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Tourisme médical: opportunités et controverses

Alors que les Américains vivent plus longtemps que jamais auparavant, ils font face à des coûts médicaux exorbitants et à une couverture d’assurance inadéquate. De plus en plus de citoyens américains et canadiens effectuent des voyages en Asie et en Amérique latine pour recevoir des traitements; ceux-ci vont du blanchiment des dents à la chirurgie esthétique, en passant par le remplacement d’une hanche. Quelle est l’ampleur de ce phénomène? Le Canada peut-il devenir une destination de tourisme médical?

État de la situation aux États-Unis

Selon le dernier recensement, 47 millions d’Américains n’ont pas d’assurance maladie et 120 millions ne sont pas complètement assurés. L’inflation des coûts en santé aux États-Unis a complètement outrepassé la croissance économique, faisant du système américain le plus dispendieux de la planète. On estime que la moitié de la population du pays risquerait d’être financièrement dévastée advenant le cas d’une opération majeure. En se faisant soigner à l’étranger, le patient peut économiser jusqu’à 85% du tarif américain. Même en ajoutant le prix d’un billet d’avion, l’écart est convaincant. Toutefois, de nombreux Américains ne peuvent s’offrir le voyage.

Même si ce type de déplacement existe depuis longtemps, la différence actuelle réside dans la masse critique de personnes qui envisagent de tels voyages. La classe moyenne se prépare à faire le saut. Une étude récente de la firme de consultation Deloitte prévoit que les Américains ayant reçu un traitement médical à l’étranger en 2006, soit 750 000 personnes, seront plus nombreux en 2010 (6 millions), et encore plus en 2012 (10 millions).

Les joueurs

Les joueurs majeurs dans ce créneau sont l’Inde, la Thaïlande, Singapour et la Malaisie. En Amérique latine, le Mexique, le Costa Rica, le Brésil et l’Argentine sont les destinations privilégiées. La compétition est déjà féroce. Environ 500 000 touristes médicaux américains se rendent en Asie chaque année, et certains pays comme l’Inde enregistrent un taux de croissance de l’ordre de 30% annuellement. La Thaïlande, quant à elle, a reçu plus de 1,5 million de patients étrangers en 2006, dont quelque 30 000 Canadiens. Une part importante des touristes viennent du Moyen-Orient. Dubaï se lance d’ailleurs dans la course et si l’on se fie à ses projets touristiques, on n’y fait pas les choses à moitié…

Dans ces pays, on a bâti de mégahôpitaux ultramodernes et sophistiqués, dont les halls ressemblent davantage à des hôtels. De plus, ces hôpitaux sont dotés de nombreux restaurants, boutiques et services. Des investissements majeurs sont prévus au cours des prochaines années pour les agrandir et les améliorer ou pour en construire de nouveaux.

Le Bumrungrag, en Thaïlande, est l’un de ces hôpitaux adaptés à la clientèle internationale. On y offre de nombreux services, dont une agence de voyages dédiée au prolongement des séjours et à l’extension des visas des patients qui nécessiteraient un rétablissement plus long que prévu ou qui, une fois sur place, auraient envie de poursuivre leur séjour. Au Bumrungrag, comme dans d’autres centres hospitaliers du genre, un accent tout particulier est mis sur le service à la clientèle et l’encadrement des patients. Le ratio d’infirmiers par patient est beaucoup plus élevé qu’en Occident et les médecins ont le temps de visiter leur patient chaque jour. Grande différence.

Les autres intervenants impliqués

Outre ces nouvelles destinations qui se positionnement clairement sur le marché du tourisme médical, de plus en plus d’agences organisent ce type de voyage. Pour ces dernières, il s’agit de mettre sur pied un forfait où chaque détail compte, en plus de bien conseiller le client sur le choix d’un hôpital en fonction de l’intervention dont il a besoin. Les compagnies d’assurance commencent aussi à offrir des plans couvrant des frais médicaux et de déplacement pour un traitement à l’étranger, comme c’est le cas de la Blue Cross aux États-Unis. Une entreprise américaine offre même à ses employés la possibilité de recevoir des traitements médicaux à Singapour plutôt qu’en Amérique.

Le Québec est-il de la partie?

Au Québec, on trouve la plus forte concentration de cliniques de radiologie, de chirurgie, d’ophtalmologie, de médecine générale, etc., du Canada. Si l’on désire payer les soins de sa poche, les choix foisonnent. Des centaines de patients venant d’un bout à l’autre du pays ont visité les nombreuses cliniques privées du Québec parce qu’ils font face à des restrictions dans leur province. La loi ontarienne est très stricte: les médecins ne peuvent se désaffilier du régime public et un Ontarien surpris à payer pour un service assuré par le régime public est passible d’une amende de 10 000 CAD. La situation est semblable dans les Prairies et les provinces de l’Atlantique alors qu’en Colombie-Britannique la loi se montre plus flexible. Le Québec demeure toutefois le leader de la médecine privée, malgré le fait que l’existence d’un système de santé à deux vitesses soulève plusieurs débats sociaux.

D’ailleurs, la clinique montréalaise Omnium-Santé faisait récemment la manchette pour son association avec l’hôtel Hyatt Regency. Ils proposent un forfait offrant un bilan de santé complet et s’adressant avant tout à la clientèle américaine et les touristes québécois à Montréal.

En matière de coûts, même si le Canada ne peut concurrencer les tarifs de l’Asie ou de l’Amérique latine, il semble que les soins y soient souvent deux fois moins chers qu’aux États-Unis. Ces coûts moins élevés, notre proximité ainsi que le fait qu’aucun visa n’est nécessaire permettent au Canada de se positionner en tant qu’alternative auprès de la clientèle américaine.

Mais le Canada est aussi un marché émetteur et environ 15 agences de voyages sont spécialisées dans le tourisme médical. Pour les Canadiens, c’est avant tout le délai d’attente qui motive un déplacement.

Débats et occasions d’affaires

Le tourisme médical soulève des débats à propos des systèmes de santé. Alors que certains craignent qu’il légitime l’existence de systèmes à deux vitesses, d’autres voient le tourisme médical comme un catalyseur, forçant les gouvernements et les hôpitaux à modifier leurs façons de faire. Il y a aussi certaines limites, dont le fait que plusieurs interventions ne peuvent être réalisées à l’étranger de façon sûre ou encore qu’il peut exister des zones grises quant aux aspects légaux en cas d’erreur médicale. Enfin, tous les éventuels clients du tourisme médical ne sont pas encore convaincus de la qualité des soins pouvant être reçus à l’étranger et bien que ce ne soit pas le cas du Canada qui a bonne réputation, il s’agit d’un grand défi pour les hôpitaux étrangers.

Cela dit, ce marché relativement nouveau est là pour de bon. Dans une perspective purement touristique, il s’agit de nouveaux flux de voyageurs et le futur du tourisme médical semble en excellente santé!

Sources:
–    The Economist. «Globalisation and health: Importing competition» et «Globalisation and health care: Operating profit», The Economist, 16 août 2008.
–    Rogers, Mark. «Medical Tourism: Agents have a potential gold mine in booking U.S. citizens into hospitals abroad», TravelAgentCentral, 15 août 2008.
–    AME Info. «UAE sets sights on medical tourism industry», United Arab Emirates, 31 août 2008.
–    Lindsay, Greg. «Why Americans Are Going Abroad for Health Care», Fast Company.com, 11 avril 2008.
–    Trudel, Jonathan. «Santé: bonjour le privé!», L’actualité, 15 avril 2008.
–    Deland, Maxime. «Forfait médecin et hôtel», Le Journal de Montréal, 29 juin 2008.
–    PROFIT magazine. «Medical tourism: Sun, sand and stitches», Canadian Business Online, mai 2008.
–    Legault, Benoit. «Thaïlande – Bangkok, panacée du tourisme médical», Le Devoir, édition du 25 et 26 novembre 2006.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Qui voyage avec qui?

Dis-moi avec qui tu voyages, je te dirai qui tu es. En effet, les comportements des individus varient selon qu’ils voyagent seuls, en famille, en couple, entre copains ou copines. Les voyages d’agrément s’effectuent le plus souvent en famille ou en couple et les voyageurs solos ainsi que les adultes voyageant avec des enfants séjournent souvent dans la résidence de parents ou d’amis. Mais comment tout ce beau monde se comporte-t-il?

L’information présentée dans cette analyse provient d’une étude de la Travel Industry Association (TIA) ainsi que de l’enquête de 2006 sur les voyages des résidants du Canada (traitement pour le Québec). Pour le marché américain, malgré qu’il soit question de voyages domestiques, il est possible de supposer que les comportements de voyage sont plus ou moins semblables à ceux des voyages au Canada en ce qui a trait aux buts des voyages, à l’hébergement choisi ainsi qu’aux activités pratiquées.
Qu’il s’agisse d’Américains ou de Québécois, environ 40% des individus voyagent seuls. Ils prennent peut-être part à des voyages organisés, mais ces statistiques ne le spécifient pas. Parmi les autres adultes, 28 % des Américains se déplacent en couple, 23% voyagent avec un ou des enfants (20% de Québécois) et près de 10% avec des copains ou copines.

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On ne voyage pas pour les mêmes raisons

Le graphique 2 illustre clairement que les Américains ne voyagent pas pour les mêmes buts selon qu’ils soient seuls, entre adultes ou en famille. Les escapades de week-end se font rarement en solo, mais plutôt en couple, en famille ou entre copines. Il n’est pas surprenant d’observer que les voyages en famille ou en couple sont plus souvent par agrément. Les voyageurs solos ou les groupes d’hommes voyagent surtout par affaires ou pour participer à un congrès. En outre, 15% des femmes qui voyagent entres elles se rendent à des congrès, des séminaires ou des formations.

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En comparaison, parmi les voyages d’agrément et les visites de parents et d’amis des Québécois, environ 40% se font seuls, 40% entre adultes et seulement 20% avec des enfants. Les voyages d’affaires se font seuls dans 84% des cas.

Des modes d’hébergement adaptés

Même si l’hébergement commercial est le principal mode d’hébergement pour tous les groupes, il est particulièrement populaire auprès des groupes d’hommes ou de femmes. La résidence de quelqu’un d’autre (un parent, un ami ou une résidence louée) est une forme d’hébergement très commune aux adultes avec des enfants et aux personnes voyageant seules. Enfin, le camping compte davantage d’adeptes chez les familles. Les autres modes d’hébergement sont variés, dont le time-sharing et les résidences secondaires des voyageurs.

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Ces données varient également lorsqu’on y ajoute le but de voyage. Par exemple, s’il voyage par agrément, le voyageur solo séjourne beaucoup plus souvent chez un parent ou un ami (57% contre 30% pour tous les types de voyages confondus). Pour tous les groupes, la propension à séjourner en hébergement commercial est beaucoup plus marquée lors de voyages d’affaires.

À chacun ses activités favorites

Les restaurants, populaires pour tous, demeurent particulièrement fréquentés en couple ou entre amis. Confirmant le cliché, le magasinage n’est pas l’affaire des hommes voyageant entre eux ou des touristes solos, mais tout à fait celle des femmes! Ces groupes de copines apprécient aussi une visite au casino. Par contre, les parcs d’attractions et les parcs nationaux, les événements et les activités sportives ainsi que la chasse et la pêche ne sont pas leurs activités préférées. Les groupes d’hommes apprécient les événements sportifs, le nightlife ainsi que la chasse et la pêche.

Les couples sont actifs et participent à plusieurs activités dans une proportion élevée: visites touristiques, nightlife, casino, plage, festivals et activités sportives. On ne s’ennuie pas non plus lorsqu’on voyage avec des enfants, et les familles, en plus d’effectuer des visites touristiques et des activités sportives, sont les principaux clients des parcs d’attractions, des plages, des parcs nationaux et des musées.

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Ces portraits du profil des voyageurs selon qu’ils voyagent seuls ou accompagnés demeurent partiels et il serait intéressant d’approfondir les caractéristiques de chacun des groupes. Néanmoins, la différence marquée entre les comportements de ceux-ci suggère qu’il est important d’en tenir compte tant dans l’approche marketing que dans l’accueil et le service à la clientèle.

Lire aussi:
–    Les copines d’abord!
–    Les copains ensuite! Que devient l’univers masculin du voyage?
–    Le voyage solo en vogue

Sources:
–    Travel Industry Association. «Who’s Travelling With Whom – In-depth Profile of Domestic Travel Parties and Their Trips». TIA, 2007 Research Report.
–    Statistique Canada.

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Ailleurs dans le monde Marketing

Atlantic Canada: l’histoire d’une union qui dure!

Il était une fois, dans l’est d’une vaste contrée, quatre petites provinces qui se sentaient peu influentes individuellement pour courtiser les visiteurs d’autres pays à côté de leurs puissants voisins, le Québec et l’Ontario. Voici l’histoire du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Édouard, qui se sont regroupés pour former Atlantic Canada et réaliser des actions marketing sur les marchés internationaux. Découvrez leurs aventures et leurs conquêtes!

La trame de fond

Le tourisme est un élément important de l’économie des provinces de l’est du Canada. Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que l’Île-du-Prince-Édouard forment une zone touristique naturelle tant par leur panorama que leur culture. Jusqu’en 1993, les quatre provinces luttaient individuellement pour concurrencer les autres provinces afin d’attirer des touristes américains et d’outre-mer. Leur succès était limité en raison du faible poids de leurs investissements marketing et les provinces se concurrençaient entres elles. De l’évidence du potentiel touristique et de la nécessité de regrouper les efforts est issue, en 1994, une entité marketing pour les provinces de l’est du Canada, le Partenariat du tourisme du Canada atlantique (PTCA).

Le PTCA regroupe donc les ministères provinciaux responsables du tourisme de ces quatre provinces, les quatre associations provinciales de l’industrie touristique ainsi que l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA), une instance fédérale.

Le montage

Un élément clé de la création de ce partenariat est l’engagement de l’APECA d’investir à parité avec les investissements provinciaux pour l’établissement d’ententes triennales. Le tableau 1 présente l’évolution du budget et sa composition.

 

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Le graphique suivant illustre la répartition de la contribution provinciale ainsi que celle des acteurs de l’industrie touristique.

 

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Depuis 2000, le PTCA se concentre uniquement sur les activités marketing auprès des marchés internationaux. L’organisme mise d’abord sur le marché américain et 84% de son budget y est alloué. Les régions visées sont la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, New Hampshire, Maine, Massachussetts, Rhode Island et Vermont), suivie de l’Atlantique Centre (New York, New Jersey et Pennsylvanie). Le deuxième marché d’importance est l’Europe (13% du budget) et quelques actions visent également le Japon. Même si le volume de touristes outre-mer dans les provinces de l’Atlantique est faible, il s’agit tout de même d’un marché considéré avec sérieux en raison du haut niveau de dépenses de ces visiteurs.

Les résultats

Au cours des dernières années, Atlantic Canada a connu des résultats très intéressants. Plusieurs objectifs ont été atteints, même si d’autres restent à réaliser.

Le tableau 2 présente l’évolution de quelques indicateurs liés au marché américain pour la période 2000-2007. La principale mesure de performance utilisée pour évaluer les actions de promotion est le ROI (return on investment ou retour sur le capital investi). L’objectif initial de ROI 10:1 (chaque dollar investi rapporte dix fois plus en recettes touristiques) a non seulement été atteint rapidement, mais il a plus que doublé avec les années. Il est important de noter qu’il s’agit de la mesure des actions sur lesquelles Atlantic Canada a un effet direct, c’est-à-dire la conversion des demandes d’information en réservations effectives, et non l’ensemble des visiteurs et des revenus sur le territoire.

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De façon globale, les résultats en termes de visites-personnes comportent quelques faiblesses. En effet, non seulement il y a eu un déclin des visites en provenance de la Nouvelle-Angleterre vers les provinces de l’Atlantique, mais celui-ci est en outre plus important que dans les provinces du Québec et de l’Ontario. Néanmoins, on note que la chute des revenus générés par ces touristes est plus dramatique au Québec et en Ontario que celle du regroupement des provinces de l’Est.

En ce qui concerne les marchés outre-mer, particulièrement le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon, le nombre de visiteurs a augmenté au cours des dernières années, exception faite d’une légère baisse en 2006. Les actions marketing d’Atlantic Canada lui ont permis de conserver ses parts de marché par rapport au reste du pays. Son principal défi marketing auprès des marchés outre-mer est d’accroître le degré de notoriété de cette région du Canada et de ses attraits. Leurs sondages indiquent une progression à cet égard.

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Les enseignements

Parmi les bons et les moins bons coups d’Atlantic Canada au cours des dernières années, il est possible de retenir certaines leçons en ce qui concerne un partenariat marketing similaire.

  • Établir un partage équitable des contributions.
  • Identifier des objectifs de mesure de performance simples à utiliser et appropriés.
  • Créer une structure de gestion efficace. Le PTCA compte trois comités (marché américain, marché outre-mer et communication) composés d’intervenants de chaque palier (industrie, provincial, fédéral).
  • Mettre en place une stratégie multimédia intégrée.
  • Savoir s’adapter aux aléas conjoncturels.
  • Établir des directives claires en ce qui concerne l’allocation du budget.
  • Prendre chaque décision en gardant en tête les buts globaux du partenariat.
  • Baser les décisions marketing sur de la recherche pertinente, des objectifs et des critères prédéterminés.
  • Structurer et gérer avec précaution la participation de l’industrie.

Il s’agit donc d’un bel exemple de partenariat entre plusieurs acteurs de différents paliers. Le PTCA a été en mesure de développer de saines relations avec de multiples partenaires internationaux et il s’est créé un esprit de coopération entre les provinces qui n’existait pas initialement et qui était essentiel pour se faire connaître et attirer des visiteurs.

Sources:
– MacKellar Cunningham & Associates LTD. «Evaluation of the Atlantic Canada Tourism Program, Year 2: 2007-2008», février 2008.
– Reid, Laurel J., Stephen L.J. Smith et Rob McCloskey. «The Effectiveness of Regional Marketing Alliances: A Case Study of the Atlantic Canada Tourism Partnership, 2000-2006», Tourism Management, no 29, 2008.

Site Web:
www.actp-ptca.ca/french/index.html

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Ailleurs dans le monde Technologies

La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique

Bienvenue à une nouvelle génération d’audioguides numériques où les contenus sont soit téléchargeables sur des lecteurs MP3, des ordinateurs de poche ou des téléphones cellulaires, soit hébergés sur des appareils prêtés par l’entreprise. Après les systèmes d’audioguides traditionnels, que seuls les grands musées pouvaient s’offrir, les solutions numériques d’interprétation deviennent peu à peu accessibles à des structures touristiques plus modestes. Les nouveaux audioguides, avec leur flexibilité et les possibilités qu’ils offrent, savent plaire aux touristes en recherche d’autonomie et d’un voyage «à la carte».

Le fonctionnement et les possibilités

Les contenus de guidage numérique ouvrent la porte à des solutions simples, accessibles, qui comportent de multiples options, la principale étant celle de télécharger les contenus et les lire sur son appareil (lecteur MP3, cellulaire ou ordinateur de poche). Les contenus numériques peuvent inclure des images, des textes, des liens hypertextes et des vidéos. La création du contenu peut être réalisée par le gestionnaire touristique, mais, le plus souvent, on fait appel à des entreprises spécialisées. D’ailleurs, les éditeurs de guides de voyage traditionnels – Hachette, Lonely Planet et le Guide du Routard – s’intéressent à ce marché. Le premier audioguide téléchargeable du Routard présente ainsi la ville de Périgueux.

Parmi les avantages des audioguides numériques, soulignons:

  • plus grande liberté de navigation à travers les contenus et au sein du site touristique;
  • information sur les restaurants des alentours, les boutiques, les attraits voisins, etc.;
  • mise à jour très facile du contenu;
  • adaptation aux handicaps (lecture pour les personnes malentendantes, son pour les personnes non ou malvoyantes);
  • accessibilité par rapport aux systèmes d’audioguides traditionnels qui nécessitaient des coûts élevés pour l’achat des appareils et qui étaient souvent uniquement audio.

Touristes connectés

Les appareils numériques sont passablement répandus. Voici quelques statistiques du Print Measurement Bureau qui le démontrent:

  • 15% des Québécois de 12 ans et plus ont acheté un lecteur MP3 au cours des deux dernières années seulement.
  • 50% des propriétaires canadiens de lecteurs MP3 ont de 18 à 34 ans.
  • 47% des Québécois et 57% des Canadiens possèdent un téléphone cellulaire. Parmi ceux-ci, 20% ont des options vidéo et photo et 5% permettent la lecture de fichiers MP3.
  • 9% des Canadiens et 5% des Québécois ont un ordinateur de poche.

Musées et lieux d’intérêts

Premiers à utiliser les technologies numériques pour développer un système de guidage, certains musées offrent aussi leur contenu par téléchargement gratuit ou payant, d’autres prêtent des baladeurs MP3 ou des ordinateurs de poche. D’ailleurs, plusieurs contenus de musées américains sont disponibles sur iTunes, comme ceux du Philadelphia Museum of Art, de l’Arizona State Museum ou encore du Museum of Contemporary Art de Chicago. Les célèbres grottes de Lascaux se visitent maintenant avec un audioguide téléchargeable: commentaires narrés par des comédiens, reconstitutions, interviews, musique. On peut également y ajouter une application de cartographie 3D de Google Earth. Autre exemple, le vignoble d’Agassac met gratuitement à la disposition de ses visiteurs des baladeurs iPod proposant des jeux de piste interactifs pour enfants et adultes.

Visites de villes et de régions

De plus en plus d’options de guidage numérique sont accessibles aux touristes. Des entreprises comme Cityzeum, Geogad, Tourcaster et Cityspeaker offrent de télécharger des guides pour visiter de nombreux endroits, dont certaines villes canadiennes. À Québec, avec l’achat de la Carte Vieux-Québec, il est possible de télécharger gratuitement un audioguide d’une durée de 60 minutes qui permet de visiter à son rythme 28 lieux historiques de la ville. Autre exemple intéressant, le site du podcast du château de Versailles génère des dizaines de milliers de téléchargements par mois.

À ces audioguides numériques s’ajoute parfois la géolocalisation par GPS. Cette forme de guidage permet non seulement au touriste de se repérer, mais les commentaires se déclenchent automatique lorsque le visiteur se situe à proximité du lieu d’intérêt. Plusieurs villes ainsi que des parcs nationaux sont dotés d’un tel système. La SNCF (Société nationale des chemins de fer français) a développé Bamgi, un ordinateur de poche qu’il est possible de louer pour découvrir les richesses de la vallée du Mont-Blanc pendant le trajet en train. L’appareil livre en temps réel de l’information pratique sur les sites touristiques environnants et les villes traversées par le train, mais aussi sur la faune et la flore. La Route des vins de Bordeaux se parcourt avec un audioguide téléchargeable sur un baladeur iPod doté d’un GPS ou encore sur un GPS de voiture. De plus en plus de voitures en sont équipées, ce qui rend ce type d’audioguidage plus accessible.

D’autres nouveautés à l’horizon

Parmi les innovations possibles, notons l’ajout d’autres éléments multimédias pour joindre le son à l’image et à la vidéo. L’avenir s’oriente aussi vers une personnalisation accrue du contenu selon les caractéristiques des utilisateurs. Par exemple, la Cité des sciences, de Paris la Villette, identifie chacun de ses visiteurs grâce à une puce RFID (identification par radiofréquence) intégrée au billet et lui propose des contenus adaptés à son profil (âge, langue, centres d’intérêts, etc.) tout au long de la visite. Enfin, avec l’ouverture du Web 2.0, on pourrait voir arriver une forme de réseautage où il serait possible de questionner d’autres visiteurs ou des experts et d’interagir avec eux, et même de recevoir des réponses en temps réel, grâce aux fonctions Internet des appareils numériques.

Les audioguides, aussi améliorés soient-ils, ne remplaceront pas les guides-conférenciers. Ces derniers offrent une interaction unique. Néanmoins, grâce à leur flexibilité et à leur accessibilité, les audioguides pourraient rejoindre de plus en plus de gens qui n’utilisaient pas ce service. Il s’agit d’un moyen accessible de diversifier une offre touristique. Et à cette qualité non négligeable s’ajoute le fait que cette forme d’interprétation est encore très peu développée et pratiquement inexistante au Québec. La place est libre!

Lire aussi:
Les visites guidées revues et améliorées!
Revue des gadgets de planification de voyages pour le-touriste

Sources:
– L’Aquitaine numérique. «2008, le printemps des audioguides», dossier réalisé par Aquitaine Europe Communication (AEC) et la Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine (MOPA), mai 2008.
– Print Measurement Bureau, 2008.
– Philippe Fabry, responsable nouvelles technologies, ODIT (Organisation, développement et ingénierie touristiques) France. «Quelle demande et quelle offre en matière d’audioguides», Présentation lors de la Journée technique interfilière e-tourisme, 15 mai 2008.

Sites Web:
www.tourcaster.com
www.cityzeum.com
www.geogad.com
www.cityspeaker.com
www.iaudioguide.com

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Enjeux Marchés géographiques Tendances

Le tourisme de demain: les économies émergentes d’aujourd’hui

Le tourisme de demain sera dominé par les pays dont l’économie est émergente, et ce, non seulement en tant que nouvelles destinations, mais aussi en tant que nouvelles clientèles. Depuis l’avènement du tourisme de masse et ensuite l’arrivée d’Internet, il s’agit d’une nouvelle révolution qui modifie en profondeur les rouages du monde du voyage.

La troisième révolution du tourisme: les économies émergentes

Selon une analyse du magazine The Economist, la troisième révolution de l’industrie touristique des 50 dernières années est amorcée. La première est survenue dans les années 1960 avec l’accessibilité aux voyages pour un plus grand nombre. Le transport aérien et les voyages organisés sont devenus abordables et la hausse des revenus moyens a permis aux individus ayant des moyens modestes de voyager vers des lieux de plus en plus éloignés de la planète. La deuxième révolution est apparue avec l’arrivée d’Internet qui a permis à des millions de personnes de réserver les vols, les hôtels, les locations de voiture et les forfaits sans l’entremise d’un agent de voyages.

Aujourd’hui, les économies émergentes que sont les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), mais aussi d’autres comme Dubaï, la Corée du Sud, le Vietnam, le Mexique, etc., changent le visage du monde du voyage encore une fois. Ils représentent autant des destinations à la mode que des marchés émetteurs explosifs. C’est d’ailleurs ce que croit M. Baumgarten, président du World Travel & Tourism Council (WTTC), qui relativise l’importance des États-Unis et de l’Europe dans le tourisme de demain.

En tant que destination

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les arrivées internationales ont crû de 6% en 2007. Cette croissance a été de 13% dans le Moyen-Orient, de 10% en Asie et de 8% et en Afrique.

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Dubaï illustre les propos du magazine The Economist de façon théâtrale. L’Émirat s’est tourné vers le tourisme et la finance et a ébloui le monde par ses projets d’envergure démesurée. À ce titre, mentionnons le Palm Jumeirah, trois îles en forme de palmier où abondent hôtels, immeubles d’affaires et résidences de luxe; l’unique hôtel sept étoiles qu’est le Burj al-Arab; ainsi qu’une station de ski intérieure. Mais le projet de l’heure est Dubailand, complexe de tourisme et de divertissement intégrant sept thématiques du monde, qui sera le Disneyland du coin. Une superficie de 81 kilomètres carrés, principalement sur la mer, où 15 millions de touristes sont attendus pour 2015. Rien que ça! Environ 30% du produit intérieur brut (PIB) de Dubaï provient du tourisme, mais ses dirigeants souhaitent voir cette proportion augmenter encore. (Lire aussi: Dubaï, région de la démesure.)

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La Chine explose depuis quelques années et le tourisme n’est pas en reste. Le pays est dans une course à la construction de routes, de chemins de fer et d’aéroports. En effet, 97 autres aéroports sont planifiés pour 2020. Dans les prochaines semaines, le plus long pont du monde traversant la mer (36 km) reliera Ningbo et Shanghai, deux ports majeurs, en un trajet de deux heures.

Par rapport aux pays susmentionnés, les infrastructures d’accueil de l’Inde sont pour l’instant moins développées, mais le gouvernement prévoit y investir environ 500 milliards USD d’ici 2012.

Les grandes entreprises touristiques occidentales ont bien compris le potentiel de croissance et envahissent ces régions. Ainsi, Marriott mise sur le Moyen-Orient et y construira 65 hôtels d’ici 2011, de même qu’il se développe en Chine et en Inde. C’est aussi dans ce dernier État que le groupe Carlson, déjà propriétaire des hôtels Radisson et des croisières Regent Seven Seas, déploie ses efforts: 50 hôtels en développement en Inde comparativement à 10 en Chine.

En tant que marché

Le pouvoir d’achat des sociétés émergentes croît à un rythme rapide et une partie de celui-ci sera consacrée aux voyages domestiques et internationaux. Nous avons récemment parlé des marchés chinois, indien, brésilien et mexicain, lesquels figurent parmi les plus en croissance et dont les prévisions sont enthousiasmantes. Pour plusieurs pays, le développement touristique représente une route importante vers une diminution de la pauvreté. Non seulement l’activité touristique génère-t-elle des revenus, mais les individus qui ont oeuvré à l’accueil des voyageurs deviennent souvent touristes à leur tour.

Les citoyens de ces pays visitent de plus en plus d’autres nations émergentes. Par exemple, les destinations premières des Russes en 2007 ont été la Turquie, la Chine et l’Égypte. Par ailleurs, l’industrie touristique du Vietnam prend des proportions énormes avec l’augmentation des visiteurs chinois et indiens qui se font maintenant plus nombreux que les Occidentaux. La Thaïlande vit une situation semblable et prévoit la visite de 1,3 million de Chinois en 2008, soit 10% de plus qu’en 2007.

Selon M. Geoffrey Lipman, de l’Organisation mondiale du tourisme, ce scénario de croissance des marchés émergents souffrira des aléas économiques, de crises, de la hausse du prix du pétrole et d’autres freins, mais le potentiel de voyageurs est tellement énorme que les perspectives futures demeureront substantielles.

Pour comprendre notre monde

Ces pays dont l’économie est effervescente révolutionnent actuellement le tourisme mondial. Ce changement dans les flux touristiques affectera de nombreux acteurs; des compagnies aériennes qui modifieront leurs routes, aux hôteliers qui accueilleront de nouvelles clientèles aux caractéristiques propres, en passant par les distributeurs qui transformeront leur offre. Les impacts multiples s’avéreront parfois grandioses, parfois subtils. Il ne s’agit toutefois pas d’un bouleversement qui influencera la gestion de tout un chacun à court terme, mais plutôt d’un virage macro qu’il importe de comprendre afin de regarder vers l’avant avec clairvoyance.

Le président du WTTC, M. Baumgarten, illustre l’essentiel de ce changement en disant que l’expression «lorsque les États-Unis éternuent, l’Europe attrape un rhume et le reste du monde meurt d’une pneumonie» n’est plus à propos. Il avance plutôt que, «aujourd’hui, les États-Unis éternuent et le reste du monde va magasiner» (traduction libre).

Lire aussi:
Dubaï, région de la démesure
Mais qui sont ces Chinois-ci?! Profil des touristes chinois au Canada
Apprivoisons le tigre indien
Le marché brésilien: une puissance montante
Quel est le troisième marché géographique international d’importance au Quebec

Sources :
– Baumgarten, Jean-Claude. «Travel & Tourism Outlook», Présentation du président du World Travel & Tourism Council à la conférence de la US Travel Insurance Association, 25 février 2008.
– Lipman, Geoffrey. «Emerging Tourism Markets – The Coming Economic Boom», Présentation de l’assistant secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme au congrès annuel de la UK Tourism Society, 20 juin 2008.
– Organisation mondiale du tourisme. «Baromètre OMT du tourisme mondial», vol. 6, no 1, janvier 2008.
– The Economist. «A New Itinerary», The Economist, 17 mai 2008.

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Hébergement Tendances

Faisons grand cas de l’hôtellerie de long séjour

Les hôtels spécialisés en «longs séjours» (extended-stay hotels) occupent une niche unique dans l’industrie hôtelière. Ils desservent des clients qui demeurent dans l’établissement pour environ une semaine en souhaitant se sentir un peu «comme à la maison». Particulièrement bien implantés aux États-Unis, on en compte également plusieurs au Canada et ils envahissent tranquillement l’Europe et l’Asie.

Le concept d’hôtel de long séjour a vu le jour aux États-Unis en 1974 lorsque Marriott a ouvert son premier Residence Inn. Depuis, le pays compte près de 2000 établissements et 273 autres sont en construction (30 000 chambres), soit 51% de plus qu’en 2006.

Description des hôtels de long séjour

La définition communément acceptée décrit le produit comme un hôtel comportant des suites avec cuisinette et aire de travail où les clients logent pendant cinq jours ou plus. Ces établissements n’offrent généralement pas de services auxiliaires comme un bar, un restaurant ou le service des bagages, mais proposent bien souvent une salle à petit déjeuner. Ils sont habituellement composés d’une combinaison de studios et d’appartements à une ou deux chambres.

Aux États-Unis, les hôtels avec service complet ont un ratio de un employé par chambre; ceux des établissements typiques de long séjour, de un pour quatre chambres, ces hôtels nécessitant moins de personnel à l’accueil et à l’entretien.

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La clientèle qui choisit de séjourner dans un hôtel de long séjour souhaite se sentir un peu «chez soi», et ce, durant une période plus ou moins longue. Pour cette raison, le service doit être particulièrement personnalisé.Les principaux joueurs sont présentés dans le tableau suivant.

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Aperçu de la performance du secteur

Les hôtels de long séjour représentent 5,8% de l’offre hôtelière aux États-Unis et leur part des revenus est passée de 4,7% en 2003 à 5,6% en 2007. Smith Travel Research segmente les hôtels de long séjour en trois catégories, soit supérieure, moyenne et inférieure. Depuis 2003, l’offre de chambres a augmenté de façon plus significative dans le cas des établissements de catégorie supérieure.

Le taux d’occupation des hôtels de long séjour est généralement plus élevé que pour l’ensemble de l’hôtellerie américaine, étant moins affecté par l’occupation en semaine en comparaison des fins de semaine et par le taux de roulement de la clientèle. Le taux d’occupation a légèrement diminué de 2005 à 2007, se situant à 74% en 2007, mais conserve son avance de plus de 10 points de pourcentage sur l’hôtellerie en général.

Avec moins d’aires communes de services, ces hôtels engendrent des coûts de construction moindres que l’hôtellerie en général, même si les chambres sont mieux équipées. Puisqu’il s’agit de suites spacieuses avec cuisinette, les tarifs moyens sont souvent plus élevés que ceux des hôtels de qualité comparable. Les prix sont d’ailleurs ajustés en fonction de la durée du séjour. Il en résulte une marge bénéficiaire au-dessus de la moyenne de l’industrie.

Clientèles diversifiées

La clientèle d’affaires prédomine. Les gestionnaires d’aujourd’hui sont particulièrement mobiles et flexibles. Directeurs, consultants, professionnels sont souvent assignés à un lieu de travail différent pour une durée plus ou moins longue. Les voyageurs qui participent à des congrès, à des formations ou à des expositions peuvent également rechercher un hébergement de long séjour. Mentionnons entre autres les artistes, les musiciens et les sportifs qui sont susceptibles de s’arrêter plusieurs jours au même endroit.

La clientèle d’agrément est aussi attirée par ce type d’hébergement qui leur procure un espace habitable plus spacieux. Les familles apprécient le bon rapport qualité/prix et la possibilité d’y prendre les repas. Cette clientèle est concentrée en été. On trouve plusieurs hôtels de long séjour autour des grands parcs à thème et ils sont généralement reliés au site par un service de navette.

Selon la firme HVS Research, les établissements situés en milieu urbain reçoivent une majorité de clients (60%) pour une durée de séjour moyenne (pour ce type d’hébergement), c’est-à-dire de une semaine à un mois. Les séjours de moins de une semaine représentent environ 30% des nuitées et les 10% restant séjournent plus de un mois.

Bénéfices multiples

Les hôtels de long séjour présentent des bénéfices pour chacun des intervenants.

  • Pour les développeurs, les propriétaires et les investisseurs: des coûts inférieurs d’exploitation et de développement, un risque plus faible et un meilleur retour sur l’investissement.
  • Pour les acheteurs corporatifs: un produit nouveau et de qualité, souvent à moindre coût.
  • Pour les consommateurs: un éventail large et flexible de choix d’hôtels lorsqu’ils recherchent un établissement et une solution adaptée aux longs séjours.
  • Pour l’hôtellerie en général: les hôtels de long séjour ne concurrencent pas directement l’hôtellerie traditionnelle, s’avérant plutôt complémentaires. Leur présence contribue néanmoins à une hausse de l’offre de qualité.

Les établissements de long séjour sont particulièrement pertinents dans les marchés où il y a un volume d’affaires important et où les déplacements d’affaires représentent de longues distances, ainsi qu’autour des parcs à thème.

Sources:
– Bowers, Bobby. «Extended-stay Hotel Segment Experiences Market Growth», Hotel & Motel Management, 7 mars 2008.
– Baker, Micheal B. «Suite Clarity: Homewood, Homestead Sweep Ext.Stay», Business Travel News U.S. Hotel Chain Survey 2008, 17 mars 2008.
– Geieregger, Elke et Arlett Oehmichen. «A Home For The Modern Nomad: Extended Stay Hotels», HVS London Office, avril 2008.
– Highley, Jeff. «Extended-stay Builds on History», Hotel & Motel Management, 15 octobre 2007.
– PriceWaterhouseCoopers. «Extended-stay Hotels: a US Model Whose Time Has Come in the UK?», PriceWaterhouseCoopers, Hospitality Directions Europe Edition, mars 2007.

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Hébergement Tendances Transport

Soyez tendance, soyez no-frills chic!

Le no-frills chic est un modèle d’affaires où les entreprises misent sur des produits ou des services à bas prix, mais en y ajoutant un design attrayant, des éléments haut de gamme ou un service exceptionnel, pour créer des expériences uniques à un prix abordable. C’est ce qui se passe quand le low cost rencontre le style boutique. Un concept bien ancré en Europe qui gagne l’Amérique du Nord à une vitesse folle.

Le concept no-frills chic est l’évolution naturelle du concept low cost; il s’agit d’entreprises qui pratiquent des prix très bas grâce à une planification à long terme, à une automatisation maximale des prestations ainsi qu’à l’ajout de surcharges pour tout service additionnel. Les compagnies aériennes ont été les premières à commercialiser le concept, mais il est applicable à d’autres secteurs d’activités. (Lire aussi: La «low cost mania», première et deuxième parties.)

C’est l’ajout du «chic» qui change toute la donne! De la simple prestation de service, on parle dorénavant d’expérience. Quoi de mieux que des exemples concrets pour illustrer le concept.

Compagnies aériennes

Alors que Ryanair et easyJet sont de purs low cost, sans aucun fla-fla, les entreprises américaines JetBlue et Song vont un peu plus loin et constituent de bonnes illustrations du no-frills chic. En effet, JetBlue offre de larges sièges de cuir tous équipés d’une télévision satellite gratuite et s’ajouteront bientôt plus de 100 chaînes de radio satellite et de films à la carte.

La filiale de Delta, Song, a misé sur un menu qui, quoiqu’il ne soit toujours pas inclus dans le prix, est composé d’aliments de qualité et de marques bien connues.

Au Japon, la nouvelle entreprise StarFlyer combine aussi les bas prix et la haute qualité. Spacieux, leurs avions se limitent à 144 sièges pour des appareils pouvant en contenir 170. L’image ci-dessous illustre bien l’espace, les sièges de luxe et les moniteurs LCD individuels. On y trouve aussi un branchement pour ordinateur portable.

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source: www.starflyer.jp

Établissements hôteliers

En ce qui concerne l’hôtellerie, la marche est bien entamée en Europe et gagne rapidement l’Amérique du Nord. Une vague de nouveaux hôtels combinent petits prix et style, amenant ainsi un vent d’innovation sur l’industrie.

  • La chaîne Intercontinental a lancé sa filiale Hotel Indigo, des hôtels boutiques alliant design et prix abordables. On compte déjà 23 établissements – le premier hôtel a vu le jour en 2004 – et près de 180 autres sont à venir!

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  • En Allemagne, les 25-Hours Hotels ne manquent pas de style! Le rétro embrasse l’ultramoderne à partir de 90 euros par nuit.

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  • Un autre pionnier, Qbic, présente un design original visant à maximiser l’espace. L’ameublement est très moderne, certains éléments de la salle de bains sont dessinés par le célèbre Philippe Stark, l’enregistrement est automatisé et plusieurs autres services complètent le portrait: téléviseur, espace pour travailler ou manger, connexion Internet et un éclairage permettant de changer l’ambiance (du fuchsia à l’ambré en passant par le vert menthe et le bleu ciel).

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  • Le géant indien Tata Group s’est aussi lancé dans la course avec indiOne où ses chambres agréablement décorées, à partir de 20 USD, offrent aussi l’air climatisé, un réfrigérateur et un écran plat. Le groupe prévoit en ouvrir 150!
  • Les deux hôtels Alt, l’un à Québec et l’autre dans le quartier Dix30 de Brossard, font partie de la toute nouvelle classe d’établissement du Groupe Germain, qui prévoit en construire 15 à 20 de plus au Canada d’ici 5 ans. On y applique parfaitement le concept du no-frills chic, c’est-à-dire du style, un lit confortable, un plafond de 2,9 mètres (9,6 pieds), une bonne insonorisation et un prix de 129$ par chambre.

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Cette liste pourrait se poursuivre et inclure les chaînes Yotel (lire aussi: Yotel! Quand l’hôtellerie s’éclate), CitizenM, Nitenite, etc.

Le concept no-frills chic instaure de nouveaux standards en hôtellerie où certains services tels qu’une connexion Internet sans fil, une douche-pluie, un téléviseur à écran plat sont offerts sans coûts supplémentaires, le tout à un prix très abordable. Ces établissements optimisent généralement leur site Internet pour présenter les services auxquels les clients peuvent s’attendre lors du séjour. Ne sentez-vous pas derrière ces hôtels no-frills chic un esprit de modernité?

Un concept qui plaît à plusieurs

Le no-frills chic se révèle une tendance déterminante puisqu’elle est susceptible de changer les attentes des consommateurs. Les économes apprécieront l’expérience chic à bas coût et délaisseront les produits et services simplement low cost. Les habituels consommateurs de produits de luxe seront tentés de renoncer aux offres traditionnelles. Le marché visé est donc large: il touche autant des individus purement préoccupés par le prix que des plus sophistiqués qui apprécient le design et la qualité. Le marché inclut également les voyageurs d’affaires qui se sentiront confortables et bien desservis par les services et qui pourront respecter des politiques d’entreprise de plus en plus strictes en matière de dépenses. Notons que plusieurs de ces établissements proposent également des salles de réunions toutes équipées, comme c’est le cas des hôtels Alt.

Le no-frills chic vise donc son large auditoire d’une façon nouvelle, c’est-à-dire sans distinction selon les segments démographiques ou le revenu comme le font plusieurs chaînes hôtelières.

Le low cost est là pour durer (et même s’amplifier; lire aussi: Free comme dans gratuit!), mais il devra de plus en plus procurer des expériences agréables et esthétiques. Voilà pourquoi le no-frills chic se développe rapidement. En effet, quels produits ou services ne requièrent aucune expérience?

Lire aussi:
La «low cost mania» première partie
La «low cost mania» deuxième partie
Yotel! Quand l’hôtellerie s’éclate
Free comme dans gratuit!

Sources:
– Herter, Elliott. «Budget Hotels Pare Staff, Space», Universal Press Syndicate, 13 novembre 2007.
– Cloutier, Laurier. «Groupe Germain veut construire de 15 à 20 hôtels ALT en 5 ans», La Presse, 16 avril 2008.
– Ballaira, Annalisa. «Emerging Trends in the Hotel Industry: No Frills More Trills for European Travellers?», 14 octobre 2007
– Trend Watching. «No-Frills Chic», juin 2004.
– The Economist. «Capsule Hotels: Thinking Small», 17 novembre 2007.

Sites Web:
www.25hours-hotel.com
www.hotelindigo.com
www.jetblue.com
www.althotels.ca
www.qbichotels.com

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Produits et activités Segments de clientèles

C’est le temps de naviguer!

La navigation est une affaire de passion. Et pour le Québec, pays nordique où l’été est court, l’engouement se révèle étonnamment important. Il y a certes une demande pour cette activité, mais comment évolue-t-elle? Et qu’en est-il de l’offre en matière de tourisme nautique? Examinons la clientèle des adeptes de voile et de bateau à moteur ainsi que les efforts d’amélioration de l’offre et de commercialisation déployés par différents joueurs.

Des buts variés, des bateaux différents

Chacun ne voit pas la navigation du même œil et le type d’embarcation privilégié change aussi drôlement la donne.

  • Pour beaucoup d’adeptes, la navigation constitue un loisir au même titre que la randonnée et ceux-ci profitent de leur embarcation durant les belles journées, mais n’y dorment pas.
  • Pour d’autres, il s’agit d’un sport: par exemple, utiliser son embarcation pour faire des régates ou un bateau à moteur dédié au ski nautique ou au wakeboard.
  • Un bateau habitable peut être considéré comme un «chalet d’été» ou une «roulotte flottante» qui permet de passer les weekends dans les différentes baies d’un plan d’eau et de partir un peu plus loin pour les vacances.
  • Enfin, il y a les grands aventuriers qui entreprennent même des périples sur de longues distances. Les voiliers peuvent se permettre de longues traversées alors que les bateaux à moteur nécessitent des escales pour se ravitailler en carburant.

Notons que cette analyse se limite à la navigation de plaisance (voiliers et bateaux à moteur) et ne traite pas des autres facettes du nautisme (canot, kayak, etc.).

La demande: nombre et profil

L’an dernier, au-delà de 100 000 personnes ont fait de la voile au Québec et plus de 300 000 en Ontario. Ces taux de pratique semblent plutôt constants depuis 2003 (graphique 1). La légère augmentation canadienne est attribuable à une hausse de popularité dans les provinces de l’Ouest.

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Les courbes d’évolution de la pratique du bateau à moteur et du voilier sont semblables; toutefois, un plus grand nombre de Canadiens s’adonnent à ce loisir (graphique 2). En effet, 689 000 Québécois ont fait du bateau à moteur en 2007, comparé à environ 1,4 million de personnes du côté ontarien et à un peu plus de 3,5 millions au Canada.

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Le graphique 3 présente l’intérêt de ce loisir au Québec. Quoique plusieurs s’y adonnent seulement 1 ou 2 fois par année, une proportion considérable navigue de façon répétée. Le quart des gens qui ont fait du bateau à moteur en 2006 l’ont fait plus de 10 fois dans l’année. Considérant qu’il y a environ 12 semaines de conditions idéales de navigation au Québec, cela signifie tous les weekends de l’été. Ce taux est néanmoins en baisse par rapport à 2004. Chez les amateurs de voile, c’est environ 14% d’entre eux qui pratiquent cette activité de façon intensive.

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Le tableau 1 présente le profil sociodémographique des amateurs de bateau à moteur et de voilier au Canada. Les premiers sont légèrement plus jeunes: 43% ont moins de 34 ans, 31% ont de 35 à 49 ans et 26% ont plus de 50 ans. Chez les seconds, 44% ont moins de 34 ans, 26% ont de 35 à 49 ans et 30% ont plus de 50 ans. En général, les deux groupes font partie des couches de la population dont le revenu est élevé, puisque plus de la moitié des ménages gagnent au-delà de 75 000$ annuellement. En outre, près de la moitié des adeptes ont des enfants de moins de 18 ans.

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L’offre québécoise: en mode «organisation»

L’offre n’est pas un élément à considérer à la légère lorsqu’on parle de navigation; le plan d’eau, l’accessibilité aux berges et aux attraits ainsi que les services sont des critères essentiels aux navigateurs. Tout plan d’eau n’est pas nécessairement intéressant. En 2002, un rapport du Groupe DBSF dressait un portrait du nautisme au Québec et l’une des principales conclusions était le manque de structuration de l’offre. Depuis, quelques initiatives ont vu le jour.

Le Corridor bleu est né d’une mise en commun des efforts des Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) et de marinas à but non lucratif de la Gaspésie et des Îles de la Madeleine afin de commercialiser le golfe du Saint-Laurent et la Baie-des-Chaleurs (y compris une partie du Nouveau-Brunswick) auprès des navigateurs de plaisance. La commercialisation du Corridor bleu se fait avec des panneaux d’affichage par voie de terre et de mer, un dépliant présentant les services des marinas ainsi que des placements publicitaires dans des magazines spécialisés.

Le Sentier maritime du Saint-Laurent est actuellement constitué de quatre Routes bleues déjà accessibles et d’une en développement, en plus de deux autres en projet et deux potentielles. Ces routes s’adressent plus spécifiquement aux kayakistes, mais de petites embarcations à faible tirant d’eau pourraient aussi en bénéficier. Il s’agit d’un réseau d’accès de mise à l’eau, d’abris sécuritaires, d’aires de repos, de services d’hébergement, d’alimentation et de camping accessibles aux plaisanciers.

Depuis mai 2007, l’Association maritime du Québec a pris l’initiative d’améliorer la qualité et la structuration du réseau des marinas du Québec. Deux programmes ont vu le jour:

  • Le programme de classification vise la revitalisation des marinas par l’instauration de standards de qualité de service, où la certification décernée se décline de 0 à 5 ancres d’or. La gestion de ce programme est assurée par la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ).
  • Éco-marinas, de son côté, atteste des modes de gestion respectueux de l’environnement par une certification de 0 à 5 gouttes d’or.

À ce jour, les 25 marinas du Québec qui ont reçu une classification se rangent entre 3 et 5 ancres et 10 marinas sont éco-certifiées.

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Les grandes destinations pour la navigation

  • Le fleuve Saint-Laurent. Ce cadre exceptionnel pour la navigation s’adresse aux expérimentés. Les fortes marées, le courant, le trafic maritime et les conditions de plus en plus extrêmes au fur et à mesure que l’on navigue vers l’Est en font une destination difficile, mais combien palpitante, diversifiée et immense. L’accès à la mer est aussi un atout pour les grands aventuriers.
  • Les lacs Saint-François (Valleyfield), Saint-Louis (Montréal) et Saint-Pierre (Trois-Rivières). Ces lacs, à même le fleuve, sont tous des lieux de navigation très intéressants. Détail non négligeable, étant sur la voie maritime du Saint-Laurent, tous ces plans d’eau donnent accès aux Grands Lacs ou au golfe du Saint-Laurent.
  • Le lac des Deux-Montagnes. Quoique isolé par l’écluse de Sainte-Anne-de-Bellevue, c’est également un lieu de nautisme populaire, situé à proximité de Montréal.
  • Les rivières des Prairies, des Mille-Îles, des Outaouais, Saint-Maurice. Il s’agit d’axes de navigation importants pour les bateaux à moteur; toutefois, certains barrages hydroélectriques peuvent être limitatifs.
  • La rivière Richelieu. Elle relie le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Sorel, au lac Champlain, via le canal Chambly et un système d’écluses.
  • Le lac Champlain. Bien que le lac soit essentiellement en eaux américaines, il constitue un lieu de navigation très populaire auprès des Québécois. C’est aussi via le lac Champlain et la rivière Hudson que plusieurs plaisanciers s’exilent vers la Floride, les Bahamas, etc.
  • Le lac Saint-Jean et le fjord du Saguenay sont également des lieux appréciés pour la navigation de plaisance.
  • Enfin, il y a tous les autres lacs intérieurs du Québec, particulièrement prisés pour la pêche et les balades, sans oublier la montée en flèche du wakeboard.

Montez à bord!

Les navigateurs sont passionnés par l’eau, leur bateau et la pratique de leur loisir. Ils sont prêts à dépenser et à voyager pour optimiser leur expérience. Le Québec répond de mieux en mieux aux besoins des amateurs de navigation d’ici. Mais la province n’est toutefois pas arrivée à un niveau d’attractivité qui suscite une forte demande auprès de navigateurs étrangers. Des pistes d’actions pour maximiser l’offre nautique au Québec ont déjà été avancées par le Groupe DBSF à la suite d’une étude (lire aussi: Tourisme nautique: la carte cachée des régions), mais il faudra aussi continuer d’en améliorer la qualité et développer des promotions concertées.

Où vous insérez-vous dans cette aventure? Où pouvez-vous vous impliquer pour stimuler la navigation de plaisance au Québec… et en tirer profit…?

Sources:
– Print Measurement Bureau, 2005 à 2008.

Sites Web:
www.nautismequebec.com
www.navigationquebec.com
www.marinaquebec.qc.ca
www.sentiermaritime.ca
www.corridorbleu.com

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Marchés géographiques Marketing

Le Mexique: un marché en croissance – Assises du tourisme 2008

Au cours des Assises du tourisme 2008 s’est tenu un atelier sur le marché mexicain où trois panelistes ont présenté leur expérience auprès de cette clientèle. Leurs interventions fort pertinentes illustraient les actions et les préoccupations associées à trois paliers de démarchage, rendant ainsi la présentation particulièrement concrète.

Introduction du Réseau de veille

Les Mexicains voyagent de plus en plus à l’étranger; leurs voyages internationaux ont connu une croissance de 57% en 10 ans, totalisant 13,6 millions de déplacements en 2006. Pour le Québec, il s’agit maintenant du troisième marché d’outre-mer en importance, nez à nez avec l’Allemagne. En 2006, 73 600 Mexicains ont visité le Québec, une croissance de 29% depuis 2004. La hausse soutenue en 2007 pour l’ensemble du Canada laisse présager une autre bonne année pour le Québec, qui reçoit environ 35% des voyageurs. Avec 250 600 touristes mexicains au Canada en 2007, la croissance a atteint 45% en trois ans.

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Au Québec, environ 70% des touristes mexicains viennent avant tout par agrément, alors que cette proportion est plutôt de 50% pour l’ensemble du Canada.

Michel Gagné, coordonnateur du marché mexicain au ministère du Tourisme

Oublions le Mexique des ponchos et des sombreros, ses cités sont modernes et vivent des réalités semblables à celles de leurs acolytes de l’Amérique du Nord; on oublie trop souvent que le Mexique en fait partie. Le Québec jouit d’ailleurs d’un avantage de proximité: la durée du vol vers Montréal est de 5h10, 4h50 pour New York et 10h55 pour Madrid. Il existe quelques liens aériens directs vers Montréal et d’autres passent par Toronto, ce qui est un avantage certain pour les Mexicains qui ne possèdent pas le visa requis pour visiter les États-Unis ou y faire escale.

Malgré une hausse de la valeur du dollar canadien par rapport au peso mexicain, le prix des forfaits est encore compétitif. Un circuit de 7 jours entre Niagara et Québec est un peu plus coûteux qu’une semaine à Orlando, mais moins cher qu’un parcours entre Paris et Madrid. Le prix de l’essence préoccupe davantage et fera augmenter le prix des billets d’avion.

L’été est clairement la période la plus populaire, mais nous devrions miser davantage sur les Fêtes ainsi que les mois de mars et avril, puisque les Mexicains démontrent un intérêt à découvrir l’hiver.

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Environ 40% des Mexicains sont des visiteurs individuels et 60% choisissent d’acheter un forfait. Environ le tiers de ces visiteurs louent une voiture.

Selon M. Gagné, la croissance de ce marché est là pour durer car de nombreux éléments positifs sont déjà en place. Il est donc primordial de continuer d’agir sur les éléments suivants:

  • un accueil chaleureux;
  • l’adaptation des outils et de l’accueil à la langue parlée;
  • une description honnête du produit;
  • la présentation de la destination: les Mexicains connaissent le Canada et se sentent attirés, mais connaissent mal ses attraits, les activités offertes et les différentes régions (à l’exception de Montréal et de Niagara);
  • le renouvellement de l’offre: le circuit classique est encore à l’honneur, mais les Mexicains sont de plus en plus ouverts à découvrir d’autres aspects de notre offre. Plusieurs souhaitent essayer des activités hivernales (ex.: ski, traîneau à chiens) ou estivales (ex.: parcs nationaux) et visiter d’autres régions.

Le bouche-à-oreille est particulièrement fort au Mexique et les bonnes expériences vécues par les voyageurs se communiquent allègrement. Il faut donc séduire la clientèle mexicaine non seulement pour générer des retombées touristiques, mais surtout pour établir une relation durable.

Luzana Rada, vice-présidente, Global Tourisme International

La présentation de Mme Rada a apporté un regard clair sur la façon dont l’offre de service devrait être adaptée pour répondre aux attentes et aux besoins du marché mexicain.

Elle insiste sur le fait que si l’on s’intéresse à ce marché, il faut être en mesure de relever le défi de la dernière minute. Il s’agit d’une caractéristique intrinsèque à la culture mexicaine: tout est urgent, tout est en retard. Confirmations, changements et annulations surviennent jusqu’au jour du départ. La clientèle mexicaine est en effet très impulsive et il est bien difficile pour un grossiste de fournir des confirmations de réservation aux hôteliers et aux autres fournisseurs longtemps à l’avance. Une grande flexibilité est donc nécessaire.

En ce qui concerne les produits offerts, c’est encore le traditionnel circuit qui se vend le mieux. Toutefois, celui-ci s’agrémente toujours de plus en plus d’activités, les croisières aux baleines par exemple. Les itinéraires se renouvellent et de nouveaux voient le jour: des circuits VIP, des voyages en famille, des voyages de ski ou de multi-activités hivernales. La représentante du grossiste souligne l’importance d’une présence constante tout au long de l’année pour pouvoir garantir les départs.

Le marché mexicain apprécie grandement la qualité des services et les valeurs ajoutées à leur séjour. Voici quelques cartes à jouer:

  • offrir aux consommateurs et aux grossistes mexicains une ligne téléphonique 24 heures, en espagnol;
  • aider les voyageurs à l’aéroport pour les arrivées, les départs et les pertes de bagages.
  • transiger et recevoir avec efficacité et rapidité, en espagnol;
  • proposer un surclassement au même prix (chambre, catégorie hôtelière, petit déjeuner américain, chambre communicante pour les familles);
  • toujours être transparent quant à l’offre et aux produits optionnels.

Initier des actions auprès de ce marché devrait se faire dans une perspective de long terme. Il importe d’être persévérant et de se faire voir en participant aux salons et à des tournées de familiarisation. La création de liens d’affaires passe par l’établissement d’une bonne communication et d’une relation de confiance.

Cynthia Leon, directrice des groupes, Le Nouvel Hôtel et Spa Montréal, Groupe hôtelier Tidan

Le Nouvel Hôtel a décidé de miser sur le marché mexicain il y a quelques années et il en récolte aujourd’hui les bénéfices.

Le principal défi des fournisseurs est de travailler avec des ajouts de clients jusqu’à la toute dernière minute. Il est nécessaire de changer les habitudes de travail. Alors que la politique de l’hôtel est de recevoir une liste des voyageurs 15 jours à l’avance, cette pratique est presque impossible du côté du marché mexicain et il faut s’adapter en conséquence.

Le respect de la clientèle mexicaine est primordial et il importe d’éviter tout préjugé blessant. Le souci du détail afin d’offrir une expérience inoubliable est également une stratégie payante.

Voici les principales actions réalisées auprès de ce marché depuis 2005 par Mme Leon et son équipe:

    • 2005: analyser le marché, connaître et rencontrer les agences réceptives;
    • 2006: analyser le volume de chaque agence réceptive, leurs besoins et leurs attentes, déterminer un tarif compétitif, appuyer les réceptifs en participant aux bourses touristiques et participer aux promotions offertes par Tourisme Québec et Tourisme Montréal;
    • 2007: poursuivre l’appui à la promotion en participant à Conozca Canada, présenter du matériel en espagnol lors des bourses, être attentifs aux besoins des grossistes et participer à chaque tournée de familiarisation offerte en s’y démarquant des compétiteurs présents.

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Sur trois ans, les investissements s’avèrent relativement peu élevés, considérant l’ampleur des retombées (graphique 3).

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Des périodes d’échanges stimulantes

Les intervenants qui agissent auprès du marché mexicain commencent à déployer des efforts pour stimuler les voyages d’affaires et de motivation. Ils observent une tendance en ce sens, même pour les offres hivernales. Le marché gai représente également un fort potentiel.

L’offre s’élargit donc petit à petit pour déborder du forfait classique. Avec les années, une place grandissante apparaîtra pour de nouvelles régions du Québec et ses acteurs et, puisque le démarchage est un processus qui débute longtemps d’avance, il est temps de se préparer.

Les panelistes s’entendent pour soutenir qu’il ne s’agit pas d’un engouement circonstanciel et que, même si on ne peut lire l’avenir, plusieurs facteurs jouent en faveur d’une croissance continue de l’arrivée de Mexicains au Québec et au Canada. L’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), la proximité, le contraste de l’hiver et l’accueil chaleureux en sont quelques-uns. Mais il importe également de faire en sorte que l’image du Canada demeure forte dans l’esprit des Mexicains, par la poursuite et le déploiement de relations solides et durables.

Lire aussi: Quel est le troisième marché géographique international d’importance au Québec?

Sources:
– Gagné, Michel. «Séduire (mais sans tromper)», Ministère du Tourisme, Assises du tourisme 2008.
– Leon, Cynthia. «Retombées concrètes pour le Nouvel Hôtel & Spa», Nouvel Hôtel & Spa Montréal, Groupe hôtelier Tidan, Assises du tourisme 2008.
– Rada, Luzana. «Adapter l’offre de service… Comment?», Global Tourisme International, Assises du tourisme 2008.

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Marchés géographiques Tendances

Apprivoisons le Tigre indien

Une croissance des voyages internationaux de plus de 10% annuellement, une classe moyenne qui se multiplie, une population qui devrait dépasser celle de la Chine dans 20 ans et une explosion du tourisme en ligne. Encore timide au Québec, le marché indien suit néanmoins une courbe de croissance qui en surpasse plus d’un.

La classe moyenne: pas du tout en voie d’extinction!

L’Inde, un des quatre pays du BRIC, jouit actuellement d’une économie forte, avec un PIB (produit intérieur brut) qui augmente d’environ 8% par année. (À propos du BRIC, c’est-à-dire les pays émergents que sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, lire: Le marché brésilien: une puissance montante.) Sa population s’élève à plus de 1,1 milliard de personnes et les Nations Unies prévoient qu’elle surpassera celle de la Chine en 2030.

Cette situation engendre une croissance de la classe moyenne: le premier facteur favorisant les voyages des Indiens. Environ 300 millions de ménages indiens gagnent plus de 2000 USD par année et 58 millions plus de 4400 USD. Bien que de tels revenus situent ceux-ci dans la classe moyenne, en raison du faible coût de la vie dans le pays, ils sont encore insuffisants pour leur permettre de faire des voyages internationaux.

La Pacific Asia Travel Association (PATA) rapporte que les individus dont le revenu est de 3000 à 5500 USD sont en mesure d’économiser pour s’offrir des biens et des expériences de voyages et qu’ils représentent 22% de la population. Ils devraient compter pour 33% en 2015. Le groupe dont le revenu dépasse 5500 USD équivaut actuellement à 10% des ménages et cette part augmentera à 15% en 2015. Pour être en mesure de faire un voyage long-courrier, par exemple vers le Canada, les revenus doivent être encore plus élevés. Ils le sont d’ailleurs dans les régions urbaines de Chandigarh, de Goa et de New Delhi.

Le pays présente néanmoins d’importantes disparités salariales. Certaines régions s’enrichissent, notamment dans le sud du pays, alors que les très peuplés États du centre et du nord-est de l’Inde demeurent parmi les plus pauvres du monde. Environ 400 millions de personnes y vivent avec moins de un dollar par jour.

La faune voyageuse actuelle et potentielle

Le potentiel du marché indien a souvent été comparé à celui de la Chine. (Lire aussi: L’Inde, un marché à surveiller.) Contrairement à cette dernière, l’Inde permet à sa population de voyager librement, sans contraintes gouvernementales. (Lire: Mettre les pendules à l’heure… de la Chine.) De plus, les Indiens ont davantage d’expérience en matière de voyages et parlent plus couramment l’anglais. C’est, en fait, un des marchés touristiques émetteurs qui enregistre la croissance la plus rapide du monde.

Les campagnes agressives de promotion auprès du marché indien (de plus en plus d’organismes nationaux de promotion touristique ont reconnu le potentiel de l’Inde et envahissent le pays) et l’avancée des transporteurs low cost, avec leurs tarifs abordables, sont d’autres éléments qui ont contribué au désir des Indiens de voyager à l’étranger. Le tourisme expéditif demeure toutefois plutôt désorganisé, avec plus de 20 000 agents de voyages disséminés dans tout le pays.

Les habitants de l’Inde ont fait près de 8,3 millions de voyages internationaux en 2006, comparé à 6,2 millions en 2004 et à 4,4 millions en 2000, soit une augmentation moyenne de plus de 10%. Les dépenses touristiques suivent un rythme encore plus déroutant.

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Les destinations de voyages des Indiens varient considérablement selon les sources d’information. En ordre d’importance, on trouve d’abord l’Asie et le Moyen-Orient, l’Europe, les Amériques, la région de l’Australie et du Pacifique et, finalement, l’Afrique.

Le Canada gagne en popularité et les visites suivent un taux de croissance annuel moyen de 15% depuis 2004 (graphique 1).

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La part du Québec était d’environ 16% en 2005, avec 13 100 touristes. Parmi eux, 5600 (43%) étaient entrés directement par le Québec (7600 en 2007). À titre comparatif, l’Ontario a enregistré 54 000 entrées directes en provenance de l’Inde en 2007. Les vols directs ainsi que l’importante communauté indienne favorisent grandement Toronto. Pour le Québec, l’Inde se situait au 14e rang des visiteurs outre-mer en 2005 et au 13e rang pour le Canada, derrière Hong Kong mais devant l’Italie et la Suisse.

Comportement de voyage

Comme c’est le cas pour les destinations, l’information concernant les buts de voyages varie selon les sources. La PATA présente les données d’ACNielsen, qui suggère que le tourisme d’affaires domine les autres motifs primaires (tableau 2). En effet, bien que ce type de déplacement soit stimulé par l’économie effervescente de l’Inde, ces voyageurs ont peut-être aussi fait des visites touristiques ou du magasinage comme second but de voyage.

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Les voyageurs d’agrément deviennent de plus en plus sophistiqués et exigeants. D’ailleurs, selon un sondage de l’agence Thomas Cook, les voyages d’aventure gagnent en popularité, tout comme les activités nautiques et sportives.

Une enquête réalisée par la Commission canadienne du tourisme (CCT) en 2007 auprès d’Indiens ayant voyagé au Canada au cours des trois dernières années nous éclaire sur leur profil et leur comportement de voyage:

  • La population de l’Inde est jeune: 50% a moins de 35 ans; ceux qui voyagent au Canada le sont aussi: les voyageurs indiens au Canada ont de 18 à 49 ans et, de ce groupe, 41% ont 29 ans ou moins.
  • La durée moyenne des séjours est de 9 nuits, certains pouvant durer jusqu’à 21 nuits.
  • La majorité des voyages se font de mars à juin, pour éviter la période la plus chaude en Inde.
  • La plupart sont des voyageurs indépendants (67%).
  • Les principales motivations de voyage sont la visite des points d’intérêts et la détente, alors que d’autres visitent des amis ou des parents (20%).
  • Seulement 21% séjournent chez des parents ou des amis, 54% préférant des hôtels à prix moyen ou modique et 18% choisissant des lieux de villégiature. Parmi les Indiens interrogés par la (CCT) qui ont voyagé au Canada, 89% étaient des professionnels ou des cadres instruits et 82% gagnaient de 6360 CAD à 19 080 CAD, ce qui correspond à des revenus très élevés pour ce pays.
  • Les répondants ont d’ailleurs dépensé en moyenne 6500 CAD par voyage, par groupe, soit plus que ce que gagne un Indien de classe moyenne en une année complète.

Le Tigre est de plus en plus branché!

Alors que seulement 39 millions d’Indiens avaient accès à Internet en 2005, l’Internet & Mobile Association of India prédit que ce nombre s’élèvera à 120 millions en 2010. Internet permet aux Indiens d’être plus au fait des opportunités touristiques et facilite les réservations en ligne. Il y avait 60 millions de téléphones cellulaires en circulation en 2006 et 5 millions s’y ajoutent à chaque mois.

Selon PhoCusWright, le marché indien du tourisme en ligne devrait connaître une croissance retentissante au cours des prochaines années. La propagation d’Internet auprès d’une classe moyenne montante, l’augmentation de la demande pour des voyages, la présence de plus en plus d’entreprises touristiques sur la toile indienne (notamment des low cost) et le développement de plateformes transactionnelles virtuelles sont les principaux facteurs expliquant cette explosion.

PhoCusWright estimait que le marché du tourisme en ligne en Inde, évalué à 295 millions USD en 2005, devrait atteindre 2 milliards USD en 2008. Euromonitor va dans le même sens et prévoit que la vente de voyages par Internet aura augmenté de 272% de 2005 à 2010.

Les entreprises qui souhaitent rejoindre le marché indien par le biais du Web se doivent d’adapter leur mode de paiement aux systèmes de cartes prépayées, très populaires dans le pays. Les cartes de crédit sont encore peu utilisées par les Indiens, traditionnellement économes, quoique la croissance soit forte en cette matière. Les cartes prépayées permettent aux consommateurs de mieux gérer leurs dépenses et peuvent être compatibles avec le paiement en ligne.

En définitive, comme les renseignements statistiques sur l’Inde manquent encore de fiabilité, il est difficile de bien comprendre ce marché et de l’approcher de façon appropriée. Néanmoins, il ne fait aucun doute qu’il continuera de croître à un rythme rapide. Serons-nous dans la course?

Lire aussi:
Le marché brésilien: une puissance montante
L’Inde, un marché à surveiller
Mettre les pendules à l’heure… de la Chine

Sources:
– Commission canadienne du tourisme. «Étude sur les consommateurs et l’industrie touristique de l’Inde», décembre 2007.
– PhoCusWright. «The Emerging Online Travel Market Place in India», 2006.
– Pacific Asia Travel Association. «Total Tourism India», 2006.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», 2007.