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Tendances chez les consommateurs : 3 profils

L’évolution des comportements de la clientèle rythme les tendances et exerce de l’influence sur les entreprises. L’agence d’études de marché Euromonitor International présente dix segments de clientèles dont les impacts se font déjà sentir dans différents secteurs d’activités. En voici trois à surveiller pour l’industrie touristique.

Le cercle des jeunes milléniaux sains ( Clean Lifers )

De jeunes adultes éduqués dans la vingtaine prennent très au sérieux la quête du bien-être par l’adoption d’un mode de vie sain. Ils croient fermement en leurs idéaux et adaptent leurs comportements d’achat en conséquence. Ainsi, ils renoncent à plusieurs choses qui peuvent nuire à leur quête, comme l’alcool, les aliments mauvais pour la santé, et de plus en plus, les achats impulsifs. Ils préfèrent dépenser leur argent sur des expériences comme des escapades d’un week-end, des sorties dans un bon restaurant ou encore sur un événement de yoga avec des amis.

Ils sont attachés à la famille, souhaitent passer du temps avec leurs parents. Ces jeunes adultes ont d’ailleurs tendance à demeurer à la maison plus longtemps que ne l’ont fait leurs aînés. Ils ont développé une certaine complicité avec leurs parents, des membres de la génération X ou du baby-boom. Ils choisissent même de voyager ensemble.

Les hôtels qui ont pris le virage bien-être sauront recevoir ces jeunes milléniaux exigeants. C’est notamment le cas de la bannière EVEN Hotels, dont le concept est entièrement tourné vers le bien-être. Ses établissements proposent de nombreuses options gourmandes et des aménagements pour pratiquer le yoga et faire des exercices dans les chambres et en salle. Voici la vidéo promotionnelle de l’entreprise qui illustre bien son positionnement :

even-hotels-promo-videoCes grands consommateurs de kombucha, adeptes d’aliments crus et de routine d’exercices ont également un esprit de communauté très développé. Ils veulent faire la fête, mais ne souhaitent pas passer la nuit dans les bars. Pour combler ce désir, ils ont créé des événements qui leur ressemblent comme le Mindful Drinking Festival qui permet de découvrir toute une variété de jus et de boissons non alcoolisées et de mieux comprendre les bienfaits de demeurer sobre, tout en faisant la fête. Les événements Daybreaker, ces rassemblements qui allient yoga, fête et danse, se déroulent en matinée un peu partout à travers le monde et s’inscrivent aussi dans cette mouvance (voir la vidéo ci-dessous).

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Source : Daybreaker

Les emprunteurs ( The Borrowers )

À la recherche de liberté et d’expériences de vie, les emprunteurs refusent de cumuler du matériel pour afficher leur statut social. Ce principe de vie, associé jusqu’à récemment aux milléniaux, s’applique désormais à des personnes de tous âges. Des baby-boomers en quête de liberté se départissent de leurs biens afin de vivre plus simplement et librement.

La progression rapide de l’économie collaborative dans de nombreux secteurs a largement contribué à l’émergence du marché des emprunteurs. Aujourd’hui, les entreprises phares comme Airbnb et Uber sont bien établies. L’idée d’échanger des biens entre particuliers, de louer des produits plutôt que de les acheter est maintenant très répandue parmi des gens de tous âges. Et des startups œuvrent continuellement à innover en ce sens.

Les voyageurs peuvent louer des appartements, des maisons, faire du covoiturage, mais aussi louer de l’équipement de plein air, avec notamment le portail Spinlister, des articles pour bébés grâce à un partenariat entre Destination Hotels et Babierge ou encore un véhicule récréatif par la plateforme Camplifly.

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Source : Babierge

Les « visualisateurs » ( View in my roomers )

De plus en plus, les consommateurs pourront lier la perception et la réalité à l’aide de l’imagerie numérique. Bien que cela soit déjà possible, visualiser les produits ou les destinations avant de les consommer deviendra une pratique étendue. La technologie de réalité virtuelle et celle de la réalité augmentée — superposition d’informations sur une image réelle captée à travers l’écran d’un appareil mobile — permettent de réduire les incertitudes liées à un achat intangible. Les « visualisateurs » sont ces adeptes de la technologie au quotidien qui adoptent les nouvelles tendances numériques rapidement.

De grandes marques comme Ikea, Amazon ou encore les peintures Dulux offrent la réalité augmentée pour aider les « visualisateurs » à imaginer leur espace transformé par les produits qu’ils convoitent. Dans le premier cas, on peut visualiser les meubles dans les pièces de notre maison. Amazon et son application AR view propose sensiblement la même chose (voir la vidéo ci-dessous). Dulux offre un aperçu, toujours à travers l’écran de l’appareil mobile, de ce qu’aurait l’air une pièce selon les différentes couleurs sélectionnées.

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Source : Amazon

Le recours à la réalité augmentée par les grandes entreprises incitera les « visualisateurs » à rechercher cette technologie dans les expériences touristiques pour une plus grande immersion. Selon une étude de Ericsson ConsumerLab, le quart des friands de la technologie estiment que les gens exploreront des destinations touristiques rehaussées par la réalité augmentée au cours de la prochaine année. Cette technologie est facile d’accès pour les voyageurs puisqu’elle ne nécessite qu’un téléphone intelligent. Cet aspect lui donne une longueur d’avance sur la réalité virtuelle qui requiert le port d’un casque ou d’une visionneuse.

Il existe depuis un certain temps des applications permettant aux voyageurs de s’orienter en ville ou en milieu naturel grâce à l’identification des sommets, par exemple, à travers l’écran du téléphone, comme c’est le cas avec PeakVisor. Destination Sherbrooke propose l’application Muralis qui permet de découvrir la ville selon différentes époques, grâce à de grandes murales et à travers un téléphone intelligent par la réalité augmentée.

Des consommateurs avertis

Les principes adoptés par les consommateurs, les valeurs partagées par les entreprises et les outils technologiques mis à la portée de tous continuent à influencer les façons de consommer. Les consommateurs se font enquêteurs, partagent le fruit de leurs recherches sur les réseaux sociaux, partent même des mouvements et contribuent ainsi à la réputation des marques. Celles-ci doivent être à l’écoute, plus que jamais.

 

Image à la une : Reshot

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Segments de clientèles

Comment voyagent les diverses générations

Cette analyse présente les habitudes de voyage des diverses générations européennes à partir des résultats de deux sondages. Le premier a été réalisé par One Poll pour eDreams, une agence de voyages en ligne, auprès de 13 000 répondants adultes du Royaume-Uni, de l’Espagne, de la France, de l’Allemagne, de la Suède, du Portugal, de l’Italie et des États-Unis. Le second par Expedia auprès de 3000 voyageurs britanniques, allemands et français au printemps dernier. Tous devaient avoir réservé un voyage en ligne au cours l’année précédente. Les globe-trotteurs ont ensuite été séparés en quatre groupes générationnels.

 On voyage de plus en plus jeune

Selon eDreams, les baby-boomers ont commencé à voyager à l’étranger à un âge plus avancé que ceux des générations suivantes, soit vers 19 ans. En effet, de nos jours, un enfant entreprend son premier voyage à l’âge de cinq ans en moyenne et plus du quart a voyagé à l’international avant l’âge de deux ans.

À 12 ans, les milléniaux ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents

Quant aux milléniaux, ils ont effectué leur premier voyage à l’étranger à neuf ans en moyenne; à 12 ans, ils ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents. Ces jeunes générations ont voyagé trois fois plus que leurs grands-parents.

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Source : eDreams

Cette tendance se reflète dans les voyages réalisés au cours de l’année 2016 par les trois groupes d’Européens sondés par Expedia. En effet, ce sont les milléniaux qui ont effectué le plus grand nombre de voyages, soit 4,3 en moyenne (tous buts de voyage confondus). Par contre, leurs voyages sont moins longs — 8,5 jours en moyenne comparativement à ceux des baby-boomers (10,5 jours) et des générations X et Y (9 jours).

Les destinations long-courriers ont la cote

Les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie

D’après eDreams, les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie. Les voyageurs se rendent à des destinations lointaines jusqu’à 55 % plus fréquemment que lorsqu’ils étaient enfants. L’Afrique du Nord, les îles des Caraïbes, l’Asie du Sud-Est et le Canada sont parmi les destinations les plus populaires pour les Européens, bien que les États-Unis, principalement New York, soient toujours le choix le plus répandu. Les séjours sur le continent européen connaissent également une hausse de 20 %, les destinations les plus fréquentées étant l’Espagne, l’Italie, la France, la Grèce et le Portugal. Expedia rapporte que toutes les générations aiment découvrir d’autres pays.

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Source : eDreams

Des habitudes de voyage différentes d’il y a dix ans

La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %

Dans l’ensemble, plus de la moitié des personnes interrogées (51 %) par One Poll voyagent plus aujourd’hui qu’elles ne le faisaient il y a 10 ans compte tenu d’une accessibilité accrue et de l’augmentation de leur revenu disponible. La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2007. Les Italiens sont ceux qui allouent la plus forte proportion de leur salaire annuel aux voyages (20 %). Pour les jeunes générations, le budget est un facteur primordial lors de la recherche et de la réservation de leur voyage, selon Expedia.

La popularité des agences en ligne 

Selon eDreams, les voyageurs réservent leur séjour majoritairement par l’entremise d’une agence de voyages en ligne (OTA). Ces réservations ont maintenant largement dépassé celles effectuées par l’intermédiaire d’une agence ayant pignon sur rue, dont la part est passée de 41 % à seulement 19 % au cours des 10 dernières années.

L’étude d’Expédia confirme l’importance des OTA pour la planification des voyages, surtout pour les baby-boomers et les X (voir le graphique 1). Ces générations se fient également plus que les autres aux commentaires d’autres voyageurs (39 % et 41 % respectivement). Pour les plus jeunes, ce sont les moteurs de recherche qui constituent la principale source d’information lors de la planification du séjour. En fait, ces derniers sont à la recherche de nouvelles idées de destination. Près des deux tiers d’entre eux affirment avoir besoin d’aide et d’inspiration lorsqu’ils amorcent la phase de planification. 

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Les modes de transport

Selon eDreams, le transport aérien a connu une légère croissance (6 %) alors que les déplacements en voiture de location ont augmenté de 25 %. Quant aux voyages en autocar, ils ont perdu de leur popularité, diminuant de 17 %. Expedia confirme que l’avion constitue le principal mode de déplacement pour toutes les générations, surtout pour les Z et les Y. Cela est probablement dû à la popularité des destinations long-courrier. Toutefois, l’automobile demeure le moyen de transport privilégié de près du tiers des baby-boomers (31 %) et des X (29 %).

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Source : eDreams

Mobilité et médias sociaux 

Selon Expedia, les photos de voyage publiées par des amis sur les médias sociaux influencent le choix de lieu de séjour des jeunes générations et plus du tiers (36 %) d’entre eux se disent également inspirés par des blogues ou des articles sur des destinations voyage. Pour les X et les baby-boomers, ce sont plutôt les promotions qui ont une incidence sur le choix du lieu de vacances.

Pour s’inspirer avant la réservation et pendant le voyage, les jeunes de la génération Z utilisent leur téléphone intelligent davantage que les plus âgés, suivis des milléniaux (voir le graphique 2) Toutefois, pendant les phases de recherche et de réservation proprement dites, l’ordinateur est de loin l’outil le plus populaire, et ce, pour toutes les générations, mais particulièrement pour les baby-boomers.

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Espérons que ces quelques informations concernant plusieurs marchés cibles outre-mer prioritaires pour le Québec vous aideront dans la planification de vos actions marketing.

 

Source de l’image à la une: Unsplash

 

 

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Ressources humaines

Comment cultiver la diversité en trois étapes

Plusieurs motifs incitent les organisations touristiques à intensifier l’embauche d’immigrants et d’employés appartenant à une minorité visible. Une main-d’œuvre hétérogène permet de s’adapter aux changements et de répondre aux besoins de la clientèle internationale. De bonnes pratiques de gestion de la diversité permettent donc de se positionner comme un employeur de choix, tout en assumant ses responsabilités sociales.

Recruter différemment

Les communautés ethniques constituent un bassin de candidats qualifiés et sous-utilisés et donc un potentiel de recrutement important. Dans un premier temps, les employeurs doivent se positionner et faire reconnaître leur culture et leurs valeurs inclusives. D’ailleurs, les chercheurs rapportent que les employeurs qui ont des pratiques reconnues en la matière profitent d’une meilleure réputation auprès de tous les chercheurs d’emplois.

Lors du recrutement, l’utilisation du storytelling (récit narratif) est très efficace pour attirer des candidats. Sur le portail Carrières de St-Hubert, on retrouve des portraits d’employés aux origines et trajectoires diversifiées. Les candidats peuvent ainsi s’identifier et facilement se projeter dans l’organisation.

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Source : http://www.st-hubert.com/emploi/carriere.fr.html

Pour élargir son bassin de candidats, l’employeur doit faire appel à des sources de recrutement non traditionnelles. Lorsque les employés sont très homogènes, le bouche à oreille et le référencement seront peu efficaces, car ils tendent à favoriser des candidats au profil relativement similaire. On utilisera plutôt les institutions scolaires, les journaux de quartier, les associations, et on affichera dans les commerces locaux.

Une fois les candidats interpellés, les méthodes de sélection doivent permettre l’égalité des chances. Les recruteurs doivent être à l’affût des stéréotypes et biais culturels qui sont susceptibles de nuire à l’évaluation du candidat.

En entrevue d’embauche, plusieurs signaux envoyés par le candidat peuvent être mal interprétés par un recruteur peu sensibilisé. Les salutations, les émotions, le langage non verbal et l’utilisation du temps de parole varient fortement d’une culture à l’autre. Et force est d’admettre que, pour l’exercice de plusieurs métiers, la vigueur de la poignée de main est souvent peu reliée à la performance en emploi.

Développer l’intelligence culturelle

Dans les hôtels de la chaîne Marriott, tous les employés reçoivent obligatoirement une formation en matière de diversité. Cadres, professionnels et employés de première ligne participent ainsi à différentes activités leur permettant de développer leurs compétences en communication et en résolution de conflits. D’ailleurs, selon l’étude Future Work Skills 2020, les compétences interculturelles font partie des dix compétences clés à maîtriser pour faire face aux défis à venir.

Pour les gestionnaires, il est essentiel de développer leur « intelligence culturelle » c’est-à-dire un répertoire de comportements leur permettant de s’adapter à la complexité des équipes. Parmi ces compétences, on retrouve au premier rang la connaissance et la maîtrise de soi, car il est essentiel de comprendre l’impact de sa propre culture dans ses pratiques de gestion.

Il faut susciter l’intérêt et la curiosité envers la différence chez les employés. Une grande place doit être accordée à l’écoute, à l’observation et à la compréhension avant de porter un jugement. Pour favoriser l’ouverture des employés, on les encourage à apprendre d’autres langues et à voyager ; cela permet évidemment d’améliorer le service à la clientèle, mais entraîne aussi une plus grande empathie.

Créer des espaces de rencontre et d’échange interculturel

Il ne suffit pas de rassembler un groupe d’employés hétéroclites pour devenir une organisation inclusive. Une culture fortement ouverte à la diversité est tributaire d’activités de sensibilisation et de consolidation. Une journée de la culture, des jeux-questionnaires dans l’intranet et des articles dans le journal de l’entreprise représentent autant d’activités qui permettent de mieux comprendre ses collègues. L’humain a naturellement peur de ce qu’il ne connaît pas, alors il faut favoriser les échanges et les rapprochements pour que les similarités émergent et que les différences soient mieux comprises. Lors de ces activités, il ne faut surtout pas omettre de présenter la culture majoritaire qui, elle aussi, doit être mieux comprise par les nouveaux arrivants.

Pour accueillir les nouveaux employés et faciliter leur intégration en poste, il est intéressant de procéder à un jumelage. Le parrainage par un employé d’une culture différente permet d’établir des liens de confiance et permet de briser les cloisonnements sur le plan social.

Au Ritz-Carlton de Montréal, le personnel est issu de près de 40 communautés culturelles différentes. Afin de favoriser les échanges entre les membres du personnel et dans le but de démystifier certains aspects ayant trait à la culture des coéquipiers, l’entreprise organise des dîners culturels. La nourriture est toujours un excellent prétexte à l’échange d’expériences et à la discussion. Cela permet à chacun de goûter à la culture de l’autre.

Lorsque les employés se sentent estimés et valorisés, leur motivation et leur rendement sont décuplés, et ça, c’est universel!

Source image à la une: Pixabay 

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Ressources humaines

Les milléniaux boudent-ils vos emplois?

La génération du millénaire est désormais majoritaire sur le marché du travail. Quoiqu’ils soient présents depuis une quinzaine d’années, leur intégration demeure pourtant l’une des grandes préoccupations des gestionnaires. La littérature managériale concernant leurs besoins et leurs attentes abonde. Alors, pourquoi certaines organisations peinent-elles toujours à les attirer et à les fidéliser?

Qui sont-ils?

On doit à William Strauss et Neil Howe l’utilisation du terme « milléniaux » pour désigner les jeunes nés entre 1982 et 2004 (lire aussi sur la génération Y et la génération Z). D’emblée, il faut mentionner que les chercheurs qui ont scruté les comportements de cette génération obtiennent des résultats fort variés.

Les milléniaux ont grandi dans une période de transformation radicale sur le plan des technologies, du marché et des relations d’emploi. Cette époque de mutation importante et de grande instabilité a donné naissance à une génération toute à son image. Les jeunes d’aujourd’hui forment un groupe de travailleurs très fragmenté, ce qui en fait une catégorie d’employés difficile à déchiffrer. Il faut donc plus que jamais se méfier des généralisations.

Des besoins différents?

Les chercheurs Gilles Guérin et Tania Saba soulignent que les jeunes employés ont des besoins assez similaires à ceux exprimés par la plupart des travailleurs : de la reconnaissance, de l’autonomie, des horaires flexibles et un travail qui a du sens. Pour le reste, le type d’emploi convoité et la période de vie expliqueraient davantage les attentes particulières des jeunes à l’égard de leur travail.

Des conditions de travail « douloureuses »?

Connaissez-vous l’allégorie de la grenouille? Plongée dans une casserole d’eau bouillante, celle-ci en sortirait au plus vite, alors que dans une casserole d’eau froide chauffée lentement, elle resterait bien sagement dans l’eau. Cette métaphore illustre bien la réaction des milléniaux lors de leur entrée sur le marché du travail. Les milléniaux sont beaucoup plus prompts et réactifs face à une organisation qui n’adopte pas des pratiques de gestion des ressources humaines modernes.

Leur caractère impatient est d’ailleurs l’une de leurs rares caractéristiques faisant consensus. Pour fidéliser cette génération dans un emploi, rien ne sert de miser sur les avantages à long terme tels que la retraite et la possibilité de faire carrière. La désormais célèbre expression YOLO (You Live Only Once) se traduit aussi dans leur désir d’évoluer dans un milieu de travail qui leur plaît au quotidien.

Une forme « désuète » de management?

Beaucoup d’organisations adoptent encore une structure dite « mécaniste », c’est-à-dire une gestion avec des tâches et procédures très formalisées et une hiérarchie forte. Or les individus, particulièrement les milléniaux, recherchent au contraire plus de fluidité et de flexibilité dans le travail. Ces exigences correspondent davantage à un type d’organisation « organique », plus approprié pour faire face à des environnements complexes et changeants.

Si les milléniaux boudent certaines organisations, c’est que celles-ci tardent encore à adapter leur structure et leur culture organisationnelle pour être en adéquation avec leur époque. Selon la théorie de Darwin, seuls ceux qui s’adaptent survivent…

De bonnes pratiques reconnues

Bonne nouvelle : nul besoin de réinventer la roue pour séduire les milléniaux. Il faut plutôt créer un environnement de travail mobilisant et inspirant en instaurant des pratiques de gestion tout à fait actuelles :

Doit-on chouchouter les milléniaux?

Afin d’éviter les tensions intergénérationnelles et la jalousie, les organisations doivent faire preuve d’équité.

Dans un milieu de travail sain, toutes les générations d’employés se sentent respectées et valorisées (lire aussi Attirer et fidéliser les travailleurs expérimentés). La jalousie au travail est souvent associée à un sentiment d’infériorité, à une intense frustration et à une hostilité plus ou moins ouverte à l’égard de l’autre. Les conflits intergénérationnels tendent à naître dans des climats de travail où l’on attise la compétition et où il y a un manque de reconnaissance généralisé.

Équité et flexibilité

En ce qui a trait à la rémunération globale, les avantages sociaux à la carte ont la côte auprès de toutes les générations. Les milléniaux apprécient la flexibilité de pouvoir choisir des conditions de travail qui correspondent à leur situation personnelle. Dans ce contexte de traitement individualisé, il est important de communiquer clairement avec les employés afin de maintenir la perception de traitement équitable.

Tous les travailleurs méritent de vivre une expérience employé de première classe. Un employeur qui adopte de bonnes pratiques de gestion des ressources humaines et qui s’adapte rapidement à son environnement a donc tout ce qu’il faut pour attirer et fidéliser les talents, qu’ils soient des milléniaux ou non.

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Produits et activités

Accroître la popularité des sports nautiques

Au Québec, les sports nautiques font partie des activités identifiées dans la Stratégie touristique du Saint-Laurent. Le nautisme est en effet l’un des produits prioritaires, car il représente un avantage concurrentiel et il répond à la demande des marchés cibles hors Québec. En développant les sports nautiques moins connus, le Québec peut consolider ce positionnement et se différencier des marchés concurrents. Voici des projets favorisant l’accessibilité et l’attractivité des sports nautiques méconnus des touristes.

Le surf, un produit d’appel même pour les débutants

L’industrie du surf se taille une place au Québec. Selon PMB 2015, 102 000 Québécois possèdent ou louent une planche à voile ou de surf, soit une hausse de 120 % en cinq ans. Il existe de nombreux lieux de pratique en eau vive, sur les rivières et le fleuve. À Montréal, les populaires vagues à surf de l’Habitat 67 et de la « vague à Guy » du Parc-des-Rapides attirent chaque année entre 18 000 et 25 000 surfeurs, selon la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive (qui s’occupe aussi du surf).

Pour faire découvrir cette activité aux novices, deux centres de surf intérieur ont ouvert au Québec dans les dernières années. Il s’agit de Maeva Surf à Laval, et Oasis Surf à Brossard (voir vidéo ci-dessous). Ce dernier, qui abrite un bar-restaurant et organise des événements corporatifs, a attiré 50 000 clients en 2015.

Il existe aussi des parcs à surf dans des bassins extérieurs, comme le NLand Surf Park au Texas et le Surf Snowdonia Adventure Parc au Pays de Galles (voir photos ci-desssous). Ce dernier est un lagon artificiel équipé de la technologie Wavegarden permettant de créer les plus longues vagues artificielles au monde (300 mètres). Le site propose de multiples activités d’aventure aquatiques, des hébergements en pods, un bar, un café et un restaurant, ce qui en fait un véritable produit touristique. De plus, des forfaits de consolidation d’équipes sont proposés pour les groupes.

surf snowdonia adventure parc au pays de galles

Sources : Contemporist et Instagram

Le surf en eau froide, produit à développer au Québec?

Le surf se pratique en hiver dans des régions éloignées du Québec telles que la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, où les sportifs affrontent les vagues glacées du Saint-Laurent et de son golfe. La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide, à l’instar d’autres régions éloignées du globe telles que les îles Lofoten en Norvège.

La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide

Pour éviter que cette activité ne reste réservée à une poignée d’aventuriers, la Norvège a mis en place une offre touristique. Le complexe Unstad Arctic Surf, au bord de la mer arctique, est une école de surf ouverte à l’année. Elle dispose d’un camping, de chalets et d’un spa, organise des camps de trois jours et propose plusieurs types de forfaits, même en hiver. Certains incluent les transferts de l’aéroport, le transport aux différents lieux de surf, l’hébergement, les repas et l’équipement.

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Source : Unstad Arctic Surf

Le kayak de mer, une offre complémentaire et originale

Certains acteurs offrent une expérience de kayak de mer distinctive en tirant profit d’autres attraits, installations ou tout simplement des éléments naturels. Observer les baleines en kayak dans la région de Tadoussac est un produit populaire dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et est proposé par plusieurs entreprises touristiques et inclus dans des forfaits de voyagistes. Mais il y a un potentiel de développement pour ce produit de niche. Par exemple, l’école KSF, basée à Montréal, organise des sorties de groupe en été pour assister aux feux d’artifice Loto-Québec ou encore admirer la pleine lune.

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Source : KSF

L’entreprise d’activités d’aventure Katabatik située dans la région de Charlevoix propose un forfait d’une demi-journée de kayak hivernal. Organisée à la fin de l’hiver, l’excursion permet de s’approcher de la banquise, des phoques, et de contempler les falaises glacées.

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Source : Katabatik

Pour attirer les visiteurs, l’accessibilité d’un produit va de pair avec son attractivité. À Minneapolis, un projet pilote a vu le jour afin d’encourager les touristes urbains, mais aussi les résidents, à pratiquer le kayak. Mississippi River Paddle Share est le premier service de partage de kayaks situé dans un parc national. Une trentaine de bateaux sont mis à disposition dans quatre stations prévues à cet effet aux abords du fleuve Mississippi et de la ville. Les réservations se font sur le site Web où l’utilisateur choisit un jour et une plage horaire et reçoit un code d’accès qui lui permet d’ouvrir un casier contenant le kayak, la rame et le gilet de sauvetage. Il peut se rendre d’un point de chute à l’autre et continuer son excursion grâce aux stations de vélos en libre-service de la ville, situées à proximité.

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Source : Mississippi River Paddle Share

Promouvoir les sports nautiques par les festivals

La pratique de la planche à pagaie (SUP) est en forte hausse. Selon l’organisme Outdoor Foundation, le nombre de participants aux États-Unis est passé de 1,1 million en 2010 à 2,8 millions en 2014. Le Paddlefest O’Soleil est un nouvel événement nautique qui a lieu chaque été au lac Saint-Jean, sur le site de la Coopérative O’Soleil, un café-bistro qui organise des activités de planche à pagaie (SUP) et de kite surf sur le lac. Le but de l’événement est de promouvoir la pratique de ces sports moins connus par des courses et des démonstrations.

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Source : Facebook

Une voie à poursuivre pour le Québec

Au Québec, plusieurs facteurs favorisent le développement de l’offre touristique autour des sports nautiques émergents : les nombreux centres de location d’équipement, le développement du Sentier maritime du Saint-Laurent, les projets de création de vagues à surf artificielles, l’omniprésence des voies d’eau et la structuration grandissante du secteur nautique grâce au programme Québec Stations Nautiques de l’Association Maritime du Québec.

Avez-vous d’autres idées pour développer ces pratiques ?

 

Source de l’image à la une : © Jean-François Hamelin/QuébecOriginal

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Hébergement

Le nouveau monde des auberges de jeunesse

Netanya Trimboli, directrice des communications et des relations publiques pour le regroupement Hostelling International USA, estime que l’univers des auberges de jeunesse connaît un renouveau semblable à celui de l’industrie hôtelière, il y a plus ou moins 25 ans, avec la multiplication des hôtels boutiques et des hôtels lifestyle. La firme Phocuswright s’intéresse à la transformation de cette offre d’hébergement et dresse le profil du marché. Cette analyse en propose un aperçu faisant suite à la présentation de deux auberges qui illustrent bien le renouveau de ce secteur.

Des auberges design

D’abord, soulignons qu’il s’agit ici d’hostel, un terme que l’on peut traduire par auberge, plus particulièrement par auberge de jeunesse, mais où la « jeunesse » qualifie plutôt un état d’âme que l’âge. Dans la formulation anglophone, on utilise aujourd’hui simplement le terme auberge.

Les poshtels proposent des unités décorées avec soin, avec des espaces communs design et des expériences culinaires locales recherchées.

On parle aussi de poshtel, pour posh hostel, qui signifie auberge chic ou design. Dans ces établissements, les grands dortoirs existent toujours, mais de plus en plus misent sur une offre combinée de chambres partagées avec salle de bain complète, et de chambres privées, comme à l’hôtel. Les poshtels proposent des unités décorées avec soin, avec des espaces communs design et des expériences culinaires locales recherchées.

Generator 

La chaîne d’auberges Generator, actuellement en pleine expansion, illustre bien le concept de poshtel. Elle compte douze établissements en Europe et projette d’en ouvrir deux autres prochainement, dont un à Miami, aux États-Unis. Dans l’ensemble, le décor éclectique est très jeune et dynamique. Les chambres privées sont grandes. Chaque lit, en chambre privée ou partagée, est muni d’une prise de courant pour recharger les appareils électroniques. Une grande importance est accordée aux espaces communs tels que les bars, les cafés et les restaurants.

La chaine d’auberges Generator accorde une importance aux espaces communs tels que les bars, les cafes et les restaurants.

Source : Generator (Dublin)

Dans l’établissement d’Amsterdam, notamment, les clients peuvent boire du café conçu par un artisan local, prendre une bière de microbrasserie dans l’un des deux bars ou encore emprunter des vélos. Le nouveau bar, aménagé dans un ancien laboratoire universitaire, offre des prestations de DJ locaux jusqu’à 3 h du matin. Un lit dans une chambre partagée coûte 17 $ US la nuit alors qu’une chambre privée se détaille à 73 $ US. La vidéo promotionnelle suivante décrit bien la clientèle cible, des adultes de la génération des milléniaux, et le type d’ambiance qu’on peut y retrouver.

 

The Bivvi (Colorado, États-Unis) 

Voici un autre exemple, en milieu de villégiature cette fois. L’auberge Bivvi, située dans la station de montagne Breckenridge, offre de belles chambres privées avec spa à l’intérieur pour la somme de 175 $ US, mais également des chambres partagées, pour quatre à six personnes qui doivent débourser 35 $ US chacune, selon la saison. Chaque chambre, incluant celles qui sont partagées, dispose d’une salle de bain privée. Les clients ont tous accès au spa et au foyer extérieurs. Des déjeuners copieux et des options santé sont inclus. La clientèle cible est celle des 18 à 35 ans, mais l’auberge attire des gens de tous âges.

L’auberge Bivvi offre des chambres privees et des chambres partagees frequentees par les milleniaux

Source : The Bivvi

Une offre en émergence en Amérique du Nord

La firme Phocuswright a effectué un sondage dans six pays* auprès de l’industrie, des utilisateurs d’auberges, mais aussi des voyageurs qui ne les fréquentent pas, afin de cerner leurs réticences. Voici les grandes lignes de cette étude.

Seulement 4 % de l’offre mondiale se situe en Amérique du Nord

La répartition mondiale de l’offre en matière d’auberges présentée par Phocuswright indique que seulement 4 % se situe en Amérique du Nord (excluant le Mexique). L’Asie du Nord et l’Europe regroupent 62 % de l’offre alors que l’Amérique latine en compte 18 %. Par ailleurs, bien qu’il existe des chaînes d’auberges, il s’agit principalement d’un marché d’entreprises indépendantes. La plus grande part des réservations se font par les agences en ligne, dans une plus forte proportion que les hôtels.

Fréquentées par des milléniaux qui voyagent beaucoup

Plus de 70 % de la clientèle des auberges est formée par la génération des milléniaux, âgés de 18 à 34 ans. La majorité réserve en ligne, à partir de leur ordinateur et environ le quart sur leur téléphone intelligent. L’étude de Phocuswright dresse le profil des utilisateurs d’auberges :

  • Ils sont jeunes et sensibles au prix.
  • Les voyages représentent une part importante de leur vie, en termes de temps comme d’expérience significative.
  • Ils voyagent beaucoup plus que la moyenne; la majorité effectue quatre voyages d’agrément et plus par année.
  • Annuellement, ils dépensent autant, sinon plus que la moyenne des voyageurs.

Ces jeunes voyageurs développent une passion pour le voyage. Leurs motivations diffèrent de celles des autres. Ils voyagent principalement pour voir et expérimenter quelque chose de nouveau alors que le voyageur moyen part pour relaxer, se reposer et décrocher.

Pas exclusifs aux auberges

Les trois raisons qui poussent les voyageurs à choisir les auberges sont le rapport qualité/prix, la localisation, soit les deux mêmes critères que l’ensemble des voyageurs en recherche d’hébergement, puis l’aspect de la socialisation. Ce dernier est unique aux utilisateurs d’auberges. Lorsqu’ils planifient leurs séjours, ces voyageurs ne pensent pas en silo, ils font leur choix principalement parmi les hôtels économiques, les bed & breakfast et les locations de chambres ou d’appartements sur des plateformes comme Airbnb.

Déboulonner des mythes

Malgré la transformation de l’industrie au cours des dernières années, bien des mythes subsistent par rapport à l’univers des auberges de jeunesse. La propreté, la sécurité des effets personnels et l’intimité demeurent des préoccupations pour les non-utilisateurs. En fait, de nombreuses auberges ont remédié à ces trois enjeux en offrant des chambres aménagées avec un souci de l’esthétisme et nettoyées quotidiennement comme dans l’hôtellerie traditionnelle, en aménageant des lieux sécurisés pour les bagages et en bonifiant de manière importante l’offre de chambres privées. Comme l’information circule à vitesse grand V, tout particulièrement avec une clientèle formée de milléniaux, les auberges qui tirent bien leur épingle du jeu seront vite reconnues. Reste à voir si cette offre se développera davantage en Amérique du Nord.

*États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Chine, Australie et Corée du Sud.

 

Image à la une : © Generator (Amsterdam)

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Ressources humaines

10 façons de créer un milieu de travail idéal

Dans son guide « Employees First » s’adressant aux professionnels du tourisme, Destination British Columbia présente diverses ressources et boîtes à outils visant à aider les entreprises dans la gestion de leurs ressources humaines. L’une des prémisses de ce guide est que le succès d’une entreprise s’obtient rarement seul. En effet, derrière chaque grand dirigeant se trouve une équipe sans laquelle une organisation ne pourrait atteindre ses objectifs. Prioriser la satisfaction et le développement de ses employés, en créant un milieu de travail propice à l’épanouissement où chacun serait enthousiaste à l’idée d’aller travailler pour exploiter son plein potentiel, est la visée de bien des employeurs. Mais comment mettre en place un tel environnement?

À la base se trouve la raison d’être de votre entreprise, vos valeurs et votre vision. En attirant des employés qui les comprennent, qui y adhèrent et qui se sentent motivés par celles-ci, vous aurez davantage de chances de développer un milieu de travail idéal.

Voici dix façons d’y arriver :

1. Communiquez votre vision et vos valeurs

Expliquez clairement les valeurs fondamentales de l’entreprise et sa vision, déterminez les attentes que vous avez envers chacun et ce à quoi l’on peut s’attendre de vous et de l’organisation, favorisez le développement d’un sentiment d’attachement de votre personnel.

2. Montrez l’exemple

Vos actions et vos communications doivent être cohérentes avec vos valeurs et votre vision. En agissant avec intégrité, vous gagnez le respect de vos employés et leur servez de modèle.

3. Construisez une culture d’entreprise positive

Une culture d’entreprise prend du temps à se construire et évolue doucement. Elle s’appuie non seulement sur le leadership des dirigeants, mais également sur les personnes qui constituent l’équipe. Le choix de chacune de ces ressources est donc de la plus haute importance lorsque l’on cherche à constituer une équipe qui puisse travailler à l’atteinte d’objectifs communs avec passion.

4. Insufflez la loyauté et la confiance

Plusieurs actions renforcent les liens de confiance entre les employés et la direction; par exemple, discutez de développement de carrière, investissez dans des formations et déléguez des tâches décisionnelles. De telles actions créent une dynamique d’ouverture qui favorise la confiance, la fierté et la loyauté du personnel.

5. Considérez vos employés et récompensez-les pour leurs efforts

Pour obtenir le meilleur de vos employés, il faut, entre autres, être à leur écoute, les valoriser et démontrer votre appréciation. Cela peut se faire de diverses manières, notamment prendre le temps de célébrer les succès en équipe, reconnaître le dépassement de certains individus et offrir des occasions de promotion ou de perfectionnement.

6. Visez la rétention de votre personnel

Écoutez les membres de votre équipe, considérez leurs préoccupations, corrigez certaines situations et assurez un suivi afin d’offrir un environnement de travail ouvert. Pour motiver et retenir vos employés, pourquoi ne pas les impliquer dans la solution lorsqu’un problème survient? Ainsi, ils contribuent à la création de nouvelles procédures et font partie intégrante du changement effectué.

7. Affrontez les problèmes avant qu’ils ne créent des conflits entre les employés

Il vaut mieux être proactif que réactif lorsqu’il s’agit de gérer des conflits sur le lieu de travail. Faire preuve d’ouverture pour accueillir les insatisfactions, voire les frustrations de certains individus, et prendre le temps de discuter avec eux permet d’éviter que certains problèmes prennent une ampleur démesurée et influencent le moral du groupe. Une façon de minimiser les insatisfactions consiste à clarifier a priori les attentes du personnel et de l’organisation. 

8. Offrez davantage qu’un salaire, offrez un mode de vie

Plus que jamais, on reconnaît l’importance d’un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle, particulièrement depuis l’arrivée des générations Z et Y sur le marché du travail. Les conditions de travail de plus en plus recherchées comprennent : des horaires flexibles, une certaine liberté pour effectuer des tâches, la possibilité d’exprimer ses opinions, un salaire concurrentiel et l’occasion de suivre des formations.

9. Ayez du plaisir

Un lieu de travail décontracté favorise l’épanouissement et permet de passer à travers des situations difficiles sans engendrer trop de stress ou de tensions. Cet environnement peut demeurer professionnel et productif même s’il y règne un esprit empreint d’enthousiasme.

10. Impliquez-vous auprès de votre communauté

Depuis quelques années, plusieurs organisations reconnaissent que leur responsabilité sociale influence leur crédibilité auprès de leur communauté comme de leurs employés. En intégrant des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans vos valeurs et dans vos activités, vous projetez une volonté de faire une différence, ce qui semble fort attrayant, particulièrement pour les jeunes générations.

Le travail occupe une place centrale dans la vie. Pour vous assurer d’attirer les talents qui correspondent le mieux à vos besoins et vous permettent d’atteindre vos objectifs d’affaires, il semble essentiel de placer vos employés au centre de vos préoccupations.

 

Image à la une : ©iStock

 

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Ressources humaines

Recruter et séduire de nouveaux talents

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de difficultés de recrutement, les organisations touristiques doivent faire preuve d’imagination pour attirer dans leurs rangs les meilleurs candidats.

Tendances en matière de recrutement

En début d’année 2016, le magazine Inc. publiait trois tendances en matière de recrutement pour les années à venir, identifiées par Adam Robinson, dirigeant d’une firme de recrutement pour les entreprises canadiennes et américaines. Selon lui :

  • Le bassin des 16 à 24 ans poursuit sa décroissance, réduisant ainsi les options d’embauche pour les postes d’entrée dans une organisation. Il précise que les secteurs des services comme l’hébergement et la restauration ainsi que le commerce de détail doivent se préparer à cette réalité pour les prochaines années.
  • Les entreprises proactives développeront des bases de données de candidats potentiels et établiront des relations avec eux, notamment en démontrant, sur le Web et par les médias sociaux, leur culture d’entreprise et les valeurs qui les animent.
  • Les entreprises averties cibleront les candidats en fonction de leur potentiel plutôt que de leur expérience. On choisit une ressource pour son « savoir-être » et on la forme pour son « savoir-faire ».

 

Dans un contexte où le marché du travail en général s’avère plus favorable aux candidats qu’aux employeurs, l’innovation et la créativité sont à l’honneur non seulement pour démontrer le dynamisme d’une organisation, mais aussi pour mieux attirer les ressources prometteuses. En voici quelques exemples.

Clavarder avec un candidat

La génération Z (16 à 26 ans) a déjà un rapport différent des autres tranches d’âge avec le travail. Dès le départ, elle s’attend à une procédure de recrutement agile, digitale et mobile. Mais attention, le tout doit être récupéré habilement par un humain pour la suite des choses. En ce qui a trait au recrutement, ces jeunes s’attendent à ce que les premiers contacts soient simples, directs et initiés par de multiples canaux (médias sociaux, courriels, clavardage).

À titre d’exemple, les magasins à grande surface Carrefour, en France, lançaient en décembre 2015 la plateforme Web Carrefour recrute. Réalisé en collaboration avec une agence de marketing numérique, le site permet aux internautes d’interroger directement un consultant en recrutement de Carrefour par clavardage. Ils peuvent aussi entrer en contact avec un salarié de Carrefour : un collaborateur-ambassadeur qui s’engage à répondre par courriel. À ce jour, 20 métiers de l’entreprise sont représentés par des collaborateurs-ambassadeurs. Voilà de belles initiatives qui permettent de développer la marque employeur. 

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Source : Le Journal du Net

Faire passer des auditions

Le secteur de l’hôtellerie utilise souvent les termes personnalisation et authenticité lorsqu’il s’agit d’expérience client. Certains établissements ont décidé de les intégrer également dans le processus de recrutement. Les milliers de CV déposés en ligne lors d’ouverture de postes dans de grands hôtels ne permettaient pas d’identifier aisément les candidats ayant le plus de potentiel ou détenant des qualités uniques. C’est ce qui a poussé les groupes Hyatt et Accor Hotels à tester une autre formule : celle des auditions.

Le INK Hotel d’Amsterdam (Accor) a publié sur les médias sociaux une vidéo originale et très ciblée pour annoncer l’ouverture de postes dans son établissement. Elle faisait ressortir l’unicité de chaque individu et de ce qu’il peut apporter à INK par son histoire et sa personnalité :

Deux semaines après la publication, quelque 400 candidats avaient répondu à l’appel sous forme de poèmes, de vidéos et même d’articles de journaux. Cent vingt-cinq personnes ont été invitées à passer des auditions qui consistaient, globalement, en une mise en scène relatant une expérience client. Elles ont dû s’illustrer par d’autres activités, notamment un projet d’équipe, des entrevues et des tableaux d’humeur. La vidéo qui suit présente un condensé de cette journée.

Ce processus devait mener à identifier les personnalités uniques qui allaient devenir l’image de marque de l’établissement d’Amsterdam. À l’issue du processus, soixante personnes ont été embauchées.

Des uniformes au goût du jour

Des chaînes d’hôtel choisissent de vêtir leurs employés de façon particulièrement stylisée afin de rajeunir leur image de marque, et pour plaire à leurs employés et aux jeunes qui envisageraient d’y travailler.

Les hommes qui travaillent à l’hôtel JW Marriott Grand Rapids, au Michigan, portent un habit décontracté avec une bande colorée sur la poche du veston qui s’agence avec la décoration du hall. Le design de cet uniforme est inspiré de commentaires reçus par des visiteurs voulant que les milléniaux préfèrent le look détendu.

Le Hilton West Palm Beach s’est inspiré des bars élégants de New York pour revoir les uniformes de ses employés et attirer davantage de voyageurs milléniaux, tout en conservant son étiquette « Palm Beach Chic ». Les employés occupant les postes de valets porteront une veste de marque Adidas noire; les barmans seront vêtus d’une chic veste de cuir et les baristas porteront dorénavant la casquette plate.

L’Hôtel Indigo de New York, situé dans le secteur artistique de Lower East Side, a choisi d’habiller ses employés dans un style chic et à la mode afin de mieux refléter l’esprit du quartier

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Source : ehotelier.com

Voilà une façon à la fois originale et porteuse pour l’image de la marque, de se faire plus séduisant aux yeux de candidats potentiels.

Se préparer pour les années à venir

Le plan de développement de l’industrie touristique du Québec prévoit un accroissement équivalant à 50 000 emplois d’ici 2020. Alors que les organisations peinent aujourd’hui à pourvoir les postes vacants, la tâche promet d’être ardue dans les années à venir. Des stratégies misant sur différents aspects de la main-d’œuvre devront être mises de l’avant pour faire des entreprises de l’industrie touristique des employeurs convoités.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

Camps pour adultes : nostalgie, quand tu nous tiens!

Remonter le temps

Les expériences nostalgiques touchent une corde sensible : revivre des moments heureux, se sentir à nouveau comme un enfant. Les camps pour adultes s’appuient sur ces aspirations et proposent de s’amuser, de développer des amitiés et de laisser la cravate, le boulot et le téléphone intelligent loin derrière pendant quelques jours.

Selon Lydia Willems, psychothérapeute, libérer l’enfant en soi peut amener à mieux se connaître et aide à se sentir bien. Elle estime que les gens cherchent aujourd’hui à exprimer leur sensibilité et leur créativité et se révèlent ainsi intéressés par des expériences nouvelles. Le message véhiculé sur le site Web de Club Getaway, dans le Connecticut, reflète cet esprit.

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Source : Club Getaway

Même si l’on commence à entendre davantage parler de ces camps, certains existent depuis plusieurs années. Temigami’s Canadian Adventure Camp offre un camp pour adultes depuis 38 ans. Son directeur voit l’intérêt croître depuis quelque temps avec l’arrivée de campeurs qui souhaitent vivre un mélange d’activités d’aventure et d’habileté et retrouver l’enfant en eux.

Formule plaisir inclus

En plus de ce voyage dans l’enfance, beaucoup apprécient un séjour de vacances où les activités et les repas sont organisés. Contrairement à une semaine dans un centre de villégiature, les camps favorisent l’apprentissage, l’amitié et l’essai de nouvelles activités.  

Il y a aujourd’hui des camps pour tous les goûts : acquérir de nouvelles habiletés sportives, apprendre à cuisiner, se ressourcer, etc. Plus près de nos souvenirs d’enfance, le traditionnel camp de vacances version adulte se multiplie et peut se décliner en différents concepts. Beaucoup s’étalent sur un long week-end plutôt qu’une semaine complète. La plupart visent des gens de plus ou moins 30 ans. Il y a aussi ceux destinés à des groupes particuliers, tels que les séniors ou la clientèle LGBT. Selon l’American Camp Association, environ un million d’adultes participent à un camp chaque année aux États-Unis.

Les purs nostalgiques

Quelque 450 participants assistent à chacune des sessions de Camp Grounded, qui se tiennent en Californie et en Caroline du Nord. En plus des activités classiques, on y fait aussi des séances de méditation. Les interdits : toute technologie numérique, les horaires stricts, le réseautage professionnel, l’alcool et les drogues. Les campeurs séjournent dans des dortoirs, et une nourriture saine leur est servie.

Au Québec, le camp laurentien Le Petit Bonheur offre cette expérience de trois jours où la technologie est remplacée par des randonnées, du canot, du tir à l’arc, de l’hébertisme et des feux de camp.

Canadian Adventure Camp propose un week-end pour adultes en version modernisée. Les activités vont des murs d’escalades aux glissades d’eau, en passant par le ski nautique.

Les festifs

Camp No Counselors, aux États-Unis, offre été comme hiver une version classique du camp, avec bar ouvert. Les vacanciers choisissent leurs activités, telles que du ski nautique, des glissades d’eau, du tir à l’arc, du kayak, des chasses au trésor, etc. Formule semblable au Camp Throwback, en Ohio, où s’ajoute le hangover yoga (yoga « lendemain de veille ») en matinée pour aider les participants à se remettre doucement sur pied.

Le Two Islands Weekend se tient au camp Timberlane, en Ontario, et combine aussi l’expérience du camp de vacances avec des soirées bar ouvert. En plus des sports et loisirs traditionnels, on y propose des activités plus « adultes », comme des dégustations de vins, du yoga et des ateliers d’écriture.

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Source : Two Islands Weekend

Les aventures rêvées

Réaliser un rêve d’enfant est chose possible à la Space Academy du U.S. Space & Rocket Center. La version adulte du camp permet de participer à des simulations de missions spatiales, de construire un modèle de fusée, d’essayer la chaise à 1/6 de gravité qui recrée la marche lunaire de Neil Armstrong et d’apprendre sur l’histoire de l’exploration spatiale.

Près de Peterborough, en Ontario, les participants au Zombie Survival Camp doivent se défendre contre une attaque de morts-vivants. Avant l’assaut, les campeurs sont cependant préparés. Ils suivent des ateliers sur le Zom-Jitsu, les tactiques de groupe, les combats armés, la confection d’armes improvisées, les techniques de premiers soins et le leadership. Il est aussi possible d’organiser des activités de consolidation d’équipe (team building) sur demande.

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Source : Zombie Survival Camp

Vers un peu plus de confort

Northern Edge Algonquin propose des camps tout inclus à l’année sur différentes thématiques : des aventures en canot, la découverte du parc, des retraites de yoga ou spirituelles avec introduction au chamanisme. Les participants sont confortablement installés dans des cabines privées, mais peuvent aussi camper sous la tente. Le camp étant orienté vers le respect de l’environnement, on y sert une nourriture saine et bio.

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Source : Northern Edge Algonquin

Une idée à mijoter autour du feu de camp

Les gens, particulièrement les 18-34 ans, cherchent à vivre des expériences. Les camps pour adultes s’insèrent dans cette tendance et leur procurent d’excellentes histoires à partager.

Pour les établissements de camps de vacances, s’ouvrir à la clientèle adulte est une belle occasion d’étirer la saison en juin ou en septembre, alors que les enfants sont à l’école, de développer une offre unique et d’augmenter les revenus. En plus de la version classique du camp, il est possible de miser sur une thématique comme la musique, l’art, la survie en forêt, l’équitation, etc.

Dans le monde de rapidité et de consommation qui est le nôtre, il est facile d’oublier comment jouer et s’émerveiller. Ces camps se sont donné le défi de nous le rappeler!

 

Source de l’image à la une : Camp No Counselors

 

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Segments de clientèles

Top 2015 – Génération du millénaire

Les milléniaux devraient atteindre le sommet de leur pouvoir d’achat en 2020… À l’image de leurs parents, les baby-boomers, ils teintent toutes les facettes de l’économie, et donc de l’industrie touristique. Voici des extraits d’analyses, publiées au cours de la dernière année, qui dévoilent plusieurs aspects de cette génération et des façons de les aborder.

Qui sont les Z?

Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés.

Parmi les milléniaux se trouvent les générations Y et Z. Cette dernière comprend les jeunes nés après 1990 ou 1995, selon les sources. Grosso modo, ce sont les 18-24 ans. Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés. Leur capacité d’attention est encore plus courte que celle des Y, leurs aînés, et leurs valeurs diffèrent.

Les Z sont d’insatiables internautes à la recherche d’informations. Ils exigeront transparence et vérité des entreprises avec lesquelles ils transigeront. Ils sont davantage interpellés par un produit ou un service de qualité que par la compagnie qui le commercialise, ce qui les rend infidèles à une marque.

Pour mieux comprendre les comportements de cette génération des 18 à 24 ans, lisez Les Y vous ont surpris? Attendez de rencontre les Z!

Une génération qui déteint sur les autres

Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés

L’hébergement s’ajuste aux nouvelles préférences de voyage que l’on attribue aux membres de la génération Y (nés après 1980), mais qui concernent un marché beaucoup plus large.

Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés de ces établissements. Des groupes hôteliers créent de nouvelles marques pensées tout particulièrement pour accueillir la clientèle des Y ainsi que tous ceux ayant le même type d’attentes que ces jeunes adultes – et ils seraient nombreux.

De nombreux établissements d’hébergement s’ajustent aux tendances initiées par les milléniaux. L’analyse L’expérience client en hôtel : nouvelles tendances en fait la démonstration.

 hotel_milleniaux_jeunes_designSource : Tommie Hotels

Des voyageurs d’affaires exigeants

Aujourd’hui, les jeunes professionnels et les voyageurs d’affaires de petites entreprises recherchent un confort similaire à celui dont elles bénéficient au bureau et chez elles. Ceux-ci, dépendants du numérique, s’attendent à ce que l’offre d’hébergement soit pourvue des technologies les plus récentes et ils veulent vivre une expérience sociale, le tout à un prix compétitif. Les lobbies adaptés et l’accès facilité à Internet sont des atouts.

Ces gens d’affaires souhaitent aussi conserver leurs habitudes quotidiennes et deviennent plus attentifs à leur hygiène de vie. Ils accordent entre autres de l’importance à ce que l’établissement soit équipé d’une salle d’entraînement, ou encore qu’il propose des repas de qualité et équilibrés.

Les besoins et désirs de ces jeunes en déplacements professionnels et les façons d’y répondre sont présentés dans l’analyse Les nouveaux segments de voyageurs d’affaires.

Le nomade numérique : un mode de vie

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler.

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin.

 nomades_numeriques_milleniaux_voyageurs_affaires_jeunes_professionnelsSource : thesurfoffice.com

L’analyse Les nomades numériques : voyageurs des temps modernes? présente ce phénomène émergent et des exemples pour répondre à leurs besoins.

Des clients, mais aussi des employés

Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre.

Ils s’attendent à travailler avec les dernières technologies, mais priorisent les communications en face à face. Ils exigent souplesse des horaires et des méthodes… Les Z bouleverseront-ils les milieux de travail comme l’ont fait les Y?

La hiérarchie pyramidale, les codes de conduite instaurés par les adultes plus âgés, les ordres; tout cela est dépassé aux yeux des 16 à 20 ans. Les Z sont créatifs et doivent sentir qu’ils participent au succès de l’organisation. Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre. Les résultats pourraient être surprenants.

Comment intégrer les jeunes milléniaux dans vos milieux de travail? L’analyse La génération Z au travail vous offre des pistes de solutions.

Des employés, mais aussi des entrepreneurs

certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition

Ils n’ont rien à perdre, veulent se réaliser et être fiers de ce qu’ils accomplissent. Ils recherchent la flexibilité, la liberté et souhaitent faire ce qu’ils désirent. Pour eux, l’entrepreneuriat correspond à un mode de vie fort attrayant, si bien que certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition.

Pour en savoir plus sur cette génération d’entrepreneurs, consultez l’analyse Les entrepreneurs québécois et la génération Y.

Générations futures

De nombreuses autres analyses du Réseau de veille font allusion aux milléniaux puisqu’il s’agit d’un segment de clientèle incontournable, pour aujourd’hui, mais aussi pour demain puisque le voyage s’inscrit dans leurs besoins et qu’ils transmettent ces valeurs à leur descendance.

 

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

Image à la une : © Pexels