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L’industrie touristique face à la crise : 2 de 3

Culture et musées

– Consensus autour de l’importance de la culture en temps de crise. L’UNESCO réitère la nécessité de la culture et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société. Elle demeure une source de résilience.

 

-Garder la culture vivante. Occuper le public et conserver son intérêt envers la culture deviennent essentiels. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

  • La communication par les réseaux sociaux. L’utilisation des différents médias constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plusieurs institutions créent des mots-clics (#MuseumsAndChill, #CultureChezNous) ou lancent des défis à la clientèle. Par exemple, certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmeum) demandent au public de récréer des œuvres d’art.

Source: Facebook

  • L’offre numérique se développe. Si ce n’était pas déjà fait, de nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture.

La solidarité s’organise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent : pages Facebook, sites Web, documents en ligne, conférences ou réunions virtuelles. Plusieurs organismes comme les conseils de la culture tiennent également des sondages pour mieux connaître les impacts de la crise dans leur milieu.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

 Festivals et événements

  • Le contenu en ligne foisonne. Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Concerts gratuits en rediffusion sur Internet, festivals et événements en direct, les idées s’adressent à tous les publics. Comme cette situation exceptionnelle se prolonge, artistes et diffuseurs sont toujours à la recherche de solutions pour s’assurer une certaine rémunération.

Source : Global Citizen

  • Recherche de financement. Si les gouvernements tentent d’adapter les programmes d’aide au secteur culturel et événementiel, tous les cas ne peuvent être couverts, notamment les petites salles de spectacles. Collectes de fonds, plateformes de soutien et appels aux dons de la part de collectifs de salles et d’artistes s’organisent partout dans le monde afin de sauver une des industries les plus touchées par la crise.
  • Les annulations, qui frappaient initialement les événements et les festivals se déroulant à la fin du printemps, ciblent maintenant ceux ayant lieu d’ici la fin de l’été. Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. Au Québec, le gouvernement demande l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août.
  • Solidarité. Tout comme les hébergements touristiques, certaines salles de spectacles ont décidé d’ouvrir leurs portes pour permettre l’accueil de patients atteints de la COVID-19. D’autres s’attellent à collecter matériel médical et dons pour la communauté.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Attraits touristiques

  • Des ouvertures reportées. La plupart des attraits touristiques ont fermé leurs portes. Des parcs thématiques saisonniers du Québec et du reste du Canada décalent leur date d’ouverture. C’est le cas de La Ronde, membre du groupe Six Flags. Le parc d’attractions rassure ses détenteurs de passeport-saison 2020 en prolongeant la période de leur laissez-passer. Des avantages supplémentaires sont également annoncés.
  • La découverte virtuelle des attraits touristiques. Les expériences immersives en ligne, les tours virtuels, l’observation des animaux dans les zoos grâce aux webcams figurent parmi les activités mises de l’avant pour maintenir un contact avec la clientèle. Le parc Universal Studios, à Orlando, propose des tours de manège. Voici celui du Hollywood Rip Ride Rockit.

Source : Facebook

  • Des offres éducatives pour occuper les enfants en confinement. Les attraits touristiques déploient des contenus en ligne afin d’outiller les parents et les enseignants à faire assimiler des notions aux jeunes qui sont privés d’école. L’Association of Zoos and Aquarium a monté un calendrier regroupant les initiatives de ses membres. L’organisme Événements Attractions Québec partageait récemment huit façons de découvrir les attractions du Québec en restant à la maison à travers des activités pédagogiques.

Source : Quebecvacances.com

  • Des élans d’entraide et de solidarité. Des attraits touristiques effectuent des dons de matériel (masques, équipement protecteur) et de nourriture pour aider leur communauté. D’autres offrent leurs installations pour accueillir des services essentiels. La tour de Blackpool, une attraction de la région du Lancashire, en Angleterre, tient ainsi lieu de banque alimentaire et devient le site de distribution pour les plus démunis, dont le nombre augmente en cette période difficile.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin

Tourisme de plein air et nature

  • Des décisions au cas par cas. En ce qui concerne les territoires protégés, deux choix semblent se présenter devant la COVID-19 : la fermeture complète ou l’interruption des services avec ouverture des sentiers. La Finlande, la France et les États-Unis préfèrent renvoyer leurs employés chez eux et donner accès à certains sites. Le Québec et le Canada gèlent quant à eux l’ensemble de leur réseau. Du côté des États-Unis, l’arrêt des services neutralise les tarifs d’entrée dans les parcs et provoque un achalandage effréné. L’association National Parks Conservation invite les gens confinés à la maison à profiter des espaces naturels tout en restant chez soi de huit manières différentes.

Source : Outdoor Vancouver

  • Un relais d’information exemplaire. Les associations sectorielles démontrent leurs leaderships en cette période de crise. En tourisme de nature et d’aventure, Outdoor Industry Association et National Park Conservation se démarquent. Elles fournissent tous les renseignements nécessaires à la compréhension des enjeux liés à la COVID-19. Elles publient également les plus récentes nouvelles officielles qui concernent l’industrie.

Source : Outdoor Industry Association

  • Des données encourageantes pour le plein air. Les études sur les intentions de voyages font couler beaucoup d’encre en 2020. Civic Science relève que 43 % des Américains âgés de 13 ans et plus prévoient faire davantage d’activités de plein air que d’habitude à cause de la COVID-19. Selon Micheal Coyle, gestionnaire de Coquitlam SAR, une équipe canadienne bénévole de sauvetage, la marche en montagne facile à modérée sera une « soupape de sécurité très précieuse » à la fin du confinement.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

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Gestion

COVID-19 : Festivals et événements

Mises à jour 

Québec

-Le gouvernement du Québec a annoncé le 21 mars dernier l’interdiction de tenir tout rassemblement intérieur ou extérieur, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

-La Ville de Montréal a annoncé le 7 avril l’annulation de tous les festivals et événements sportifs jusqu’au 2 juillet.

-À Montréal, les Francos, le Festival International de Jazz et le festival Montréal Complètement Cirque sont annulés alors que le Festival Juste pour Rire et le Grand Prix sont reportés. En ce qui concerne le remboursement d’un billet de spectacle, l’Office de la protection du Consommateur rappelle les directives aux personnes détentrices d’un billet pour un événement ayant été annulé ou déplacé.

Vélo Québec annule le Festival Go vélo Montréal et le Défi Vélo Mag, tous deux ayant lieu au printemps. Pour le moment, les autres événements de l’organisme sont maintenus.

Canada

International

  • Au cours des dernières semaines, les annulations et reports d’événements se déroulant habituellement au printemps, voire au début de l’été, ont envahi les médias. À présent, les annonces touchent des événements planifiés pour l’été et même pour l’automne. C’est le cas des Jeux Olympiques de Tokyo et de l’exposition universelle de Dubai (Expo 2020), tous deux remis à 2021. Le tournoi de Wimbledon ainsi que cinq grands festivals d’Édimbourg sont annulés.
  • Le site SportsTravel fournit une liste de tous les événements sportifs annulés ou reportés.
  • En Chine, la situation s’améliore et certaines boîtes de nuit ont rouvert leurs portes la fin de semaine passée, bien qu’il ne soit pas encore question de spectacles en À cause des mesures de quarantaines dans de nombreux pays, il est difficile d’envisager des tournées. 

Bonnes pratiques

Au Québec

  • Les initiatives en ligne fleurissent : concerts virtuels de l’OSM, diffusion de contenu musical québécois #Ensemblecheznouspar l’ADISQ sur les plateformes Spotify, Apple Music et PalmarèsADISQ, ainsi que #CULTUREALAMAISON proposée par La Vitrine. Celles-ci posent maintenant la question de la rémunération des artistes.
  • Le fonds d’aide #CanadaEnPrestation du Centre National des Arts (CNA) a déjà permis à une quarantaine d’artistes d’offrir des performances en direct en ligne en échange d’un cachet de 1000 $ par prestation. Le CNA a obtenu 400 000 $ de financement additionnel, ce qui permettra de subventionner d’autres réalisations jusqu’au mois de mai.
  • Douze petites salles de spectacles montréalaises ont organisé une collecte de fonds afin de soutenir leur personnel mis à pied. En attendant le traitement des demandes d’assurance-emploi, cet appel aux dons permettrait de leur venir en aide à court terme. La campagne a déjà récolté plus de 23 000 $ sur un objectif de 130 000 $.

À l’international 

Mesures de soutien aux entreprises 

Au Québec

  • Le Conseil des Arts du Canada annonce le versement anticipé de 60 millions de dollars aux organismes qu’il subventionne. Ceci vise à stabiliser le secteur des arts et de la culture suite aux mesures nécessaires prises afin de freiner la propagation du virus.
  • Le programme d’aide fédéral a notamment pour but de soutenir les entreprises culturelles. Cependant, pour ce faire, elles doivent prouver une perte de revenus pour un mois précis. Or, celles-ci n’ont généralement pas de revenu régulier. Le secteur attend ainsi des ajustements de la part du gouvernement.
  • Le Partenariat du Quartier des spectacles a conçu un outil de collecte d’information afin de mieux connaître les impacts économiques directs et indirects de la COVID-19 sur les salles du quartier. Le but sera de formuler des recommandations communes en matière de mesures compensatoires adaptées pour les diffuseurs en arts de la scène. (Partenariat du Quartier des Spectacles, 18 mars)
  • La SODEC a conçu une plateforme automatisée afin de documenter en temps réel les impacts de la crise de la COVID-19 sur l’industrie culturelle québécoise. Elle met également en place des mesures concrètes de soutien à ses clientèles. Pour plus de détails, consulter cette page.

À l’international 

  • Si de nombreux pays européens ont rendu disponibles des aides financières pour le secteur des événements, 36 associations européennes appellent à une aide d’urgence afin de sauver l’industrie des festivals. En attendant, des organismes comme Live Nation ou Grass Roots Music organisent des collectes de fonds.
  • En Europe, de nombreux festivals s’associent pour faire face à la crise.  
  • Meetingplay ainsi qu’Eventbrite publient des guides sur le bon déroulement d’événements virtuels. 
  • Le 14 avril, ON24 propose un webinaire intitulé « How to Bring Physical Events into the Digital World ».
  • Les 15 et 16 avril, la Sustainable Event Alliance organise deux séances de Hackaton pour tous les professionnels qui souhaitent s’unir afin d’imaginer et de redéfinir les événements de demain.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Organismes à suivre en tout temps 

 

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Produits et activités

Quand l’art trouve écho dans les territoires des montagnes

Nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais se sont penchés sur la redynamisation des territoires de montagne par l’animation et la création artistique. Voici deux exemples observés près de chez eux.

Faire revire un village qui se meurt

Chaque année, les amateurs de culture investissent de nouveaux lieux à Riom, village de montagne dans le canton des Grisons. Les spectateurs affluent. L’église baroque et la forteresse médiévale connaissent un second souffle. Le village revit pendant le Festival culturel Origen.

Depuis sa création en 2001, Origen a réussi son pari de transformer une région rurale en perte de vitesse en véritable pôle culturel, le tout en privilégiant les arts de la scène : théâtre, opéra, musique. En 2010, son fondateur, Giovanni Netzer, natif du lieu et âme de ce festival hors-norme, a fait installer un théâtre au col du Julier. Cette prouesse architecturale, construite en bois à 2284 mètres d’altitude dans un environnement extrême, celui de la haute montagne alpine, est une tour de Babel de 30 mètres de hauteur!

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Source : Savognin.graubuenden.ch

Avec les années, le développement de la région est devenu le thème central du Festival, car il faut penser à l’accueil du public, à l’hébergement, à la restauration, au transport et à l’implication des habitants. D’ailleurs, en 2019, le village de Riom, centre de ce pôle culturel, s’est porté candidat au concours du plus beau village de Suisse avec comme credo « la lutte contre la désertification rurale ». C’est dire la fierté affichée de ses habitants, qui peuvent également profiter de spectacles joués en romanche, une langue minoritaire en Suisse, mais toujours vivante dans cette région des Alpes grisonnes. 

Un vecteur de communication

Le Vision Art Festival est né en 2015, à l’initiative d’artistes passionnés par l’art urbain. Depuis, les murs de certains hôtels et de logements privés ou encore les surfaces offertes par l’infrastructure en béton des remontées mécaniques se couvrent de graffitis. À ce jour, les graffeurs ont peint 70 œuvres à des altitudes allant de 1500 à 3000 mètres. L’environnement climatique extrême de la haute montagne pose d’ailleurs des défis importants aussi bien lors de la réalisation des fresques que pour leur préservation.

Source vidéo : Youtube, Vision Art Festival

« Susciter l’intérêt et gagner les faveurs des habitants de Crans-Montana a été notre premier défi », indiquent les organisateurs. Au début, des polémiques ont éclaté. Le Festival s’est donc adapté. Aujourd’hui, il est devenu plus facile de trouver du soutien au sein de la population. « Il y a des murs plus “sensibles” que d’autres », explique l’artiste Jam Rezgui. Ainsi, « les murs les plus visibles, c’est-à-dire ceux situés aux entrées et aux sorties de la station, ne sont pas trop colorés ». Les murs avec des graffitis plus colorés occupent des rues latérales, des espaces plus discrets.

Les graffeurs s’adaptent aussi aux couleurs de l’environnement urbain en jouant sur le mimétisme. Certaines thématiques parlent directement au cœur des résidents : le mur d’un bâtiment résidentiel illustre une scène avec des convives dégustant une fondue, tradition bien helvétique. L’œuvre a été réalisée par un artiste marocain. Un autre graffiti représente l’acteur Roger Moore, connu pour avoir incarné James Bond, célèbre résident de Crans-Montana décédé en 2017.

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Source : Jasm.1 2018 Hôtel Le Green

« Ce festival est du pain béni pour la destination! », s’enthousiasme Samuel Bonvin, directeur marketing de la destination. L’image de station huppée et désuète colle toujours à la peau de Crans-Montana, et ce, malgré la démocratisation des sports d’hiver dans les années soixante-dix. Le Festival permet de bousculer ce cliché, tout en respectant l’identité culturelle du lieu. En effet, la marque Crans-Montana cherche à se positionner comme une destination de plaine-montagne, avec ses sommets, son espace urbain et, au pied du coteau, ses vignobles ensoleillés.

Le Vision Art Festival donne une image d’audace et séduit un jeune public; c’est bénéfique pour la destination. En effet, il est difficile de construire une image cohérente sur la base d’une diversité d’offres, c’est-à-dire le ski, le golf, le magasinage, le sport, la randonnée, etc. Avec leurs 11 000 habitants, les communes du Haut-Plateau forment un espace urbain à la montagne. Le boum de la construction de résidences secondaires dans les années soixante-dix a laissé derrière lui son cortège de bâtiments en béton, que l’art urbain exploite aujourd’hui. Et le marketing numérique fonctionne ici à plein régime. Par exemple, l’œuvre de l’artiste espagnol Okuda San Miguel a déjà été visionnée 9 millions de fois et elle continue à générer des vues encore aujourd’hui.

Le Festival est un vecteur prodigieux de communication. Sa notoriété est très élevée à l’international et permet de faire rayonner la destination dans le monde entier.

La culture est très présente à Crans-Montana et la destination soutient 91 événements par année. « Nous ne subventionnons pas la culture », précise Samuel Bonvin, même si la destination appuie bon nombre d’événements culturels et en évalue les résultats. « Le Vison Art Festival n’a pas une note élevée en termes d’affluence, mais ce n’est pas son but que d’attirer le maximum de visiteurs. » En revanche, le Festival est un vecteur prodigieux de communication. Sa notoriété est très élevée à l’international et permet de faire rayonner la destination dans le monde entier. De l’avis des organisateurs, l’événement reste cependant méconnu des « locaux », c’est-à-dire des habitants du canton du Valais. Que ce public de proximité s’y intéresse serait une belle récompense pour les porteurs de ce projet culturel et artistique.

 

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Tendances

Voir grand pour le « micro »

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

 

 

Quand les grands commencent à s’essouffler

Ces dernières années ont vu la montée en force d’entreprises gigantesques, nées du développement de l’internet et des communications mobiles. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) de ce monde ne sont pas les seules entreprises à avoir pris de l’ampleur; pensons au nombre incroyable de fusions et d’acquisitions de plusieurs milliards de dollars ayant créé des empires dans pratiquement tous les secteurs de l’économie. Ces géants semblent toutefois de plus en plus contestés, puisqu’ils sont souvent perçus comme de mauvaises entreprises citoyennes.

L’industrie touristique n’est pas épargnée par ce phénomène. Plusieurs grands joueurs sont touchés. Certains mégafestivals connaissent des déboires et sont parfois annulés. Le secteur est aussi touché par la faillite de généralistes d’envergure tels que Thomas Cook. Pourquoi autant de fermetures, alors qu’il n’y a jamais eu autant de touristes?

« Nous avons besoin de beaucoup moins que ce que nous estimons nécessaire. » Maya Angelou, écrivaine, actrice et militante américaine

La recherche de biens et de services toujours plus personnalisés, d’expériences plus individuelles et gratifiantes explique peut-être que l’on soit à l’ère de la méfiance et du désintérêt pour tout ce qui semble trop grand, trop gros, trop connu ou trop ordinaire.

En contrepartie, les microvacances, les minimaisons, les microboutiques, les microévénements et les micromusées — tout ce qui est rare, unique et marginal — semblent avoir le vent dans les voiles, particulièrement auprès des millénariaux.

La tendance au « micro »

Dans cette perspective, il y a un retour aux activités et aux événements plus petits, nichés, courts dans le temps et davantage en phase avec les nouvelles valeurs des voyageurs et les réalités des destinations.

Les microfestivals

Une foule de microfestivals gagnent en popularité et se présentent souvent comme l’antithèse de gros événements coûteux, surpeuplés et aux programmes quasi identiques d’une ville à l’autre. Les microfestivals se démarquent sur plusieurs points. En plus de divertir et d’animer un territoire, ces petits événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Localisés dans de plus petites villes ou dans des quartiers excentrés de plus grosses agglomérations, ils incitent les visiteurs à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par la tenue de grands événements. La Noce à Chicoutimi et le Festival international de Jazz à Verdun en sont quelques exemples.

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Source : Pexels

Les micromusées

Que ce soit pour rapprocher l’art des citoyens, pour démocratiser l’accès aux œuvres de grands musées nationaux par le numérique (les Micro-folies) ou pour inciter la population à exposer et à partager un objet en relation avec un thème choisi, durant quelques heures (pop-up museum), les micromusées ont la particularité d’être modulables, temporaires et ludiques, et de provoquer les rencontres et les échanges.

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Source : Micro-folies Sevran

Les microaventures – microséjours – microvacances

Les microvacances se définissent comme un voyage d’agrément de moins de cinq nuits. Elles se planifient moins de six jours à l’avance (50 % des réservations) et à partir d’un appareil mobile (pour plus de deux personnes sur cinq), selon Expedia.

Les gens, surtout les millénariaux, ont moins de temps libre ou moins de vacances. Toujours d’après Expedia, 54 % des Canadiens se sont privés de congés en 2018.

Pour ceux qui sont dans l’impossibilité de prendre de longues vacances, les microaventures ou les microséjours permettent :

  • D’insérer des temps de loisirs dans l’agenda chargé du travail, lorsque cela est possible;
  • D’optimiser les journées de congé;
  • De rompre plus facilement avec le quotidien;
  • De voyager plus souvent et de visiter plus de destinations.

Ces vacances peuvent aussi bien être un séjour à la plage, une pause bien-être ou une activité de randonnée comme celles proposées par la compagnie Chilowé, qui se spécialise en microaventures, en France.

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Source : Chilowé

Microattention = microciblage = créneau

La tendance micro se heurte aussi à la très petite capacité d’attention des humains, dont la durée moyenne est de 8 secondes. Comment joindre les clientèles dans ces conditions?

  • En révisant nos modèles de segmentation pour passer d’un découpage géographique à une segmentation basée sur les champs d’intérêt et les passions, ce qui risque d’attirer la clientèle cible et de mieux retenir son attention.
  • En utilisant des médias et des micro-influenceurs qui se spécialisent dans une niche précise d’activités et dont l’approche est plus personnalisée, pour toucher une communauté plus engagée.

Vers une démondialisation?

C’est le retour du local et d’une plus grande sensibilité envers ce qui est proche de nous et à notre échelle, malgré les technologies, la rapidité des choses et la facilité de communication. Notre quartier, notre village plutôt que les pays qui autrefois faisaient rêver? À suivre avec attention en 2020!

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Tourisme durable

Le tourisme durable s’impose!

« Le tourisme durable n’est pas une destination, c’est un voyage. » Cette phrase a été répétée à maintes reprises lors du dernier colloque du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenu aux Açores du 4 au 7 décembre. L’industrie s’implique de plus en plus afin d’assurer la pérennité du milieu dans lequel elle évolue et collabore afin d’optimiser ses pratiques durables.

Ce texte présente une synthèse d’analyses du Réseau de veille en tourisme portant sur le tourisme durable, rédigées au cours des deux dernières années.

Réduire son empreinte environnementale

L’un des défis en tourisme est de réduire son empreinte environnementale, et ce, autant pour l’industrie que pour les touristes. Pour ce faire, diverses organisations ont mis sur pied des idées innovantes.

Transport et durabilité

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Source : Roam Public Transit

Karavaniers a été la première agence de voyages au Canada à inclure systématiquement dans le prix de ses forfaits un montant compensatoire pour les émissions de carbone. Elle donne également 1 % de ses profits à des associations œuvrant pour la protection et la préservation de l’environnement.

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Cette entreprise collabore avec Planetair depuis 2008 afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Un service de transport en commun était offert.

Hébergement et établissements

Nearly Zero Energy Hotels était un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet consistait, entre autres, à fournir des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Responsabilité sociale des entreprises

Il est impossible d’aborder le tourisme durable sans en considérer la contribution sociale, car lorsque celui-ci est bien géré, il engendre divers bénéfices pour les communautés locales.

En réponse aux diverses critiques qu’Airbnb a pu susciter, une nouvelle plateforme coopérative du nom de Fairbnb a été mise en place afin de travailler conjointement avec les acteurs locaux et de redistribuer une part des profits au sein de projets sociaux votés par les résidents. Une version test a été lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes, soit Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, en France, il existe un réseau d’entreprises dites positives, c’est-à-dire que leur économie est basée sur l’altruisme. Joël Gayet, fondateur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, à l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale (Université d’Aix-Marseille), explique bien ce nouveau concept. L’idée est simple. Un montant minime, tel que 3 euros sur un total de 540 euros, est prélevé sur la facture des clients afin de financer des initiatives locales.

Dans le but de mesurer ses pratiques sociales, la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Cet outil standardisé de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance comme la gestion responsable, la participation sociale et la reconnaissance du milieu. Il permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. 

Collaborer pour mieux performer

Nous sommes dans une ère de collaboration, on parle même de coopétition. Travailler ensemble au sein d’une stratégie commune permet aux actions d’avoir un plus grand impact sur un plus grand territoire.

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Source : Jarina, EIP-AGRI Workshop

Dans cet esprit, l’Office de tourisme de Ljubljana, en Slovénie, a mis sur pied une chaîne d’approvisionnement verte sous la forme d’une plateforme Web. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre et reliant la capitale à 25 municipalités.

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à leur collaboration avec leurs nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire.

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Source : Festibière de Gatineau

Communication et éducation pour favoriser l’adoption de pratiques durables

La communication est la clé pour faire adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, selon les conférenciers du dernier colloque annuel sur le tourisme durable du GSTC. Cela permet d’inciter les touristes à être plus respectueux des milieux culturels et naturels dans lesquels ils s’immergent, et d’inspirer l’industrie à faire de même.  

Pour les touristes…

L’éducation par le transfert de connaissances est au cœur de la stratégie adoptée par l’Islande, avec The Icelandic Pledge. Il s’agit d’un serment au ton humoristique qui se décline en huit principes essentiels. En 2016, l’Islande a aussi lancé une vidéo en ligne intitulée Iceland Academy, dans laquelle elle fait des recommandations sous forme de cours afin de mieux sensibiliser les vacanciers.

Source : Youtube, Iceland Academy

Le nudge vert consiste à jouer sur le regard des autres à l’aide de leviers décisionnels psychosociologiques, tels que les normes sociales, en utilisant la communication comme outil de transmission. Par exemple, dans un hôtel, un message stipulant que 75 % des clients de la chambre avaient réutilisé leur serviette a eu pour effet de diminuer l’utilisation de serviettes de près de 40 %.

Pour l’industrie…

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. C’est aussi le cas du Centre des congrès de Québec, qui aide les organisateurs répondant aux critères du niveau 1 de la norme 9700-253 – Gestion responsable d’événements, du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), à réaliser des événements écoresponsables.

… et pour éviter l’écoblanchiment

 Mettre en place des pratiques durables au sein de son entreprise, c’est bien, mais communiquer son offre, c’est encore mieux. Comment faire connaître ses actions sans tomber dans l’écoblanchiment (greenwashing)?

Nicolas Cournoyer, l’un des quatre fondateurs de Piknic Électronik et d’Igloofest, mentionne qu’il est important de faire connaître ses actions écoresponsables en choisissant celles que l’on désire mettre de l’avant. Il ajoute qu’il faut adopter un discours authentique en assumant que l’organisation n’est pas parfaite, mais qu’elle prend les mesures nécessaires pour adopter des pratiques durables. Afin d’éviter de donner une fausse impression d’écoblanchiment, la transparence et la modestie sont donc les valeurs à retenir dans ses communications avec les clients.

Source : Youtube, Piknic Electronik

Le tourisme durable est en pleine croissance et son application se fait ressentir dans tous les secteurs. Dans le but de le faire rayonner à l’échelle mondiale et pour qu’il ne s’agisse plus uniquement d’une niche, mais bien d’une norme de l’industrie, les entreprises et les organisations ont tout intérêt à collaborer et à faire connaître leurs actions.

Source de l’image à la une : Roam Transit, Pexels et Pixabay

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Produits et activités Tendances

Microfestivals : quand moins devient mieux

L’industrie des festivals se transforme. Alors que certains gros événements créent des extensions plus intimes, de nouveaux festivals, plus petits et plus agiles, occupent une part grandissante de la scène.

Les microfestivals (festival boutique ou de niche) gagnent en popularité. En Grande-Bretagne, par exemple, leur nombre a augmenté de près de 400 % entre 2014 et 2018, selon la plateforme Eventbrite. Le Québec n’échappe pas à cette tendance. Plusieurs événements ont vu le jour au cours des dernières années tels que le Mile Ex End, Santa Teresa, SOIR ou le LVL UP. Mais comment expliquer cet engouement? 

Des festivals avec des spécificités « spécifiques »! 

Les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine.

Le terme microfestival désigne généralement de petits et moyens événements organisés selon un champ d’intérêt spécifique, avec une programmation très ciblée. Les chiffres varient quant au nombre de personnes qui s’y rassemblent. Si plusieurs définitions s’en tiennent à moins de 3 000 participants, d’autres fixent le plafond à 20 000 festivaliers.  

Que le thème soit la musique jazz, le fromage, le tricot ou le chat, les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine. L’énergie est davantage mise sur la qualité que sur la quantité.  

Les participants en quête d’expériences 

Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements.

L’expérience est au cœur du tourisme d’aujourd’hui. Le visiteur ne consomme plus pour « avoir », mais pour « être ». Il s’attend à encore plus d’émotions. L’industrie des festivals s’adapte. Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements. Ils se démarquent sur plusieurs points : 

  • La découverte: les microfestivals proposent souvent une programmation loin des grandes têtes d’affiche habituelles ou possèdent la latitude d’explorer un thème en profondeur; 
  • L’exclusivité: parfois, l’organisation restreint le nombre de personnes à quelques milliers, voire à seulement une centaine;  
  • Leur caractère unique: ils n’essaient pas de plaire à tous et visent une clientèle précise; il en résulte des expériences répondant davantage aux attentes et aux champs d’intérêt des participants; 
  • L’ambiance intime: loin des grandes foules et des gens entassés, il est plus facile d’aller à la rencontre des artistes et de vivre une expérience plus personnalisée; 
  • Un plus grand sentiment d’appartenance : les microfestivals réunissent davantage les personnes partageant les mêmes idées, rendant plus facile de s’identifier à la foule. 

Les avantages pour les destinations 

En plus de divertir et d’animer un territoire, les événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Ce type de festival est reconnu pour mieux représenter le milieu et les gens qui l’habitent. En créant des microfestivals dans les quartiers excentrés, par exemple, les visiteurs sont encouragés à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par les gros événements. 

Quand Verdun devient jazz

Du 27 juin au 6 juillet 2019, le Festival international de Jazz de Montréal a tenu pour la toute première fois une série de spectacles à Verdun. L’objectif était d’offrir une expérience proposant à la fois des découvertes musicales et des échanges entre les habitants du secteur. Ce quartier représente la première étape d’un plan d’expansion du festival à travers les arrondissements de la ville. Il s’agit d’une bonne occasion d’inviter la population et les touristes à visiter d’autres secteurs de la métropole.

Une communauté tricotée serrée

La municipalité de Saint-André-Avellin, en Outaouais, accueille depuis huit ans le plus grand festival de la fibre textile au Canada. Pendant quelques jours, Twist propose une programmation très variée et originale (voir la vidéo plus bas) pour joindre les milliers de fervents de tricot, de crochet, de broderie, de tissage et bien plus encore. Certains passionnés proviennent de l’Ouest canadien, des États-Unis, de France et de Suisse. Cet événement de niche offre des ateliers, des conférences, des démonstrations et plus d’une centaine d’exposants s’y retrouvent chaque année.

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S’amuser sans s’éloigner de la maison 

Le festival de musique La Noce a tenu sa troisième édition en juillet dernier, à Chicoutimi. Les organisateurs estiment répondre à un besoin de la population qui recherchait un événement unique et festif, hors des grands centres urbains. Le festival est situé dans la zone portuaire de Saguenay, ayant une capacité maximale de 10 000 personnes. Ses responsables ne souhaitent pas qu’il devienne un grand événement afin de préserver son atmosphère et son ambiance unique. La vidéo suivante montre un résumé de l’édition de 2018.

Source : YouTube

Le bouche-à-oreille, version 2.0

Dans leur montée, les réseaux sociaux ont contribué à la popularité des microfestivals. Pour joindre les communautés de passionnés, ils deviennent des outils de diffusion et de communication efficaces pour des événements qui ne possèdent pas nécessairement un énorme budget de promotion. La compagnie Eventbrite propose d’ailleurs quelques conseils de marketing pour les gestionnaires utilisant les réseaux sociaux :

  • Connaître sa clientèle pour cibler la bonne plateforme et y concentrer ses efforts;
  • Intégrer un lien cliquable pour l’achat de billets;
  • Partager du contenu avant et après l’événement;
  • Collaborer avec des influenceurs qui sont reliés à sa thématique;
  • Faire des vidéos en direct;
  • Encourager les discussions entre les participants sur ses plateformes.

Avez-vous remarqué l’effervescence autour des microfestivals?

 

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Marketing

La baladodiffusion en tourisme : êtes-vous à l’écoute?

La popularité de la baladodiffusion (podcast en anglais) ne s’essouffle pas. Cette technologie permettant aux internautes de télécharger des fichiers audio sur un appareil (ordinateur, téléphone intelligent, etc.) pour une écoute ultérieure s’avère un atout pour l’industrie touristique.

La baladodiffusion constitue une méthode efficace de storytelling. Elle permet de concevoir un espace plus intime pour les auditeurs grâce à un discours axé sur l’humain et les émotions facilitant l’engagement par le récit. En plus, la baladodiffusion favorise l’écoute active dans un monde submergé de contenus rapides et éphémères; idéal pour diffuser un message.

Pour l’industrie touristique, c’est une bonne occasion à saisir. Voici quelques exemples d’utilisation.

Raconter une destination

À l’automne 2019, un regroupement de six communes en Vendée (France) offrira une nouvelle série d’enregistrements afin de valoriser son territoire par le son. Les épisodes toucheront divers thèmes, des personnages et lieux marquants de la région. En collaborant avec la start-up Akken, la destination souhaite inspirer les visiteurs pendant la préparation de leur séjour et leur permettre de se replonger dans l’ambiance du lieu, une fois de retour à la maison.

Aux États-Unis, Meet Minneapolis et l’Office du tourisme et des congrès de Philadelphie offrent chacun une série d’épisodes sur les moyens de se positionner dans le marché des réunions et des événements. Travel Oregon, pour sa part, propose aux plus courageux de brèves histoires sur les lieux hantés de l’État, avec des sons et des ambiances à faire frissonner.

Au Québec, Tourisme Rougemont a produit une série d’épisodes sonores qui permettent de rencontrer les producteurs et les artisans de la région. Les épisodes sont également disponibles en format vidéo.

Source : YouTube

S’il n’est pas possible de réaliser d’enregistrements, n’hésitez pas à participer à une baladodiffusion ou à y faire insérer une publicité pour raconter vos activités et promouvoir votre région.

Inspirer avant de s’envoler

Le transporteur aérien KLM propose la baladodiffusion The Journey. Sept enregistrements d’environ 40 minutes racontent le parcours de personnes qui vivent, de manière inattendue, une expérience spéciale pendant leur voyage (voir la vidéo plus bas).

Selon KLM, il s’agit d’un moyen d’ajouter un élément unique à ses canaux de communication existants et d’une méthode originale pour entrer en contact avec les passagers.

Source : YouTube

Un festival de baladodiffusions

L’engouement pour les baladodiffusions touche directement le milieu des festivals. De nombreux événements liés à cette thématique voient le jour, tels que le Vancouver Podcast Festival, Listen Up ou le Paris Podcast Festival. Au Québec, l’une des start-ups de la première cohorte du Mt Lab, Magnéto, organise le festival Résonance depuis 2017. L’événement offre aux participants de prendre part à de nombreuses séances d’écoute de fictions et de documentaires sonores, ainsi qu’à des entretiens devant public. Enfin, le festival Transistor accueille les amateurs de baladodiffusion depuis maintenant trois ans, dans la région de Gatineau.

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Source : festival Transistor. Crédit : Lévy L. Marquis

Les baladodiffusions constituent également des outils de promotion et de diffusion pour les festivals. Que ce soit en créant sa propre série ou en étant l’hôte d’un enregistrement d’épisode pendant son événement, c’est une bonne manière de fournir du contenu exclusif, de garder contact avec les auditeurs et de les inciter à participer à sa manifestation.

Le Festival en chanson de Petite-Vallée a récemment mis en ligne une nouvelle série de baladodiffusions portant sur son événement. Les huit épisodes racontent les histoires d’artistes, de membres de l’équipe et de festivaliers qui ont vu leur vie changée par le festival.

Le Festival d’été de Québec propose deux séries de baladodiffusions. La première, Chambre 1626, offre des entrevues avec neuf artistes s’étant produits lors de l’édition de 2018. L’autre, Les inédits des nuits FEQ, présente des rencontres avec des chanteurs et des groupes invités aux spectacles hors série du festival, pendant l’hiver. Les auditeurs accèdent à du contenu inédit et intime de leurs artistes préférés.

La baladodiffusion ouvre des portes très intéressantes et originales pour l’industrie touristique comme outil d’attractivité territoriale et, également, de formation. Les professionnels du secteur peuvent approfondir leurs connaissances en marketing ou en gestion des médias sociaux grâce à des séries telles que Talking Tourism ou Brèves de Conteurs.  

La croissance de la baladodiffusion

D’après la plus récente étude de l’Observateur des technologies médias (OTM), un adulte franco-canadien sur 10 aurait écouté au moins une baladodiffusion en 2018, une progression de 300 % en cinq ans. Ce sont les millénariaux qui sont davantage attirés par ce médium.

Les Américains démontrent également un intérêt pour la baladodiffusion. Selon les travaux d’Edison Research, environ une personne sur quatre (26 %) aurait écouté une baladodiffusion en 2018. La croissance est importante, considérant qu’il y a dix ans, seulement 9 % de la population américaine écoutait ce type d’enregistrement.

Selon l’OTM, l’augmentation du taux d’adoption des appareils intelligents au pays pourrait constituer l’un des facteurs expliquant la popularité des baladodiffusions. De plus, cette technologie possède plusieurs avantages pour les auditeurs. C’est un moyen accessible et pratique d’obtenir de l’information, puisqu’il s’avère moins contraignant qu’un texte ou une vidéo. L’écoute du contenu audio peut se faire en parallèle d’une autre activité.

Avez-vous déjà songé à ajouter la baladodiffusion à votre coffre à outils promotionnels?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Ressources humaines

Briser les mythes du bénévolat

Le bénévolat représente une ressource inestimable en tourisme. Le bon fonctionnement de nombreux organismes culturels et de loisirs en dépend. C’est également le cas d’un grand nombre d’organisations dans d’autres secteurs d’activité. Selon les données de Statistique Canada (2015), 32 % des Québécois font du bénévolat au sein d’organismes; la moyenne canadienne s’élève à 44 %.

À cet égard, le Réseau de l’action bénévole du Québec (RABQ) cherche des moyens de promouvoir le bénévolat afin d’inciter plus de Québécois à s’y adonner. Pour ce faire, le RABQ a commandé deux sondages. Le premier, réalisé en janvier 2018 auprès de 1 000 Québécois, avait pour but de connaître les perceptions de la population face au bénévolat. Afin d’obtenir un portrait de la réalité, un autre sondage a été mené auprès de 2 000 bénévoles en février 2018. Ces travaux ont contribué à la réalisation d’une étude, Le bénévolat selon les Québécois, publiée par le RABQ. En voici un aperçu auquel sont intégrés quelques exemples liés à l’industrie touristique.

La culture et les loisirs : le secteur privilégié des bénévoles

Plus de la moitié des Québécois sondés sur leur perception du bénévolat pensent que le secteur d’activité où se trouvent le plus de bénévoles est celui des services sociaux. Près du quart estiment que c’est le milieu de la santé qui en compte le plus et 11 %, celui de la culture et des loisirs. La réalité est tout autre. Comme le démontre le graphique suivant, c’est plutôt le secteur de la culture et des loisirs qui rassemble la plus forte proportion de bénévoles au Québec (37 %), suivi de loin par ceux des services sociaux et de la santé.

La plupart des festivals et des événements, y compris le Festival d’été de Québec, recrutent des bénévoles pour informer les visiteurs sur leur programmation et les attraits de la région. Des musées, des parcs animaliers, des centres de plein air ou encore des stations de ski ont aussi recours à des bénévoles pour différents types d’activités. Le Musée national des beaux-arts du Québec en rassemble un très grand nombre effectuant différentes tâches, notamment l’interaction avec les visiteurs ou des corvées administratives. Au Mont Sutton et à Ski Saint-Bruno, on fait appel à des patrouilleurs bénévoles.

Faire du bénévolat par plaisir

Les participants au sondage supposent que la principale raison qui pousse les gens à faire du bénévolat est l’idée de rendre service (42 %) ou encore le désir de réaliser un projet social ou de participer à une cause citoyenne (33 %). Dans les faits, les bénévoles s’impliquent principalement par plaisir ou par intérêt (voir le graphique 2). Le fait de socialiser et d’échanger (19 %) ou celui de réaliser un projet social (19 %) font aussi partie des motivations.

L’Association des guides bénévoles du Musée des beaux-arts de Montréal illustre bien ces motivations. Elle regroupe quelque 210 membres qui enrichissent l’expérience des visiteurs. Il s’agit d’hommes et de femmes passionnés qui viennent partager leurs connaissances et encourager les échanges d’idées et de savoirs.

Des organisations de petite taille font également appel aux services de leurs adeptes pour assurer leur bon fonctionnement. C’est le cas de Plein-Air Sainte-Adèle (PASA), un OBNL des Laurentides qui fait notamment la promotion et le développement des activités de plein air non motorisés sur le territoire de Sainte-Adèle. L’organisme est formé de bénévoles qui voient, entre autres, à l’entretien des sentiers.

Un engagement récurrent

Les incitatifs qui poussent les bénévoles à poursuivre leur engagement diffèrent aussi de ceux perçus par la population sondée. Cette dernière donne l’idée de contribuer à la communauté (42 %) ou celle d’appuyer une cause (33 %) comme les deux grandes raisons poussant les bénévoles à poursuivre leur implication. Bien que la contribution à la communauté arrive aussi au 1er rang dans la réalité, elle ne concerne qu’un bénévole sur quatre (voir le graphique 3). L’idée d’appuyer une cause ne concerne que 6 % des bénévoles sondés. Mais partager son expérience motive 18 % d’entre eux, tout comme le fait d’être touché par la cause.

Le manque de temps…

Selon les répondants ne faisant pas de bénévolat, le manque de temps constitue le premier obstacle à l’engagement (51 %). Le fait de ne pouvoir s’engager à long terme (17 %), le manque d’occasions (15 %), le fait de ne pas avoir été invité à en faire (14 %) ou la préférence pour les dons d’argent (13 %) suivent loin derrière.

Le bénévolat, c’est pour les retraités?

Plus de la moitié des Québécois sondés pensent que le bénévolat est surtout pratiqué par des retraités et des personnes âgées. Cette affirmation est vraie en partie, mais elle véhicule faussement l’idée que les jeunes ne s’adonnent pas au bénévolat. Le graphique suivant illustre la répartition des bénévoles du Québec selon l’âge. Plus du quart ont 65 ans et plus, mais les 18 à 34 ans représentent sensiblement la même proportion.

Les occasions de bénévolat sollicitent différents profils pour tous les âges. Vélo Québec a recours à des bénévoles pour ses grands événements cyclistes. Les photos publiées sur son compte Facebook témoignent d’une belle variété d’individus en termes d’âge.

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Source : Vélo Québec

Enfin, l’étude démontre qu’il y a un important décalage entre l’image perçue du bénévolat et ce que celui-ci représente en réalité. À cet égard, l’organisme RABQ travaille à briser les mythes et à promouvoir l’aide bénévole à travers différents programmes afin de susciter une plus grande adhésion des Québécois à cette forme de contribution.

Promouvoir le bénévolat en tourisme

Les organisations touristiques, lorsqu’elles s’y prêtent, ont tout à gagner à promouvoir davantage les possibilités du bénévolat. Elles sont bien équipées pour offrir des avantages très attrayants (réduction de tarifs pour certaines activités, accès gratuit à des spectacles, etc.). De plus, le bénévolat peut devenir une porte d’entrée du secteur. Des bénévoles pourraient ainsi être tentés de poursuivre une carrière dans l’industrie s’ils sont bien traités et encadrés. Les jeunes adultes (et les moins jeunes aussi) sont à la recherche d’expériences significatives, offrons-leur des occasions d’en vivre!

 

Image à la une : © Festival d’été de Québec/Jean-Philippe Labrie

 

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Gestion Tourisme durable

La force des partenariats pour un festival écoresponsable

De plus en plus d’organisateurs de festivals s’engagent dans la protection de l’environnement. Ils mettent en place de nombreuses initiatives écoresponsables tant pour transporter les participants que pour contrer le gaspillage alimentaire. La réussite de ses mesures repose souvent sur la force des partenariats avec des organismes publics ou privés qui proposent des outils, du soutien et de l’expertise en la matière. 

 

Avant tout, connaître ses besoins  

La mise en place d’actions écoresponsables doit s’inscrire dans une démarche globale préalablement réfléchie. Pour cela, il s’avère essentiel de se poser les bonnes questions. Quels sont mes objectifs, mes besoins et mon budget? Qui s’occupera de gérer ce dossier? D’après madame Caroline Voyer, directrice générale du Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER), une meilleure connaissance de ses forces et de ses faiblesses permet de mieux analyser sa situation et d’établir des objectifs réalistes.  

Pour y parvenir, les gestionnaires ont accès à plusieurs outils et guides en ligne. Le CQEER propose une panoplie de ressources pour les festivals telles que des calculateurs pour les gaz à effet de serre générés par le transport et la gestion des matières résiduelles.  

La Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec mettent à la disposition des organisations le Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Il s’agit d’un outil d’autoévaluation basé sur des indicateurs de performance calculés automatiquement autour de 12 enjeux relatifs aux pratiques sociales.

L’union fait la force  

Les organisateurs de festivals ne possèdent pas tous le savoir-faire nécessaire pour rendre leurs événements écoresponsables. D’après les intervenants rencontrés, les principaux bénéfices des partenariats sont :

  • L’expertise : apport de connaissances, service de formation, soutien à la gestion des pratiques;
  • La prise en charge: délégation de la gestion des actions, dans un contexte où l’organisateur de festival n’a personne à l’interne ayant les compétences et/ou le temps de s’en occuper.   

La collaboration entre des festivals et des organismes privés ou publics peut prendre plusieurs formes et toucher plusieurs volets des événements. En voici un aperçu. 

Volet « matières résiduelles » 

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à la collaboration avec ses nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire. En plus d’interdire les pailles à usage unique et d’avoir un système de tri à trois voies, l’événement favorise l’utilisation de la vaisselle réutilisable. Une équipe de bénévoles nettoie et redistribue le matériel aux concessionnaires. Lors de l’édition de 2018, les organisateurs ont réussi à détourner plus de 70 % des matières résiduelles des sites d’enfouissement.

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Source : Festibière de Gatineau

Pour l’ensemble de ses initiatives liées à la gestion des matières résiduelles, le festival a été récompensé en 2017 d’un prix Vivats, dans la catégorie « Prévention-Réduction à la source ». 

Volet « transport » 

Les festivals nécessitent le déplacement de beaucoup de personnes, participants, artistes et bénévoles. En plus de créer des partenariats avec les sociétés de transport de sa région, il existe plusieurs moyens de réduire les gaz à effet de serre. Plusieurs festivals du Royaume-Uni collaborent avec Energy Revolution, un organisme qui prélève un pourcentage de la vente des billets d’entrée ou de stationnement pour le réinvestir dans des projets d’énergie durable de la communauté. En 2018, Solar For Schools, qui vise à installer des panneaux solaires sur les toits des écoles du Royaume-Uni, a reçu l’ensemble des dons. La vidéo suivante présente le concept d’Energy Revolution

Source : YouTube 

Au Québec, l’Igloofest et le Piknic Électronik accueillent chaque année plusieurs DJ internationaux reconnus. Afin de compenser les gaz à effet de serre émis par leurs déplacements, un partenariat avec Give a Seat a été mis sur pied. Cet organisme vend des billets au rabais, puis donne l’argent amassé à une cause caritative choisie par l’événement. En 2017, les fonds récoltés ont permis à Arbre-Évolution de planter 333 arbres pour compenser son empreinte carbone des trois années précédentes. Ce printemps, 800 arbres seront mis en terre, ce qui va bien au-delà des émissions de gaz à effet de serre associées au transport des artistes, en 2018 et 2019.  

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Source : Charles Prot, Piknic Electronik 2019

Volet « sensibilisation des festivaliers »

Des escouades vertes lors des événements facilitent, quant à elles, la tâche des employés et des participants dans la gestion des matières résiduelles. La Coupe Rogers, en partenariat avec RECYC-QUÉBEC, a recruté plusieurs bénévoles dont le rôle est de sensibiliser les festivaliers au bon geste de trier l’ensemble de leurs matières, qu’elles soient compostables, recyclables ou jetables. Cette escouade fait aussi la promotion de l’application Ça va où?, conçue par RECYC-QUÉBEC afin d’aider les citoyens à continuer de poser de bons gestes de tri au quotidien. 

Au-delà des partenaires  : agir pour son festival et sa communauté 

Les partenariats constituent un élément clé dans la mise en place d’une stratégie pour l’implantation d’actions durables au sein d’un festival. Qui plus est, la protection de l’environnement s’avère un enjeu auquel tous les événements font face. Tel que le mentionne Nicolas Cournoyer, cofondateur de l’Igloofest et du Piknic Électronik, afin d’assurer la pérennité d’un festival, adopter des pratiques écoresponsables n’est plus un choix, mais une nécessité.  

Afin d’assurer la pérennité d’un festival, adopter des pratiques écoresponsables n’est plus un choix, mais une nécessité.  

Entourez-vous de partenaires et de commanditaires qui partagent vos valeurs. Impliquez les employés et les festivaliers dans le processus et tenez-les informés afin qu’ils adhèrent à votre projet. Soyez créatif et persévérez malgré les défis qui peuvent se présenter. Au bout du compte, tout le monde y gagne. 

Quelles pratiques durables adoptez-vous au sein de votre festival? 

 

Source de l’image à la une : Pixabay 

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Technologies

Le potentiel de la technologie 5G en tourisme

Les technologies évoluent à un rythme effréné. Elles modifient le quotidien des entreprises et des touristes. L’implantation de la technologie 5G risque de bouleverser plusieurs secteurs d’activité dans le milieu du voyage. Bien que son utilisation par le grand public ne soit prévue que dans quelques années, cette nouvelle technologie amène à se questionner sur son potentiel pour le tourisme. Voici quelques réponses.

 

La technologie 5G en bref

Le terme 5G signifie « cinquième génération ». Il s’agit de la nouvelle infrastructure de réseau sans fil. Comme celles qui l’ont précédée (voir l’image plus bas), la technologie 5G apportera de nombreux changements dans les communications et le partage de données. Elle offrira une connectivité pratiquement omniprésente.

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Ce type de réseau possède de nombreux avantages, notamment :

  • La vitesse: le délai de latence s’avère considérablement réduit. La transmission de données sera dix fois plus rapide que celle de la technologie 4G;
  • La réduction du temps d’attente: le délai de communication entre deux appareils peut atteindre jusqu’à une milliseconde;
  • La densité des connexions: un plus grand nombre d’appareils peuvent se connecter par kilomètre carré, soit environ un million, comparativement à 2000 avec la technologie 4G;
  • L’efficacité énergétique: la durée de vie des batteries des téléphones augmente de manière importante, puisque c’est désormais le réseau qui assure en grande partie le traitement des données.

La technologie 5G et le tourisme : quel potentiel?

Pour certaines technologies employées en tourisme, comme les réalités virtuelle et augmentée, le nouveau réseau exploite une bande passante supérieure. Le temps de latence réduit améliore le contenu, en plus de la synchronisation entre les mouvements du participant et le visuel. L’expérience deviendra beaucoup plus immersive. La vitesse, la quantité de données transférables ainsi que la diminution du temps de réaction auront aussi un impact sur l’intelligence artificielle. Le traitement de l’information et la réponse des machines ou des applications utilisant cette technologie seront plus efficaces. La technologie 5G permet également le déploiement de l’Internet des objets à grande échelle, puisqu’elle donne l’occasion à plus d’appareils d’être connectés en même temps et d’augmenter la vitesse des échanges.

Transport

La nouvelle génération de réseau sans fil permettra d’accroître la ponctualité et la sécurité dans les aéroports, les gares, etc. L’information aux passagers deviendra plus précise et sera transmise en temps réel. La technologie 5G aura un impact important sur la conduite automobile, qui sera plus sécuritaire et autonome.

Hôtellerie

L’intégration des technologies dans les hôtels deviendra incontournable pour offrir une expérience unique aux clients. Que ce soit les chambres connectées, les assistants vocaux, les chatbots, etc., ces établissements seront beaucoup plus performants grâce à la technologie 5G et aux améliorations qu’elle apporte à l’intelligence artificielle et à l’Internet des objets. L’InterContinental Shenzhen, en Chine, deviendra le premier hôtel à intégrer cette technologie afin d’offrir des services innovants et plus personnalisés.

Congrès et réunions

L’utilisation de la réalité virtuelle et augmentée pendant un événement sera très efficace, grâce à l’augmentation de la bande passante et à la réduction du temps de latence. La technologie 5G fera diminuer les besoins en Wi-Fi, en plus de simplifier et d’améliorer la diffusion de contenus en ligne et les interactions en direct pendant les conférences.

Festivals et événements

Lors de rassemblements intérieurs ou extérieurs, les réseaux téléphoniques deviendront moins engorgés, pour le plus grand plaisir des participants, qui n’auront plus de difficulté à interagir et à publier des photos de l’événement sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs ce que le festival de Glastonbury, au Royaume-Uni, souhaite faire en intégrant pour la première fois la technologie 5G à son site lors de sa prochaine édition, en juin 2019.

Culture

La technologie 5G rendra les expériences culturelles beaucoup plus immersives grâce, entre autres, aux avancées des réalités virtuelle et augmentée (voir la vidéo ci-dessous). En plus des activités pour les visiteurs, cette technologie apportera certains bénéfices aux musées. Le potentiel de numérisation et de stockage virtuel des trésors culturels sera développé et la robotique viendra soutenir le travail des conservateurs. Dans le cadre d’un partenariat avec la compagnie de télécommunications Ericsson, le musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, a testé la technologie 5G de plusieurs manières. Par exemple, un bras robotique télécommandé a permis de restaurer un objet d’art avec une très grande précision.

Source : YouTube

La technologie 5G : tout vient à point à qui sait attendre

Avec tout son potentiel, la technologie 5G a de quoi stimuler l’industrie touristique. Le voyageur en tirera également plusieurs bénéfices. Son parcours sera plus fluide et son accès à l’information et au contenu, exponentiel. Pourtant, il faudra être patient, car son implantation prendra encore quelques années. Actuellement, les entreprises québécoises peuvent faire des tests avec la technologie 5G grâce à des antennes installées dans deux laboratoires, situés à Québec et à Montréal.

L’implantation de la technologie 5G soulève certains enjeux. Elle demande des investissements importants, puisqu’elle nécessite de nouvelles structures. D’ailleurs, son accessibilité hors des grands centres urbains reste encore à définir, considérant que le réseau sans fil actuel, la technologie 4G, n’est pas optimal en région. De plus, la vulnérabilité des données demeure un enjeu majeur. La cybersécurité sera au cœur des préoccupations avec l’arrivée de la technologie 5G. Les conséquences de ses ondes sur la santé provoquent également plusieurs débats entre les communautés scientifiques et technologiques.

Bref, la technologie 5G risque de continuer à faire couler beaucoup d’encre dans les prochaines années. À suivre!

 

Source de l’image à la une : Réseau de veille en tourisme – Canva