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Segments de clientèles

TOURISME D’AFFAIRES : REGAGNER LA CONFIANCE DU VOYAGEUR

L’organisme international Global Business Travel Association (GBTA), qui compte des membres dans plusieurs régions du monde, révèle que 80 % de ceux-ci considèrent mettre les voyages d’affaires intérieurs à l’agenda prochainement. Près des deux tiers envisagent les déplacements au Canada dans un avenir rapproché.

Facteurs nécessaires à la reprise

Bien que les entreprises soient prêtes à faire voyager leurs travailleurs, elles le feront sous certaines conditions. Selon le sondage de la GBTA réalisé du 13 au 16 mai 2020 auprès de 1705 compagnies membres, les six facteurs nécessaires pour que les gestionnaires se sentent à l’aise à l’idée de séjours d’affaires pour leurs employés sont les suivants (énoncés considérés comme étant importants/très importants par au moins 85 % des répondants) :

  • Déclin du nombre de nouveaux cas ;
  • Levée des restrictions gouvernementales ;
  • Accessibilité d’un traitement antiviral réduisant les risques de mortalité ;
  • Mesures favorables de la part des institutions de la santé publique ;
  • Disponibilité d’un vaccin contre la COVID-19 ;
  • Levée des consignes de confinement.

Rebâtir la confiance

Mais les employés, eux, seront-ils prêts ? Une enquête effectuée le 8 mai dernier par MMGY révèle que 22 % des touristes américains ont hâte de voyager à nouveau pour le travail, lorsque la crise sera passée. Cette proportion est en baisse par rapport aux deux vagues précédentes de sondage. Cette même enquête dévoile que 19 % d’entre eux envisagent la possibilité de réaliser un déplacement d’affaires dans leur pays au cours des six prochains mois, un pourcentage également en chute par rapport aux données recueillies durant mars et avril. La confiance à l’idée de voyager pour le travail est-elle en train de s’effriter ?

Mesures attendues

Selon plusieurs experts du milieu du tourisme d’affaires, la reprise sera conditionnelle à cette confiance. L’agence de voyages d’affaires BCD Travel a interrogé les principaux intéressés. Les résultats démontrent la nécessité d’assurer un environnement sécuritaire pour gagner la confiance des voyageurs d’affaires. Le tableau ci-dessous illustre les mesures auxquelles ils s’attendent pour la reprise de leurs déplacements.

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La sécurité a pris le dessus sur le service.

Pour rassurer les voyageurs, les organisations devront ainsi communiquer efficacement les mesures mises en place, quitte à créer une page Web dédiée sur leur site. La sécurité a pris le dessus sur le service.

Reprise des événements d’affaires et des réunions

En toute logique, ce sont les réunions d’entreprises rassemblant un petit nombre de personnes qui recommenceront en premier, bien avant les congrès réunissant de grands groupes. Le retour de ces événements d’envergure nécessitera probablement l’arrivée d’un vaccin, tel que le rapporte Destination Canada à la suite de l’analyse de plusieurs sondages dans le milieu.

Les technologies numériques joueront un rôle de premier plan dans cette relance. Le volet virtuel occupera une place considérable dans ces événements en face-à-face, entre autres pour intégrer davantage de participants et y inclure d’autres options permettant de rehausser l’expérience.

Néanmoins, les réunions en personne renforcent les liens et favorisent les relations de confiance. Cela pourrait s’accentuer après la pandémie, alors que les gens ressentiront d’autant plus le besoin de rencontrer à nouveau leurs pairs, le tout dans des conditions sécuritaires.

À l’heure actuelle, les planificateurs d’événements préfèrent des communications avec les fournisseurs visant à maintenir les relations plutôt que dans une optique de vente, toujours selon l’analyse de Destination Canada. Le partage de l’information entre ces partenaires concernant les mesures pour favoriser la sécurité est de mise, qu’il s’agisse des hôtels, des moyens de transport, des centres de congrès, des services de traiteurs, des restaurants, etc.

Des rencontres de courte durée, locales et avec peu de participants

Les préparatifs pour les premiers événements d’affaires comprennent de nombreux enjeux. Pour une reprise sécuritaire et graduelle, voici des astuces partagées par un épidémiologiste impliqué dans l’élaboration de mesures sanitaires à Las Vegas :

  • Favoriser les petits événements (maximum 50 participants), ils sont plus faciles à contrôler ;
  • Prioriser les événements composés de participants locaux seulement ;
  • Organiser des réunions/séances de 30 minutes maximum ;
  • Limiter à une journée (préférablement une demie) la durée totale de l’événement ;
  • Exiger le port de masques ;
  • Éviter de tester les participants à l’entrée. Une telle opération demande du temps d’attente qui peut provoquer la transmission du virus le cas échéant.

Des rassemblements possibles ailleurs dans le monde

La levée des restrictions de confinement se déploie dans plusieurs pays européens et asiatiques. En matière d’assouplissements pour les rassemblements, voici quelques exemples :

  • L’Italie bannit tout événement intérieur pour le reste de l’année, mais les permet à l’extérieur jusqu’à 1000 participants.
  • En Allemagne, les foires commerciales figurent sur la liste des activités (peut-être) envisageables sous peu, contrairement aux rassemblements de masse qui demeurent interdits au moins jusqu’à la fin août.
  • L’Autriche comptent autoriser les événements qui regroupent jusqu’à 1000 participants à compter du 1er août.
  • Dans l’État américain de l’Indiana, il sera possible d’organiser des événements rassemblant jusqu’à 250 participants à partir du 14 juin.
  • La Chine permet à nouveau les foires commerciales et les conférences.

Il règne beaucoup de confusion sur la reprise des voyages d’affaires. La confiance demeure la clé. Cela passe par le respect des restrictions gouvernementales, par la mise en place de mesures claires et comprises de tous dans les organisations et la réassurance auprès des clients et des employés.

 

Image à la une : Unsplash

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Enjeux

COVID-19 et tourisme : une reprise graduelle

Chronologie de la reprise

Lors d’un webinaire organisé par Adara Predictive Traveler Intelligence, Tom O’Toole, conseiller principal chez McKinsey & Company et directeur du programme d’analyse de données à la Kellogg School of Management, a présenté des prévisions de relance en tourisme. Sans entrer dans la spéculation détaillée, il identifie l’ordre dans lequel certains secteurs pourraient reprendre leurs activités.

Un grand nombre de facteurs peuvent influencer ce pronostic. On peut penser, entre autres, à la vitesse de remise en marche des autres industries, aux perceptions individuelles, à la réouverture des frontières ou encore à la propension de certaines entreprises à conserver les changements adoptés en confinement, comme par exemple, l’utilisation de la vidéoconférence pour les larges réunions d’affaires internes.

Cette échelle, illustrée dans l’infographie ci-dessous, offre néanmoins un portrait de la fragmentation temporelle que pourrait vivre le tourisme. Pour plus de détails, visionnez le webinaire Inflection Detection : Discerning and Preparing for the rebound with Tom O’Toole.

 

ADARA Marketing, une firme de recherche reconnue par l’Organisation mondiale du tourisme, propose des conférences hebdomadaires en ligne sur l’impact de la COVID-19 en tourisme avec d’importants acteurs de l’industrie.

 

Image à la une : Unsplash

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Gestion

Tourisme d’affaires et de congrès durant la crise

À quand la reprise ?

L’avenir des voyages et des réunions d’affaires, le moment de leur reprise et les changements que la crise aura engendrés font l’objet de beaucoup de questionnements. Les activités recommenceront-elles à l’automne ? Seront-elles remplacées par des rencontres virtuelles ? Des résultats de sondages donnent certains sons de cloches.  

  • Une enquête du réseau PCMA réalisée auprès de 1 700 organisateurs d’événements et de fournisseurs à propos des impacts de la pandémie sur leurs opérations dévoile entre autres que :
    • les événements des trois prochains mois, sauf quelques exceptions, ont été annulés ou reportés ;
    • parmi ceux qui ont suspendu un événement, l’automne constitue l’un des moments les plus convoités. Mais une part égale de répondants attend d’avoir quelques indices de la reprise avant de déterminer une date ;
    • quelque 70 % des répondants envisagent de créer des rencontres virtuelles pour remplacer complètement ou en partie leur événement ;
    • la plupart des répondants (81 %) apporteront des changements aux éventuelles ententes contractuelles et à leurs assurances.

Source : PCMA Convene

Des événements virtuels

Les événements virtuels remplacent ceux en face à face pour le moment. Mais ils pourraient bien occuper une place plus grande à l’avenir, même lors de la reprise, en complément des véritables rencontres. Les organisateurs de congrès se tournent vers la technologie pour trouver des moyens de créer des expériences en ligne qui susciteront un grand intérêt.

  • De nombreux webinaires sur la conception de conférences en ligne sont proposés. Qu’il s’agisse d’une réunion entre quelques personnes ou d’un événement rassemblant des centaines de participants, la formule en ligne est très convoitée. Et la technologie permet de dynamiser ces rencontres avec la possibilité d’échanger avec les autres, de télécharger du contenu, de poser des questions ou encore de répondre à un sondage en direct. L’organisation ON24 suggère notamment d’intégrer des composantes interactives à l’écran.

 

Source : ON24.com

Tous ensemble

Le secteur des événements met la main à la pâte. Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires. Des organisateurs professionnels d’événements et des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour accommoder et être utile au personnel soignant.

Source : Live for Life

Pour plus d’exemples, consulter le dernier bulletin sur le tourisme d’affaires et de congrès

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association (GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

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Gestion Produits et activités

COVID-19 : Tourisme d’affaires et de congrès

Mesures de soutien 

–Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (COVID-19)

–Mesures d’assouplissement pour les citoyens et les entreprises

-Soutien aux entreprises — Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

-Gouvernement du Québec — Soutien à l’industrie touristique (COVID-19)

Restrictions gouvernementales et impacts 

  • L’état d’urgence sanitaire décrété par le gouvernement du Québec comprend l’interdiction de tous les rassemblements intérieurs et extérieurs. Les points de presse quotidiens le rappellent. 
  • La Ville de Toronto annule toutes les conférences et les événements qui devaient se dérouler d’ici le 30 juin.
  • La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui devait se tenir en novembre prochain est reportée. La date n’a pas encore été fixée.
  • L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Un sondage hebdomadaire de Luth Research sur le comportement des Américains en période de coronavirus révèle que lors de la semaine du 30 mars, 29 % des répondants ont affirmé avoir reporté leur voyage d’affaires alors que 2 % les réalisent quand même. Ces proportions étaient respectivement de 26 % et de 3 % la semaine précédente.
  • Les différentes mesures restrictives envers les voyageurs ainsi que les pays qui présentent des risques de propagation sont listés dans ce bulletin hebdomadaire de l’entreprise d’intelligence d’affaires Riskline.

Bonnes pratiques et solidarité 

  • Un nombre grandissant d’organisateurs professionnels d’événements ainsi que des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour aménager des sites qui accueillent des patients et du personnel soignant liés à la COVID-19. Ces entreprises sont agiles à convertir rapidement des lieux selon les besoins.
  • Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires grâce à leurs équipements versatiles et performants (systèmes de ventilation, toilettes accessibles aux fauteuils roulants, etc.). Ceux de Manhattan, de Chicago, de Détroit ou encore de Los Angeles sont entre autres dotés de cette nouvelle vocation.
  • La plus grande réunion virtuelle au monde pourrait avoir lieu le 14 avril prochain. Des planificateurs d’événements canadiens espèrent rassembler plus de 12 000 participants pour au moins 30 minutes et ainsi se soutenir durant cette période difficile. Ils utilisent le nom de domaine qui avait été réservé pour le Global Meeting IndustryDay (GMID), un événement festif pour l’industrie des réunions qui a été annulé : #GMIDGoesVirtual. 
  • Un expert en matière d’organisation de réunions professionnelles propose un mode d’emploi pour le déroulement d’une séance de remue-méninges virtuelle.
  • Le 14 avril prochain se tiendra un webinaire sur l’organisation d’événements virtuels, qu’il s’agisse de formations, de conférences, ou encore de foires commerciales.
  • Un hackathon en ligne a eu lieu du 3 au 5 avril dans le but de développer des applications utiles en ces temps de confinement. Quelque 263 équipes y ont participé et le jury a retenu 42 projets variés.

Relance 

  • Les restrictions imposées par la pandémie ont eu un effet direct sur le marché des congrès et des réunions au Québec. Des changements accompagneront certainement la reprise des activités. Les liens contractuels quant aux risques financiers, la mise en place de mesures sanitaires et la progression des événements hybrides (face à face et virtuellement) feront partie des enjeux lors de la relance. Visionnez l’entrevue réalisée par Frédéric Gonzalo auprès de Caroline Lepage, présidente de la firme Agora Opus 3, spécialisée en organisation de congrès et d’événements.
  • Le gouvernement du Royaume-Uni sonde les acteurs de l’industrie des événements et des congrès pour obtenir le pouls du secteur et pour préparer la relance.
  • La Chine lève les restrictions de voyages. À compter du 8 avril, les résidents de Wuhan, l’épicentre de la COVID-19 au pays, seront autorisés à voyager à nouveau.
  • L’Organisation mondiale du tourisme publie un document rassemblant 23 recommandations pour gérer la crise et préparer la relance. Il s’agit d’un ensemble de mesures pouvant être prises par les pouvoirs publics, mais aussi par les entreprises privées.
  • PhocusWireorganise un webinaire le 16 avril prochain sur la nature changeante du comportement du voyageur d’affaires. Voilà un bon moment pour mieux comprendre la clientèle et l’aborder efficacement au moment de la relance. 

Boîte à outils 

  • Les organisations AIPC et UFI ont développé un guide de bonnes pratiques à l’intention des centres de congrès et d’exposition pour gérer la crise de la COVID-19. 
  • La Meetings Industry Association (MIA) et l’association CONGREX ont chacune produit une publication qui rassemble des outils et des renseignements utiles pour les professionnels de l’industrie des réunions. 
  • Douze conseils pratiques pour effectuer une réunion virtuelle efficace. 
  • Onze idées pour dynamiser les événements virtuels. 
  • MPI tiendra une conférence virtuelle gratuite le 14 avril afin d’accompagner les personnes qui travaillent dans l’industrie des événements et des congrès. 

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association(GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

 

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Tourisme durable

Le tourisme durable s’impose!

« Le tourisme durable n’est pas une destination, c’est un voyage. » Cette phrase a été répétée à maintes reprises lors du dernier colloque du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenu aux Açores du 4 au 7 décembre. L’industrie s’implique de plus en plus afin d’assurer la pérennité du milieu dans lequel elle évolue et collabore afin d’optimiser ses pratiques durables.

Ce texte présente une synthèse d’analyses du Réseau de veille en tourisme portant sur le tourisme durable, rédigées au cours des deux dernières années.

Réduire son empreinte environnementale

L’un des défis en tourisme est de réduire son empreinte environnementale, et ce, autant pour l’industrie que pour les touristes. Pour ce faire, diverses organisations ont mis sur pied des idées innovantes.

Transport et durabilité

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Source : Roam Public Transit

Karavaniers a été la première agence de voyages au Canada à inclure systématiquement dans le prix de ses forfaits un montant compensatoire pour les émissions de carbone. Elle donne également 1 % de ses profits à des associations œuvrant pour la protection et la préservation de l’environnement.

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Cette entreprise collabore avec Planetair depuis 2008 afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Un service de transport en commun était offert.

Hébergement et établissements

Nearly Zero Energy Hotels était un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet consistait, entre autres, à fournir des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Responsabilité sociale des entreprises

Il est impossible d’aborder le tourisme durable sans en considérer la contribution sociale, car lorsque celui-ci est bien géré, il engendre divers bénéfices pour les communautés locales.

En réponse aux diverses critiques qu’Airbnb a pu susciter, une nouvelle plateforme coopérative du nom de Fairbnb a été mise en place afin de travailler conjointement avec les acteurs locaux et de redistribuer une part des profits au sein de projets sociaux votés par les résidents. Une version test a été lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes, soit Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, en France, il existe un réseau d’entreprises dites positives, c’est-à-dire que leur économie est basée sur l’altruisme. Joël Gayet, fondateur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, à l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale (Université d’Aix-Marseille), explique bien ce nouveau concept. L’idée est simple. Un montant minime, tel que 3 euros sur un total de 540 euros, est prélevé sur la facture des clients afin de financer des initiatives locales.

Dans le but de mesurer ses pratiques sociales, la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Cet outil standardisé de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance comme la gestion responsable, la participation sociale et la reconnaissance du milieu. Il permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. 

Collaborer pour mieux performer

Nous sommes dans une ère de collaboration, on parle même de coopétition. Travailler ensemble au sein d’une stratégie commune permet aux actions d’avoir un plus grand impact sur un plus grand territoire.

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Source : Jarina, EIP-AGRI Workshop

Dans cet esprit, l’Office de tourisme de Ljubljana, en Slovénie, a mis sur pied une chaîne d’approvisionnement verte sous la forme d’une plateforme Web. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre et reliant la capitale à 25 municipalités.

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à leur collaboration avec leurs nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire.

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Source : Festibière de Gatineau

Communication et éducation pour favoriser l’adoption de pratiques durables

La communication est la clé pour faire adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, selon les conférenciers du dernier colloque annuel sur le tourisme durable du GSTC. Cela permet d’inciter les touristes à être plus respectueux des milieux culturels et naturels dans lesquels ils s’immergent, et d’inspirer l’industrie à faire de même.  

Pour les touristes…

L’éducation par le transfert de connaissances est au cœur de la stratégie adoptée par l’Islande, avec The Icelandic Pledge. Il s’agit d’un serment au ton humoristique qui se décline en huit principes essentiels. En 2016, l’Islande a aussi lancé une vidéo en ligne intitulée Iceland Academy, dans laquelle elle fait des recommandations sous forme de cours afin de mieux sensibiliser les vacanciers.

Source : Youtube, Iceland Academy

Le nudge vert consiste à jouer sur le regard des autres à l’aide de leviers décisionnels psychosociologiques, tels que les normes sociales, en utilisant la communication comme outil de transmission. Par exemple, dans un hôtel, un message stipulant que 75 % des clients de la chambre avaient réutilisé leur serviette a eu pour effet de diminuer l’utilisation de serviettes de près de 40 %.

Pour l’industrie…

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. C’est aussi le cas du Centre des congrès de Québec, qui aide les organisateurs répondant aux critères du niveau 1 de la norme 9700-253 – Gestion responsable d’événements, du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), à réaliser des événements écoresponsables.

… et pour éviter l’écoblanchiment

 Mettre en place des pratiques durables au sein de son entreprise, c’est bien, mais communiquer son offre, c’est encore mieux. Comment faire connaître ses actions sans tomber dans l’écoblanchiment (greenwashing)?

Nicolas Cournoyer, l’un des quatre fondateurs de Piknic Électronik et d’Igloofest, mentionne qu’il est important de faire connaître ses actions écoresponsables en choisissant celles que l’on désire mettre de l’avant. Il ajoute qu’il faut adopter un discours authentique en assumant que l’organisation n’est pas parfaite, mais qu’elle prend les mesures nécessaires pour adopter des pratiques durables. Afin d’éviter de donner une fausse impression d’écoblanchiment, la transparence et la modestie sont donc les valeurs à retenir dans ses communications avec les clients.

Source : Youtube, Piknic Electronik

Le tourisme durable est en pleine croissance et son application se fait ressentir dans tous les secteurs. Dans le but de le faire rayonner à l’échelle mondiale et pour qu’il ne s’agisse plus uniquement d’une niche, mais bien d’une norme de l’industrie, les entreprises et les organisations ont tout intérêt à collaborer et à faire connaître leurs actions.

Source de l’image à la une : Roam Transit, Pexels et Pixabay

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Segments de clientèles

Un touriste aux mille visages

Les clientèles touristiques sont extrêmement diversifiées. Pour répondre à leurs besoins et susciter leur intérêt, les entreprises doivent connaître leurs comportements de voyage. Voici des extraits d’analyses, publiées par le Réseau de veille en tourisme (RVT) au cours des deux dernières années, qui présentent le profil de certains segments de la clientèle.

L’amateur de plein air 

Les deux tiers des Québécois ont pratiqué au moins une activité de plein air, de 2014 à 2017. Le vélo, la randonnée pédestre et la marche hivernale en sentier sont les activités les plus populaires. Au cours de 2017, la majorité a aussi réalisé un séjour avec nuitée, comptant au moins une activité de plein air. Quant aux mordus de plein air, ils sont plus d’un million au Québec à effectuer au moins six séjours de tourisme de plein air annuellement. Ce sont majoritairement des hommes âgés de 45 à 64 ans, qui vivent en couple sans enfant à la maison. Environ 40 % de ces mordus séjournent au moins neuf nuitées en hébergement commercial.

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Source : Diversify Outdoors

Le RVT s’est également penché sur les habitudes de plein air de certains adeptes plutôt « atypiques », soit l’immigrant, le senior âgé de 65 à 74 ans et le randonneur improbable. Le premier privilégie la saison estivale pour la pratique de ses activités. Il va à la plage, s’adonne à la randonnée et au vélo. Il y voit l’occasion de se maintenir en bonne forme physique. Encore très actif, le second pratique surtout le vélo et la randonnée pédestre, et le quart de ce segment effectue plus de 60 sorties par année. Le troisième bouscule l’image typiquement associée à l’adepte du plein air, soit celle d’une personne jeune, blanche, hétérosexuelle et souvent très expérimentée. Qu’il s’agisse de personnes de couleur, d’individus en surpoids ou de néophytes enthousiastes, ils sont de plus en plus nombreux à partager les photos de leurs sorties de plein air sur le compte Instagram Unlikely Hikers. Celui-ci rassemble, à ce jour, plus de 54 000 abonnés.

Le voyageur d’affaires en mutation

Les voyages d’affaires sont en plein essor. En dépit d’une myriade de possibilités technologiques, voyager pour affaires constitue une activité importante pour les entreprises. Selon le sondage annuel réalisé mensuellement par Vividata et publié au printemps 2018, plus de 3,2 millions de Canadiens avaient réalisé un voyage d’affaires au cours des 12 mois précédents, dont seulement 14 % étaient Québécois. Le plus fort contingent provenait de l’Ontario. Toutefois, les Québécois partent plus longtemps en moyenne pour leurs déplacements d’affaires que les autres Canadiens. Les hôtels dominent encore très largement le marché, en dépit de la croissance de l’offre d’hébergement alternatif de type Airbnb.

Le stéréotype du voyageur d’âge mûr vit ses derniers jours. Aujourd’hui, environ 50 % des voyageurs d’affaires ont moins de 45 ans. Près de la moitié sont des femmes, qui s’avèrent nettement plus jeunes que leurs homologues masculins. Elles ont aussi plus tendance que leurs confrères à comparer les prix avant d’effectuer leurs réservations et souhaitent obtenir plus d’information sur leurs villes de destination.

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Source : Pexels

Une étude d’Upside Business Travel présente quatre profils clés qui dépeignent le nouveau voyageur d’affaires. Sans surprise, deux personas élaborés sont des femmes : Michelle, 36 ans, l’étoile montante qui effectue deux voyages d’affaires par année, et Lisa, 62 ans, la vétérane qui en réalise sept. Un autre article, celui-ci diffusé sur la plateforme Northstar Meetings Group, présente six profils communs de congressistes qui mettent en lumière les traits généraux des participants. À partir de ces grandes caractéristiques, il est possible de décortiquer davantage les personnalités, les comportements et les besoins d’un public cible, pour ensuite créer des personas. Cette connaissance permet de concevoir une programmation qui répond aux attentes et de personnaliser son approche.

Les voyages des familles

Selon Vividata, la visite d’amis est l’activité la plus pratiquée chez les voyageurs québécois dont le ménage inclut au moins un enfant d’âge préscolaire ou un enfant d’âge primaire. La plage figure au premier rang des activités pour les ménages avec au moins un enfant de 12 à 17 ans. La visite d’un parc national est plus populaire chez les familles ayant au moins un enfant de moins de six ans, comparativement aux autres catégories d’âge. Les familles québécoises sont aussi plus attirées que la moyenne des Canadiens par les visites au zoo, les activités sportives et les visites d’un parc national.

En ce qui a trait aux familles qui voyagent avec de très jeunes enfants (de 0 à 3 ans), elles n’ont pas tout à fait les mêmes besoins que celles qui le font avec de plus grands. La liste des choses à apporter est substantielle, les préoccupations sont multiples et la logistique sur place est parfois laborieuse. Malgré tous ces défis, elles sont nombreuses à partir à l’aventure avec leurs bambins. Pour répondre à leurs attentes, il est essentiel de considérer les besoins de chaque membre de la famille et de leur offrir un service qui leur simplifie la vie : comptoir prioritaire pour s’enregistrer à l’aéroport, aires de jeu, prêt d’équipement, etc.

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Source : Jambette.com — Aéroport Jean-Lesage de Québec

Les voyages des générations, de A à Z

Les enfants alpha ont vu le jour la même année que l’iPad, soit au début de la présente décennie. La technologie, le contenu numérique et la gratification instantanée constituent la norme pour cette génération. Ces enfants-rois entretiennent des relations parents-enfants fondées sur la négociation plutôt que sur l’autorité. Ils ont des idées et des opinions bien à eux qui influencent déjà les décisions familiales, notamment les voyages de leurs parents ou de leurs grands-parents. Les jeunes alpha sont les plus susceptibles d’influencer le choix de la destination et des activités, bien que les adultes aient le dernier mot. Si le budget constitue un aspect majeur pour la plupart des gens, la commodité est plus importante que le prix le plus bas lors de la sélection du transport et de l’hébergement. 

La génération Z représente les jeunes nés après 1990 ou 1995, selon les sources. Souvent associés à la génération du millénaire (nés entre 1985 et 2000), les Z se différencient de leurs aînés, les Y. Ils sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing Out), c’est-à-dire la peur de rater quelque chose d’important ou l’urgence de vivre sans retenue. L’utilisation des réseaux sociaux s’avère essentielle pour les joindre, et particulièrement YouTube. En encourageant les Z à partager, à s’impliquer et à être actifs sur les réseaux sociaux, on leur donne le sentiment de s’investir dans une marque au lieu d’être de simples consommateurs. Il devient donc plus facile d’attirer leur attention et de les fidéliser.

Espérons que ce bref tour d’horizon de divers segments de la clientèle touristique vous aidera à mieux comprendre les besoins et les attentes du voyageur d’aujourd’hui afin de lui proposer une expérience personnalisée.

 

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Tourisme durable

Transition durable dans le secteur des réunions et des congrès

Au cours des dernières années, beaucoup d’efforts ont été effectués afin de réduire l’impact des réunions et des congrès sur l’environnement et sur les communautés qui les accueillent. Les intervenants de l’industrie conviennent de la nécessité d’intégrer des pratiques durables, se mobilisent autour d’objectifs précis et créent des outils pour les atteindre. L’idée que ce secteur d’activité devienne carboneutre d’ici 2050 a d’ailleurs été lancée lors du salon IMEX America, qui se tenait en septembre dernier.

Des conseils, des outils, des bonnes pratiques

Les préoccupations climatiques et l’urgence de poser des gestes concrets ont amené de nombreuses organisations à développer des outils pour accompagner l’industrie.

La société britannique BCD Meetings & Events a publié un livre blanc dans lequel se trouvent les étapes essentielles au lancement d’une démarche durable. Le document présente aussi des bonnes pratiques ainsi qu’une liste de questions clés à se poser dès le début du processus de planification. Par exemple, quels sont les problèmes les plus importants à aborder? Que pouvons-nous contrôler? Quelles sont les ressources existantes?

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Source : Centre de congrès de Göteborg

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend aussi l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. Le site Web indique les éléments à considérer pour une telle démarche. En voici une liste partielle :

  1. Transport
    • Calculer et compenser les émissions de gaz à effet de serre
    • Utiliser les transports publics pour se rendre et se déplacer une fois sur place, et encourager les participants à faire de même
  2. Site de congrès et hébergement
    • Choisir un lieu qui détient une certification environnementale
    • Demander de l’aide auprès des fournisseurs pour l’atteinte des objectifs
  3. Nourriture et boisson
    • Servir plusieurs options végétariennes
    • Opter pour des produits locaux et de saison
  4. Accessibilité et ouverture à tous
    • Planifier l’événement en tenant compte de l’accessibilité universelle afin d’inclure les personnes en situation de handicap
    • S’assurer d’un maximum de parité des genres chez les personnes inscrites au programme
  5. Contribution à la communauté locale
    • Encourager les participants à s’impliquer auprès de la communauté locale
    • Demander aux responsables du lieu de l’événement de donner les surplus (matériels et alimentaires) à des organisations communautaires

Viser l’atteinte d’objectifs

La responsabilité de procéder à un virage durable repose sur l’ensemble des parties concernées. Pour mobiliser les troupes, il faut d’abord établir des objectifs clairs, puis développer des tactiques efficaces. Dans le cadre du salon IMEX de Francfort, qui s’est déroulé en mai 2019, les organisateurs ont invité les exposants à signer un pacte les engageant à effectuer au moins trois actions visant la réduction de leur empreinte environnementale. Pour inspirer et guider les exposants, ils ont créé un document qui présente des bonnes pratiques avant et pendant l’événement.

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Source : Imex-frankfurt.com

Pour sa part, The Global Association of the Exhibition Industry encourage les professionnels de l’industrie à répondre aux 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. Pour les motiver et les accompagner, l’association a diffusé un répertoire en ligne qui rassemble des initiatives et des projets réalisés par des membres de l’industrie. Elle a également publié un rapport qui présente 20 cas exemplaires.

Depuis le printemps 2019, le Palais des congrès de Montréal a adopté ces mêmes objectifs, qui forment un cadre de référence international, en adhérant au Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Sur son site Web, il est possible de prendre connaissance de toutes les actions effectuées par le Palais pour répondre aux objectifs du programme. En voici quelques-unes :

Objectif 2 – Faim « zéro »

  • Don du surplus de nourriture des événements à la Maison du Père par l’entremise du Groupe Capital
  • Participation au développement des technologies d’agriculture urbaine par l’entremise d’AU/LAB

Objectif 10 – Inégalités réduites

  • Installations accessibles aux personnes à mobilité réduite et possédant la cote d’accessibilité «Accès total » de Kéroul
  • Journée Coup de pouce pour la sensibilisation des employés à l’engagement communautaire par des activités de bénévolat auprès d’organismes venant en aide aux personnes vulnérables

Objectif 12 – Consommation et production responsables

  • Certification APEX/ASTM reconnaissant le Palais des congrès et Montréal comme destinations de congrès écoresponsables
  • Mise en place de projets visant la réduction des dépenses énergétiques (certification Energy Star, remplacement d’équipement de refroidissement, etc.)

Objectif 17 – Partenariat pour la réalisation des objectifs

  • Participation au comité environnemental de Tourisme Montréal
  • Soutien au plan de développement durable de la Ville de Montréal
  • Création du comité Innovation en développement durable, qui réunit les experts de dix établissements universitaires québécois

Source : Global Compact Network France

S’inspirer d’ailleurs sans oublier de regarder ici

Le secteur des réunions et des congrès se mobilise à l’échelle mondiale, mais aussi au Québec. Le Palais des congrès de Montréal en est un bon exemple, mais il n’est pas le seul. Le Centre des congrès de Québec respecte lui aussi de hauts standards en gestion environnementale. Tous les événements qui s’y déroulent sont écoresponsables et répondent aux critères du niveau 1 de la norme du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) 9700-253 – Gestion responsable d’événements. La vidéo suivante explique la démarche qu’il a suivie.

Source de la vidéo : Youtube

S’outiller et s’inspirer n’a jamais été aussi aisé. Bien que changer des habitudes de gestion et adopter de nouvelles pratiques donnent parfois le tournis, il demeure qu’il est impératif de prendre part à cette transition durable.

 

Source de l’image à la une : abdul7amid alfadhly de Pexels

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Marketing Réseaux de distribution

Les agences de voyages continuent à se redéfinir

Depuis son avènement, Internet a bouleversé le rôle des agents de voyages. De plus en plus formés, ceux-ci sont devenus des conseillers experts plutôt que des vendeurs de forfaits préalablement conçus. Plusieurs agences se spécialisent dans un produit de niche et proposent des offres personnalisées.

Communiquer leur valeur ajoutée demeure cependant un réel défi. Certaines fausses perceptions peuvent amener des voyageurs à ne pas utiliser leurs services. Afin de remédier à la situation, l’agence 58 Stars, à Seattle, a créé une page sur laquelle elle dément chacun des mythes sur les agences de voyages, notamment celui prétendant qu’en passant par une agence, c’est forcément plus cher. 

Les agences de voyages traditionnelles sont là pour de bon

Malgré les bouleversements vécus dans les dernières décennies, les agences de voyages dites traditionnelles ont su garder le cap. Voici quelques faits démontrant leur pertinence.

  • Quand l’organisation d’un voyage devient un irritant

Alors que pour certains voyageurs, la planification de vacances est stimulante, pour d’autres, cette étape peut être épuisante. Ces derniers préféreront plutôt recourir aux services des agents de voyages. Selon Leah Smith, présidente de Tafari Travel, à Brooklyn, ce désintérêt pourrait provenir de la prolifération des offres et des ressources disponibles en ligne. Le terme Net Lag a même été utilisé par Hotels.com pour définir cette nausée du numérique.

  • Cultiver les relations en face à face qui se raréfient

Donnant suite au constat de cette forte présence du numérique dans le quotidien, Capriello et Riboldazzi, deux chercheurs scientifiques, soulignent qu’il est d’autant plus important pour une agence d’avoir un bureau où il est possible de développer une relation directe avec ses clients.

  • Les agences de voyages demeurent une ressource fiable

Certains voyageurs préfèrent réserver auprès d’une agence pour des raisons de sécurité. Que ce soit pour effectuer des transactions en ligne ou encore pour obtenir un suivi en cas d’annulation de vols, l’expertise de ces entreprises et la confiance qu’elles affichent répondent à ce besoin de sûreté. Il suffit de penser à Wow Air, qui a fait faillite cet hiver. Des milliers de passagers ont dû débourser des frais supplémentaires pour changer leurs billets d’avion, alors que ceux qui avaient acheté auprès d’un agent détenant un permis étaient protégés par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.

Quelques stratégies innovantes pour assurer le rayonnement d’une agence

Les agences dites traditionnelles se redéfinissent afin de mieux connecter leurs clients et d’en acquérir de nouveaux. C’est le cas du restaurant The Globe, de l’agence de voyages Lorraine Travel, en Floride. Il a permis à l’agence de diversifier ses services et, ainsi, de joindre une nouvelle clientèle. Voici trois autres stratégies innovantes et inspirantes.

  • Les agences pop-up

Une agence pop-up est temporaire, demeurant au même endroit durant quelques jours ou quelques mois. C’est dans le but d’engager des clients potentiels et d’apprendre à mieux les connaître que Mike Salvadore, copropriétaire de 58 Stars, à Seattle, a décidé de créer ce type d’installation. Vidéo, musique et dégustation autour d’un thème rendent l’expérience multisensorielle. Scents of the city, un autre projet éphémère qui s’est tenu durant trois jours à Bruxelles, misait quant à lui sur l’odorat afin d’inciter les passants à visiter les destinations représentées. Chaque lieu iconique possédait son parfum. 

L’emplacement constitue un élément déterminant de cette opération. Les agences de voyages ont tout intérêt à analyser où se trouve leur public cible et à définir quels sont ses besoins, afin de s’installer dans un endroit stratégique où ils joindront des voyageurs potentiels. Il est aussi recommandé d’utiliser les médias sociaux avant l’événement pour inciter les gens à s’y présenter. Proposer le partage de photos à l’aide de mots-clics sur Instagram ou Twitter peut contribuer au rayonnement de l’entreprise. Une fois l’événement terminé, il est important de mesurer son succès. Qu’est-ce qui a bien fonctionné? Quels seraient les changements à apporter? Pour ce faire, il est possible de s’adresser directement aux participants via un sondage.

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Source : Les deux portes intérieures qui ont fait connaître l’agence Travel Associates

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Source : Travel Associates

  • Le design d’intérieur, une stratégie d’attraction efficace

Au même titre que les agences pop-up doivent attirer l’attention, les agences de voyages ayant pignon sur rue doivent attirer le regard. L’image de marque est le reflet de l’identité de l’entreprise et le design d’intérieur permet de communiquer ce qui rend celle-ci unique. Travel Associates, située dans un endroit de Los Angeles où il y a beaucoup de piétons, a su miser sur son design pour susciter l’intérêt des passants. Ses deux portes principales, d’une hauteur de douze pieds, lui ont permis de devenir célèbre sur Instagram, mais c’est son ambiance accueillante qui a charmé les Angelins. Ces derniers y restent pour déguster des cafés et des viennoiseries tout en discutant avec les agents, à leur plus grand bonheur.

  • L’organisation d’événements

C’est également le design d’intérieur qui a conféré à Pique Travel Design, au Minnesota, une belle vitrine pour se faire connaître. Situé dans un ancien entrepôt de bois reconverti en agence, leur espace de travail atypique a séduit des clients qui ont demandé aux propriétaires de louer l’endroit. Depuis, plusieurs événements s’y sont déroulés. Il est possible d’y célébrer un mariage et d’acheter le voyage de noces au même endroit. Des partenaires y organisent des événements de collecte de fonds procurant à l’agence une autre belle vitrine.

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design transformés en salle de réception pour un mariage

Ce service complémentaire de location de salles permet d’assurer des revenus supplémentaires et de solidifier ses relations avec ses clients grâce à des soirées régulières. C’est aussi le cas de Departure Lounge, située au Texas, qui organise des soirées mettant en vedette une nouvelle destination, deux ou trois fois par mois. Spécialisée en tourisme d’affaires, l’agence House of Travel, en Floride, mise quant à elle sur le côté divertissement du bleisure afin d’attirer des clients potentiels. Ses bureaux étant localisés dans un ancien bar, il est possible d’y jouer une partie de billard avec son agent avant de réserver son voyage.

À retenir 

Dans ce monde où la compétition est accrue, la clé pour la réussite de son entreprise est sa capacité d’adaptation aux changements, ainsi que ses aptitudes à entretenir de bonnes relations avec ses clients. Il est important de se distinguer en présentant ses services de façon innovante.

 

Quelle stratégie avez-vous mise en place afin d’attirer et de fidéliser vos clients ?

Comment votre entreprise pourrait-elle sortir des sentiers battus ?

 

Source image à la Une : Pexels

 

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Segments de clientèles

Réunions et congrès : connaître ses participants pour mieux les engager

Les organisateurs d’événements professionnels cherchent continuellement à créer des expériences qui intéresseront et marqueront positivement les participants. Depuis quelques années, l’une des avenues privilégiées consiste à favoriser leur engagement avant, pendant et après l’événement. La diversité du groupe rend complexe la conception d’une programmation qui satisfera l’ensemble des personnes conviées. D’après Linda McNairy, VP chez American Express Meetings and Events, le succès repose sur la connaissance de ses participants, ce qui les motive et les incite à se sentir engagés.

 

Dans un article diffusé sur la plateforme Northstar Meetings Group, madame McNairy présente six profils communs de congressistes et des recommandations pour susciter leur engagement. Les voici :

Le féru de connaissances

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Il cherche des occasions d’apprendre des notions qui seront bénéfiques pour sa carrière. Les thèmes présentés dans la programmation s’avèrent déterminants quant à sa participation. La qualité des conférenciers et du contenu livré influence son niveau de satisfaction général. 

Conseils pratiques 

  • Effectuer un sondage en amont de l’événement afin d’assembler des contenus qui répondent à ses besoins
  • Proposer plusieurs parcours d’apprentissage susceptibles de lui plaire ainsi que des séances qui favorisent les interactions entre les experts conférenciers et le public
  • Lui transmettre de l’information après l’événement afin de prolonger son expérience éducative

L’experte en réseautage

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Elle valorise les rencontres en face à face et souhaite créer des relations significatives qui l’aideront à atteindre ses objectifs d’affaires. Les événements professionnels représentent des occasions idéales pour ce type d’interactions. Son intérêt marqué pour l’établissement de contacts avec d’autres la conduit à utiliser diverses applications et solutions technologiques qui lui permettent de poursuivre ses échanges après l’événement.

Conseils pratiques

  • Rendre disponible la liste des participants avant l’événement et mettre à sa disposition une application qui lui permet de chercher des contacts, de communiquer avec d’autres (avant, pendant et après) et de conserver des cartes professionnelles de façon numérique
  • Inclure des sessions de réseautage éclair
  • Prévoir de multiples occasions favorisant les échanges entre les participants

La chercheuse d’inspiration

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Elle souhaite donner un sens à sa présence. Elle préfère vivre une expérience plutôt qu’être passivement assise à écouter. Créative et dynamique, elle se laisse immerger par l’événement en son entier. Ses attentes sont élevées et elle aspire à repartir avec de nouvelles idées, actions ou un nouveau processus qu’elle pourra ensuite présenter à son équipe.

Conseils pratiques 

  • Favoriser son implication en intégrant des activités de co-création ou de remue-méninges collectives
  • Utiliser des espaces non conventionnels pour créer des environnements stimulants 
  • Intégrer une dimension communautaire qui encourage la participation à des activités socialement responsables

Le papillon sociable

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Il adore rencontrer de nouvelles personnes et se joindre à des groupes avec lesquels il partage des champs d’intérêts communs, professionnels ou non. Il est à son aise lorsqu’il se trouve dans des contextes sociaux décontractés et n’hésite pas à diffuser sur les médias sociaux les moments forts de sa présence.

Conseils pratiques 

  • Prévoir des activités de loisir et de divertissement dans la programmation
  • Opter pour des aménagements de salle qui rendent l’heure des repas moins formelle et qui encouragent les interactions
  • Intégrer une dimension de ludification (gamification) à l’application de l’événement afin de promouvoir les échanges et le partage de contenu visuel sur les médias sociaux

La participante réticente

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Généralement introvertie, elle fait acte de présence davantage par obligation que par intérêt. Les pauses, les activités sociales et les occasions de réseautage constituent pour elle de réels défis.

Conseils pratiques 

  • Proposer des choix qui lui donnent le sentiment de contrôler son expérience
  • Inclure une programmation virtuelle accessible de partout afin de lui permettre d’assister à l’événement tout en demeurant dans sa zone de confort
  • Présenter clairement les avantages qu’elle retirera en participant à l’événement

Le fanatique de la marque

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Il aime suivre les développements d’une marque qu’il affectionne et va parfois jusqu’à investir dans cette compagnie. Il demeure à l’affût des dernières innovations, possède des produits ou souscrit à des services de celle-ci. Il cherche à s’entourer d’autres fans qui partagent la même culture de la marque.

Conseils pratiques 

  • Rendre accessibles des représentants clés qui lui parleront de la marque, lui feront vivre une expérience unique et lui donneront des informations privilégiées sur certains produits ou services
  • Organiser des tirages faisant courir la chance de gagner des prix spéciaux en lien avec la marque
  • Créer un panel d’utilisateurs (ou de fanatiques de la marque) en leur offrant la possibilité d’échanger leurs idées

Personnaliser pour mieux engager

Les profils élaborés par madame McNairy mettent en lumière les traits généraux des participants. À partir de ces grandes caractéristiques, il est possible de décortiquer davantage les personnalités, les comportements et les besoins selon votre public cible pour ensuite créer des personas sur mesure. Cette connaissance vous permettra de concevoir une programmation qui répond aux attentes et de personnaliser votre approche visant l’engagement de vos participants.

 

Source image à la une : Samuel Zeller, sur Unsplash

 

Sources des images : 

Le féru de connaissances : mentatdgt, sur Pexels

L’experte en réseautage : Rawpixel.com, sur Pexels

La chercheuse d’inspiration : Bruce Mars, sur Pexels

Le papillon sociable : Chloe Kala, sur Pexels

La participante réticente : LinkedIn Sales Navigator, sur Unsplash

Le fanatique de la marque : Piotr Wilk, sur Unsplash

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Produits et activités

Quelques grandes tendances en tourisme d’affaires

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme d’affaires et de congrès. Cet exercice permet d’informer les intervenants de l’industrie touristique sur l’évolution de ce secteur d’activité. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

 

La « festivalisation » des réunions et des événements

Dans son magazine portant sur les tendances de 2017, la firme d’intelligence d’affaires Skift identifie la « festivalisation » des événements comme une grande tendance de l’année. De plus en plus, les organisateurs de réunions développent une programmation multidisciplinaire qui s’inspire à la fois du monde des affaires et de celui des industries plus créatives, concevant une nouvelle convergence d’expériences.

Il s’agit tout simplement de réunir dans des lieux inspirants et dans des espaces de collaboration les esprits les plus créatifs du milieu des affaires, de la technologie, des médias, de la science, de l’éducation, de l’art et de la culture. D’y ajouter ensuite quelques éléments catalyseurs comme des expériences de réalité virtuelle et augmentée, des compétitions d’entreprises en démarrage, des spectacles de musique en direct, des expositions et des expériences authentiques et locales à l’extérieur du site, pour créer des réunions ou des conférences mémorables. Cette tendance a pris racine dans des événements comme SXSW et C2 Montréal, où des leaders de divers secteurs d’activité communiquent leurs visions du changement.

Les villes de taille moyenne ont la cote pour les voyages d’affaires

De plus en plus de planificateurs de réunions nord-américains et européens se tournent vers les villes de taille moyenne pour la tenue de leur événement, selon un autre rapport de Skift. Deux facteurs principaux expliquent cette situation. Premièrement, les coûts augmentent sans cesse dans les métropoles, les rendant alors trop chères pour un nombre croissant de décideurs. Deuxièmement, de plus en plus de villes de taille moyenne ont investi massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures événementielles et dans leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs. Elles collaborent avec des ambassadeurs pour attirer de nouveaux événements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférences. Le Québec compte plusieurs de ces villes de taille moyenne dans diverses régions touristiques qui pourront profiter de cette tendance.

L’économie collaborative élargit son offre

Depuis quelques années déjà, des joueurs de l’économie collaborative comme Airbnb, Uber, Lyft, Flightcar ou LiquidSpace se sont ajoutés à l’offre traditionnelle destinée aux voyageurs d’affaires. Au début de l’année, celle-ci s’est diversifiée avec deux nouvelles options d’Airbnb, soit « Airbnb Plus » et « Beyond by Airbnb ». La première propose une sélection de logements haut de gamme regroupant les offres des propriétaires qui ont préalablement satisfait aux centaines de critères inclus dans un cahier des charges et qui ont subi une inspection favorable. La seconde comprend un choix de propriétés de luxe disposant d’un service de conciergerie pour l’organisation du séjour (voir la vidéo ci-dessous).

Beyond by Airbnb, Source : Vimeo

Uber s’intéresse aussi aux voyageurs d’affaires, pour qui il a mis sur pied Uber for Business. La plateforme permet de simplifier leurs notes de frais en leur offrant la possibilité de facturer directement à leur entreprise leurs déplacements professionnels effectués avec Uber. L’aspect culinaire n’est pas laissé pour compte, puisque Uber Eats débarque dans les chambres d’hôtel pour répondre à la demande des voyageurs d’affaires, qui peuvent dorénavant commander leur repas par l’entremise de l’application. L’employeur reçoit ensuite une facture qu’il peut payer selon ses propres barèmes, laissant l’employé débourser le montant excédentaire, s’il y a lieu.

Ces outils collaboratifs peuvent contribuer à une réduction des coûts liés aux déplacements d’affaires allant de 30 à 50 %, selon les experts.  

Le potentiel des nouvelles technologies

Un large éventail de nouvelles technologies afflue dans le secteur des réunions et des événements. Cela incite les hôteliers à repenser la façon dont ils vendent leurs propriétés. En utilisant des outils numériques et des solutions de marketing en ligne de manière stratégique, ils peuvent établir des relations plus directes avec les planificateurs de groupe et leur fournir un service personnalisé, plus flexible et plus transparent, pour gérer les réunions.

L’intelligence artificielle, par exemple, possède le potentiel de vraiment adapter les événements en remplaçant ou en facilitant les pratiques comme le jumelage ou les recommandations. Elle permet aussi une inscription plus fluide, un service de conciergerie à la demande et la capture en direct de données sur les invités. Les chatbots et les assistants numériques aident également les planificateurs à personnaliser l’information pour répondre aisément aux besoins de leurs participants. Et les technologies vocales comme Pixel Buds, de Google, ou BabbleOn, d’une entreprise émergente de San Francisco, peuvent s’avérer très utiles lors de congrès ou d’événements internationaux, puisqu’elles permettent de traduire plusieurs langues.

Quelques exemples de leur utilisation

Le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes propose un nouvel outil numérique pour séduire les organisateurs de congrès et d’événements, le Cannes 360. Cette application mobile offre une visite immersive de ses espaces et des principaux sites emblématiques de la ville au moyen de vidéos en 360°. Des informations techniques rassemblant toutes les caractéristiques des surfaces et des salles sont aussi disponibles. Enfin, Cannes 360° fédère différents acteurs du tourisme d’affaires cannois tels que les lieux de réception et les hôtels.

Tourisme Quebec Mathieu Dupuis

Source : © Québec Original/Mathieu Dupuis

En 2016, l’hôtel InterContinental Montréal a fait appel à la réalité virtuelle pour effectuer la promotion de sa nouvelle salle de réception avant même que son aménagement soit terminé. Cela a permis à l’établissement de montrer à ses clients exactement à quoi ressembleraient ce lieu inédit, les divers arrangements possibles, les ambiances, etc.

Les organisateurs de l’International Corporate Events ont proposé aux participants de s’inscrire sur la plateforme Ya-Ya Regie, laquelle utilise le logiciel de reconnaissance faciale Zenus. Près de la moitié des congressistes a opté pour ce mode, ce qui a permis d’inscrire les participants cinq fois plus rapidement qu’avec le code à barres ou le système QR utilisé lors des événements de l’année précédente. De plus, la reconnaissance faciale améliore la sécurité, prévient les fraudes et permet de mesurer le degré de satisfaction des participants.

Ces tendances mondiales démontrent l’évolution récente du tourisme d’affaires et de congrès. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Image à la une : Joakim Honkosalo – Unsplash