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Produits et activités

Créez l’engouement et dynamisez vos réunions d’affaires

Le Réseau de veille en tourisme a été invité à donner une formation au Salon de L’Organisateur présenté dans le cadre du Congrès des événements, festivals et attractions touristiques du Québec le 8 novembre dernier sur le thème « Réinventez vos réunions d’affaires ». En voici les grandes lignes.

 

 

 Utilisez votre créativité pour susciter l’intérêt

1- Choisissez savamment le lieu de l’événement

Le choix du site parfait constitue une étape cruciale pour la réussite de votre événement. Les lieux de réunion uniques ou inusités comme les attractions (zoos et aquariums, spas, parcs à thème, d’amusement ou naturels, sites historiques, centres de ski, etc.), les lieux extérieurs ou les sites historiques possèdent plusieurs caractéristiques qui permettent de créer une expérience mémorable :

  • ambiance et atmosphère;
  • originalité qui favorise les échanges entre les participants;
  • émotion qui permet d’évoquer des sentiments positifs chez les participants

2- Développez un concept original

Pour créer un concept original, jumelez des éléments qui ne vont pas ensemble pour favoriser l’effet de surprise. La soirée « Bingo et talons hauts », qui s’est déroulée au Casino de Montréal le 19 août dernier dans le cadre du Festival Mode & Design de Montréal, en est un très bon exemple : mannequins, conseils mode et beauté et tendances étaient au rendez-vous. Cet événement destiné aux jeunes urbains branchés de 18 à 35 ans a su combiner savamment bingo et glamour pour susciter l’intérêt.

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©Festival Mode & design de Montréal

L’utilisation d’un format inhabituel comme les réunions-promenades (walk and talk) et les rencontres ou les ateliers en plein air ajoute une nouvelle dimension aux discussions et au réseautage en encourageant un flux ouvert de dialogue. Cela permet de créer des expériences mémorables.

Enfin, intégrez des tendances actuelles comme la gastronomie locale et authentique, les camions de rue, les bières locales et les cocktails artisanaux, les stations de dégustation, etc.

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© C2 Montréal 2016

3- Créez un thème

Une thématique rehaussera votre événement et le rendra inoubliable. Elle peut se refléter dans la signalisation sur le site, vos communications, vos invitations, vos cadeaux, votre site Web et vos médias sociaux, ainsi que dans les éléments de décor de la salle.

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Source : bizbash.com

4- Accordez une attention au design de la salle

Tout d’abord, repensez le mobilier. Ne vous gênez pas pour utiliser des fauteuils ou des canapés confortables pour recréer une ambiance familiale et aider les participants à se sentir plus à l’aise, ce qui mènera à une meilleure perception de l’information et à un engagement plus élevé.

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Source : Bureau des congrès de Copenhague

Revoyez aussi la disposition des sièges. La tendance est aux estrades non conventionnelles comme le théâtre circulaire au milieu de la salle qui permet à la moitié de l’auditoire d’être plus proche de la scène que dans un style théâtre traditionnel. Cet aménagement centré sur les participants qui se font face tout au long de la rencontre favorise l’engagement, crée des liens et de l’enthousiasme pour la réunion.

Allégez la pièce, laissez de l’espace pour circuler librement, ajoutez des plantes et jouez avec la lumière pour créer une ambiance. Utilisez des couleurs distinctes pour différentes émotions; par exemple, le rouge pour stimuler l’activité cérébrale, accroître la vigilance et la mémoire, l’orangé pour stimuler l’appétit ou le bleu pour procurer un sentiment de détente. Vous pouvez aussi exploiter les couleurs de votre événement, de votre logo ou de votre marque.

5- Inspirez-vous de la destination

L’unicité et l’authenticité de la destination permettent d’ouvrir les esprits et de rendre votre événement mémorable. Vous avez choisi cet endroit pour une raison précise, laissez le paraître! Programmez des conférenciers locaux, de la nourriture de la région, intégrez des attraits, des éléments historiques d’une manière pertinente à votre événement afin de donner aux participants le sentiment d’être dans cette ville et pas une autre. Consultez l’exemple de l’European Meetings & Events Conference. 

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Source : Property of…

Créez des effets spectaculaires

Les nouvelles technologies comme les mégaprojections permettent de créer un environnement immersif qui propulse les invités dans une expérience sensorielle unique contribuant ainsi à bonifier un événement d’affaires et à le rendre mémorable.

Avec la téléprésence, le futur entre dans les salles de réunion. Un hologramme qui reproduit une personne en temps réel dans un endroit donné permet de la faire apparaître et interagir sur scène avec d’autres personnes ailleurs dans le monde, sans délai apparent.

Vous pouvez aussi utiliser des gobos, sortes de décalques prédécoupés en verre ou métal qui projettent un éclairage dynamique sur les murs pour créer un effet visuel de mouvement lors d’un événement de célébration ou une réception.

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Source : decoratingparty.com

Concevez une expérience collective unique et personnalisée

Le participant doit non seulement être au cœur d’une immersion complète dans la destination lors de l’événement, mais il importe aussi qu’il prenne part à une expérience collective, qu’il ait le sentiment d’avoir un impact. Les mots clés ici : authenticité et communauté. Il importe de toucher le participant individuellement en planifiant un événement qui proposera des activités ou des projets de responsabilité sociale. Pour ce faire, il faut se renseigner sur la vie communautaire ou culturelle de la ville, du site ou du lieu où l’événement se tiendra, et proposer des activités en fonction de ce qui s’y déroule, de la saison et des besoins exprimés par la communauté. Ainsi, lors de l’atelier du Salon de L’Organisateur, les personnes présentes ont été invitées à confectionner des mélanges de chocolat chaud dans des pots. Ces derniers ont ensuite été remis au Réseau d’aide le Tremplin, un organisme communautaire qui offre des services aux personnes confrontées à des problèmes de santé mentale, situé à quatre kilomètres du Centrexpo Cogeco où se tenait la réunion. Nul doute que ces petits pots sauront réchauffer le cœur des clients de l’organisme à la veille de la période de Noël et ils auront aussi permis aux participants de laisser un peu du leur dans cette communauté!

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Source : Réseau de veille en tourisme

 

Source de l’image à la une : © C2Montréal Jimmy Hamelin

 

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Produits et activités Tourisme durable

De petites villes utilisent leurs atouts pour se revitaliser

De nombreuses villes qui se sont développées autour d’une seule industrie durant plusieurs décennies, ont vu ce secteur d’activité s’effriter ou des entreprises phares quitter la région. Affligées par les effets de l’étalement urbain, ces petites villes se sont retrouvées avec des centres-ville désertés. Certaines ont surmonté ce passage à vide, non sans efforts, pour connaître aujourd’hui de beaux succès et une notoriété sur le plan touristique. Une étude américaine de la United States Environmental Protection Agency rassemble plusieurs exemples de réussite.

Voici les cas de Paducah, dans l’État du Kentucky et de Roanoke en Virginie.

Paducah mise sur les arts et la culture

Dans les années 1980, la municipalité de Paducah (25 000 habitants) souffre d’un manque de vitalité économique et assiste à l’exode de sa population vers la banlieue. Le centre-ville, composé en grande partie de bâtiments historiques, enregistre un taux d’inoccupation de 70 %. La criminalité rend le lieu d’autant moins fréquentable.

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Source: Calebism

En 1988, la mairesse ainsi que plusieurs partenaires publics qui formeront le Paducah Renaissance Alliance, considèrent alors que le succès de la ville passe par un centre-ville en santé. On choisit de redorer le blason de Paducah en misant notamment sur ses atouts, dont son secteur historique, la « Renaissance Area ».

Impliquer les artistes 

L’un des éléments phares de l’approche consiste à valoriser les institutions culturelles qui ont le potentiel de drainer de l’activité dans le secteur. Le National Quilt Museum, inspiré par des résidents passionnés de matelassage, la Paducah School of Art and Design et le Luther F. Carson Four Rivers Center qui accueille des spectacles d’envergure voient le jour. Quelque 665 000 personnes provenant des quatre coins du pays ont assisté à l’un de ses événements dans les cinq ans qui ont suivi son ouverture.

Les efforts de revitalisation d’un secteur résidentiel central de la ville sont également notables. La Ville a consenti à vendre à des artistes pour la somme de 1 $ plusieurs immeubles qui devaient être entièrement rénovés. Des programmes de subvention et des ententes pour des loyers peu élevés ont permis au secteur de renaître et d’attirer des gens de partout, grâce aux ateliers et aux galeries d’art qui y ont vu le jour. D’autres types de commerces, comme des restaurants, des cafés, des boutiques se sont ensuite greffés au paysage pour combler les désirs de cette nouvelle affluence.

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Source : Noah Adams/NPR

Ville créative de l’UNESCO 

En 2007, une étude menée par Americans for the Arts révèle que les organisations artistiques et culturelles à but non lucratif ont généré près de 40 millions de dollars américains en activités économiques dans la grande région de Paducah. Durant cette même année, plus de 400 000 personnes ont assisté à des événements culturels; 38 % d’entre elles provenaient de l’extérieur de l’État.

Jusqu’en 2010, environ 100 millions USD ont été investis dans le centre-ville de Paducah, dont la moitié venant du milieu privé. Les efforts de la Paducah Renaissance Alliance ont contribué à :

  • l’ouverture de 234 nouvelles entreprises;
  • attirer plus de 70 artistes qui ont rénové des bâtiments abandonnés;
  • la création de 1 000 nouveaux emplois;
  • la rénovation de 119 bâtiments;
  • une chute du taux d’inoccupation des bâtiments de 70 % à 14 %;
  • l’amélioration drastique de la qualité de vie;
  • une hausse considérable de la fréquentation et des dépenses touristiques;
  • la désignation par l’UNESCO, en 2013, de Paducah comme ville créative dans la catégorie : « artisanat et arts populaires ». Une reconnaissance bien méritée après plus d’une décennie d’efforts et d’investissements dans les arts et la culture.

Roanoke table sur le plein air

Dans les années 1980, la ville de Roanoke (98 465 résidents) voit plusieurs entreprises quitter son centre-ville, dont un siège social important (Norfolk & Western Railway) entraînant du même coup une série de pertes d’emplois. Les résidents quittent le centre-ville pour la banlieue et de nombreux bâtiments sont laissés à l’abandon.

Avec une situation géographique unique en Virginie, dans une vallée le long du Blue Ridge Parkway, une zone qui relie des parcs nationaux et le sentier des Appalaches, le plein air comme outil de développement économique s’impose.

Les autorités s’engagent alors à :

  • réaménager le centre-ville;
  • faire des loisirs de plein air un moteur économique;
  • créer un centre de recherche biomédical et un carrefour technologique.

 

Un dynamisme renouvelé 

Des programmes d’incitatifs à la rénovation ont été mis en place. La Ville a offert des subventions pour l’amélioration des espaces publics et des parcs urbains. Elle a contribué à créer un partenariat entre une organisation biomédicale, le collège Virginia Tech et University of Virginia pour la création du Carilion Biomedical Institute. La Carilion Clinic, un hôtel et une école médicale ont ensuite été construits. Mais pour attirer des résidents et des entreprises, il fallait procéder à l’amélioration du cadre de vie :

  • Entre 1995 et 2012, 42 km de voies vertes ont été aménagées dans la ville et ses alentours;
  • Un réseau cyclable permettant de sécuriser la pratique du vélo en ville et de la rendre plus attirante est développé;
  • Entre 2008 et 2010, la Ville place sous sa protection près de 5 000 hectares afin de préserver, notamment, des milieux de vie sauvage et certains panoramas;
  • En 2002, la Ville vise à obtenir une canopée d’arbres couvrant 40 % de sa superficie en dix ans; En 2010, 48 % du territoire est couvert d’arbres.

Le centre-ville de Roanoke a changé drastiquement depuis 2000. Alors que seulement une poignée d’individus y habitaient, quelque 1 200 résidents y ont élu domicile à ce jour. Entre 2009 et 2012, 25 restaurants se sont ajoutés, plusieurs d’entre eux ont profité de l’engouement pour les produits locaux en mettant de l’avant ceux disponibles au marché de fermiers de Roanoke.

L’organisme Smarter Travel a désigné Roanoke comme l’une des dix meilleures petites villes en croissance.

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Source : Visit Roanoke

Tactiques gagnantes

Chaque ville est unique. Une recette gagnante dans un cas peut se révéler un échec dans un autre. L’étude de la U.S. Environmental Protection Agency (EPA) expose quelques tactiques communes aux municipalités étudiées.

  • Identifier et utiliser les meilleurs atouts existants (paysage/ressources naturelles, plein air, bâtiments historiques, institutions culturelles) pour développer une économie résiliente;
  • Engager tous les membres de la communauté pour planifier l’avenir;
  • Tirer avantage de tout financement externe;
  • Créer des incitatifs au développement;
  • Encourager les investissements dans la communauté;
  • Faciliter la coopération au sein de la communauté et à travers la région;
  • Favoriser un environnement sain et de qualité.

Chaque milieu peut adapter ces éléments en regard de ses propres caractéristiques. Les petites et moyennes villes attirent par ce qu’elles ont d’authentique à offrir. Quels sont les atouts de votre ville?

Image à la une : Cooltown Studios

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Produits et activités Tourisme durable

Tourisme et petites municipalités – rétrospective

De petites municipalités misent sur le tourisme…

Le développement touristique des villages et des petites villes connaît un essor grâce à l’engagement des citoyens, des municipalités, de divers organismes et d’investisseurs privés. C’est le cas de la municipalité de Saint-Camille en Estrie qui a pu mener à bien le projet de reconversion de son église en salle multifonctionnelle, grâce à la coopérative Destination Saint-Camille qui regroupe sept entreprises de la région. Quant à Saint-Jean-Port-Joli, c’est l’action citoyenne, particulièrement celle de ses nombreux artistes et artisans, qui est au cœur du renouveau de la destination avec son projet Saint-Jean-Port-Joli, village créatif, qui propose onze choix d’ateliers visant à augmenter la durée de séjour des visiteurs. Pour en savoir plus : Les petites municipalités québécoises misent sur le tourisme.

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Source : Destination Sainte-Camille

… et sur l’aménagement durable

L’aménagement durable peut améliorer l’expérience des visiteurs et transmettre une image positive de la ville, quand il ne devient pas une attraction en soi. Cela se traduit par le développement d’une mobilité douce, par la création de sentiers cyclables et pédestres, par le verdissement, qui contribue à réduire les îlots de chaleur et à rendre la ville plus agréable à vivre, ou encore par des investissements dans des espaces existants ou inutilisés comme c’est le cas en Suisse, où l’on a expérimenté la culture d’algues le long d’un réseau routier. Cet aménagement, initié dans le cadre du festival Genève, villes et champs, a créé la surprise auprès des visiteurs. Comme pour bon nombre de projets, l’aménagement durable urbain a du succès en partie grâce à la cohésion communautaire et à de solides partenariats avec les services, les entreprises, les organisations à but non lucratif, les institutions éducatives et les citoyens. Pour en savoir plus, lire : L’aménagement durable dans les petites municipalités.

… et sur leur rue principale

Cette artère essentielle à la vie citoyenne et au développement touristique régional bénéficie parfois de programmes structurants comme celui de la Fondation Rues principales, qui vise à aider les municipalités à revitaliser durablement leur centre-ville. D’un point de vue touristique, l’idée est de faire de ces villages plus que des lieux de passage, mais aussi des espaces de rencontres authentiques avec la population locale, où les occasions d’acheter des produits régionaux se multiplient. Pour ce faire, certaines artères misent sur leurs bâtiments symboliques tels le magasin général, la gare ou les marchés. La mise en valeur des zones clés de la rue principale, témoin de la culture locale, s’insère également de façon cohérente dans le développement des routes touristiques (Chemin du Roy, Route du Paysan, etc.), assure une meilleure répartition des visiteurs sur le territoire et augmente le sentiment d’appartenance des communautés locales. Extrait de : Rendre son âme à la rue principale.

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Source : Magasin général Le Brun

… et sur l’agrotourisme

Le tourisme gourmand hors des grands centres urbains favorise le développement économique des milieux ruraux, entre autres, par la promotion de la gastronomie locale. De plus en plus de régions rurales organisent donc leur offre agricole et culinaire pour courtiser les visiteurs. C’est le cas des intervenants danois (petites entreprises agroalimentaires, restaurants, hôtels, organisations de promotion touristique et gouvernements) qui ont choisi de miser sur une « nouvelle cuisine nordique » faite de produits frais et locaux, mise en vedette notamment par le célèbre restaurant copenhaguois Noma. D’autres, comme l’Appalachian Regional Commission et le Tourism Council, qui comprend des représentants de 13 États américains de la région des Appalaches, ont mis sur pied la campagne Bon Appétit! Bon Appalachia! dans le but de valoriser les producteurs locaux les plus dynamiques. Ces destinations gourmandes sont localisables sur une carte interactive. Découvrez d’autres exemples ici : La campagne courtise les foodies.

… et sur la mise en valeur de leurs attraits naturels

La mise en lumière des attraits touristiques, plus spécifiquement dans les espaces naturels, a le pouvoir d’attirer les visiteurs en très grand nombre. Au-delà du simple éclairage de ces lieux pour maintenir l’achalandage, l’ajout d’une expérience de divertissement, artistique ou encore historique est un facteur d’attractivité et de différenciation. Au Québec, plusieurs parcs organisent depuis longtemps des randonnées nocturnes sur des sentiers illuminés. L’une de ces initiatives a su se démarquer récemment, en devenant une véritable attraction touristique reconnue internationalement. Il s’agit de Foresta Lumina, une installation nocturne signée Moment Factory, s’apparentant à un spectacle, au Parc de la Gorge de Coaticook dans les Cantons-de-l’Est. La mise en lumière de parcours nocturnes peut constituer un axe majeur d’une démarche de valorisation d’un espace nature initiée par un exploitant d’attrait touristique ou une municipalité et ajoute ainsi un élément de différenciation à la région touristique.  

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                                                Source : Foresta Lumina                                                                                                             

… et sur la promotion

Plusieurs gestionnaires de destinations à travers le monde élaborent des stratégies et des actions de marketing afin d’augmenter la fréquentation de leurs régions. Visit Britain, par exemple, lançait en janvier 2015 la campagne triennale Countryside is GREAT qui vise à positionner les régions de la Grande-Bretagne parmi les lieux incontournables à découvrir. À travers différents ambassadeurs, Countryside is GREAT met en valeur la culture moderne, la fine cuisine, l’hébergement de classe mondiale et les magnifiques paysages britanniques. Quant à Visit Philadelphia et ses partenaires, ils encouragent les résidents et les visiteurs de Philadelphie à découvrir 15 petites municipalités situées dans 5 comtés en périphérie de la ville avec la campagne Towns of the Philadelphia Countryside. Pour en apprendre davantage sur ces campagnes et d’autres promotions, lisez : Encourager les touristes à voir plus loin que la ville.

 Et vous? Sur quoi misez-vous pour développer votre petite municipalité?

Source de l’image à la une : @istockphoto

 

 

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Hébergement

Quand l’hôtel mise sur l’expérience

Au cours des dernières années, la demande pour des expériences plus authentiques n’a cessé de croître. Dès lors, la création de contenu portant sur la variété des expériences offertes par la destination est devenue un outil de différentiation indispensable pour les établissements hôteliers.

Une étude sur les hôtels de luxe réalisée par L2, une firme spécialisée dans la mesure de la performance numérique des entreprises révèle que la majorité des établissements (85 %) publient en ligne une liste des attractions, près de la moitié (49 %) des guides de destination, le cinquième (22 %) une liste d’itinéraires ou de conseils et seulement 4 % des expériences exclusives. Il y a donc place à l’amélioration. Voyons comment certains hôtels se distinguent…

… en intégrant des produits locaux

Les voyageurs souhaitent goûter la cuisine locale; si les ingrédients offerts au restaurant de l’hôtel proviennent de fermes avoisinantes, ou mieux, de leur propre jardin, alors ils seront d’autant plus impressionnés. Hyatt, par exemple, exige de tous ses restaurants qu’ils offrent au moins cinq ingrédients locaux dans leurs menus. Dans l’Hôtel Lucia, à Portland, les clients peuvent goûter le sel récolté localement à la main et de l’huile d’olive artisanale, ainsi qu’un miel produit sur le toit de l’hôtel.

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Source : skift.com

À Québec, le Château Frontenac a fait figure de précurseur avec son jardin de fines herbes et ses ruches sur le toit. Il fut suivi, entre autres, de l’Hôtel du Vieux-Québec, du Best Western et de l’Hôtel Château Laurier. À Montréal, le Fairmont Reine Élizabeth, pousse le concept encore plus loin : dès 2017, lors de sa réouverture, il proposera un marché urbain qui rassemblera des producteurs et des artisans locaux au rez-de-chaussée de l’établissement.

D’autres marques hôtelières, grandes et petites, intègrent des éléments de la culture locale dans leur design. C’est le cas des auberges de jeunesse Generator, du 21 Museum et des Provenance Hotels qui ornent leurs murs avec des œuvres d’artistes de la région. En faisant équipe avec des fournisseurs de leur région, ces hôtels racontent l’histoire de ses habitants et ses entreprises.

Plus près de nous, l’Auberge Saint-Antoine, située sur l’Îlot Hunt à Québec, un des plus importants sites archéologiques de la ville, a intégré à sa décoration des artéfacts provenant de ce site. L’établissement organise aussi de courtes visites guidées tous les jours pour faire découvrir l’héritage historique du lieu.

…en organisant des activités 

En plus des produits locaux, les hôtels peuvent aussi organiser des activités qui permettent aux clients de profiter de la destination. Par exemple, Generator offre ses propres activités dans chacune des huit villes européennes où il est implanté; que ce soit pour effectuer une visite guidée de différents restaurants de tapas à Barcelone, prendre part à une partie de pétanque à Paris ou à Copenhague ou déguster différents whiskeys à Dublin. Generator facilite même les rencontres entre ses clients et les résidents en présentant fréquemment des évènements mettant en vedette des DJ ou des musiciens locaux auxquels le grand public est invité.

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Source : Generator Hostel 

Les hôtels Renaissance présentent des concerts intimes d’artistes émergents sur leurs propriétés. Les évènements sont promus sur un site Web dédié ainsi que sur les médias sociaux, et n’importe qui peut y assister. L’hôtel Roger Smith à New York crée fréquemment des évènements-discussions sur l’art auxquels sont invités ses clients et le public.

…en créant des expériences exclusives 

Four Seasons Hotels & Resorts propose plus de 40 « expériences extraordinaires » à travers la planète, du tour d’hélicoptère privé au-dessus des champs d’agaves au Mexique pour aller déguster la tequila la plus vendue au monde à la distillerie Jose Cuervo, à une partie de nage avec d’imposantes créatures marines dans des eaux protégées en passant par l’exécution de quelques figures de patinage artistique en compagnie de champions olympiques.

Terranea Resort, en Californie, met à la disposition de ses clients une flotte de voitures de luxe Lexus équipées de GPS préprogrammés incluant des itinéraires thématiques recommandés par l’équipe de concierges de l’hôtel.

À travers son programme de l’Académie, Peninsula Hotels offre à sa clientèle une fenêtre unique et inédite sur l’histoire, la culture et l’art de vivre locaux dans chacune de ses destinations avec un éventail d’expériences sur mesure : apprendre à cuisiner des dim sum avec un maître cuisinier à Hong Kong; réaliser des photos sur le tapis rouge à Beverly Hills avec un photographe primé; participer à un atelier de composition de parfum à Paris, etc. 

Airbnb s’y met aussi

Airbnb a dévoilé Trips, une nouvelle application multiservices. Cette dernière propose deux catégories dont l’une qui permet de réserver des expériences offertes par des experts locaux. Cette collection d’expériences se présente sous diverses thématiques : sports, nature, solidarité, divertissement, cuisine et arts.

 

airbnb_experiencesSource : Airbnb

Des actions à la portée de tous

Comme les clients passent moins de temps dans leurs chambres et davantage à explorer les quartiers environnants à la recherche de sites et d’attractions uniques, les petits hôteliers doivent mettre à profit leurs connaissances de cet environnement pour leur proposer de découvrir la destination comme un local. Il ne s’agit pas de promouvoir seulement les grandes attractions, qui de toute façon obtiennent autrement toute la visibilité voulue, mais de consacrer, par exemple, une page de votre site Web ou une partie de vos messages sur les réseaux sociaux aux découvertes que l’on peut faire dans votre quartier. Que trouveront les clients devant votre porte d’entrée? La nouvelle microbrasserie du coin? Le restaurant qui sert les petits déjeuners les plus courus par la population locale? Le magasin de livres usagés? À vous de jouer!

Source de l’image à la une : pexels.com

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Hébergement

Réinventer le service en chambre

Depuis plusieurs années, les revenus provenant du service en chambre ne sont pas à la hauteur des attentes des hôteliers. En fait, selon PFK Hospitality Research, ils ont baissé de 10 % entre 2007 et 2012. Les commandes à emporter livrées aux hôtels ont quant à elles augmenté de 125 % entre janvier 2011 et juillet 2014, selon les données de 8000 hôtels à travers le monde analysées par GrubHub, plateforme Web qui dispose d’un réseau de 29 000 restaurants dans 700 villes.

Cette étude révèle également que les clients d’hôtels dépensent 11 % de plus par commande que les autres consommateurs.

Directement du marché

De plus en plus d’hôtels boutique et de grandes chaînes hôtelières adoptent le concept du marché qui vient s’ajouter à la traditionnelle boutique de cadeaux de leur établissement ou la remplacer. Ces « dépanneurs » vendent des boissons, des sandwichs fraîchement préparés, des salades et des collations à emporter à la chambre. Les clients peuvent faire provision de nourriture au même prix offert par leur épicerie locale. La société Irvine, par exemple, a ajouté des marchés à ses trois propriétés, y compris l’Hôtel Irvine en Californie où le marché de 3000 pieds carrés connaît un vif succès.

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Source : Hôtel Irvine

Depuis 2013, le Hilton Midtown de New York a mis fin au service en chambre pour le remplacer par un concept similaire à celui des hôtels Irvine : le Herb N’ Kitchen. Depuis, quatre propriétés du groupe offrent des produits locaux et saisonniers – sandwichs artisanaux, salades, pâtisseries, collations santé, etc. – en plus de « stations » qui permettent aux clients de personnaliser leurs repas en y ajoutant quelques extras, tels que des légumes ou des sauces. Tous les repas du Herb ‘N Kitchen sont emballés pour emporter ou faire livrer à la chambre.

La chaîne Hyatt a elle aussi introduit le concept de marché à plusieurs de ses hôtels dans le centre-ville de Chicago, de Minneapolis et d’Atlanta où on sert, entre autres, des smoothies, pâtisseries, sandwichs et soupes pour les clients en déplacement. Les hôtels Moxy du groupe Marriott disposent d’un café ouvert 24 heures avec des produits à emporter. Plus près de nous, le Reine-Élizabeth se dotera d’un marché urbain, concept unique à Montréal, qui offrira des produits locaux. Ouvert à tous, clients comme résidents, ce marché sera un lieu de rencontre entre foodies et producteurs.

Affinia Hotels, une chaîne d’hôtels boutique avec des propriétés à New York, a créé un partenariat avec FreshDirect, un service de livraison d’épicerie, afin de livrer à ses clients des repas rapides à préparer dans la cuisinette de la chambre avec des produits frais. Quant au Walt Disney World Resort, il utilise les services de GardenGrocer.com pour ses établissements d’Orlando.

Les hôtels Residence Inn de Marriott proposent des livraisons gratuites d’épicerie pour leurs clients, alors que tous les hôtels Homewood Suites du groupe Hilton offrent un service de courses alimentaires gratuit. Les clients peuvent laisser leurs listes aux employés de l’hôtel le matin et trouver le soir un réfrigérateur bien rempli. Quant aux clients d’Hotels.com, ils bénéficient d’un partenariat avec Delivery.com pour la commande en ligne de repas, d’épicerie ou de vins et spiritueux auprès de 12 000 marchands répartis dans 38 villes américaines.

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Source : Moxy

Livraison à la chambre…

La livraison de nourriture provenant de fournisseurs extérieurs représente une autre alternative au service en chambre traditionnel. Les hôtels boutique Hyatt Centric, en partenariat avec GrubHub, testent actuellement un projet pilote dans trois de leurs sept établissements. Pour établir la liste des restaurants participants, Hyatt Centric a demandé à ses employés travaillant dans les hôtels pilotes respectifs de recommander personnellement au moins huit restaurants différents qui livrent via GrubHub. Les menus des restos choisis sont disponibles dans chacune des chambres et les clients peuvent commander directement de ces restaurants en utilisant l’application GrubHub ou une URL indiquée sur le menu. Ils peuvent aussi appeler la réception, qui dès lors, ajoutera le prix de la commande GrubHub à la note d’hôtel. Le projet pilote a pris fin à la mi-juillet et s’il s’avère concluant, le programme pourrait être implanté dans d’autres hôtels Hyatt Centric ou d’autres chaînes de la bannière Hyatt. L’application mobile de Hyatt pourrait même offrir la possibilité de commander sur GrubHub.

En plus de faciliter les commandes via GrubHub, les hôtels pilotes offrent un menu à emporter à partir de leurs propres restaurants. La nourriture est livrée aux clients dans leurs chambres dans un emballage respectueux de l’environnement.

D’autres sites Web et applications mobiles permettent de commander en ligne et de faire livrer à sa chambre d’hôtel. Parmi les plus importants, mentionnons Caviar et Postmate (États-Unis), DoorDash (États-Unis et Toronto) et JustEat (15 pays, dont le Canada).

Des géants s’y mettent aussi       

Amazon a mis en place un système de livraison de repas présent dans une douzaine de villes américaines. Le service Amazon Restaurants, initié à Seattle en septembre 2015, est offert aux clients PrimeNow qui ont déjà payé une prime annuelle de 99 $. Ces derniers peuvent commander de la nourriture à partir d’un bassin d’environ 100 000 restaurants. Les repas seront livrés gratuitement dans un délai d’une heure, à domicile ou à la chambre d’hôtel.

Autre joueur majeur, UberEats utilise ses chauffeurs pour offrir le service de livraison de repas à Austin, Chicago, Los Angeles, New York, Seattle, San Francisco, Washington, mais aussi au Canada (à Toronto), et en Europe (à Barcelone et de manière expérimentale dans trois arrondissements de Paris).

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Source : UberEasts

Les services de livraison de repas permettent aux hôteliers de tout acabit d’améliorer leur offre de service en chambre en proposant une large gamme de produits à peu de frais. Quoi de plus facile que de répertorier les services de livraison disponibles dans sa région et de les faire connaître au client lors de son arrivée. Un petit plus qui sera certainement fort apprécié par le voyageur pressé ou trop fatigué par ses activités quotidiennes.

Source de l’image à la une : © Pexels

 

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Marketing

Conquérir les milléniaux sur Snapchat

 

Dans le but d’entrer en contact avec cette jeune génération, le Département du développement du tourisme du Tennessee offre sur son compte Snapchat (@Tennessee) 5 500 billets gratuits pour le spectacle de Garth Brooks à Nashville. Tout au long de la campagne, divers contenus entourant la vedette du country sont diffusés non seulement sur Snapchat, mais aussi sur Facebook, Instagram et le site Web tnvacation.com.

 

Pour attirer un maximum de personnes, un écran extérieur installé dans un parc au centre-ville diffusera également le spectacle. L’événement se clôturera par une fête commanditée par Budweiser.

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Source : Twitter.com/TNVacation

Les organisateurs tentent d’attirer des milléniaux provenant de différentes villes des États-Unis, dont Chicago, Dallas, New York et Los Angeles. Reconnue pour être le berceau de la musique country, du blues et du rock, la destination invite les fans à profiter au maximum de leur déplacement pour vivre une expérience authentique au Tennessee.

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Source : tnvacation.com

Source de l’image à la une: tnvacation.com

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Produits et activités

Initiative citoyenne au service de la culture

Depuis sa création, cette association à but non lucratif développe des liens avec les institutions culturelles de Paris afin de proposer à ses membres des sorties de qualité. En cinq ans, elle a organisé 250 événements dans 60 lieux différents. L’association compte 200 adhérents et sa communauté sur les médias sociaux en rassemble plusieurs milliers : 7000 sur Twitter et 5000 sur Facebook.La convivialité et l’absence d’obligation à participer apportent une grande flexibilité aux membres. Ainsi, la culture est partagée dans le plaisir, unissant la curiosité de certains à la passion des autres. En plus d’attirer un public en soir de semaine, les musées profitent de la visibilité de l’association et de ses membres sur les médias sociaux.

l'Association un soir un musée un verre pour les touristes et résidants

Source : un Soir un Musée un Verre

Accessible à tous, cette association profite également à la clientèle touristique en lui permettant de découvrir des lieux culturels et d’échanger avec des résidents.

 

Source de l’image à la une: un Soir un Musée un Verre

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La reconquête touristique des berges fluviales

Pour de nombreuses municipalités, les berges des fleuves deviennent un élément supplémentaire d’attractivité et un lieu de pratique d’activités nautiques et terrestres. Au Québec, les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive et leurs aménagements se multiplient, tout comme dans d’autres pays, notamment la France.

Des activités qui relient le territoire au fleuve

En France, le terme offre fluvestre est utilisé pour rassembler les activités terrestres, réalisées au bord des fleuves, et fluviales, pratiquées sur les fleuves : loisirs nautiques, baignade, vélo, randonnée, événements, visite de sites remarquables, observation de la faune et de la flore, etc. Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité. Il a pour effet d’encourager les passagers à s’arrêter en escale et à dépenser, et d’inciter les visiteurs et les résidents à effectuer des activités au bord de l’eau.

Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité.

Afin de développer ce type de tourisme, les berges sont aménagées, développées et valorisées. Selon la firme de consultation Horwath HTL, les principales initiatives peuvent se catégoriser comme telles :

  • Création d’espaces naturels au bord de la voie d’eau, notamment en zone périurbaine;
  • Conception de nouveaux espaces publics en lien direct avec les berges;
  • Création de bases de loisirs nautiques ou reconfiguration des installations existantes;
  • Création de voies vertes le long de la voie d’eau;
  • Développement d’équipements saisonniers ou éphémères (par exemple la Plage de l’Horloge à Montréal).

Une promenade le long des berges

Ancienne zone industrialisée, la promenade Samuel-De Champlain de la Ville de Québec est aujourd’hui un parc aménagé le long du fleuve Saint-Laurent qui a nécessité des investissements de près de 70 millions de dollars. Des sentiers et une piste cyclable donnent accès à trois stations, sur près de 2,5 km :

  • La Station des Cageux, où se trouvent un marais, une tour d’observation d’une hauteur de 25 mètres et une descente à l’eau;
  • La Station des Sports, dédiée aux activités sportives (terrains de soccer, aire de jeux gazonnée).
  • La Station des Quais, constituée de quatre jardins thématiques inspirés de l’environnement et de l’histoire du fleuve : le Quai-des-Brumes, le Quai-des-Flots, le Quai-des-Hommes, le Quai-des-Vents.

Selon la Commission de la capitale nationale du Québec, 313 000 visiteurs ont fréquenté les lieux en moyenne 9,5 fois pour un total de 3 millions de visites en 2015. Cela représente une augmentation de fréquentation de 15 % par rapport à 2013. Les travaux de la dernière phase du développement commenceront en 2017 et comporteront la création de points d’observation, de parcs et de belvédères. Au final, 24 km de littoral seront accessibles aux visiteurs.

promenade Samuel-De Champlain

Quais des Hommes; source : Flickr/CCNQ

À Paris, un ancien axe routier longeant la Seine a été reconverti en 2013 en un espace de loisirs, d’animations et de culture. Le projet les Berges est composé de 3 aménagements étendus sur 4,5 hectares le long de la Seine :

  • Au port de Solférino, un immense escalier fait office d’amphithéâtre pour des projections sur le fleuve. Plusieurs autres installations ont été mises en place : un parcours sportif, un espace de jeux pour enfants couvert en hiver et les « Zzzz », des conteneurs vitrés à louer.
  • Au port des Invalides, les visiteurs profitent d’une plage, de restaurants avec terrasse ouverts à partir du printemps et de péniches amarrées au quai proposant une offre de restauration, des spectacles et des croisières.
  • Au port du Gros Caillou, un espace nature permet d’observer la faune et la flore sur les jardins flottants de cinq îlots, ainsi que dans le verger.

Les Berges de Paris

Port de Solférino; sources : Architecture urbanisme FR et MY TF1 News

Plus de quatre millions de visiteurs ont fréquenté les Berges en 18 mois et les émissions de dioxyde d’azote (NO2) ont diminué en moyenne de 15 % sur le site. 

Développement récréotouristique dans une escale nautique

Le projet récréotouristique Écomonde du lac Saint-Pierre situé à Sorel-Tracy, sur la voie maritime du Saint-Laurent, devrait voir le jour en 2017. Situé sur un quai bordé d’une plage, d’une piste cyclable et d’un parc, le complexe comprendra, entre autres, un établissement d’hébergement, un lieu de congrès et réunions, une salle multifonctionnelle et un amphithéâtre extérieur. Une programmation artistique ainsi que des circuits écotouristiques seront proposés. Le Regroupement indépendant pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST), le promoteur, a invité des firmes de création dont Moment Factory à définir un concept touristique. Le budget prévu pour ces travaux s’élève à 19,7 millions de dollars et les retombées économiques sont évaluées à 6 millions de dollars, pour un potentiel de 240 000 visiteurs par année.

La mise en réseau des sites d’accès au fleuve

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent mené à l’échelle d’un territoire administré par plusieurs collectivités.

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent

Le réseau des Haltes du Saint-Laurent est le résultat d’un travail de concertation entre cinq municipalités de la MRC de Portneuf (Deschambault-Grondines, Portneuf, Cap-Santé, Donnacona et Neuville) et divers acteurs locaux. Chacune a aménagé un site au bord des berges du Saint-Laurent afin d’offrir un accès libre et gratuit pour pratiquer des activités nautiques, d’interprétation, d’observation et la baignade. Le projet fut inauguré en 2013 et les cinq sites sont identifiés par une sculpture symbolisant à la fois une voilure et un vol d’oiseau.

Haltes du Saint-Laurent

Source : Cameleoh!

Une initiative similaire a été entreprise par cinq municipalités de la MRC de Kamouraska. Depuis juillet dernier, sept sites d’accès au fleuve Saint-Laurent sont clairement identifiés par des panneaux « Fleuve & détente » et par le symbole d’une chaise de plage sur la carte vélo du guide touristique.

Ces projets innovants permettent de révéler les multiples usages d’un fleuve et de ses rives. L’aménagement des berges du Saint-Laurent permettra d’atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique, en haussant l’attractivité des dix pôles du Saint-Laurent et de leurs produits prioritaires.

 

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/Jean-François Hamelin

 

 

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L’enjeu de l’accès public au fleuve Saint-Laurent

L’accès au fleuve, un enjeu reconnu

L’accessibilité aux rives fut un enjeu identifié lors de la quatrième phase (2005-2010) de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Depuis, l’accès limité au Saint-Laurent pour les citoyens et les visiteurs a été reconnu comme une faiblesse lors de l’élaboration, en 2014, de la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique par le ministère du Tourisme. Pour y remédier, le plan d’action 2014-2017 prévoit l’amélioration de l’offre de produits et de services à proximité des berges.

Partant du constat que l’accès aux rives du Saint-Laurent dépend grandement des initiatives municipales, l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (GLSL Cities) a réalisé une étude en 2014 auprès de 22 municipalités québécoises riveraines, de Salaberry-de-Valleyfield à l’Ouest jusqu’à Chandler à l’Est. Des sources complémentaires ont été utilisées pour approfondir les résultats. L’objectif était de dresser un portrait des accès publics au fleuve (APF) et d’identifier des pistes de solutions pour les conserver et en accroître le nombre.

La vocation des accès publics au fleuve

L’étude a permis de constater que les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive.

… les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive

Les activités commerciales (transport, pêche) sont peu présentes et les espaces riverains réservés à la protection et à la préservation sont rares. Les types d’accès publics au fleuve sur le territoire des municipalités interrogées sont : 

  • des parcs, des promenades et des pistes cyclables (100 %);
  • des quais et des jetées (82 %);
  • des marinas et des ports de plaisance (77 %);
  • des rampes de mise à l’eau (bateaux de plaisance et autres petites embarcations; 77 %);
  • des plages et d’autres lieux de baignade aménagés (36 %);
  • des campings et des centres de villégiatures riverains (36 %);
  • des traversiers (exploitation annuelle; 27 %).

L’évolution des accès publics au fleuve

L’étude dresse un portrait de l’évolution du nombre d’APF par type d’accès en se basant sur des données comparatives, dont certaines datant de plus de trente ans (voir le tableau 1). Les types d’accès qui augmentent en nombre sont les parcs, les promenades et les pistes cyclables, les rampes de mise à l’eau, ainsi que les plages et les autres lieux de baignade. La consolidation des acteurs, l’aménagement du territoire riverain, l’amélioration de la qualité de l’eau et l’émergence de nouvelles pratiques nautiques ont permis un meilleur accès au fleuve.

evolution nombre dacces publics au fleuve

Les APF, un défi pour les municipalités

Disposer d’un accès direct au fleuve sans l’emploi d’une embarcation est une demande urgente des citoyens. En dehors des huit plages recensées, seuls 16 % des 101 parcs et promenades offrent un contact direct et aménagé au fleuve.

De plus, malgré un état satisfaisant de la majorité des accès au fleuve, plusieurs infrastructures telles les quais, les jetées et les rampes nécessiteraient d’importantes réparations. Seuls 23 % des répondants réalisent un travail de protection, de restauration et de valorisation spécifique aux APF et 77 % déplorent un manque de capacité pour en assurer une gestion optimale et développer leur plein potentiel.

Les autres contraintes entourant l’accroissement et l’agrandissement des APF sont la densification urbaine, les transformations environnementales (par ex. : érosion des berges) et les fluctuations économiques.

Les possibilités de développement des APF

Les municipalités accordent une grande importance aux accès publics au fleuve puisqu’elles considèrent qu’ils contribuent au sentiment d’appartenance (100 %), à la qualité de vie des résidents (92 %), au développement économique (83 %) et représentent un attrait touristique (75 %). Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses (voir le tableau 2).

Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses.

Cependant, la baisse de popularité de certaines pratiques récréatives (pêche et nautisme) doit être prise en compte, tout comme le retour d’autres activités telles que la baignade, le canot, le kayak et l’arrivée de nouvelles pratiques comme la planche aérotractée (kitesurfing).

L’action municipale est déterminante pour accroître le niveau d’accessibilité aux rives, que ce soit par la planification urbaine ou encore par la concertation régionale ou métropolitaine.

possibilites developpement acces publics fleuve

 

Dans le cadre de sa nouvelle Stratégie maritime, le gouvernement du Québec s’est engagé à investir 30 millions de dollars sur trois ans pour créer des projets touristiques le long des rives du Saint-Laurent; de quoi soutenir les municipalités dans leurs démarches.

Une seconde analyse présentera des initiatives québécoises qui ont fait l’objet de bonnes pratiques dans l’étude, ainsi que d’autres exemples d’ailleurs.

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/André Quennneville

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Le Défi #BeeSustain ou comment verdir ses réunions

Lors de l’European Meetings & Events Conference, qui s’est tenue à Copenhague du 7 au 9 février dernier, les délégués ont pu participer au Défi #BeeSustain présenté par Ulrika Martensson de Wonderful Copenhagen, l’office de tourisme de la ville. L’objectif de cette expérience immersive est d’aider les professionnels de l’industrie à intégrer le développement durable dans la planification de leurs événements et réunions, à partager leurs meilleures pratiques et ainsi, à réduire leurs dépenses.

Le Défi #BeeSustain

Le Défi #BeeSustain est un jeu interactif qui intègre les quatre principes du concept danois de design de réunions, Meetovation, mais dont l’élément dominant est la « pensée responsable ». Lors de cet atelier, les participants étaient guidés vers diverses stations afin de rencontrer des experts locaux et internationaux en matière de durabilité et de responsabilité sociale des entreprises. Ce fut l’occasion pour les délégués de discuter et d’obtenir des conseils judicieux dans un certain nombre de domaines clés. Les exemples qui suivent ont retenu notre attention.Bee_Sustain_Challenge

Source:European Meetings & Events Conference

Comment accroître sa responsabilité

Oliver Maxwell, fondateur de Bybi et producteur de miel local, a expliqué comment les abeilles ont inspiré le mouvement #BeeSustain, et comment elles peuvent devenir une source d’inspiration pour les marques et les événements. « Les abeilles constituent le parfait exemple de travailleuses socialement responsables. Elles sont incroyablement productives, mais en même temps, elles enrichissent le monde qui les entoure en pollinisant les fleurs, les fruits et les légumes. Elles sont essentielles à l’humanité », a-t-il dit. « À Bybi, nous croyons que notre propre production devrait également enrichir notre société et l’environnement », a déclaré M. Maxwell. « Voilà pourquoi nous travaillons avec les organismes communautaires pour créer des opportunités dans l’apiculture et la production de miel pour les sans-abri et les chômeurs de longue date.

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Source:European Meetings & Events Conference

Comment éviter le gaspillage alimentaire

Rasmus Scheelke, cofondateur du restaurant à but non lucratif Rub & Stub, lutte contre le gaspillage alimentaire en utilisant de la nourriture donnée par des entreprises de Copenhague. Les aliments sont généralement des fruits et des légumes dont la taille bizarre, la forme ou la couleur ne correspondent pas aux standards de l’industrie — ou de la nourriture comestible rejetée en raison d’un emballage défectueux ou autre. De plus, « toute la nourriture qui entre dans la cuisine doit ressortir par la panse d’un client. Nous servons des portions plus petites que les restaurants traditionnels, mais nous laissons les clients revenir pour une seconde portion. En adaptant ainsi la taille de nos repas à l’appétit de nos clients, nous gaspillons moins de nourriture », mentionne M. Scheelke.

Il a également expliqué que l’adoption de ces principes pourrait non seulement améliorer la durabilité des événements, mais aussi fournir aux gestionnaires un moyen facile d’économiser de l’argent et d’accroître la satisfaction des clients. « Au lieu de présumer que les participants prendront tous leurs repas dans le cadre de la conférence, demandez-leur à l’avance de préciser ceux auxquels ils vont vraiment se joindre. Cette simple étape peut faire économiser 30 000 $ lors d’un événement de 1 500 personnes. Cet argent peut ensuite être utilisé pour améliorer la qualité de la nourriture et assurer une provenance locale », a-t-il dit.

Comment certifier son événement

Guy Bigwood, directeur du développement durable chez MCI, une firme de gestion d’événements et de réunions, a ensuite aidé les participants à démystifier la norme ISO 20121, et leur a expliqué comment le fait de certifier leurs équipes pouvait procurer des avantages substantiels à leur entreprise. 

En procurant des lignes directrices et de meilleures pratiques pour la gestion d’événements, la norme ISO 20121 aide à maîtriser l’impact social, économique et environnemental.

« L’élément principal de la norme ISO 20121 est qu’elle se concentre sur le développement durable dans sa globalité. Il ne s’agit pas d’une certification verte; on parle de gens, de la planète, de profits et de la façon dont vous pouvez mener votre entreprise vers une meilleure position sur ces trois plans », a mentionné M. Bigwoog. ISO 20121 aide les entreprises à structurer, à enregistrer et à affiner leurs efforts de développement durable. « Les PME ont tendance à ne pas documenter leurs pratiques commerciales; ce qui signifie que lorsque les employés partent, la connaissance est perdue, ce qui génère des frais de formation additionnels. Les certifications telles qu’ISO 20121 créent des normes faciles à conserver et permettent d’éviter ce genre de coûts », a souligné M. Bigwood.

Comment verdir vos événements en quelques questions

L’atelier a aussi permis aux participants d’obtenir des conseils et des astuces pour rendre leurs événements durables, par l’entremise de « cartons-questions » portant sur des sujets tels que « Quoi demander à l’hôtelier ou au gestionnaire du lieu de réunion? » ou « Comment convaincre votre patron ou votre client? ». Voici des exemples de question à demander à l’hôtelier ou au gestionnaire du lieu de réunion pour s’assurer de leurs pratiques durables :

  • Est-ce que l’établissement est idéalement situé pour les transports en commun, à vélo ou à pied?
  • Vos délégués peuvent-ils emprunter ou louer des vélos?
  • Est-ce que votre établissement détient une certification environnementale?
  • Les enjeux environnementaux sont-ils pris en compte lors de l’achat d’équipement de salles de bain, d’appareils de cuisine électriques et de matériel de bureau afin de minimiser la consommation d’électricité et d’eau?
  • Utilisez-vous des lumières à basse énergie ou des ampoules à faible consommation d’énergie autant que possible?
  • L’eau est-elle fournie dans des pichets plutôt que dans des bouteilles?
  • Recueillez-vous l’eau de pluie, par exemple pour l’irrigation?
  • Contrôlez-vous le débit d’eau des douches, des robinets et des systèmes de chasse d’eau afin de le réduire au minimum?
  • La nourriture, le café et les boissons sont-ils produits localement ou issus du commerce équitable? Sont-ils biologiques, le cas échéant?
  • Avez-vous un programme de gestion des déchets alimentaires? Compostage? Recyclage?
  • Les aliments emballés individuellement sont-ils réduits au minimum?
  • Vos documents sont-ils imprimés sur du papier ou du carton recyclé?
  • Utilisez-vous des affiches, des bannières et des insignes réutilisables?
  • etc. 

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Source:European Meetings & Events Conference

Avant de quitter l’atelier, les participants ont été invités à indiquer dans quelle mesure ils avaient été inspirés par ce Défi #BeeSustain à mettre en œuvre des pratiques de développement durable dans leur travail : 77 % des gens ont été convaincus! L’êtes-vous?

 

Source de l’image à la une : pexels.com