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Tendances

Le tourisme post-COVID : à quoi s’attendre ?

De lourdes répercussions

Alors que l’industrie touristique connaissait une forte progression à peu près partout dans le monde, à divers degrés, et que les projections étaient au vert, la pandémie de COVID-19 a tout interrompu. Selon Destination Canada, les cicatrices qu’elle laissera sur l’économie touristique canadienne seront plus profondes que celles des impacts du 11 septembre 2001, du SRAS et de la crise économique de 2008 réunis.

Un été à saveur locale (encore)

Beaucoup d’espoir repose sur l’immunisation des Québécois et un faible nombre de nouveaux cas pour atténuer les mesures sanitaires en place durant l’été. L’avancement de la campagne de vaccination de masse laisse présager une saison estivale 2021 prometteuse pour une partie des entreprises touristiques de la province. Les destinations de plein air et d’agrotourisme devraient trouver leur compte, comme l’an dernier. Les grandes villes, dépourvues d’une part importante de leurs atouts habituels, seront contraintes d’attendre le retour des touristes internationaux et un affaiblissement de la pandémie pour qu’une véritable relance s’y opère.

Par ailleurs, les voyageurs canadiens envisagent de traverser la frontière dans un horizon de trois à six mois. C’est ce que démontrent les recherches Web qu’ils réalisent sur les sites d’Expedia Group. Près du tiers des séjours convoités pour des départs prévus dans les 60 à 90 jours concernent des destinations internationales. Si les Canadiens ont hâte de sortir du pays, la majorité des Américains craignent toujours de voyager à l’étranger.    

Le besoin de voyager de nos voisins américains

Mais ils sont beaucoup moins inquiets à l’idée de voyager dans leur pays. Avec la vaccination qui avance à vitesse grand V (40 % de la population est vaccinée en date du 19 avril 2021), les restrictions de voyage tombent et certaines attractions phares, comme Disneyland, planifient leur réouverture. Les transporteurs aériens nationaux estiment qu’ils offriront pour la saison estivale l’équivalent de 90 % de la capacité de l’été 2019.

Les 2/3 des Américains se sentent prêts à voyager à nouveau.

Les données récoltées du 9 au 11 avril par la firme Destination Analysts révèlent que les 2/3 des Américains se sentent prêts à voyager à nouveau. Même que 86 % des voyageurs prévoient d’effectuer des séjours d’agrément et 73 % ont l’intention de les réaliser d’ici 3 mois. Ces projets concernent surtout des voyages intérieurs.

Relaxer, prendre une pause de la routine quotidienne et passer du temps en famille constituent les principales raisons qui motivent le voyage. Mais ils sont aussi très nombreux à mentionner vouloir voir quelque chose de différent. En effet, près de la moitié affirment souhaiter fuir l’ennui, vivre de nouvelles expériences et explorer des endroits qu’ils n’ont jamais fréquentés.

Mais les Américains envisagent tout de même de grands classiques. Selon le sondage de Destination Analysts, ils ciblent les icônes touristiques pour leur prochain séjour au pays : la Floride, la ville de New York, Las Vegas, Hawaï et la Californie.

Des valeurs sûres : la plage et les séjours urbains

Un autre sondage, réalisé par plusieurs partenaires au Royaume-Uni et s’adressant à une quinzaine de marchés (plus de 8000 répondants) révèle aussi des résultats éloquents. Cette enquête, menée en décembre 2020, précédait l’apparition des variants de COVID-19 dans l’espace médiatique, un facteur qui pourrait atténuer l’enthousiasme des voyageurs. Ceci étant dit, sept sondés sur dix considéraient alors un séjour d’agrément à l’international en 2021, ce qui démontre une forte résilience à l’idée de voyager, malgré les incertitudes qui planent depuis maintenant plus d’un an. Les grandes villes et la côte (la mer/la plage) constituent les deux principaux types de destinations recherchées.

Selon l’enquête annuelle World Travel Monitor réalisée auprès de quelque 500 000 répondants dans plus de 60 pays, les vacances au soleil et à la plage sont les plus convoitées pour 2021. Les séjours urbains arrivent au 2e rang suivis des vacances axées sur la nature et le plein air. 

Une responsabilité partagée

Une sensibilisation à un tourisme plus durable s’est certainement répandue durant la crise. Mais choisir des destinations en dehors des circuits très fréquentés ou réduire son empreinte écologique ne semblent pas être prioritaire pour le moment. Les gens ont été privés de nombreux divertissements pendant un an, ils ont besoin de se changer les idées, de faire la fête, et ils comptent bien rattraper le temps perdu lorsque les mesures seront levées.

Le virage vers un tourisme de masse plus durable devra s’opérer de concert avec l’ensemble des secteurs impliqués. La responsabilité ne repose pas que sur les épaules du voyageur. L’industrie doit proposer des choix durables attractifs qui déclencheront un véritable engouement auprès des différents marchés touristiques.   

Un budget bien garni, des attentes élevées

Faute de voyager, les ménages ont accumulé des liquidités. Les restrictions ont pour effet d’alimenter la demande des consommateurs qui, la tirelire bien remplie, rêvent du moment où ils seront à nouveau libres de vivre des expériences touristiques. Leurs attentes sont élevées.

Certaines habitudes ont aussi changé depuis le début de la pandémie. Le recours à la technologie, par exemple, s’est amplifié. Bien des gens ont aiguisé leurs compétences en matière d’utilisation d’outils numériques, que ce soit pour la recherche d’information, les communications et les réservations. Cellulaire en main, ils exigeront efficacité et fluidité dans la planification et le déroulement de leurs séjours.

Tourisme d’affaires : besoin de relations humaines

Le secteur du tourisme d’affaires et de congrès recouvrera sa vitesse de croisière après celui d’agrément. Les gens sont prêts à prendre le « risque » de voyager pour leurs besoins personnels, mais moins pour le travail. Toutefois, lorsque la vaccination sera bien avancée et que la confiance des voyageurs sera de retour, les contacts en face à face s’imposeront d’eux-mêmes.

Bien que l’on ait pu constater l’efficacité des rencontres virtuelles, le contexte ne laissait pas le choix. La peur de contracter le virus, l’impossibilité de se déplacer et l’interdiction de se rassembler ont dicté les moyens d’entretenir les relations humaines depuis mars 2020. Mais plusieurs experts observent ce qu’on appelle désormais la « fatigue Zoom ».

Prendre un verre avec un client, croiser des pairs et partager des moments uniques avec eux lors d’activités de congrès, discuter avec des partenaires d’affaires autour d’un bon repas, ces moments sont souvent la clé de relations professionnelles porteuses et durables.

De nombreuses entreprises se sont équipées de solutions technologiques pour faciliter les échanges en ligne. L’efficacité de ces méthodes virtuelles pourrait bien justifier leur recours, même une fois la crise résorbée. Cela permettrait de restreindre les voyages d’affaires à ceux que les gestionnaires estiment nécessaires au développement de l’organisation ainsi que de réduire les dépenses.

Mais dans un avenir post-COVID, où les mesures sanitaires sont levées et où les gens ont renoué avec le plaisir de se rencontrer, on peut se demander si les réunions virtuelles ne deviendront pas un plan B. Les organisations qui choisiront de limiter les déplacements professionnels pourraient se faire rattraper par celles qui y verront un avantage concurrentiel en misant sur des relations d’affaires de qualité où le contact en face à face est privilégié.

Les voyages nourrissent le cerveau

Des chercheurs de Harvard ont d’ailleurs trouvé un lien de causalité entre le nombre de touristes d’affaires qu’un pays reçoit et la croissance de son PIB. Ils attribuent notamment ce lien aux déplacements du savoir-faire. Celui-ci se transférerait de cerveau en cerveau grâce à de véritables partages d’expériences, et ce, par mimétisme au fil des années. Ni les livres ni les vidéos ne rendent ce type de partage. Les voyages permettent de transmettre ce savoir-faire d’un pays à un autre. Ces connaissances exercent de l’influence sur les capacités à innover et à produire de la richesse. Découvrir, apprendre, échanger, n’est-ce pas là toute l’essence du voyage ?

L’élan québécois

Près de 80 % des Québécois ayant voyagé au Québec l’an dernier désirent visiter encore plus la province. Autant d’ambassadeurs créés pour nous faire découvrir ce que nous avons juste sous notre nez. Les loisirs et les sorties étant limités, le temps de magasinage touristique disponible est plus important qu’habituellement et les destinations et entreprises doivent en profiter. L’heure n’est plus aux secrets bien gardés. Ils doivent être intelligemment intégrés à un portefeuille d’offres qui permettra de mieux répartir les touristes cet été… et à la Belle Province de se rendre plus attractive pendant qu’elle a toute notre attention.

L’été 2021 marquera le début d’une relance progressive. Néanmoins, le niveau d’avancement est incertain et les revenus internationaux se feront attendre encore un moment. Heureusement, les pertes structurelles majeures touchant l’offre ont été évitées et l’intérêt et la capacité de voyager sont palpables.

L’avenir touristique sera bon… mais encore faut-il s’y rendre.

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Ressources humaines

Les compétences du futur

La pandémie de COVID-19, les progrès technologiques, les changements démographiques et environnementaux modifient plusieurs aspects de nos vies, y compris ceux liés au travail. Ces transformations génèrent des effets sur les compétences dont les travailleurs ont besoin et le secteur touristique n’y fait pas exception.

Pour mieux s’y retrouver, le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) a organisé une conférence virtuelle sous le thème « Main-d’œuvre et tourisme : 25 ans d’expertise à partager pour préparer l’avenir ». Lors de cet événement, qui s’est tenu du 9 au 11 février dernier, Mme Audrey Murray, présidente de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) a présenté les principales réflexions en cours dans différents milieux sur les compétences du futur.  

Des bouleversements…

Malgré son impact évident sur le monde du travail, la COVID-19 n’a pas tout chamboulé. Elle a fragilisé des secteurs comme ceux de la culture, de l’hébergement, de la restauration et du tourisme, par exemple. De plus, en général, les jeunes de 15 à 24 ans ainsi que les femmes de tous âges n’ont pas encore retrouvé le niveau d’emploi d’avant la crise.

Les progrès technologiques comme l’automatisation, l’apprentissage automatique, la robotique ou la réalité virtuelle s’invitent dans tous les domaines d’activité et transforment les métiers existants autant qu’ils en créent de nouveaux. Dans son rapport sur les compétences de l’avenir, le Forum sur les politiques publiques a analysé des initiatives de neuf pays pour en dégager les principales tendances liées à la technologie et leurs répercussions, telles que :

  1. Diminution du travail de routine. À mesure que les capacités des systèmes d’intelligence artificielle augmenteront et que les robots se multiplieront, le nombre de tâches, d’emplois et de professions automatisables se décupleront ;
  2. Dégroupement des tâches. Émergence d’un marché du travail caractérisé par un nombre croissant de travailleurs temporaires et contractuels, donc plus de polyvalence nécessaire de la part des travailleurs ;
  3. Besoin accru d’adaptabilité et de résilience des travailleurs causé par la diminution du travail routinier et le dégroupement des tâches ;
  4. Capacité des employés à travailler avec la technologie ;
  5. Importance des tâches qui sont difficiles à automatiser.

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Source : Compétences de l’avenir

Près de 20 % des employés canadiens travaillent dans une profession qui risque d’être touchée par l’automatisation. Les services d’hébergement et de restauration ainsi que les femmes et les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) figurent parmi les plus atteints.

Selon une étude du Conference Board du Canada en partenariat avec le Centre des compétences futures, près de 20 % des employés canadiens travaillent dans une profession qui risque d’être touchée par l’automatisation. Les services d’hébergement et de restauration ainsi que les femmes et les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) figurent parmi les plus atteints. De son côté, Mme Murray souligne que 45 % des tâches rémunérées pourraient être automatisées d’ici dix ans. Cependant, l’humain demeure primordial dans l’industrie touristique qui est un secteur d’émotions. Selon elle, « l’intelligence artificielle va décupler les capacités créatives de l’humain, l’aider à faire des suggestions ».

Les compétences du futur

La CPMT a élaboré un référentiel de compétences du futur qui répond au besoin d’établir un langage commun au sein du marché du travail. Il vise entre autres à sensibiliser les organismes, les entreprises ou encore les travailleurs sur cet enjeu et à orienter le recrutement dans les entreprises et dans les organisations. Les compétences du futur sont regroupées autour des dix thématiques suivantes :

  1. Numérique ;
  2. Collaborer et communiquer ;
  3. Adaptabilité ;
  4. Information ;
  5. Résolution de problèmes ;
  6. Autonomie ;
  7. Inclusion ;
  8. Développement professionnel ;
  9. Environnement ;
  10. Éthique.

Pour une description détaillée et des exemples, consultez le tableau. Il comprend également des indications particulières à l’industrie touristique lesquelles s’appuient sur deux études récentes du CQRHT.

De son côté, d’octobre 2019 à mars 2020, le Conference Board du Canada a interrogé les Canadiens sur les compétences les plus importantes pour réussir professionnellement. Les aptitudes sociales et émotionnelles telles que la communication, la pensée critique, les habiletés interpersonnelles ainsi que le leadership et l’adaptabilité obtiennent le haut du pavé.

Qu’en est-il de l’industrie touristique ? 

Hormis deux études « La main-d’œuvre et les compétences d’avenir dans le secteur des services de voyages » et « Les besoins en compétences dans les secteurs des loisirs et divertissements et de l’hébergement en nature », le CQRHT poursuit ses travaux pour établir la liste des compétences du futur à privilégier pour l’industrie touristique.

RH Tourisme Canada, le pendant national du CQRHT, travaille à l’élaboration d’un Cadre de compétences futures. Celui-ci fournira « un ensemble complet et durable de compétences et d’aptitudes essentielles pour le secteur du tourisme » afin d’harmoniser les compétences des personnes sur le marché du travail canadien. Pour ce faire, il s’inspirera des Normes de compétences nationales et des informations recueillies lors de consultations qui s’échelonneront jusqu’au cours de cette année. Une fois terminé, ce cadre servira entre autres à renforcer la formation et le perfectionnement.

Pour demeurer concurrentielles, les entreprises touristiques ont besoin des bonnes personnes possédant les bonnes compétences. Les PME du tourisme composent avec des ressources limitées. En précisant les compétences nécessaires pour être plus agiles et compétitives, elles pourront mieux tirer leur épingle du jeu.

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Marketing Tendances

Transformation des habitudes de consommation

Le « temps d’écran » explose !

Confiné à la maison, encouragé à ne pas sortir, le monde entier s’est tourné davantage vers les écrans. Durant le printemps 2020, Statistique Canada rapporte que le trafic Internet mondial aurait augmenté de 40 à 60 %. Les sites Web de journaux, les applications de communication vidéo, les jeux, le travail et les programmes d’apprentissage sont responsables de cette croissance. Le télétravail marque cette période pour un grand nombre de ménages (lire aussi : Les télétravailleurs, un segment à conserver dans nos radars).

La fermeture des commerces non essentiels lors des premiers mois de la pandémie a fait fleurir le magasinage en ligne. À titre d’exemple, les données colligées par Statista démontrent que les ventes en ligne d’électroménagers, d’appareils électroniques, de matériaux de construction et de matériel de bricolage ont connu une hausse spectaculaire de 587 % de la mi-mars à la mi-avril au Canada. Voilà une habitude qui pourrait bien se poursuivre et s’étendre à d’autres secteurs vu la convivialité du processus.

Les entreprises qui ont une forte présence en ligne et disposent d’un site transactionnel ont une importante longueur d’avance.

Les entreprises qui ont une forte présence en ligne et disposent d’un site transactionnel ont une importante longueur d’avance. Dans cette optique, la Banque de développement du Canada (BDC) signale que les investissements des organisations dans le marketing de contenu, l’analyse des données, l’optimisation des moteurs de recherche et la gestion des médias sociaux doivent être maintenus et soutenus.

Les achats locaux

Un mouvement de solidarité envers les commerces locaux s’est organisé afin de leur permettre de sortir la tête de l’eau durant cette crise pendant laquelle ils ont été forcés de fermer temporairement. Un sondage de Léger auprès des Québécois révèle que le tiers des répondants disent acheter davantage de produits alimentaires locaux qu’avant la crise. Aussi, 18 % mentionnent qu’ils consomment plus de « culture québécoise ». Les entreprises agrotouristiques d’ici ont pu constater cet engouement à l’été 2020 (lire aussi : L’agrotourisme tire son épingle du jeu).

L’opération de séduction des produits québécois auprès des gens d’ici doit se poursuivre pour développer des réflexes chez les consommateurs, pour alimenter la fierté et former des ambassadeurs de ces produits auprès des touristes internationaux.

Les conférences en ligne

Les réunions en ligne sont devenues monnaie courante pour un grand nombre de travailleurs. Ces rencontres virtuelles, très prisées par les télétravailleurs, se sont aussi révélées profitables pour les échanges entre organisations. Comme la période pandémique se prolonge et nécessite que les entreprises s’adaptent aux communications à distance, cette pratique des rencontres virtuelles s’ancre dans les habitudes et risque de perdurer, du moins en partie. Les échanges véritables en personne seront néanmoins toujours nécessaires dans le but de développer des liens de confiance.

Aussi, les événements professionnels sur Internet gagnent la faveur des participants. Bien qu’ils reconnaissent l’intérêt des rencontres en face à face parce qu’elles sont essentielles pour maintenir des relations d’affaires de qualité, les utilisateurs apprécient les conférences en ligne pour obtenir les contenus partagés sans devoir se déplacer.

Coupe forcée dans les loisirs

Une étude de Statistique Canada démontre à quel point le budget des Canadiens s’est transformé avec la crise. Elle révèle, entre autres, une baisse importante de la part des dépenses en transport ainsi que de celle attribuée aux loisirs. Cette dernière a chuté de plus de la moitié ; de 12 % en février 2020 elle a atteint 5 % trois mois plus tard. La fermeture des salles de spectacles, des commerces, des restaurants, des cinémas, des musées et autres lieux de divertissement explique en grande partie ce résultat.

Rien n’indique que les gens choisiront de poursuivre dans cette voie, au contraire. Le stress lié à l’isolement social pèse sur la population, particulièrement durant cette 2e vague. Le retour à des activités de loisirs avec la famille et les amis est très attendu.

Indice de confiance des consommateurs

Sur le plan économique, les Québécois ont confiance en l’avenir. C’est dans la belle province que l’indice de confiance des consommateurs, élaboré par le Conference Board du Canada, est le plus élevé pour le mois de novembre 2020. Bien que les Québécois soient préoccupés par leurs finances, ils sont plus optimistes qu’ils ne l’étaient le mois précédent. Près du tiers des répondants québécois estiment que le moment est propice pour procéder à des achats importants. Il s’agit de la plus forte proportion au pays.

L’épargne des Canadiens

La RBC estime que la population dispose de liquidités évaluées à 160 milliards de dollars

La crise sanitaire a engendré une hausse importante de l’épargne des Canadiens, selon une analyse de la RBC. La baisse des dépenses due au confinement et le report du remboursement de prêts, combinés au maintien des revenus pour de nombreux ménages et aux mesures de relance du gouvernement fédéral expliquent cette épargne. La RBC estime que la population dispose de liquidités évaluées à 160 milliards de dollars (!). Voilà une occasion en or de se positionner avantageusement dans le radar de ces Canadiens qui ne demandent qu’à voyager à nouveau.

Recommandations :

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Produits et activités

Les nomades numériques… en contexte pandémique

Le concept de « nomade numérique » n’est pas nouveau. Comme le traduit cette analyse publiée par le Réseau de veille en 2015, si leur emploi ne les contraint pas à voyager, mais ne les oblige pas non plus à rester au même endroit, ces professionnels connectés et mobiles font le choix de partir quelques semaines, mois ou années tout en gardant une attache professionnelle à leur lieu d’origine. À l’heure où la relation au voyage a évolué, et où l’on privilégie le télétravail, qu’en est-il du concept de nomade numérique en temps de COVID-19 ?

Le télétravail : nouvelle réalité pendant la crise sanitaire

Une étude de Statistique Canada, réalisée en mai 2020, dévoile que près de quatre travailleurs canadiens sur 10 (38,9 %) occupent un emploi qui peut être effectué depuis la maison. Or, en 2018, seuls 13 % des employés canadiens travaillaient habituellement quelques heures par semaine depuis leur domicile. Un sondage Léger indique que la moitié (50 %) des Canadiens étaient en télétravail lors du confinement à la fin avril. Ces statistiques mettent en lumière l’adaptation rapide du marché du travail canadien.

Le même sondage Léger révèle que 79 % des personnes interrogées aiment l’expérience de télétravail, après avoir expérimenté la flexibilité y étant associée. Une enquête réalisée par la firme VMware Canada publiée le 23 juin indique que six Canadiens sur 10 (59 %) ayant pratiqué le télétravail ces derniers mois préféreraient travailler de la maison plus souvent, voire exclusivement. Quelque 26 % de ces nouveaux télétravailleurs ne souhaitent pas un retour in situ dans les conditions d’emploi en vigueur avant la COVID-19.

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Source : Journal de Québec

Des offres de nomadisme

En réponse à cette nouvelle réalité, diverses offres de travail délocalisé ont vu le jour ces dernières semaines. Les nomades numériques constituent de moins en moins un marché de niche. En effet, un nombre grandissant de gens pense à sortir de la ville pour travailler dans des destinations alliant nature et bien-être.

Des propositions variées sont dorénavant disponibles pour les télétravailleurs, dans leur propre pays ou à l’étranger.

Télétravail à l’étranger

Désireuses de rendre attractif leur territoire à nouveau, certaines destinations comme la Barbade ou l’Estonie ouvrent leurs portes aux nomades numériques. La proposition est tentante : disposer d’outils numériques performants permettant de rester en contact avec l’employeur tout en profitant d’un environnement qui s’apparente à celui des vacances.

  • Certains pays proposent maintenant un visa pour venir télétravailler sur leur territoire. Afin de stimuler l’économie locale qui souffre de l’absence de touristes, la Barbade invite quiconque pouvant travailler en mobilité à venir s’y installer pendant un an grâce au visa « Barbados Welcome Stamp ». En Estonie, le « Digital Nomad Visa » possède des caractéristiques similaires.
  • Pour les Québécois friands de tout-inclus, la compagnie aérienne Sunwing lance de nouveaux forfaits dans le Sud à compter du 1er novembre 2020. Intitulé « Surclassez votre bureau », le programme présente des séjours de 14, 21 ou 28 nuitées dans plusieurs resorts partenaires en Jamaïque, au Mexique ou encore en République dominicaine. En plus de séjourner dans un hôtel cinq étoiles en bord de mer et de participer à des activités de détente et de réseautage, les nomades numériques bénéficieront d’un accès Wi-Fi dans tout l’établissement et des espaces de travail favorisant la productivité.
  • Certaines agences de voyages réceptives ont lancé une gamme de forfaits de télétravail. C’est le cas de Best Of Tours avec le concept The Real Travel, qui offre aux travailleurs en déplacement la sécurité de dormir dans un logement sélectionné par l’organisme et l’occasion de découvrir un pays et une culture à un rythme lent.

Source : Youtube

Travailler et partir à la découverte de son propre pays 

Actuellement, les voyages internationaux non essentiels ne sont toujours pas encouragés par de nombreux pays, comme le Canada, et la population n’est pas à l’abri d’une deuxième vague de COVID-19 cet automne. De plus, une quatorzaine est encore obligatoire dans certains pays. Des destinations choisissent alors de miser sur les télétravailleurs locaux et espèrent ainsi attirer un nouveau segment de clientèle.

  • En France, Pierre & Vacances s’adapte au nomadisme et déploie dès cet été un séjour pour les télétravailleurs. Destiné à être pérennisé, le produit est pour l’instant en rodage par une sélection de « bêta-testeurs ». En effet, le projet a été développé en cocréation avec les clients et les employés, et le groupe espère apporter des améliorations à l’offre afin qu’elle soit optimale.

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Source : T.O.M

  • Au Vermont, Jay Peak Resort s’adapte également avec sa campagne Relocation Vacation en suggérant aux visiteurs des séjours prolongés (location au mois) afin de profiter à la fois d’un style de vie propre à la région et d’activités familiales comme le golf ou la piscine.
  • Développer des espaces de travail partagés afin d’encourager l’attractivité du lieu, c’est ce que mettent de l’avant des élus dans les Pyrénées catalanes. Ce territoire rencontre des enjeux comme la saisonnalité des activités ou la mobilité des populations. En 2018, une étude visant à créer un réseau de tiers-lieux — tels que les espaces de coworking — a été réalisée par la collectivité. La crise liée à la COVID-19 a engendré une certaine réorganisation forcée du travail. C’est pourquoi le projet prend d’autres perspectives en transformant les difficultés du territoire en atouts : libérer les habitants de l’isolement et accueillir des néoruraux en télétravail désireux de se rapprocher du plein air et de la montagne.
  • Au Québec, le Massif de Charlevoix proposera dès décembre 2020 des forfaits alliant productivité, quiétude et activités de plein air. Que ce soit pour quelques jours, quelques mois, voire une année au complet, les Québécois pourront installer temporairement leur bureau dans une télécabine ou dans une salle de cotravail et profiter des joyaux naturels et gastronomiques de Charlevoix. Une connexion internet à haute vitesse ainsi qu’un service de gardiennage pour les enfants sont au programme.

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Source : Le Massif de Charlevoix

Le télétravail, nouvelle norme post-COVID ?

L’industrie a compris qu’il était impératif de s’adapter aux changements forcés en matière de pratiques professionnelles et à un nouveau mode de vie et de voyage. On peut toutefois se poser la question à savoir dans quelle mesure le travail à distance va s’imposer à long terme. Selon le sondage de VMware Canada, seuls 22 % des Canadiens interrogés ont eu la confirmation que les arrangements de travail mis en place pendant la COVID-19 s’établiraient de manière pérenne. Voilà qui témoigne des changements importants dans l’approche avec laquelle les employeurs envisagent la relation professionnelle, bien que le télétravail se confronte à des enjeux comme la sécurité des données et des réseaux, ainsi qu’au sentiment d’appartenance à une équipe.

 

Image à la Une : Pexels

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Segments de clientèles

Les Canadiens sont-ils prêts à accueillir des touristes ?

Les intervenants touristiques du Canada et du Québec souhaitent une reprise rapide des voyages, mais qu’en est-il des résidents ? Sont-ils prêts à recevoir des touristes ? Afin de répondre à cette question, Destination Canada a mandaté la firme Léger pour effectuer un sondage hebdomadaire auprès de 1 800 Canadiens.

À ce jour, les résultats des cinq enquêtes successives montrent qu’au fil des semaines, les Québécois semblent de plus en plus favorables à accueillir des visiteurs en provenance de communautés situées près de chez eux, d’autres régions de la province ou encore d’ailleurs au Canada (voir le tableau 1). Seule la 4e vague a enregistré une baisse dans la proportion de résidents prêts à accueillir des touristes, mais elles ont remonté la semaine suivante.

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Dans la plus récente édition du sondage (9 juin), lorsque l’on compare les données des Québécois avec celles des Canadiens des autres provinces, on constate que les premiers sont les plus enclins à accueillir des touristes d’autres régions canadiennes, loin devant ceux des autres provinces (à l’exception de l’Alberta) et particulièrement de celles de l’Atlantique (voir le tableau 2). Ceci s’explique probablement par le fait que le Québec est la région la plus touchée par la pandémie et que les provinces de l’Atlantique, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique sont celles qui enregistrent le moins de cas, démontrant ainsi que la crainte de contracter le virus est toujours très présente dans l’esprit des Canadiens. Les résidents de l’Ontario sont encore les moins enclins à accueillir des visiteurs de collectivités voisines ou d’ailleurs dans leur province.

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Selon un sondage SOM-Cogeco réalisé les 11 et 12 mai auprès de 1 100 adultes québécois francophones, la proportion de Montréalais qui se disent à l’aise de recevoir des visiteurs de l’extérieur du Grand Montréal l’été prochain est semblable à celle de l’ensemble des Québécois, soit 49 %. Par contre, seulement 28 % des répondants de l’extérieur du Grand Montréal déclarent être à l’aise d’accueillir des vacanciers de la région métropolitaine de Montréal dans leur coin de pays au cours de la belle saison.

Qu’en est-il des intervenants touristiques ?

Est-ce que l’idée d’accueillir de la clientèle provenant de l’extérieur de leur région rend les gestionnaires d’entreprises touristiques inconfortables ? Une enquête réalisée du 28 mai au 8 juin 2020 par la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, auprès de 921 organisations touristiques procure des éléments de réponse. On y découvre qu’une très grande part de celles-ci (87 %) sont à l’aise de les recevoir. Cette proportion est un peu moins élevée lorsqu’il est question d’accueillir spécifiquement des visiteurs de la grande région de Montréal (voir le tableau 3). À cet égard, quelque 19 % ont souligné se sentir peu ou pas à l’aise. Le niveau de confort baisse d’un autre cran quand il s’agit de fréquentation par les touristes américains. Près de la moitié des intervenants touristiques sondés (47 %) se sentent inconfortables à cette idée. Les entreprises qui œuvrent dans le secteur de la nature et du plein air se montrent les plus à l’aise d’accueillir tous les types de clientèles, peut-être parce que la distanciation physique y est plus facile à appliquer.

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À ce jour, la crise de la COVID-19 a fait des ravages dans l’industrie. Avec la reprise graduelle des activités et le déconfinement de la population, celle-ci se sent de plus en plus prête à accueillir des visiteurs venus d’ailleurs : une bonne nouvelle à l’aube de la saison touristique !

Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

Source de l’image à la une : Pixabay

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Segments de clientèles

Voyages 2020 : quand sécurité rime avec proximité

Depuis le début de la pandémie, plusieurs enquêtes ont vu le jour pour connaître les intentions de voyage des Nord-Américains (excluant les Mexicains) au cours des prochains mois. Le Réseau de veille en a sélectionné quelques-unes qui fournissent un aperçu à un moment bien précis dans le temps afin de mieux comprendre les voyageurs et de se préparer à la reprise.

Les Québécois, bien chez eux

Selon un sondage SOM-Cogeco réalisé les 11 et 12 mai auprès de 1 100 adultes québécois francophones, la majorité des répondants (64 %) prévoit de rester à la maison et faire des activités dans sa région pendant les vacances estivales, alors qu’une minorité envisage de séjourner dans une autre province (7 %) ou dans un autre pays (5 %). D’ailleurs, si la frontière avec les États-Unis rouvrait au cours des prochains mois, moins d’un Québécois sur 10 aurait l’intention d’y aller cet été.

La majorité des Québécois prévoit de rester à la maison et de faire des activités dans sa région pendant les vacances estivales.

Un peu plus de la moitié des Montréalais mentionnent vouloir voyager à l’extérieur de la grande région de Montréal cet été. Par contre, seuls 20 % des habitants de l’extérieur de Montréal déclarent souhaiter visiter la métropole au cours des prochains mois et seulement 10 % dans le cas des résidents de la région de Québec. Les jeunes de 18 à 34 ans sont nettement plus nombreux (33 %) que les 55 ans ou plus (14 %) à avoir envie de s’y rendre. Ceci s’explique probablement par la vulnérabilité des personnes plus âgées face à la COVID-19 et le fort taux de gens infectés dans la métropole, tel que véhiculé dans les médias.

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Un autre sondage, réalisé cette fois-ci par la firme Léger pour le compte de l’Office du tourisme de Québec du 12 au 15 mai auprès de 502 citoyens de la région métropolitaine de Québec, donne un aperçu de leurs intentions de voyages à l’été 2020. Les résultats montrent que, comme parmi les Montréalais, la moitié des répondants planifie au moins un séjour dans une autre région du Québec ; 61 % chez les 18-34 ans. En revanche, le tiers (33 %) envisage de voyager uniquement dans la région de Québec (le pourcentage grimpe à 41 % chez les 35-54 ans).

Les Canadiens voyageront en auto

Du 1er au 3 mai 2020, la firme Léger a mené un sondage auprès de 1526 Canadiens afin de mieux comprendre l’impact de la COVID-19 sur leurs projets de voyage. On y découvre sans surprise que la moitié ont modifié leurs plans de vacances pour 2020 et presque tout autant (47 %) ont souligné qu’il est très improbable qu’ils en prennent en 2020 (33 % des Québécois).

S’ils voyagent à court terme, les Canadiens le feront plus près de chez eux, même s’ils se montrent plus à l’aise de voyager à l’extérieur de leurs frontières provinciales au fil du temps. Quelque quatre personnes sur dix (42 %) mentionnent être à l’aise de voyager en auto dans les deux mois suivant la levée des mesures de protection (66 % dans les six mois). Les Canadiens ne privilégient pas les voyages en avion pour l’instant et les Québécois encore moins que les autres.

Les Canadiens ne privilégient pas les voyages en avion pour l’instant et les Québécois encore moins que les autres.

En fait, cela prendra sept mois ou plus pour la majorité d’entre eux avant de se sentir à l’aise d’effectuer un vol intérieur ou international. D’ailleurs, peu de sondés (25 %) se disent à l’aise de voyager à l’étranger avant qu’un vaccin ne soit découvert ; 51 % dans le cas des voyages aux États-Unis. Cette donnée est confirmée par un sondage Ipsos réalisé du 8 au 11 mai auprès de 1000 répondants qui montre que seulement 2 Canadiens sur 10 sont susceptibles de voyager hors de leur frontière cette année… et 70 % ne prévoient pas de séjourner à l’hôtel.

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Américains : un sentiment de sécurité accru

Chaque semaine depuis le 15 mars, Destination Analysts interroge plus de 1200 voyageurs américains pour connaître leurs opinions, sentiments, perceptions et comportements entourant les voyages dans un climat de pandémie. Selon les données collectées du 29 au 31 mai, les Américains continuent de manifester une impression de sécurité de plus en plus grande envers les voyages :

  • Un sur cinq voyage déjà ou est prêt à voyager sans aucune hésitation ;
  • Quelque 70 % ont au moins des plans provisoires en 2020. Ceux-ci se réaliseront plus tôt que ce qu’ils rapportaient la semaine dernière. Ainsi, près d’un touriste sur quatre (24 %) prévoit d’effectuer son prochain voyage par avion entre mai et décembre 2021 alors que 44 % pensent prendre la route pendant la saison estivale, soit en juin, juillet et août.
  • Les voyages en voiture (35 %), le séjour dans une station balnéaire (34 %) et la visite de parcs nationaux (24 %) et d’autres parcs (20 %) figurent parmi les expériences relaxantes les mieux notées. Près d’une personne sur quatre (24 %) a également mentionné les vacances à la maison (staycations) ;
  • Moins d’un tiers des femmes ont déclaré qu’elles n’avaient pas l’intention de voyager en 2020 (30 % au lieu de 35 % auparavant) comparativement à un cinquième des hommes (21 % au lieu de 29 %) ;

Dans le sondage de la semaine du 18 mai, les trois quarts des Américains qui prévoyaient de voyager cette année ont mentionné qu’ils demeureraient à l’affût des mesures sanitaires déployées dans la destination et les entreprises qu’ils souhaitent visiter, démontrant ainsi la nécessité de véhiculer de l’information sur l’aspect sécuritaire de la destination.

Depuis trois mois, Longwoods International et Miles Partnership effectuent eux aussi une enquête hebdomadaire pour sonder les intentions de voyage des Américains. Selon les résultats de la 12e vague menée le 27 mai 2020 auprès de 1000 adultes, plus de 7 voyageurs sur 10 (71 %) ont souligné avoir des projets de voyage au cours des six prochains mois. Ce pourcentage est resté relativement constant depuis la mi-mars, mais en baisse par rapport au sommet du 11 mars (87 %), avant que le plein impact de la pandémie ne se fasse sentir. D’ailleurs, près de la moitié des répondants (47 %) affirme que la crise de la COVID-19 affectera considérablement leurs plans de voyage au cours des six prochains mois, une diminution comparativement au pic de 67 % atteint le 1er avril. Il s’agit du niveau le plus bas depuis la mi-mars.

71 % des Américains ont des projets de voyage au cours des six prochains mois

Enfin, si les États-Unis vont de l’avant avec leur projet de crédit d’impôt « Explorez l’Amérique » pour stimuler les voyages intérieurs, les Américains pourraient être plus enclins à demeurer chez eux pour leurs vacances.

Toutes ces enquêtes montrent une lente évolution de la confiance des clientèles, principalement pour les voyages de proximité. Il faudra donc s’assurer de bien connaître le profil de la clientèle québécoise (et canadienne), ses besoins et ses comportements afin d’orienter les efforts marketing et communicationnels de manière efficiente.

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Tendances

Gueuleton touristique, tendances 2020 : lancement du cahier tendances !

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a débuté la nouvelle année avec le gueuleton touristique annuel sur les tendances. Au seuil d’une nouvelle décennie, la société, la technologie, l’environnement et même l’ordre mondial tels que nous les connaissons sont en transformation. Quels en seront les impacts sur nos clientèles, les touristes? Forts du succès des six dernières éditions, les conférenciers Paul Arseneault de la Chaire en tourisme de l’ESG UQAM et Pierre Bellerose de Tourisme Montréal, l’initiateur de ces réflexions annuelles sur les tendances touristiques, ont partagé le fruit de leur recherche et de leurs réflexions lors du 7e Gueuleton touristique, le 21 janvier dernier .

Cahier tendances touristique 2020 

Pour la toute première édition, un cahier tendances a été créé.  L’équipe de la Chaire et ses collaborateurs ont ratifié l’actualité afin d’y repérer sept thèmes que voici : 

  • Surtourisme : amplification médiatique, enjeux réels
  • Tourisme durable…enfin?
  • Du selfie à la bienveillance
  • Vers la quête de sens
  • Le paradoxe du marketing territorial
  • Small is beautiful version 2020
  • Le temps d’innover…autrement!

Une mise en bouche expliquant l’avènement de ces nouvelles tendances est aussi offerte et fait la corrélation entre celles-ci et les phénomènes sociaux. Les changements climatiques, les révolutions technologiques, la cybersécurité et l’anxiété sont quelques-uns des sujets abordés. 

Pour consulter le cahier tendances touristiques 2020, cliquez ici 

Vidéo intégrale de la conférence 

Si vous désirez visionner la 7e édition du Gueuleton touristique, cliquez sur la vidéo ci-bas. 

Source : Youtube – Réseau de veille en tourisme

Présentation complète du Gueuleton touristique

Afin de consulter la présentation complète, vous n’avez qu’à cliquer ici  

 

Crédit photo à la une : mariejodesign – Designer graphique et web

Conférenciers :

Pierre Bellerose, Conseiller stratégique sénior à Tourisme Montréal et Président du Conseil d’administration de l’incubateur MT Lab
et Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, Directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur à l’ESG UQAM.

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Marchés géographiques

Les projets de voyages des Canadiens à l’été 2019

Chaque printemps depuis quelques années, en mars, le Conference Board du Canada publie une étude sur les intentions de voyages des Canadiens pour l’été à venir. Les résultats de la dernière enquête montrent que quatre Canadiens sur cinq (79 %) prévoient réaliser un voyage ou plus d’au moins une nuitée pour des vacances ou à des fins de loisirs entre le 1er mai et le 31 octobre de cette année, soit une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, la proportion de répondants ayant déclaré ne pas avoir l’intention de faire un séjour d’une nuit ou plus a augmenté faiblement, étant passée de 11 % en 2018 à 12 % en 2019.

Des intentions différentes selon les provinces de résidence

Une ventilation des intentions de voyages par région révèle des variations importantes à travers le Canada  : les plus élevées ont été observées chez les Ontariens (83 % comparativement à 81 % l’an dernier) et les Albertains; les plus basses, chez les répondants du Canada atlantique (72,5 %). Cette proportion correspond à une remarquable diminution de 11 points de pourcentage par rapport à 2018. La part de résidents de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan envisageant de voyager à l’été 2019 a également baissé, ce qui suggère que les perspectives économiques plus mitigées de ces provinces pourraient déjà peser sur les intentions de voyages de leurs populations. Quant aux projets de voyages des Québécois, ils demeurent relativement stables (77 %), mais légèrement en dessous de la moyenne canadienne (voir le graphique 1).

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Croissance du nombre de voyages internationaux

Bien que le Canada demeure la destination privilégiée de la majorité des Canadiens, une proportion plus élevée de répondants planifient voyager à l’extérieur du pays pour leurs plus longues vacances estivales cette année, soit 44 % comparativement à 41 % en 2018. En fait, dans toutes les régions, sauf dans le Canada atlantique, la part des Canadiens qui ont l’intention de partir à l’étranger est plus grande cette année qu’en 2018, y compris celle des Québécois. Les Ontariens et les Québécois comptent voyager outre-mer en plus grand nombre que leurs compatriotes, alors que les Britanno-Colombiens et les Albertains prévoient séjourner aux États-Unis dans une plus forte proportion que les autres voyageurs canadiens (voir le graphique 2).

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Un processus de planification déjà bien amorcé

Les résultats du dernier sondage suggèrent que les Canadiens en sont à une phase similaire dans leur processus de planification des voyages intérieurs par rapport à l’année dernière :

  • plus du tiers des répondants (34 %) ont déclaré être à l’étape de l’inspiration (33 % en 2018);
  • un Canadien sur cinq (21 %) en est à la collecte d’informations et réfléchit aux destinations potentielles (22 % en 2018);
  • quelque 28 % ont déjà établi un itinéraire, soit un pourcentage légèrement inférieur au précédent sondage (30,5 %);
  • près de 17 % des répondants ont terminé tous leurs arrangements de voyage (14,6 % en 2018).

Ces résultats suggèrent qu’une part plus élevée d’intentions de voyages intérieurs sera convertie en voyages réels cet été. En revanche, les Canadiens ayant l’intention de séjourner à l’extérieur du Canada au cours de la saison estivale sont un peu plus en retard dans la planification de leurs projets de voyages par rapport à la même période l’an dernier.

Les activités urbaines gagnent en popularité

Parmi les personnes ayant l’intention de rester au Canada lors de leurs plus longs voyages d’été, l’activité la plus populaire est la visite de parents ou d’amis (57 %), suivie du magasinage (37 %) et des visites touristiques (35 %). Bien que les proportions de répondants soient semblables à celles de 2018 en ce qui a trait à ces deux dernières activités, le magasinage s’est hissé du 7e au 2e rang et les visites touristiques, de la 6e à la 3e position. La baignade, qui se situait au 2e rang en 2018, glisse au 4e rang cette année, alors que la visite de parcs nationaux passe du 3e au 5e rang (voir le graphique 3). Ces résultats suggèrent que les activités urbaines semblent être plus populaires que celles basées sur la nature.

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Compétitivité du Canada

Les résultats de l’enquête du Conference Board ont également permis de mieux connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique par rapport aux destinations étrangères. Pour ce faire, les répondants ont évalué divers attributs sur une échelle allant de 1 (faible) à 5 (excellent). Les différences entre les deux évaluations ont été calculées pour chaque élément. Les valeurs positives impliquent que les répondants attribuent une note plus élevée au Canada qu’aux destinations étrangères pour cette caractéristique, alors que les valeurs négatives révèlent une faiblesse du pays par rapport à ses compétiteurs.

 

Conformément aux résultats de l’année dernière, la comparaison montre que le Canada est perçu comme une destination sécuritaire pour les touristes et qu’il se positionne bien sur cet élément par rapport à ses concurrents internationaux. Le pays a également reçu une note positive en ce qui concerne le rapport qualité-prix, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du taux de change actuel du huard par rapport au dollar américain et à d’autres monnaies étrangères.

Parmi les autres attributs pour lesquels le Canada a obtenu un score nettement plus élevé que les destinations internationales, citons la gamme d’attractions naturelles à visiter et l’amabilité des habitants. Toutefois, la comparaison a révélé certaines caractéristiques où le Canada est à la traîne par rapport à ses concurrents, soit les expériences de tourisme culturel, de vie nocturne et de divertissement, les options culinaires, le magasinage et le climat (voir le graphique 4). Que ces perceptions soient justifiées ou non, elles indiquent des domaines où le Canada doit s’améliorer pour maintenir sa compétitivité.

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Il reste à voir si ces intentions de voyages se concrétiseront. Le gouvernement fédéral a récemment reconnu le tourisme comme un secteur à forte croissance et à fort potentiel, pour lequel il a inclus de nouvelles mesures dans le budget de 2019 afin de stimuler les perspectives de croissance. Ces efforts sont nécessaires pour que l’industrie touristique canadienne continue de croître dans les prochaines années.

 

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Tourisme durable Transport

Accéder à la nature en transport collectif

Le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air.

Reconnu pour ses attraits naturels, le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air, tel que le montre une étude de la Chaire de tourisme Transat.

Cependant, l’accès au territoire, plus précisément aux sentiers et aux lieux de pratique, représente un défi majeur. Selon les données du sondage de Vividata 2018, plus du quart (26,6 %) des résidents de l’île de Montréal n’ont pas de véhicule. C’est également le cas de 11 % de la population de la région de Québec. Voici quelques solutions d’ici et d’ailleurs qui facilitent le transport vers la nature en partant des centres urbains.

Différentes navettes, différentes offres de services

Une escale en Islande

En Islande, les navettes Destination Blue Lagoon ont été mises en place afin d’offrir la possibilité aux voyageurs de se rendre directement au Lagon bleu à partir de l’aéroport de Keflavik ou encore de la ville de Reykjavik. Cette option permet aux passagers en escale de visiter un attrait du pays qui aurait été autrement inaccessible. Une belle façon de faire découvrir sa destination grâce à une courte escapade et de semer l’envie d’y retourner.

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Source : Jeff Sheldon, Unsplash

Nana au service des Montréalais 

En fonction depuis juin 2016, Nana une start-up montréalaise de la cohorte des entreprises « incubées » 2018-2019 du MT Lab, a été créée dans le but de faciliter l’accès à la nature pour les touristes. Un service de navettes s’adressant aux voyageurs et aux résidents est offert depuis Montréal jusqu’à l’entrée des parcs et réserves sélectionnés. 

Partenaire de Nana, le réseau d’autobus Parkbus, fondé en 2010, propose une offre complémentaire ailleurs au Canada. Desservant à ses débuts la ville de Toronto, cette entreprise fournit aujourd’hui ses services à Vancouver, à Halifax et à Ottawa. Elle travaille actuellement sur un projet favorisant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

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 Source : Nana, la navette nature

Préservation de l’environnement : un incontournable pour la pérennité des activités 

Les entreprises et les organisations spécialisées dans le secteur du plein air sont de plus en plus nombreuses à sensibiliser leur clientèle à son impact sur l’environnement et à mettre en place des programmes assurant une saine gestion des ressources naturelles.

Détour Nature, excursions et sensibilisation 

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Depuis 2008, elle collabore avec Planetair afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit. Elle mise également sur la philosophie de Sans trace Canada et, à chaque sortie, sensibilise sa clientèle à l’importance de ne rien laisser sur son passage.

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Source : Fanny Beaulieu Cormier

Un système de navettes multiarrêts 

 Fervente défenseuse de la préservation des richesses naturelles de la vallée de la Bow, Banff a été la toute première municipalité du Canada à introduire un réseau d’autobus entièrement hybrides et électriques. Le service de navettes Roam propose différents arrêts tout au long de la journée, afin de faciliter la découverte des destinations avoisinantes telles que le lac Minnewanka, la ville de Canmore, le mont Tunnel et le mont Sulphur. Ces autobus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant. Il est aussi possible d’y transporter son vélo, ses skis, etc.

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Source : Roam Public Transit

Des stations de ski favorisent le transport en commun

Selon le rapport de la National Ski Areas Association, chaque année en Amérique du Nord, des millions de personnes visitent les stations de ski. Soucieuses de continuer à offrir des expériences de qualité, les stations de ski n’ont pas d’autre choix que d’instaurer des solutions pour préserver leur principal attrait : la nature.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Les personnes qui s’y rendaient en transport en commun bénéficiaient d’un rabais de 50 % sur leur billet de train et leur accès journalier.

En Utah, le programme Reducing Individual Driving for the Environment (R.I.D.E.) est un système de covoiturage créé par la station de ski Snowbird dans le but de réduire les émissions de carbone et la congestion routière. Depuis le début de l’année 2019, l’application du même nom est offerte. Cette dernière permet de cumuler des points à chaque déplacement enregistré et de profiter ainsi de divers privilèges. Ayant comme objectif de conscientiser et de responsabiliser, l’application indique à ses utilisateurs leurs économies de CO2, en direct sur leur téléphone intelligent. En 2018, ce programme a évité l’émission de 381 000 kilogrammes de CO2.

Les citoyens s’organisent 

Les citoyens s’engagent eux aussi et mettent sur pied diverses initiatives telles que le covoiturage et l’optimisation de l’utilisation du transport en commun.

Covoiturage Plein air Montréal est un groupe Facebook dont les membres peuvent proposer des sorties ou encore se joindre à des personnes possédant un véhicule pour une escapade. Fonctionnant sur le même principe, la plateforme québécoise Ski Covoiturage s’adresse plus particulièrement aux adeptes de sports alpins.

Aux États-Unis, OffMetro a été conçu par et pour des citadins souhaitant s’évader de la ville sans voiture. Son site Web regroupe des idées d’activités facilement accessibles en modes de transports alternatifs comme le vélo, l’autobus, le bateau, etc.

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L’accès à la nature est un incontournable pour plusieurs Québécois et touristes désirant profiter des paysages de la belle province. Proposez-vous un service de transport en commun qui facilite l’accès à votre attrait ? Avez-vous pensé à élaborer un système de points dans le but d’inciter votre clientèle à réduire son empreinte carbone ? N’hésitez pas à vous inspirer des différentes solutions d’ici et d’ailleurs afin d’améliorer votre offre.

Source image à la une : Roam Transit

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Segments de clientèles

Voyageurs d’affaires canadiens – Faits et chiffres 2018

Plus de 3,2 millions de Canadiens ont réalisé un voyage d’affaires au cours des 12 derniers mois. Les hommes sont encore fortement surreprésentés : ils constituent 71 % de ce marché. Il s’agit d’une clientèle plutôt aisée alors qu’une majorité (54 %) déclare un revenu annuel pour le ménage supérieur à 100 000 $.

Ces données proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Plus de 31 600 Canadiens âgés de 12 ans et plus y ont participé, dont 9 000 Québécois et 15 700 Ontariens. Cette analyse présente les réponses liées au comportement des voyageurs d’affaires canadiens.

Répartition provinciale

Le nombre de voyageurs d’affaires québécois ne représente que 14 % de l’ensemble des voyageurs canadiens (voir le graphique 1). Le plus fort contingent provient de l’Ontario avec 44 % du total. Bien qu’elle ne compte que 11,6 % de la population du pays, l’Alberta génère 15 % des déplacements d’affaires.

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En regardant de plus près le foyer d’origine de la clientèle québécoise, on remarque que la grande région de Montréal accapare 53 % du marché avec 233 000 personnes. Le marché de la ville de Québec équivaut à 54 000 personnes, soit 12 % des Québécois, et celui de la région de Gatineau compte pour 30 % avec 133 000 voyageurs d’affaires.  

 La croissance des marchés émergents

Notre voisin du Sud demeure un partenaire commercial naturel. En effet, plus de 930 000 Canadiens indiquent qu’ils ont visité les États-Unis par affaires au cours des 12 derniers mois ou qu’ils projettent de le faire dans la prochaine année (voir le graphique 2). Le Royaume-Uni a été mentionné par 168 000 Canadiens, comparativement à 269 000 pour les autres pays européens. Les relations d’affaires avec certains pays émergents semblent florissantes. C’est maintenant plus de 202 000 Canadiens qui se rendent annuellement en Asie de l’Est par affaires.

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Les voyageurs d’affaires du Québec ont une plus forte propension à se rendre vers les autres pays d’Europe (voir le graphique 3). Les Québécois comptent pour 26 % des Canadiens qui voyagent par affaires vers le continent européen (en excluant le Royaume-Uni), alors qu’ils ne représentent que 13,5 % de ceux qui voyagent vers les États-Unis.

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Ce sont d’ailleurs les Québécois qui sont les plus susceptibles d’effectuer de longs voyages d’affaires. Plus de 16 % de leurs déplacements durent plus d’une semaine. La moyenne canadienne se situe à 11 % à cet égard.

Caractéristiques des voyages

L’avion et l’automobile sont les deux principaux moyens de transport utilisés dans le cadre des déplacements d’affaires des Canadiens, récoltant chacun une proportion de 43 %. Le train représente le premier choix pour seulement 7 % des voyageurs. On observe des différences importantes d’une province à l’autre (voir le graphique 4). Pour les gens d’affaires résidant en Colombie-Britannique et en Ontario, l’avion s’avère le mode de transport privilégié dans respectivement 51 % et 47 % des cas, alors que seulement 27 % des Québécois l’adoptent comme moyen principal. À l’inverse, ces derniers sont plus susceptibles de choisir le train (16 %) que les autres voyageurs d’affaires canadiens.

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Une enquête américaine de 2015 soulignait que ce sont surtout les personnes du millénaire (nées entre 1980 et 2000) qui sont les plus susceptibles d’utiliser les services de l’économie collaborative tels Airbnb pour leurs déplacements professionnels. Du côté canadien, l’hôtel traditionnel reste très populaire auprès du marché affaires. Plus de 85 % des Canadiens indiquent qu’ils ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier voyage d’affaires ou qu’ils le choisiront lors de leur prochain voyage (voir graphique 5). La catégorie maison ou appartement loué dans laquelle se retrouve le plus souvent l’offre de l’économie collaborative ne compte que pour 4 % du marché. Cette proportion est légèrement supérieure parmi les Québécois avec un taux d’environ 6 %.

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Plus du tiers (34 %) de cette clientèle touristique appartient au segment d’âge situé entre 35 et 49 ans. Alors que les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 6 % de la population active au Canada, elles comptent pour plus de 10 % des Canadiens ayant effectué un déplacement professionnel au cours de la dernière année.

Quelque 22 % des voyageurs d’affaires sont nés à l’extérieur du Canada, soit sensiblement la même proportion que la population en général.

Comme il s’agit d’un marché qui demeure tributaire de nos différentes relations commerciales, l’ajout récent de nombreuses liaisons aériennes directes vers Montréal peut certes apporter de nouvelles clientèles au cours des prochaines années.

 

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