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Le voyageur américain: un nouveau départ

Malgré un climat économique encore incertain, les Américains ont renoué avec l’idée de voyager. C’est du moins ce que des experts sont venus démontrer lors d’une conférence tenue à l’automne 2012. Après la chute enregistrée en 2009, le nombre de voyages d’agrément effectués en 2011 aurait atteint celui de 2008. La recherche de bons plans, les achats de dernière minute, les séjours d’agrément multigénérationnels, en famille ou avec des amis ont la cote. Voici quelques traits caractérisant le marché des voyageurs américains.

Rattrapage de la performance de 2008

À l’occasion de la Global Travel Outlook Conference (GTOC), organisée à Chicago en octobre 2012 par la Travel and Tourism Research Association (TTRA), Bill Siegel, de la firme Longwoods International, présentait les résultats d’une enquête sur les voyages touristiques des Américains en 2011. Globalement, ces chiffres auraient rattrapé ceux qui avaient été enregistrés au cours de la période ayant précédé la récession, en 2008. C’est notamment le cas du volume de voyages touristiques, qui a récupéré à 100%, avec 1,211 milliard de séjours d’une nuit ou plus. D’autres indicateurs sont presque revenus aux résultats de 2008, mentionnons les dépenses moyennes pour:

  • l’hébergement (98%);
  • la nourriture et la boisson (97%);
  • l’ensemble du séjour (95%);
  • les attraits touristiques et les divertissements (93%).

Cependant, la motivation première des séjours a changé depuis 2008. Les Américains ont voyagé davantage pour:

  • visiter les principaux attraits (+11%);
  • effectuer des croisières (+10%);
  • réaliser des activités de plein air (+6%);
  • visiter des parents ou des amis (+6%).

Ils ont été moins enclins qu’en 2008 à voyager principalement pour:

  • assister à des événements spéciaux (-2%);
  • aller au casino (-7%);
  • faire une escapade urbaine (-7%).

L’attrait pour les parcs thématiques, les centres de villégiature et le ski est demeuré stable.

L’agrément domine

Cette même édition de la GTOC accueillait Peter Yesawich, de MMGY Global. Celui-ci a partagé les résultats de leur enquête sur les comportements de voyage des Américains en 2012. Cette étude annuelle s’intéresse à ceux dont le revenu familial est supérieur à 50 000$ par année; près du tiers de l’échantillon évalue même son revenu familial annuel à plus de 125 000$. Ce sont eux qui, selon M. Yesawich, influencent la majorité des mouvements dans le milieu du voyage.

Malgré un contexte économique difficile, la plupart des ménages interrogés ont affirmé avoir effectué au moins un séjour d’une nuitée ou plus en 2010 (91%), en 2011 (91%) et en 2012 (90%). Alors que 40% d’entre eux ont voyagé pour les affaires, 80% l’ont fait pour agrément, à raison de 3,8 voyages en moyenne au cours des 12 derniers mois. L’écart entre la proportion des voyages d’affaires et celle des voyages d’agrément ne cesse de s’élargir depuis quelques années.

Les attributs les plus recherchés par ces touristes pour des vacances sont:

  • de beaux paysages (85%);
  • du temps pour relaxer et se détendre (85%);
  • la facilité de se rendre à destination (73%).

Les vacances prennent de l’importance

L’étude de MMGY Global, récurrente depuis 22 ans, nous permet de constater à quel point la prise de vacances annuelles prend de l’importance aux yeux des Américains. En fait, les trois quarts affirment qu’elles constituent un événement qu’ils attendent avec hâte, année après année. Dans leur liste de «choses à faire au cours des 12 prochains mois», les sondés ont pointé les souhaits suivants:

  • être plus en forme (58%);
  • stabiliser ses finances personnelles (45%);
  • explorer davantage le monde (37%).

Cette dernière résolution a éclipsé celle embrassée depuis quelques années par les Américains, qui consistait à passer plus de temps avec les amis et la famille (29%).

Les mieux nantis, les aînés et les familles à l’avant-plan

Parmi les Américains sondés en 2012, 32% de ceux dont le revenu familial est de 250 000$ ou plus planifient faire davantage de voyages au cours des 12 prochains mois; seulement 5% prévoient en faire moins. Dans l’ensemble des répondants, ces proportions sont respectivement de 19% (plus de voyages) et de 13% (moins de voyages).

Les Américains plus âgés sont ceux qui font les plus longs séjours et dépensent le plus en voyages par année. Selon l’enquête:

  • plus de 20% des voyageurs actifs sont des grands-parents;
  • 40% de ces derniers ont fait un voyage avec leurs petits-enfants;
  • 8 fois sur 10, les parents sont aussi présents.

Comme le souligne M. Yesawich, l’industrie de l’hébergement doit tirer profit de cette tendance en ajustant son offre, comme l’a fait celle des croisières où certaines compagnies proposent à des tarifs spéciaux la deuxième cabine ainsi que les subséquentes. Par ailleurs, les vacances familiales et multigénérationnelles, avec des enfants, sont le seul créneau qui poursuit sa croissance.

Dénicher le bon prix

Selon M. Yesawich, ce n’est plus ce que nous possédons qui définit notre statut social, mais plutôt l’aubaine ou la bonne affaire que nous avons réalisée. Tous les outils permettant la détection des meilleurs prix soutiennent cette tendance. La valeur demeure toutefois prioritaire. Une grande part des gens sont tout de même prêts à débourser le plein prix, s’ils ont la garantie que le produit aura la qualité à laquelle ils s’attendent, sinon plus. Néanmoins, l’importance des marques pour les Américains est en déclin depuis les cinq dernières années.

Les voyages de dernière minute connaissent une popularité montante. Quelque 28% des Américains interrogés en ont réalisé un au cours des 12 derniers mois (par rapport à moins de 20% il y a quelques années). Ces voyageurs ont fait leur réservation 6,2 jours à l’avance en moyenne. Néanmoins, l’intérêt pour les campagnes de vente-éclair ou flash sales est en baisse: 14% des voyageurs ont acheté un voyage à la suite de ce type d’offre en 2012, comparativement à 20% en 2011.

Même niveau de confiance qu’avant la récession

Le Traveler Sentiment Index (TSI), indicateur mensuel recourant à différents facteurs liés aux voyages, démontre un certain déclin de la confiance des consommateurs de voyages depuis avril 2012. Ce ralentissement est appelé à se poursuivre en 2013, selon les organismes à l’origine de cette mesure, soit l’U.S. Travel Association et MMGY Global. Mais avec son indice de 90,4, le TSI d’octobre 2012 n’était qu’à 0,7 point de la mesure prise en octobre 5 ans plus tôt, en 2007, soit avant la récession.

 

Bien qu’ébranlés par la crise économique qui tarde à se résorber, les voyageurs américains reprennent peu à peu leurs habitudes de voyage avec de nouvelles priorités.

 

Sources:

 – Mayock, Patrick. «16 key insights about the American traveler», hotelnewsnow.com, 1er octobre 2012.

– Siegel, Bill. «U.S. Leisure Travel Trends», Longwoods International, présentation à l’occasion de la Global Travel Outlook Conference à Chicago, octobre 2012.

– U.S. Travel Association et MMGY Global. «Traveler Sentiment Index – October 2012», 2012.

– Yesawich, Peter. «Meet the New American Traveler: Insights and Implications for the Year Ahead», MMGY Global, présentation à l’occasion de la Global Travel Outlook Conference à Chicago, octobre 2012.

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Technologies

La qualité de l’accueil numérique sous évaluation

Partout à travers le monde, les destinations doivent s’adapter aux changements comportementaux de leur clientèle possédant des besoins technologiques en constante évolution. Selon les résultats de l’enquête de TCI Research, la satisfaction des voyageurs concernant la qualité de l’accueil numérique atteint un niveau tout juste acceptable. Les destinations seront-elles prêtes à répondre adéquatement aux besoins des voyageurs en 2013?

Cette analyse repose sur des données provenant de l’enquête mondiale TRAVELSAT Competitive Index, de la société belge TCI Research, qui mesure la compétitivité des destinations à partir de l’expérience de près de 30 000 touristes originaires de plus de 30 pays, interrogés en 2011 et en 2012 à propos de 80 indices (vous pouvez consulter la liste complète sur TCI Research – Travelsat – list of indexes). Parmi ceux-ci, seul celui concernant l’accueil numérique sera ici décortiqué. Les participants au sondage devaient évaluer leur impression quant à la disponibilité, à l’accessibilité et à la qualité des contenus et des services offerts sur divers équipements mobiles.

L’Internet de séjour

Le concept d’Internet de séjour (lire aussi: Internet de séjour: «Bonjour, que nous suggérez-vous aujourd’hui?») transforme de plus en plus la notion d’accueil depuis l’utilisation massive des téléphones intelligents et des tablettes électroniques. Énuméré parmi les 13 tendances de 2013 lors du Gueuleton touristique de janvier, organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM en collaboration avec Tourisme Montréal (voir aussi: «Les 13 tendances touristiques de 2013»), l’Internet de séjour soulève de nombreux défis pour les offices de tourisme et autres organisations impliquées dans la gestion de l’accueil des voyageurs.

Comment évaluons-nous la qualité de l’accueil numérique à travers le monde? Les services numériques offerts aux visiteurs sont-ils à la hauteur de leurs attentes? Selon l’enquête TRAVELSAT, globalement, l’indice de satisfaction de la qualité de l’accueil numérique se situe à un niveau à peine supérieur à 100, c’est-à-dire qu’il est acceptable, mais qu’il ne dépasse pas toujours les attentes (voir les cinq niveaux de l’indice dans le tableau 1).

Qualitéaccueilnumériquetableau1

Remarque: Cette classification est indicative (le passage d’un palier à l’autre est graduel) et ne s’applique pas aux critères de satisfaction liés aux prix, qui sont par nature moins bien notés par la clientèle.

Le niveau de satisfaction selon divers critères

Les voyageurs de la génération Y (25 à 34 ans) semblent légèrement plus satisfaits de l’accueil numérique que ceux des autres groupes d’âge (voir le graphique 1). Lorsque les voyageurs en général demeurent entre 4 et 7 nuits à destination, leurs besoins sont visiblement plus assouvis (130) que dans le cas de ceux qui y restent de 1 à 3 nuits (93) et 8 nuits ou plus (111).

 Qualitéaccueilnumériquegraph1Age

Les nouveaux mariés en voyage de noces, les amateurs de magasinage et les voyageurs d’affaires (MICE) marquent le plus haut niveau de satisfaction quant à l’accueil numérique (voir le graphique 2). Leur expérience va jusqu’à dépasser leurs attentes. À l’opposé, ceux qui effectuent un séjour axé sur le tourisme religieux soulèvent la plus forte insatisfaction de tous les groupes représentés.

Qualitéaccueilnumériquegraph2But

Les participants de l’enquête ont été particulièrement satisfaits de leur accueil numérique en Nouvelle-Zélande, en Australie, aux États-Unis et au Canada (voir le graphique 3). Ces pays offrent une expérience plus compétitive qu’une forte majorité de destinations européennes. Les individus ayant visité l’Amérique latine ont entre autres souligné des problèmes de cohérence et de constance dans la qualité fournie, ce qui explique le faible résultat.

Qualitéaccueilnumériquegraph3Destination

Remarque: Afin de bien comprendre la composition des destinations, veuillez consulter le tableau 2.

Qualitéaccueilnumériquetableau2

Les individus provenant des pays BRIC, soit du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, sont ceux qui ont le plus apprécié l’accueil numérique expérimenté lors de leur voyage (voir le graphique 4). On peut supposer que l’usage d’outils technologiques est un moyen efficace de contourner les inconvénients communicationnels et qu’ils peuvent faciliter l’introduction à une nouvelle destination. En contrepartie, les attentes des Européens n’ont pas été totalement atteintes, ce qui se traduit par un plus faible résultat.

Qualitéaccueilnumériquegraph4Marché

La variation des indices selon les principales activités pratiquées par les voyageurs ne suscite pas de grand écart quant au niveau de satisfaction de l’accueil numérique (voir le graphique 5). La majorité d’entre eux s’entend pour le qualifier d’acceptable. On remarque que les niveaux s’élèvent en fonction du caractère très particulier du segment étudié (golf, théâtre, événement sportif, etc.), ce qui pourrait justifier la pertinence pour les destinations d’orienter le développement de leurs contenus en fonction de la motivation de la visite.

Qualitéaccueilnumériquegraph5Activités

Les influenceurs présents sur le Web, très actifs sur les médias sociaux, soulignent un niveau plus élevé de satisfaction que les autres segments de clientèle (voir le graphique 6). Mieux équipé et plus informé que la moyenne, ce groupe d’individus sait tirer bénéfice de la multitude d’applications disponibles, une fois à destination.

Qualitéaccueilnumériquegraph6Segment 

En constatant l’enthousiasme des voyageurs plus expérimentés d’un point de vue technologique, soit les influenceurs sur le Web, nous pouvons nous interroger sur la corrélation existant entre le niveau de connaissances et d’intérêt, et le niveau de satisfaction concernant l’accueil numérique. Habitués aux services offerts sur le Web, plusieurs iront jusqu’à sélectionner certaines applications et certains services numériques avant même d’arriver à destination, ce qui leur permet de mieux utiliser et d’apprécier davantage leurs outils une fois sur place.

L’adaptation aux nouvelles technologies se vit autant pour les organismes touristiques de chaque destination que pour tous les voyageurs. L’apprentissage et l’utilisation de celles-ci ne se font pas au même rythme pour chacun, c’est pourquoi nous vivons une période de transition dans laquelle il semble important de trouver un équilibre entre les services offerts de façon numérique et ceux qui le sont en personne, par les intervenants de l’industrie.

Sources:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM et Tourisme Montréal. Gueuleton touristique «Les 13 tendances de l’industrie touristique pour 2013».

– TCI Research. «TRAVELSAT Competitive Index», 2011-2012.

 

Commentaire – Olivier Henry-Biabaud

L’étude nous rappelle simplement que l’attrait technologique – souvent spectaculaire – est une chose, mais que la pertinence des contenus en est une autre. Le chemin est encore long avant de voir les deux converger dans le même sens. À quoi bon avoir à portée de smartphone des dizaines d’applications proposées par toutes sortes d’opérateurs, si celle dont vous avez vraiment besoin à un moment clef n’est pas disponible? Certaines applications sont fascinantes, d’autres vous proposent de scanner la façade d’un hôtel pour savoir s’il a des chambres libres… mais combien de touristes cherchent un hébergement une fois sur place? L’ère numérique transforme en profondeur la façon qu’ont les voyageurs de préparer et de vivre leur voyage, mais ceux-ci nous rappellent que ce dernier reste, néanmoins, un TOUT fait de centaines de points de contact tangibles, intangibles, matériels, commerciaux, humains et numériques qui sont autant d’occasions de marquer des points pour une destination. À l’avenir, les plus compétitives seront probablement celles qui arriveront à bien doser accueil humain et accueil numérique sans les opposer, à enrichir l’expérience de la visite sans la virtualiser et à proposer des applications cohérentes tout au long du parcours des visiteurs. Un énorme défi d’infomédiation pour les organisations de gestion de la destination (DMO), qui doivent guider leurs visiteurs dans cette jungle avant et pendant le séjour…

Olivier Henry-Biabaud – TCI Research

Olivier_Henry_BiabaudOlivier Henry-Biabaud a fondé TCI Research en 2010. Diplômé en gestion avec une spécialisation en études marketing (Paris-Dauphine, Sciences Po Paris), il travaille depuis près de 20 ans dans la recherche internationale, occupant des fonctions opérationnelles et de management au sein de cabinets internationaux (TNS, Ipsos) basés dans différentes villes européennes. Spécialiste de la mesure de compétitivité des destinations, il a collaboré avec plus de 50 destinations du tourisme en Europe et dans le monde, et intervient régulièrement lors de forums internationaux sur le tourisme compétitif. Il est aussi membre du panel des experts de l’Organisation mondiale du tourisme et de son réseau Knowledge Network, ainsi que du conseil d’administration de TTRA Europe (Tourism and Travel Research Association).

Site de l’institution : www.tci-research.com

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Divertissement et loisirs de la génération Y québécoise

Fanatiques de nightlife, les Québécois de la génération Y s’intéressent également en grand nombre aux musées. Constamment branchés sur le Web pour se divertir ou magasiner, ils prennent aussi le temps de visiter les attraits du Québec. Ils sont aussi complexes que les enjeux qui définissent la période dans laquelle ils grandissent. Leurs comportements de divertissement et de loisirs confirment l’intégration des innovations technologiques dans leur quotidien, tout en révélant leurs intérêts pour une variété d’activités traditionnelles.

Quoique les années de naissance utilisées pour définir la génération Y varient, cette analyse cible le segment des 18 à 34 ans, nés ainsi entre 1978 et 1994. Leur nombre, estimé à 7 millions de Canadiens, dont plus de 1,6 million de Québécois en juillet 2011 par Statistique Canada, dépasse largement celui de la génération X. Les données sur leurs comportements de loisirs proviennent du Print Measurement Bureau (PMB) et résultent d’une enquête réalisée sur une période de 2 ans, parue au printemps 2012.

Les natifs du numérique

Nés à l’ère de la révolution de l’information, les adultes de la génération Y personnifient bien la tendance liée à la mobilité et à l’hyperconnectivité. Il est devenu crucial d’en comprendre leurs utilisations pour deux raisons principales:

  • Les Québécois de la génération Y dominent dans presque tous les aspects liés à l’utilisation du Web (fréquence et durée de fréquentation, taux de participation aux médias sociaux, confiance en la sécurité des transactions en ligne, taux d’adoption des appareils mobiles, etc.).
  • Ils sont généralement les premiers à adopter les nouvelles technologies qui arrivent sur le marché et les nouveautés du Web.

Ayant largement contribué à l’essor des médias sociaux, les jeunes adultes accordent beaucoup de temps à Internet. D’après un sondage du Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM mené en 2011, plus de 65% des Québécois âgés de 18 à 24 ans utilisent les médias sociaux quotidiennement, alors que c’est le cas d’un peu moins de la moitié des 25 à 34 ans. Adeptes du divertissement sur le Web, les Québécois de la génération Y téléchargent de la musique, s’adonnent aux jeux en ligne et y écoutent la radio ainsi que la télévision beaucoup plus que l’ensemble des internautes québécois. Selon l’étude NETendances 2011 du CEFRIO, 67% des 18 à 34 ans ont acheté un produit ou un service sur Internet au cours de la dernière année. Le CEFRIO rapporte également que 62% des Québécois de la génération Y ont recours à Internet lorsque vient le temps de s’informer avant de faire un achat, comparativement à 43% pour l’ensemble de la population québécoise (lire aussi: L’usage des technologies de l’information et de la communication par cinq générations).

Pour la génération Y, la technologie n’a pas de prix!

Selon Statistique Canada, les Québécois de 18 à 30 ans ont consacré 6,6% de leurs dépenses totales aux loisirs en 2008, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne (5,9%). La valeur concernant leurs achats en matériel de loisirs (925$) dépasse elle aussi la moyenne (818$), particulièrement lorsqu’il s’agit de biens liés à l’informatique (433$ comparativement à 315$). Les dépenses en divertissement au foyer sont aussi plus élevées, s’établissant à 570$ chez les 18 à 30 ans, contre une moyenne de 506$ pour tous les âges.

Ces natifs du numérique semblent dépenser sans retenue dans la technologie, valorisant davantage que les autres générations ces équipements et gadgets qu’ils intègrent naturellement à leur vie. Près de 90% des Québécois âgés de 18 à 34 ans possèdent un téléphone mobile, et plus du quart d’entre eux ont choisi un modèle intelligent. Chez les 35 ans et plus, ces taux sont respectivement de 68,7% et de 28,4% (voir le tableau 1).

Vélo, rando, abdos

Parmi les activités sportives recensées par PMB, le vélo et la randonnée pédestre sont celles que la génération Y préfère (voir le graphique 1). Les jeunes adultes sont également nombreux à faire de l’exercice à la maison, du jogging ainsi que du patin à glace. Plus de 430 000 Québécois de la génération Y ont effectué du camping lors de la dernière année, mais la majorité (75%) n’a pratiqué cette activité qu’une ou deux fois pendant cette période. Près de 20% d’entre eux ont également rapporté s’adonner à la danse, à la chasse et la pêche ou à la natation.

 

Les jeunes adultes séduits par de vieux attraits québécois

Tout comme pour d’autres générations, le Vieux-Port de Montréal demeure l’attraction québécoise la plus populaire chez la génération Y. Près de 31% des 18 à 24 ans et 25% des 25 à 34 ans ont visité ce quartier historique de la métropole au cours des 12 derniers mois. Le Vieux-Québec compte également parmi les endroits les plus fréquentés, se classant au deuxième rang chez les Québécois de 25 à 34 ans et au troisième chez les 18 à 24 ans. C’est plutôt La Ronde qui arrive en deuxième place chez ces derniers, avec un taux de fréquentation de près de 25%. Les 18 à 24 ans sont également plus nombreux que tous les autres groupes d’âge à s’être rendus au Biodôme de Montréal, au zoo de Granby ainsi qu’à Mont-Tremblant (voir le graphique 2).

 

À chaque âge ses plaisirs

Les sorties dans les bars ou dans les boîtes de nuit sont de loin les plus populaires auprès de la génération Y (voir le graphique 3). Les visites au musée, au zoo ou à l’aquarium détiennent également une place importante pour les Québécois de cette génération. Les parcs d’attraction et les spas accueillent chacun près de 300 000 visiteurs âgés de 18 à 34 ans chaque année.

 

Tout comme dans le cas de la génération X et des baby-boomers, le hockey demeure l’évènement sportif qui attire le plus grand nombre de Québécois de la génération Y (233 000), mais 70% d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois.

 

Sources:

– CEFRIO. «Cinq générations d’internautes : profil d’utilisation des TIC en 2011», NETendances 2011, vol. 2, no 7, 2012.

– CEFRIO. «Les médias sociaux ancrés dans les habitudes des Québécois», NETendances 2012, vol. 3, no 1, 2012.

– Cossette. «Mobindex», mobindex.ca, juin 2012.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 18 à 34 ans, enquête printemps 2012 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 45 à 64 ans, enquête printemps 2011 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 35 à 44 ans, enquête automne 2011 – deux ans.

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Des lieux de réunion inusités, sources d’inspiration

Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Au fond d’une mine, dans un zoo, un site industriel ou un jardin extérieur, elles savent créer une ambiance et une atmosphère propices aux échanges et à la créativité. Elles mettent de plus en plus l’accent sur les émotions, les impressions et les sensations qu’elles feront vivre aux visiteurs pour concevoir une expérience unique.

Le choix du site parfait: une étape cruciale pour la réussite d’un événement

Selon la Professional Convention Management Association, le site idéal doit combiner trois éléments pour créer une expérience mémorable: les facteurs environnementaux, qui incluent tous les stimuli présents dans l’environnement immédiat – sons, odeurs, textures, éléments visuels; les facteurs humains, qui se rapportent aux interactions des participants entre eux ou avec les membres du personnel; les facteurs émotionnels, qui eux, sont fortement influencés par les stimuli sensoriels.

Les lieux de réunion uniques ou inusités possèdent plusieurs caractéristiques qui permettent de créer cette expérience mémorable. Ils offrent:

  • l’ambiance et l’atmosphère liées aux stimuli de l’environnement;
  • l’originalité. L’unicité du lieu favorise les échanges entre les participants. Elle est donc liée aux facteurs humains;
  • l’émotion, liée à la capacité d’évoquer des sentiments positifs chez les participants.

Différents types de lieux de réunion

Les lieux de réunion sont aussi variés que les réunions elles-mêmes. Plusieurs catégories d’entreprises touristiques pourraient offrir leurs services à des groupes pour la tenue de réunions, séminaires, conférence ou même, de team building (lire aussi: Une nouvelle tendance: le team building culinaire) afin de diversifier leur clientèle et d’atténuer les effets de la saisonnalité. De plus, un lieu inusité s’inscrit parfaitement dans la tendance bleisure (lire aussi: La tendance des voyages de type bleisure s’accentue), qui allie les affaires et l’agrément.

Voici quelques exemples d’endroits inhabituels pour accueillir des groupes d’affaires:

  • les attractions: zoos et aquariums, spas, parcs à thème, d’amusement ou naturels, sites historiques, centres de ski, etc.;
  • les lieux de divertissement comme les cinémas;
  • les musées ou autres espaces de diffusion culturelle;
  • les lieux extérieurs: jardins botaniques, fermes, terrasses et jardins, vignobles, etc.;
  • les lieux sportifs: arénas, complexes sportifs, terrains de golf, pistes de course, stades, etc.;
  • les mines et autres lieux historiques désaffectés
  • les croisières (lire aussi: Réunions d’affaires: sur l’eau, entre deux manèges ou au fond des bois).

Une seule limite à cette courte liste: votre imagination! Laissez-vous inspirer par des exemples venus d’ici et d’ailleurs et créez votre propre expérience unique!

Les attractions: de tout pour tous les goûts

Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative en leur offrant des services adaptés: salles de réunion multifonctionnelles dotées d’équipements à la fine pointe de la technologie, services de traiteur ou de banquets, activités ou visites sur le site ou l’attraction, etc. Les réunions font partie intégrante de leur offre touristique. Les informations sont répertoriées sur leur site Internet et un représentant ou une équipe de ventes s’occupe spécifiquement du volet congrès-réunions.

Pour une touche exotique, quoi de mieux que les parcs animaliers comme le ZSL London Zoo, le Zoo de Granby, l’Aquarium du Québec et le Cincinnati Zoo & Botanical Garden.

Pour le sport et le plein air, les groupes peuvent tenir leurs rencontres dans certains terrains de golf ou centres de ski comme celui d’Holimont, dans l’État de New York, aux monts Sainte-Anne et Stoneham à Québec ou au sommet du mont Tremblant, où ils tiendront leur réunion avant de dévaler les pistes. Plusieurs parcs du Québec – dont le parc de la Chute Montmorency, la Station touristique Dechesnay et le parc national d’Oka – et d’ailleurs (Yosomete, Bluestone National Park, Royaume-Uni) offrent eux aussi une combinaison de lieux propices aux échanges et de nombreuses activités de plein air et de détente qui favorisent la communication, la concentration et la réflexion. Certains lieux historiques nationaux s’ouvrent aux clientèles corporatives; c’est le cas de la Citadelle d’Halifax ou du Fort-Lennox.

L’ambiance champêtre et le cadre enchanteur des jardins extérieurs comme ceux du Domaine Joly-De Lotbinière ou des jardins botaniques de Montréal et de Toronto sont propices à la discussion. Construit en 1932, le chalet du Mont-Royal offre quant à lui une vue spectaculaire sur la ville de Montréal.

Le Québec regorge de sites historiques ou industriels. Plusieurs accueillent leur clientèle dans un décor exceptionnel comme la Pulperie de Chicoutimi/Musée régional, le Site historique maritime Pointe-au-Père, dont la fenestration du hall d’entrée donne sur le fleuve.

L’environnement souterrain offre un cadre unique à mille lieux des habituelles sources de distractions si souvent associés aux salles de réunion traditionnelles. Dans les profondeurs de la terre, Les Crayères des Montquartiers, d’anciennes carrières de craie qui ont abrité les fûts de la plus grande brasserie de la région parisienne, organisent la tenue d’événements dans de majestueuses galeries voûtées devenues aujourd’hui des caves à vin privées. L’auditorium de la mine d’or Lamaque dans la Cité de l’Or, à Val d’Or, situé à 300 pieds sous terre vaut son pesant d’or! L’expérience débute avec la lente descente vers les profondeurs à bord d’un «transporteur d’hommes», de quoi resserrer les liens en partant! Mais attention, claustrophobes s’abstenir.

 

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L’édifice Nordheimer de l’hôtel Intercontinental de Montréal abrite en ses fondations trois magnifiques voûtes de pierres datant du milieu du 18e siècle. Entièrement restaurées, ces voûtes servent à la tenue de réceptions et de conférences.

Même l’hiver se met de la partie avec Le Village des neiges à Montréal et son tout nouveau centre des congrès, l’Icebreaker, qui offre une expérience unique à -5 degrés Celsius.

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Les lieux de diffusion culturelle à l’écoute des gens d’affaires

Plusieurs théâtres, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts, etc. proposent des installations de conférence; c’est le cas des cinémas Cineplex, du TNM (hall, salle de spectacle et salle de répétition), du Vieux bureau de poste de Saint-Romuald dans la région de Chaudière-Appalaches, transformé en l’an 2000 en salle de spectacles, de la Saatchi Gallery dans Chelsea à Londres et de l’Improv Centre, une salle de spectacles située à Granville Island, une pittoresque petite île à quelques minutes du centre-ville de Vancouver. Le théâtre Granada à Sherbrooke, lieu historique du patrimoine canadien, est également très apprécié des organisateurs d’événements.

Une foule de musées proposent aussi leurs services pour la tenue de réunions dans un univers feutré et inspirant, souvent parmi les plus grands créateurs de ce monde: que l’on pense au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée de la Civilisation à Québec, au Guggenheim Museum de New York, au Andy Warhol Museum de Pittsburg, ou au Abraham Lincoln Presidential Museum à Springfield en Illinois.

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Les modes de transport et les attraits hivernaux ne sont pas en reste

En bateau, en train, en limousine ou en autobus, les réunions font du kilométrage! Que ce soit l’Orford Express avec ses trois voitures-restaurants munies d’écrans à chaque table et d’un système audio-visuel pour les présentations, une limousine du groupe AA Transportation qui permet d’installer un projecteur et un écran dans la limousine, ou encore, un autobus à deux étages avec écran géant LCD, l’expérience se vit hors des sentiers battus.

 

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Source: Acteva

De nombreux autres exemples peuvent s’ajouter à cette liste non exhaustive. Et vous? Avez-vous déjà songé à proposer vos services à une clientèle corporative? Il est temps de penser autrement et de sortir des ornières.

 

Sources:

– «Unusual Meeting Locations», blogue Acteva, 3 mai 2012.

– Chouteau, Zachary. «Options Abound», Meeting Focus, février 2012.

– Debris, Malcolm. «Unusual Meeting Rooms – 4 Different Styles of Meeting Rooms», Articlesbases, 10 janvier 2011.

– Del Rosso, Laura. «Sweet Spots», Meeting Focus, mai 2012.

– Hébert, Claudine. «Épatons la galerie!», cahier Les Affaires, 15 septembre 2012, p. A2-A5.

– Professional Convention Management Association. «Unique Meeting Venues».

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Marketing Tourisme durable

Le marketing vert, ou comment communiquer son engagement social ou environnemental?

Le marketing vert se base avant toute chose sur des arguments honnêtes et exige la transparence, et ce, quel que soit le type de client à qui il s’adresse: l’inconditionnel, le «vert à intensité variable» ou le déconnecté. Cette analyse présente les différents types de messages ainsi que le choix des médias pour le véhiculer et vous propose une grille d’analyse pour vous lancer dans votre propre communication verte.

Qu’est-ce que le marketing vert?

D’emblée, mentionnons qu’il existe une variété de définitions et de synonymes tels que marketing écologique, environnemental, social, durable, écomarketing, etc. Nous avons retenu celle de Laville et Daveaux: «Le marketing vert consiste à vendre avec un argumentaire éthique des produits ayant une valeur ajoutée sociale ou environnementale puis à en faire la promotion». Il peut se baser sur les caractéristiques écologiques d’un produit (matières premières écologiques, produit recyclable, etc.), sur des promotions vertes (un arbre planté pour un achat) ou sur les promesses environnementales de l’entreprise (fondation, actions écologiques). Tous les secteurs d’activité se prêtent au marketing vert, le tourisme y compris.

Comprendre les attitudes des consommateurs et le type de message qui leur convient

Le principal défi du marketing vert est de toucher un maximum de consommateurs, donc de touristes. La plupart d’entre eux sont conscients de leur impact environnemental, mais ils ne sont pas tous prêts à effectuer des changements dans leurs habitudes. Bien comprendre leurs motivations constitue la clé de la communication et permet d’utiliser la meilleure approche.

Voici trois types de consommateurs et quelques conseils pour un marketing vert efficace:

1. Les inconditionnels. Peu nombreux, ils choisissent une destination de vacances qui a déjà intégré des pratiques responsables. Ils se disent prêts à payer plus cher pour leur séjour si cela permet de garantir des salaires équitables aux travailleurs de l’industrie et de soutenir des actions de protection en faveur des communautés locales.

Pour communiquer avec cette clientèle, il s’avère primordial d’éviter l’écoblanchiment (greenwashing), c’est-à-dire l’utilisation abusive, infondée, biaisée ou excessive du marketing vert (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu! (Compte rendu de conférence)).

Il importe également d’être transparent en tout temps. Les normes sont particulièrement élevées quand il s’agit de la durabilité, mais les efforts de transparence et d’honnêteté sont plus importants que la perfection pour assurer la fidélisation. Tenez-vous en aux faits véridiques et si vous le pouvez, quantifiez vos réalisations par des chiffres vérifiables.

2. Les «verts à intensité variable». Ces derniers possèdent une conscience environnementale, mais ne sont pas encore prêts à effectuer des changements qui vont dans le sens de leurs convictions, ni à payer un surplus pour s’offrir une destination ou un produit verts. Ils le feront si on leur prouve qu’ils en tireront un bénéfice personnel; sauver la planète ne constitue pas un incitatif assez percutant pour cet important groupe de touristes.

Il faut promouvoir à la fois les bénéfices écologiques et économiques de votre produit/destination tout en puisant dans des arguments d’ordre affectif plutôt que rationnels; l’achat d’un voyage étant un processus qui souvent ne repose pas seulement sur la raison.

3. Les déconnectés. Ces touristes n’aspirent qu’à une chose: «se débrancher» et prendre une pause de leur routine et de leurs responsabilités. Ils n’apprécieront pas les efforts déployés pour sauver l’environnement, rien ne sert de les mettre de l’avant dans les communications; plutôt leur faire valoir comment cela améliorera leur expérience.

Le message

Le contenu de la communication peut porter sur les aspects environnementaux ou sur le service. En voici quelques exemples:

  • Le message environnemental: raconte la façon dont l’organisation respecte et honore la nature, agit pour la restaurer et l’améliorer tout en compensant pour ses effets néfastes, passés et actuels, sur l’environnement. Ainsi, Marriott s’est engagé à restaurer une partie de la forêt amazonienne afin de palier l’utilisation importante d’énergie à travers son réseau d’hôtels et le groupe Transat, à gérer de manière rigoureuse sa consommation de carburant afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
  • Le message axé sur le client: donne aux gens ce qu’ils veulent, ce qui inclut la responsabilité environnementale. Par exemple, au lieu de demander à ses clients de sauver la planète en économisant l’eau et l’énergie en réutilisant draps et serviettes (message environnemental), Wyndham utilise l’approche client: «Nous savons que plusieurs d’entre vous s’intéressent à la protection de l’environnement, voilà pourquoi nous avons créé le programme EarthSmart».

Le choix des médias

Plusieurs médias existent, mais vous devrez choisir les plus pertinents en fonction de votre clientèle cible:

1. Les relations de presse jouent un rôle crucial dans l’établissement d’une communication environnementale réussie. Elles sont essentielles pour les entreprises et les destinations qui souhaitent faire part de leurs initiatives en matière d’environnement. Mais attention, les éditeurs de voyage sont bombardés de demandes d’organisations qui se prétendent durables. Ils veulent savoir ce qui vous différencie et en quoi cela peut intéresser leurs lecteurs? Une fois accrochés par votre histoire, leur impact peut être plus important que n’importe quelle certification. N’oubliez pas d’éditer l’article sur votre site Internet.

 2. Le site Internet. Comme point de départ, décrivez les pratiques que vous avez mises en place, les politiques et les valeurs derrière elles dans une section du site dédiée à la durabilité (voir image ci-après) ou dans celles qui vous dépeignent comme entreprise, généralement la section «À propos de nous». Racontez votre histoire. Ajoutez-y quelques photos ou vidéos, des témoignages de clients et d’employés. Puis, tentez de véhiculer votre message à travers tout votre site de diverses manières, par exemple en identifiant des moyens de transport verts tels que les transports en commun, le train, ou le vélo; des produits locaux sur le menu de votre restaurant; en mettant l’accent sur la population locale, les attraits naturels, etc.

3. Les médias sociaux. L’utilisation de Facebook, Twitter, YouTube, et autres médias sociaux peut servir à diffuser de l’information sur une destination ou un service durable, mais aussi à encourager la participation des consommateurs. Invitez-les à commenter vos actions et même à voter sur les orientations que vous devriez prendre dans le futur. Joignez-vous à une communauté qui parle de développement durable comme les mardis DD (@mardiDD) pour partager vos initiatives et vos projets, mais aussi pour démontrer votre expertise dans le domaine de la durabilité. Et n’oubliez pas de promouvoir votre présence sur les médias sociaux en ajoutant ces liens sur votre site Internet ou dans vos communications électroniques.

Source: Tourisme Gaspésie

4. Les brochures et les dépliants. Bien sûr, quand on parle environnement, l’imprimé n’a pas la cote… sauf si vous utilisez du papier recyclé, du papier en provenance de forêts bien gérées et surtout, si vous le laissez savoir à vos clients! D’ailleurs, l’imprimé ne compte que pour 1,1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Place à l’action

Pour vous lancer dans le marketing vert, remplissez cette grille et faites-nous part de vos projets en nous laissant un commentaire; ce sera peut-être votre première communication verte.

 

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

 

Sources:

– Jameson, Daphné A. et Judi Brownell. «Telling Your Hotel’s Green Story: Developing an Effective Communication Strategy to Convey Environmental Values», Cornell Hospitality Tools, vol.3 no 2, avril 2012.

– Laville E. et R. Daveaux. «La nouvelle frontière du marketing responsable» dans Le développement durable: théories et applications au management,  2007.

– Leclerc Vincent, Michael Paulin et Yohann Rippe. «Le marketing vert et le positionnement de la communication marketing», ESG-UQAM, mars 2012.

– Ogilvy Pr et Totem Tourism. «Sustainable Tourism MarKeting Guide 2011. Move into tourism sustainability communicatins 2.0» , 2011.

– Tourism Industry Association of Canada, Canadian Tourism Commission and Parks Canada. «Green your Business: Toolkit for Tourism Operators», 2008.

– Tourism Victoria. «Communicating your Green Credentials».

– United Nations Environment Programme. «Communicating Sustainability. How to produce effective public campaigns».

– Visit Wales. «Keep it real», février 2012.

Sites Internet:

Marriott

Office du tourisme et des Congrès de Paris

Tourisme Gaspésie

Transat

Wyndham 

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Segments de clientèles Technologies

Les médias sociaux, une affaire d’hommes ou de femmes?

Depuis l’apparition des médias sociaux, on étudie à la loupe le comportement et le profil des utilisateurs. Dans cette optique, il est intéressant d’analyser le clivage homme-femme, car on observe un net écart en matière de présence et d’utilisation. Au Québec, même si les proportions d’hommes et de femmes sur les réseaux sociaux sont similaires, ces dernières y sont plus actives. En effet, selon le CEFRIO, plus de 14% d’entre elles consultent les médias sociaux plus de 10 heures par semaine, comparativement à près de 11% des hommes. Voici un portrait mettant en relief les différences de comportement des femmes et des hommes sur les réseaux sociaux.

Les médias sociaux plus populaires chez les femmes?

Selon le CEFRIO, 59% des Québécoises utilisaient les médias sociaux au moins une fois par mois en 2011; une proportion identique chez les hommes. Cependant, elles y passent en moyenne plus de temps que ces derniers, soit 6,3 heures par semaine, comparativement à 5,5 heures pour les internautes masculins (voir le tableau 1).

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L’écart entre les deux sexes est plus important aux États-Unis, puisque 71% des internautes féminines utilisent les réseaux sociaux en 2012, contre 61% des internautes masculins, selon le Pew Research Center. Comme les Québécoises, les internautes américaines sont plus actives sur ces sites: 54% d’entre elles les consultent quotidiennement, comparativement à 42% des hommes.

Les deux principaux réseaux sociaux, Facebook et Twitter, attirent une majorité de femmes à travers le monde (voir le tableau 2). A contrario, 71% des utilisateurs de Google+ et 63% de ceux de LinkedIn sont des hommes. Pinterest est quant à lui utilisé à plus de 80% par une clientèle féminine.

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Quelques autres faits concernant les femmes:

  • 54% des utilisateurs de Facebook au Canada sont des femmes (Checkfacebook, juin 2012);
  • 89% des Américaines ont un profil sur les réseaux sociaux et ont en moyenne 268 amis en ligne (Women at NBCU, avril 2011);
  • Les blogueurs sont en majorité des femmes; il s’agit même de mères dans le tiers des cas (NM Incite, octobre 2011);
  • 53% des visiteurs de TripAdvisor sont des femmes (Experian Hitwise).

Quelles activités sur les réseaux sociaux?

Selon un sondage mené par la firme Jack Morton Worldwide en octobre 2011, les femmes passent 40% de temps de plus que les hommes sur les réseaux sociaux en raison de l’importance qu’elles accordent aux relations humaines. Elles les utilisent pour garder des liens avec leurs amis et leur famille, faire des rencontres et partager des moments de leur vie personnelle. Les hommes les considèrent plutôt comme un moyen de recueillir des renseignements et d’améliorer leur statut. Ils recherchent tous de l’information et des conseils, tandis que les femmes veulent entrer en contact avec des personnes ayant vécu des expériences similaires aux leurs.

D’après Sheryl Sandberg, directrice d’exploitation chez Facebook, ce sont les femmes qui émettent le plus de messages, de mises à jour et de commentaires. Elles ont aussi plus d’amis que les hommes et passent davantage de temps sur le réseau.

Quelle utilisation en voyage?

D’après le sondage Ipsos-RVT réalisé en mars 2011, peu de voyageurs québécois utilisent les médias sociaux, les sites de commentaires et les forums comme principaux outils de planification; ils s’en servent davantage en tant qu’outils secondaires (voir le graphique 1). Les sites de commentaires sur les voyages sont les plus utilisés, et la proportion de femmes est plus élevée (27,1%, comparativement à 24,4% d’hommes).

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Les graphiques 2, 3 et 4 illustrent les actions des hommes et des femmes liées aux médias sociaux avant, pendant et après un séjour touristique. Les voyageuses québécoises les utilisent légèrement plus que les hommes à chaque étape de leur voyage. Cependant, tous en font une utilisation plutôt similaire durant les étapes de leur séjour. Une proportion un peu plus élevée de femmes utilisent les médias sociaux pour s’informer ou s’inspirer avant le voyage ou pour communiquer avec leurs proches pendant le séjour. Au retour, les femmes démontrent un plus fort taux de participation: 35% d’entre elles publient en effet des commentaires en lien avec leur voyage (28% des hommes) et 43% déposent des vidéos sur ces médias (35% des hommes).

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Que font les voyageurs québécois sur Facebook?

Facebook, le réseau le plus utilisé, attire une plus grande proportion de femmes (82%) que d’hommes (77%). Les Québécoises sont aussi plus nombreuses à être fans d’une entreprise ou d’un organisme œuvrant dans l’industrie du tourisme (21%, comparativement à 16% des hommes). Des distinctions sont à noter quant aux raisons de cette adhésion (voir le graphique 5). En effet, les femmes sont plus nombreuses à y rechercher de l’information et à participer à des concours, alors qu’une plus forte proportion d’hommes sont fans afin d’obtenir des rabais ou des contenus vidéo, et d’échanger avec les autres membres.

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De façon globale, des statistiques indiquent que les femmes semblent plus présentes et actives sur les médias sociaux que les hommes, notamment pour Facebook, Twitter et, bien sûr, Pinterest. Cependant, on observe peu de différences dans l’utilisation qui en est faite relativement à un séjour touristique. S’adresser plus particulièrement aux femmes à travers ces canaux est certainement une bonne idée. Avez-vous pensé à adapter votre message et le ton employé selon que votre offre a des chances d’intéresser davantage le segment féminin ou masculin?

 

Sources:

– Brenner, Joanna. «Pew Internet: Social Networking (less detail)», pewinternet.org, 29 mars 2012.

– Jack Morton Worldwide. «Beyond Pink: Marketing to Women 2012», slideshare.net, 2012.

– Goudreau, Jenna. «What Men And Women Are Doing On Facebook», 26 avril 2010.

– CEFRIO. «L’engouement pour les médias sociaux au Québec», NETendances 2011, vol. 2, no 1, 2011.

– Nielsenwire. «Buzz in the Blogosphere: Millions More Bloggers and Blog Readers», blog.nielsen.com, 8 mars 2012.

– Lee, Aileen. «Why Women Rule The Internet», techcrunch.com, 20 mars 2011.

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011.

– Web in Travel. «Treat women like the angels they are», webintravel.com, 2 mai 2012.

– Women at NBCU. «The New Rules of Engagement in the Female-Centric Digital World», womenatnbcunewsletter.com, 3 mai 2011.

Site Web:

checkfacebook

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Marchés géographiques

Davantage de voyageurs d’outre-mer au Québec en 2011: les Chinois et les Allemands se distinguent

En 2011, le Québec a connu les meilleurs résultats des cinq dernières années en termes d’arrivées de voyageurs d’outre-mer. Les marchés chinois et allemand ont affiché les plus importantes hausses de l’année, soit 26% et 25% respectivement. Bien que leur croissance soit d’ordre plus modeste (près de 8%), les Français triomphent toujours au palmarès des arrivées avec plus de 315 000 visiteurs et représentent ainsi près de 30% de tous les voyageurs d’outre-mer de la province.

Cette analyse s’appuie sur des données issues d’un traitement spécial effectué à partir de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada. Elle se concentre sur les visites-province provenant de 13 marchés d’importance au Québec.

Variation et répartition des voyageurs d’outre-mer

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, le nombre d’arrivées de touristes internationaux dans le monde a joui d’une croissance de près de 5% en 2011. Pour cette même période, au Québec, ce sont près de 1 137 000 touristes d’outre-mer qui ont été accueillis, soit une augmentation de 9% par rapport à 2010 (voir le graphique 1).

Des 13 pays à l’étude, neuf affichent une croissance des arrivées dans la province par rapport à l’an dernier. De surcroît, quatre des cinq principaux marchés d’outre-mer pour le Québec atteignent le plus important nombre d’arrivées des cinq dernières années: la France, l’Allemagne, la Suisse et la Chine.

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Les Allemands, résidants de la plus grande puissance économique de l’Union européenne, n’ont jamais autant voyagé et dépensé à l’étranger qu’en 2011. Selon ReiseAnalyse, ils ont effectué près de 70 millions de voyages et dépensé plus de 60 milliards d’euros au cours de l’année. Au Québec, cette euphorie allemande se traduit par une hausse importante de 25% des arrivées. Il est toutefois surprenant qu’au cours de cette même période, le nombre d’entrées directes au Québec ait diminué de 5,72%. Durant leur visite, d’une durée moyenne de 7,47 nuitées, ils ont dépensé 732$ dans la province. Au cours de cette même période, on note une diminution de 8% de voyageurs allemands au Canada et une croissance de 6% aux États-Unis.

Le marché chinois gravit encore une fois les échelons, passant du 8e au 5e rang en seulement un an. Un peu plus de 40 000 Chinois ont voyagé seuls (58,5%) ou accompagnés d’une autre personne (33,9%) dans la province. Ils passent en moyenne quatre nuitées et dépensent près de 460$ au cours de leur visite. La croissance de ce marché se perçoit également dans le reste du Canada. Le pays enregistre une hausse de 22% par rapport à 2010, une augmentation légèrement plus faible que celle du Québec, mais tout de même la plus haute de tous les autres marchés cibles de la Commission canadienne du tourisme. Au cours de cette même période, les États-Unis connaissent une progression impressionnante de 36% vis-à-vis ce marché.

 

La baisse la plus significative est celle du marché italien (-29,2% par rapport à 2010); l’Italie glisse ainsi du 4e au 6e rang. La fragilité de l’économie italienne et la force du dollar canadien pourraient en partie expliquer cette diminution.

Indicateurs selon le but du voyage

Les voyageurs d’outre-mer choisissent principalement le Québec pour des raisons d’agrément (voir le graphique 4). On remarque une croissance de chaque segment de voyageurs, tous buts de voyage confondus. L’augmentation la plus importante consiste en les visites de parents et d’amis (11,6%). Malgré une hausse des voyageurs d’agrément, les résultats de l’année 2011 n’atteignent toujours pas ceux de 2007 et de 2008.

 

Les touristes d’outre-mer voyagent généralement seuls (42,5%) ou à deux (35,7%) et demeurent en moyenne 8 jours (affaires), 11 jours (agrément) et 18 jours (parents et amis). Bien qu’ils séjournent dans la province pour une plus courte période, les voyageurs d’affaires dépensent plus que les autres au cours de leur passage (1288$).

 

Fréquentation des régions

Les deux régions qui connaissent les plus importantes hausses de visiteurs d’outre-mer par rapport à l’année 2010 sont le Bas-Saint-Laurent (40%) et l’Outaouais (47%). À l’inverse, celles qui affichent les plus imposantes baisses s’avèrent Charlevoix (-41%) et Laval (-39%).

 

Montréal connaît une très bonne année 2011 avec une hausse de 8,1% de voyageurs d’outre-mer (voir le graphique 6). Porte d’entrée pour une majorité de visiteurs, plusieurs s’y attardent avant de se diriger vers d’autres régions, mais sont aussi nombreux ceux qui la perçoivent comme unique destination. Ainsi, la métropole est fréquentée par 78,2% des touristes d’outre-mer.

 

Québec, quant à elle, profite d’une hausse de fréquentation (14,5%) encore plus importante que celle de Montréal, lui permettant de retrouver une popularité allant même au-delà de celle éprouvée lors des célébrations de son 400e anniversaire en 2008. Mentionnons enfin que près d’un voyageur d’outre-mer sur deux (45,2%) l’a visitée lors de son séjour dans la province.

 

Saisonnalité

Parmi les marchés non européens, les Australiens et les Mexicains visitent davantage le Québec au printemps alors que les Brésiliens, les Chinois et les Japonais choisissent l’été (voir le graphique 8).

 

Les voyageurs européens profitent davantage de l’été pour venir au Québec (voir le graphique 9). Au total, 305 700 d’entre-eux sillonnaient la province au cours de cette période, alors qu’ils étaient 86 500 durant l’hiver, 173 800 au printemps et 100 800 à l’automne.

 

En somme, le Québec a bien performé sur ses principaux marchés d’outre-mer en 2011. Même s’il importe de courtiser les nouveaux marchés porteurs tels que la Chine, il ne faut pas minimiser nos efforts envers ceux plus traditionnels comme la France, car ils demeurent très dynamiques et enregistrent de bonnes performances. Rappelons-nous que dans le contexte actuel, où règne une très forte concurrence, rien n’est assuré pour les prochaines années.

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref, bilan de l’année 2011», 6e édition.

– Organisation mondiale du tourisme. «UNWTO world tourism barometer». Volume 10, juillet 2012.

ReiseAnalyse 2012

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2010.

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Hébergement Segments de clientèles

La tendance des voyages de type bleisure s’accentue

Avec l’avènement des technologies mobiles et leur adoption par un nombre croissant d’adeptes, la démarcation entre le travail et les loisirs s’amenuise, l’un empiétant sur l’autre et vice versa. On consulte Facebook au travail et ses courriels du bureau en vacances. Certains parlent même de «génération» bleisure pour décrire ces accros de la techno qui ont l’œil rivé sur leur appareil mobile en tout temps et pour toute chose, sans distinguer les heures de travail de celles de loisirs.

D’autres attribuent l’invention du terme bleisure au Future Laboratory, l’un des leaders européens en ce qui a trait à l’identification de grandes tendances de consommation, pour expliquer cette tendance de voyage qui combine les affaires et les loisirs. Ce type de séjour est de plus en plus perçu comme un compromis idéal entre les exigences d’une carrière bien remplie et d’une vie familiale équilibrée.

Ce type de voyage se divise en deux volets:

  • le conjoint ou les enfants accompagnent le voyageur d’affaires pour profiter de quelques jours de loisirs en famille; ou encore,
  • le voyageur d’affaires s’accorde quelques journées supplémentaires pour profiter, en solo, des atouts de la destination.

L’occasion de jouir d’un peu de temps de loisir peut constituer l’élément qui fera pencher la balance en faveur d’une réunion en face-à-face ou d’une conférence à l’étranger.

Une tendance qui ne s’essouffle pas

Selon une enquête réalisée en 2010 par Homewood Suites by Hilton auprès de 549 voyageurs d’affaires américains, les deux tiers de ceux qui voyagent fréquemment ont combiné les vacances et les affaires, parfois ou souvent, en amenant un membre de leur famille avec eux. Il s’agit d’une augmentation de 51% par rapport à l’année 2000. Ces voyageurs indiquent demeurer en moyenne trois jours supplémentaires pour visiter les principaux attraits (45%) ou simplement pour relaxer (32%). Une autre étude menée cette fois pour les hôtels Embassy Suites de la chaîne Hilton auprès de 701 voyageurs d’affaires américains confirme cette tendance.

Au Royaume-Uni, une personne sur trois a déjà voyagé accompagnée d’un conjoint, d’un ami ou d’un enfant dans le cadre d‘un séjour d’affaires; un autre 27% espère le faire à l’avenir.

Une combinaison gagnante pour tous

Le voyage d’affaires-agrément apporte une valeur ajoutée en augmentant les avantages pour toutes les parties impliquées: le voyageur d’affaires, son organisation, les entreprises touristiques et les communautés locales.

Très certainement, il y a des économies de coûts pour le voyageur d’affaires puisque le transport et l’hébergement sont assumés par l’employeur, mais l’attrait pour cette forme de séjour va bien au-delà de l’argent: les soirées généralement passées en compagnie d’étrangers ou devant la télévision en solitaire se transforment en occasions d’explorer une nouvelle destination lorsque l’on est accompagné par la famille ou par des amis.

Bien souvent, l’organisation économisera aussi de l’argent. Par exemple, si sa politique de voyage permet à un employé de voler en classe affaires, l’organisation épargnera un montant non négligeable lorsque le voyageur choisira plutôt d’utiliser la classe économique parce qu’il est accompagné d’un ami, d’un conjoint ou d’un enfant.

Quant aux entreprises touristiques et aux communautés locales, elles bénéficieront des retombées des visites touristiques effectuées par le voyageur d’affaires et son groupe (services supplémentaires et nuits additionnelles).

Adapter l’offre à la clientèle affaires-agrément

Les services conçus spécifiquement pour les voyageurs d’affaires doivent maintenant être adaptés à ceux qui veulent prolonger leur séjour. Ces consommateurs s’attendent à ce que leur établissement propose un large éventail de services qui embrassent des espaces pour travailler et se réunir aussi bien que pour se détendre – spas, gyms – ou découvrir l’animation culturelle de la ville. Les voyageurs d’affaires-agrément privilégient un haut niveau de confort, de commodités et de service.

Plusieurs entreprises, particulièrement les hôtels, tentent d’adapter leur offre pour encourager les gens d’affaires à voyager accompagnés de leur famille en leur offrant des tarifs avantageux. En voici quelques exemples:

  • Loews a créé le forfait «Récolte d’avantages» qui permet aux voyageurs d’affaires de transformer n’importe quel voyage automnal en minivacances incluant des crédits de nourriture et de boisson basés sur la longueur de séjour: 50$ de crédit pour un séjour de 2 nuits, 75$ pour 3 nuits et 100$ pour 4 nuits ou plus;
  • Hôtel Athenaeum de Londres a développé un certain nombre de caractéristiques pour les familles: repas gratuits pour les enfants de 12 ans et moins, casse-croûtes et boissons non alcoolisées gratuits dans le minibar ainsi qu’un concierge pour enfants;
  • plusieurs groupes hôteliers comme Embassy Kids (Embassy Suite Hotels) et Four Seasons, de Boston, proposent des programmes pour enfants, ce qui convient très bien aux voyageurs d’affaires-agrément;
  • Groupe Hôtels Intercontinental a lancé un nouveau service de concierge qui propose des itinéraires pour ses clients qui disposent d’une heure, de trois heures, voire d’une journée complète pour visiter la ville.

 

Pour tirer le meilleur parti de cette tendance aux voyages d’affaires-agrément, n’hésitez pas à créer des services adaptés aux deux volets du séjour. Vous souhaitez partager vos expériences? Laissez-nous un commentaire.

 

Sources:

– The Sunday Times. «Bleisure travel: the best of both worlds», The Sunday Times, thesundaytimes.co.uk, 21 avril 2010.

– eHotelier. «Research Identifies ‘Bizcation’ Trend», ehotelier.com, 30 mars 2012.

– Tourism Victoria. «Melbourne- Australiaí’s Leading « Bleisure » City», Communiqué de presse, juin 2009, consulté le 2 mai 2012.

– Good, Cynthia. «Embassy Suites Hotels’ Fourth Annual Business Travel Survey Reveals 2012 Business Travel Is On the Rise», BusinessWire.com 27 mars 2012.

– Ţală, Mădălina, Andreea Şchiopu, Cătălina Brînduşoiu. «Bleisure – a new trend in tourism industry», Forum Ware International − Special Issue, the International Society of Commodity Science and Technology in cooperation with the German Society of Commodity Science and Technology and the Austrian Society of Commodity Science and Technology, 2011, consulté le 2 mai 2012.

Sites Internet:

Embassy Kids

Four Seasons

The Athenæum

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Produits et activités Tendances

Principales tendances dans l’industrie des réunions d’affaires

Augmentation des coûts, diminution des budgets et accroissement du cycle de planification figurent parmi les principales tendances du secteur des réunions. Quant aux nouvelles technologies, elles joueront un rôle prépondérant dans la gestion des événements. Coup d’œil sur les prévisions 2012.

Adieu la réservation de dernière minute

Pour la première fois depuis des années, il semble que les réservations de dernière minute, souvent à moindre coût, n’aient plus la cote en 2012. En effet, compte tenu de la reprise économique, les réservations hôtelières sont à la hausse, et la demande pourrait même surpasser l’offre, ce qui engendrerait une augmentation des prix. Dès lors, les chasseurs d’aubaines devront se tourner vers des marchés à forte capacité d’accueil.

Défis et menaces

L’accroissement des coûts représente le principal défi à relever cette année, selon les planificateurs américains indépendants et ceux du milieu associatif qui ont répondu fin 2011 à un sondage de Meeting Focus sur les tendances dans l’industrie des réunions. Les sondés issus des entreprises et du secteur public pensent plutôt qu’ils devront faire face à une diminution de leur budget (voir le graphique 1). L’économie demeure la plus grande menace de l’industrie pour la majorité des répondants (69%), loin devant les réunions virtuelles, qui semblent n’inquiéter presque personne (4%). D’ailleurs, près des trois quarts n’en planifieraient pas en 2012.

 

Croissance du nombre de réunions et d’événements: des avis partagésTendances_reunions_graphique1

Près de la moitié des répondants affirment que le nombre de réunions d’affaires et d’événements demeurera identique à celui de l’année dernière. Toutefois, les planificateurs du secteur public sont un peu moins optimistes: environ le quart d’entre eux prévoient une diminution du volume de réunions pouvant atteindre 10%.

Allongement du cycle de planification

La durée moyenne du cycle de planification, soit la période s’échelonnant entre le début du processus de réservation et la signature du contrat proprement dit, s’étend sur sept à douze mois pour la majorité des planificateurs (voir le graphique 2). La proportion de répondants dont le cycle de planification est plus court (d’un à trois mois) a diminué de 1,3% en 2011 par rapport à 2010. À l’inverse, la proportion de ceux dont le cycle de planification varie de quatre à six mois et de sept à douze mois a respectivement augmenté de 4,3% et de 3,6% au cours de la même période.

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Tendances technologiques

Corbin Ball, consultant, auteur et conférencier spécialiste des technologies liées aux événements et aux réunions d’affaires, a dévoilé les principales tendances pour 2012, dont:

1. Les outils Internet gratuits ou à bas prix seront utilisés pour les événements et les salons

De nombreux outils Web gratuits ou à très faible coût ont fait leur apparition pour faciliter le travail des professionnels, entre autres:

  • des bases de données gratuites en ligne (Cvent Supplier Network);
  • des plans de salles d’exposition et des outils de vente (Floorplangenie.com);
  • un large éventail de médias sociaux pour la promotion d’événements (Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube, WordPress, Flickr, SlideShare, etc.);
  • des outils gratuits de vidéoconférence en haute définition (Skype, Google+ Hangouts);
  • des outils gratuits de collaboration (Google Documents et join.me);
  • des milliers d’applications de voyages gratuites ou à bas prix pour aider les professionnels et les participants.

2. La technologie mobile séduira le milieu événementiel

Au cours des deux prochaines années, les outils mobiles que sont le téléphone intelligent et la tablette numérique serviront couramment à la gestion des événements. Ils présenteront de nombreux avantages, dont:

  • l’enregistrement et le paiement en ligne;
  • la diffusion de toutes les informations concernant l’événement (horaire, programme, contenu écrit et vidéo des conférences, etc.) et leur accès en temps réel;
  • un accès facilité par des cartes interactives, des plans de salles ou la géolocalisation;
  • un environnement plus vert grâce à l’élimination du papier;
  • un réseautage amélioré grâce à des applications spécialisées (Pathable ou Dub Events), aux trois grands réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter et LinkedIn, et aux applications de géolocalisation comme Foursquare, Gowalla et Facebook Places;
  • une rétroaction en temps réel grâce à des enquêtes et à des sondages;
  • une réduction des coûts et de nouvelles sources de revenus de commandite et de publicité;
  • une meilleure analyse des résultats, puisque les applications mobiles permettent un excellent suivi des activités des participants;
  • etc.

3. La communication de champ proche fournira une connectivité et des services simplifiés

La communication de champ proche (near field communication ou NFC) permet le transfert d’informations entre plusieurs terminaux compatibles (téléphones mobiles, ordinateurs portables, tablettes numériques, etc.) sur une très courte distance (quelques mètres). Dans le cas des événements, la NFC accélérera et simplifiera:

  • la billetterie électronique;
  • l’échange électronique de cartes de visite;
  • le paiement par carte de crédit;
  • la collecte des informations concernant la conférence et d’autres documents numériques.

4. Les réseaux sociaux et les blogues serviront d’outils de promotion et de gestion des événements

Selon Corbin Ball, voici de quelles manières les principaux réseaux sociaux serviront l’univers des réunions et des événements:

  • Twitter. Il est déjà largement répandu. L’utilisation d’un mot-clé (hashtag) encourage les participants à échanger de l’information avant, pendant et après l’événement. Les planificateurs devraient annoncer le mot-clé à l’avance pour accroître son emploi.
  • Blogues. Les outils gratuits (comme WordPress) peuvent servir à créer des blogues d’événements afin d’augmenter la fréquentation. Pourquoi ne pas demander aux conférenciers d’ajouter des commentaires sur leur séance et inviter des blogueurs influents à l’événement?
  • SlideShare. Cet outil permet le partage des présentations des conférenciers.
  • YouTube. L’un des outils les plus prometteurs pour promouvoir un événement. Une image vaut mille mots, et une vidéo vaut peut-être mille images. Elle est certainement plus convaincante que des pages Web ou des brochures entières de texte! Quelques conseils pour l’utilisation de YouTube:
    • encouragez vos conférenciers à réaliser une courte vidéo (pas plus de trois minutes) décrivant leur séance et invitez-les à la télécharger sur YouTube;
    • créez un lien ou intégrez ces vidéos sur le site Internet de votre événement;
    • activez les commentaires et les options de partage.

 

Somme toute, plusieurs experts entrevoient l’année 2012 avec optimisme, malgré une hausse des coûts. Ils comptent sur une participation accrue aux événements et aux réunions, car les gens accordent de plus en plus d’importance aux rencontres en face à face. Et vous, qu’en pensez-vous?

 

Lire aussi:

Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

Congrès et affaires en 2011: reprise et vigilance

Pour optimiser le réseautage face à face

 

 

Sources:

– Ball, Corbin. «12+ Meetings Technology Trends to Watch for 2012», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Ball, Corbin. «iPads and Other Tablets: New Mobile Options for Events and Trade Shows», Corbin Ball Associates, consulté le 18 avril 2012.

– Ball, Corbin. «The Business Value of Mobile Apps for Meetings», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Davidson, Tyler. «2012 Meetings Market Trends Survey», Meetings Focus, janvier 2012.

– Duncan, Gayle et Alissa Hurley. «How to Engage Your Audience», Meetings Canada, 30 novembre 2010.

– Noble, Grail. «Using Technology to Reach Attendees», Meetings Canada, 20 juin 2011.

 

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Comportements de loisirs de la génération X québécoise

Selon Statistique Canada, la génération X, qui suit celle des baby-boomers, regroupait en 2011 plus d’un million de personnes au Québec, soit près de 13% de la population. Ses membres ont une vie active, accordent de l’importance au noyau familial, et recherchent de nouvelles expériences et émotions. Ils aiment s’amuser, se lancer des défis et vivre des sensations fortes. Les ménages dépensent en moyenne 4 000$ par année pour leurs loisirs.

La première partie de cette analyse reprend les données du Print Measurement Bureau (PMB) 2011 pour les personnes âgées de 35 à 44 ans au moment de la collecte de données. Ces individus correspondent majoritairement au à la génération X, c’est-à-dire, nés dans les années 60 et une partir des années 70. Voici un portrait de leurs activités de loisirs et de divertissements.

Leurs principales activités de loisirs

Le quart des Québécois de la génération X consacre son temps de loisirs à faire du camping ou du jardinage (voir le graphique 1), ce qui est davantage que pour l’ensemble des Québécois (respectivement 18% et 23%). Les activités manuelles telles que la couture, l’artisanat et le tricot figurent parmi les moins populaires.

 Plus de 60% des personnes de cette génération se sont rendues au restaurant au moins une fois au cours du dernier mois, une proportion qui équivaut à celle de l’ensemble des Québécois.

Des divertissements culturels et récréatifs

La génération X semble apprécier les divertissements tant culturels que récréatifs, puisque 186 000 personnes ont fréquenté les boîtes de nuit ou les bars au cours des 12 derniers mois, et 177 000 se sont rendues au théâtre (voir le graphique 2). Les parcs d’attractions et les musées sont aussi très populaires. De manière générale, les concerts et les spectacles de danse attirent moins d’amateurs de cette génération que dans l’ensemble de la population.

 

Les visites des quartiers historiques plaisent à la génération X. En effet, près de 25% d’entre eux ont flâné dans le Vieux-Port de Montréal et 14% se sont rendus dans le Vieux-Québec lors des douze derniers mois. Le Zoo de Granby, La Ronde et le Biodôme de Montréal sont les autres attractions les plus fréquentées; et la part de ces visiteurs est plus importante que celle de l’ensemble des Québécois. Cela peut s’expliquer par le fait que ces personnes accordent une grande importance à leur famille, avec qui elles pratiquent de nombreuses activités.

Leurs activités sportives

Près de 400 000 Québécois de la génération X, soit environ 40% d’entre eux, ont fait de la marche ou de la randonnée (voir le graphique 3). Le vélo et le patin font aussi partie de leurs activités sportives préférées. En général, ils s’adonnent à des sports qui nécessitent des équipements peu coûteux. Enfin, ils pratiquent proportionnellement davantage d’activités sportives que l’ensemble des Québécois.

 

Le hockey est l’événement sportif qui attire le plus grand nombre de Québécois de 35 à 44 ans (190 000), mais près des trois quarts d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois.

Des dépenses en loisirs supérieures à celles de l’ensemble des ménages

D’après les données de Statistique Canada, les personnes de la génération X – âgées de 30 à 44 ans, dans ce cas-ci – sont arrivées à une période de leur vie où leurs revenus, mais aussi leurs dépenses sont plus élevés. Les ménages de cette génération ont des dépenses moyennes de loisirs supérieures à celles de l’ensemble de la population, puisqu’ils déboursent près de 4 000$ par année, comparativement à la moyenne de 3 500$ (voir le tableau 1). La part des loisirs représente en moyenne 5,6% de leurs dépenses totales, ce qui est légèrement plus bas que pour la moyenne des ménages (5,9%). La génération X consacre près de 30% de ce budget aux achats de matériel de loisirs et de services.

Internet et les médias sociaux

Selon une enquête du CEFRIO réalisée en 2010, 94% des Québécois de la génération X utilisaient Internet régulièrement (89%) et occasionnellement (5%). Une majorité d’entre eux s’en servent comme principale source d’information avant un achat (57%, par rapport à 43% pour l’ensemble de la population); viennent ensuite les circulaires et les catalogues papier. Près de la moitié d’entre eux (46%) ont acheté un produit ou un service en ligne durant la dernière année, principalement des billets de spectacle (47%) et des voyages (44%).

D’après un sondage du Réseau de veille en tourisme mené en 2011, près du tiers des Québécois âgés de 35 à 44 ans utilisaient les médias sociaux quotidiennement, et 65% s’y rendaient au moins une fois par semaine. Selon le CEFRIO, 67% ont consulté des avis et des recommandations en ligne et 81% ont été influencés par ceux-ci.

Quelques stratégies marketing adaptées à leur comportement de consommation

Cette génération est celle qui a le moins confiance dans les médias. En effet, elle a grandi dans un monde saturé d’informations et a développé des mécanismes de défense par rapport à la publicité. Exigeante et sensible aux prix, elle est donc très bien informée quand arrive l’étape de l’achat. Selon un sondage réalisé par Crowd Science, les consommateurs de 30 à 49 ans sont fortement fidèles aux marques en lesquelles ils ont confiance, davantage que la génération Y et les baby-boomers. Ils sont prêts à payer plus pour un produit de qualité et sont moins disposés à essayer de nouvelles marques que les consommateurs plus jeunes. Ce sont aussi les plus importants influenceurs de la marque; la moitié d’entre eux la recommandent et partagent leurs préférences avec leur entourage.

Pour communiquer avec eux, il est nécessaire de:

  • mettre en place une stratégie multicanal intégrant les médias sociaux, les appareils mobiles, les vidéos en ligne et les médias traditionnels;
  • se concentrer davantage sur le message que sur le canal de communication;
  • donner le plus de détails possible sur le produit ou le service; ne rien cacher;
  • personnaliser le contenu du message afin d’attirer leur attention.

 

Malgré une vie très occupée par leur travail et leur famille, les membres de la génération X gardent du temps pour vaquer à leurs activités de loisirs. Puisque ce sont des consommateurs influents, les entreprises ont tout intérêt à les compter parmi leurs clients fidèles. Est-ce votre cas?

 

Sources:

– Bachler, Christopher. «How to Market to Gen X and Gen Y», homebusinessmag.com, 1er mai 2009.

– Campbell, Johnny. «How to attract Generation-X clients», sellingtobrandxy.blogspot.com, 8 octobre 2010.

– CEFRIO. «De Y à A : cinq générations d’internautes», NETendances 2010, vol. 1, no 8, 2010.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 35 à 44 ans, enquête automne 2011 – deux ans.

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

– Sowa, Cheryl. «6 Rules of Marketing to Generation X», americasbestcompanies.com, 22 décembre 2009.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.