Catégories
Gestion

Les petites municipalités québécoises misent sur le tourisme

Se tailler une place dans l’industrie touristique pose de nombreux défis aux petites localités québécoises : manque de ressources financières, enjeu de l’accessibilité, mise en marché difficile, etc. Lors du premier forum sur le développement touristique local, organisé par Lemay Stratégies les 20 et 21 avril derniers à Nicolet, les conférenciers et panelistes ont prouvé que la mobilisation de la communauté est un gage de succès du développement touristique.

 

Croissance du tourisme local

Lemay Stratégies a effectué un sondage auprès des participants du Forum provenant de villages et de municipalités de moins de 15 000 habitants, afin de jauger leur développement touristique. Parmi les 174 répondants, 45 % étaient des organismes de développement économique ou touristique, 42 % étaient des municipalités ou des villages et 13 % étaient des attraits, organismes nationaux, etc. Voici quelques faits saillants :

  • Plus de la moitié (53 %) des répondants affirment que leur village ou municipalité a connu une croissance modérée (de 1 à 20 %) au cours des cinq dernières années et seulement 5 % ont eu une croissance forte (plus de 20 %).
  • Les principaux freins au développement sont l’accès au financement (79 %) et l’absence de promoteurs (72 %).
  • Les éléments favorisant le développement sont les nouveaux projets (80 %) et l’innovation dont ces derniers font preuve (74 %).

Les principaux produits touristiques en croissance au cours des cinq dernières années sont :

  • l’agrotourisme et le tourisme gourmand (75 %);
  • le plein air (72 %);
  • les événements (64 %);
  • le camping (62 %);
  • les attraits et les activités culturelles (60 %).

Trois produits ont connu une décroissance : le magasinage (34 %), le tourisme d’affaires (16 %) et les sports motorisés (12 %). Les répondants prévoient une croissance plus importante pour tous les produits au cours des cinq prochaines années, en particulier l’agrotourisme et le tourisme gourmand (86 %), le plein air (80 %) ainsi que les attraits et les activités culturelles (78 %).

graphique produits touristiques québécois

Des municipalités prêtent main-forte pour réinventer leur destination

Selon M. Beaubien, propriétaire de plusieurs hôtels au Québec, la collaboration de la municipalité facilite beaucoup le travail des investisseurs privés comme lui. De nombreux villages et municipalités sont d’ailleurs impliqués dans le renouveau de leur destination touristique. Voici quelques bonnes pratiques mentionnées pendant le Forum.

Après dix années de démarches, la municipalité de Saint-Camille en Estrie a récemment acheté l’église pour la reconvertir en salle multifonctionnelle, accueillant des évènements de petite et moyenne envergure. La coopérative Destination Saint-Camille, qui regroupe sept entreprises de la région, sera responsable de la gestion et de la promotion des congrès, des colloques et des formations. Un projet inspirant pour une communauté d’à peine 500 résidents. 

Coaticook en Estrie a été un collaborateur important de l’implantation de Foresta Lumina au Parc de la Gorge de Coaticook. Faisant suite au succès du projet, la municipalité qui souhaitait bénéficier elle aussi de la nouvelle notoriété du Parc a installé en 2015 des lanternes dans son centre-ville, afin de recréer la même ambiance.

2.Coaticook_Foresta_lumina

Source : Le Progrès

Situé dans la région de Lanaudière, Saint-Donat souhaite mettre en place une stratégie de marketing territorial en devenant le premier « Parc naturel habité ». Cette appellation qui mise sur les attraits naturels et les activités touristiques servirait d’image de marque pour la ville, mais aussi pour les entreprises de la région.

L’action citoyenne au cœur du renouveau de la destination

« l’acceptation et l’implication du milieu dans le projet furent les conditions de réussite »

Parfois, la mobilisation des citoyens permet à une destination touristique de se réinventer voire de se créer. En 2014, Saint-Jean-Port-Joli, situé dans la région de Chaudière-Appalaches, a tiré profit de la fibre entrepreneuriale des nombreux artistes et créateurs de la localité afin de créer une offre de tourisme créatif. Ce projet innovant, entrepris par l’Office du tourisme de la MRC de L’Islet, a pour but d’augmenter la durée de séjour des visiteurs. Saint-Jean-Port-Joli, village créatif offre onze choix d’ateliers allant de la demi-journée à des séjours de 3 à 5 jours. Jean St-Pierre, directeur général de l’Office du tourisme, a rappelé que l’acceptation et l’implication du milieu dans le projet furent les conditions de réussite. En 2015, la municipalité a reçu le prix de Meilleure Destination de Tourisme Créatif, décerné par le réseau international Creative Tourism Network. Une reconnaissance qui place le village sur l’échiquier mondial.

3.MRC de l'islet_tourisme_creatif

Source : Office du tourisme de la MRC de L’Islet

Un groupe de citoyens de Rivière-au-Renard, en Gaspésie, est à l’origine du plan de revitalisation du village. Regroupés au sein de la corporation de développement de Rivière-au-Renard, ces citoyens souhaitent positionner le village au plan touristique en tant que « Capitale des pêches du Québec ». Les axes de développement de ce projet de 16 millions de dollars comportent des promenades le long de la rive, des pistes cyclables, une plage, un économusée ainsi qu’un traversier entre les municipalités de Gaspé, de Havre-Saint-Pierre et de l’île d’Anticosti qui reliera les cinq parcs nationaux.

Développer le tourisme rural par une politique nationale

Raija Ruusunen est coordonnatrice nationale du tourisme rural en Finlande, le programme national de développement rural débuté en 2006. Créer des réseaux, renforcer la coopération entre les instances nationales et régionales ainsi que promouvoir les meilleures pratiques figurent parmi les objectifs de cette stratégie. Mme Ruusunen en a présenté les différents axes de développement, dont :

  • le tourisme de plein air. Intégré au sein d’un réseau de 50 acteurs régionaux, ce nouveau modèle permet une coordination thématique de développement national et une communication permanente avec les régions.
  • le tourisme villageois. Le projet qui rassemble 16 villages est basé sur la coopération entre les entreprises et inclut aussi les résidents. Le secteur privé en fait également la promotion : une maison d’édition a publié une brochure touristique « Bienvenue au village » et des consultants privés accompagnent les villages dans le développement de leurs activités touristiques.

 

Le Forum a permis de souligner les facteurs de succès du développement touristique local : mobilisation, partenariats, entrepreneuriat, innovation, créativité et dynamisme. Enfin, comme l’a affirmé M. Beaubien, si une destination détient un produit unique, il est certain qu’elle réussira à se faire connaître.

Quels sont les projets touristiques portés par la communauté de votre village ou de votre petite municipalité?

 

Image à la une : Saint-Jean-Port-Joli; source : ©QuébecOriginal

Catégories
Marketing

En marketing : prendre le virage de l’authenticité

Pour se distinguer et afficher ses couleurs, la destination a tout intérêt à miser sur ce qui la rend unique. Les paysages, les activités, l’histoire, les arts et le folklore en font partie. Mais bien souvent, c’est la relation qu’entretient la population locale avec le territoire qui montre l’unicité d’un lieu. Et les voyageurs sont de plus en plus à la recherche d’expériences qui témoignent de ce lien. Voici des exemples de destinations ayant choisi de miser sur l’authenticité.

 

Le Groenland moderne et authentique

L’organisme Visit Greenland a procédé à un exercice de repositionnement afin de transmettre une image plus représentative de la destination. Cette dernière a longtemps véhiculé un portrait folklorique de la vie dans ce territoire nordique, ce que ne retrouvaient pas nécessairement les visiteurs une fois sur place. Comme l’explique madame Yakaboylu, de Visit Greenland, le processus menant à ce nouveau positionnement est issu de l’intention de montrer un portrait plus juste, plus authentique du Groenland.

Monter une campagne marketing d’envergure internationale pour cette terre isolée et peu peuplée (un peu plus de 56 000 résidents) requiert habituellement le recours à une expertise externe, comme du Danemark ou encore des États-Unis. Voilà qui est très coûteux et qui induit forcément un regard étranger sur la vie au Groenland. Visit Greenland a donc procédé différemment en faisant appel à des ressources locales pour prendre les photos, créer des vidéos et raconter des histoires afin que le message et les idées proviennent de l’intérieur du territoire plutôt que de l’extérieur.

 

Marketing_authenticite_Groenland_Image_1

Source : Visit Greenland

L’équipe de Visit Greenland a décidé de focaliser son offre sur cinq expériences « Big Arctic Five », qui reposent sur la marque « Pioneering Nation » ou « Terre de pionniers ». Les traîneaux à chiens, les aurores boréales, la glace et la neige, les peuples pionniers et les baleines sont des produits que l’on retrouve ailleurs, mais au Groenland, ils sont intimement liés à la culture de la communauté en place. Et c’est ce que Visit Greenland veut démontrer.

Défaire des mythes

Toujours dans un souci d’authenticité, tout le visuel a été actualisé, illustrant une communauté moderne. On s’est également amusé à défaire certains mythes. L’image ci-dessous illustrant un guide de traîneau à chiens jeune et séduisant, éduqué et buvant un espresso, contraste avec le mythe de l’Inuit âgé et reclus du monde, souvent associé à ce type de fonction.

Authenticité Groenland

Source : Visit Greenland

Le processus de repositionnement a nécessité la création d’un visuel abondant, surprenant et convaincant pour changer l’image traditionnelle. La vidéo qui suit présente de façon plus détaillée le processus de réflexion derrière le développement du branding de Visit Greenland.

 

Source : Vimeo

La Bretagne des Bretons

L’image traditionnelle de la Bretagne véhicule certains stéréotypes : une région froide et humide, peu accueillante et qui manque d’ouverture. C’est du moins ce que révélait un groupe de discussion formé de gens n’ayant jamais pris de vacances en Bretagne. Pour changer cette perception, moderniser l’image de la destination et valoriser son identité, le conseil régional, Bretagne Développement Innovation et le comité régional du tourisme ont mis sur pied une campagne mettant en vedette des Bretons.

Pour démontrer le dynamisme de la région, la stratégie devait être innovante et créative, à l’image de l’identité bretonne. C’est donc par un exercice de cocréation avec ses résidents enthousiastes que la campagne a été créée. La fierté bretonne est au cœur même du projet « Viens en Bretagne ».

Claque ton selfie

Le concept est simple : on demande aux Bretons de faire une vidéo d’eux-mêmes incitant les non-Bretons à découvrir une facette de la Bretagne qu’ils affectionnent particulièrement. Ainsi, les appels à « claquer son selfie » ont remporté un grand succès. Dès la première édition en 2014, 250 vidéos ont été déposées sur YouTube. Quinze de ces petits films ont été sélectionnés afin de constituer la campagne officielle. Voici la vidéo d’appel – humoristique et qui lance le ton de cette initiative – ainsi que deux des vidéos choisies comme publicité pour la télévision.

 

Vidéo : YouTube

 

Vidéo : YouTube

Vidéo : YouTube

Plutôt que de nier certains aspects critiqués comme les pluies fréquentes ou la tranquillité, la campagne les utilise à l’avantage de la Bretagne, notamment par l’humour. Ces messages provenant de « vrais » Bretons jouissent d’une plus grande crédibilité auprès des touristes grâce à leur authenticité et leur langage familier, en comparaison aux communications institutionnelles. D’après les résultats d’un sondage, 75 % des personnes n’ayant jamais mis les pieds en Bretagne ont davantage envie d’y aller après avoir visionné ces publicités.

Le Yukon raconté par ses habitants 

La campagne Yukon Now de Tourism Yukon illustre aussi très bien la contribution de la population locale pour promouvoir la destination. Parmi les initiatives, on compte un projet de websérie yukonnaise faisant appel au storytelling. À la suite d’un appel de propositions et d’un processus de sélection devant jury, trois films sur le Yukon ont été retenus et seront présentés sur des chaînes de télévision canadiennes spécialisées.

Les autres vidéos soumises au jury peuvent être visionnées sur la chaîne YouTube de Travel Yukon. Ensemble, ces courts-métrages offrent une perspective unique de la destination en montrant différents aspects de la vie au Yukon. En voici une à propos d’un aventurier qui s’intéresse à la vie trépidante d’un guide de traîneau à chiens.

 

Source : YouTube

En plus de ces documentaires, la campagne Yukon Now inclut le projet de contenu généré par les utilisateurs qui invite les visiteurs et les Yukonnais à partager leurs photos, leurs vidéos et leurs histoires préférées à propos de la région. Ces deux initiatives ont été saluées par Destination Canada avec le prix d’excellence Explore Canada de 2015 pour la campagne de relations publiques la plus créative.

Engager la population locale

Les initiatives faisant participer les résidants à la promotion de la destination sont de plus en plus nombreuses. L’Islande met la population à l’avant-plan dans ses campagnes depuis déjà quelques années. D’autres, comme l’Écosse, interpellent les amoureux de l’endroit en les invitant à partager leurs photos et leurs histoires. Les voyageurs exigeants cherchent à vivre des expériences authentiques, qui leur permettent de s’imprégner du lieu, de vivre des moments significatifs. Et qui de mieux que les habitants pour partager et véhiculer le message?

 

Cette analyse a été rédigée dans le cadre de la veille thématique pour les Communautés linguistiques officielles en situation minoritaire (CLOSM).

 

Source de l’image à la une : Mads Pihl, Visit Greenland

Catégories
Produits et activités

Repenser le design des conférences et réunions avec Meetovation

Vous êtes-vous déjà senti glisser dans les bras de Morphée au cours d’une journée de conférences, particulièrement après un repas trop lourd? Vous arrive-t-il d’être tenté de consulter vos courriels ou d’envoyer des textos, plutôt que de vous concentrer sur les propos du conférencier? Si la réponse est oui, c’est que les événements auxquels vous assistez n’intègrent pas les principes de Meetovation.

Un concept unique

Lors du plus récent événement de l’association Meeting Professionals International (MPI) qui s’est tenu à Copenhague du 7 au 9 février dernier, les concepteurs de réunion chevronnés Ann Hansen et Bo Kruger, ont fait vivre aux participants l’expérience « Meetovation ». Ce concept de design de réunion qui rompt avec les façons de faire traditionnelles repose sur quatre piliers qui, ensemble, créent de meilleures conditions d’apprentissage et augmentent dès lors la rentabilité de l’investissement :

  • la participation active des délégués;
  • l’utilisation créative de l’environnement physique;
  • la pensée durable et responsable;
  • l’inspiration authentique et locale.

Participation active des délégués

Les délégués d’aujourd’hui ne sont plus intéressés par une communication à sens unique. Ils souhaitent partager leurs idées plutôt qu’écouter passivement. Pour ce faire, les événements basés sur le concept danois proposent des miniconférences, de dix à quinze minutes et des séances de travail en groupes restreints, propices au partage des connaissances et des compétences, le tout entrecoupé d’activités de groupe pour dynamiser les troupes.

Lors de l’European Meetings & Events Conference, entre autres, les participants ont pu assister à des EduLabs aux formats plutôt spéciaux. Pick-a-brain, par exemple, mettait sur la sellette un panel de délégués volontaires qui avait accepté de répondre aux questions d’un animateur et des autres participants, afin de partager leur expertise en conception d’événements. D’autres personnes ont joué aux blocs Lego et ont construit des tours avec des spaghettis lors d’ateliers de formation, avant de se lancer dans des discussions soutenues, entremêlées de présentations d’experts-conférenciers.

ateliers_EMEC

Source : citmagazine.com

La participation active n’est pas l’apanage des groupes restreints comme l’ont démontré les animateurs de l’EMEC. En effet, ils ont réussi à faire bouger plus de 250 invités à la fois en lançant des ballons de plage dans la foule, en organisant une bataille « boules de neige » en papier froissé — nous sommes au Danemark après tout! — et en invitant les participants à une partie de devinettes, le tout dans le but avoué de redonner de l’énergie aux participants et de les aider à briser la glace pour mieux travailler ensemble par la suite. Et ça fonctionne très bien!

CN_EMEC_participation_active

Sources : themiceblog.com et citmagazine.com

Environnement créatif 

Meetovation utilise les installations de manière à soutenir l’objectif global de la réunion et à créer un environnement stimulant; une ambiance propice aux interactions entre les participants (meubles confortables, lumière colorée ou tamisée, musique, etc.). La configuration de la salle principale de l’EMEC n’avait rien de conventionnel : canapés, bancs recouverts de peaux de mouton, chaises pivotantes, poufs disposés sous un éclairage rouge et musique invitant à la rencontre et à la discussion. Derrière les présentateurs et conférenciers, une bibliothèque garnie d’objets à l’image de la destination, où chacun des orateurs était invité à laisser un élément déterminant de sa présentation : un bon moyen de se remémorer les moments marquants de la conférence.

salle

Source : Bureau des congrès de Copenhague       

Inspiration locale 

Selon les principes de Meetovation, les conférences et réunions doivent s’inspirer de l’environnement local et authentique pour ouvrir les esprits et rendre l’événement mémorable. La conférence d’ouverture d’EMEC a certainement marqué les esprits des participants : la petite sirène, personnage emblématique de la ville inspiré du conte de l’écrivain danois Hans Christian Andersen, a présenté l’animatrice de l’événement, qui à son tour a traversé la salle sur sa bicyclette; Copenhague n’est-elle pas la capitale mondiale du vélo? Le ton était donné.

L’événement entier fut baigné dans cette atmosphère hygge typique du Danemark, que l’on pourrait traduire par une ambiance intimiste et chaleureuse : lumière rouge tamisée, musique inspirante, peaux de mouton, fauteuils confortables. Les participants ont aussi pu goûter à la nourriture locale pendant les pauses et lors du dîner d’ouverture en se rendant au Copenhagen Street Food qui offre plus de 35 kiosques, dont la majorité mettent l’accent sur l’alimentation biologique.

Pensée responsable 

De nos jours, être écologique et respectueux du climat est important. Et puisque le Danemark est considéré comme l’un des pays les plus « verts » au monde, il va sans dire que le concept Meetovation inclut un guide pour les réunions écologiques et respectueuses de l’environnement. Ce dernier intègre des aliments sains et énergisants et des solutions durables : choisir des fournisseurs locaux ou recycler, par exemple. Pendant EMEC, les participants ont pu assister à des séances de formation sur la réduction des déchets alimentaires; des verres et des pichets ont remplacé les bouteilles en plastique, les fourchettes et les couteaux jetables étaient fabriqués en bois durable et même les crayons de couleur en bois remis aux participants avaient une extrémité remplie de graines pouvant être plantées dans le sol pour voir s’éclore de belles pousses de thym, de sauge ou de romarin; un souvenir simple et durable de l’événement!

Une mention spéciale au comité organisateur de la conférence qui avait demandé aux délégués de remettre à la Croix-Rouge danoise, des gants et des foulards destinés aux gens dans le besoin. C’est aussi cela avoir une pensée responsable!

Tous ces principes, admirablement intégrés par leurs concepteurs danois, ont fait de l’European Meetings & Events un événement inoubliable. Comme le dit si bien l’adage, l’essayer, c’est l’adopter! Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer dans l’aventure Meetovation?

 

Source de l’image à la une: visitdenmark.com

 

 

 

 

 

 

Catégories
Marketing @en

Marketing and the Human Factor

The human factor in the sharing economy

Lately, tourism marketing has been saturated with the human factor, as companies capitalize on tourists’ apparent fondness for stories that make them dream, stories with a human element that they can identify with. That element is played up in the latest messages from the sharing economy’s biggest players: think of Airbnb’s Mankind campaign, urging travellers to see the world through the eyes of an innocent child. Or, what about Uber’s “What’s Your Destination?” ad, reminding us that “we’re all going somewhere”, or BlaBlaCar’s Members stories, yet another instance of so-called “humanized” communication?


Source: YouTube

 

 The human factor in destination marketing

Many tourist destinations are now presenting real-life moments and allowing viewers to meet actual residents. London is an excellent example of this trend, along with its series of video clips entitled The London Story, in which Londoners talk about what makes their city unique.


Source: VisitLondon

Another example – this one more daring – is the short video I hate Thailand, which tells the story of a young traveller whose bag is stolen, but whose happy ending shines a light on the Thai people’s generous and open spirit. Closer to home, the #MTLmoments campaign, launched by Tourism Montréal in May 2013, invites Montrealers and tourists alike to capture spontaneous, everyday moments and share them on social media.

retour_humain_Mtl_momentsSource: Tourism Montreal

California showcases the state’s unique character through a series of short (2- or 3-minute) videos on its farmers and the soil they work. The clips show testimonials by specialists in different fields, demonstrating their in-depth knowledge of and profound love for their work.


Source: YouTube

The main message of South African Tourism’s new #MeetSouthAfrica campaign is that you don’t just VISIT South Africa, you MEET it by meeting its people. Through videos, a blog and Instagram photos, visitors see the country through the eyes of South Africans; the spectacular scenery stays in the background, taking second place to the conversations.


Source: YouTube

VisitHolland has produced about ten short (less than 60 seconds) videos inviting tourists to experience the city as a local, by showing its inhabitants in a variety of situations: falling in love, waking up in the morning, enjoying local specialties or sharing their traditions. It also reveals the many faces of its people in two videos, Faces (see below) and Kids.


Source: YouTube

 In an attempt to debunk the myth that Finns are cold and reserved, VisistFinland uses a section of its website to describe the intrinsic qualities of its people, against a backdrop of stunning visuals. The northern part of the country, known as Lapland, invites users to meet locals who share their interests and get their insights about the region they call home, and then follow their advice for a successful travel experience.

Lapland

Source: OnlyInLapland

 The human factor in hotel marketing

As a means of enticing travellers and stirring their emotions, several large hotel chains are now focussing on the human factor and the experience rather than the hotel environment or the room itself. In this spirit, Marriott has created the Marriott Traveler website, a sort of unofficial tourist guide to destinations like New Orleans, Chicago, Orlando, with headings like culture, family, fashion, food & drink, Zen and so on, populated by texts, photos and videos by residents or other travellers. There’s the Tour of New Orleans with Chef Tory McPhail, for instance, or how to find the best pizza in Chicago

Some luxury hotel groups are also adopting an approach that centres on the human factor and the experience. Rather than focussing on its 10 hotels, the Maisons et Hôtels Sibuet website suggests 13 different kinds of experiences over four seasons for their guests to enjoy


Source: Sibuet Experience

 The human factor in product marketing

After making a series of “How To” videos showing visitors how to dress for the company’s various activities, how to drive a snowmobile or dog sled, etc., Lapland Safaris (a destination management company) is now revealing the company’s human face. In its recent tourism experience videos, Faces of Lapland Safaris introduces twelve employees who work in different areas of the company and ending with the words “With a human touch”: a great way to create some positive feelings and a sense of brand loyalty.

 
Source: https://www.youtube.com/watch?v=89RcJPZN0Kw

 The human factor in the Distribution Network

An example of this is the home page of Thomas Cook’s YouTube channel, which has 30 videos, the most recent of which (that make up a good half) focus much more on the human factor than on the destination itself.

Thomas_Cook

Source: YouTube

 

There are sure to be many more examples to come. If you are one of the many who are starting to put a human touch on your marketing messages, make us happy and share them with us!

 

Source of the header image: YouTube

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories
Marketing

Le retour de l’humain dans le marketing

Le retour de l’humain dans l’économie collaborative

Le touriste aime se faire raconter des histoires à faire rêver, des histoires qui comportent une dimension humaine à laquelle il peut s’identifier. La communication des grands joueurs de l’économie collaborative accorde une grande place à l’humain.

On assiste à une recrudescence de la présence humaine dans les communications touristiques

C’est le cas de celle d’Airbnb et de sa campagne Mankind, qui invite le voyageur à découvrir le monde à travers les yeux d’un enfant, et aussi de celle d’Uber, qui met la personne au centre de l’action (le déplacement). BlaBlaCar, avec ses Members stories, s’est lui aussi mis à « humaniser » ses communications.

Source : YouTube

Le retour de l’humain dans le marketing de destinations

Plusieurs destinations touristiques mettent dorénavant en scène des instants de vie et des rencontres avec les résidents. Un très bel exemple est celui de Londres et de ses capsules vidéo The London Story, où des habitants présentent des particularités de la ville.


Source : VisitLondon

Autre exemple audacieux, celui de la Thaïlande avec son film-témoignage I hate Thailand, qui raconte l’histoire d’un vol de sac qui se termine plutôt bien, et qui fait la part belle à la population du pays. Plus près de nous, la campagne #MTLmoments, lancée en mai 2013 par Tourisme Montréal, qui vise à mettre en valeur les « moments » spontanés vécus par les Montréalais et les touristes dans la ville.

retour_humain_Mtl_moments
Source : Tourisme Montréal

Pour valoriser son territoire, la Californie met de l’avant son terroir et ses producteurs dans une série de courtes vidéos (deux à trois minutes) présentant des témoignages et des entrevues où les artisans montrent leur savoir-faire et racontent leur amour de leur travail.


Source : YouTube

L’office de tourisme de l’Afrique du Sud, avec sa campagne #MeetSouthAfrica, fait découvrir son pays à travers les yeux de son peuple et mène le visiteur potentiel à la rencontre de ses habitants par des vidéos, un blogue et des photos sur Instagram, les paysages étant secondaires et en arrière-plan du discours.

Source : YouTube

VisitHolland a produit une dizaine de courtes vidéos (moins de 60 secondes) invitant les touristes à découvrir la ville comme les résidents en les présentant dans diverses situations, par exemple lorsqu’ils tombent amoureux, se réveillent au petit matin, dégustent des spécialités culinaires ou encore partagent leurs traditions. Elle dévoile aussi les multiples visages de sa population dans ses vidéos Faces (voir ci-dessous) et Kids.

Source : YouTube

Voulant déboulonner le mythe selon lequel les Finlandais sont des gens froids et réservés, la Finlande utilise une section de son site Web pour décrire les qualités intrinsèques de son peuple sur fond d’images saisissantes. De son côté, la Laponie, située au nord du pays, invite les internautes à « rencontrer des habitants » qui partagent leurs centres d’intérêt afin d’obtenir leur point de vue au sujet de leur région d’origine et de suivre leurs conseils pour une expérience réussie.

Lapland
Source : OnlyInLapland

Le retour de l’humain dans le marketing hôtelier

Pour séduire les voyageurs et susciter l’émotion, plusieurs grands groupes hôteliers misent dorénavant sur l’humain et l’expérience plutôt que sur l’environnement physique et la chambre. C’est dans cet esprit que Marriott a créé le site Web Marriott Traveler, sorte de guide touristique de destinations (Nouvelle-Orléans, Chicago, Orlando) qui rassemble, sous diverses thématiques (culture, restauration, famille, mode, bien-être), textes, photos et vidéos de résidents ou d’autres voyageurs. On y trouve par exemple ce tour de la Nouvelle-Orléans avec le chef Tory McPhail ou encore comment dénicher la meilleure pizza de Chicago

Certains groupes d’établissements de luxe ont eux aussi une approche axée sur « l’humain et l’expérience ». Le site Web de Maisons et Hôtels Sibuet propose 13 types d’expériences à vivre au fil des 4 saisons, plutôt que de mettre l’accent sur ses hôtels. 

Source : Expérience Sibuet

Le retour de l’humain dans le marketing des produits

Après avoir réalisé une série de vidéos sur le « comment faire… » (How to) pour montrer aux visiteurs comment s’habiller pour pratiquer les activités offertes par l’entreprise, comment conduire une motoneige ou un traîneau à chiens, etc., voilà que Lapland Safaris, producteur de tourisme d’aventure en Laponie, décide de montrer les humains derrière l’entreprise. Dans des vidéos d’expériences touristiques, Faces of Lapland Safaris présente douze employés de différents domaines de la société. Chacune des vidéos représente toute une équipe. Une bonne façon de créer de l’émotion et de l’attachement à la marque!

 

Source : YouTube 

Le retour de l’humain dans le marketing du réseau de distribution

Un exemple : la page d’accueil de la chaîne YouTube de Thomas Cook affiche 30 vidéos, dont la moitié – les plus récentes – font une large place à l’humain plutôt qu’à la destination proprement dite. 

Thomas_Cook

Source : YouTube

Enfin, il y aurait beaucoup d’autres exemples à présenter. Si vous êtes de ceux qui ont remis l’humain au cœur de vos communications, faites-nous plaisir et partagez votre expérience avec nous!

 

Source de l’image à la une: YouTube

Catégories
Tendances

Tendances 2020 : quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

 

Le tourisme à l’aube de 2020…

… sera motivé par la quête permanente du mieux-être

Le temps de loisir se fait rare, les voyageurs veulent des expériences riches, uniques, inédites, mais aussi qui donnent un sens au voyage. Le bien-être, les bonnes habitudes alimentaires, l’activité physique, la méditation et le repos se poursuivent plus que jamais en voyage. Rentabiliser son expérience par l’amélioration de soi!

… deviendra immersif et poussera encore plus loin la notion d’authenticité

L’immersion dans la culture locale devient un gage d’authenticité en voyage. Le touriste ne veut plus en être un. Expérimenter le quotidien dans un autre pays constitue l’une des premières motivations de voyage des jeunes milléniaux. L’économie collaborative répond à ces désirs et les entreprises touristiques adaptent leur offre.

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

 

Image à la une : © Aditya Permana

 

 

Catégories
Tendances

Prendre le virage local

Une tendance lourde

Certains établissements offrent une véritable vitrine de la scène locale, sur le plan culturel, mais aussi culinaire, brassicole et vinicole. D’autres développent une offre unique et dynamique, qui séduit une clientèle locale et régionale par son caractère à la fois branché sur son milieu et ouvert sur le monde, en interpellant des touristes internationaux.

Comme le démontre l’engouement pour les concepts de location d’appartements ou d’accueil de touristes à domicile, par des sites comme Airbnb, Couchsurfing ou encore EatWith – ce dernier permettant aux visiteurs de partager un repas chez un particulier –, l’idée de vivre une expérience plus authentique et locale se répand (lire aussi: La consommation collaborative: une révolution par le partage?). Pour répondre à ce désir, appelé à prendre de l’ampleur, l’offre touristique actuelle doit s’ajuster et s’imprégner davantage de son milieu.

Selon une étude publiée par le groupe hôtelier InterContinental (IHG), les touristes cherchent des établissements qui leur permettront d’établir un contact avec le quartier. L’hôtel, par son bar, son restaurant et ses événements, a déjà été par le passé un lieu de rencontres pour les résidents, surtout dans les petites communautés. Comme le précise l’étude d’IHG, les hôtels pourraient servir de plaque tournante de la vie locale en accueillant, par exemple, des artistes et des groupes de musique de l’endroit.

Des hôtels «branchés» sur leur communauté

Le très cool Drake Hotel, à Toronto, s’inscrit tout à fait dans ce mouvement. L’établissement de 19 chambres uniques de style «bohème branché» propose plusieurs options gourmandes ainsi que des événements culturels, et démontre un fort engagement communautaire. Promotion d’artistes locaux, recours continuel à des produits régionaux, notamment pour la cuisine et les boutiques de souvenirs, et organisation de collectes de fonds au profit des artistes du quartier: les raisons pour lesquelles le Drake Hotel est très apprécié de son milieu sont multiples. Il reçoit aussi les éloges de nombreux médias à travers le monde et est déjà devenu une icône pour les Torontois. Soulignons que cet hôtel a ouvert ses portes en 2004.

CB_Virage_local_image1

Source: The Drake Hotel

Toujours dans la Ville Reine, l’hôtel-boutique Gladstone est également un lieu qui rassemble touristes et résidents grâce à une offre culinaire et culturelle unique et mettant en vedette les gens du coin. L’établissement de 37 chambres, toutes conçues par des artistes de Toronto, comprend aussi 3 restos-bars et des sites d’expositions. Pour présenter les valeurs qui l’animent, l’équipe de gestion de l’hôtel Gladstone a intégré sur son site Web une infographie (cliquez sur l’image ci-dessous) prenant la forme d’une part de gâteau dont le glaçage constitue le produit tel que nous le voyons, et où chaque étage exprime le pourquoi, le comment et les composantes de l’établissement. La durabilité, l’authenticité, l’innovation, les arts et la communauté sont des termes clés dans la gestion de cet hôtel.

CB_Virage_local_image2

Source: Gladstone Hotel

Les producteurs régionaux à l’honneur

À Baie-Saint-Paul, l’Hôtel La Ferme organise des marchés permettant aux voyageurs de rencontrer les producteurs agricoles de la région et de goûter leurs produits. Pour que l’utilisation de ces aliments soit optimale, des ateliers culinaires avec un chef de l’endroit sont également au programme.

CB_Virage_local_image3

Source: Le Massif

Au Waldorf Astoria de Park City, en Utah, un forfait combine une escapade chez les producteurs avoisinants en compagnie du chef, en vue de la préparation d’un repas. Pendant cette sortie, les invités participent aussi à un pique-nique pendant lequel ils peuvent déguster des produits locaux comme du vin ou de la bière.

Les établissements locaux font du charme aux touristes

Le mouvement inverse est aussi à la hausse. Parce qu’ils sont friands d’expériences authentiques, les visiteurs seront charmés par les cafés et les bistrots fréquentés par la clientèle locale. Certaines entreprises l’ont bien compris. Au Royaume-Uni, la chaîne des cafés Harris & Hoole, reconnue pour son bon café et son ambiance de type commerce de quartier, dispose au mur de ses établissements un tableau des activités organisées dans la communauté. Les clients sont invités à inscrire à la craie les dates et les événements qu’ils souhaitent signaler. Voilà une belle façon d’impliquer les résidents dans l’animation d’un secteur et, par le fait même, d’inciter les visiteurs à fréquenter les événements du quartier.

CB_Virage_local_image4

Source: Harris and Hoole

Comme c’est le cas des Bistrots de pays et du réseau des Cafés de pays en France, l’initiative des Cafés de village, dans les Cantons-de-l’Est, illustre aussi très bien cette tendance (lire aussi: Clin d’œil – Les Cafés de village). Ces petits établissements fréquentés par la population locale servent une restauration santé, des produits du terroir, ainsi que des bières et des vins locaux lorsqu’ils détiennent un permis d’alcool. Ils font souvent partie du patrimoine et se révèlent de réels ambassadeurs de la destination.

Penser local

Si les grandes chaînes hôtelières emboîtent le pas aux entreprises indépendantes en proposant un produit plus local, le virage s’avère encore plus facile pour ces dernières. Des partenariats avec des commerces de quartier, des espaces d’exposition pour les artistes de la région, le recours aux produits du terroir, l’accueil de musiciens et d’événements célébrant la culture locale, l’implication dans les activités du quartier, voilà autant de possibilités pour une destination de faire valoir ses atouts locaux.