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Tourisme durable

Accessibilité et responsabilité sociale : l’approche Scandic

Premier groupe hôtelier des pays nordiques, Scandic Hotels exploite 280 établissements, soit environ 55 000 chambres, répartis dans six pays. L’accessibilité et la responsabilité sociale sont toutes deux profondément ancrées dans la culture de l’entreprise. À la base se trouve une croyance profonde que tous les gens sont égaux et, en tant que tels, méritent un traitement équitable. C’est dans l’esprit de réaliser ces idéaux que l’entreprise a décidé de rendre ses hôtels plus accessibles aux personnes ayant tout type de handicap en misant sur la synergie entre les aménagements adaptés aux personnes handicapées et une culture organisationnelle axée sur la responsabilité sociale.

Une norme d’accessibilité en 135 points

Introduite en 2005, la norme d’accessibilité a été conçue par Magnus Berglund, directeur de l’accessibilité de la chaîne, en collaboration avec diverses organisations suédoises œuvrant auprès des personnes vivant avec un handicap. Des clients de l’hôtel et des membres de l’équipe ont également formulé de judicieux conseils sur les améliorations à apporter pour faciliter la vie des personnes handicapées. Les 135 critères qui composent cette norme englobent toutes les composantes de l’hôtel.

Source : Youtube

La dimension humaine de l’accessibilité

La norme d’accessibilité de Scandic comporte aussi des éléments visant à offrir un service à la clientèle qui va au-delà des normes traditionnelles. On y trouve les soins apportés par le personnel de l’hôtel et la compassion manifestés vis-à-vis des clients ayant des besoins spéciaux ainsi que toutes sortes de comportements simples et civilisés visant à faciliter le séjour. Les employés sont soutenus par l’organisation dans leurs efforts pour aider les personnes handicapées, principalement par une formation adéquate et essentielle. Scandic encourage aussi ses employés à voir les choses du point de vue des personnes handicapées. Pour y parvenir, l’entreprise organise entre autres un moment dans l’année où chaque employé, à tour de rôle, a les yeux bandés ou doit effectuer son travail en fauteuil roulant pour vivre « de l’intérieur » les difficultés rencontrées par ces clientèles. Leurs remarques sont ensuite prises en considération et servent de base à d’éventuelles modifications dans les façons de faire.

Une entreprise responsable

Une entreprise responsable intègre les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans ses valeurs et ses activités. Le code de conduite de Scandic définit son éthique commerciale et s’applique universellement aux employés, aux fournisseurs et aux partenaires. Ainsi, tous les produits et services achetés sont conçus et livrés dans de bonnes conditions de travail et de production.

Engagement social

En 2001, la chaîne a lancé le programme Scandic in Society au sein duquel tous les hôtels et les membres des équipes se sont impliqués de différentes manières. Au fil des ans, le programme a conduit à plus de 500 activités orientées par les intérêts des employés, souvent en lien étroit avec les communautés locales : aide aux enfants norvégiens en partenariat avec « Right to Play », visite d’hôpitaux pour enfants, distribution de literie dans les refuges pour les sans-abri, ou encore collectes de fonds pour lutter contre le cancer. Déjà en 2007, l’engagement social de Scandic lui a valu le prix de la Meilleure initiative responsabilité sociale remis lors des Worldwide Hospitality Awards organisés par Hospitality ON.

Comme elle a aussi à cœur la santé de ses employés et de ses clients, l’entreprise a mis à leur disposition des vélos et des bâtons de marche ainsi qu’une nourriture saine au restaurant comme à la cantine. Elle procure une aide aux employés qui souhaitent arrêter de fumer. Depuis la fin de l’année 2015, Scandic offre 28 produits différents au petit-déjeuner pour accommoder les gens souffrant d’allergies au gluten et au lactose.

Engagement environnemental

En 1993, Scandic a choisi de devenir un leader en matière de développement durable dans le secteur de l’hôtellerie. Cet aspect constitue un élément central de toutes les actions des équipes et de la chaîne. Chaque employé a la possibilité de participer à des formations sur les questions environnementales et un responsable de l’environnement est présent dans chaque hôtel. En 1999, un premier hôtel Scandic a été certifié sous l’Ecolabel Nordic et à la fin de 2016, 180 établissements détenaient l’Ecolabel Nordic ou l’écolabel européen.

Une politique de la diversité et de l’inclusion

Scandic reconnaît que des personnes de différents horizons, avec des connaissances, des talents et des expériences variés contribuent positivement à l’organisation et renforcent l’efficacité et la créativité. L’entreprise s’engage donc à promouvoir une culture valorisant activement la diversité (identité de genre, âge, appartenance ethnique, nationalité, langue, religion, culture, santé, éducation, orientation sexuelle, statut parental, handicap) et l’inclusion à tous les niveaux. De plus, la chaîne crée les conditions pour que tous les membres de l’équipe atteignent leur plein potentiel, développent leurs connaissances et grandissent en tant qu’individus sans craindre la discrimination. La sensibilisation à la diversité et à l’inclusion est comprise dans la formation des employés. Cette politique est révisée annuellement, ou plus souvent si nécessaire.

Un programme de formation innovant

Scandic a mis sur pied une formation interactive en ligne pour tous les employés de la chaîne dans le but de favoriser la compréhension des différents types de défis en matière d’accessibilité et l’importance de bien traiter tous les clients. Ce programme procure conseils et astuces à l’aide de vidéos pédagogiques dans lesquelles on suit la route d’un client à travers l’hôtel. À la fin de chaque section, l’employé effectue un test et obtient son diplôme. À la fin de 2013, Scandic a franchi une nouvelle étape en rendant sa formation interactive accessible sur son site Web, ce qui a permis de sensibiliser davantage le grand public au quotidien des personnes vivant avec un handicap.

L’approche Scandic en ce qui a trait à l’accessibilité et à la responsabilité sociale lui a valu plusieurs récompenses au fil des ans. Elle prouve qu’en adoptant une culture d’organisation responsable favorisant le bien-être de tous, clients comme employés, tout le monde y gagne.

 

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Hébergement

Passer une nuit à l’hôtel sous une tente

À Séoul, les Coréens sont nombreux à dormir à l’hôtel le samedi soir et à jouer aux touristes dans leur propre ville. En raison de la popularité grandissante de ces « staycations » l’hôtel Four Seasons de Séoul affiche complet ces nuits-là. Pour héberger davantage de clients et séduire les nombreuses familles, l’établissement installe dans les chambres des tentes sous lesquelles les enfants peuvent se glisser pour dormir. Avec des coloris et un design faisant écho au glamping, cet équipement remplace le traditionnel lit de camp au confort souvent discutable.

Source : Youtube

Outre leur aspect pratique, ces tentes s’avèrent un outil marketing très efficace. Selon le directeur général de l’hôtel, pratiquement tous les parents partagent des photos sur les médias sociaux de leur progéniture sous la tente. Celle-ci est incluse dans le forfait « Kids Stay Cool » qui comprend aussi un livret de jeux, une peluche, un ensemble de produits de toilette pour enfants et des collations. Et bonne nouvelle pour ceux qui souhaiteraient rapporter la tente chez eux, elle peut être achetée, tout comme la literie, le peignoir et les pantoufles. Un moyen efficace pour l’hôtel de demeurer à l’esprit de sa clientèle !

 

Source de l’image à la une : © Four Seasons Hotel Seoul

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Marketing

6 astuces pour réussir son blogue d’hôtel

De nos jours, la grande majorité de la recherche, de la planification et de la réservation de voyages se fait en ligne. Il est donc crucial pour un hôtelier d’y avoir une forte présence. Toutefois, détenir une position de premier plan sur un moteur de recherche constitue un défi indéniable qu’il est possible de pallier grâce à une bonne stratégie de référencement. C’est là qu’entre en jeu le blogue d’entreprise. Lorsque les voyageurs recherchent un hôtel ou des informations sur une destination, l’algorithme de Google fournit le contenu qu’il juge le plus utile et le plus pertinent pour leur recherche*. Donc, si le blogue de l’hôtelier contient des informations de qualité que Google estime pertinentes, l’établissement se classera plus haut dans les résultats de recherche, d’où la nécessité de publier du contenu informatif et de précieux conseils qui ne peuvent se trouver ailleurs en ligne… ou presque !

Comment s’y prendre

Réussir son blogue nécessite certains ingrédients clés. Pour y voir plus clair, des experts nous donnent quelques recommandations.

  1. Parlez le même langage que vos clients. Imaginez votre blogue comme une conversation personnelle avec eux. Quels mots utiliseriez-vous pour leur recommander une visite ou pour leur fournir des conseils sur le quartier ?
  1. Rédigez du contenu intemporel qui demeurera pertinent bien au-delà de sa date de publication, quoique certains messages puissent nécessiter quelques ajustements de temps en temps pour en maintenir l’exactitude.
  1. Répondez aux interrogations des internautes. Par exemple, si vous attirez principalement des familles, un article sur les meilleures attractions locales pour les enfants ou les restaurants conviviaux dans votre quartier sera utile. Pour les voyageurs d’affaires, vous pouvez créer une série de guides pratiques sur des sujets tels que le réseautage, le teambuilding ou encore des conseils sur la façon de demeurer productif en voyage d’affaires. Et les milléniaux, ces adeptes d’Instagram, pourquoi ne pas leur fournir des astuces pour créer des histoires à partager ? Vous pouvez aussi interroger les résidents ou les propriétaires d’entreprise sur les événements annuels populaires de votre destination. Les « listes » sont très appréciées. Ces types d’articles sont souvent partagés largement sur les médias sociaux.
  1. Ajoutez une touche humaine. Interviewez votre personnel, donnez la parole à vos employés pour montrer le côté humain de votre établissement. Vous pouvez interroger votre réceptionniste sur son travail, montrer le fonctionnement de votre cuisine et profiter de l’occasion pour fournir quelques recettes du chef, ou encore discuter avec le jardinier des dernières tendances en matière de jardinage. L’idée est de montrer qui vous êtes. Voici l’exemple d’un entretien avec le chef exécutif du centre de villégiature Lions Quays.
  1. Incluez des hyperliens. Pour faciliter la vie de vos lecteurs, vos articles de blogue doivent toujours inclure des liens vers les sites Web des personnes, des lieux, des voyages ou des événements que vous avez mentionnés. Il est aussi essentiel d’ajouter des liens vers des pages spécifiques de votre propre site Web. En plus de générer du trafic vers les zones de votre site Web avec un appel direct à l’action, ces hyperliens peuvent également donner un coup de pouce à votre référencement.
  1. Promouvez vos articles sur vos médias sociaux, vos courriels et vos bulletins d’information numériques. Assurez-vous d’inclure un aperçu du sujet de votre publication et de rendre sa lecture attrayante. Vous pouvez aussi demander à des influenceurs locaux de partager votre contenu. Et surtout, assurez-vous de répondre aux commentaires de vos lecteurs et d’inclure les pictogrammes des médias sociaux pour les encourager à partager votre contenu. 

Quelques idées de contenu

Plusieurs connaisseurs se sont penchés sur des exemples de contenu pertinent pour un blogue d’hôtel ; en voici quelques-uns : 

  1. Une description détaillée des installations et services pour tous les types de voyageurs. Il s’agit de faire découvrir l’hôtel aux internautes : offres (Wi-Fi gratuit, petit-déjeuner, accueil d’animaux de compagnie, etc.), avantages (emplacement, particularité du site, principaux équipements, etc.), en mettant l’accent sur ce qui le différencie des autres. Ne pas oublier d’inclure des photos pour aider les lecteurs à visualiser ce que vous proposez.
  1. Des réponses aux questions courantes des clients. Pour ce faire, n’hésitez pas à demander aux employés de la réception de noter les questions qu’ils reçoivent au cours de la journée, que ce soit au téléphone ou en personne, par exemple :
  • les heures d’enregistrement et de départ ;
  • des informations pour ceux qui voyagent en voiture comme les distances et les temps de trajet entre l’hôtel et les principales autoroutes, aéroports ou attractions, le stationnement ;
  • des renseignements sur le transport en commun ;
  • les restaurants à proximité ;
  • etc. 
  1. Des guides de voyage pour informer les voyageurs sur la destination. En tant qu’expert de votre ville ou région, vous pouvez créer un guide rempli de conseils locaux originaux et authentiques et pourquoi pas, qui sortent un peu des sentiers battus comme cet article des Hôtels Le Germain sur les incontournables du Stampede de Calgary ? Partagez des informations sur la culture et les coutumes locales, sur l’histoire de votre ville. Vous devriez également inclure les principales attractions touristiques, les tops 10, etc.

Enfin, regardez aussi ce que font vos concurrents. Une petite veille concurrentielle peut s’avérer fort utile pour se démarquer.

 

Source de l’image à la une : Unsplah

 

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Technologies

L’assistant vocal : une voix à suivre ?

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L’assistant vocal, aussi appelé assistant personnel intelligent, est un programme qui capte et reconnait des données orales pour ensuite les analyser et proposer une solution à son utilisateur. Doté d’une intelligence artificielle, l’assistant vocal étudie le quotidien du propriétaire ainsi que sa géolocalisation pour lui offrir des résultats plus précis au fur et à mesure de l’utilisation.

 

Longtemps utilisé avec un téléphone intelligent, l’assistant vocal se retrouve maintenant sous la forme d’un haut-parleur. Il possède plusieurs microphones directionnels lui permettant de capter les commandes vocales d’une personne, peu importe sa position dans une pièce. Une connexion peut être établie avec divers appareils d’une maison tels que la télévision, le système de climatisation ou même l’éclairage. Selon les besoins de l’utilisateur, des « compétences » peuvent être téléchargées pour améliorer le champ d’action de l’assistant virtuel.

Un secteur en croissance

Le nombre d’utilisateurs ne cesse d’augmenter. Selon la firme en intelligence de marché Tractica, les usagers dépassaient la barre du demi-milliard en 2017. Ils seront deux fois plus à converser avec un téléphone intelligent ou avec une enceinte dès 2018.

Plusieurs types d’appareils sont sur le marché. Google Home avec Google Assistant et Amazon Echo avec Alexa dominent les ventes. Apple prévoit sortir son propre outil — HomePod — avec Siri au printemps 2018. Il existe aussi les assistants Cortana de Microsoft et Bixby de Samsung pour les téléphones intelligents.

Aux États-Unis, environ 65 % des personnes qui possèdent Amazon Echo ou Google Home ne peuvent pas imaginer revenir à l’époque précédant l’arrivée d’un haut-parleur intelligent, et 42 % de ce groupe disent que les appareils à commande vocale sont devenus « essentiels » à leur vie, selon ce que rapporte une étude de la firme Edison Research.

Voici comment des entreprises touristiques utilisent ces assistants pour améliorer et personnaliser leur offre et leur service à la clientèle.

Pour la planification du voyage

Plusieurs compagnies s’associent à Google ou Amazon pour assister les utilisateurs dans la planification de leur voyage. Elles ont développé des « compétences » qui peuvent être téléchargées sur les enceintes intelligentes.

Les agences de voyages

Après avoir développé un chatbot, Expedia et Virgin Holidays ont ajouté un assistant vocal à leur service. Grâce à Alexa, l’utilisateur peut demander des informations sur une destination, fixer une date, choisir un aéroport de départ et la durée du séjour. Si Expedia permet, par exemple, de louer une voiture directement avec Alexa (voir la vidéo), Virgin Holidays renvoie à son application mobile lorsque le client veut effectuer une réservation.

Source : YouTube

Les comparateurs tels que Kayak et Skyscanner ont aussi suivi la nouvelle tendance. Ils informent sur le coût des vols en fonction des requêtes effectuées par l’utilisateur. Des recherches d’hôtels, la location de voiture et des suggestions de voyages selon le budget figurent parmi les autres options offertes. La réservation de billets d’avion n’est pas possible pour l’instant.

Les compagnies aériennes 

Depuis septembre 2017, le service Blue Bot de la compagnie KLM offre aux passagers des conseils sur les items à emporter en fonction de la durée du séjour et de la météo locale. Pour l’utilisateur, il suffit de dire : « OK Google, connecte-moi à KLM ». L’interaction (parfois humoristique) avec l’assistant virtuel peut alors débuter (voir la vidéo ci-dessous).               

Source : YouTube

Air Canada et Easy Jet optent pour l’assistant virtuel Alexa pour renseigner sur l’état des vols et sur les prix. Quant à la compagnie American Airlines, elle aussi avec Alexa, elle permet aux voyageurs de planifier leurs divertissements à bord de l’avion avant le décollage.

Les clients de l’aéroport londonien Heathrow, ont la possibilité de demander à Alexa des informations sur l’état des vols, les mises à jour des portes d’embarquement et les détails sur les arrivées et les départs.

Une fois à destination

La présence grandissante des assistants vocaux est aussi perceptible dans les lieux touristiques et les hôtels.

L’hôtellerie 

Les assistants vocaux sont utilisés de différentes façons. Les clients s’en servent pour communiquer avec le service aux chambres et pour aviser en cas de problèmes. La lumière et la climatisation, par exemple, sont aussi ajustables par des commandes vocales. Les employés, notamment les femmes de ménage, peuvent l’utiliser pour signaler que le nettoyage de la chambre est complété ou que des réparations doivent être effectuées.

Le service de conciergerie 

Grâce à leurs « compétences », les assistants vocaux ont la capacité de renseigner les visiteurs et de personnaliser les suggestions en fonctions des envies. Des hôtels et des destinations touristiques, tels que Val Thorens, se sont dotés de cet outil (voir la vidéo).

Source : YouTube

Quelques petites nuances…

Bien que cette technologie comporte plusieurs points positifs pour le client et pour l’entreprise, certaines nuances doivent être apportées. Pour l’instant, l’offre des « compétences » n’est pas uniforme. Elle varie selon les pays et le choix de l’assistant. De plus, les services sont majoritairement en anglais.

L’assistant vocal ne constitue pas un substitut à l’humain et possède ses propres limites. De plus, une entreprise touristique ne peut présumer que ce robot s’occupera de ses clients à sa place. Dans les années à venir, cet outil saura probablement s’avérer un atout pour ceux qui l’utiliseront dans le cadre d’une stratégie globale de service à la clientèle.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Segments de clientèles

Comment séduire les voyageurs en solo

La revue Espaces s’est intéressée au marché des solos dans son édition de septembre-octobre 2017. Anne-Marie Michaux, responsable du pôle Missions transversales à la Direction générale des entreprises (DGE), sous-direction du tourisme, en France, y propose une définition des solos : « Sont considérés comme solos, l’ensemble des personnes de 18 ans et plus, partant seules en voyage ou en séjour d’agrément, en individuel ou en groupe d’individuels regroupés ». Cette définition a servi de base pour une étude intitulée : Les solos : un marché à conquérir et à satisfaire !

Un marché de niche à fort potentiel

Le nombre de personnes vivant seules augmente chaque année. Au Canada, il a atteint un taux record. Selon les données du recensement de 2016 dévoilées par Statistique Canada, un peu plus d’un Canadien sur dix (14 %) âgé de 15 ans et plus vivait seul en 2016 comparativement à 1,8 % en 1951. Par ailleurs, la part des ménages canadiens composés d’une seule personne est passée de 7,4 % en 1951 à 28,2 % en 2016. C’est au Québec que cette proportion était la plus élevée, soit 33,3 % en 2016 (comparativement à 32 % en 2011). Selon Statistique Canada, il s’agit d’une tendance répandue dans les pays industrialisés.

Mme Michaux rapporte que 25 % des touristes à travers le monde ont voyagé seuls en 2015 (Organisation mondiale du tourisme), que 33 % des voyages des Français se font seuls et que 35 % des clients britanniques de Booking partaient seuls en 2014. D’autre part, de nombreux voyagistes et réceptifs constatent qu’une part de plus en plus importante de leur clientèle de groupe est formée de voyageurs seuls qui souhaitent vivre leurs expériences avec d’autres gens partageant les mêmes intérêts. C’est le cas des clients de TourRadar, une agence spécialisée dans les circuits de plusieurs jours, dont 41 % de la clientèle est constituée de voyageuses en solo.

L’hébergement: un frein au développement ?

Selon Anne-Marie Michaux, l’offre d’hébergement basée sur le standard de la chambre double constitue le principal frein à la croissance des séjours en solo. Pourtant, « certains types d’hébergement comme les auberges de jeunesse et autres hostels, tirent leur épingle du jeu ». L’hébergement en dortoir et les chambres individuelles plaisent aux jeunes. De nouvelles enseignes telles JO&JOE, du groupe Accorhotels, côtoient de plus anciennes comme Generator. Chez JO&JOE, le concept d’hébergement partagé fournit une réponse à la question du supplément « occupation simple » à laquelle sont confrontées toutes les personnes qui voyagent seules, souligne Matthieu Perrin, directeur de la marque. À cette enseigne, près des deux tiers (65 %) de l’hébergement peut être réservé à la place plutôt qu’à la chambre.

Au Canada, plusieurs voyagistes, Vacances Transat, Vacances Signature, Vacances Air Canada ou Voyages à rabais, proposent un choix d’établissements qui offrent des chambres en occupation simple sans aucun supplément dans des destinations du Sud. Vacances Transat a d’ailleurs remporté un prix dans la catégorie « Voyages à forfait » lors de la 1re édition des prix Solo Travel, organisée par Solo Traveler. Ces prix récompensent les entreprises les plus attentives à attirer et à servir les personnes qui voyagent seules. D’autres comme Voyages Traditours offrent un service de jumelage qui permet aux voyageurs de partager leur chambre durant le séjour.

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Source : Transat

Des startups qui ont le vent dans les voiles

Créé en 2015, le site Web Copines de voyage se situe à mi-chemin entre l’agence de voyages et le réseau social. Comme l’explique Alix Gauthier, cofondatrice, le but est de « permettre à une femme qui veut partir de choisir son voyage grâce à la communauté de copines de voyage ». L’agence coconstruit ses offres avec des réceptifs locaux et des voyagistes afin qu’elles répondent aux attentes de sa clientèle. Ces séjours sont offerts pour une durée limitée au cours de laquelle les copines peuvent s’enregistrer et échanger par l’entremise du réseau social pour mieux connaître leurs futures partenaires de voyage. Mme Alix souligne qu’à ses débuts, sa communauté comprenait exclusivement des femmes vivant seules. Aujourd’hui, cette catégorie représente de 60 % à 70 % des 270 000 membres.

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Source : Copines de voyage

D’autres startups favorisent aussi la rencontre entre solos ; Paravecmoi est l’une d’elles. À la fois site de rencontre et agence de voyages, cette plateforme met en relation des voyageurs qui se ressemblent, inscrits sur le site. Selon Michel Ruiz, chef de la direction, Management et Marketing, l’algorithme de Paravecmoi permet de « présenter des profils de voyageurs qui concordent en ce qui a trait à leurs préférences personnelles et à leurs habitudes de voyage ». Ensuite, ces compagnons de voyage n’ont plus qu’à choisir ensemble leur séjour sur la plateforme du voyagiste partenaire de Paravecmoi. Pour se constituer une communauté de voyageurs, Paravecmoi a créé une page Facebook qui comprend maintenant 16 000 fans, majoritairement des femmes (73 %).

L’agence de voyages Les Covoyageurs a quant à elle toujours segmenté son offre en fonction de divers types de clientèles (solos, familles monoparentales, multigénérations, etc.) plutôt que par type de produit comme c’est le cas chez les voyagistes. Elle a « démarré avec une gamme de produits pour les solos, sur la base du concept de voyages à partager entre personnes célibataires, séparées, divorcées ou veuves », mentionne Sarah Lopez sa cofondatrice. Les voyageurs en solo forment 70 % de sa clientèle qui est constituée, elle aussi, principalement de femmes (64 %).

Des destinations ciblent les solos. Vraiment? 

Certains offices de tourisme ont commencé à segmenter leur offre en fonction de clientèles spécifiques comme les familles ; bien peu toutefois s’adressent spécifiquement aux touristes en solo. C’est pourtant le cas de Tourisme Montréal qui consacre une partie de son site Web à cette clientèle dans sa section Explorer, Montréal pour… On y trouve des suggestions d’activités et de sorties pour explorer la ville, au singulier. Vous en connaissez d’autres ? Faites-nous en part dans la section commentaires.

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Source : Tourisme Montréal

 

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Hébergement

Deux initiatives inspirantes pour les voyageurs handicapés

Mobilisation et sensibilisation

Durant quatre semaines, soit du 27 octobre au 22 novembre, AccorHotels a mis au défi sept équipes de collaborateurs répartis dans les régions du monde où le groupe est implanté. Le but : collecter le plus de renseignements possible sur les éléments d’accessibilité de leur établissement et des commerces situés à proximité, grâce à l’application gratuite Jaccede Challenge, petite sœur de Jaccede. Cette dernière, une plateforme collaborative, à la fois site Web et application mobile, permet à tout un chacun de définir l’accessibilité des lieux publics, afin que les personnes à mobilité réduite puissent identifier les endroits correspondant à leurs besoins. Depuis le début du challenge, plus de 10 000 sites se sont ajoutés sur la plateforme qui en contenait déjà plus de 100 000 à travers le monde.

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Source : Accorhotels

La chambre intelligente

Créée par le département Design Solutions du groupe, en association avec le designer Didier Versavel, la chambre intelligente répondra aux besoins de tous les voyageurs, y compris les personnes handicapées. Celles-ci ont d’ailleurs apporté leur contribution à l’élaboration de solutions technologiques astucieuses qui surpassent les normes d’accessibilité. Comme le mentionne Damien Perrot, directeur Solutions Design AccorHotels, ils ont « imaginé une chambre pour tous, en plaçant le design et la créativité au service des normes et usages pour personne à mobilité réduite ». Parmi les innovations, soulignons la salle de bain équipée d’un pommeau de douche facilement ajustable, d’un siège de douche rabattable et ajustable, d’un lavabo réglable en hauteur (de 70 à 90 cm), de barres d’appui design servant également de porte-serviettes, etc.

Mobiliser ses équipes de travail en vue de mieux accueillir la clientèle en situation de handicap, c’est un pas de plus vers l’accessibilité pour tous.

 

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Les hôteliers embrassent leur quartier

D’où vient cette tendance ?

Traditionnellement, les hôtels font la promotion des lieux touristiques les plus connus, dispersés à travers la ville. Or, dans la lignée du slow travel, une catégorie de voyageurs préfère se limiter à une zone géographique autour de son hébergement et découvrir des lieux moins achalandés en profitant des activités et des événements locaux. Des hôteliers répondent alors à cette demande en leur donnant des conseils personnalisés pour visiter le quartier, qui ne figurent pas nécessairement dans les guides touristiques officiels.

Certains hôteliers y voient un moyen de demeurer concurrentiels face à des acteurs tels que Airbnb

Certains d’entre eux ont saisi cette occasion pour générer des revenus supplémentaires en vendant des offres sur leur site Web. Mais la commercialisation des activités touristiques est un secteur de plus en plus compétitif. S’y côtoient des start-ups de niche, des agences de voyages en ligne, des acteurs de l’économie collaborative, mais aussi des organismes de gestion de la destination qui veulent consolider leur présence dans un secteur qui leur est cher. En prenant le train en marche, certains hôteliers y voient un moyen de demeurer concurrentiels face à des acteurs tels que Airbnb.

Informer la clientèle des activités locales 

Alimenter un blogue est maintenant une pratique répandue parmi les hôteliers. D’autres font le choix de créer un guide touristique virtuel avec du contenu qui se renouvelle moins fréquemment. Ces établissements y glissent de plus en plus souvent des adresses locales moins fréquentées des touristes.

La responsabilité de transmettre de l’information touristique à la clientèle ne repose plus uniquement sur les concierges. Certains stratèges, comme ceux de l’agence Tambourine, suggèrent d’inciter tous les employés de première ligne à devenir des experts de leur quartier, pour partager leurs coups de cœur aux clients.

Agréger les activités locales dans un guide

Lodging Interactive, une agence de marketing en ligne pour l’industrie hôtelière, propose un nouveau service : Stay.Play.Explore. Il s’agit d’une agrégation d’activités, d’attraits et d’événements à proximité de l’hôtel. Le contenu est personnalisé selon le type de clientèle (famille, couple, voyageurs d’affaires, etc.) et un programme d’activités est suggéré pour une fin de semaine. Enfin, le microsite contient des informations pratiques telles que l’adresse des pharmacies et des cliniques de soins d’urgence les plus proches, ou encore celle du nettoyeur. La plateforme est référencée sur le site Web de l’établissement et peut aussi être intégrée à son compte Facebook.

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Source : Stay.Play.Explore

La start-up Arrivedo s’est spécialisée sur ce marché de niche. Elle crée des guides de quartier pour les hôtels grâce à un système de gestion de contenus qui intègre Foursquare et OpenStreetMaps, une plateforme collaborative de cartographie. Cela lui permet de proposer les attraits incontournables dans le quartier. Les hôteliers peuvent être mis en relation avec des rédacteurs de voyage afin de produire dix articles sur leurs propres recommandations d’expériences, en échange d’une nuitée gratuite. La start-up agit aussi comme métamoteur et privilégie les hôtels ayant créé leur guide de quartier dans les résultats de recherche.

Pourquoi seulement informer lorsque l’on peut aussi vendre ?

Les hôtels Mercure de la chaîne AccorHotels, dont la promesse de marque est de faire vivre une expérience ancrée dans la communauté locale, ont créé les « Local Stories ». Ce sont des lieux, histoires, anecdotes, légendes locales méconnues des touristes, situés aux alentours de ses établissements. Grâce à un partenariat avec la start-up Cariboo, la chaîne Mercure offre la possibilité de réserver une visite guidée avec un résident pour découvrir les « Local Stories » de cinq villes de France.

Mercure-Cariboo

Source : Cariboo

L’offre de restauration bénéficie d’un intérêt similaire. À titre d’exemple, neuf hôtels Hyatt Centric aux États-Unis ont scellé une entente avec la start-up GrubHub, spécialisée dans la livraison de repas à domicile. Le service aux chambres comprend à présent les menus de quelques restaurants du quartier, sélectionnés par l’hôtel. Les plats sont commandés à même un site Web dédié ou auprès du personnel de la réception.

Les hôteliers jouent un plus grand rôle dans l’expérience de voyage de la clientèle

En valorisant et en commercialisant l’offre locale, les hôteliers jouent un plus grand rôle dans l’expérience de voyage de la clientèle. Selon un sondage de la firme d’intelligence d’affaires Skift, 69 % des voyageurs américains qui séjournent dans les hôtels préfèrent dépenser davantage pour faire des activités de qualité plutôt que pour avoir une chambre de catégorie supérieure. La demande est bien là, avez-vous entrepris des démarches pour y répondre ?

 

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Tendances

Les différents visages du concierge

L’édition de mai-juin 2017 de la Revue Espaces porte sur la révolution des services de conciergerie qui s’articulent désormais sur la personnalisation des services hôteliers, la fluidification de l’expérience de voyage, la découverte de la destination et les services pratiques.

L’humain… et le numérique

Dans l’industrie touristique, le concierge possède une histoire ancienne liée à l’hôtellerie de luxe. Thierry Revel, président des Clefs d’Or de France, association qui regroupe des concierges des établissements les plus prestigieux, définit le concierge comme « une profession […] qui a à cœur de satisfaire les demandes d’une clientèle de plus en plus exigeante ». Comme le mentionnent Mathieu Pollet et Marylou Bidault, respectivement directeur général et chef de projet marketing chez Loungeup, une entreprise spécialisée en solutions technologiques pour hôteliers, les clients de ces hôtels de luxe peuvent tout demander au concierge qui possède dans son carnet d’adresses des fournisseurs privilégiés avec lesquels il traite au gré des envies de ses clients. Ses crédos : personnalisation du service, relation client et expérience client. Dans les établissements hôteliers moins luxueux, c’est l’équipe de réception qui tient le rôle de concierge en prodiguant régulièrement des conseils et en proposant parfois des services de billetterie.

Malgré cela, le métier de concierge n’échappe pas à la révolution numérique, souligne M. Pollet. Ainsi, grâce aux applications mobiles ou à toute autre interface numérique, l’hôtel, ou la destination, peut offrir de l’information avant, pendant ou même après le séjour, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Le voyageur peut aussi effectuer ses réservations et acheter des billets de spectacle par l’entremise de ces plateformes.

Les concierges numériques permettent aux hôteliers de rejoindre les clients les plus technophiles pour répondre à leurs interrogations tout en les gardant dans leur giron plutôt que d’utiliser des sites Web externes qu’ils ne contrôlent pas. On y trouve des recommandations touristiques (restaurants, circuits, attractions, etc.) facilement accessibles sur une carte interactive hors ligne, des infos sur les vols, la météo, des itinéraires, etc.

Toutefois, comme le mentionne Mathieu Pollet, « pour que ces outils d’e-conciergerie soient efficaces et proposent un contenu pertinent, il faut qu’ils soient capables, autant que possible, d’adapter leur contenu au profil du client, en fonction de sa nationalité ou du but de son voyage », d’où la nécessité d’une bonne gestion de la relation client.

Une porte ouverte sur la destination

Certains concierges ouvrent toutes grandes les portes de la destination

Certains concierges ouvrent toutes grandes les portes de la destination. C’est le cas des Travel Angels du voyagiste Vivre le Japon. Thierry Maincent et Alexandre Barbe, respectivement directeur et responsable éditorial de l’agence, expliquent comment ils accueillent les visiteurs à leur arrivée et les guident dans leurs premiers pas au pays, depuis dix ans déjà. Ils veillent sur eux en permanence, les renseignent et les aident à faire tomber les barrières linguistiques. La valeur ajoutée du Travel Angel est dans l’accompagnement proposé qui se révèle quasi indispensable dans un pays aussi différent et déboussolant pour un voyageur occidental. En 2016, ces « anges du voyage » ont accueilli 7150 voyageurs, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2015 ; preuve de leur intérêt pour les touristes étrangers.

À la croisée de l’humain et du numérique

Créé en 2014 par Laure de Boerio, Paris Helpline est un service de conciergerie unissant l’humain et le numérique. On y accède par l’entremise d’une application mobile, mais les services sont offerts par des humains qui parlent plusieurs langues. Selon Mme de Boerio, ses conseillers, les City Helpers, guident le touriste et lui fournissent une information géolocalisée grâce à l’utilisation du téléphone intelligent : conseils pratiques, solutions pour faciliter le quotidien, références culturelles, choix gastronomiques, réservations de restaurant, de taxi ou de places de spectacles. Tous les conseillers sont formés aux métiers de l’accueil et de la relation client. Même chose du côté de Welkeys, une plateforme numérique proposant les services de 300 concierges aguerris, mais cette fois pour les locations entre particuliers.

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Source : Paris Helpline

Clothilde Patin, chargée de communication chez Wiidi, présente les possibilités offertes par cet assistant personnel qui combine l’intelligence artificielle avec un véritable service de conciergerie haut de gamme (humain), alors que Nicolas Martin, directeur général de Bordeaux Tourisme et Congrès expose comment l’Assistant Bordeaux s’est développé en marque blanche avec Wiidi.

assistant personnel qui combine l’intelligence artificielle avec un véritable service de conciergerie haut de gamme (humain)

Au départ, l’office de Bordeaux a choisi d’utiliser l’application Wiidii. Intégré à la carte Bordeaux Métropole City Pass, le service a connu un succès relativement satisfaisant : près du quart (23 %) des acheteurs de la City Pass ont téléchargé l’application Wiidii et 18 % l’ont utilisée en moyenne 3,5 fois sur 3 jours. Fort de ces résultats concluants, l’office a développé son service de conciergerie en trois langues en marque blanche : l’Assistant Bordeaux, mettant ainsi de l’avant la marque Bordeaux. En plus de renseigner le voyageur, le concierge numérique peut effectuer des réservations de transfert vers l’aéroport, trouver un restaurant offrant des mets sans gluten, réserver une chambre, un taxi, etc. Les membres de l’Office de tourisme encouragent les clients qui achètent la carte métropole à poser leurs questions directement à l’Assistant, de manière à désengorger les lieux d’accueil qui sont souvent sollicités pour des demandes ne nécessitant pas les compétences du conseiller en séjour.

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Source : Bordeaux Tourisme et Congrès

La conciergerie de destination, pourquoi pas ?

Comme le mentionne Marjorie Michel, responsable du pôle accueil-boutique Saint-Émilion Tourisme, en France, « le métier de conseiller en séjour est en train d’évoluer vers un métier de conciergerie de la destination ». Avec une demande accrue pour des services personnalisés, il devient essentiel de repenser le rôle de neutralité de l’information des offices de tourisme. Pourquoi ne pas faire le choix d’un conseil éclairé, tout comme le fait le concierge avec succès et assurance ? C’est ce qu’a entrepris Tourisme Montréal avec ses Mtl moments qui constituent une foule de suggestions pour visiter la ville autrement, entre autres par ses quartiers, fournissant chaque fois plusieurs choix éclairés. En voici un exemple. Croyez-vous à ce nouveau rôle de conciergerie de destination ?

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 Source : Tourisme Montréal © Marie-Ève Roy-Therrier

 

Source de l’image à la une : © Monscierge

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Tourisme durable

Réduire le gaspillage des buffets à volonté

L’hôtel Hyatt Regency Orlando, en Floride, a accueilli une équipe de chercheurs de la firme de design Ideo afin de trouver des solutions pour réduire le gaspillage alimentaire au sein de son service de nourriture et boisson, en particulier dans les buffets à volonté. Les experts ont étudié chacune des facettes de ce point de restauration, de la préparation de la nourriture à la mise en place, en passant par les comportements de la clientèle.

 

Près de la moitié non consommée

Plusieurs faits sont ressortis de leurs observations :

  • Les clients consomment un peu plus de la moitié de la nourriture disponible sur le buffet ;
  • Seulement 10 à 15 % des restants peuvent être réutilisés ou donnés en raison des règlements relatifs à la sécurité alimentaire ; le reste est jeté à la poubelle ;
  • Le café, le jus et autres liquides génèrent d’importants déchets.

Une habitude à changer

une des raisons de ce gaspillage est la crainte de manquer de nourriture

Ideo a constaté que l’une des raisons de ce gaspillage est la crainte du personnel hôtelier et des organisateurs de conférence de manquer de nourriture, ce qui les pousse à commander de plus grandes quantités au service de la cuisine. De son côté, la clientèle a tendance à se servir généreusement pour éviter de revenir une seconde fois au buffet et de manquer de choix.

Gérer les portions et mieux connaître la clientèle

À la suite de ces constats, l’hôtel a entrepris des changements, qui seront reproduits dans d’autres établissements de la chaîne à travers les États-Unis. À présent, les clients commandent un repas auprès des serveurs à partir d’un choix de différentes assiettes disposées sur le buffet. De plus, les portions sont réduites : les yogourts sont servis dans des contenants individuels au lieu d’être dans un grand bol, les pâtisseries sont préparées en mignardises et les paniers de pain sont garnis plus modestement. Selon le chef exécutif de l’hôtel, Lawrence Eells, le coût du buffet a été réduit de 10 %, sans que la clientèle s’en plaigne. Selon lui, ces changements ont été acceptés, car ils correspondent au virage santé entrepris par de nombreux clients.

D’autre part, les informations à propos des préférences alimentaires des clients sont collectées en amont de leur visite, tout comme leur intention de manger au restaurant de l’hôtel. Cela permet au chef et aux organisateurs d’événements de mieux planifier la quantité de nourriture à commander et à préparer.

Partage de bonnes pratiques

Le groupe Hyatt et la firme Ideo collaborent avec le Fonds mondial pour la nature afin de créer un répertoire de bonnes pratiques pour combattre le gaspillage de nourriture dans l’industrie hôtelière. Cet enjeu préoccupe les gestionnaires de tous les secteurs touristiques qui ont une offre de restauration. Relisez notre analyse Mieux gérer le gaspillage en hôtellerie et en restauration pour obtenir plusieurs conseils à ce sujet.

Source de l’image à la une : Pixabay

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Technologies Tendances

Qu’ont en commun Mildred, Edward et Aerobot?

Quelle importance pour le tourisme ?

Comme la relation client est très importante dans l’industrie touristique, les chatbots constituent certainement un atout, puisqu’ils sont disponibles en tout temps, évitant ainsi au voyageur de se retrouver bloqué quelque part sans aide. À cet égard, le fournisseur de services numériques Travelaer a conclu, après avoir observé les interactions des internautes avec les entreprises touristiques sur Facebook Messenger pendant un an, que le service à la clientèle ou les fonctionnalités de libre-service représentent les principales demandes des clients.

 Voyons comment certaines entreprises touristiques utilisent ces robots pour améliorer leur service à la clientèle et quels sont les résultats qu’elles obtiennent.

Aerobot, Mildred et quelques autres

Plusieurs compagnies ont créé des chatbots, principalement sur la plateforme Facebook Messenger. En voici quelques exemples.

Aerobot d’Aeromexico sert, entre autres, à l’achat de billets en ligne, à informer sur l’état des vols et à fournir des recommandations sur la destination. Depuis l’entrée en fonction d’Aerobot, l’entreprise a réduit le temps moyen de réponse aux questions par clavardage qui est passé de 16 minutes à 2 minutes, et le Département de service à la clientèle est presque entièrement automatisé.

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Source : Tnooz

Un peu différent, Mildred, le chatbot de Lufthansa, permet aux internautes de dénicher les vols les moins chers au cours des neuf mois à venir. Les utilisateurs peuvent également restreindre leurs résultats de recherche à des dates précises et à des classes de réservation (économie, économie supérieure ou affaires) et inclure des détails tels que l’aéroport ou la ville d’origine.

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Source : Future Travel Experience

La compagnie aérienne KLM utilise notamment un chatbot pour l’envoi ou l’échange de billets d’avion, pour tout ce qui a trait aux informations de vol et pour résoudre les réclamations de ses clients. L’outil, disponible sur WeChat et Facebook Messenger peut répondre à plus de 60 000 questions simples ou complexes. Le chabot utilise également des émoticônes pour aider les passagers à trouver ce qu’ils recherchent une fois arrivés à destination. Pour mieux comprendre le fonctionnement du service, visionnez la vidéo suivante.

Le chatbot de British Airways se base lui aussi sur des émoticônes pour suggérer des destinations de voyage (voir la vidéo). L’internaute entame une conversation avec le robot qui lui pose des questions. Le voyageur y répond en choisissant parmi les émoticônes proposées. Après quelques questions, le chatbot lui propose une destination. Dès lors, l’internaute est redirigé sur la page du site de British Airways décrivant la destination.

Même l’économie collaborative s’est lancée récemment dans la course aux chatbots. C’est le cas d’Uber et de Lyft qui offrent la réservation d’un taxi via Facebook Messenger. Il suffit de discuter avec un chatbot sur Messenger pour réserver une course instantanément.

Les agences de voyages en ligne s’y mettent aussi

Les géants Booking.com et Expedia utilisent un chatbot depuis 2015. Les comparateurs Kayak, Skyscanner et Cheapflight en ont également. Les deux premiers proposent des destinations en fonction du budget, invitent les voyageurs à chercher des vols et leur exposent le meilleur moment pour partir. Le dernier est aussi capable d’adapter le style de sa conversation en fonction de son interlocuteur. Le chatbot d’Hipmunk, un autre comparateur, est l’un des premiers à permettre aux utilisateurs d’inviter des amis à discuter, en proposant des sessions de groupe.

Discutez avec Edward ou Hijiffy pour réserver votre chambre

De grandes chaînes hôtelières ont fait le pari d’offrir un service à la clientèle 24 h/24 et 7 jours/7. Hyatt a été l’une des premières à mettre en place un robot conversationnel sur Facebook Messenger en 2015. Plusieurs autres ont suivi : Starwood Hotels, Radisson, AccorHotels.

Edward, le robot conversationnel des hôtels Edwardian à Londres, propriété de Radisson Blu, renseigne l’internaute sur les équipements de l’hôtel, donne des conseils et reçoit même les plaintes d’invités en quelques secondes.

Le chatbot des hôtels Mercure répond aux questions des voyageurs portant sur la ville dans laquelle ils séjournent et leur propose même des anecdotes. Le robot dispose de sa propre base d’informations et s’enrichit continuellement d’histoires partagées par d’autres utilisateurs. AccorHotels affirme que son robot entretient de 2000 à 3000 conversations par jour. Autre robot de la chaîne, celui de JO&JOE, spécifiquement dédié aux milléniaux, joue le rôle de concierge en recommandant ses bons plans. Tout comme HiJiffy, le chatbot concierge qui met en relation le personnel de l’hôtel et les clients qui souhaitent réserver une chambre, accéder aux services de l’hôtel, être informés des événements quotidiens qui se déroulent dans l’établissement ou demander conseil pour visiter la ville. Les hôteliers peuvent facilement ajouter Hijiffy à Facebook Messenger.

Découvrir la culture grâce à Tourisbot

L’internaute à la recherche d’un lieu culturel ou patrimonial peut converser avec l’un des trois chatbots de TourisBots TourisBot Monuments, TourisBot Musées ou TourisBot Sites classés. Ces derniers suggèrent des idées de visite à proximité, par région ou même dans toute la France et redirigent l’internaute vers les sites officiels de l’un ou l’autre des 40 000 monuments, 8000 musées ou 2700 sites culturels classés. Une fois le lieu choisi, le visiteur peut réserver son hébergement à proximité sans quitter la plateforme.

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Source : TourisBot

Les exemples de chatbots dans l’industrie touristique sont variés. Est-ce que celui-ci peut se substituer à l’humain pour dialoguer avec les clients ? Sans doute pas. Son intérêt réside dans sa capacité à effectuer des tâches répétitives, ce qui laisse tout le temps aux individus pour se consacrer aux cas les plus difficiles, améliorant ainsi la relation client.

Source de l’image à la une: Lufthansa Best Price