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Marchés géographiques

Les intentions de voyage des résidents de l’Ouest canadien à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le du ministère du Tourisme auprès de 557 voyageurs originaires de l’Ouest canadien afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats obtenus montrent les caractéristiques de ce marché.

Quelque 17 % des voyageurs originaires de l’Ouest canadien projettent de visiter le Québec au cours de la prochaine année. En comparaison avec les marchés de l’Ontario et des Maritimes, il s’agit de la proportion la plus faible. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année dont en moyenne 2 auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (67 %) et de Québec (42 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Sans surprise, les principaux types de séjours envisagés sont les séjours urbains (38 %) et ceux axés sur la culture (36 %). Lors de leur venue au Québec, les voyageurs de ce marché cherchent principalement à entreprendre un roadtrip (53 %), vivre une expérience liée à la baignade (44 %) et au plein air contemplatif (42 %).

Au cours de leur séjour d’une durée moyenne de 7,2 nuitées, la moitié des répondants de l’Ouest canadien passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets loués) est également dans leurs plans (42 %) comme le fait d’être hébergé chez de la famille ou des amis (27 %).

Cette clientèle considère davantage que les activités proposées au Québec ne correspondent pas à leurs intérêts comparativement aux autres marchés (55 % contre 70 % du total des répondants). Qu’est-ce qui les motive à explorer la province ? Quelque 40 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. La sécurité de la destination (28 %) et le désir de découvrir une nouvelle destination (26 %) représentent les deux autres motivations les plus évoquées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent deux raisons :

1.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (27 %) ;

2.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (21 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour l’Ouest et les territoires canadiens (60 %), les États-Unis (hors Nord-Est) (42 %) ou une destination internationale (21 %) lors de leur prochain voyage.

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des résidents des Maritimes à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 543 voyageurs originaires des provinces maritimes afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Quelque 24 % des résidents des Maritimes ont l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année, dont 61 % auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (48 %) et de Québec (31 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Ils cherchent principalement à entreprendre un roadtrip (62 %), vivre une expérience liée à la baignade (47 %) et au plein air contemplatif (45 %). Près de la moitié se rendra au Québec pour visiter des parents et amis. Autrement, cette clientèle planifie principalement des séjours urbains (29 %) et des séjours axés sur la culture (29 %).

Quelque 53 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. Près du quart sont attirés par une attraction ou un événement particulier (24 %) tandis que d’autres ont naturellement l’habitude de prendre leurs vacances au Québec (23 %). Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année avancent les raisons suivantes :

1.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (24 %) ;

2.Ils ont déjà assez visité le Québec (22 %) ;

3.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (20 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour les provinces maritimes (73 %) ou encore l’Ontario (20 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Américains à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 183 voyageurs originaires du Nord-Est des États-Unis afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus du quart (28 %) des Américains interrogés a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils prévoient en moyenne 4 voyages dans l’année, dont 3,1 voyages auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (43 %) et de Québec (40 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet cette clientèle planifie principalement des séjours axés sur la culture (41 %) et plus du tiers, des séjours urbains (36 %). Ceux de détente sont également envisagés (30 %). Les Américains du Nord-Est des États-Unis cherchent principalement à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), à entreprendre un roadtrip (47 %) et à profiter de la gastronomie (45 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 5,9 nuitées, plus de la moitié des Américains passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets locatifs) est également dans leurs plans (31 %), de même que les établissements de petite taille (24 %).

Parmi la clientèle en provenance du Nord-Est des États-Unis, quelque 46 % évoquent le désir de visiter une nouvelle destination comme principale motivation. La sécurité de la destination (37 %) et la recommandation de proches (36 %) représentent les deux autres raisons les plus mentionnées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année mentionnent deux raisons principales :

1.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (25 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %).

Ces voyageurs visiteront plutôt leur propre pays.

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Français à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du tourisme auprès de 546 voyageurs français afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus d’un Français sur trois (38 %) a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un peu plus du tiers des voyages prévus au cours de l’été auront pour destination le Québec. Les villes de Québec (52 %) et de Montréal (47 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet, cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (47 %) et plus du tiers, des séjours urbains (43 %). Les séjours de nature et d’aventure sont également envisagés (30 %). Plus de la moitié cherchent à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), au plein air sportif (51 %) ou à la gastronomie (51 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 11 nuitées, 40 % des Français passeront la nuit dans de grands hébergements commerciaux. Les établissements de petite taille (38 %) et l’hébergement collaboratif comme Airbnb (26 %) figurent également dans leurs plans.

La clientèle française perçoit favorablement le Québec. Elle est plus encline que les autres marchés à associer la destination québécoise à une population accueillante, à des paysages variés et des événements culturels intéressants. Quelque 63 % éprouvent le désir de visiter une nouvelle destination. Quelque 40 % des répondants viendront sous recommandation de parents et amis. Finalement, près du tiers mentionne la sécurité de la destination.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Les prix trop élevés (27 %) ;

2.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (22 %) ;

3.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (20 %).

 

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Note méthodologique : Les intentions de visite obtenues envers le Québec par les visiteurs français sont hautement enthousiastes : au total, 39 % des voyageurs sondés sur ce marché ont indiqué considérer faire un voyage au Québec, entre mai et octobre. Or, une proportion élevée de ces répondants n’avaient entrepris aucune démarche à ce sujet, ou n’avaient pas manifesté d’intérêt élevé face au Québec dans la section du questionnaire portant sur la considération du Québec d’ici les deux prochaines années. Ces données sont à interpréter avec prudence.​

Un filtre restrictif a été appliqué pour le marché français afin de ne considérer que les voyageurs qui semblaient « sérieux » dans leurs démarches, ce qui représente plutôt 17 % de ce marché.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Tendances

La vanlife en 2022 : un état de la situation

Voyager en VR ou en van n’est pas nouveau, mais l’engouement pour la pratique bat des records. D’après une étude de 2021 réalisée par la Chaire de tourisme Transat portant sur les habitudes touristiques estivales des voyageurs québécois, les road trips figurent parmi les principales expériences touristiques recherchées durant l’été, selon 44 % des répondants.

D’après le rapport 2022 sur le camping en Amérique du Nord, près de 15 millions de ménages américains ont effectué un séjour en véhicule récréatif en 2021. Parmi ces voyageurs, 11 millions étaient propriétaires des véhicules. Le marché de la location de VR a également connu une croissance marquée avec près de deux millions de nouveaux locataires l’année dernière.

En 2021, Go Van a publié les résultats d’une étude menée auprès d’un échantillonnage de convenance de 1 000 vanlifers québécois. Le sondage visait à brosser un portrait des membres de cette communauté de voyageurs nomades. Voici ce que l’on sait à leur sujet jusqu’à présent :

Un peu moins de 55 % des répondants ont de 25 à 49 ans tandis que 40 % sont âgés de 50 ans et plus.

Source de l’image : Go Van

Quelque 29 % des répondants effectuent des voyages en van depuis au moins cinq ans. On dénombre tout de même plusieurs nouveaux adeptes. En effet, c’est une personne sur cinq qui réalise des voyages en van depuis moins d’un an.

Source de l’image : Go Van

Les voyageurs en van s’intéressent à différents types de passe-temps lors de leurs séjours ; voilà une opportunité d’offrir des expériences mixtes. Quelque 30 % des répondants identifient les activités sportives comme représentant la plus grande part de leurs dépenses, suivi de très près par les restaurants et les microbrasseries (28 %).

Source de l’image : Go Van

Sur le plan des nuitées, la grande majorité des répondants dit privilégier des sites en nature, soit en bord de route ou en forêt, alors que le tiers affirme dormir souvent dans les campings traditionnels.

Source de l’image : Go Van

Le camping nomade est donc courant et apprécié par ces voyageurs. Ce type de camping connaît un boom impressionnant depuis les dernières années. Surnommé boondocking en anglais, cette pratique consiste à camper temporairement et gratuitement dans un endroit où il n’est généralement pas possible d’avoir accès à l’eau potable, l’électricité ou une sortie d’égout.

Certaines destinations demeurent mitigées face à cette pratique, d’autant plus que la pandémie de COVID-19 n’est venue qu’amplifier le phénomène.

Un intérêt grandissant qui ne plaît pas à tout le monde

La popularité croissante de la vanlife provoque certainement des enjeux de cohabitation. On se rappelle notamment l’onde de choc occasionnée par les campeurs sur les plages de la Gaspésie à l’été 2020. Gaspé a d’ailleurs réitéré l’interdiction de camper sur ses plages ainsi que dans tout autre lieu public à l’approche de la saison estivale 2022.

La situation est semblable à Tadoussac. En 2021, la ville a commencé à donner des amendes aux propriétaires de VR et de van qui campaient gratuitement sur le territoire. Il va sans dire que depuis les dernières années, le secteur des dunes a particulièrement été touché par les campeurs qui y laissent des déchets.

D’autres pays sont également aux prises avec la même problématique ; c’est le cas notamment du Portugal où il est illégal de camper en dehors des campings officiellement désignés. Praia da Ingrina, une plage située dans le sud-ouest de l’Algarve, est particulièrement affectée par cet enjeu. Bien que le camping nomade puisse entraîner des amendes allant de 200 à 4 000 euros, les vanlifers n’hésitent pas à s’y cantonner. Les résidents déplorent les comportements des voyageurs qui laissent des déchets, détruisent la flore et allument des feux sur la plage.

Source de l’image : The Portugal News

Des initiatives d’ici qui accueillent les vanlifers

Plusieurs régions québécoises perçoivent la présence des vanlifers comme une opportunité. Elles choisissent d’encadrer la pratique plutôt que de l’interdire. Avec l’achalandage accru des terrains de camping à l’été 2020 et 2021, des espaces de stationnement gratuit nommés « sites de débordement » ont été mis en place pour bien accueillir ces voyageurs et pour tenter de les inciter à rester plus longtemps dans la région. Bien que ces haltes aient été pensées pour soulager les campings affichant complet, certains préfèrent s’y rendre directement étant donné la gratuité du service.

À cet effet, Baie-Comeau dédie plusieurs espaces de stationnement, en bord de mer ou plus près du centre-ville, aux voyageurs en van et en VR. Certains possèdent même des toilettes et des stations de vidanges. La municipalité des Escoumins détient également un parc aménagé pour les véhicules récréatifs et les vans comprenant des poubelles et une toilette. Le village souhaite d’ailleurs devenir une destination incontournable pour la vanlife. Pour éviter les débordements qu’ont connu leurs voisins de la péninsule gaspésienne, la municipalité utilise des applications, telles que iOverlander, afin de diriger les voyageurs vers des lieux propices à leur bien-être et à celui des communautés locales.

Au Bas-Saint-Laurent, la ville de Rimouski a mis à disposition à l’été 2021 une quarantaine d’espaces de stationnement dédiés aux véhicules récréatifs et aux vans. Les voyageurs avaient la possibilité d’y rester 24 heures et étaient ensuite invités à poursuivre leur séjour dans un camping de la région. En Gaspésie, la ville d’Amqui a aussi mis en place ce type de halte dans certains stationnements.

D’autres lieux souhaitent aussi tirer parti de cette clientèle grandissante et mettent tout en place pour y arriver. Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé à Trois-Rivières, invite les voyageurs en van et en VR à utiliser des parcelles de leur terrain en bordure du fleuve pour quelques nuitées. Les vanlifers ont, entre autres, accès à l’eau potable, aux toilettes ainsi qu’au restaurant du sanctuaire et sont ensuite invités à effectuer un don pour leur séjour.

Source de l’image : Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Les adeptes du terroir et d’expériences gourmandes et agrotouristiques sont comblés par ce qu’offre Terego. La plateforme met en contact des voyageurs en VR avec des producteurs agricoles (lire aussi Trois tendances en plein air pour s’inspirer). Pour des frais annuels de 105 $, les vanlifers ont accès à tout le réseau Terego et peuvent donc s’installer pour une nuit sur le terrain d’un vignoble ou d’une ferme locale, par exemple. En Finlande, le Café Bar Pesula accueille à bras ouverts ces voyageurs et leurs véhicules dans leur stationnement (lire aussi Un restaurant « Bienvenue aux VR »).

Source de l’image : Terego

Exemple de structuration : la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est reconnue par les amateurs de roadtrip pour être une destination de choix… et il faut croire que le pays est actuellement victime de son succès. Selon un rapport publié en février 2021, le nombre de campeurs nomades étrangers est passé de 10 000 au début des années 2000 à 123 000 en 2018. Sans grande surprise, cet engouement massif déplaît à certaines communautés locales ; l’encombrement des espaces de stationnement et des plages, la congestion des routes ainsi que les déchets des campeurs sont devenus de réelles préoccupations.

Source de l’image : The Conversation

Fort d’une longue tradition, le ministre du tourisme Stuart Nash ne souhaite pas interdire la pratique du camping nomade. Cependant, des modifications sont proposées ; de nouvelles règles devraient être mises en place progressivement à partir de l’été 2022. Ces changements visent notamment à protéger l’environnement naturel, à garantir une pratique responsable du camping et à s’assurer du bien-être des communautés locales touchées par cet enjeu.

Voici quelques changements proposés :

  • Établir un système réglementé pour la certification et l’enregistrement des véhicules autonomes ;
  • Exiger que les campeurs en van utilisent un véhicule autonome certifié lorsqu’ils séjournent sur les terrains municipaux, à moins que le site soit désigné comme convenant aux véhicules non autonomes ;
  • Obliger les véhicules à disposer d’une toilette fixe pour être certifiés autonomes ;
  • Renforcer le système d’infraction (par exemple en augmentant les amendes).

Une période de transition de deux ans est prévue avant que tous les véhicules autonomes ne doivent adhérer aux nouvelles normes.

Plusieurs destinations et lieux sont favorables à la vanlife, mais cette pratique demeure tout de même controversée, notamment à cause des traces que laissent certains de ces nomades derrière eux. Encadrer ou interdire, la question se pose !

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Tendances

Les tendances touristiques racontées

Cette année, l’équipe de la Chaire a collaboré avec le bédéiste Cyril Doisneau pour mettre en scène certaines tendances décortiquées dans le cahier Perspectives touristiques  2022. Nous vous invitons à les découvrir à travers l’histoire de nos deux voyageurs afin de déceler des opportunités ou des défis qui pourraient se présenter au cours des prochains mois. Bonne lecture! 

Image à la une : Cyril Doisneau

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Hébergement Segments de clientèles

Le renouveau du tourisme de luxe

Les résultats d’une récente étude effectuée par GlobalData montrent une reprise impressionnante des voyages de luxe. La pandémie de COVID-19 a permis aux plus fortunés de continuer de s’enrichir et à d’autres voyageurs d’économiser plus qu’à la normale. En effet, les données de 2021 du Economic Tracker montrent que le taux d’épargne des Américains à revenu élevé est de 10 % à 20 % plus élevé que celui des consommateurs aux salaires moyens ou faibles. Les clientèles nanties sont maintenant prêtes à profiter de ces économies.  

Selon le Economic Tracker, les dépenses des Américains à revenu élevé n’ont cessé d’augmenter de janvier à novembre 2021 (de 0,5 % à 28,2 % par rapport au niveau prépandémique). Ces consommateurs aisés, disposant d’un pouvoir d’achat plus élevé, ont déjà recommencé à voyager à la fin de l’année 2021. Aux États-Unis, GlobalData constate que le revenu total des hôtels de luxe a connu la plus forte reprise en 2021, avec une augmentation de 147 % par rapport à 2020. Il s’agit d’une croissance nettement supérieure à celle de l’hôtellerie économique, qui a connu une hausse de revenu annuel de 42 %.   

Selon une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en décembre 2021 auprès de 1 206 voyageurs québécois, les ménages ayant un revenu annuel de plus de 150 000 $ se trouvent davantage en situation de télétravail que les autres (62 % d’entre eux contre 40 %) ce qui leur permet une plus grande flexibilité et en font une clientèle potentielle pour le workation (lire aussi : Les télétravailleurs, un segment à saisir). D’après Statistiques Canada, parmi les couples formés de deux salariés et appartenant à la tranche supérieure des revenus d’emploi, 45 % d’entre eux travaillaient à domicile d’avril 2020 à juin 2021. Ce taux est 9 fois plus élevé que celui de la tranche salariale tout juste en dessous. Les couples plus aisés occuperaient ainsi des emplois se prêtant mieux au télétravail, ce qui représente une opportunité pour les prestataires d’expériences de luxe.  

Inégaux face à l’inflation

Bien que la pandémie ait été bénéfique pour un segment de clientèle particulier, d’autres consommateurs ont, à l’inverse, ressenti les effets de la crise sur leur épargne. Selon une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), l’inflation des dernières années a plus particulièrement eu un impact sur les ménages québécois plus démunis. En vingt ans, l’augmentation du coût du panier de consommation de ces ménages est pratiquement 27 % plus forte que celle qui affecte les familles les plus riches.  

En contrepartie, la hausse des prix ne semble pas avoir affecté les habitudes de consommation des ménages québécois plus fortunés qui allouent en moyenne 8,2 % de leur budget aux loisirs, contre 4,9 % pour les ménages plus pauvres. Cet écart est particulièrement prononcé pour les dépenses reliées aux spectacles et aux forfaits-voyages.  

Un nouveau segment de voyageurs de luxe

Certains des éléments plus traditionnels ou formels d’un séjour de luxe sont mis de côté au profit d’une approche plus détendue, informelle et inclusive, correspondant mieux aux millénariaux.

Les codes du luxe sont en pleine évolution et s’imbriquent dans plusieurs sphères telles que la mode, le design, l’art ou les technologies. Le nouveau luxe est principalement porté par la génération Y qui serait responsable de près de 85 % de la croissance du secteur et devrait représenter 45 % de la clientèle en 2025, selon le balado de FERRANDI Paris. Certains des éléments plus traditionnels ou formels d’un séjour de luxe sont donc mis de côté au profit d’une approche plus détendue, informelle et inclusive, correspondant mieux aux millénariaux.  

Les voyageurs de luxe modernes ont donc de nouvelles attentes et désirs qui dépassent les grandes chaînes hôtelières luxueuses ou les billets d’avion en première classe. En concordance avec les intérêts de leur génération, ils favorisent les hébergements prônant des pratiques durables. Ils souhaitent également être en mesure de créer des liens avec le personnel touristique. Ils prônent aussi les expériences uniques et personnalisées, ancrées dans la communauté locale. Les offres d’hébergement correspondant à ces critères voient de plus en plus le jour. 

C’est notamment ce que propose le KAJ Hotel, une capsule flottante danoise entièrement fabriquée à partir de matériaux récupérés. Le KAJ Hotel est situé dans une partie tranquille du port de Copenhague, mais demeure à proximité de plusieurs attractions touristiques. L’hébergement, équipé tel un appartement complet, répond à la tendance générale des voyageurs à vouloir vivre comme les locaux. Cet hôtel comporte toutefois un caractère exclusif, car il comprend une seule résidence ; y dormir représente donc un privilège pouvant être perçu comme du luxe.  

Source de l’image : KAJ Hotel 

De son côté, Moliving, un hôtel nomade d’unités modulaires préfabriquées, permet aux voyageurs de vivre des expériences luxueuses en mettant en valeur et en respectant le milieu environnant. Chaque cabine de 400 pieds carrés comprend une chambre, une salle de bains, deux terrasses et un espace de vie. Entièrement meublées, les unités perturbent peu l’environnement et peuvent facilement être déplacées sans endommager le terrain, en plus d’être autosuffisantes sur le plan énergétique. 

Source des images : Moliving 

Ces deux types d’hébergement sont au cœur même de ce que recherche le nouveau segment de voyageurs de luxe en 2022 ; une expérience hors du commun. Une étude menée par Flywire auprès de 600 voyageurs de luxe américains suggère qu’ils chercheront à tirer parti des économies accumulées pendant la pandémie de COVID-19 pour vivre des expériences inoubliables. C’est ce que confirme également une enquête d’Expédia menée auprès de 12 000 voyageurs américains. Les répondants âgés de 18 à 34 ans seraient à l’origine d’une tendance forte pour 2022 ; celle du voyage extraordinaire et de la quête d’expériences enrichissantes et significatives. 

Les voyageurs de luxe millénariaux obligeront les voyagistes à diversifier leur offre. Ces derniers devront miser sur l’émerveillement et la personnalisation des expériences qui devront être en harmonie avec les communautés locales et l’environnement.  

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Segments de clientèles Tendances

L’évolution des milieux de travail : une tendance qui bouscule l’écosystème urbain

En réponse aux contraintes sanitaires, les entreprises ont dû rapidement intégrer des solutions technologiques efficaces pour maintenir leurs opérations. Ainsi, l’usage d’outils numériques s’est imposé et le télétravail s’est normalisé. Cette nouvelle réalité accélère des changements majeurs au sein des organisations, notamment en termes : 

  • de modalités de travail (hybride, flexible…) ;  
  • de leadership et de processus de travail (équipes autonomes, collaboration, agilité…) ;  
  • d’expérience employé (inclusion, bienveillance, équilibre travail et vie personnelle…) ;  
  • de compétences recherchées (savoir-faire et savoir-être).  

Et ce n’est pas tout. Les lieux de travail se retrouvent fragmentés entre le bureau, la maison et parfois d’autres lieux, selon les envies des télétravailleurs. 

Les défis des centres-villes

La transformation des milieux de travail engendre de nombreuses répercussions pour les organisations, mais aussi pour tout l’écosystème dans lequel elles gravitent. Les centres-villes vivent aux premières loges les contrecoups de cette réorganisation. Une forte concentration d’emplois s’effectuant habituellement à partir des tours de bureaux peut désormais se faire en télétravail, ce qui explique en partie l’importante baisse d’achalandage. Le recours au commerce en ligne est lui aussi pointé du doigt. 

D’après un rapport présenté le 25 février 2022 par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), la majorité des entreprises qui ont expérimenté le télétravail durant la pandémie compte aujourd’hui offrir des modèles hybrides de travail. L’adoption de cette pratique pourrait contribuer à une baisse de 19 % à 25 % de l’achalandage des travailleurs au centre-ville (par rapport à février 2020) et représenter une diminution de dépenses de l’ordre de 14 %. 

De nouveaux besoins et des occasions à saisir

Aujourd’hui, les villes doivent demeurer attractives, mais aussi s’adapter aux nouveaux comportements qu’engendre cette transformation organisationnelle. D’après un article publié dans la revue Gestion, le déplacement des travailleurs doit se justifier par des occasions de socialiser et collaborer, et aussi être bénéfique pour leur bien-être et leur santé mentale. Pour demeurer concurrentielles face aux autres entreprises, particulièrement dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, les organisations cherchent à offrir une expérience employé renouvelée.  

L’écosystème d’un centre-ville peut tirer profit de cette nouvelle ère en créant et en structurant une offre de propositions qui s’arrime avec les besoins des organisations et des employés. Des collaborations avec des restaurants, des commerces, des installations culturelles ou autres lieux pourraient être bénéfiques, tant pour les employeurs que pour les partenaires choisis.  

Une approche visionnaire

Les travailleurs qui se déplacent vers les centres-villes doivent être perçus comme des « voyageurs d’affaires » locaux.

Les travailleurs qui se déplacent vers les centres-villes doivent être perçus différemment que par le passé. Considérant qu’un bon nombre d’individus s’y rendront à temps partiel, le rapport de la CCMM suggère de les considérer comme des « voyageurs d’affaires » locaux. Cette approche s’explique par le fait que ce segment de travailleurs pourrait être tenté de concentrer ses habitudes de consommation sur deux ou trois jours au lieu de les étaler sur la semaine, comme auparavant. Ainsi, lors d’un déplacement, il ne serait pas surprenant que des collègues en profitent pour se réunir après le travail (5 à 7), pour participer à la vie culturelle, pour organiser des dîners d’affaires avec des clients ou encore pour se rendre dans des commerces identitaires du centre-ville. Ce changement de paradigme maintiendrait un certain niveau d’achalandage qui contribuerait à la vitalité de la destination urbaine.   

L’hôtellerie fonce

En France, la société Adagio cherche à répondre aux besoins occasionnels d’hébergement des télétravailleurs avec son programme Commuters. Celui-ci cible les travailleurs urbains qui résident en région éloignée, mais qui doivent se rendre sur leur lieu de travail deux ou trois jours par semaine. Les appartements-hôtels offrent plusieurs commodités, dont celle de laisser quelques affaires sur place d’un séjour à l’autre. Le groupe Accord propose lui aussi un programme (Commute and Stay) pour les télétravailleurs qui désirent rester au centre-ville. D’ailleurs, d’après un article publié dans le New York Times, de nombreux hôteliers notent une augmentation de fréquentation en milieu de semaine par des « voyageurs d’affaires » locaux. 

Le secteur de l’hôtellerie s’adapte non seulement aux besoins des télétravailleurs locaux, en modifiant leurs espaces et leurs fonctions, mais aussi à ceux provenant de tout horizon qui pourraient être tentés de s’installer pour une période un peu plus longue afin de joindre le travail et les vacances. C’est ce qu’on appelle des séjours de workation.  

Les destinations s’organisent

Tout au long de la pandémie, plusieurs destinations ont voulu se positionner auprès des télétravailleurs. C’est le cas de Venise avec sa plateforme Venywhere. Lancé en décembre 2021 par l’Université Ca’ Foscari et la Fondation internationale de Venise, le projet consiste à attirer les travailleurs qui jouissent d’une grande mobilité afin qu’ils occupent temporairement des espaces inhabités du centre-ville. La plateforme offre un service clé en main pour faciliter l’organisation du séjour. 

Source : venywhere.it 

La firme WorkMotion, qui offre des solutions de ressources humaines à l’international, a réalisé un index des villes qui facilitent le mieux le travail à distance et qui sont les plus accessibles et les plus attrayantes pour les télétravailleurs. Sur 80 villes analysées, Montréal se classe au deuxième rang, derrière Melbourne. Les quatre principaux facteurs étudiés pour établir ce classement étaient : 

1.La conformité aux cadres législatifs pour le télétravail ; 

2.La possibilité de visa de télétravailleur ; 

3.Les infrastructures publiques ; 

4.La qualité de vie. 

Avec la réouverture des frontières et la fin (ou mise sur pause) de plusieurs restrictions sanitaires, les milieux urbains chercheront à attirer de nouveaux segments de clientèle pour dynamiser leur centre-ville. En créant des offres et en adaptant des services qui visent à mieux répondre aux nouvelles réalités des travailleurs d’ici, la destination sera aussi attractive pour les télétravailleurs d’ailleurs ! 

Image à la une : Helena Lopes de Pexels 

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Performance

Un vent de positivisme pour les organisations touristiques

En collaboration avec le ministère du Tourisme, la Chaire de tourisme réalise depuis avril 2020 une enquête en ligne afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise. Sondées à propos de la saison estivale 2021, les organisations se montrent optimistes et relatent une nette amélioration depuis 2020. 

Le bilan est positif pour près d’une organisation sur deux (45 %) qui déclare avoir vu sa situation financière s’améliorer depuis décembre 2020.

Toutefois, elles font face à bien des enjeux économiques, les pertes financières étant celui jugé le plus préoccupant (plus de détails dans l’infographie ci-dessous).

Parmi les organisations habituellement en activité à l’été, 96 % l’étaient effectivement en 2021. Parmi elles, plus de la moitié (54 %) l’étaient à leur niveau normal d’activité et 45 %, à un niveau plus limité. Celles qui se trouvaient partiellement en activité blâmaient principalement les restrictions liées à la COVID-19, le manque de main-d’œuvre et l’absence de clientèles clés. 

Malgré tout, la saison estivale 2021 a été jugée satisfaisante par près des deux tiers des organisations sondées, à un niveau moyen de satisfaction de 7/10. Il s’agit d’une progression par rapport à l’été 2020, qualifié de satisfaisant par seulement la moitié des répondants (51 %). Ce degré de contentement est entre autres alimenté par une meilleure rentabilité par rapport à l’été 2020. Au total, quatre organisations sur cinq ont été en mesure d’au moins couvrir leurs frais, et 45 % ont pu réaliser des bénéfices (contre 26 % en 2020). 

Avec le relâchement des mesures sanitaires amorcé ainsi que l’ouverture des frontières, il est fort probable que la saison 2022 soit encore meilleure que celle vécue en 2021. Ce vent d’optimisme est aussi ressenti de la part des voyageurs. En date du 8 mars 2022, selon Destination Canada, 85 % des Québécois se sentent à l’aise de voyager dans leur province et 75 % dans les autres provinces canadiennes. 

 Image à la une : Andrea Piacquadio de Pexels 

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Des voyageurs québécois enthousiastes, mais prudents

Comportement des voyageurs québécois à l’été 2021

Une enquête longitudinale menée par la Chaire de tourisme Transat auprès de voyageurs québécois à la fin de l’année 2021 permet d’analyser les déplacements touristiques qu’ils ont effectués entre mai et octobre. En comparaison avec l’été 2020, ils ont été beaucoup plus nombreux à voyager au Québec (une variation de 22 pts de %), et plus particulièrement à y faire un séjour d’une à trois nuits (variation de 15 pts de %).   

Se rendre dans une autre région que celle du domicile principal fut également plus populaire en 2021 qu’en 2020 (variation de +23 pts de %). Les voyageurs québécois ont aussi été plus nombreux à séjourner à l’extérieur de la province et hors du pays.  

Les Québécois semblent reprendre certaines habitudes quand les mesures s’assouplissent. Par exemple, le retrait de la quarantaine obligatoire pour les voyageurs canadiens entièrement vaccinés à l’été 2021 pourrait avoir contribué à la hausse des séjours à l’extérieur du Canada.  

Le faible nombre de cas positifs à la COVID-19 durant la saison estivale, le taux élevé de personnes vaccinées, la mise en place du passeport vaccinal et l’application générale des mesures barrières pourraient expliquer la hausse du niveau de confiance des répondants face aux déplacements en général. On observe d’ailleurs que le désir de voyager dans le contexte actuel est plus élevé en 2021, comparativement à 2020 (2021 : 39 % contre 2020 : 26 %, une variation de +13 points de %).  

Attitude générale face au voyage et au ricochet du variant Omicron

L’enquête de la Chaire de tourisme Transat a aussi permis de jauger l’attitude des voyageurs québécois à l’égard du voyage dans un contexte pandémique. Près de la moitié des personnes sondées (48 %) a affirmé préférer voyager au Québec au cours des prochaines années, que les frontières soient rouvertes ou non. À l’inverse, plus du tiers (37 %) a apprécié découvrir la province durant la dernière année, mais privilégiera toutefois les voyages hors de celle-ci au cours de la prochaine.  

La fluctuation des mesures restrictives mises en place pour maîtriser les vagues de la pandémie de COVID-19 continue d’avoir des répercussions sur le comportement des consommateurs. L’arrivée du variant Omicron en fin d’année 2021 a altéré les plans de nombreux Québécois lors de la période des Fêtes et influence aujourd’hui les intentions de voyage à court et moyen terme. L’incertitude plane.  

En décembre 2021, un sondage mené par la firme Léger révèle que 88 % des Québécois n’ont pas l’intention de voyager à l’étranger pendant l’hiver. L’état d’esprit des citoyens fluctue au fil des semaines. Sondés à nouveau en février 2022 par Léger, 57 % (c. 21 % en janvier) des Québécois croient que le pire de la crise est derrière nous, 21 % (c. 45 % en janvier) que nous vivons le pire, et 12 % (c. 25 % en janvier) que le pire est à venir. 

Le retour à la vie « normale » est plus que jamais incertain. L’Institut national de santé publique du Québec s’est intéressé aux perceptions des Québécois quant au moment où ils pensent pouvoir reprendre leurs activités (voyager, grands rassemblements, etc.) comme avant la pandémie. Les résultats du sondage mené en janvier et février 2022 sont mitigés. Seuls 15 % affirment les avoir déjà reprises, 36 % indiquent que cela sera plutôt remis à juin 2022, 16 % vers la fin de l’année 2022, 29 % au cours de l’année 2023 et 5 %, jamais. 

Impacts de la COVID-19 sur les façons de voyager

Interrogés sur les répercussions de la pandémie sur leurs habitudes de planification au cours des prochaines années, les voyageurs québécois ont révélé à la Chaire de tourisme Transat en 2021 qu’ils seront nombreux à réserver des options offrant une politique d’annulation. Ils accorderont par ailleurs plus d’importance aux mesures sanitaires à destination, et croient qu’ils voyageront plus localement qu’avant. L’adhésion à ces deux paramètres, mesurée également lors de l’édition 2020 de l’étude, s’avère plutôt stable. On observe toutefois une légère tendance haussière concernant les voyages plus locaux (2021 : 50 % contre 2020 : 42 %; +8 pts de %). 

Comparativement à l’année 2020, la proportion de voyageurs qui estiment faire plus souvent des séjours en nature s’est légèrement amenuisée (2021 : 20 %, contre 2020 : 30 %). Connaissant l’engouement des Québécois pour le plein air, cette baisse n’est pas à craindre. Mais elle pourrait suggérer une certaine stabilisation du phénomène.  

Prévoir des plans A, B et C

Les entreprises touristiques ont assoupli leur politique de réservation et font preuve d’une grande flexibilité étant donné les circonstances changeantes. Les consommateurs en profitent bien : réserver un voyage à l’étranger comme plan A, mais planifier un séjour au pays si les frontières ferment à nouveau; louer un grand chalet avec des amis, mais prévoir un autre hébergement de plus petite taille comme plan B. Pour éviter de se retrouver le bec à l’eau, des voyageurs multiplient ainsi les réservations pour une même période et annulent l’option rejetée au dernier moment, ou selon les délais prescrits par la politique de l’entreprise. En anglais, on parle de trip stacking, un phénomène qui pourrait toutefois être éphémère et s’estomper lorsque la pandémie sera résorbée. 

Bien que l’année 2022 débute encore une fois dans l’incertitude, les consommateurs ont acquis deux années d’expérience et s’adaptent au contexte instable. Les voyageurs ont hâte de partir et même s’ils souhaitent vivre des expériences extraordinaires, composées, entre autres, de moments enrichissants et significatifs, ils demeurent hésitants pour l’instant.  

Image à la une : Cassiano Psomas de Pexels

Cet article fait partie du cahier des perspectives touristiques 2022 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.