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Un été 2023 oscillant entre stabilité touristique et défis économiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude (couvrant la période de juillet à septembre 2023) sont présentés ici. Ils suggèrent un maintien de l’achalandage touristique estival par rapport à l’été 2022, malgré un contexte inflationniste, un certain effacement de la clientèle québécoise, ainsi que des défis météorologiques et de main-d’œuvre. 

En comparaison avec l’année précédente, la moitié des entreprises sondées ont observé une hausse de l’achalandage estival (50 %), alors qu’un tiers constatent plutôt une baisse de celui-ci. Les répondants témoignent d’une disparité des observations concernant la clientèle québécoise : le tiers des participants rapportent chacun des mouvements contradictoires (en baisse : 33 % ; stable : 32 % ; en hausse : 35 %). La clientèle française se fait quant à elle plus remarquer, avec 42 % des entreprises signalant une augmentation de celle-ci. 

Les réservations de dernière minute s’affichent plus fréquentes qu’à l’été 2022. En effet, la moitié des répondants ont constaté une augmentation de celles-ci. Par ailleurs, 58 % estiment que les conditions météorologiques ont eu un effet négatif sur l’achalandage. 

Le quart des répondants qui offraient des postes saisonniers estivaux n’ont pas réussi à tous les combler.  

La hausse du chiffre d’affaires chez la moitié des entreprises sondées (49 %) est contrebalancée par l’augmentation significative des coûts d’opération (81 %) et des salaires (89 %), en résultant une réduction des marges bénéficiaires pour 56 % d’entre elles. Cette situation témoigne de l’inflation généralisée, poussant les entreprises à augmenter leurs tarifs (69 % d’entre elles).

En ce qui concerne le prochain trimestre, près de la moitié des répondants (45 %) s’attendent à un niveau d’achalandage similaire à celui de la fin de 2022, 30 % anticipent une diminution, et 25 % prévoient une augmentation. L’enthousiasme limité des entreprises peut être attribuable à une forme d’incertitude économique, ainsi qu’à une prudence générale face à la variabilité de l’achalandage observée. Ces résultats suggèrent que les entreprises doivent naviguer dans un environnement où la flexibilité et l’adaptation sont cruciales pour maintenir la rentabilité face à des facteurs externes fluctuants comme les conditions météorologiques et l’inflation.  

Source: création en interne 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique !  

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes. Vous courrez la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue au mois de janvier 2024. 

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Quelles sont les préférences d’accueil des voyageurs ?

Quelles sont les véritables préférences d’accueil des visiteurs au Québec ? Décryptage d’une étude menée par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme sur la perception de l’accueil numérique, les sources d’information privilégiées, et les méthodes de planification des visiteurs en général. 

Les données relatives aux préférences d’accueil sont peu nombreuses et parfois ambivalentes. C’est dans cette perspective qu’en 2022, la Chaire de tourisme Transat s’est vu confier la responsabilité de mener une enquête auprès de quatre marchés clés : le Québec, l’Ontario, le Nord-Est des États-Unis et la France (1 205 répondants au total). Lors du sondage, les répondants ont dû indiquer leurs préférences quant à certains moments clés d’un voyage, grâce à des échelles polarisées à quatre points. Les points un et quatre comportaient des énoncés opposés. 

Numérique pour réserver, humain à l’arrivée !

Quand il s’agit de procéder à des réservations pour un voyage, la tendance penche vers le numérique. En effet, une grande partie des voyageurs, quel que soit leur marché d’origine, privilégie la réservation en ligne (59 % de l’ensemble de l’échantillon) plutôt qu’en personne ou par téléphone. Cette tendance est encore plus prononcée chez les visiteurs ontariens, avec un taux qui grimpe à 71 %.  

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Toutefois, à leur arrivée, 65 % des voyageurs préfèrent être accueillis par le personnel de l’établissement plutôt que de bénéficier d’une arrivée autonome sans interaction humaine, cela, sans égard au marché d’origine.  

Où les voyageurs trouvent-ils leurs informations une fois sur place ?

L’accueil à destination se manifeste sous différentes dimensions et implique une multitude d’acteurs, du personnel hôtelier aux guides touristiques, en passant par les commerçants locaux. Toutefois, les recherches en ligne demeurent de précieux alliés durant le séjour. En effet, 55 % des voyageurs les privilégient tandis que le reste de l’échantillon préfère trouver l’information désirée grâce au personnel d’hébergement, à la population locale ou aux autres voyageurs. Les Américains sont légèrement plus enclins à solliciter l’appui des personnes sur place, 50 % d’entre eux préférant cette méthode. Ces données traduisent une diversité dans les modes de recherche d’information lors d’un voyage. Cette variété pourrait suggérer que, bien qu’Internet joue un rôle prépondérant, l’interaction humaine de proximité demeure importante pour bon nombre de voyageurs. 

Concernant la recherche de recommandations sur place (choix de restaurants, activités, etc.) les résultats sont également partagés. La moitié des répondants (52 %) dit préférer se fier à celles qui sont recueillies sur place, tandis que l’autre moitié privilégie les recommandations trouvées en ligne. Les Ontariens sont quant à eux légèrement plus nombreux à se fier aux sources de recommandation en ligne (56 % d’entre eux) contre 46 % des Québécois et des Américains, et 49 % des Français. 

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Papier vs numérique : comment les voyageurs gèrent-ils leurs documents de voyage ? 

La dichotomie se poursuit dans la gestion des documents de voyage (billets d’avion, réservations, etc.). Alors que 51 % des voyageurs penchent pour la version papier, 49 % privilégient une approche numérique. Chez les Québécois, la tendance est légèrement plus marquée pour la version papier, 56 % étant en faveur de cette méthode.  

En quête de tranquillité ?

Quelque 6 répondants sur 10 disent préférer un hébergement leur offrant tranquillité et intimité, plutôt qu’un cadre dynamique. 

Lorsqu’il s’agit de choisir un hébergement, la majorité des visiteurs sondés (61 %) préfèrent les établissements offrant tranquillité et intimité. Les voyageurs québécois se distinguent particulièrement sur ce point. En effet, 73 % d’entre eux favorisent un hébergement plus tranquille. Les Ontariens et les Français se situent respectivement à 64 % et 59 % optant pour la tranquillité. 58 % des Américains sondés ont une préférence pour un environnement plus dynamique offrant des activités et événements spéciaux. 

Le numérique offre de nombreux avantages, cependant, une numérisation accrue peut exclure une clientèle moins à laise avec la technologie, compromettant linclusion dans lindustrie du tourisme. Laccueil humain ne doit pas être sous-estimé, car il contribue de manière significative à lexpérience de voyage en apportant un charme unique et une chaleur authentique à la destination. Les chiffres démontrent quil faut trouver un équilibre entre le numérique et lhumain, en veillant à ce que chaque voyageur, quelle que soit sa préférence, puisse profiter pleinement de son expérience.  

 

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Les voyageurs québécois et les spas

Les tendances en matière de bien-être prennent de l’élan au Québec comme ailleurs dans le monde. D’un point de vue touristique, la Chaire de tourisme Transat a recueilli quelques données sur le sujet lors de sa plus récente enquête (décembre 2022) portant sur le comportement des voyageurs québécois. On y apprend notamment que : 

  • une majorité (62 %) estime que le voyage est important pour leur santé mentale ; 
  • l’envie de se retrouver en nature demeure incontournable, 59 % des répondants ont participé à une activité de plein air au cours de la dernière année ; 
  • un voyageur québécois sur cinq (22 %) a visité un spa à l’été 2022 ; 

Dans le cadre de cette analyse, les données concernant ceux qui ont visité un spa seront décortiquées afin de faire ressortir quelques grands constats.  

Définition de voyageur québécois :

 

Québécois ayant séjourné au moins une nuitée à l’extérieur de son domicile dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des deux dernières années.

Profil des voyageurs québécois qui ont visité un spa à l’été 2022

Visiter un spa est particulièrement attrayant chez les personnes âgées de 18 à 54 ans, mais c’est auprès des 18 à 34 ans que des différences significatives sont observées : ils représentent 42 % de ceux qui l’ont fait, contre 34 % de tous les voyageurs sondés. Les résidents de la grande région de Montréal constituent le bassin le plus important de visiteurs (54 % d’entre eux l’ont fait, alors qu’ils représentent 46 % de l’échantillon). Enfin, un peu plus de la moitié (52 %) se trouvait en situation de télétravail durant l’année sondée, alors que les télétravailleurs ne représentent que 41 % de l’échantillon. 

Inspiration et planification

Les médias sociaux ont un certain impact sur les décisions de voyage des répondants qui ont fréquenté un spa. D’ailleurs, cette clientèle en fait bon usage. Comparativement à tous les voyageurs québécois, elle y a davantage recours lorsque vient le moment de s’inspirer et de planifier son périple (58 % d’entre eux, contre 40 % de tous les voyageurs sondés). Tout comme pour l’ensemble des répondants, elle utilise principalement Facebook (39 %, contre 26 %), Instagram (32 %, contre 20 %) et YouTube (24 %, contre 17 %). 

Une autre particularité de ceux qui ont fréquenté un spa est qu’ils se s’estiment plus au courant des nouvelles activités touristiques et des destinations populaires que leurs amis (37 %, contre 28 % des voyageurs qui n’ont pas fréquenté de spa). Ils aiment donc rester informés et à l’affût des nouveautés.  

Travailler à l’extérieur du bureau, mais aussi hors de la maison

Le télétravail procure de belles occasions pour exercer sa profession hors de chez soi et où il fait bon être. Les voyageurs québécois qui ont fréquenté un spa l’ont bien compris. Ils étaient plus nombreux à vivre cette situation (52 % se trouvaient en télétravail, contre 41 %) et ont été significativement plus enclins à travailler hors de chez eux (55 % de ceux qui ont fait du télétravail en ont fait hors de leur résidence principale, contre 39 %).  

Pourquoi effectuer un voyage de bien-être ? 

Selon un sondage réalisé en 2020 par le Global Wellness Institute, les trois principales raisons qui motivent les individus à vouloir effectuer un voyage de bien-être sont : 

1. Se focaliser sur sa santé et son bien-être (49 %) ; 

2. Relaxer et se sentir moins stressé (47 %) ; 

3. Améliorer son bien-être mental (34 %) 

Ces personnes priorisent quelques éléments lorsque vient le temps de sélectionner une destination. Elles recherchent notamment un lieu connecté à la nature (70 %), une offre alimentaire de qualité, fraîche et locale (50 %), de l’hébergement de qualité (41 %) ainsi que l’accès aux services d’un spa (35 %). 

La définition du bien-être évolue et la manière dont les voyageurs l’expérimentent aussi. Comment saisirez-vous les occasions qui émanent des nouveaux modes de vie de cette clientèle ? 

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Un début d’année 2023 performant pour les entreprises touristiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude sont présentés ici (de janvier à mars 2023). 

La reprise touristique continue de s’accélérer, et ses bénéfices ont été observés par les répondants lors de la saison touristique hivernale. Les visiteurs sont ainsi jugés plus nombreux qu’à l’hiver 2022 : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) mentionnent un achalandage touristique plus élevé durant le premier trimestre de 2023. Les répondants remarquent d’ailleurs un retour progressif des visiteurs provenant des marchés éloignés : près d’une entreprise sur deux juge que les Français, les Américains et les Canadiens (hors Québec) sont plus nombreux qu’à l’hiver précédent. Cette tendance à la hausse se maintient depuis la dernière année ; elle a été observée à l’été comme à la fin de l’année 2022. 

La grande majorité des entreprises estime également que leur performance financière est plus appréciable qu’avant. Leur chiffre d’affaires est jugé à la hausse par 73 % d’entre elles, comparativement aux mois de janvier à mars 2022. Une proportion un peu plus faible (56 %) estime que les dépenses touristiques de leurs visiteurs ont augmenté, suggérant que l’inflation généralisée et la montée des prix ont pu contribuer elles aussi à l’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises. Les données colligées lors de l’enquête n’informent toutefois pas sur l’état des marges bénéficiaires des entreprises.  

Sans doute de plus en plus confiantes envers la reprise touristique, plus de la moitié des entreprises (58 %) a toutefois indiqué avoir augmenté son budget d’investissement entre l’hiver 2022 et celui de 2023. 

À travers cette enquête, les panélistes ont également la chance de soumettre des questions à leurs pairs. Une question portant sur les pratiques durables et responsables déployées par l’industrie révèle que plus des deux tiers des répondants disent avoir intégré certains principes de développement durable au sein de leur organisation. Les actions de promotion et de marketing sont les plus populaires pour le moment, notamment la communication des bonnes pratiques adoptées (68 % des répondants). 

Les prévisions d’achalandage pour le 2e trimestre de 2023 sont positives : plus de la moitié des organisations sondées (60 %) entrevoient une hausse par rapport à 2022. 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois de juillet. 

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Les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 006 Québécois qui envisagent de séjourner au moins une nuitée hors de leur domicile à l’été 2023. L’objectif : connaître leurs intentions de voyage pour la saison estivale. Voici quelques faits saillants. 

Une forte envie de voyager

Les répondants québécois ont assurément envie de voyager. Bien que le Québec soit leur destination de prédilection, ils manifestent aussi de l’appétit pour des vacances estivales à l’extérieur de la province (lire aussi : Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été).

Les expériences touristiques qu’ils prévoient vivre durant cette période sont nombreuses, voici leur Top10. 

Un intérêt pour le Québec qui s’essouffle un peu

Les Québécois représentent le principal marché ayant l’intention de visiter la province à l’été 2023. Cependant, ils manifestent moins d’enthousiasme pour le Québec qu’en 2022 (60 % contre 74 %). Voici les cinq principales raisons évoquées : 

  • Ils ont déjà assez visité le Québec : 35 % 
  • Ils recherchent une destination plus dépaysante : 31 % 
  • Ils considèrent les prix trop élevés au Québec : 21 % 
  • Ils jugent la température peu intéressante : 10 % 
  • Ils trouvent que l’offre touristique manque d’intérêt : 9 % 

Une clientèle sensible au prix

Nombreux sont les répondants québécois à mentionner que les coûts associés au voyage leurs semblent trop élevés au Québec. En comparant cette clientèle avec les autres marchés prioritaires de la province (les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français), elle s’avère l’une des plus sensible au prix. 

Séjour principal prévu au Québec à l’été 2023

Les répondants québécois envisagent de réaliser en moyenne 2,2 voyages dans la province. La durée de leur voyage principal au Québec sera en moyenne de quatre nuitées. Pour une bonne proportion de Québécois (41 %), celles-ci s’effectueront dans un hôtel ou un motel.  

En moyenne, les répondants québécois estiment le budget de leur voyage principal de quatre nuitées au Québec à 1 074 $. Près de la moitié (47 %) prévoit se déplacer en couple, le quart (24 %) en famille, 16 % en solo et 11 % avec des amis. 

Les destinations les plus prisées des Québécois 

Parmi toutes les régions considérées pour l’été 2023, Québec, Charlevoix, les Cantons-de-l’Est, le Bas-Saint-Laurent et les Laurentides se classent parmi les cinq premières. 

Les inondations causées par les hauts volumes de crues printanières pourraient compromettre les plans de certains Québécois, particulièrement ceux qui prévoyaient vivre leur séjour principal en mai (7 %) et en juin (12 %). Les périodes les plus propices aux vacances principales demeurent toutefois les mois de juillet (30 %) et d’août (33%). Lorsque sondés (entre le 21 et le 27 avril 2023), les répondants se trouvaient à différentes étapes de leur planification, ce qui laisse place à l’adaptation de leur plan. Le tableau suivant en dresse le portrait.  

Plusieurs Québécois, qui prévoient effectuer leur voyage principal dans la province (42 %), le font par raison d’habitude. Or, certains répondants (5 %) ont l’intention, pour la première fois de leur vie, de réaliser ce voyage principal dans la province. Espérons qu’ils en fassent ensuite une tradition !  

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Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Destinations Marchés géographiques

Le retour des Américains au Canada… et à l’international

Il est intéressant de suivre le marché touristique américain en raison de son attrait connu pour le voyage d’agrément et de son ouverture aux destinations étrangères. De plus, il représenterait un marché géographique d’importance considéré comme l’un des bons indicateurs de la reprise des voyages à l’international.

Un intérêt renouvelé pour le Canada

Les Américains ont un intérêt réel et historique à séjourner au Canada. Selon Statistique Canada, plus de 4,1 millions de résidants des États-Unis sont arrivés au pays par automobile à l’été 2019 (juin, juillet et août). Cette tendance a malheureusement été freinée, voire momentanément arrêtée, durant les étés de pandémie de COVID-19. Cependant, une hausse remarquable à l’été 2022 laisse présager une reprise ! Un peu plus de la moitié (52,4 %) des 7,8 millions de visiteurs de l’été 2019 s’est rendue au Canada à l’été 2022. Cette reprise marque-t-elle les prémices d’un retour de l’enthousiasme américain envers les séjours à l’étranger ?

Que réserve 2023 ?

85 % des Américains se disent emballés à l’idée de faire un séjour d’agrément au cours de l’année 2023.

Une enquête menée par Destination Analysts rapporte en effet un bel engouement des voyageurs américains envers le voyage. En effet, 85 % des répondants se disent emballés à l’idée de faire un séjour d’agrément au cours de l’année 2023. Ce chiffre est d’ailleurs en légère hausse par rapport à l’année 2022, alors que cette proportion s’élevait à 77 %. Près de 30 % des Américains pensent même effectuer un séjour à l’étranger. Les destinations les plus convoitées étant l’Italie, le Canada, le Royaume-Uni, le Mexique, la France et le Japon.

Néanmoins, les voyageurs américains ne sont pas insensibles à la situation de leur pays et restent prudents quant aux prochaines fluctuations économiques. Quelque 62 % des sondés surveillent leurs dépenses, car ils sont inquiets d’une éventuelle récession.

Le contexte économique n’est pas favorable au marché américain. Un répondant sur trois (33 %) pense que ce n’est actuellement pas le bon moment pour voyager. Cependant un peu plus de la moitié des personnes sondées (56 %) considèrent le voyage comme une dépense prioritaire. Entre crainte et envie, quel sentiment prendra le dessus ?

Et les Québécois ?

Le contexte économique incertain pourrait être une raison qui freine les Québécois ayant l’envie de voyager à l’étranger.

En comparaison, les voyageurs québécois sont une majorité (53 %) à penser que ce n’est pas un moment opportun économiquement pour voyager, alors qu’un sur trois (33 %) estime cette dépense prioritaire. Ces chiffres dénotent un comportement un peu moins fougueux chez les voyageurs québécois que les Américains pour la prochaine année.

Quelques neuf voyageurs québécois sur dix (89 %) jugent probable de faire un voyage d’agrément en 2023. Cette tendance suit celle de 2022 (93 % jugeaient cette éventualité probable). Cependant, seulement 44 % souhaitent voyager à l’étranger en 2023. Cette tendance est tout de même en hausse depuis 2022, alors que 34 % des voyageurs québécois souhaitaient partir à l’étranger. Les États-Unis attirent près d’un quart (25 %) d’entre eux et l’intérêt pour les destinations européennes demeure (20 %). Le contexte économique incertain pourrait être une raison qui freine les Québécois ayant l’envie de voyager à l’étranger. L’industrie touristique du Québec devrait alors miser sur les voyageurs qui souhaitent s’évader tout en restant dans la province.

Les Américains et les Québécois montrent un engouement certain envers les voyages d’agrément en 2023. Les intentions de voyage à l’étranger sont freinées par des raisons économiques, mais une reprise des séjours au Québec est visible chez les Américains comme chez les Québécois. La Belle Province a donc une carte à jouer pour attirer ces voyageurs en quête d’évasion. Comment prévoyez-vous les séduire ?

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Une fin d’année 2022 encourageante selon les entreprises touristiques

La vaste majorité des entreprises sondées estiment que le dernier trimestre de 2022 a été largement plus profitable que la fin d’année 2021. La hausse de l’achalandage touristique au 4e trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021 se reflète dans le chiffre d’affaires des entreprises. Cette tendance, déjà observée durant l’enquête à l’été 2022, se poursuit et témoigne de la relance de l’activité touristique. 

Pour la période des Fêtes précisément, le retour à la normale n’est pas encore complètement constaté. Près de la moitié des entrepreneurs sondés (45 %) constatent que l’affluence de visiteurs est demeurée en dessous des niveaux observés en 2019. Ils estiment néanmoins que les revenus générés sont au-delà de leurs attentes (à 48 %). 

Les enjeux de main-d’œuvre continuent à déstabiliser l’industrie. Au total, six entreprises sondées sur dix qui offrent des postes permanents ont déclaré en avoir au moins un de vacant. Près de quatre entreprises sur dix effectuant des embauches saisonnières avaient pour leur part au moins un poste hivernal vacant. Ces postes sont d’ailleurs en proportion plus difficiles à combler que les postes permanents. 

Enfin, les prévisions d’achalandage pour le 1er trimestre de 2023 sont largement positives ; plus de la moitié des organisations sondées envisagent une hausse par rapport à 2022.  

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois d’avril. 

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Les médias sociaux et la planification de voyages 

L’enquête de la Chaire de tourisme Transat, menée du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois, a permis de connaître l’impact des médias sociaux sur les décisions de voyage.

Au cours des 12 mois qui ont précédé le sondage, 40 % des répondants ont déclaré avoir utilisé au moins un des médias sociaux suivants pour s’inspirer ou planifier un voyage. Comme le démontrent les résultats (voir image), Facebook est en tête de liste, suivi d’Instagram et de YouTube. 

Les médias sociaux utilisés dans la planification des voyages  

Les répondants les plus jeunes s’inspirent davantage des médias sociaux pour planifier leur voyage que les générations plus âgées. Ainsi, la moitié des 18-34 ans ont indiqué avoir été inspirés par l’un des médias sociaux ayant fait l’objet du sondage, comparativement à 41 % des 35-54 ans et 24 % des 55 ans et plus.  

De plus, d’un répondant à l’autre, l’importance accordée à l’impact des médias sociaux sur la planification des voyages varie : 

Les médias sociaux influencent davantage les voyageurs âgés de 18 à 34 ans qui sont surreprésentés comparativement à l’ensemble des répondants de l’échantillon.  

À la lumière de ces données, la présence des entreprises touristiques sur les médias sociaux demeure essentielle pour établir le contact avec les voyageurs, notamment avec la plus jeune génération. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Segments de clientèles

Les voyageurs d’affaires québécois

Plus d’un voyageur québécois sur cinq (22%) a effectué au moins un déplacement professionnel au cours des deux dernières années (entre novembre 2020 et novembre 2022). Plus spécifiquement, 19% l’ont fait au Québec et 9% hors Québec. Voilà un des grands constats qui ressort de la plus récente enquête effectuée par la Chaire de Tourisme Transat auprès de 1007 voyageurs québécois, du 21 au 25 novembre 2022. 

Définition de voyageur québécois : 

 

Québécois ayant séjourné au moins une nuitée à l’extérieur de son domicile dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des deux dernières années.

La tendance du bleisure se concrétise auprès d’un bon nombre de voyageurs d’affaires québécois. En effet, un peu plus du tiers (34%) ont prolongé un déplacement professionnel au Québec d’au moins une nuitée au cours des deux dernières années. De ce nombre, 55% ont voyagé avec des proches. Ils ont ajouté en moyenne deux nuitées au séjour d’affaires prolongé, à des fins de loisirs ou d’agrément. 

Profil des voyageurs d’affaires québécois

Les voyageurs d’affaires québécois sont majoritairement des hommes (63 %), dont le ménage dispose d’un revenu plus élevé que la moyenne (20 % gagnent un revenu brut de plus de 150 000 $, contre 12 % de tous les voyageurs sondés). Une forte proportion occupe des emplois qui leur permettent de travailler à distance (63 % contre 41 %). D’autres informations d’ordre sociodémographique les distinguent des voyageurs québécois, les voici : 

Projection des déplacements d’affaires pour 2023

Les voyageurs québécois qui ont fait un déplacement professionnel au cours des deux dernières années envisagent davantage au moins un voyage d’affaires en 2023 que l’ensemble des répondants (59 % contre 18 %). Lorsqu’interrogé sur les destinations de ces séjours, un voyageur sur deux mentionne le Québec.  

Les déplacements professionnels seront encore une fois l’occasion pour plusieurs de prolonger un séjour d’affaires grâce au télétravail ; 20 % des voyageurs qui ont fait un déplacement professionnel au Québec et qui seront en télétravail prévoient le faire en 2023. Car oui, une grande proportion de ce groupe de voyageurs (45 % contre 28 % de tous les répondants) pourra à nouveau travailler à distance cette année. Combien de jours additionnels resteront-ils à destination ? L’enquête de la Chaire n’a pas cette réponse, mais cela pourrait bien dépendre des propositions touristiques qu’ils recevront ! 

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Tendances

L’heure est à la responsabilisation !

La société est aujourd’hui plus informée que jamais. Avec l’étendue de ces connaissances viennent des obligations, tant pour les consommateurs que pour les organisations. Dans ce contexte, endosser des comportements ou mécanismes qui vont à l’encontre de ce qui est acceptable, d’un point de vue social comme environnemental, tend à être révolu.   

La crise climatique actuelle force chaque partie prenante à accélérer la mise en place de mesures concrètes et efficaces à long terme. Les inégalités sociales et économiques placent sous les projecteurs les autres dimensions du développement durable ; jamais n’a-t-on autant parlé d’équité, de diversité et d’inclusion. Acteurs touristiques et voyageurs doivent regarder dans la même direction et prendre part à un tourisme plus conscientisé et respectueux 

Des consommateurs peu actifs, mais informés

Les voyageurs québécois souhaitent voyager de façon plus responsable. Cependant, peu d’entre eux choisissent un hébergement ou un attrait en raison de leur orientation durable (22 %) ou payent pour compenser les émissions de gaz à effet de serre émises lors de leurs déplacements (10 %).  

Cette situation est similaire au niveau international. Selon une étude menée par Booking, un peu plus de 70 % des voyageurs interrogés désirent faire plus d’efforts pour voyager de manière responsable en 2023. Il existe encore toutefois des écarts importants entre leurs intentions et leurs comportements. Par exemple, une minorité d’entre eux recherchent activement des hébergements durables ou des transports moins polluants lors de leur planification de voyage.  

Cela dit, les clientèles qui souhaitent réellement modifier leurs habitudes pour adopter des comportements plus responsables sont de plus en plus outillées pour le faire. De nombreuses organisations facilitent les démarches des consommateurs, que ce soit à l’étape de l’inspiration, de la planification ou de la réservation. Maintenant qu’elles pavent la voie, il devient de plus en plus facile pour les clients de passer à l’action et de faire preuve de responsabilisation, même s’il reste encore beaucoup à accomplir. 

Des organisations multiresponsables

Un peu plus de 90 % des entreprises touristiques québécoises qui s’intéressent au développement durable ont implanté des pratiques responsables au sein de leur organisation par conviction personnelle. 

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est de plus en plus importante ; les gestionnaires perçoivent un intérêt clair de leur clientèle envers des produits et des services durables. Ces dernières s’attendent ainsi à ce que les organisations offrent des options durables, fassent preuve de transparence, soient inclusives, proposent une expérience candidat et employé irréprochable, tout cela, en conservant un service à la clientèle impeccable. En somme, les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi élevées. 

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En ce sens, la bienveillance, le respect et l’accueil de la différence font partie des valeurs clés véhiculées par les organisations responsables. La pénurie de main-d’œuvre incite les employeurs à adopter un style de gestion qui place l’humain au cœur des décisions. De plus, nombreuses sont les entreprises qui accordent la priorité à des campagnes marketing inclusives et qui proposent des expériences adaptées à une clientèle élargie. Pour d’autres, cela se traduit par l’adoption d’initiatives responsables au sein des opérations, à travers la sensibilisation de la clientèle ou par l’adaptation des orientations de l’organisation, par exemple.  

Bien que le développement durable fasse partie intégrante des priorités opérationnelles des organisations québécoises, son intégration n’est pas encore clairement définie. Les plans d’action demeurent abstraits, voire absents. Le secteur continue ainsi de faire face à des défis de structuration importants. 

La destination de l’avenir : informée, mobilisatrice et responsable

Le rôle des organisations de gestion de la destination (OGD) évolue de manière à redonner à la communauté et à l’environnement naturel, qui constitue d’ailleurs bien souvent l’une des principales motivations de voyage. Réelle plaque tournante de la connaissance, l’OGD acquiert et fait circuler l’information pertinente aux visiteurs, comme aux entreprises. Elle devient experte dans l’utilisation de données au service de la clientèle, par exemple en personnalisant des offres basées sur des profils dominants ou en suggérant des activités alternatives. Elle se sert également des données pour guider les membres vers un développement plus durable (meilleure gestion des flux touristiques, protection des milieux sensibles) et créer un réel avantage concurrentiel.  

Les OGD, en plus d’assumer leur rôle marketing, assurent un développement conscient du territoire qu’elles représentent. Les fonctions de ces organisations tendent à se diversifier et le touriste n’y tient plus le premier rôle. Désormais, les enjeux de durabilité, de changements climatiques, d’inclusion ou de la place des communautés s’invitent dans les entreprises et interpellent un grand nombre d’acteurs qui gravitent autour de la sphère touristique. Les indicateurs de succès d’une destination se diversifient pour inclure ces nouveaux facteurs. Visionnaire, facilitatrice, collaboratrice, coordonnatrice ; l’OGD assume tous ces chapeaux de concert avec les acteurs publics, privés et les résidants. La flexibilité et l’innovation sont de mise. Avec ces nouveaux enjeux et responsabilités, il faut s’attendre à voir émerger de nouveaux modèles d’affaires et de financement afin que les destinations deviennent de réels catalyseurs de changements dans leur milieu. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.