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Techno en nature, oui ou non ?

La pandémie a accéléré les solutions technologiques

D’après un article de PhocusWire, les contraintes sanitaires associées à la COVID-19 ont amené certaines organisations à se doter d’applications qui ludifient l’expérience des visiteurs, et aident à gérer l’achalandage et à conserver une distanciation physique. C’est d’ailleurs le cas au Québec : selon un sondage de la Chaire de tourisme Transat, parmi les entreprises québécoises qui comptaient opérer durant la saison estivale 2020, le tiers ont procédé à l’installation de technologies facilitant la distanciation.

Génération Y en nature : pas d’Internet SVP !

Aux États-Unis, des chercheurs ont comparé la perception de l’usage de technologies en nature auprès de 100 consommateurs de plein air issus de la génération Y (nés entre 1981 et 2002) et de 176 gestionnaires d’entreprises de tourisme de nature. Les deux groupes devaient évaluer, sur une échelle d’un à cinq, dix types d’outils numériques, à savoir s’ils diminuaient (1) ou amélioraient (5) la qualité de l’expérience en nature. Les résultats démontrent que les répondants de la génération Y jugent plus négativement que les gestionnaires huit des dix éléments proposés. Le tableau 1 illustre le pointage de chaque outil noté. Les nombres en vert signifient que la différence entre les deux groupes est statistiquement significative.

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Source : Chaire de tourisme Transat

La prise de photos et de vidéos s’avère assez populaire auprès de la génération Y, mais les outils reliés à l’accès à Internet semblent inspirer un sentiment plutôt négatif, avec un pointage sous la barre du 3. Les groupes de discussion révélaient que cette génération préfère attendre d’être à la maison pour partager ses clichés.

Rester minimaliste

Les technologies devraient supporter les activités récréotouristiques sans capter l’attention complète du randonneur. Les experts du Centre d’étude des interactions humain-technologie en contexte de plein air (HCI Outdoors) avancent les deux principes suivants :

  • La technologie en nature peut améliorer l’expérience et encourager les novices à s’adonner au plein air. Les outils pratiques comme Alltrails ou Hikster aident à la planification et au référencement. Les applications ludiques peuvent solliciter l’intérêt des non-initiés.
  • La relation humain-nature doit surpasser l’interaction humain-technologie. Ces outils devraient requérir le moins de manipulation possible durant l’activité. À cet effet, les experts défendent la pertinence d’imbriquer les outils dans l’équipement du randonneur (sac à dos, vêtements), pour un design qui épouse l’environnement, notamment en hiver.

Certains acteurs déploient des moyens qui peuvent répondre à ces deux principes. En voici quelques exemples.

Outils pratiques : les alertes sont de mise

Parmi les solutions, on retrouve des outils pour gérer les flux comme Wishtrip, qui envoie des notifications aux visiteurs pour les aider à se disperser sur le site et ainsi limiter les attroupements. Le deuxième parc national le plus populaire aux États-Unis, Yellowstone National Park, a aussi lancé une application qui propose plusieurs activités sur le territoire et qui diffuse en temps réel l’état des routes, l’achalandage des campings et la météo d’après la position géographique. Pas besoin de consulter son appareil, des alertes émanent du téléphone selon le souhait des utilisateurs. Encore faut-il que la personne ne se laisse pas absorber par ses autres notifications.

Les applications ludiques : une porte d’entrée en nature

Dans une entrevue avec le Réseau de veille en tourisme, Jean-Luc Caillaud, directeur général de Rando Québec, souligne que les applications ludiques devraient être utilisées comme une porte d’entrée pour initier de nouveaux adeptes. Enfants et néophytes peuvent découvrir les joies du plein air avec les appareils qu’ils utilisent au quotidien, atténuant ainsi leur dépaysement en nature. Dans une telle optique, la startup My SmartJourney propose une application de géolocalisation pour réaliser une « chasse aux artefacts dans 18 km de sentiers » dans quelques endroits de la province.

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Source : MySmartJourney

Le directeur de Rando Québec avertit toutefois que l’utilisation de ces applications devrait rester transitoire, « Il faut vivre de son temps sans oublier la philosophie du plein air », soutient-il. D’ailleurs, Foresta Lumina, à Coaticook, représente une initiative qui combine les deux grands principes cités précédemment. Ses parcours sont un bon exemple de design ludique enchâssé dans le paysage, qui ne demande pas de manipulation et qui conserve l’attention sur la nature.

Enfin, l’inclusion de solutions technologiques en nature est envisageable pour attirer de nouveaux adeptes et pour outiller la clientèle. Elle doit par contre se réfléchir à la place des utilisateurs, demeurer minimaliste et s’imbriquer dans le décor.

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Gestion

L’innovation, qu’est-ce que ça veut dire pour mon entreprise ?

Les mesures sanitaires mises en place pour contrer la COVID-19 ont forcé les organisations à s’adapter constamment et à faire preuve de créativité pour ajuster leur modèle d’affaires. L’innovation s’est invitée au sein des entreprises touristiques québécoises et doit demeurer bien présente en vue de la reprise imminente et de la compétitivité à plus long terme. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Martin Lessard, directeur général du MT Lab, a répondu à l’appel pour démystifier l’innovation : trouver des solutions technologiques concrètes, intégrer l’innovation dans ses processus et la mettre en valeur au sein de l’entreprise.

Au fait, qu’est-ce que l’innovation ?

L’innovation réside dans l’apport de changements ou d’améliorations dans les processus. Lorsque survient une rupture, ou quand le contexte change, des solutions apparaissent pour répondre à un besoin. Parfois jugée abstraite et souvent associée à l’utilisation de la technologie, l’innovation peut toutefois être très simple, se trouver dans les petites choses et proposer des solutions concrètes. La NANA (Navette Nature) constitue un bel exemple de remède à un besoin sans nécessiter l’usage de la technologie : offrir un accès en transport en commun aux parcs de la Sépaq.

Le rôle de la pandémie : entre rattrapage technologique et occasions d’affaires

Les crises sont un terreau fertile à l’innovation. La pandémie de la COVID-19 a agi comme un accélérateur et a fait faire un bond technologique à l’industrie touristique. Des outils tels que le code QR ou le NFC ne sont pas inédits. En revanche, l’innovation réside dans leur nouvel usage, associé à un contexte opportun. Ainsi, une décennie plus tôt, face à une pandémie, l’industrie n’aurait pas eu recours à ces outils, quand bien même ils existaient déjà. Qu’il s’agisse de payer sans contact ou de feuilleter un menu de restaurant sur son cellulaire, c’est l’utilisation facilitée (les appareils photo sont aujourd’hui capables de lire un code QR) et le contexte sanitaire où le sans contact devient essentiel, qui font que l’innovation trouve sa place. Des startups comme My Smart Journey ou Stimulation Déjà Vu ont développé avant la crise des solutions qui répondent en fait au contexte sanitaire actuel et s’intègrent bien dans un parcours client redéfini. La première permet de déployer rapidement de l’information multimédia en utilisant des technologies sans contact, et la deuxième recourt aux odeurs pour véhiculer des messages sur un lieu, ce qui peut apparaitre comme une manière de rassurer et de réduire l’anxiété.

L’innovation technologique est-elle accessible pour les entreprises ?

La pandémie a rendu évidentes l’utilité et la pertinence de la technologie dans nos vies. Elle fait à présent partie intégrante de nos habitudes, dont certaines vont rester. Ainsi, les entreprises n’ont d’autre choix que d’emboiter le pas. Toutefois, si l’innovation technologique peut être accessible à toutes les entreprises, elle va de pair avec une connexion internet stable. Celle-ci se fait encore à deux vitesses dans certaines régions.

L’innovation, un état d’esprit

Poursuivre son chemin aux côtés d’une startup

Travailler avec une startup, c’est penser différemment. Les jeunes pousses fonctionnent par projet et sont très agiles. Allégées de certaines procédures bureaucratiques, elles ont la capacité de tester à la manière d’un projet pilote, et d’apprendre de leurs bons coups et de leurs échecs. Elles se trouvent au début de leur processus entrepreneurial et sont donc souvent à la recherche de clients. Ainsi, elles ont la capacité de s’adapter aux besoins de ces derniers et de développer une solution sur mesure. Faire appel à une startup peut dès lors permettre de répondre à des demandes très concrètes. Par exemple, Merinio propose une solution automatisée, simple et rapide pour la planification et le recrutement des employés dans une ère de pénurie de main-d’œuvre. De son côté, Piecemeal permet d’optimiser les commandes des restaurants en fonction de leur approvisionnement et de leur menu.

Le virtuel : des utilisations concrètes

Le virtuel est sur toutes les lèvres ces derniers temps. Trouver de nouvelles occasions d’affaires, aller chercher des clients à distance et simplifier la vie des entreprises dans ce nouveau contexte, c’est ce que certaines startups ont développé. Hoppin’ World propose la visite de lieux par la réalité virtuelle sociale. À l’avant-garde, elle offre ainsi aux régions touristiques l’occasion de rendre disponible une bulle collective, soit un environnement virtuel à 360° qui peut être fréquenté par l’utilisateur mais aussi par d’autres individus (amis, famille, etc.). Dans un contexte d’affaires, cette technologie permet la visite de centres de congrès, ou encore de la destination, le tout sans avoir à se déplacer. L’entreprise Happy Hotel offre des solutions de formation à distance par la réalité augmentée, qui permettent de contourner les contraintes sanitaires. Profiter de l’agilité d’une startup en tant qu’entreprise peut ainsi s’avérer bénéfique.

Source : Youtube, Hoppin’

Faciliter la rencontre entre l’idée et le marché

Pour laisser place à l’innovation, il est très important de consacrer du temps à l’écoute des solutions qui sont proposées afin d’être prêt à répondre aux nouveaux besoins des visiteurs au moment opportun. Il ne s’agit pas de bondir sur toutes les innovations, mais bien de guetter celles qui rentrent en adéquation avec son besoin.

Collaborer pour innover collectivement

« Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. »

Martin Lessard, Assises 2021

Au Québec, il existe plusieurs pôles d’innovation, le MT Lab en est un exemple. L’un des avantages de ce type d’organismes est de faciliter le maillage entre des startups et diverses organisations, car l’innovation d’une entreprise provient aussi de l’externe. On parle alors du concept « d’innovation ouverte ». L’écosystème qui gravite autour de ces pôles constitue des ressources précieuses avec lesquelles il est possible de collaborer pour intégrer l’innovation dans ses activités : « Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. » (Martin Lessard, Assises 2021).

Et le retour sur l’investissement ?

Avant de développer un projet innovant, les entreprises devraient se questionner à propos de sa rentabilité. Selon Martin Lessard, il est important de se demander si la solution fera économiser du temps, si elle rapportera de l’argent ou si elle permettra aux employés d’exécuter davantage de tâches. Qu’importe qui est responsable de l’innovation dans l’organisation, l’essentiel est de communiquer les opportunités à son équipe. Après tout, nous sommes tous des gestionnaires de l’innovation. Et vous, l’êtes-vous ?

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

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Image à la une : Freepick

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Gestion Produits et activités

Développer et structurer l’offre : un cas concret !

Développer et structurer une offre de services peut parfois donner bien des maux de tête aux entrepreneurs. Mais de l’aide existe ! Les instances gouvernementales et les différentes associations régionales et sectorielles sont là pour les soutenir. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Carl-Éric Guertin, directeur général de la Société du réseau Économusée (SRÉ) et Dominique Genest, directeur général de la Chocolaterie des Pères Trappistes de Mistassini, ont démontré la force de la collaboration. Ensemble, ils ont discuté du cheminement des dirigeants de la chocolaterie qui ont pu compter sur l’accompagnement de la SRÉ.  

Qu’est-ce que la SRÉ ? 

La Société du réseau Économusée est une organisation à but non lucratif qui existe depuis plus de 25 ans. Sa mission consiste à préserver, perpétuer et promouvoir certains éléments du patrimoine immatériel tels que des connaissances et des savoir-faire transmis de génération en génération dans les secteurs des métiers d’art et du bioalimentaire. Elle vise à sauvegarder et à mettre en valeur une grande diversité de pratiques culturelles qui sont distinctives au Québec.  

La SRÉ concrétise sa mission en accompagnant des artisans-entrepreneurs pour qu’ils se développent en entreprise touristique.

La SRÉ concrétise sa mission en accompagnant des artisans-entrepreneurs pour qu’ils se développent en entreprise touristique. L’organisme bonifie la rencontre avec l’artisan en faisant en sorte que le public comprenne la valeur qui se trouve derrière son travail et son produit final. Ainsi, la SRÉ contribue à occuper les territoires de façon active et à développer les régions de façon durable. 

Comment la SRÉ accompagne-t-elle les entreprises ? 

La SRÉ s’occupe d’entreprises qui possèdent un potentiel touristique. Une fois ce dernier bien identifié, elle implante le concept « économusée en entreprise ». Depuis 2018-2019, la SRÉ pousse son accompagnement encore plus loin en prenant en charge tous les points de contact avec les clients, qu’ils soient physiques ou numériques, et en s’occupant d’un volet stratégique global. 

L’accompagnement de la SRÉ se réalise en quatre phases : 

  1. Admission : il s’agit d’un premier contact avec l’artisan afin d’évaluer le potentiel de son projet à devenir touristique. 
  2. Membre en démarrage : c’est le moment de mettre à l’épreuve la vision de l’entreprise et de revoir ou de développer le plan d’affaires afin de s’assurer qu’il tienne la route économiquement et touristiquement. 
  3. Membre en transition : cette période est utilisée pour effectuer des travaux de rénovation ou d’agrandissement et mettre en place le concept ÉCONOMUSÉE®. 
  4. Membre régulier : l’entreprise est en activité avec son sceau ÉCONOMUSÉE®. 

La SRÉ s’implique également dans le transfert d’entreprise, pour accompagner les artisans dans la transmission de leur savoir-faire une fois prêts pour la retraite. 

En plus de jouir d’un accompagnement individuel, les membres sont intégrés à divers projets collectifs. Par exemple, durant la crise sanitaire, la SRÉ a élaboré une signalisation commune pour l’ensemble des membres et personnalisée pour chaque entreprise. Elle offre également un soutien pour prendre les virages durable et numérique, et organise des activités de promotion et de ventes croisées. Enfin, la SRÉ réalise aussi de nombreuses collaborations avec des Associations touristiques régionales (ATR) et des Associations touristiques sectorielles (ATS).  

Pourquoi la Chocolaterie des Pères Trappistes a-t-elle adhéré à la SRÉ ? 

Les artisans de la Chocolaterie des Pères Trappistes sont des spécialistes en fabrication de chocolat. Ils maîtrisent leur savoir-faire et connaissent leur histoire. Cependant, se structurer pour devenir un attrait touristique nécessitait de l’encadrement externe. Devenir membre de la SRÉ est rapidement devenu la meilleure solution. 

Dès les premières rencontres, monsieur Dominique Genest, de la Chocolaterie des Pères Trappistes, a perçu les forces de l’accompagnement de la SRÉ. Tel un guichet unique, la chocolaterie a reçu de l’aide pour communiquer son histoire, choisir ses fournisseurs, faire des demandes d’aide financière, etc. L’intégration de l’entreprise au réseau de la SRÉ a aussi ouvert une fenêtre sur d’autres partenariats, notamment auprès de membres situés dans la même région, le Saguenay–Lac-Saint-Jean.  

L’offre touristique de la Chocolaterie

Sur le site, les visiteurs peuvent suivre un circuit de BaladoDécouverte qui consiste en des capsules inspirées de deux Pères Trappistes, Père Marcel et Père Augustin. Le domaine propose aussi des circuits thématiques sur l’histoire des Pères et sur la chocolaterie. 

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Source : Chocolaterie des Pères Trappistes 

À l’intérieur se trouve l’économusée incluant une boutique, des écrans tactiles pour visiter virtuellement l’usine de fabrication et des activités d’interprétation. 

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Source : Alliance de l’industrie touristique, Présentation Assises 2021 

Quelle forme prendra la collaboration future entre la SRÉ et la Chocolaterie ? 

Pour la Chocolaterie, mais également pour tous ses membres, la SRÉ poursuivra son accompagnement « réseau » en termes de promotion. Elle s’occupera également du volet numérique afin de rendre possible la réservation en ligne des visites guidées et des dégustations. La collecte de données et la performance des boutiques en ligne s’inscrivent aussi parmi les priorités. 

Pour conclure, monsieur Genest a réitéré l’apport important de la SRÉ dans le développement touristique de la chocolaterie. Il affirme que : « comme entrepreneur on se sent souvent seul. Quand on fait partie d’un groupe comme la SRÉ, on ne se sent plus jamais seul. » 

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

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Gestion

Quelles solutions pour la gestion de l’affluence ?

Les files d’attente se multiplient depuis le début de la pandémie. Elles sont si importantes qu’elles font les manchettes régulièrement. Les consommateurs font la queue pour à peu près tout : acheter des commissions, réserver une plage horaire pour pratiquer une activité de loisir, se faire vacciner, etc. La patience des citoyens est mise à rude épreuve. Pour mieux accommoder leur clientèle, plusieurs entreprises revoient la gestion de leur affluence.

Par où commencer ? 

La connaissance générale de son marché, de ses habitudes de fréquentation et de ses besoins constitue un bon point de départ. Colliger ces informations permet de définir les pics d’achalandage et d’identifier les lieux et les moments les plus névralgiques afin d’élaborer une stratégie d’accueil efficace selon divers scénarios. 

L’expérience client se trouve au cœur de cette réflexion. 

L’expérience client se trouve au cœur de cette réflexion. En produisant un design de services qui tient compte de chaque segment du parcours du visiteur, il est possible de repérer et de décortiquer les éléments qui suscitent de la friction. Cet exercice fournit l’occasion de plancher sur des solutions visant à intégrer harmonieusement les épisodes d’attente à la visite. 

Des actions qui se réalisent en amont 

Quand vient le temps d’organiser une activité, les consommateurs s’attendent à pouvoir accéder rapidement à des renseignements qui les aideront à mieux préparer leur sortie. Plusieurs incitatifs permettent un meilleur étalement des arrivées et contribuent favorablement à l’application de quelques mesures sanitaires. Certains se réalisent en amont de leur présence sur le site, par exemple : 

  • Donner le plus d’informations possible sur son site Web, indiquer les moments préférables pour s’y rendre, répondre aux questions les plus souvent posées (FAQ) à propos de l’affluence sur les lieux ; 
  • Encourager l’achat de billets en ligne pour diminuer les files à la billetterie et offrir une expérience « sans contact » ; 
  • Proposer des tarifs dynamiques pour stimuler la fréquentation durant des périodes plus creuses ;  
  • Contrôler le nombre d’entrées en procédant par réservation à heure prédéterminée pour faciliter la distanciation physique entre les visiteurs ; 
  • Allonger les heures d’ouverture pour certains jours clés de la semaine ; 
  • Promouvoir l’usage d’outils numériques lorsqu’il y en a, par exemple des bornes pour l’achat de billets en libre-service. 

L’innovation technologique  

Le virage technologique que prend la gestion de l’affluence s’est accéléré ces dernières années. Les applications et outils se développent rapidement et l’agilité des startups est mise à contribution. Voici quelques exemples : 

Gestion de file d’attente physique et virtuelle

L’entreprise québécoise Axper a développé un outil qui permet de limiter le nombre de clients et de mieux gérer le trafic à l’intérieur d’un lieu. Le système de comptage est relié à un écran qui informe les individus de la possibilité ou non d’accéder à l’intérieur. Cette solution évite de devoir placer un employé à l’entrée de l’établissement. 

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Source : Axper 

Les personnes qui patientent à l’extérieur ont le choix de rester sur place ou d’utiliser une solution de file d’attente virtuelle qui leur permet d’être avertis sur leur téléphone portable lorsque leur tour est arrivé. 

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Source : Axper 

L’utilisation de bracelets intelligents pour veiller au contrôle de l’affluence 

Une autre entreprise québécoise développe depuis quelques années une solution technologique pour offrir une expérience connectée, entre autres, dans des sites touristiques et des événements. Grâce à la technologie RFID, le bracelet intelligent de Connect&Go contribue à la gestion des accès sur un site et au contrôle des capacités. Les clients scannent leur bracelet pour entrer et sortir des différentes zones. Les données sont ensuite transmises sur un tableau de bord qui permet aux opérateurs d’être informés de l’affluence en temps réel. 

L’entreprise offre également un système de billetterie, de paiement et d’activités. Voici une vidéo qui présente l’utilisation qu’en a faite le Super Aqua Club de Pointe-Calumet. 

Source : Youtube, Super Aqua Club

Gestion de l’achalandage sur un lieu

Les visiteurs souhaitent être informés de leur progression dans la file, savoir quel parcours emprunter lorsque certains itinéraires semblent trop fréquentés, connaître le motif d’un retard ou d’un arrêt de service ; bref, ils désirent que l’on communique avec eux. Plusieurs applications mobiles et écrans disposés dans les lieux d’attente veillent à fournir ce type de renseignements. 

À Val-Thorens, la station utilise le système Skiflux, qui lui permet d’aviser les skieurs en temps réel de l’achalandage sur les pentes. Cette solution technologique compile le nombre de passages sur des parcours sélectionnés. Les résultats sont ensuite diffusés sur quatre écrans géants situés au départ des pistes. 

Une gestion cas par cas 

Planifier stratégiquement l’arrivée et les déplacements de la clientèle s’avère essentiel. Dès le départ, les files d’attente influencent la première impression que le public aura de l’accueil. À l’intérieur du site, l’affluence teintera l’appréciation et le confort des visiteurs, leur envie de consommer et la manière dont ils parleront de leur expérience à leur retour. Pour les employés de première ligne, les frictions ressenties par les clients peuvent détériorer leurs conditions de travail.  

Les files d’attente ne sont pas toutes équivalentes. La façon de les gérer non plus. Chaque situation nécessite une approche personnalisée qui s’accorde avec le contexte, mais aussi avec les besoins et les attentes de sa clientèle. Les solutions visant à atténuer les flux et les files sont abondantes et les outils technologiques novateurs se multiplient. Pour poser des actions efficaces, il ne faut pas sauter d’étapes, mais plutôt prendre le temps d’effectuer un diagnostic pour comprendre sa propre réalité. 

Source image à la une : Elf-Moondance de Pixabay 

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Planifier et gérer une concentration de visiteurs

Avec la pandémie, les sites extérieurs comme les parcs naturels et les attractions agrotouristiques sont confrontés à la gestion d’un nombre croissant de visiteurs. Heureusement, composer avec une augmentation significative de touristes ne date pas d’hier. De grandes villes et des attraits populaires prenaient déjà le taureau par les cornes avant la crise et certains en sont même ressortis triomphants.

En septembre 2018, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié un rapport qui recommande 11 stratégies et 68 mesures visant à mieux gérer la croissance des flux touristiques. Bien que ce document demeure issu d’une période prépandémie, il constitue une excellente source d’inspiration pour les régions et les municipalités. En milieu urbain ou rural, avant ou après la crise sanitaire, composer avec une concentration de visiteurs nécessite des pistes d’action élémentaires assez similaires. Cette analyse présente trois stratégies.

1. Promouvoir une offre favorisant une meilleure répartition des visiteurs

Les principaux attraits et événements d’une destination attirent généralement une masse de voyageurs. Pour atténuer cette tendance, les offices de tourisme et les organisations de gestion de la destination (OGD) pourraient promouvoir une variété de lieux et d’attraits dispersés sur tout leur territoire, voire en périphérie.

Faire dévier la route d’une personne qui visite une destination pour la première fois représente un défi de taille, car bien souvent les icônes de ce lieu s’inscrivent parmi les raisons de son déplacement. Toutefois, si on lui propose une offre complémentaire, un touriste pourrait être tenté de bifurquer légèrement de son itinéraire et de se laisser surprendre par de nouvelles suggestions.

Certains voyageurs recherchent justement ces endroits situés à l’écart des grandes foules, d’autres reviennent pour une deuxième fois ou plus, ou effectuent un plus long séjour. Cette stratégie s’adresse à toutes les clientèles.

Exemple : la promotion des attraits méconnus en Nouvelle-Zélande

Dans sa volonté de mieux gérer les flux touristiques, la Nouvelle-Zélande a lancé une campagne au ton léger adressée aux influenceurs en partie responsables de la concentration de visiteurs dans certains attraits naturels. Une série de vidéos humoristiques met en scène un garde forestier à la poursuite des touristes qui saisissent des clichés aux endroits souvent popularisés sur les médias sociaux. Celui-ci « arrête » les « coupables » et les amène non pas vers un poste de police, mais vers une autre attraction moins connue. Leur slogan : « SVP, ne voyagez pas sous l’influence des médias sociaux ». Le site Web officiel de la Nouvelle-Zélande recommande aussi des activités qui ne figurent pas nécessairement parmi les incontournables reconnus sur TripAdvisor.

https://www.youtube.com/embed/Trs-isdu4eE

Source : Lonely Planet

En Europe, l’organisme de promotion France Montagnes publiait cet hiver des articles qui proposent des activités « loin des foules ». Cette méthode peu coûteuse met de l’avant des joyaux cachés, le tout, sous le signe de la sécurité et de la tranquillité.

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Source : France Montagnes

2. Promouvoir une offre hors des heures de pointe et hors saison

Atteindre un meilleur équilibre quant à la répartition des voyageurs au cours d’une journée, d’une semaine ou d’une année constitue un objectif pour bien des organisations touristiques.

L’OMT a élaboré quelques mesures qui appuient une telle démarche :

  • Établir d’une tarification dynamique pour favoriser la clientèle se déplaçant hors des périodes de pointe ;
  • Mettre en valeur des expériences uniques, à fort potentiel, qu’on ne trouve pas nécessairement en haute saison.

Exemple : Visit Finland

Depuis plusieurs années, la Finlande se démarque par la façon dont elle promeut ses saisons. Sur son portail, des expériences saisonnières uniques y sont présentées à travers des articles, des vidéos et des images qui témoignent du caractère authentique de la destination.

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Source : Visitfinland.com

L’OGD n’hésite pas à évoquer ce qui la distingue des autres lieux plus visités dans le monde et à faire ressortir ce qui pourrait plaire de l’expérience typiquement finlandaise.

3. Stimuler la création de nouveaux itinéraires et attraits

Chaque destination possède des atouts méconnus de la plupart des visiteurs. Créer des itinéraires de type « hors des sentiers battus » et les mettre en valeur avec la collaboration d’offices du tourisme, d’ambassadeurs et de commerçants locaux peut contribuer à mieux répartir les personnes sur un territoire.

La demande pour une offre touristique alternative est bien réelle. Avant la pandémie, elle se reflétait déjà par le désir des consommateurs de vivre des expériences authentiques et par le goût de découvrir la culture locale. Par dépit ou par envie, les restrictions de voyage liées à la COVID-19 auront tôt fait de mousser cette tendance, notamment dans les attraits en milieu rural. De ce constat découle le défi de créer des circuits hors du commun et en phase avec la tolérance des résidents pour continuer le développement dynamique d’expériences uniques.

Exemple : UnDiscovered itineraries de Tourisme Australie

Conscient des idées stéréotypées des touristes qui visitent sa destination, l’OGD de l’Australie a décidé de créer et de promouvoir des expériences inusitées à travers des itinéraires qui sortent des corridors les plus fréquentés.

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Source : Tourism Australia

En matière de circuits courts, le plein air et l’agrotourisme font bon ménage. Le réseau des parcs nationaux anglais propose plus d’une trentaine d’expériences qui mettent en valeur la culture locale et qui répartissent les visiteurs autour des aires protégées. Du café-kayak à la dégustation de gin forestier, ces partenariats créent des activités uniques.

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Source : National Park Experiences

Du top 5 au top 50 ?

Devrions-nous remplacer les fameux tops 5, tops 10, les Bucket List et les suggestions d’incontournables, par une proposition plus diversifiée ? Certaines destinations le font, choisirez-vous également cette avenue ?



Note : Cette analyse est la mise à jour de : Planifier et gérer une augmentation significative de visiteurs

Source image à la une : Pexels

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Revoir son modèle d’affaires pour mieux s’adapter

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les entreprises touristiques ont dû rapidement mettre en œuvre des plans d’action pour s’adapter aux exigences émises par la santé publique. Les mesures d’hygiène, de sécurité et de distanciation physique ont nécessité des ajustements importants pour de nombreux établissements et sites touristiques. L’absence de voyageurs internationaux et de la clientèle d’affaires a aussi sévèrement bouleversé les secteurs plus dépendants de ces visiteurs, notamment celui de l’hôtellerie et des réunions et congrès. Pour demeurer en activité et limiter leurs pertes, certains ont dû carrément revoir leur modèle d’affaires et accélérer des projets visant à mieux répondre aux besoins actuels tout en se conformant aux standards de demain.  

Identifier et saisir des occasions d’affaires 

Un consortium de chercheurs européens s’est penché sur l’utilisation de modèles d’affaires innovants pour passer à travers une crise comme celle de la pandémie de COVID-19 dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Ils ont noté que leur usage peut non seulement aider les entreprises à générer d’autres revenus pendant la crise, mais aussi contribuer à mieux les préparer pour l’avenir. Les occasions d’affaires identifiées durant cette période procurent de nouvelles perspectives et pourraient favoriser la réalisation de profits à long terme. L’étude met également en lumière l’importance des opportunités numériques, telle que la création de services supplémentaires. Dans un contexte où certains établissements subissent des fermetures temporaires, ils s’avéreraient une source de revenus transitoire.

Retour sur le concept de l’hybridation des lieux et des fonctions 

La tendance repose sur une volonté de diversifier ses sources de revenus en allouant de nouveaux usages à des lieux. Le secteur de l’hôtellerie intègre cette stratégie depuis quelques années pour attirer de nouvelles clientèles, notamment les communautés locales. Ainsi, les activités et les expériences offertes profitent à la fois aux voyageurs et aux habitants du quartier. En l’absence d’un tourisme international en contexte de pandémie, cette notion d’hybridation s’avère intéressante en milieu urbain, même si certaines contraintes freinent l’étendue des possibilités du concept. 

L’Association hôtellerie Québec a organisé en octobre 2020 un webinaire dans lequel plusieurs idées permettant de générer des revenus non traditionnels ont été partagées. Le conférencier invité, Guillaume Lavoie, expert en économie collaborative, proposait de faire de l’hôtelier un partenaire du quartier. Pour ce faire, il évoquait la possibilité de louer certains espaces tels que les stationnements, la cuisine, les chambres, le lobby, les salles de réunion auprès d’entreprises de proximité qui pourraient avoir des besoins sporadiques. 

Cet automne, de nombreuses idées créatives pour générer des revenus supplémentaires en hôtellerie ont circulé dans les médias. Parmi celles observées se trouvent : 

  • Convertir des chambres en salon de travail pour accueillir des professionnels qui n’ont pas le luxe d’avoir un bureau à la maison ou encore en salon équipé spécifiquement pour les amateurs de jeux vidéo, de cinéma, de sport ;
  • Équiper les suites de cuisines et offrir des services adaptés à une clientèle de long séjour pour répondre entre autres aux besoins des snowbirds ;
  • Offrir un forfait dédié au tournage ou à des séances de photos. Certains hôtels possèdent des attributs uniques méconnus des photographes, des producteurs vidéo et des influenceurs en quête de nouveaux lieux ;
  • Louer ses espaces de stationnement pour les propriétaires de véhicules récréatifs et d’embarcation ou aux entreprises ayant besoin de lieu d’entreposage additionnel. 

S’adapter aux besoins des clientèles 

Même si le tourisme d’affaires a été en pause depuis la fermeture des frontières et le début des restrictions en matière de rassemblement, les entreprises ont poursuivi leurs activités à distance, multipliant les rencontres et les événements virtuels. Qu’ils plaisent ou non, le télétravail et les réunions à distance ont fait leurs preuves. Dans la mesure où des habitudes et des préférences ont été consolidées durant la pandémie, il est possible que certaines activités ne retrouvent jamais le niveau atteint avant la crise, même après la vaccination des populations. 

En réponse à cette tendance, plusieurs centres de réunion et de congrès adaptent leurs installations en vue de satisfaire les attentes technologiques de leurs clients. Parallèlement, les organisateurs d’événements n’ont eu d’autre choix que de plonger dans l’univers virtuel pour survivre et ont développé des expertises en mode accéléré qui serviront d’assises à de nouveaux métiers.  

La nécessité de se rencontrer en face à face n’est pas mise en doute. Toutefois, les derniers mois ont démontré les avantages qu’offrent les événements hybrides. Pour quelques établissements plus avant-gardistes, la réflexion quant à ce virage était présente même avant la crise. Pour d’autres, il est devenu une évidence. 

Depuis le début de la pandémie, le Palais des congrès de Montréal se positionne sur l’offre hybride. Ses espaces permettent la tenue d’événement à la fois en présence et en virtuel grâce à ses studios équipés à la fine pointe de la technologie qui offrent une expérience de diffusion de type plateau de télévision.

Qu’en pensent les clients ?

Le consortium de chercheurs européens nommés précédemment a soulevé un point important dans son étude : le rôle des clients. Il est question ici de ceux qui visitent fréquemment l’entreprise, les plus fidèles et les plus impliqués. Ces clients sont davantage enclins à réfléchir aux forces et aux faiblesses de l’organisation et communiquent ouvertement des idées potentielles d’innovation. Avez-vous pensé faire appel à eux ?

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Gestion Ressources humaines

Nouvelles réalités, nouveaux besoins

 Besoin de sécuriser les entreprises

La pandémie a forcé les entreprises à repenser leur fonctionnement. Pour plusieurs, le recours aux technologies numériques et au télétravail s’est accentué, amenant son lot de difficultés : sentiment d’isolement, perte de reconnaissance, réduction du sentiment d’appartenance, mais aussi difficultés de communication et enjeux de cybersécurité. En effet, hameçonnages, maliciels et vols de données se sont accrus avec la crise de la COVID-19. Les dirigeants doivent être proactifs en matière de cyberdéfense en donnant des exemples de bonnes pratiques et en offrant de la formation. Bien que plusieurs attaques touchent les grandes compagnies, les PME ne sont pas nécessairement à l’abri des risques de piratage. Le gouvernement du Canada offre un guide à l’intention des PME.

Besoin de sécurité pour les travailleurs sur le terrain

La moitié des répondants considère que la COVID-19 augmente leur insécurité en matière de santé au travail.

À la lumière des résultats d’un sondage réalisé par le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) auprès de plus de 3 000 travailleurs de l’industrie touristique québécoise, entre le 1er janvier et le 31 août 2020, il reste beaucoup de pain sur la planche puisque la moitié des répondants considère que la COVID-19 augmente leur insécurité en matière de santé au travail. Les groupes de discussion soulignent également l’impact psychologique important du virus sur l’ambiance de travail et la santé psychologique des travailleurs.

Assurer la sécurité physique

Le plan de sécurité sanitaire COVID-19 élaboré par le CQRHT, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, les associations touristiques sectorielles et régionales, l’ITHQ et le gouvernement du Québec fournit, entre autres, un plan de prévention de la santé et de la sécurité en milieu de travail. Les entreprises doivent informer les employés des nouvelles procédures avant leur retour. Cela permet d’expliquer la pertinence de ces mesures et de s’assurer de leur compréhension. Ainsi, les probabilités que l’équipe respecte les consignes et adhère au changement seront meilleures. RH Tourisme Canada propose aussi une série de mesures de sécurité pour garantir un environnement de travail sûr.

Assurer la santé mentale

Le retour au travail menace aussi la santé mentale en amenant son lot de questionnements et d’insécurité. Maux de ventre, impuissance, irritabilité et repli sur soi constituent des symptômes de stress et d’anxiété. Veiller à la santé psychologique de ses employés s’avère primordial en temps de crise. Les gestionnaires doivent se montrer compréhensifs envers les travailleurs touchés par la situation. L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec met à la disposition des employeurs les meilleures pratiques à instaurer pour aider leurs employés en situation de stress ou d’anxiété (voir l’infographie). Divers outils comme des programmes d’aide aux employés permettent également aux gestionnaires de détecter les besoins du personnel et d’y répondre.

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Favoriser la conciliation travail-famille

Une autre façon d’assurer la sécurité des travailleurs consiste à encourager la conciliation travail-famille. Selon l’étude du CQRHT, concilier travail-vie personnelle est devenu plus difficile pour près de la moitié des répondants (46 %) qui soulignent que la COVID-19 leur impose des contraintes familiales plus lourdes. De plus, un travailleur sur cinq estime que son horaire s’est détérioré au détriment de ses besoins depuis le début de la pandémie. Que peut-on mettre en place pour remédier à la situation ? Le Secrétariat du travail du gouvernement du Québec propose plusieurs mesures pour concilier travail-famille au sein des milieux professionnels.

Besoins de formation pour renforcer ses compétences

Le monde du travail vit de grands bouleversements et la pandémie n’a fait qu’accélérer les changements. Les entreprises devront pouvoir compter sur une main-d’œuvre qualifiée, flexible et résiliente. Selon RH Tourisme Canada, il semble évident que l’amélioration des compétences s’avère essentielle pour aider à prévenir et à atténuer les répercussions de la crise. Des réflexions sur les compétences du futur sont en cours dans différents milieux tant au Québec qu’au Canada. RH Tourisme Canada travaille actuellement sur un projet de cadre de compétences futures afin de les harmoniser à l’échelle du pays.

Une nécessaire adaptation 

La pandémie a brouillé les cartes à bien des égards. Quels seront les besoins organisationnels de demain ? Ceux des travailleurs ? Ce qui est sûr, c’est la nécessité de s’adapter à un monde incertain et changeant. Et quoi de mieux qu’une main-d’œuvre agile et polyvalente pour affronter les prochains imprévus, quels qu’ils soient ?

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Gestion Ressources humaines

Êtes-vous prêt à déléguer ?

Les employés devraient disposer d’une autonomie suffisante pour s’adapter rapidement aux changements qu’ils vivent en entreprise. Pourtant, de nombreux gestionnaires montrent des réserves à offrir une plus grande liberté à leur personnel craignant que cela puisse nuire à la réussite de l’organisation. Comme le rappelle la Banque de développement du Canada, refuser de confier des responsabilités peut engendrer un effet dévastateur sur les employeurs, tant sur leurs résultats d’affaires que sur la vie privée et l’engagement des travailleurs. 

Qu’est-ce que la délégation des tâches? 

 D’après les professeurs Thierry Picq et Didier Retour, c’est un acte de management qui confie à un individu, en tout ou en partie, une fonction ou une activité normalement assurée par une autre personne. Il ne s’agit pas d’une simple instruction ou d’un ordre qui s’apparente, dans ce cas, à une relation employeur-employé conventionnelle. Si les actions s’intègrent de manière permanente dans les fonctions du poste du délégué, il sera alors question d’un enrichissement des tâches. 

 Pourquoi s’y intéresser ? 

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Les employés en tirent également plusieurs bénéfices, dont : 

  • Le déploiement progressif des compétences et de l’autonomie; 
  • L’amélioration des relations interpersonnelles avec les membres de l’équipe; 
  • Le développement d’un sentiment de reconnaissance et de valorisation personnelle; 
  • La prise de conscience des responsabilités, des objectifs de l’organisation et du développement des compétences. 

Comment y parvenir ? 

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Et puis, êtes-vous prêt à déléguer ? 

 

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Gestion Ressources humaines

La reconnaissance non monétaire, un enjeu de tous les instants

L’année 2020 s’avère difficile pour l’industrie touristique. Les entreprises et leurs employés subissent plusieurs contrecoups de la crise et ils doivent s’adapter à une situation qui n’est pas toujours facile à gérer. La reconnaissance envers les travailleurs devient essentielle pour maintenir l’engagement et la mobilisation du personnel. Au-delà de la crise, il s’agit d’un concept qu’un gestionnaire doit appliquer au quotidien. Ce n’est pas uniquement une question monétaire, bien au contraire ! Comment s’y prendre ? Voici quelques trucs et astuces.

Les multiples facettes de la reconnaissance

Le concept de reconnaissance comporte de nombreux aspects. Sa pratique peut se diviser en quatre catégories :

  1. La reconnaissance de la personne et de sa valeur dans l’organisation ;
  2. La reconnaissance des résultats ;
  3. La reconnaissance du travail et de son utilité ;
  4. La reconnaissance des comportements.

Comme le démontre l’image suivante, la reconnaissance doit répondre à certains critères pour qu’elle soit significative pour l’employé.

Source : Réseau de veille en tourisme

Pourquoi investir dans la reconnaissance ?

Divers facteurs appellent à la mobilisation et à l’engagement du personnel. La croyance populaire placerait le salaire au sommet des incitatifs. Pourtant, la firme Aon Hewitt, spécialisée en ressources humaines, a souvent démontré à travers ses études sur les employeurs de choix que la reconnaissance est beaucoup plus importante pour les travailleurs et qu’elle arrive loin devant la rémunération.

Selon Estelle Morin, professeure aux HEC, les humains ont besoin de dignité et de reconnaissance. Une fois cette notion comprise et appliquée, cela distingue les leaders des simples gestionnaires. Dans tous les cas, les avantages s’avèrent nombreux pour les diverses parties prenantes d’une entreprise.

Source : Réseau de veille en tourisme

Aide-mémoire pour les gestionnaires

Qu’il y ait ou non un système ou une politique de reconnaissance dans une entreprise, plusieurs gestes peuvent être effectués au quotidien.

 

Source : Réseau de veille en tourisme

Reconnaître le travail d’équipe

D’après Jean-Pierre Brun, professeur et titulaire de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail à l’Université Laval, il ne faut pas négliger la reconnaissance des groupes. Selon ce dernier : « Le travail d’équipe est de nos jours essentiel et la coopération entre les unités d’une même organisation est la clé du succès. […] Les efforts et l’énergie déployés par certaines équipes doivent être régulièrement reconnus sous peine de disparition de toute coopération entre les acteurs et de désengagement chronique. »

 

La notion de reconnaissance non monétaire s’avère bien plus large que l’on peut l’imaginer. Du temps et de l’énergie doivent y être consacrés puisqu’il existe de nombreuses pistes pour développer la motivation des individus et des groupes. En fin de compte, il s’agit d’un facteur essentiel pour créer un climat de travail sain qui mise sur le bien-être des employés.

 

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Gestion Tourisme durable

Comment implanter une stratégie de tourisme durable au sein de la destination?

Selon plusieurs médias spécialisés en tourisme à travers le monde, il faut profiter de la pandémie pour transformer cette industrie sur le long terme. Pendant que l’exploitation tourne au ralenti, une relance verte bénéfique à tous doit être envisagée, que ce soit pour l’environnement, les résidents ou les touristes.

Les organisations de gestion de destination (OGD) ont su se réinventer pour créer des campagnes adaptées à la gestion de crise. Ce changement de direction démontre qu’elles ont la capacité d’opérer des transformations à grande échelle, et ce, rapidement. Pourquoi ne pas jouir de cette expertise et de ce temps d’accalmie pour mieux intégrer les principes de développement durable dans leur plan de gestion ?

Les avantages compétitifs

L’implantation d’une telle stratégie peut sembler longue. Cependant, comme le mentionne Jana Apih, directrice générale de l’organisation Good Place dont l’objectif principal vise à mettre en œuvre des principes de tourisme durable en Slovénie, il s’agit d’un avantage concurrentiel distinctif.

C’est aussi ce que relève le World Economic Forum (WEF). Le développement durable (DD) constitue l’un des éléments clés utilisé pour évaluer la compétitivité d’une destination à l’aide de l’Indice de Compétitivité du secteur des Voyages et du Tourisme, publié tous les deux ans.

Selon le panel d’experts réuni en 2018 par The Place Brand Observer, une destination est plus propice à attirer des investisseurs si elle est dotée d’une forte performance en DD. De plus, les résidents s’y sentent plus heureux et se montrent donc davantage accueillants et chaleureux envers les touristes. Finalement, ledit panel souligne que le tourisme durable devient un élément compétitif lorsqu’il influence positivement l’expérience du visiteur.

Comment s’y prendre ? 

 Les gestionnaires d’une destination peuvent choisir de mettre en place des pratiques durables sur leur territoire en suivant la démarche présentée ci-dessous. Ils peuvent aussi aller un peu plus loin par l’acquisition d’une certification. Celle-ci implique des frais et des procédures plus poussées puisque les actions sont évaluées, mais la crédibilité et la notoriété qui en découlent en valent la chandelle.

Trouver une certification fiable parmi toutes celles déjà existantes peut s’avérer assez complexe. C’est pourquoi le Global Sustainable Tourism Council (GSTC), une organisation créée entre autres par l’ONU, les accrédite et s’assure qu’elles répondent aux critères qu’elle a prédéterminés avec des experts du milieu.

 1) La mise sur pied d’une équipe de gestion

Dans le but de coordonner le déploiement d’une stratégie de tourisme durable à l’échelle d’un territoire, une équipe de gestion doit être mise en place au sein des employés de l’OGD. GSTC suggère que certains d’entre eux détiennent une expertise dans le domaine. Si ce n’est pas le cas, l’organisation recommande de travailler avec une personne externe. Avant d’établir un plan d’action avec les tâches à réaliser et les dates butoirs, il convient de réaliser une veille sur les destinations déjà reconnues dans ce secteur. Cela permet de s’inspirer des meilleures pratiques. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la stratégie de gestion que la Slovénie a mise en place, vers un tourisme plus durable.

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Source : Global Sustainable Tourism Council

2) La consultation des parties prenantes

Le maintien de l’équilibre entre les besoins des communautés, le développement économique, l’héritage culturel et l’environnement est essentiel à la réussite de cette stratégie. Afin que tous les acteurs concernés puissent se prononcer et soient en accord avec le plan d’action, le comité de gestion doit solliciter les personnes impliquées, et ce, tout au long de la démarche. Cette consultation permet également de recenser les initiatives déjà présentes sur le territoire et de mieux évaluer les adaptations à considérer.

3) L’accompagnement des entreprises et des organisations

Une destination ne peut être qualifiée de durable qu’avec l’implication de ses entreprises et de ses organisations touristiques. Dans le but d’assurer une vision commune, le comité de gestion doit donc effectuer un suivi auprès des acteurs touristiques. Il pourra ainsi leur vulgariser les principaux concepts et vérifier que ceux-ci sont bien assimilés. Les organisations sont aussi appelées à s’entraider puisqu’elles doivent passer par les mêmes étapes.

Un bon exemple est celui de l’Île Maurice qui a donné des formations aux diverses parties prenantes. Que ce soit pour les hôtels, les voyagistes, les taxis, etc., le but est de bien implanter la stratégie à l’échelle de la destination.

4) L’évaluation des résultats

À quoi bon mettre en place une nouvelle stratégie, si on ne peut pas connaitre les résultats escomptés ? Dès le début, il faut penser à identifier des indicateurs qui permettent d’apprécier les impacts socio-économiques, culturels et environnementaux. Le diagnostic doit généralement être effectué tous les deux ans et l’issue doit être rendue publique sur le site web de la destination.

Si vous optez pour l’acquisition d’une certification, les critères d’évaluation à prendre en compte vous seront communiqués. À titre d’exemple, voici quelques-uns des indicateurs sociaux et économiques utilisés par l’archipel des Açores, déclaré comme destination durable par Eartcheck en 2019 : la progression de l’emploi pour les résidents dans le secteur de l’hébergement et de la restauration ; le nombre de familles ayant pu profiter de la croissance économique du tourisme ; ainsi que la diminution consécutive du taux de saisonnalité. Par ailleurs, les économies en CO2, en eau d’usage, et la réduction des déchets des bâtiments touristiques sont des indicateurs se référant plutôt au pilier environnemental.

5) La promotion de ses actions

Une fois que les entreprises et les organisations à l’échelle du territoire ont mis en place les bonnes pratiques, il ne reste plus qu’à se positionner comme une destination en tourisme durable. Quatre volets sont alors abordés.

Le premier concerne la création d’une campagne nationale qui s’attache à inciter les résidents à redécouvrir leur pays ou leur région et à devenir de fiers ambassadeurs. Le deuxième volet touche la promotion à l’international, et par conséquent à la communication de l’offre touristique aux visiteurs. Afin de souligner qu’il est le premier archipel au monde à avoir été certifié en tourisme durable, l’archipel des Açores a lancé une vidéo où plusieurs acteurs de l’industrie parlent de leur participation dans le processus.

Source : Azores DMO

Le troisième volet promotionnel consiste à fournir un guide à l’intention des parties prenantes de l’industrie. Ainsi, ces dernières ont la possibilité de suivre les principales lignes directrices de la campagne marketing et dès lors de renforcer l’image de marque de la destination.

Finalement, le quatrième volet, mais non le moindre, porte sur la création d’un plan de communication qui s’intéresse à sensibiliser les voyageurs à adopter de bonnes pratiques. L’Islande a d’ailleurs conçu une série de vidéos sous la bannière Iceland Academy, par le biais de laquelle une capsule sur le tourisme responsable a été diffusée. Les vacanciers sont aussi amenés à respecter un serment avant d’arriver, comme c’est le cas pour plusieurs autres destinations telles que la Nouvelle-Zélande ou les Îles Palau.

L’utilisation du storytelling dans la vidéo de Thompson Okanagan Tourism Association permet pour sa part de renforcer l’attachement à la région et d’inciter les gens à signer ledit serment à la fin du visionnage. Cette région est d’ailleurs la première à avoir été reconnue en tourisme durable dans les Amériques.

Source : Thompson Okanagan Tourism Association

À retenir

Établir une stratégie en tourisme durable pour une destination demande de l’investissement et de la collaboration avec toutes les parties prenantes de la région. Il s’agit d’un processus à développer sur quelques années, mais qui est bénéfique sur le long terme. Il en découle une vision commune qui d’un côté attire les touristes ayant les mêmes valeurs que celles véhiculées par l’OGD, et qui de l’autre vient renforcer le sentiment d’appartenance des résidents et des organisations touristiques qui travaillent de concert.

Quels attraits culturels et naturels voudriez-vous préserver ?

Qu’est-ce qui fait votre fierté et comment pourriez-vous protéger cet héritage ?

 

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