversaire des parcs nationaux en 2016 par la firme Anderson Design Group. Celles-ci ont d’abord été éditées sous la forme d’un élégant livre d’illustration et par la suite d’un livre à colorier. Les imprimés s’adressent tant aux enfants qu’aux adultes pour occuper une journée pluvieuse en séjour dans un parc ou comme un souvenir à personnaliser.

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Source : Anderson Design Group

Faire appel à la production participative (crowdsouring) est une avenue intéressante. Également dans le cadre du 100e anniversaire, le National Park Service a établi un partenariat avec la plateforme sociale et collaborative hitRECord. L’importante communauté d’artistes qui y est associée était invitée à soumettre des projets de design, de vidéos et d’autres créations sur ce thème. Des objets promotionnels attrayants sont issus de cette démarche créative et peu coûteuse pour le service des parcs.

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Source : hitRECord

Toucher le marché affaires par le design montréalais

Le Code souvenir Montréal est une initiative du Bureau du design de la Ville de Montréal pour promouvoir la créativité montréalaise. Il s’agit d’un catalogue d’objets souvenir évocateurs, résultat d’un vaste appel de propositions auprès des designers-producteurs et éditeurs montréalais. Le catalogue facilite les achats corporatifs, notamment pour les congressistes et les cadeaux offerts à l’étranger, et inspire le grand public. Cette vidéo présente l’initiative.

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Source : Design Montréal

Se la jouer cool à Victoria, Colombie-Britannique

Un des volets de la campagne Victoria Beyond Words de Tourism Victoria visant une clientèle jeune s’est articulé autour d’un partenariat avec la boutique locale Baggins Shoes. Des images représentatives de Victoria Beyond Words sont imprimées sur quelques modèles de chaussures Converse. Les entreprises privées pouvaient également participer à la campagne en faisant imprimer à leur tour une image ou un logo sur les chaussures. 


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Source : Baggins Shoes

Cette action avait pour objectif principal de faire parler de la destination dans les médias et les réseaux sociaux et les résultats ont été à la hauteur des attentes. Outre le succès publicitaire, la campagne a stimulé le commerce local, la ligne de chaussures est devenue la meilleure vente du magasin. 


La douce sensation de l’étoffe des draps d’hôtels, version chemise

Quelque 600 clients du programme de fidélisation de la chaîne hôtelière Ibis ont eu droit à une chemise taillée sur mesure dans les draps — neufs — de l’hôtel et livrée à la chambre le lendemain. L’opération éphémère et originale permet de faire rayonner la marque, d’offrir un avantage personnalisé aux fidèles clients et de prolonger l’expérience. Cette initiative ponctuelle pourrait être reconduite.

Jouer sur les sentiments, représenter l’image de marque, ne pas sous-estimer la qualité et l’écoresponsabilité, s’adresser tant à la population qu’aux voyageurs : voici quelques conseils gagnants pour la création d’objets souvenirs qui pourraient contribuer à votre rayonnement !

 

Source de l’image à la une : Source : W Communication et Sépaq

 

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Marchés géographiques

Les Français en voyage d’agrément

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Français des aires urbaines de Paris, Lyon et Toulouse. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1401 répondants qui avaient effectué au moins un voyage d’agrément incluant minimalement une nuitée en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années.

 

Des voyages estivaux

Les retraités et les résidents de l’aire urbaine de Paris sont ceux qui voyagent le plus fréquemment

Les Français ont réalisé en moyenne 5,7 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence, soit 3,2 séjours pendant l’été (de mai à octobre) et 2,5 au cours de l’hiver (de novembre à avril). Les retraités et les résidents de l’aire urbaine de Paris sont ceux qui voyagent le plus fréquemment, tant l’hiver que l’été, alors que ceux de la région de Toulouse voyagent le moins. Plus du tiers des Français ont effectué 5 voyages estivaux ou plus (35 %) au cours des trois dernières années alors que pendant les mois plus froids, ils préfèrent voyager moins souvent : une ou deux fois en moyenne (43 %; voir le graphique 1).

francais-voyages-agrement Le Québec, principale destination canadienne

L’Europe (80 %) constitue la destination préférée des voyageurs d’agrément français, suivie de loin par les États-Unis (31 %), l’Asie (26 %), le Canada (21 %) et l’Afrique (20 %). En général, les touristes de l’aire urbaine de Paris sont significativement plus nombreux que les autres à avoir séjourné dans diverses destinations alors que ceux de l’aire urbaine de Toulouse sont proportionnellement moins nombreux à avoir visité l’ensemble des destinations ciblées (sauf l’Europe), incluant le Canada et le Québec. Cette province est d’ailleurs la principale destination canadienne des voyageurs français (voir le graphique 2) qui sont plus nombreux à visiter notre pays et le Québec en période estivale (19 % et 14 % respectivement) qu’en hiver (14 % et 8 % respectivement). Les hommes (20 %) sont plus nombreux à visiter la province que les femmes (7 %), et la majorité des visiteurs sont âgés de 18 à 34 ans (40 %). francais-provinces-visitees

La culture au programme

La plupart (88 %) des répondants français ont pratiqué au moins une activité culturelle et événementielle durant un voyage d’agrément au cours des trois dernières années. D’ailleurs, pour plus des trois quarts des touristes (79 %), cela représentait la raison principale de leur séjour.

(88 %) des répondants français ont pratiqué au moins une activité culturelle et événementielle

Ils ont visité principalement des musées et des économusées, découvert le patrimoine, l’architecture et le design urbain, parcouru des routes et des circuits touristiques, visité des galeries et des centres d’exposition, assisté à des festivals et des événements estivaux et participé à des activités agrotouristiques et de tourisme gourmand (voir le graphique 3). Les touristes parisiens sont proportionnellement plus nombreux que l’ensemble des répondants à se rendre aux musées et aux économusées (55 %), aux galeries et aux centres d’exposition d’art (35 %) ainsi qu’à vivre des expériences autochtones (21 %).

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La plage séduit toujours autant

Près de neuf touristes d’agrément sur dix (89 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives lors de leurs voyages d’agrément réalisés au cours des trois dernières années. Pour 78 % des répondants, cela constituait la raison principale du séjour.

Pour 3 voyageurs sur 4, les activités de plein air et sportives constituaient la raison principale du séjour.

Ils se sont principalement rendus à la plage et se sont baignés, ont visité des parcs nationaux, ont pratiqué la randonnée pédestre en milieu naturel, l’observation de la faune (autre que les mammifères marins) et de la flore ainsi que la course à pied et la marche (voir le graphique 4). Les touristes de l’aire urbaine de Paris se démarquent des autres marchés par un taux de pratique supérieur des deux dernières activités mentionnées.

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Le pouvoir attractif de la ville

Neuf voyageurs d’agrément français sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement (91 %)

Neuf voyageurs d’agrément français sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement (91 %). Pour la majorité (81 %), cela représentait la raison principale de leur séjour. Parmi les plus populaires, figurent le tourisme urbain (visite de quartiers, tours de ville guidés, etc.), la visite de parcs zoologiques et d’aquariums, de jardins botaniques, de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques et de spas (voir le graphique 5). Le tourisme urbain est toutefois moins populaire chez les répondants de l’aire urbaine de Lyon. Mentionnons également que les Toulousains n’ont pratiqué aucune activité récréative ou de divertissement dans des proportions plus grandes que les autres clientèles françaises (15 % comparativement à 9 %).

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L’attrait incontesté des activités récréatives et de divertissement

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante. Dans l’ensemble, les touristes français semblent accorder un intérêt modéré aux activités qu’il est possible de pratiquer lors d’un voyage d’agrément. En effet, seules les catégories patrimoine, architecture et design urbain ainsi que les parcs nationaux franchissent le cap des 7 points, suivies quand même de près par les catégories activités de plage et de baignade, de tourisme urbain, de musées et d’économusées ainsi que de routes et circuits touristiques (voir le tableau 1).

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Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément, soit :

  • le patrimoine, l’architecture et le design urbain (46 %);
  • la plage et la baignade (42 %);
  • le tourisme urbain (40 %);
  • les parcs nationaux (39 %);
  • les routes et circuits touristiques (36 %);
  • les parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques (35 %);
  • les spas et les soins de bien-être (35 %);
  • les croisières (34 %).

les activités récréatives et de divertissement sont les plus attractives

De manière générale, les activités récréatives et de divertissement sont les plus attractives et les plus susceptibles d’inciter à voyager.

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle des aires urbaines de Paris, Lyon et Toulouse en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, mais aussi les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

– Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

 

Source de l’image à la une : unsplash

 

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Produits et activités

Faire du plein air un produit d’appel : le cas de la Finlande

En marge de la conférence The Future of Winter Tourism qui s’est déroulée en Laponie finlandaise en avril 2017, des membres du Réseau de veille ont pu observer certaines pratiques touristiques liées au plein air. À cet égard, en voici cinq qui contribuent à faire du plein air le produit touristique phare en Finlande.

Un réseau de chalets rustiques gratuits

Le pays compte 39 parcs nationaux financés en grande partie (79 %) par des fonds publics. Ces parcs accessibles gratuitement déploient de vastes réseaux de sentiers, de nombreux emplacements pour faire des feux de camp, des cabines en location ainsi que des chalets rustiques disponibles, sans frais, à l’année.

Ces derniers, les Open Wilderness Huts, sont particulièrement nombreux dans les parcs nationaux situés en Laponie, dans le nord du pays. Il s’agit de cabanes de bois, habituellement équipées d’un foyer, d’un abri pour le bois et d’une toilette sèche. Certaines huttes possèdent deux lits alors que d’autres peuvent accueillir plus d’une dizaine de personnes.

Les randonneurs doivent suivre les règles et adopter les comportements responsables qui font de ces abris des lieux accueillants. Ainsi, les visiteurs doivent remplir la corbeille de bois à leur départ, vider le foyer de ses cendres au besoin et garder les lieux propres. On compte 19 de ces chalets dans le parc national Pallas-Yllästunturi, le plus fréquenté de Finlande. D’autres types de refuges peuvent être réservés et impliquent des frais.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Des centaines de kilomètres de sentiers entretenus

La randonnée s’inscrit véritablement comme le produit de plein air par excellence en Finlande. En hiver, c’est le ski de fond. Dans la région du parc national Pallas-Yllästunturi, quelque 330 km de tracés de ski de fond — classique et pas de patin — sont entretenus mécaniquement. Pour financer cet entretien quotidien, l’organisme responsable vend notamment le plan des sentiers qui se détaille à dix euros. Une application vendue au même tarif peut aussi être téléchargée et permet notamment de connaître l’état de l’entretien des tracés. Dans certaines régions de la Laponie, ce sont les commerçants et les municipalités traversées par le réseau qui se partagent la facture.

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Sources : Réseau de veille en tourisme et Ylläs

Des moteurs économiques régionaux

Les parcs nationaux et les aires de randonnée en Finlande génèrent des retombées de près de 200 millions d’euros et l’équivalent de 1916 emplois à temps plein. Selon une étude réalisée pour le compte de l’organisme public qui gère les parcs nationaux de Finlande, chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale.

chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale

Les parcs nationaux agissant comme produits d’appel, de nombreuses entreprises proposent des services comme la location d’équipement de plein air, des circuits avec guides, ainsi que de l’hébergement et de la restauration.

Le projet Village to Village 

Par ailleurs, dans le but d’améliorer l’expérience client durant la période estivale, de développer une offre touristique de qualité et d’attirer ainsi une clientèle internationale, plus d’une centaine d’entreprises locales se sont jointes au parc national de Pallas-Yllästunturi dans le cadre du projet Village to Village. Celui-ci vise à organiser l’offre et à informer le visiteur des services qui se trouvent dans les villages bordant le parc. On propose notamment aux randonneurs de transporter leurs bagages d’un site d’hébergement à un autre. Des circuits de randonnée à pied, à vélo et en canot sont organisés avec les entreprises locales, incluant par exemple des services de traiteurs pour éviter au randonneur d’avoir à transporter de la nourriture.

Globalement, le projet Village to Village consiste à :

  • S’assurer de l’aménagement de sentiers et de signalisation qui permettent aux visiteurs de prendre connaissance des produits et services disponibles dans les villages voisins du parc;
  • Promouvoir les services offerts par les partenaires dans les villages voisins;
  • Rassembler l’offre afin de constituer une attraction touristique significative.

Aux principales intersections dans le réseau de sentiers, le plan général est accompagné d’une affiche qui présente les services touristiques disponibles dans les différents villages (voir l’image ci-dessous).

Le projet Village to Village, qui a d’ailleurs contribué à la nomination du parc Pallas-Yllästunturi comme finaliste au 2017 Tourism for Tomorrow Awards du World Travel and Tourism Council, permet ainsi à toute la région de profiter de l’attractivité touristique du parc national tout en y contribuant.

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 Source : Réseau de veille en tourisme

Des circuits reliant les attraits naturels

Récemment, les parcs nationaux finlandais, en collaboration avec Visit Finland et l’organisme de promotion du plein air Outdoors Finland, lançaient sept circuits mettant en vedette les attraits naturels du pays. Les Self-guided Tours of Finland Natural Attractions présentent des itinéraires en voiture variant de 4 à 13 jours offrant des niveaux de difficulté variés. À titre d’exemple, celui qui s’intitule « 7 Finnish National Parks » s’étend sur 10 jours et propose des randonnées de niveau facile. Certains circuits accessibles pour les jeunes randonneurs sont spécifiquement identifiés Family friendly.

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Source : Nationalparks.fi

Le droit à la nature

L’accès à la nature n’est pas un enjeu en Finlande, il est même garanti par le « droit de tout un chacun » ou Everyman’s Right. Ce droit coutumier, qui s’applique aussi en Suède et en Norvège, permet à tout citoyen finlandais comme à tout visiteur étranger de se déplacer librement dans la nature, qu’elle soit de propriété publique ou privée. Voilà qui démontre bien l’importance que revêtent la nature et les loisirs de plein air aux yeux de la population, mais aussi des institutions du pays.

Image à la une : Visit Finland

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Hébergement Produits et activités

La tendance est au camping urbain

Rapprocher le camping de la clientèle potentielle pourrait certainement favoriser une plus grande pratique de cette activité en général. Mais qu’il s’agisse de former une relève de campeurs, d’accommoder les convertis ou de proposer une expérience mémorable et hors de l’ordinaire, l’offre urbaine en matière de camping se multiplie et est de plus en plus éclatée. En voici quelques exemples.

 

Au bord de la Seine, à Paris

En juin 2016, le groupe Huttopia inaugurait sous sa bannière Indigo le Camping Paris Bois de Boulogne. Créé dans les années 1950, il a subi d’importants travaux de rénovation et de végétalisation. Il compte désormais 410 emplacements contre 600 auparavant. En plus des sites pour tentes et pour véhicules récréatifs, le glamping (glamourous camping) y est à l’honneur : on propose en location quelque 70 unités d’hébergement, une vingtaine de tentes et de lodges ainsi que deux caravanes de marque Airstream. Seul terrain de camping situé sur le territoire parisien, il enregistre environ 250 000 nuitées par année.

 

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Source : Camping Indigo Paris Bois de Boulogne

Dans les bois… à New York

Un ancien aéroport municipal de la ville de New York, situé dans le sud du quartier Brooklyn, compte aujourd’hui une quarantaine d’emplacements de camping (32 pour tentes et 9 pour véhicules récréatifs). Le camping Floyd Bennett Field est géré par le National Park Service américain et propose des emplacements de camping traditionnels, avec feux de camp, BBQ au charbon de bois et table à pique-nique. On peut aussi y pratiquer plusieurs activités de plein air comme la randonnée, le tir à l’arc et le kayak, et il est possible de s’y rendre en transport en commun. Il s’agit du seul terrain de camping permanent des cinq quartiers de New York.

 

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Source : Floyd Bennet Field, National Park Service

Camping de luxe à Halifax

En Nouvelle-Écosse, une offre alliant tourisme culinaire, plein air et glamping a été concoctée par Kayak Halifax et McNabs and Lawlor Islands Provincial Park. Les clients qui se procurent le forfait d’une nuitée, disponible seulement durant deux semaines en août, ont droit à une visite exclusive de l’archipel en face de Halifax. Le forfait comprend tous les repas, une randonnée guidée à pied et en kayak, la visite d’un site historique, l’animation de la soirée et une nuitée en camping sur l’une des îles dans une tente confortablement meublée. Les repas sont préparés par des chefs de la région qui mettent en valeur les produits locaux. L’esprit du camping y est en vedette avec feu de camp, musiciens locaux ainsi que contes et légendes à propos des mystères des îles. Ce forfait unique se détaille à 750 $. La vidéo suivante le présente.

 

Dans les hauteurs de San Francisco

L’ancien site militaire Presidio a subi une transformation importante en 2010 pour offrir deux emplacements de camping pour des groupes de 30 personnes, en tente seulement. La localisation et les services du Rob Hill Campground en font un excellent lieu pour une initiation au camping. Les clients peuvent apporter leur propre équipement ou louer le nécessaire sur place. Il s’agit du seul camping à San Francisco.

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Source : The Presidio

Un projet de haltes-camping pour Montréal

Un regroupement composé de six organismes québécois* souhaite développer un réseau reliant la Route verte et d’autres pistes cyclables ainsi que la Route bleue du Grand Montréal, afin de constituer une offre qui fera de la région montréalaise une destination de plein air urbain par excellence. À cet égard, un projet-pilote prévu sous peu consiste à mettre en place un réseau de haltes-camping en périphérie de l’île. Cinq sites de camping dans quatre grands parcs montréalais ont été retenus par la firme de design urbain B3. Ils sont tous accessibles par les réseaux cyclables et navigables de la métropole :

  • parc-nature du Cap-Saint-Jacques
  • parc nature du Bois-de-Liesse
  • parc nature de la Pointe-aux-Prairies
  • parc René-Lévesque et port de plaisance de Lachine

Selon le regroupement, cette étude exploratoire a pour but de mener à l’implantation de sites de camping permanents à Montréal. Cette offre s’ajouterait ainsi à celle aménagée depuis peu au parc national des Îles-de-Boucherville, situé à deux pas de la ville, et qui est accessible en transport en commun. 

 

*Montréal physiquement active, AccèsFleuve/Comité ZIP Ville-Marie, la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK), le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPPE), Vélo Québec et la Ville de Montréal.

Glamping dans le Vieux-Port

Dormir au pied du Silo no 5 en formule prêt-à-camper, dans une minimaison ou dans un bateau, c’est ce qu’offre le Village des Écluses, dans le Vieux-Port de Montréal. Les clients sont hébergés en plein cœur de l’action urbaine. Il s’agit certainement d’une excellente façon de créer un séjour mémorable. Ce projet, mis sur pied en partenariat notamment avec Parcs Canada, intègre également certains éléments historiques de Montréal.

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Source : Village des Écluses

Des formules insolites

Le charme et l’esprit du camping et du plein air stimulent la créativité urbaine et plusieurs offres qui s’y rattachent voient le jour. Bivouac NYC en est un bel exemple. Il s’agit d’une expérience de camping sur le toit d’un édifice new-yorkais où six abris de toile hébergent les visiteurs. À Melbourne, le concept du camping sur un toit d’édifice est également à l’origine du projet de St Jerome’s The Hotel*, mais dans un format beaucoup plus luxueux. À Amsterdam, l’événement bisannuel UrbanCampsite met en vedette des unités d’hébergement qui marient le camping et l’art. Il est possible de passer la nuit dans l’une ou l’autre de ces créations en réservant sur le portail d’Airbnb.

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Source : St. Jerome’s The Hotel

Le plein air en ville

Offrir de la nature en ville, faire vivre des expériences hors du commun, proposer du « glamourous camping » ou du glamping, voilà des tendances qui se déploient parfaitement à travers le camping urbain. Il s’agit d’une excellente façon de faire vivre la ville autrement.

 

Image à la une : Kayak Halifax

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Tendances

Les multiples avantages des artistes en résidence

L’art sous toutes ses formes est présent dans de nombreux lieux touristiques, outre les musées. Mais dans les établissements les plus innovants, une place à part entière est également réservée à l’artiste. Les programmes d’artistes en résidence consistent à les accueillir sur une période de quelques jours à plusieurs mois, le temps de créer une ou plusieurs œuvres. Déjà en 2009, le Réseau de veille avait étudié cette tendance en détaillant plusieurs exemples. Voici de nouveaux cas de bonnes pratiques.

Une démarche intégrée dans l’ADN de la marque

Ace Hotel à New York collabore avec différents partenaires (musée, laboratoire et studio d’innovation, communauté artistique) à l’organisation d’événements impliquant des artistes en résidence :

  • En 2014, plusieurs chambres de l’établissement ont servi de lieu de création durant quelques jours à des artistes qui avaient carte blanche pour interpréter la mode à leur façon. Leur travail fut présenté au public durant la semaine de la mode.
  • Chaque dimanche, un artiste passe la nuit dans une chambre pour créer une œuvre qu’il expose le lundi matin. Sa biographie et son travail sont ensuite publiés sur le blogue.
  • En 2016, des artistes en résidence de l’organisme Residency Unlimited furent invités à participer à une série de discussions tenues au bar de l’hôtel. Ces événements intimistes leur ont permis de présenter leur parcours à la communauté locale et aux visiteurs.

L’hôtel El Ganzo, au Mexique, a construit un studio d’enregistrement pour y accueillir des musiciens. En échange, une performance musicale est offerte à la clientèle et est retransmise sur la chaine YouTube de l’établissement. De plus, la vidéo de l’hôtel, diffusée sur la page d’accueil de son site Web, est présentée sur fond de morceaux musicaux enregistrés à même son enceinte. Ces artistes et leur musique font ainsi partie intégrante de l’image de marque de l’établissement.

Source : El Ganzo

S’ouvrir à la communauté locale

Le programme de l’hôtel Le Pfister de Milwaukee aux États-Unis implique la communauté et le milieu artistique local dont sont issus la plupart des artistes en résidence. Des experts régionaux du domaine des arts font partie du comité de sélection des artistes. Lors de l’exposition des travaux des finalistes, l’avis du public (résidents et clients) est pris en considération pour choisir le candidat gagnant. Celui-ci travaille ensuite dans la galerie de l’hôtel, qui est fréquentée non seulement par la clientèle, mais aussi par les amateurs d’art de la ville.

Le Minneapolis Institute of Art aux États-Unis a invité une artiste d’origine mexicaine à passer trois mois cet été dans les

Par cette initiative, celui-ci veut marquer son appui au milieu artistique local.

quartiers d’immigrants de la ville pour y rencontrer les résidents. Les portraits créés seront ensuite exposés au musée durant six mois, accompagnés de vidéos à propos de ces communautés.

En 2015, l’aéroport de Brisbane en Australie a donné un accès exclusif pendant six mois au renommé peintre Robert Brownhall. En est née une série de peintures représentant le quotidien de ce lieu et mettant en scène les passagers, les avions et l’architecture. Une de ces œuvres a intégré la collection permanente d’art public de l’aéroport. Par cette initiative, celui-ci veut marquer son appui au milieu artistique local.

Sensibiliser la clientèle à l’art

À l’hôtel Le Pfister, les artistes en résidence organisent des tours guidés pour faire découvrir à la clientèle l’ensemble des œuvres d’art exposées et entreposées dans l’établissement. Chacun est spécialisé dans une discipline artistique précise, ce qui lui permet d’apporter une perspective unique.

Au Goldmoor Inn dans l’Illinois, un artiste par semaine s’installe dans un studio prévu pour l’occasion, durant le mois de janvier. Les clients sont invités à les observer et à converser avec eux. À la fin de la semaine, l’artiste offre un cours à ceux qui le désirent, suivi d’une réception au champagne.

Goldmoor-inn-artiste-en-residence      Source : Facebook/Goldmoor Inn

Les artistes en résidence sont aussi les bienvenus dans des musées sans vocation artistique. Par exemple, le musée canadien de l’immigration du Quai 21 à Halifax accueillera cette année son deuxième artiste pour une durée de six mois. En plus d’élaborer un projet d’art visuel, il devra interagir avec le public et répondre aux entrevues des médias. L’an passé, Kyle Jackson a créé une peinture représentant le paquebot l’Empress of Ireland, en collaboration avec les visiteurs, dont de nombreux enfants.

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Source : musée canadien de l’immigration du Quai 21

Les créations artistiques intégrées dans le lieu

Le musée d’art à Coral Springs en Floride propose un programme de trois mois qui inclut un budget de 9000 $, du matériel et un studio au sein de l’établissement. L’institution achète ensuite les œuvres créées et les intègre à sa

Pour ce musée de taille modeste, cette démarche permet de bonifier sa collection à un coût abordable

collection permanente. Pour ce musée de taille modeste, cette démarche permet de bonifier sa collection à un coût abordable. Au Quin Hotel à New York, les travaux des artistes intègrent temporairement sa collection permanente. Un mur d’écrans numériques dans le lobby présente quelques-unes de ces œuvres, créant un décor sans cesse renouvelé.

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Source : Facebook/Quin Hotel

Attirer de nouveaux publics

Le sentier transfrontalier de la piste Chilkoot est le lieu du programme d’artistes en résidence de Parcs Canada, du Centre des arts du Yukon et du Service des parcs nationaux des États-Unis. Trois spécialistes des arts visuels sont sélectionnés chaque année pour arpenter une section de ce sentier historique durant deux semaines. Ils sont invités à discuter avec les randonneurs tout en menant leurs activités artistiques, afin d’améliorer l’expérience des visiteurs. Des ateliers et des causeries sont organisés par leurs soins dans les communautés avoisinantes, faisant ainsi connaître l’art contemporain à de nouveaux publics.

Les programmes d’artistes en résidence sont utiles à de nombreux égards. Le client, l’organisme et l’artiste y trouvent leur compte. Ces démarches sont accessibles à toute entreprise touristique, quelles que soient sa taille et la place qu’elle souhaite accorder à la création artistique.

Source de l’image à la une : Unsplash

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Produits et activités

Le plein air en vedette – rétrospective

Les activités de plein air s’inscrivent en effet parmi plusieurs tendances telles que le bien-être, la recherche d’expériences authentiques et immersives, l’aventure, mais aussi comme un mouvement de fond prônant un contact avec la nature qui contribue à la santé globale individuelle et collective. Voici des extraits d’analyses publiées au cours des deux dernières années qui témoignent de la place grandissante qu’occupe le plein air dans le paysage touristique.

 

Le plein air au service…

 … de la revitalisation urbaine

D’anciennes villes industrielles misent sur les sports de plein air pour relancer leur économie. Grâce à la volonté politique, à des efforts concertés et à des campagnes de séduction, l’image et la qualité de vie de ces municipalités s’en trouvent vivifiées, favorisant du même coup leur attractivité touristique.

Développée principalement autour de l’industrie ferroviaire, Ogden, en Utah, a souffert d’un important déclin économique avec l’avènement des transports routier et aérien. Avec deux rivières, trois centres de ski, deux lacs à proximité et un centre historique, Ogden avait le potentiel de développer une économie basée sur les activités d’aventure.

Un investissement gouvernemental de plus de six millions de dollars US a permis de restaurer les rives, de dépolluer la rivière Ogden et de créer l’Ogden River Parkway; une série de sentiers le long d’un cours d’eau cristalline où l’on pêche la truite arc-en-ciel en plein cœur de la municipalité. La Ville a également aménagé trois sites de pratique pour le kayak, un parc de ski nautique et plus d’une centaine de kilomètres de nouveaux sentiers pour la randonnée et le vélo.

plein air revitalisation ogden kayak escalade

Source : Visit Ogden

L’économie de Ogden est aujourd’hui florissante. La Ville poursuit ses efforts afin de maintenir un dynamisme et un engagement des entreprises pour la prospérité de l’ensemble de la collectivité. L’analyse Revitaliser une ville par le plein air présente le cas de Ogden mais aussi celui de la ville de Duluth au Minnesota.

… du design

L’architecture et le design ne sont pas exclusifs aux milieux urbains. Les structures d’hébergement ainsi que diverses installations en milieu naturel surprennent par leur style audacieux, agençant modernité, art et mise en valeur du paysage.

Un environnement hostile aux conditions climatiques imprévisibles caractérise les Okstindan Mountains, région du nord de la Norvège reconnue pour la randonnée. La Rabot Tourist Cabin a été construite à partir de matériaux locaux et est conçue pour affronter de grands vents et de fortes tempêtes. Malgré la nécessité d’une construction robuste, le design est au rendez-vous. Lisez Design et plein air : une combinaison heureuse pour découvrir d’autres exemples.

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Source : Adventure Journal

… du tourisme hivernal

Bien que le ski et la planche à neige correspondent aux produits d’appel de la montagne, qui a dit qu’il fallait absolument s’y adonner pour profiter de la station?

Au Québec, Ski Montcalm a récemment investi deux millions de dollars pour ajouter notamment des pistes de glissade sur tube avec remontée mécanique, des sentiers balisés de raquette et des installations de jeux et de parcours. Le Massif de Charlevoix a introduit la luge alpine en 2012 et d’autres stations l’adoptent peu à peu au Québec, par exemple le Domaine du Radar à Sainte-Marie-de-Beauce et la station Vallée du Parc à Grand-Mère.

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Source : Le Massif de Charlevoix

Les adeptes du hors-piste affectionnent les stations qui offrent des services de guide, des remontées en cat ski ou en motoneige. Serpenter des sentiers intouchés répond au besoin d’aventure de cette clientèle plus aventurière. Bien que la pratique du hors-piste soulève plusieurs débats, notamment quant à la sécurité et à la légalité de la pratique, de plus en plus de stations développent des zones qui lui sont consacrées. Plusieurs autres exemples d’activités variées dans les stations de ski sont à découvrir dans l’analyse Diversification des activités hivernales dans les stations de ski.

…du glamping

La pratique du camping par les jeunes est en baisse. Quand l’appel du plein air ne suffit pas, il faut donner un petit coup de pouce pour susciter la curiosité et l’intérêt afin que le charme opère.

Selon une étude publiée en 2014 par l’organisme américain Outdoor Foundation, la grande majorité des campeurs adultes ont pratiqué régulièrement des activités de plein air durant leur enfance ou leur adolescence. D’ailleurs, parmi les adultes américains amateurs de camping, 85 % ont campé pour la première fois avant l’âge de 15 ans. Pour assurer une relève, il faut donc solliciter les jeunes adultes dès maintenant. Ils transmettront cette culture à leurs enfants, qui le feront à leur tour.

Les caravanes des années 1950 et 1960 ont la cote. Les puristes les aiment authentiques ou légèrement rafraîchies; d’autres les préfèrent actualisées. À Santa Barbara en Californie, cinq emplacements d’un parc de véhicules récréatifs (VR) sont occupés par des caravanes transformées en suites pour les voyageurs de passage. Les célèbres roulottes argentées de marque Airstream, fabriquées entre 1959 et 1972 à Santa Barbara même, ont subi une cure de jeunesse.

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Source : Autocamp

En harmonie avec le style rétro des VR, des bicyclettes assorties sont fournies avec la location, ce qui permet aux campeurs de circuler et de se mêler à la population locale. L’analyse Rajeunir le camping… avec style propose des initiatives originales pour élargir la clientèle cible et faire mousser une relève de campeurs.

Un avenir prometteur

Les activités de plein air occupent une part importante de l’offre touristique québécoise. Avec une stratégie sectorielle, développée par le ministère du Tourisme, visant à mettre de l’avant le tourisme de nature et d’aventure, ce secteur d’activité a de belles années devant lui. Inspirez-vous des innovations et des pratiques d’ailleurs pour mousser encore davantage l’intérêt pour le plein air.

 

Image à la une : PixaBay

 

 

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Gestion

L’enjeu de l’accès public au fleuve Saint-Laurent

L’accès au fleuve, un enjeu reconnu

L’accessibilité aux rives fut un enjeu identifié lors de la quatrième phase (2005-2010) de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Depuis, l’accès limité au Saint-Laurent pour les citoyens et les visiteurs a été reconnu comme une faiblesse lors de l’élaboration, en 2014, de la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique par le ministère du Tourisme. Pour y remédier, le plan d’action 2014-2017 prévoit l’amélioration de l’offre de produits et de services à proximité des berges.

Partant du constat que l’accès aux rives du Saint-Laurent dépend grandement des initiatives municipales, l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (GLSL Cities) a réalisé une étude en 2014 auprès de 22 municipalités québécoises riveraines, de Salaberry-de-Valleyfield à l’Ouest jusqu’à Chandler à l’Est. Des sources complémentaires ont été utilisées pour approfondir les résultats. L’objectif était de dresser un portrait des accès publics au fleuve (APF) et d’identifier des pistes de solutions pour les conserver et en accroître le nombre.

La vocation des accès publics au fleuve

L’étude a permis de constater que les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive.

… les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive

Les activités commerciales (transport, pêche) sont peu présentes et les espaces riverains réservés à la protection et à la préservation sont rares. Les types d’accès publics au fleuve sur le territoire des municipalités interrogées sont : 

  • des parcs, des promenades et des pistes cyclables (100 %);
  • des quais et des jetées (82 %);
  • des marinas et des ports de plaisance (77 %);
  • des rampes de mise à l’eau (bateaux de plaisance et autres petites embarcations; 77 %);
  • des plages et d’autres lieux de baignade aménagés (36 %);
  • des campings et des centres de villégiatures riverains (36 %);
  • des traversiers (exploitation annuelle; 27 %).

L’évolution des accès publics au fleuve

L’étude dresse un portrait de l’évolution du nombre d’APF par type d’accès en se basant sur des données comparatives, dont certaines datant de plus de trente ans (voir le tableau 1). Les types d’accès qui augmentent en nombre sont les parcs, les promenades et les pistes cyclables, les rampes de mise à l’eau, ainsi que les plages et les autres lieux de baignade. La consolidation des acteurs, l’aménagement du territoire riverain, l’amélioration de la qualité de l’eau et l’émergence de nouvelles pratiques nautiques ont permis un meilleur accès au fleuve.

evolution nombre dacces publics au fleuve

Les APF, un défi pour les municipalités

Disposer d’un accès direct au fleuve sans l’emploi d’une embarcation est une demande urgente des citoyens. En dehors des huit plages recensées, seuls 16 % des 101 parcs et promenades offrent un contact direct et aménagé au fleuve.

De plus, malgré un état satisfaisant de la majorité des accès au fleuve, plusieurs infrastructures telles les quais, les jetées et les rampes nécessiteraient d’importantes réparations. Seuls 23 % des répondants réalisent un travail de protection, de restauration et de valorisation spécifique aux APF et 77 % déplorent un manque de capacité pour en assurer une gestion optimale et développer leur plein potentiel.

Les autres contraintes entourant l’accroissement et l’agrandissement des APF sont la densification urbaine, les transformations environnementales (par ex. : érosion des berges) et les fluctuations économiques.

Les possibilités de développement des APF

Les municipalités accordent une grande importance aux accès publics au fleuve puisqu’elles considèrent qu’ils contribuent au sentiment d’appartenance (100 %), à la qualité de vie des résidents (92 %), au développement économique (83 %) et représentent un attrait touristique (75 %). Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses (voir le tableau 2).

Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses.

Cependant, la baisse de popularité de certaines pratiques récréatives (pêche et nautisme) doit être prise en compte, tout comme le retour d’autres activités telles que la baignade, le canot, le kayak et l’arrivée de nouvelles pratiques comme la planche aérotractée (kitesurfing).

L’action municipale est déterminante pour accroître le niveau d’accessibilité aux rives, que ce soit par la planification urbaine ou encore par la concertation régionale ou métropolitaine.

possibilites developpement acces publics fleuve

 

Dans le cadre de sa nouvelle Stratégie maritime, le gouvernement du Québec s’est engagé à investir 30 millions de dollars sur trois ans pour créer des projets touristiques le long des rives du Saint-Laurent; de quoi soutenir les municipalités dans leurs démarches.

Une seconde analyse présentera des initiatives québécoises qui ont fait l’objet de bonnes pratiques dans l’étude, ainsi que d’autres exemples d’ailleurs.

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/André Quennneville

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Marchés géographiques Produits et activités

Activités touristiques des voyageurs québécois

Les statistiques sur les activités touristiques sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent le taux de pratique de l’activité (en %) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage.

 

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Environ 44 % des Québécois ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2015, soit près de 3,2 millions de personnes. Cette proportion est plus faible que pour la moyenne canadienne (53 %). Près de la moitié des Québécois a effectué 1 ou 2 séjours (45 %), mais 15 % ont réalisé de 3 à 6 voyages, et 29 % 7 voyages ou plus. Ils ont voyagé principalement au Québec (80 %), mais aussi en Ontario (24 %) et au Nouveau-Brunswick (5 %).

Le magasinage et la plage sont les deux activités les plus appréciées. La randonnée et les excursions d’aventure intéressent 16 % des Québécois qui ont voyagé et comptent 8 % plus d’adeptes qu’en 2005. La visite de parcs nationaux ou provinciaux rejoint aussi un nombre considérable et croissant de voyageurs (15 % des voyageurs, en hausse de 9 %). La chasse et la pêche comptent 12 % plus d’adeptes qu’en 2005.

La variation est cependant à la baisse entre 2005 et 2015 pour le golf (-69 %), la vie nocturne (-54 %), la motoneige (-19 %) et la pratique d’activités sportives (-9 %).

Un peu plus de 11 % des Québécois ont assisté à un événement culturel ou ont visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage au Canada. Ces derniers attraits semblent moins populaires lors de voyages intérieurs que pour les séjours hors du pays, comme il est présenté dans la section suivante.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois voyagent beaucoup plus à l’étranger qu’avant et se rapprochent maintenant de la moyenne canadienne. Plus de 41 % ont effectué au moins un voyage à l’extérieur du Canada au cours des 3 dernières années, comparativement à 45 % pour la moyenne canadienne. Ces pourcentages étaient respectivement de 27 % et 46 % en 2005.

Ils voyagent moins souvent à l’international qu’au Canada; 7 % des répondants ont effectué 3 à 6 voyages à l’étranger, et la même proportion a fait 7 déplacements ou plus. Les principales destinations sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, le Mexique, la France et ailleurs en Europe.

Pour mieux comprendre le graphique suivant, notez que même si certains taux de pratique sont en baisse, les nombres absolus sont tous en hausse importante.

Près de la moitié des Québécois ayant voyagé hors du pays ont été à la plage; ce n’est pas étonnant, quand on considère leurs destinations préférées (voir le graphique 2). Cela représente une hausse de 98 % du nombre absolu. Le magasinage se trouve au deuxième rang, avec plus d’un million d’adeptes et un taux de pratique plutôt stable parmi les voyageurs.

Une proportion considérable (15 %) des voyageurs a fréquenté un musée ou une galerie d’art. Le taux de pratique d’activités sportives décroît malgré une hausse de 37 % du nombre d’adeptes depuis 10 ans. Une conclusion semblable s’applique aux randonnées et aux excursions d’aventure, aux événements culturels, à la vie nocturne, à la visite de parcs à thème ou animaliers, au golf ainsi qu’au ski et à la planche à neige. La fréquentation des parcs nationaux ou provinciaux a intéressé une proportion semblable de touristes (10 %) pendant les 3 années observées, ce qui représente une augmentation de 76 %.

 

Bien que les destinations comptant des plages soient les grandes gagnantes de cette nouvelle manne de touristes québécois à l’étranger, toutes les activités analysées comptent plus d’adeptes en 2015 qu’en 2005. Quant aux activités pratiquées lors de voyages au Canada, certaines gagnent en popularité, plus modestement, et d’autres perdent de la vitesse. Saurons-nous renouveler notre offre touristique pour plaire aux Québécois?

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Note : Les données PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

Source de l’image à la une : www.pexels.com

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Marketing

Une cocréation des visiteurs de parcs nationaux

À l’approche de son centenaire de création, le US National Park Service (NPS) s’est associé à la compagnie de production hitRECord afin de créer des événements artistiques. L’un d’eux consiste en un arrangement audio composé de bruits dénichés par les visiteurs dans l’un des 400 sites gérés par NPS. Au début de l’été 2015, on a invité les gens à se rendre dans un parc national et à y enregistrer des sons pour les partager en ligne. L’objectif était d’en cumuler une grande diversité et de les rassembler dans une même librairie. Aux sons des parcs s’ajoutent ceux des lieux historiques nationaux tels que le tir d’un boulet de canon.   

À partir de cette banque sonore, hitRECord a créé une base de pièce musicale et invite les gens à collaborer pour la deuxième étape de l’initiative Park Found Sounds. On cherche des musiciens, des chanteurs, des mélodistes, des techniciens en son… Bref, hitRECord lance un second appel à tous pour contribuer à une création musicale hors du commun. Voilà une belle idée de création collaborative pour mousser un événement. La vidéo suivante explique le projet.

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 Source : hitRECord.org

Image à la une : splitshire.com

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Segments de clientèles

Trois profils de touristes d’aventure

Les touristes d’aventure sont prêts à débourser plus pour une expérience unique et authentique. Selon une étude publiée en 2014 par l’Organisation mondiale du tourisme, ces voyageurs dépensent en moyenne 3000 dollars américains par personne pour un voyage de 8 jours. Il s’agit d’un segment en pleine croissance, souvent bénéfique à l’économie locale et sensible aux pratiques liées au tourisme durable.

Rappelons que le tourisme d’aventure se définit comme un voyage qui inclut au moins deux des trois éléments suivants : une activité physique, un environnement naturel, une immersion culturelle.

Trois types d’aventuriers

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait à l’été 2015 une étude de segmentation de ce marché. Trois segments, ou personnalités, émergent de cet exercice. Le tableau 1 résume leur portrait.

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_1

Concrètement, que faire avec ces segments?

Pour illustrer la pertinence de l’exercice, l’ATTA a approché le centre de villégiature Northern Outdoors afin qu’il tire profit de cette segmentation. Le centre s’en est servi pour optimiser ses efforts marketing, pour développer une offre plus conséquente et pour exercer davantage de contrôle sur la répartition de sa fréquentation. Cette entreprise du Maine a confirmé la présence des trois types de personnalités de l’étude au sein de sa clientèle.

Le touche-à-tout

Cet aventurier butine d’une activité à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Il réserve peu de temps avant son séjour et cherche à expérimenter de nouvelles activités. Pour répondre à ses attentes, Northern Outdoors a développé un produit composé d’une randonnée matinale menant à une chute, d’un dîner à la microbrasserie du centre de villégiature et d’une excursion de pêche en après-midi. Pour promouvoir son offre auprès du touche-à-tout, Northern Outdoors est passé par une multitude de canaux en ligne et par les médias grand public en offrant des rabais à certains moments de l’année où la demande est moins forte.

L’habitué

Pour Northern Outdoors, l’habitué est celui qui fait des recherches minutieuses pour son voyage d’aventure. Il pose plusieurs questions lors du processus de réservation et est ouvert à prolonger son séjour si l’offre est suffisamment étoffée. Il démontre de la loyauté envers l’entreprise et s’aventure aussi en période hors-saison. L’habitué met davantage l’accent sur les spécificités liées à l’expérience plutôt que sur le prix.

Northern Outdoors a développé des produits à propos desquels des employés formés peuvent partager leurs connaissances avec l’habitué, par exemple en lui expliquant les différences techniques entre les trois rivières accueillant les excursions de rafting. Sur son site Web, des vidéos démontrent le débit d’eau en fonction de la date (voir ci-dessous). Il n’est d’ailleurs pas rare que l’habitué revienne plus d’une fois pour descendre chacune de ces trois rivières.

 

Le passionné

Selon les gestionnaires, le passionné est plus facile à cerner et plus difficile à remplacer. Ce client est loyal envers son activité et, souvent, il voyage dans différentes destinations tout au long de l’année afin de pratiquer son sport de prédilection. Dans le cas de Northern Outdoors, il s’agit des pêcheurs, des chasseurs et des motoneigistes. Selon l’activité, ils fréquentent le site à divers moments de l’année – printemps, automne et hiver –, des périodes qui correspondent à la basse saison pour le Maine.

L’entreprise réussit à combler les attentes du passionné en offrant une expérience client de haut niveau en matière d’activité, mais aussi d’hébergement et de restauration. Ces clients reviennent d’une année à l’autre et n’accordent que peu d’importance au prix. Northern Outdoors recourt aux agences de voyages et aux médias spécialisés pour les atteindre, mais le bouche-à-oreille demeure le moyen de communication le plus efficace pour s’assurer cette clientèle.

Le Canada dans la mire des aventuriers

L’étude de l’ATTA révèle des informations relatives au dernier voyage des aventuriers américains sondés, selon leur personnalité. Les séjours intérieurs sont les plus courants. Le Mexique est la deuxième destination d’aventure la plus prisée des touche-à-tout et des habitués, le Canada arrivant en troisième place. Les passionnés ont toutefois fréquenté le Canada en plus grande proportion que les autres, puisqu’il arrive alors au deuxième rang, suivi de l’Australie. Lorsqu’il est question du prochain voyage souhaité par les habitués et les passionnés, le Canada figure en deuxième position, après les États-Unis (voir le tableau 2).

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La randonnée et le camping à l’honneur

Les activités les plus pratiquées sont le backpacking (randonnée sac au dos) ou la randonnée pédestre et le camping, et ce, toutes personnalités d’aventuriers confondues. La pêche et l’observation des oiseaux sont aussi des activités populaires. À noter que le ski et la planche à neige figurent également parmi les principaux sports des aventuriers américains (voir le tableau 3).

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_3

Comme le soulignent les experts de l’ATTA, ces données concernant les activités peuvent inspirer les entreprises en tourisme d’aventure qui souhaitent modeler leur offre pour l’un ou l’autre des segments. Par exemple, le touche-à-tout peut être intéressé par un plus grand éventail d’activités et des séances d’initiation, tandis qu’une demi-journée de formation à l’escalade pourrait attirer davantage l’habitué. Comme les trois profils ont une préférence marquée pour la randonnée pédestre et le camping, il peut être judicieux de proposer une déclinaison de ces produits. Pour le passionné, par exemple, il peut s’agir d’une longue randonnée ponctuée par deux nuitées de camping et incluant un service de transport de l’équipement.

Affaires et aventure?

Enfin, l’étude de l’ATTA révèle que 12 % des voyageurs d’aventure interrogés prolongent souvent leurs séjours d’affaires de quelques journées pour effectuer des activités d’aventure. En fait, ces voyageurs procéderaient ainsi lors de neuf voyages d’affaires sur dix! Il s’agit donc là d’une belle occasion de développer une offre qui facilitera la vie de ces aventuriers, par exemple en prêtant ou en louant de l’équipement de qualité, ou encore en s’associant à des congrès pour promouvoir ses services. Ces voyageurs américains sont à nos portes, offrons-leur de belles aventures!

 

Image à la une : © iStockphoto