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Produits et activités

La popularité des espaces de travail collaboratif

Plusieurs chaines hôtelières y ont vu l’occasion de se démarquer et d’attirer une nouvelle clientèle, les milléniaux; la plus récente étant Mama Shelter. En effet, Mama Works ouvrira ses portes en juillet à Lyon dans un espace de 1 600 m² hébergeant 230 postes de travail, sept salles de réunion, des douches, une salle de sport et un studio de musique. En France, cette offre s’ajoute à celle encore toute fraîche du groupe Regus qui a inauguré le centre Spaces, le 3 avril dernier, à Paris. Mama Works proposera des abonnements flexibles plutôt que des baux classiques :

  • accès quotidien ;
  • bureau dédié à aire ouverte accessible en tout temps ;
  • bureau privé et personnalisable pour des groupes de deux à dix personnes.

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Source : Mama Shelter

La communauté mondiale des travailleurs collaboratifs s’élève à plus d’un million d’utilisateurs (1 180 000) selon le Global Coworking Survey 2017 publié par Deskmag. Face à une demande qui a presque quadruplé depuis la fin de 2014, l’offre peine à suivre, alors que l’on recensait 13 800 espaces de travail collaboratif dans le monde en début d’année contre 6 000 en fin d’année 2014. Au Québec, la première Semaine du coworking s’est déroulée du 3 au 7 avril 2017. Elle réunissait des représentants de plus de 100 espaces canadiens, dont une trentaine du Québec.

Source de l’image à la une: @Pexel 

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Gestion Ressources humaines

Le repreneuriat : passer le flambeau à la prochaine génération

Une précédente analyse a démontré que la prochaine décennie est cruciale pour les PME au Québec. En effet, entre 60 et 70 % des propriétaires atteindront l’âge de la retraite d’ici 2022. Qui plus est, en raison d’un manque de relève ou d’acheteurs potentiels, 40 % des entrepreneurs âgés de 65 ans et plus ont l’intention de fermer leur entreprise selon une étude effectuée en 2014 par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

en raison d’un manque de relève ou d’acheteurs potentiels, 40 % des entrepreneurs âgés de 65 ans et plus ont l’intention de fermer leur entreprise

La relève se trouve parfois au sein même de la famille. Néanmoins, la transmission peut s’avérer longue et ardue. Le processus peut durer de 2 à 10 ans. Il est donc essentiel de s’outiller adéquatement et de prendre le temps nécessaire pour que tous les partis — le cédant et le repreneur — y trouvent leur compte.

Cassis Monna et Filles : une longue route vers un transfert réussi

L’histoire de Cassis Monna et Filles est issue d’une longue tradition familiale. Venant d’une lignée de liquoristes français, Bernard Monna fonde son entreprise en 1992 à l’île d’Orléans. D’abord destinée à son fils, elle est reprise par ses deux filles en 2004. Catherine et Anne étaient déjà impliquées dans l’ouverture de l’aire de dégustation et de restauration de l’entreprise lorsque leur père a tâté le terrain pour valider leur intérêt. Il faudra 11 ans avant que le transfert soit officiel et qu’elles deviennent actionnaires majoritaires en 2015.

Si les relations entre les deux parties se sont avérées faciles, les aspects légaux ont causé des retards et des embuches. La motivation et la patience se sont effritées au fil des années. L’aide est finalement venue de l’Union des producteurs agricoles. Une conseillère s’est occupée du suivi des ententes et des accords permettant ainsi d’accélérer le processus avec les autres professionnels impliqués dans le transfert d’entreprise.

Après avoir vécu le syndrome de l’imposteur, les deux sœurs se sont approprié les lieux et donnent leur propre vision à l’entreprise

Avec du recul, Catherine Monna estime que sa famille aurait dû rencontrer un expert dès le début du processus pour gagner du temps. Pour sa part, Anne s’accorde à dire que le travail en famille est une grande force, mais qu’il constitue aussi un grand défi. Après avoir vécu le syndrome de l’imposteur, les deux sœurs se sont approprié les lieux et donnent leur propre vision à l’entreprise. 

Cidrerie Michel Jodoin : la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

Les produits de la cidrerie Michel Jodoin se trouvent un peu partout au Québec et plus de 42 000 personnes visitent leurs installations chaque année. Le propriétaire Michel Jodoin implique depuis plusieurs années ses deux enfants, Philippe et Marie-Pier, afin d’assurer la relève de son entreprise. Il s’agit maintenant de la 5e génération à travailler à la cidrerie.

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Source : Cidrerie Michel Jodoin

Selon Michel Jodoin, le transfert d’une entreprise comporte plusieurs défis. Il s’agit principalement d’apprendre à lâcher prise et à laisser la chance à ses enfants de commettre des erreurs. Chacun joue un rôle déterminé et n’empiète pas sur le terrain de l’autre. Marie-Pier s’occupe de l’administration et du marketing, tandis que Philippe travaille au verger.

la clé dans le transfert d’une entreprise familiale est d’assumer ses idées

Pour sa part, Marie-Pier a suivi une formation à l’École d’Entrepreneurship de Beauce qui lui a permis de gagner en maturité et d’apprendre de plusieurs cas de réussite. Cette étape a influencé son choix de s’impliquer dans la compagnie et lui a offert les outils nécessaires à la passation. Elle prend maintenant sa place tout en assurant une continuité dans les méthodes. Selon elle, la clé dans le transfert d’une entreprise familiale est d’assumer ses idées et d’avoir une bonne communication avec la personne qui cède sa place.

Hôtel Château Laurier : partir pour mieux revenir

Situé à proximité du Vieux-Québec, l’hôtel Château Laurier est géré depuis 1975 par la famille Girard. Lui-même repreneur de l’entreprise de son père, Alain Girard est bien conscient des défis que peut apporter le transfert de la PME familiale. C’est sa fille Aude qui a pris la relève.

À la suite de sept ans d’études et de travail dans le milieu hôtelier à Montréal, Aude revient au bercail en 2013. Elle occupe divers postes pour finalement succéder à sa tante comme directrice des opérations. En 2015, Aude a suivi une formation complémentaire à l’École d’Entrepreneurship de Beauce afin de développer son style de leadership et sa confiance en tant que jeune entrepreneure.

Appuyés par un cabinet-conseil, Alain Girard et ses collaborateurs en sont venus à la conclusion, lors de la mise en place du nouveau plan stratégique, qu’il s’agissait d’un bon moment pour céder la direction générale à Aude. M. Girard demeure président de l’entreprise afin de laisser la gestion des opérations à sa fille et lui permettre de développer toutes ses aptitudes et qualités dans le domaine de l’hôtellerie.

il est primordial que l’équipe adhère au changement et reste à ses côtés

Pour la nouvelle directrice générale, il est primordial que l’équipe adhère au changement et reste à ses côtés. Elle continue à développer son propre style de gestion dans l’entreprise en misant sur plusieurs modifications organisationnelles axées sur une approche collaborative. Ces changements et l’adaptation des employés et des partenaires représentent ses principaux défis.

Des outils pour le transfert d’entreprise

Il existe plusieurs outils et ressources pour le repreneuriat. En voici quelques-uns :

Avez-vous d’autres conseils ou des exemples de réussite ?

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Marketing

Dites-le avec un GIF

Le groupe Accor a choisi de jouer la carte des émotions avec « The Feelings », une série de 18 GIF inspirés de l’univers de l’hôtellerie. Chacun d’entre eux illustre une scène mettant en vedette un employé fictif de l’hôtel. Disponibles sur la plateforme Giphy, ces petites images animées à la fois chaleureuses, humaines et empreintes d’émotions, visent à favoriser la communication entre la marque et les internautes. Ces derniers peuvent eux aussi utiliser ces mini vidéos pour nourrir leurs échanges avec les hôteliers, que ce soit sur Facebook ou Twitter. Une bonne façon d’attirer l’attention sur les médias sociaux et de créer l’engouement.

Source : Gyphy

Source de l’image à la une : Gyphy

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Hébergement Ressources humaines

Le concierge d’art, un nouveau métier

L’édition de mai-juin 2017 de la Revue Espaces porte sur la révolution des services de conciergerie. Julie Eugène y expose son expérience de concierge d’art à l’hôtel Royal Monceau, Raffles Paris. Situé à quelques minutes des Champs Élysées, cet établissement a été entièrement refait en 2008 sous l’égide du designer Philippe Starck. Premier hôtel de luxe au monde entièrement consacré à l’art contemporain, ses espaces publics comprennent une collection privée de plus de 350 œuvres d’art. L’hôtel dispose aussi d’une galerie, l’Art District, qui accueille des artistes, des amateurs, des collectionneurs, des mécènes et des professionnels du monde de l’art. Une librairie d’art comptant plus de 700 titres et des objets d’artistes et de créateurs en édition limitée complète l’offre artistique de l’établissement.

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Source : Royal Monceau, Raffles Paris

Pour effectuer le lien entre l’art et ses clients, Le Royal Monceau a créé une conciergerie artistique qui consiste à conseiller ses hôtes en leur offrant un programme culturel sur mesure ou en leur proposant une sélection exclusive d’activités culturelles et artistiques : expositions, vernissages, concerts, visites d’ateliers d’artistes, de galeries ou de musées, choix d’une œuvre. Le concierge d’art guide aussi les clients à travers la collection privée de l’établissement.

Pour rejoindre sa clientèle, le concierge distribue chaque semaine, dans toutes les chambres et suites de l’hôtel, un bulletin artistique qui rassemble ses recommandations sur les sorties culturelles à voir et à faire. Cet outil invite également le client à solliciter des visites sur mesure en fonction de ses goûts. La version numérique du bulletin est envoyée à toute personne qui en fait la demande, qu’elle loge à l’hôtel ou non. Cela permet au Royal Monceau de garder un lien avec les amateurs d’art.

Tout comme le poste de concierge traditionnel, celui de concierge d’art exige un réseau développé de contacts afin de pouvoir répondre le plus adéquatement possible aux attentes diversifiées des clients. Mais en plus, il requiert une véritable expertise dans le domaine de l’art contemporain et une excellente connaissance du réseau des galeries et des musées. Ne s’improvise pas concierge d’art qui veut!

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Hébergement

L’hôtel, un havre de sécurité

Bien que le Canada jouisse d’un climat de sécurité considérablement supérieur à celui de nombreuses autres destinations, l’adoption de mesures pour prévenir des situations problématiques et y réagir est cruciale. Ces précautions permettent de limiter les dégâts dans l’éventualité malheureuse d’un incident et qui plus est de rassurer la clientèle et le personnel. Il s’agit d’un élément décisif dans l’organisation d’un déplacement, principalement pour les voyageurs internationaux et d’affaires.

Montréal et l’ensemble du Québec devraient promouvoir davantage cet aspect de la destination

 

Lors de son récent passage à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), Stefan Vito Hiller a rappelé l’importance de la sécurité dans les établissements touristiques, notamment dans les hôtels. À la tête de Sky Touch Global Hotel Security Consulting, M. Hiller se spécialise dans la certification des établissements hôteliers en matière de gestion des risques. Selon lui, Montréal et l’ensemble du Québec devraient promouvoir davantage cet aspect de la destination.

Les risques ont évolué, les politiques doivent suivre

Les voyages ont, de tout temps, comporté certains risques. L’industrie touristique a toujours adapté ses façons de faire, le plus souvent de manière réactive. Que l’on parle de terrorisme, de cybercrime, d’attaque armée, de vol, de fraude, d’incendie ou d’événements liés à des phénomènes naturels, de sécurité autour de l’établissement et de la route vers l’aéroport ou encore de disponibilité des soins médicaux, une approche proactive est désormais de mise. Les mesures de sécurité d’il y a dix ans ne conviennent plus nécessairement aux enjeux actuels et doivent être revisitées régulièrement.

Vendre la quiétude

L’industrie hôtelière est dans une position idéale pour créer des havres sécuritaires pour les voyageurs. Il doit s’agir d’endroits où les voyageurs peuvent se reposer en toute quiétude.

Les voyageurs d’affaires fréquents, les entreprises qui organisent les déplacements de leurs employés et les organisateurs de congrès et réunions se soucient particulièrement de la sécurité dans le choix des composantes du voyage. Certains demandent même de la documentation ou une présentation des mesures de sécurité déployées par l’établissement. Ces entreprises sont susceptibles de s’informer, entre autres, sur :

  • La politique de sécurité
  • Les mesures en place
  • La conformité et les résultats d’audits
  • La formation du personnel
  • La vidéosurveillance
  • La prévention contre les pertes et les vols
  • Le plan de gestion de crise
  • Les premiers soins disponibles

De façon générale, elles demandent plus de transparence et d’uniformité. Êtes-vous en mesure de répondre de façon rassurante à ces questions ? Avez-vous un document de présentation ?

Ne serait-ce donc que pour mieux se vendre, il peut s’avérer payant de mettre en place un plan de sécurité et de le communiquer clairement.

Quelques pistes pour passer à l’action

L’élaboration d’un plan de sécurité doit se faire de manière rigoureuse. Voici déjà quelques actions en matière de sécurité qui peuvent faire partie d’un tel plan :

  • Analyser la politique de sécurité actuelle;
  • Évaluer les mesures de sécurité physique, la surveillance, les systèmes d’alarme et de communication;
  • Mettre en place des protocoles d’intervention en matière de sécurité publique, de plans d’évacuation et de verrouillage;
  • Établir des stratégies de communication et de relations publiques en cas de crise et former un porte-parole pour minimiser la réaction négative du public face à une sécurité accrue et à la suite d’un incident réel;
  • Prévoir un plan B, C et D ou, en d’autres mots, des alternatives aux différentes mesures.

Quelques bonnes pratiques: 

  • Faire régulièrement un audit de sécurité et réduire les vulnérabilités;
  • Intégrer les règles de sécurité à la gestion de la qualité;
  • Former les gérants ou les gestionnaires à la gestion des risques d’aujourd’hui;
  • Former tous les employés en fonction du plan de sécurité;
  • Se doter de trousses de secours pour traumatismes (trauma kit);
  • Développer un guide de poche rappelant les principaux gestes à poser en cas d’urgence.
  • Explorer les nouvelles technologies qui aident les hôteliers à mieux contrôler l’établissement, de la protection des biens et des personnes à l’accès aux chambres en passant par la surveillance des lieux. Certains hôtels se dotent de coffres forts assez grands pour loger un ordinateur portable avec prise de recharge, de serrures avec capteurs RFID (sans clés et sans carte) ou de lecteurs de téléphones intelligents.

Les certifications

Il existe diverses certifications permettant aux hôteliers d’améliorer leurs pratiques et de mieux les communiquer par la suite. Celle de M. Hiller, Sky Touch, se décline selon la taille de l’établissement et propose des modules supplémentaires pour des marchés particuliers tels que les stations de ski ou encore les clients avec un handicap. Un questionnaire d’auto-évaluation est disponible en ligne. Mentionnons également Safehotels Alliance qui recense près de 250 établissements certifiés, dont les hôtels Radisson.

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Source : Safehotels Alliance

L’hôtel de l’ITHQ a d’ailleurs reçu la certification Sky Touch lors du passage de M. Hiller en mai dernier. L’établissement reçoit beaucoup de hauts fonctionnaires et cette préoccupation pour l’aspect sécuritaire est particulièrement importante.

Êtes-vous prêt à faire face à des enjeux de sécurité? Êtes-vous équipés pour rassurer la clientèle?

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Tourisme durable

Comment sensibiliser vos clients au développement durable

La transparence

Hans Pfister, propriétaire de la chaîne hôtelière Cayuga Collection au Costa Rica, estime que la transparence quant aux pratiques est importante. L’entreprise a développé un tour guidé des lieux non accessibles en temps normal dans chacun de ses hôtels. Pendant deux heures, les clients explorent, entre autres, la cuisine, les quartiers du personnel et les entrepôts, et réalisent ainsi tous les efforts déployés afin de rendre les établissements durables et responsables. 

L’implication

Pour Lucy Flemming, copropriétaire du Chaa Creek Resort au Belize, exposer les invités aux principes du tourisme durable ne suffit pas. Il est nécessaire de les impliquer dans le processus. Durant les activités sur le site, par exemple, les propriétaires et les guides expliquent les efforts de développement durable et obtiennent des commentaires en retour. Les propriétaires ont découvert que les clients sont enthousiastes de partager leurs idées et leurs expériences. Au fil des ans, plusieurs suggestions mises de l’avant ont bonifié le site.

Selon Mme Flemming, le tourisme durable est efficace lorsqu’il implique une collaboration entre les invités, les communautés locales et l’établissement.

La diffusion

Pour augmenter la visibilité des pratiques culturelles et durables entreprises par la ville, l’Office de tourisme de Sante Fe, au Nouveau-Mexique, mise principalement sur les médias sociaux. Comme le rapporte le directeur général Randy Randall, son équipe est très active sur le Web et produit une série de vidéos diffusées sur YouTube. Elle a également augmenté les campagnes quotidiennes sur les autres médias sociaux.

L’équipe de Tourism Santa Fe travaille en étroite collaboration avec des guides locaux, des historiens et des experts du département de préservation historique de la Ville. Ces spécialistes n’hésitent pas à se joindre aux tournées médiatiques et aux visites de presse.

Avez-vous des conseils pour sensibiliser vos clients aux pratiques de développement durable ?

Source de l’image à la une : Unsplash

 

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Hébergement

Comment un hôtel peut-il s’impliquer dans sa communauté ?

Les entreprises touristiques peuvent influencer leur communauté et y apporter des changements positifs. De plus, l’implication des employés dans le processus les mobilisera davantage et ils adhèreront plus facilement à la culture de l’entreprise. Voici des exemples provenant de l’industrie hôtelière au Québec.

Marriot Château Champlain

L’établissement s’engage auprès des plus démunis en donnant à plusieurs organismes des vêtements oubliés par les clients, de la literie, du savon et des oreillers. L’hôtel fournit aussi des repas de Noël à 50 familles du quartier Centre-Sud de Montréal et a amassé plus de 5 000 $ pour les collègues sinistrés de Fort McMurray en Alberta à la suite des terribles feux de forêt. Le Château Champlain est également partenaire d’Opération Enfant Soleil depuis près de 20 ans.

L’engagement des employés et la diversité des causes défendues ont été reconnus lors de la remise des Prix Hotelia dans la catégorie Implication dans la communauté par l’Association des hôtels du Grand Montréal en 2016.

Monastère des Augustines

La fiducie responsable du Monastère désire poursuivre la mission sociale des Augustines. Ainsi, elle s’est donnée l’objectif de prendre soin des personnes qui se dévouent aux autres en leur offrant un lieu de répit et de ressourcement. En partenariat avec l’organisme L’Appui Capitale-Nationale, les aidants naturels de la région de Québec, de Charlevoix et de Portneuf ont accès à une suite au prix modique de 30 $ par jour incluant les repas et l’accès à des activités sur place. Appuyé par une ressource qui reste à la maison, le proche aidant vient passer un temps de repos sans stress ni inquiétude.

Days Inn à Berthierville

Référence en matière d’engagement social, cet hôtel de la région de Lanaudière s’implique depuis plusieurs années auprès de diverses causes, tant locales que nationales. Mentionnons, entre autres, leur soutien à la Maison des jeunes de Berthierville, la Fondation Mira, le Centre d’action bénévole d’Autry et Movember Canada. La directrice générale participe aussi chaque année au Défi têtes rasées de Leucan.

Les efforts de l’entreprise ont été récompensés lors du congrès annuel du Groupe Hôtelier Wyndham en 2015. Parmi plus de 100 hôtels canadiens, le Days Inn Berthierville a reçu le grand prix de l’implication humanitaire et sociale.

Le Y des femmes de Montréal

L’hôtel et l’auberge Y adhèrent aux principes et aux valeurs de l’économie sociale. Ils offrent un soutien financier important pour le maintien des actions et de la mission du YWCA de Montréal. Lorsque les clients séjournent dans l’un des établissements, ils aident à bâtir un avenir meilleur pour les femmes et les filles. Tous les profits sont directement versés aux services à la collectivité, à la jeunesse, à l’aide à l’emploi et aux résidences.

HÔTEL 10  

L’édifice Godin à Montréal s’est transformé en hôtel voilà maintenant quelques années. Anciennement un bâtiment louant des appartements et des lofts, celui-ci a vu la création du célèbre groupe québécois Les Colocs. En hommage au chanteur, l’Hôtel 10 a créé la « Suite 2116, Chez Dédé ». La décoration est inspirée de ses carnets de notes : photos, murales et textes inédits y sont représentés. Afin de poursuivre l’œuvre de Dédé Fortin et de garder vivante la mémoire de l’artiste, 10 % du prix de chaque nuitée est remis à la Fondation Dédé Fortin. Celle-ci contribue à la prévention du suicide et à la santé mentale chez les hommes en soutenant financièrement différents services auprès des associations et organismes professionnels.

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Source : Hôtel 10

Le Groupe Germain

Cette chaîne québécoise pose des actions communautaires et sociales depuis plusieurs années. La compagnie s’implique auprès du Grand Défi Pierre Lavoie et a amassé 385 900 $ depuis 2012. Cette somme a été redistribuée dans une trentaine d’écoles primaires pour financer l’achat d’équipements sportifs. Plus de 3 000 enfants à travers le Canada ont pu profiter de leur initiative.

Par où commencer ?

Les entreprises qui désirent s’impliquer peuvent se référer à plusieurs organismes. Le gouvernement du Québec publie une liste de ressources pour les entreprises qui s’intéressent à l’économie sociale et au bénévolat. Des organismes tels que Centraide et le Conseil d’économie sociale de l’ile de Montréal donnent plusieurs conseils pour l’organisation de campagnes en milieu de travail et divers moyens de s’impliquer dans la communauté.

Il est aussi possible de s’engager en passant par le site du Mouvement Raize. Il suffit de choisir une cause, et un montant ou un pourcentage de la vente lui sera versé. L’Hôtel Château Laurier propose un séjour d’une nuit avec déjeuner et remet 25 $ à la Société Alzheimer de Québec pour chaque vente de ce forfait.

Que ce soit des hôtels faisant partie d’une chaîne internationale ou un établissement indépendant, chaque initiative, qu’elle soit petite ou grande, locale ou internationale, a un impact social sur la collectivité.

Avez-vous d’autres exemples de bonnes pratiques au Québec ?

Source de l’image à la une : Pixabay

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Hébergement Produits et activités

La tendance est au camping urbain

Rapprocher le camping de la clientèle potentielle pourrait certainement favoriser une plus grande pratique de cette activité en général. Mais qu’il s’agisse de former une relève de campeurs, d’accommoder les convertis ou de proposer une expérience mémorable et hors de l’ordinaire, l’offre urbaine en matière de camping se multiplie et est de plus en plus éclatée. En voici quelques exemples.

 

Au bord de la Seine, à Paris

En juin 2016, le groupe Huttopia inaugurait sous sa bannière Indigo le Camping Paris Bois de Boulogne. Créé dans les années 1950, il a subi d’importants travaux de rénovation et de végétalisation. Il compte désormais 410 emplacements contre 600 auparavant. En plus des sites pour tentes et pour véhicules récréatifs, le glamping (glamourous camping) y est à l’honneur : on propose en location quelque 70 unités d’hébergement, une vingtaine de tentes et de lodges ainsi que deux caravanes de marque Airstream. Seul terrain de camping situé sur le territoire parisien, il enregistre environ 250 000 nuitées par année.

 

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Source : Camping Indigo Paris Bois de Boulogne

Dans les bois… à New York

Un ancien aéroport municipal de la ville de New York, situé dans le sud du quartier Brooklyn, compte aujourd’hui une quarantaine d’emplacements de camping (32 pour tentes et 9 pour véhicules récréatifs). Le camping Floyd Bennett Field est géré par le National Park Service américain et propose des emplacements de camping traditionnels, avec feux de camp, BBQ au charbon de bois et table à pique-nique. On peut aussi y pratiquer plusieurs activités de plein air comme la randonnée, le tir à l’arc et le kayak, et il est possible de s’y rendre en transport en commun. Il s’agit du seul terrain de camping permanent des cinq quartiers de New York.

 

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Source : Floyd Bennet Field, National Park Service

Camping de luxe à Halifax

En Nouvelle-Écosse, une offre alliant tourisme culinaire, plein air et glamping a été concoctée par Kayak Halifax et McNabs and Lawlor Islands Provincial Park. Les clients qui se procurent le forfait d’une nuitée, disponible seulement durant deux semaines en août, ont droit à une visite exclusive de l’archipel en face de Halifax. Le forfait comprend tous les repas, une randonnée guidée à pied et en kayak, la visite d’un site historique, l’animation de la soirée et une nuitée en camping sur l’une des îles dans une tente confortablement meublée. Les repas sont préparés par des chefs de la région qui mettent en valeur les produits locaux. L’esprit du camping y est en vedette avec feu de camp, musiciens locaux ainsi que contes et légendes à propos des mystères des îles. Ce forfait unique se détaille à 750 $. La vidéo suivante le présente.

 

Dans les hauteurs de San Francisco

L’ancien site militaire Presidio a subi une transformation importante en 2010 pour offrir deux emplacements de camping pour des groupes de 30 personnes, en tente seulement. La localisation et les services du Rob Hill Campground en font un excellent lieu pour une initiation au camping. Les clients peuvent apporter leur propre équipement ou louer le nécessaire sur place. Il s’agit du seul camping à San Francisco.

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Source : The Presidio

Un projet de haltes-camping pour Montréal

Un regroupement composé de six organismes québécois* souhaite développer un réseau reliant la Route verte et d’autres pistes cyclables ainsi que la Route bleue du Grand Montréal, afin de constituer une offre qui fera de la région montréalaise une destination de plein air urbain par excellence. À cet égard, un projet-pilote prévu sous peu consiste à mettre en place un réseau de haltes-camping en périphérie de l’île. Cinq sites de camping dans quatre grands parcs montréalais ont été retenus par la firme de design urbain B3. Ils sont tous accessibles par les réseaux cyclables et navigables de la métropole :

  • parc-nature du Cap-Saint-Jacques
  • parc nature du Bois-de-Liesse
  • parc nature de la Pointe-aux-Prairies
  • parc René-Lévesque et port de plaisance de Lachine

Selon le regroupement, cette étude exploratoire a pour but de mener à l’implantation de sites de camping permanents à Montréal. Cette offre s’ajouterait ainsi à celle aménagée depuis peu au parc national des Îles-de-Boucherville, situé à deux pas de la ville, et qui est accessible en transport en commun. 

 

*Montréal physiquement active, AccèsFleuve/Comité ZIP Ville-Marie, la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK), le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPPE), Vélo Québec et la Ville de Montréal.

Glamping dans le Vieux-Port

Dormir au pied du Silo no 5 en formule prêt-à-camper, dans une minimaison ou dans un bateau, c’est ce qu’offre le Village des Écluses, dans le Vieux-Port de Montréal. Les clients sont hébergés en plein cœur de l’action urbaine. Il s’agit certainement d’une excellente façon de créer un séjour mémorable. Ce projet, mis sur pied en partenariat notamment avec Parcs Canada, intègre également certains éléments historiques de Montréal.

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Source : Village des Écluses

Des formules insolites

Le charme et l’esprit du camping et du plein air stimulent la créativité urbaine et plusieurs offres qui s’y rattachent voient le jour. Bivouac NYC en est un bel exemple. Il s’agit d’une expérience de camping sur le toit d’un édifice new-yorkais où six abris de toile hébergent les visiteurs. À Melbourne, le concept du camping sur un toit d’édifice est également à l’origine du projet de St Jerome’s The Hotel*, mais dans un format beaucoup plus luxueux. À Amsterdam, l’événement bisannuel UrbanCampsite met en vedette des unités d’hébergement qui marient le camping et l’art. Il est possible de passer la nuit dans l’une ou l’autre de ces créations en réservant sur le portail d’Airbnb.

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Source : St. Jerome’s The Hotel

Le plein air en ville

Offrir de la nature en ville, faire vivre des expériences hors du commun, proposer du « glamourous camping » ou du glamping, voilà des tendances qui se déploient parfaitement à travers le camping urbain. Il s’agit d’une excellente façon de faire vivre la ville autrement.

 

Image à la une : Kayak Halifax

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Hébergement

Des silos à grains reconvertis en hôtel haut de gamme

Inutilisés depuis 2001, les silos à grains du vieux-port de Cape Town ont trouvé une seconde vie. Le groupe hôtelier Royal Portfolio a aménagé l’hôtel haut de gamme The Silo dans l’ancienne section de l’élévateur à grains du complexe. Le design reflète la mémoire du lieu et laisse son empreinte dans le paysage urbain de la ville. La structure de six étages a été bonifiée par l’ajout d’imposantes baies vitrées. Leur disposition et leur géométrie permettent au bâtiment de se transformer telle une lanterne la nuit venue. En plus d’offrir un centre sportif et un spa, l’hôtel propose à ses clients un restaurant directement sur son toit. Les 28 chambres ont été aménagées au-dessus des cellules de stockage du silo qui deviendront, quant à elles, un musée d’art contemporain qui ouvrira ses portes en septembre 2017. Des tours guidés seront proposés aux clients de l’établissement. 

La construction de cet hôtel est l’un des nombreux exemples de réutilisation de silos industriels. En effet, Marseille a transformé le silo d’Arenc en salle de spectacles polyvalente et Helsinki a métamorphosé de vieux silos à l’huile en phares interactifs géants. Le Silo no 5 du Vieux-Port de Montréal a inspiré plusieurs projets, mais aucun n’a abouti. Le plus récent est celui proposé par la Société du Vieux-Port de Montréal dans le cadre d’un plan de revitalisation du secteur. Le Silo no 5 serait transformé en tour d’observation et une partie serait détruite pour faire place à un grand espace public.

Pour l’instant, la seule mise en valeur prévue sera orchestrée par le Musée d’art contemporain de Montréal qui projettera des textes de Leonard Cohen sur les murs, dès le 7 novembre prochain.

Quel(s) projet(s) voyez-vous prendre forme dans le Silo no 5 ?

Source de l’image à la une : © The Royal Portfolio

Écrit en collaboration avec Julie Payeur

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Produits et activités

9 initiatives inspirantes en tourisme autochtone

Un secteur en pleine ébullition

Lors du Congrès international du tourisme autochtone 2016, l’Association touristique autochtone du Canada présentait son plan stratégique quinquennal et annonçait un soutien gouvernemental de 3,15 millions de dollars pour sa mise en application. De son côté, Tourisme Autochtone Québec a récemment adopté un nouveau plan stratégique 2017-2022. Alors que le nouveau Plan d’investissement en tourisme 2017-2020 du gouvernement du Québec réitère l’importance de la culture autochtone dans les secteurs d’activité stratégiques à valoriser en priorité, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, dans le cadre de sa Stratégie marketing 2020, identifie ce produit comme l’une des principales expériences distinctives du Québec. 

Cette volonté politique marquée vient appuyer un milieu en pleine expansion. Au Canada, le nombre d’entreprises touristiques autochtones a plus que doublé en quinze ans. Aux États-Unis, où les réalités du secteur peuvent ressembler à celles du Canada, le nombre de visiteurs en territoire autochtone a triplé entre 2007 et 2015. Profitant de cet intérêt croissant, l’American Indian Alaska Native Tourism Association (AIANTA) a lancé le site NativeAmerica.travel pour permettre aux visiteurs d’organiser leur séjour en milieu autochtone. Outil marketing et planificateur de voyage, la plateforme présente aussi un code de bonne conduite à adopter pour respecter les traditions des différentes communautés visitées.

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Source :NativeAmerica.travel

L’AIANTA a également mis sur pied un programme de formation pour aider les professionnels à attirer plus de visiteurs étrangers. L’objectif de l’association est de séduire les voyageurs qui viennent pour la deuxième fois aux États-Unis et qui sont avides de plein air et de rencontres culturelles authentiques. En multipliant sa présence à différents congrès en Europe, l’AIANTA espère plus particulièrement charmer les Allemands, les Anglais et les Italiens friands de parcs nationaux, de longs séjours et d’expériences historiques et éducatives.

Une offre hôtelière renouvelée

Alors que par le passé, les communautés autochtones américaines misaient principalement sur les casinos pour attirer les visiteurs, l’offre s’est considérablement modifiée, particulièrement dans le domaine de l’hôtellerie. Ainsi, le Moenkopi Legacy Inn & Suites, en Arizona, vise une clientèle d’affaires et de congrès. En offrant des espaces et des équipements de grande qualité pour l’organisation d’événements, mais aussi une large palette d’activités pour découvrir la culture Hopi (tours guidés, visite d’ateliers d’artisanat, dîner spectacle, etc.), l’hôtel propose une expérience de bleisure complète, sans casino.

Reconnu comme l’une des meilleures expériences d’écotourisme au monde, le Spirit Bear Lodge en Colombie-Britannique présente un excellent exemple d’intégration du développement durable et communautaire en milieu autochtone. Le bâtiment reprend la forme traditionnelle de la maison longue et les chambres sont décorées par des artistes locaux. Des tours guidés permettent aux visiteurs d’entrer en contact avec la culture de la communauté, mais aussi avec la faune locale, principalement les ours et les loups. Le projet a également permis aux Kitasoo/Xai’xais de redécouvrir leurs traditions grâce à diverses initiatives, comme des camps de jeunes, l’enregistrement de l’histoire des aînés de la communauté et la construction de bâtiments dédiés aux rassemblements et à la transmission culturelle.

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Source : Facebook

En plein centre-ville de Vancouver, le Skwachàys Lodge est un hôtel boutique, une galerie d’art et une résidence d’artistes. Construit sur le territoire de la nation Squamish, l’hôtel est géré par la Vancouver Native Housing Society, un organisme à but non lucratif dont la mission est d’offrir des logements sécuritaires et abordables aux autochtones et aux populations « sensibles » de Vancouver (aînés, sans-abris et personnes souffrant de troubles mentaux). Chacune des 18 suites de l’hôtel se veut une installation artistique unique; une hutte de sudation se trouve sur le toit du bâtiment et une salle est consacrée aux purifications spirituelles. chambre-skwachays

Source : Skwachàys Lodge

À mi-chemin entre modernité et tradition, l’Hôtel-Musée Premières Nations à Wendake, au Québec, allie découverte de la culture des Hurons-Wendats et centre de villégiature : hôtel-boutique 4 étoiles, restaurant gastronomique, activités de plein air, rencontres immersives avec la population et la culture locale, musée et centre de santé sont au programme.

Des expériences repensées pour une immersion globale

Véritable destination touristique complète, la Montana Moutain, au Yukon est gérée par la nation Carcross/Tagish et repose sur quatre piliers : le respect de la culture, la protection de l’environnement, le soutien à l’entreprenariat et l’amélioration des conditions de vie de la communauté. Plus de 35 kilomètres de sentiers à usage multiple ont été aménagés pour la pratique du ski, de la raquette et de la randonnée. Mais c’est surtout grâce au vélo de montagne que la communauté a pu se distinguer et devenir une destination de choix pour les amateurs de plein air, notamment en étant désignée Global Mountain Bike Destination of the Year par le Outside Magazine en 2013.

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Source : Montana Moutain

Autre façon de marquer les esprits : s’associer à un produit touristique phare. Aux États-Unis, l’AIANTA a développé un projet particulièrement original le long de la Route 66. Bien que la moitié du parcours mythique traverse des réserves, les visiteurs passent souvent à côté de cette richesse culturelle inédite. Le projet « American Indians & Route  66 », a pour vocation de présenter l’histoire authentique de l’itinéraire et de lutter contre les stéréotypes massivement utilisés dans le passé pour attirer les touristes.

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Source : AIANTA

Ateliers de cuisine, restaurants de qualité, le renouveau du tourisme autochtone semble également passer par la mise en valeur de la gastronomie traditionnelle. En Colombie-Britannique, les Osoyoos ont réussi à atteindre l’autonomie économique, notamment grâce à la création de la première exploitation viticole détenue et gérée par des Amérindiens. De son côté, avec son projet The Sioux Chef, Sean Sherman, de la nation Oglala Lakota du Dakota du Sud, a créé son entreprise de traiteur et a ouvert le Tatanka Truck, un camion de cuisine de rue qui propose des aliments consommés historiquement avant le contact avec les Européens. Il a également théorisé le système alimentaire des premières nations, afin de permettre aux autochtones de dévoiler toute la singularité de la cuisine nord-américaine.

Avec ces initiatives innovantes, fortement ancrées sur le territoire et dans les communautés, le tourisme autochtone constitue un puissant moyen de distinction pour l’offre canadienne.

Image à la une : Destination Canada