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Les séjours hybrides des voyageurs québécois

Selon la société d’études de marché Euromonitor International, les proportions de ce phénomène devraient croître, en raison, notamment, de l’intégration massive et mondiale du télétravail. Déjà en 2022, les dépenses de ces voyageurs sont estimées à 200 milliards de dollars américains, soit une croissance de 31 % par rapport à 2021. Si la tendance se maintient et que les projections de cette société s’avèrent, elles devraient doubler d’ici 2027.   

Au Québec, comme ailleurs dans le monde, l’intérêt pour les voyages hybrides est bien réel. Plusieurs télétravailleurs profitent de leur statut pour joindre le travail à l’agrément dans des lieux qui les sortent de leur quotidien. Selon une enquête en ligne réalisée du 21 au 25 novembre 2022 par la Chaire de tourisme Transat auprès de 1007  voyageurs québécois,

Plusieurs d’entre eux en ont profité pour télétravailler en dehors de la maison : 

L’enquête menée par la Chaire a permis d’explorer les différents types de séjours hybrides des voyageurs québécois. 

 Les séjours de workation décortiqués

Ceux qui ont prolongé un voyage d’agrément grâce au télétravail (workation) ont été plus nombreux que l’ensemble des voyageurs québécois à effectuer un déplacement professionnel au Québec (58 % contre 25 %) et hors Québec (34 % contre 13 %) au cours des deux dernières années. Ils ont également déjà prolongé d’au moins une nuitée (59 % contre 27 %) ce type de déplacement pour des fins de loisir ou d’agrément dans la belle Province.  

Près de la moitié de ceux qui ont fait un séjour spécifiquement pour télétravailler hors de chez eux (workation) ont aussi fait au moins un déplacement professionnel au Québec (55 % contre 26 %) et/ou hors Québec (47 % contre 12 %) au cours des deux dernières années. Ils sont manifestement plus enclins à prolonger d’au moins une nuitée leur déplacement d’affaires pour des fins de loisir ou d’agrément que l’ensemble des voyageurs québécois ; une forte proportion (71 % contre 27 %) l’a fait au Québec depuis deux ans.              

Les séjours de type bleisure

Plus de la moitié (55 %) des voyageurs québécois qui ont prolongé un déplacement professionnel au Québec, pour des fins de loisirs ou d’agrément (bleisure) au cours des deux dernières années ont été accompagnés d’un proche lors de leur dernier déplacement professionnel.  

En 2023, la moitié de ces voyageurs d’affaires projette de prolonger un voyage (52 % comparativement à 10 % chez les autres répondants) grâce au travail à distance. 

Une clientèle complexe, mais de qualité

Les voyages hybrides génèrent d’importantes occasions d’affaires, il n’est donc pas étonnant de constater que l’offre s’organise rapidement pour mieux répondre aux besoins multiples de ce marché.  Euromonitor International estime que ces voyageurs sont des consommateurs de grande valeur, axés sur les expériences et très à l’aise avec les technologies. Ils demeurent généralement plus longtemps à destination, vivent comme des résidants et tentent de transposer leur quotidien à destination, ce qui les amène parfois à voyager avec les membres de leur famille. Flexibles et mobiles, ils ont la possibilité de se déplacer en période creuse et d’opter pour des lieux reculés, tant qu’une connexion à Internet haute vitesse est maintenue.  

À cet effet, le succès des destinations qui se positionnent sur ce marché repose non seulement sur leur stratégie d’attractivité, mais aussi sur la connectivité de leurs territoires (et des établissements d’accueil) à une bande passante de grande capacité. Il repose aussi sur la volonté des instances gouvernementales d’accueillir ces voyageurs-travailleurs en émettant des visas adaptés à leur situation.   

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Quand le plaisir de voyager l’emporte sur les freins

Mais, au grand dam du célèbre séducteur, voyager exige plus d’efforts qu’avant ! C’est, du moins, l’avis de près des 2/3 des voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme en novembre 2022. Les délais d’attente de plusieurs jours devant les bureaux de Passeport Canada à l’été 2022 ou encore la situation chaotique vécue à cette même période dans de nombreux aéroports à travers le monde en sont des exemples probants. 

Une reprise bien sentie

À l’automne 2022, Destination Canada estimait que le pays était en bonne posture pour que le tourisme d’agrément renoue, en 2024, avec les résultats de 2019. Ceux du marché intérieur devraient être atteints en 2023. Si la tendance se maintient, les dépenses des voyageurs américains au pays dépasseront celles de 2019 en 2024. Les revenus provenant des autres marchés étrangers pourraient tarder jusqu’en 2026 pour se rétablir complètement. Parmi les causes de ce retard anticipé, mentionnons, entre autres, la récession économique en Europe, les mesures particulières imposées aux Chinois pour entrer au Canada et les réticences de certains marchés asiatiques à reprendre les voyages à l’international.  

La firme en intelligence d’affaires Skift évalue aussi que la plupart des régions du monde sont en voie de retrouver les niveaux de performance de 2019, avec l’Amérique du Nord en tête et l’Asie-Pacifique en queue de peloton. Les secteurs d’activité qui s’en remettent le mieux sont ceux des locations de vacances et de l’hôtellerie. Le transport aérien peine toutefois à remonter la pente, notamment à cause de problèmes de logistique et de pénurie de main-d’œuvre. 

Sur le plan des voyages d’affaires, ce sont les petites et moyennes entreprises (PME) qui contribuent le plus à la reprise du secteur. La plus grande société en gestion de voyages d’affaires, Amex GBT, évalue que les réservations effectuées au 3e trimestre de 2022 par les PME représentaient 80 % de celles enregistrées en 2019, soit 19 points de pourcentage au-dessus de celles réalisées par les multinationales. 

Prix à la hausse

La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Bien que les restrictions de voyage soient pratiquement toutes levées et que la pandémie se résorbe à peu près partout sur la planète, d’autres facteurs pourraient restreindre l’envie de voyager. L’invasion russe en Ukraine crée des tensions géopolitiques et suscite des craintes quant à la stabilité de nombreux pays. Ce conflit a généré une forte augmentation des coûts de l’énergie et ainsi contribué à une inflation galopante.  

Au Canada, l’Indice des prix à la consommation a crû de 6,8 % durant l’année 2022. Il s’agit d’un sommet en 40 ans. À cela s’ajoutent les hausses successives des taux d’intérêt qui créent une forte pression sur les détenteurs de prêts hypothécaires. Cette augmentation du coût de la vie se reflète dans le budget discrétionnaire des ménages. Celui-ci s’érode, et des choix s’imposent quant aux façons de le dépenser. La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment d’ailleurs que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Pénurie de main-d’œuvre

Les enjeux de main-d’œuvre apportent aussi leur lot d’inconvénients. De nombreux voyageurs québécois ont vécu des irritants liés à la pénurie de personnel durant leurs séjours dans la province à l’été 2022. Ces situations ont affecté la qualité de leurs expériences, du moins pour la forte majorité d’entre eux. Et cette problématique n’est pas sur le point de se résorber, compte tenu, entre autres, du départ massif à la retraite des baby-boomers au cours des prochaines années.  

Crise climatique

Huit milliards d’humains se partagent désormais la planète bleue et ses ressources. Ils sont nombreux à pouvoir témoigner de l’augmentation et de l’intensification des changements climatiques et des conséquences qui en résultent. 

Dans un tel contexte, les consommateurs, de plus en plus informés, ne peuvent faire fi de leur empreinte carbone et de leur impact sur le milieu d’accueil. En ce sens, seulement 26 % des voyageurs sondés par la Chaire mentionnent que les changements climatiques les poussent à changer leur façon de voyager. Voilà qui illustre la dichotomie du voyageur entre le bien de la planète et son propre bien-être. Cette donnée doit être incluse dans les réflexions sur la transition durable. 

Forte envie de voyager

Le désir de voyager surpasse les contraintes externes : quelque 89 % des voyageurs québécois envisagent d’effectuer au moins un séjour avec nuitée en 2023. Et cet appétit du voyage n’est pas exclusif aux Québécois. Une étude réalisée pour le compte du groupe Expedia auprès de 11 000 adultes provenant de 11 marchés géographiques, dont le Canada et les États-Unis, révèle que 46 % d’entre eux estiment que les voyages ont une plus grande importance qu’avant la pandémie. 

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La flexibilité que permet le télétravail ouvre également de belles possibilités de voyage jumelé à des déplacements professionnels. Il pourrait s’agir d’une avenue qui contribuera positivement aux retombées économiques du tourisme d’affaires.  

Au Québec, 19 % des voyageurs sondés par la Chaire ont effectué un déplacement professionnel d’au moins une nuitée au Québec entre novembre 2020 et 2022. De ce nombre, 34 % ont prolongé leur déplacement d’affaires dans la province pour des fins de loisirs ou d’agrément (bleisure). En 2023, la moitié de ces voyageurs d’affaires (52 %) projette de prolonger un voyage grâce au travail à distance. 

Se faire plaisir

Selon les données colligées par l’organisme Euromonitor International, les consommateurs en 2023 seront friands de nouvelles expériences et d’activités permettant des interactions sociales ; les voyages en font partie. Le concept de bien-être et l’idée de se faire plaisir, de prendre soin de soi et de profiter de la vie semble prendre de l’ampleur.   

Bien que 71 % des voyageurs québécois sondés par la Chaire aiment avant tout découvrir les attraits et activités incontournables, la plupart s’intéresse plus qu’avant aux voyages dans des endroits peu achalandés. La firme Skift souligne que de plus en plus de milléniaux chercheront des expériences de voyage que leurs proches ne connaissent pas. Et cette cohorte démographique, qui devient la plus importante aux États-Unis en termes de nombre et de pouvoir d’achat, exerce une forte influence sur les organisations. 

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2023 : un nouveau point de départ ?

Pour se positionner avantageusement, les entreprises touristiques doivent notamment déployer des actions qui montrent leur engagement à développer un tourisme plus durable et responsable sans trop de friction, à prendre soin de leurs employés comme de leur clientèle et à offrir un service impeccable en ligne comme sur place. Les collaborations seront de mise afin de répondre à ces différents impératifs. 

Les cinq grandes tendances formulées par l’équipe de la Chaire de tourisme illustrent les phénomènes observés et qui sont appelés à prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. Issues, entre autres, de l’exercice de veille, elles sont aussi documentées par un sondage réalisé en novembre 2022 auprès d’un panel de voyageurs québécois. Ces données toutes fraîches permettent de cerner l’état d’esprit des voyageurs dans le contexte actuel. Et celui-ci se transforme rapidement. 

Dans ces circonstances, la reprise du rythme de croisière de 2019 est-elle l’idéal à atteindre ? Et si 2023 devenait un nouveau point de départ ?  

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Les statistiques sur les voyageurs québécois présentées dans ce texte proviennent d’un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat du 21 au 25 novembre 2022. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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L’été 2022 vu par les entreprises touristiques québécoises

L’achalandage touristique jugé à la hausse par rapport à l’été 2021 se reflète sur le chiffre d’affaires des entreprises.

La hausse des prix a eu un effet principalement favorable sur ce chiffre d’affaires, grugeant toutefois les bénéfices d’un peu moins de la moitié des répondants. 

 

 

Faits saillants de la performance des organisations touristiques pour le 3e trimestre de 2022 

 

Nous avons besoin de votre voix afin de poursuivre notre étude de la performance de l’industrie touristique du Québec ! Rejoignez la Voix des pros, le nouveau panel virtuel créé à cet effet. Répondez à nos enquêtes, et courez la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel en répondant d’abord à ces quelques questions. 

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Voyager au Québec cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage pour l’hiver 2023. 

Près de 45 % des voyageurs québécois interrogés considèrent un séjour d’agrément au Québec d’au moins une nuitée hors de leur résidence à l’hiver. Parmi ceux-ci, 78 % n’avaient pas encore réservé leur expérience au moment du sondage en novembre dernier.  

Comment engager cette clientèle ? Qu’est-ce qui distingue les répondants qui envisagent un séjour d’agrément au Québec cet hiver de ceux qui n’en projettent pas ? Deux éléments ressortent de l’enquête menée par la Chaire ; le télétravail et le développement durable.  

Les séjours de télétravail, une avenue pour prolonger l’agrément

Les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément au Québec dans les semaines à venir sont une clientèle intéressante pour les prestataires d’offres touristiques. En effet, il semblerait qu’ils considèrent que le télétravail s’insère bien dans un séjour d’agrément. Ils démontrent une flexibilité supplémentaire qu’on observe moins chez ceux qui ne prévoient pas visiter la province cet hiver. 

L’infographie suivante présente les principales variations de déplacements envisagés pour l’année 2023. 

Le développement durable capte l’intérêt

Les voyageurs québécois qui projettent un séjour d’agrément au Québec cet hiver s’affichent plus sensibles aux enjeux de tourisme durable que ceux qui n’envisagent pas de visiter la province durant la saison froide. Cette clientèle est plus susceptible d’accueillir favorablement des offres qui véhiculent des valeurs de responsabilité environnementale. 

L’infographie suivante présente les principales variations de comportements durables adoptés.  

En plus des répondants qui n’avaient pas encore réservé leur expérience en novembre dernier (78 %), environ le quart (23 %) des voyageurs québécois sondés demeurent incertains d’effectuer un séjour d’agrément au Québec cet hiver. Ces derniers représentent une clientèle potentielle intéressante que les prestataires d’offres touristiques peuvent encore tenter de charmer ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles

Qui sont les Québécois qui voyageront dans le sud cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage au cours de l’hiver 2023. 

Plus du quart (27 %) des personnes sondées envisagent de voyager dans une destination soleil cet hiver. Parmi ceux-ci, 51 % avaient déjà réservé leur voyage au moment du sondage en novembre dernier.   

L’infographie suivante présente un portrait plus exhaustif des répondants qui projettent d’aller dans le sud à l’hiver 2023 et les compare avec ceux qui n’envisagent pas un tel voyage. Les chiffres en gras indiquent une différence significative entre les répondants qui projettent de voyager dans une destination soleil et ceux qui ne le prévoient pas. 

Les premiers se distinguent notamment par leur âge, leur situation familiale ainsi que leur salaire annuel. En effet, ils sont plus souvent âgés de 55 à 64 ans (18 % contre 12 %), sont plus souvent des couples sans enfant à la maison (49 % contre 37 %) et ont tendance à avoir un revenu annuel de plus de 100 000 $ (50 % contre 37 %). 

Voici quelques observations additionnelles découlant des résultats de l’enquête qui permettent de cerner certaines caractéristiques de cette clientèle.  

Le télétravail en contexte de voyage capte l’attention

Parmi les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et qui ont l’intention d’effectuer un voyage dans une destination soleil dans les semaines à venir, 35 % envisagent un séjour consacré au télétravail au courant de l’année (contre 8 % de ceux qui ne projettent pas de voyager dans le sud cet hiver). De plus, un peu plus du quart (27 %) souhaitent prolonger la durée d’un séjour touristique grâce au télétravail en 2023 (contre 10 %). Ce segment de clientèle est donc plus enclin à effectuer du télétravail dans un contexte de voyage, ce qui démontre une certaine flexibilité à travailler de partout.  

Le contexte économique et sanitaire a peu d’impact

Les répondants qui envisagent de se rendre dans une destination soleil cet hiver s’affichent moins sensibles à l’inflation ainsi qu’à la pandémie de COVID-19 que ceux qui prévoient de rester au Québec. Les contraintes liées à ces deux facteurs sembleraient moins les affecter. L’infographie suivante présente les principales variations d’état d’esprit liées au contexte économique et sanitaire actuel. 

Ajoutons que quelque 15 % des répondants au sondage demeurent incertains d’aller dans le sud à l’hiver 2023. Opteront-ils pour une expérience hivernale ? À vous de les séduire ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Suivre l’évolution des déplacements d’affaires

Le secteur vit de profondes turbulences depuis 2020. Bien que certains déplacements aient repris leur rythme prépandémique, d’autres se font toujours attendre. Que disent les chiffres à propos de la performance mondiale des derniers mois et quelles sont les tendances qui rythmeront ce secteur à l’avenir ?  

Selon le plus récent index sur les voyages d’affaires de la Global Business Travel Association (GBTA), les dépenses mondiales de 2022 devraient atteindre 65 % des dépenses observées en 2019, ce qui représente une progression de 34 % par rapport à 2021. Le secteur pourrait devoir patienter jusqu’en 2026 pour retrouver ou dépasser les niveaux de dépenses comptabilisés juste avant la pandémie, soit la somme de 1,4 billion de dollars américains.  

Plusieurs facteurs complexifient la reprise, notamment les enjeux géopolitiques, l’inflation et l’impact de la hausse du prix de l’énergie sur le coût des voyages, les perturbations provenant des chaînes d’approvisionnement ainsi que les contrecoups de la pénurie de main-d’œuvre sur la fluidité des opérations. À cela s’ajoutent les besoins de profitabilité des entreprises, leur volonté d’atteindre des objectifs de réduction d’émissions de carbone ainsi que l’usage d’outils de communication efficaces facilitant les réunions à distance (lire aussi : les grands défis du tourisme d’affaires). 

La relance du secteur au Québec

De nouveaux comportements émergent et représentent parfois un casse-tête pour les lieux d’accueil.

La reprise des événements d’affaires se fait bien sentir dans les hôtels et centres de congrès de la province. Depuis le printemps 2022, la demande est au rendez-vous et certains lieux peinent même à y répondre.  

Bien qu’il y ait une volonté des individus à reprendre les rencontres en personne, de nouveaux comportements émergent et représentent parfois un casse-tête pour les lieux d’accueil, par exemple : 

– des annulations de dernière minute qui touchent parfois jusqu’à 20 % des invités ; 

– une hausse des demandes pour des réunions et événements de petite taille, ce qui nécessite une reconfiguration des espaces ;  

– une demande pour des événements plus créatifs qui offriront une réelle valeur ajoutée pour les délégués qui se déplacent ; 

– des réservations effectuées peu de temps avant l’événement, ce qui demande une grande réactivité. 

Sans oublier la pénurie de main-d’œuvre qui continue de faire mal aux entreprises du secteur et qui les empêche, dans certains cas, de rebondir aussi rapidement que souhaité. 

Les nouvelles modalités de travail engendrent d’autres types de déplacements

Se rendre au bureau serait-il devenu un déplacement d’affaires pour les employés en télétravail ? Une rencontre avec ses collègues constitue-t-elle un événement professionnel ? Oui et non, selon le contexte. Chose certaine, le secteur se trouve en pleine mutation ! 

Plusieurs organisations qui préconisent le télétravail (partiel ou total) adaptent leurs façons de se réunir. Pour compenser la relation à distance que vivent leurs employés, certaines sociétés organisent plus fréquemment des séminaires, des réunions ou des activités qui visent à resserrer les liens entre chacun. Dans bien des cas, c’est aussi l’occasion de mobiliser l’équipe à l’extérieur du bureau.  

Ce type de rassemblement prend désormais différentes formes et pour s’adapter au phénomène, plusieurs destinations actualisent leur positionnement en tourisme d’affaires. Joindre l’utile à l’agréable devient le mot d’ordre, car bien que ces rencontres soient d’ordre professionnel, elles doivent aussi être plaisantes.  

C’est le cas de la Suisse, qui aborde le sujet avec humour à travers une vidéo promotionnelle intitulée « Nous avons besoin de voyages d’affaires avec un air de vacances. », qui témoigne de l’attrait pour ces rencontres « nouveau genre ».   

 

La campagne promotionnelle « Montérégie – Destination affaires rêvée » véhicule cette même idée de travail et de plaisir. En fusionnant des expériences de bien-être et d’agrotourisme à son offre de réunion et de congrès, la région se positionne stratégiquement. 

 

Étirer le temps et profiter du déplacement

Une tendance qui poursuit sa lancée est celle des voyages de type bleisure. Déjà avant la pandémie, prolonger un déplacement professionnel pour des motifs d’agrément constituait une pratique populaire pour un bon nombre de voyageurs d’affaires, particulièrement chez les millénariaux (lire aussi : Regard sur les tendances du tourisme d’affaires). Selon les données du Future Market Insights report, le bleisure représente de 30 % à 35 % du marché mondial des voyages d’affaires. 

Plusieurs facteurs contribueront à la croissance de ce type de voyage, notamment : 

– l’usage courant d’équipement technologique efficace (un legs de la pandémie) ; 

– la stabilisation des politiques de télétravail dans les organisations ;  

– la volonté des employeurs d’offrir des conditions de travail attractives et qui favoriseront la rétention du personnel. 

Les voyages de type bleisure évoluent. Ils s’effectuent en solo, entre collègues, avec des amis et même en famille. Si certains avaient l’habitude d’ajouter quelques jours d’agrément à leur déplacement, le télétravail ouvre maintenant la porte à l’ajout de plusieurs périodes de travail qui s’effectueront à distance. Selon les politiques internes de leur employeur, les adeptes du bleisure ont la possibilité de réaliser des séjours plus longs à destination. 

Faire preuve de prudence en cette période encore incertaine

Certains phénomènes entourant les déplacements d’affaires pourraient n’être que transitoires. Plusieurs organisations tentent de nouvelles approches et évaluent les options qui s’offrent à elles. Il faut se rappeler que le secteur vit de profondes turbulences et que l’écosystème qui dessert cette clientèle devra encore faire preuve d’agilité et d’adaptation. 

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Gestion Marketing

Les programmes de fidélisation, toujours d’intérêt ?

Les stratégies traditionnelles utilisées par les marques pour engager les consommateurs et les inciter à renouveler un achat ou réitérer une expérience ont été bouleversées par une pandémie aux proportions historiques. Au sortir de cette crise, les demandes et les besoins des consommateurs ne cessent d’évoluer. Dans ce contexte, les programmes de fidélité exercent-ils toujours une influence sur les choix des consommateurs ? 

44 % des Américains considèrent que les programmes de fidélité jouent un rôle dans leur sélection d’hôtel. 

Les résultats d’une étude menée en mars 2022 par la firme YouGov le confirment ; 44 % des Américains considèrent que les programmes de fidélité jouent un rôle dans leur sélection d’hôtel. 

Selon une enquête menée à l’automne 2021 par Points auprès de plus de 2 000 répondants américains et européens, près de 75 % des membres de programmes de fidélisation d’hôtels se disent satisfaits des marques auxquelles ils sont fidèles. Cependant, 35 % d’entre eux désireraient plus de façons de gagner des points. 

Du côté des compagnies aériennes, c’est plutôt 66 % des personnes fidélisées qui se réjouissent du service des marques dont elles sont membres. Quelque 43 % d’entre elles déplorent tout de même les possibilités limitées d’utilisation des points. 

Les hôtels et les compagnies aériennes doivent donc identifier les avantages et les incitatifs les plus efficaces pour demeurer compétitifs sur un marché en pleine reprise. La manière dont ils répondront aux différentes préférences des clients sera déterminante. En effet, l’adaptation des programmes de fidélité pourra aussi bénéficier à la destination touristique.  

C’est le début d’un temps nouveau

Selon une récente étude effectuée par Skift, en 2021, 47 % des voyageurs d’agrément étaient membres de l’hôtel dans lequel ils ont séjourné lors de leur plus récent voyage, une croissance de 4 % par rapport à 2020. Du côté des voyageurs d’affaires, c’est plutôt 64 % d’entre eux qui étaient membres, un chiffre stable selon les résultats de 2020.  

Étant donné la situation sanitaire et environnementale, certains voyageurs d’affaires décideront de se déplacer moins fréquemment qu’avant la pandémie. Ils auront donc des attentes similaires à celles des voyageurs d’agrément en termes de privilèges. Ainsi, les programmes qui valorisent la quantité de séjours en offrant de gravir des échelons selon le nombre de réservations effectuées ne leur conviendront plus nécessairement. Les clientèles qui voyageront moins pourraient, par exemple, apprécier davantage la possibilité d’échanger en partie ou en totalité les points accumulés contre des expériences ou des produits, selon leur convenance. 

Il est plus avantageux pour certaines clientèles de pouvoir échanger en partie ou en totalité leurs points contre des expériences ou des produits concordant davantage à leur style de vie.   

D’un point de vue structurel, les systèmes d’accumulation de points peuvent offrir des avantages attrayants, mais ne peuvent avoir d’impact que si les clients sont en mesure d’atteindre les seuils demandés. Dans cette optique, certaines grandes chaînes se sont adaptées au marché et proposent de plus en plus des avantages personnalisés ou des bénéfices instantanés. 

Hilton 

Les adhérents au programme Hilton Honors peuvent choisir d’échanger leurs points contre des billets pour des concerts, des achats sur Amazon ou des miles aériens ; des possibilités intéressantes qui leur octroient une certaine souplesse.  

Pendant la pandémie, le groupe hôtelier a pris la décision de retarder l’expiration des statuts (argent, or, diamant) et des points afin de donner aux membres plus de temps pour profiter de leurs privilèges. Hilton a également réduit les formalités pour passer d’un statut à un autre et a diminué les seuils qui permettent de gagner des nuits bonus, ce qui rend cette récompense plus accessible. 

Source de l’image : Hilton Honors 

Choice Hotels 

Les membres du programme Choice Privileges peuvent choisir de convertir leurs points en cartes-cadeaux de restaurants ou de détaillants participants ou en miles aériens.  

Au début de la pandémie, Choice Hotels Canada a aussi décidé de retarder l’expiration des statuts (or, platine, diamant) et des points des membres. Le groupe hôtelier a également mis au point un plan qui a permis à ses hôtels d’établir plus aisément des liens avec les attractions locales et les organisations de gestion de la destination. Il résulte de ce maillage des forfaits et des suggestions de séjours qui non seulement appuient les clientèles dans leur planification de voyage, mais soutiennent aussi les entreprises touristiques limitrophes.  

Source de l’image : Choice Hotels

Accor 

En janvier 2020, Accor a lancé Accor Live Limitless (ALL). Le programme permet notamment aux adhérents d’utiliser leurs points comme option de paiement dans différents restaurants participants ou pour l’achat d’articles chez diverses entreprises partenaires, comme Apple, Bosh ou Dyson. Les membres ont aussi la possibilité d’échanger leurs points contre des activités ou des entrées à certains événements ou spectacles. 

Accor n’exige pas de ses membres qu’ils séjournent à l’hôtel pour accumuler des points ; certains restaurants ou bars participants leur permettent de le faire. Cette démarche permet à la société d’étendre sa portée, d’attirer des clients potentiels, mais surtout de les aider à accumuler des points plus facilement. 

Source de l’image : Accor 

Des changements pour l’action climatique

Certains hôtels commencent peu à peu à moderniser leurs programmes de fidélisation pour répondre à l’intérêt grandissant des voyageurs pour le tourisme durable. Par exemple, les membres Radisson Hotels Americas peuvent désormais compenser l’équivalent d’une tonne de CO2 contre 4 000 points par le biais de l’organisation First Climate. IHG Hotels & Resort offre 500 points aux clients qui renoncent au service d’entretien ménager pendant leur séjour dans divers établissements participants.  

L’Office du tourisme d’Hawaii, en partenariat avec des hôtels, des compagnies aériennes et des organisations bénévoles, a mis sur pied le programme Malama Hawaï. En participant à des projets de reforestation, de plantation d’arbres ou de nettoyage de plages pendant leur séjour, les clientèles des hôtels participants peuvent bénéficier de plusieurs avantages, soit des réductions ou même des nuitées gratuites. L’objectif est d’offrir aux voyageurs une expérience de voyage significative et enrichissante qui pourrait les inciter à revenir et éventuellement devenir un membre fidèle (lire aussi : Hawaï : voyager et redonner à la communauté). 

Source de l’image : Hololeʻa 

Plusieurs programmes de fidélité ont évolué et tentent de combler les nouvelles attentes des clientèles. Les initiatives pour les (re)engager sont diverses, mais une modernisation s’impose. Quelle stratégie allez-vous prioriser ? 

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Qui sont les consommateurs en 2022 ?

La pandémie a eu un impact sur le comportement des consommateurs. Cette année, ils reprennent les rênes et tracent une voie en fonction de leurs passions et de leurs valeurs. Êtes-vous prêts à répondre à leurs besoins ? 

Euromonitor International a publié une étude visant à déchiffrer le contexte d’achat de plusieurs types de consommateurs. Ces portraits illustrent les influences et les motivations qui poussent les individus à acheter. Une meilleure connaissance des profils aide les entreprises à mieux cibler les différents types de consommateurs, les nuances de leur personnalité, leurs motivations et les canaux à utiliser pour mieux les atteindre.  

Voici un aperçu des profils. 

Les transformés

Pour ces consommateurs, la pandémie a entraîné des changements personnels drastiques et un renouvellement des valeurs, des modes de vie et des objectifs. Les transformés recherchent des activités et des produits qui contribuent positivement à la santé mentale et physique. Ils apprécient désormais davantage l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée.  

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises qui s’adressent aux transformés doivent être considérées comme des partenaires les aidant à profiter de leur nouveau mode de vie, tel que le télétravail. C’est l’occasion d’établir un nouveau type de relation avec cette clientèle. L’hôtellerie ainsi que de nombreuses destinations ont d’ailleurs adapté leur offre pour répondre aux besoins des télétravailleurs et de leurs organisations. 

Les environnementalistes

La protection de l’environnement est ancrée dans leurs valeurs. Ils sont inquiets des changements climatiques. Ils réduisent l’utilisation du plastique à usage unique et diminuent le gaspillage alimentaire.

Les environnementalistes font des choix plus durables tout en exigeant des actions et de la transparence de la part des marques. Les générations Y et Z, en particulier, estiment qu’elles peuvent faire la différence grâce à leurs actions durables. 

Comment les rejoindre ? 

Il s’avère intéressant de proposer des outils technologiques comme levier pour faire valoir ses actions, être transparent et faciliter les choix éthiques pour ce type de clientèle. Par exemple, TravelPerk a développé l’outil GreenPerk qui permet aux voyageurs d’affaires de connaître leur empreinte carbone en fournissant les informations de leurs déplacements (avion, train, voiture, etc.) et de compenser leur impact directement par le biais de la plateforme de la compagnie. 

Les seniors numériques

Désormais familiers avec la technologie, les seniors numériques effectuent des achats et utilisent des services en ligne. Ils y socialisent, assistent à des examens de santé ou utilisent des services de finances et y apprennent une foule d’informations. Ils n’hésitent pas à faire affaire avec les concurrents si les produits ou outils s’avèrent difficiles à employer.

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises doivent adapter leur expérience en ligne, développer des interfaces faciles à utiliser et simplifier l’usage des technologies existantes. L’optimisation des applications mobiles, des réseaux sociaux et des sites Web sera essentielle pour capter leur pouvoir d’achat.

Les citadins ruraux

Tous les consommateurs ne sont pas prêts à renoncer à la vie urbaine comme certains de leurs voisins partis en banlieue ou en campagne. Cependant, le besoin d’espaces verts à proximité des habitations et de déplacements plus rapides et plus propres redéfinit les préférences des citadins ruraux qui restent en ville. En général, ils investissent davantage dans leur maison et leur communauté, car ils y passent plus de temps. 

Comment les rejoindre ? 

L’intégration d’initiatives plus durables dans les zones métropolitaines trouvera un écho auprès des citadins ruraux. Accès à des espaces verts, mobilité durable et commerces de proximité sont des éléments attractifs pour ce type de clientèle. La densification et la dynamisation des quartiers pour créer des milieux de vie de qualité où il fait bon vivre contribuent également à la résilience des collectivités comme le souligne cette analyse. 

Les virtuels

Désormais, la socialisation en ligne est la forme de divertissement préférée de ce groupe de consommateurs, en particulier pour les jeunes générations. Ils passeront encore plus de temps dans des mondes virtuels, tels que le métaverse. Leurs environnements immersifs stimulent le commerce électronique et les ventes de produits virtuels à mesure que l’accès s’étend.  

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises qui établissent une présence dans ces mondes virtuels seront à l’avant-garde puisqu’elles suivront le rythme de développement des environnements sociaux. Ces univers modifient la relation entre l’industrie du voyage et leurs clients en diminuant les distances physiques et en offrant de nouvelles expériences. Le concept de métaverse permet d’inspirer les voyageurs et de fournir des informations précieuses susceptibles d’augmenter les réservations. 

Les prévoyants

Dans un contexte de crise dans la chaîne d’approvisionnement, ces consommateurs n’hésitent pas à choisir des articles similaires à leurs produits préférés lorsqu’ils ne trouvent pas ce qu’ils recherchent. Sinon, ils veulent sécuriser l’achat de leurs produits préférés soit en payant une prime ou en utilisant d’autres options, telles que l’achat d’occasion ou la location. Les prévoyants peuvent également dépenser plus pour avoir un accès privilégié à leurs produits préférés. 

Comment les rejoindre ? 

Dans ce contexte, plusieurs entreprises se tournent vers l’achat local pour surmonter les pénuries de produits. La promotion d’articles exclusifs ou en prévente à un prix supérieur pourrait attirer ces consommateurs et générer des revenus. 

Par exemple, PepsiCo a lancé deux sites de vente directe. Les consommateurs peuvent commander des offres groupées personnalisées, telles que « Rise & Shine » et « Family Favorites », sur PantryShop.com ou acheter des articles individuels sur Snacks.com à partir du portefeuille d’aliments et de boissons de PepsiCo.  

Les réutilisateurs

Ce type de consommateurs veulent adopter des pratiques durables et minimiser leur empreinte environnementale. Ils préconisent la réutilisation des biens et des matériaux. Le coût des produits est un facteur crucial alors que la situation économique demeure instable.  

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises qui mettent en œuvre de nouveaux modèles commerciaux et adoptent une démarche d’économie circulaire rejoignent davantage ce type de consommateurs. Les entreprises doivent réutiliser ou recycler les matériaux pour le développement de nouveaux produits et pour réduire les déchets. Le nombre d’initiatives ne fait qu’augmenter en tourisme. C’est le cas de l’application Too Good To Go qui permet aux restaurateurs de vendre à moindre coût des paniers surprises composés de restants de la journée. 

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Les intentions de voyage des Québécois à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 110 voyageurs québécois afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Près de trois voyageurs québécois sur quatre (74 %) ont l’intention de visiter le Québec cet été. Les Québécois envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un nombre important de ces voyages, soit en moyenne 2,9 voyages dans l’année, aura pour destination une région du Québec. La ville de Québec (31 %), Charlevoix (25 %) et la Gaspésie (23 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Les Québécois cherchent principalement à vivre une expérience liée à la plage (49 %), au plein air sportif (46 %) et à la gastronomie (45 %). Il s’avère donc peu étonnant que cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (30 %) et des séjours de détente (22 %). La visite de parents et amis occupe également une place non négligeable, puisque 27 % des répondants l’envisagent.

Au cours de leur séjour d’une durée moyenne de 5 nuitées, le tiers des Québécois passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux (34 %). L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets loués) figure également dans leurs plans (23 %).

La clientèle québécoise associe la destination du Québec à ses paysages variés (92 %), sa population locale accueillante (84 %) et à ses événements culturels intéressants (82 %), ce qui les motive à explorer la province. Quelque 39 % des répondants affirment avoir l’habitude de prendre des vacances au Québec. Les circonstances de la pandémie (25 %) représentent l’autre motivation la plus importante.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année (37 %) énoncent les raisons suivantes :

1.Ils ont déjà assez visité le Québec (30 %) ;

2.Ils recherchent une destination plus dépaysante (29 %) ;

3.Ils considèrent les prix trop élevés (27 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour une destination américaine ou internationale (26 %) et pour l’Ontario (21 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Ontariens à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 561 voyageurs ontariens afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de soulever plusieurs faits sur ce marché.

Plus du tiers des Ontariens a l’intention de visiter le Québec cet été. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année. Une moyenne de 1,8 voyage aura pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (62 %) et de Québec (46 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Les Ontariens recherchent principalement à entreprendre un roadtrip (49 %), vivre une expérience liée à la baignade (47 %) et au plein air contemplatif (40 %). Cette clientèle planifie principalement des séjours urbains (36 %) et des séjours axés sur la culture (35 %).

Au cours de leur séjour au Québec, d’une durée moyenne de 5,6 nuitées, la moitié des Ontariens passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif est également dans leur plan (27 %), suivis des hébergements de petite taille (20 %).

La clientèle ontarienne perçoit le Québec comme une destination avec une culture francophone unique en Amérique du Nord (85 %), ce qui les motive à explorer la province. Quelque 27 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. La sécurité de la destination (24 %) et une attraction ou un événement en particulier (20 %) représentent les deux autres motivations les plus évoquées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Ils ont déjà assez visité le Québec (23 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %) ;

3.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (16 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour une destination américaine (24 %) ou internationale et pour l’Ontario (62 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels

Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat.