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Comment mesurer ses pratiques sociales?

Lors du Rendez-vous des festivals, événements et attractions touristiques qui s’est tenu le 9 avril dernier, la SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS).

Cet outil standardisé d’autoévaluation, de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance. Ceux-ci se calculent automatiquement autour de douze enjeux relatifs aux pratiques sociales des festivals et des attractions.

 

Les voici :

  1. Gestion responsable ;
  2. Gouvernance participative ;
  3. Épanouissement et qualité de vie du personnel (RH) ;
  4. Qualité de vie de la population et du milieu ;
  5. Épanouissement des visiteurs ;
  6. Participation sociale et reconnaissance du milieu ;
  7. Engagement de l’organisation auprès de sa communauté ;
  8. Accessibilité ;
  9. Identité et mise en valeur culturelle du milieu ;
  10. Promotion de la diversité ;
  11. Créativité et innovation ;
  12. Consommation responsable.

 

La version bonifiée propose plusieurs changements, dont l’ajout et la segmentation de certains indicateurs de performance.

Ce modèle d’évaluation permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. En prenant conscience des actions déjà en place et des enjeux sociaux, les festivals et les attractions peuvent se donner de nouveaux objectifs et établir des stratégies plus performantes tout en développant des pratiques plus durables.

Les festivals, événements et attraits intéressés par le MEPS peuvent le commander en ligne sur le site de la SATQ-FEQ.

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Tourisme durable

Environnement et musée : protéger le passé et le futur

Depuis déjà plusieurs années, de nombreux secteurs de l’industrie touristique prennent un virage vert. Que ce soit l’hôtellerie, les festivals ou les stations de ski, leurs initiatives sont davantage connues des consommateurs et deviennent parfois des outils marketing. Mais qu’en est-il des musées ?

Les musées ont la possibilité de devenir des acteurs clés dans la lutte contre les changements climatiques et pour la protection de l’environnement. D’après le Conseil international des musées (ICOM), ils « peuvent améliorer la prise en compte du développement durable et contribuer à l’éducation sur les questions des changements climatiques en travaillant avec les communautés et en leur donnant les moyens de provoquer des changements pour garantir une planète habitable, la justice sociale et des échanges économiques équitables à long terme ». Voici quelques exemples de mobilisation du milieu muséal et des méthodes d’intégration de pratiques durables dans les organisations.

Avant que tout ne tombe à l’eau

Le Strawbery Banke Museum de Portsmouth, au New Hampshire, met en place des actions afin de prévenir la détérioration des fondations et du contenu de ses maisons patrimoniales, causée par des crues des eaux de plus en plus fréquentes. Depuis près de 10 ans, le musée, qui regroupe 8 jardins et 32 bâtiments historiques, collabore avec la Ville et l’Université du New Hampshire pour étudier l’impact de l’élévation du niveau de la mer dans le secteur. Le musée participe également au comité consultatif pour l’évaluation de la vulnérabilité liée aux changements climatiques dans le quartier historique de Portsmouth. La vidéo suivante présente l’état des lieux lors d’une crue majeure en 2017.

Source : YouTube

À la suite de nombreuses démarches, les responsables proposent maintenant plusieurs activités de sensibilisation et des conférences pour partager leur expérience avec différents membres de leur communauté. Par exemple, ils ont organisé un sommet en 2018 avec 12 autres organisations de l’État pour échanger des idées et des recherches sur les changements climatiques. Ils participent également à des ateliers sur le patrimoine bâti en apportant leur expertise pour la préservation des maisons historiques menacées par l’eau.

L’art au service de l’énergie durable

La Woodstock Art Gallery, en Ontario, a rapidement été conscientisée sur l’énergie durable. Une collaboration s’est établie entre elle et son fournisseur d’électricité, qui est aussi son voisin, pour sensibiliser la communauté et interagir avec elle sur la question des problèmes environnementaux, grâce à leur expertise respective. Par exemple, la galerie offre des programmes scolaires aux élèves de la région pour les initier à l’art et discuter des changements climatiques et du développement durable pendant leur visite.

L’union fait la force

Conscient de ses rôles et responsabilités, le milieu muséal s’organise afin de réduire son impact et de préserver la planète pour les générations futures. Voici quelques regroupements ou groupes de travail œuvrant pour la protection de l’environnement. Ils fournissent une panoplie de ressources et d’exemples de bonnes pratiques.

  • ICOM: groupe de travail sur le développement durable; aide les membres à contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable ainsi qu’à s’adapter aux changements climatiques. Le groupe de travail présentera ses recommandations lors de sa 25e conférence qui se tiendra à Kyoto, au Japon, en 2019.

Avant tout, mettre des efforts à l’interne

Un musée peut effectuer de nombreuses actions durables au sein même de son organisation. Cet aspect s’avère d’autant plus important dans un contexte de sensibilisation du public. Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Plusieurs institutions de la région Rhône-Alpes font des déplacements groupés et rassemblent leurs œuvres dans des réserves mutualisées afin de diminuer la fréquence des transports et réaliser des économies. Le Field Museum, à Chicago, a réduit son impact sur l’environnement et augmenté la qualité de l’air des lieux en remplaçant les nettoyants chimiques par de l’eau ionisée pour laver les vitrines d’exposition et les fenêtres du bâtiment.

Par où commencer ? 

Sarah Sutton, coauteure du livre The Green Museum: A Primer on Environmental Practice, estime que la première étape des institutions muséales pour protéger l’environnement consiste à faire un bilan carbone qui permettra de repérer les sources potentielles d’économie d’énergie. Elles peuvent visiter, par exemple, le site Carbonfund.org pour calculer l’empreinte carbone de leur organisation.

La Société des musées du Québec propose un guide sur l’écoresponsabilité. Il est possible d’y trouver des conseils pour la gestion des installations et des ressources humaines (efficacité énergétique, matières résiduelles, approvisionnement responsable, santé et sécurité, etc.), pour les expositions (conception, fabrication et chantier, démontage et deuxième vie) et pour les communications (internes, externes, designs graphiques et impressions).

Quels sont les gestes écoresponsables de votre musée?

 

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Gestion

Des solutions innovantes pour le financement des PME

Des difficultés de financement persistantes

les garanties et cautions exigées par les financiers constituent le principal problème lors d’une demande de financement

Les exigences en matière de garanties et de cautions affectent la capacité des PME touristiques à emprunter. Au Québec, 44 % des entreprises des secteurs de l’hébergement, des arts et spectacles, des divertissements et loisirs ainsi que des services de voyages, qui ont été interrogées en novembre 2017 par la firme de recherches et sondages SOM pour le compte du ministère du Tourisme, affirment que les garanties et cautions exigées par les financiers constituent le principal problème lors d’une demande de financement; cette proportion atteint 61 % dans le cas des services de voyages. Pourtant, la possibilité d’avoir accès au financement est primordiale pour assurer le développement et la viabilité des entreprises.

Des programmes particuliers pour les PME touristiques

Pour résoudre ces difficultés de financement, des destinations ont décidé de mettre sur pied des programmes spécifiques pour les PME touristiques. C’est le cas du Québec qui a créé, entre autres, le Programme d’appui au développement des attraits touristiques (PADAT), géré par Investissement Québec, et le Fonds tourisme PME, en partenariat avec Filaction. Ces deux programmes visent à stimuler l’investissement des entreprises touristiques et à favoriser l’émergence de projets novateurs. Ils ont vu le jour dans le cadre du Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 et ils font partie des huit programmes d’aide financière aux entreprises touristiques du ministère du Tourisme.

Le Fonds de solidarité FTQ « accompagne financièrement et stratégiquement les entreprises désireuses de profiter des opportunités de croissance » grâce à du capital-actions et à de la dette non garantie. La Banque de développement du Canada propose également des solutions de financement pour agrandir ou acquérir des installations, investir dans les ventes et le marketing, ou explorer de nouveaux marchés.

En France, il y a cinq ans, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne a créé la Banque du Tourisme, une caisse locale consacrée entièrement à ce secteur d’activité. En plus d’offrir du financement, celle-ci propose un accompagnement, des formations sur mesure ou encore du soutien à la création et à la transmission des entreprises.

La Banque autrichienne du développement et du tourisme constitue un guichet unique pour les entreprises touristiques. Il s’agit d’un partenariat public-privé dont les programmes reposent sur le financement direct et indirect, de même que sur le partage de risques : prêts bonifiés, subventions et garanties d’État. L’argent prêté ne doit pas servir au financement des activités courantes.

Des modes de financement innovants

l’Organisation de coopération et de développement économiques croit qu’il faut élargir la gamme des outils de financement afin de rendre les entreprises moins dépendantes de l’emprunt

Malgré l’importance du financement bancaire pour le secteur des PME, l’Organisation de coopération et de développement économiques croit qu’il faut élargir la gamme des outils de financement afin de rendre les entreprises moins dépendantes de l’emprunt. Voici quelques exemples venus d’ailleurs :

  1. Le prêt entre particuliers et le financement participatif. Ils constituent deux modes de financement innovants, simples et peu coûteux pour les entreprises touristiques qui éprouvent de la difficulté à obtenir des fonds en faisant appel aux circuits traditionnels. Bien qu’ils existent depuis plus de 10 ans, ils sont peu utilisés dans le secteur du tourisme. Toutefois, certaines destinations, comme la Nouvelle-Zélande, ont modifié leur législation afin de permettre le prêt entre particuliers et le financement participatif sur le marché des capitaux du pays. Supervisés par l’Autorité des marchés financiers néo-zélandaise, les services de prêt entre particuliers et de financement participatif sont maintenant fournis par des sociétés privées (plateformes) agréées par le législateur. En février 2016, on dénombrait quatre plateformes autorisées pour le prêt entre personnes et huit, pour le financement participatif.                                         

La défunte TravelStarter, une plateforme de financement participatif destinée aux PME du tourisme, a permis de financer des projets dans plusieurs pays, notamment la Croatie, l’Espagne, les États-Unis, la France, le Portugal, la Slovénie et le Royaume-Uni. À Cardiff, au Royaume-Uni, Safehouse Hostel a amassé plus de 10 000 $ US pour financer des travaux de rénovation. À San Francisco, Pacific Tradewinds Hostel a réalisé une campagne marketing pour moderniser et rénover l’espace de travail partagé qu’il met à la disposition des entrepreneurs en déplacement et pour promouvoir l’endroit auprès des résidents et des voyageurs. Au Québec, La Ruche a permis à Voyage Grand V de mettre sur pied son projet Bustel, un autobus scolaire converti en auberge voyageuse, et MiiMOSA, qui se consacre exclusivement aux secteurs de l’alimentation, de l’agriculture et de l’agrotourisme, a soutenu plusieurs projets.

  1. Le financement responsable. Au Royaume-Uni, des entreprises sociales réinvestissent leurs bénéfices pour offrir du financement à d’autres personnes et entreprises. Elles financent les prêts qu’elles accordent, entre autres, auprès de sources publiques et privées (banques commerciales, investisseurs sociaux, aides publiques, fonds fiduciaires, fondations). En 2015, 51 acteurs de la finance responsable ont prêté 98 millions de livres sterling (173 millions CA) à des microentreprises et à des PME. Le propriétaire du Black Swan, un gîte rural, a eu la possibilité de ne payer que de faibles mensualités pendant les six premiers mois suivant son ouverture. Le prêt s’est accompagné de services de soutien non financiers, comme le tutorat.
  2. Les coopératives de cautionnement permettent aux PME suisses d’obtenir des prêts grâce aux garanties de plafond de crédit qu’elles leur accordent. Elles peuvent couvrir jusqu’à 65 % des pertes occasionnées par un projet. Trois de ces quatre institutions œuvrent sur le plan régional.
  3. Le prêt d’honneur. Il s’agit d’un prêt sans intérêt (taux zéro) qui ne nécessite pas de garantie personnelle ou réelle. Il est consenti à une personne physique — et non à une entreprise — afin qu’elle puisse augmenter sa capacité d’emprunt pour réaliser un nouveau projet ou acquérir une entreprise. L’entrepreneur s’engage sur l’honneur à rembourser cette dette. En France, deux réseaux offrent ce type de prêt aux personnes capables de présenter un solide plan d’affaires. L’effet de levier est considérable : pour un euro de prêt d’honneur, les banques allouent en moyenne de 7 à 13 euros en financement supplémentaire. De plus, l’entrepreneur reçoit un accompagnement tout au long de la phase de démarrage de l’entreprise. Au Québec, le CLD Antoine-Labelle propose un tel fonds à ses investisseurs. Son objectif : « stimuler l’entrepreneuriat, fournir un support (sic) technique et financier aux entrepreneurs désirant créer, développer un nouveau projet ou prendre la relève d’une entreprise à but lucratif dans la MRC d’Antoine-Labelle. »

Et vous? Avez-vous des solutions à apporter aux problèmes de financement des PME touristiques?

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Technologies

L’enjeu de la cybersécurité pour les PME

À la fin du mois de novembre 2018, la chaîne hôtelière Marriott International dévoilait être victime de piratage. Pas moins de 500 millions de comptes clients ont été affectés. Cet exemple rappelle qu’aucune entreprise n’est à l’abri de ce genre de problème. Au Québec, plus du tiers d’entre elles affirment avoir été touchées par une cyberattaque, d’après une nouvelle étude du groupe spécialisé en solutions informatiques Novipro, réalisée en collaboration avec la firme Léger. 

 

Aucune entreprise n’est à l’abri 

Bien que plusieurs attaques touchent les grandes compagnies, les petites et moyennes entreprises (PME) ne sont pas nécessairement à l’abri des risques de piratage. Beaucoup d’entre elles n’investissent pas dans la surveillance et la sécurité pour certaines raisons telles que la méconnaissance du sujet ou le manque de moyens financiers. De plus, plusieurs PME sous-estiment leur attractivité pour les pirates informatiques. Elles se sentent à l’abri et négligent alors leur cybersécurité. Pourquoi viserait-on une PME ?

Plusieurs PME sous-estiment leur attractivité pour les pirates informatiques.

Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, les PME constituent des passerelles de choix pour les cyberpirates qui cherchent à atteindre les plus grands joueurs. Les grosses compagnies donnent accès à leurs données aux petites entreprises qu’elles utilisent en tant que vendeurs ou fournisseurs. Par exemple, en 2019, des agences de voyages ont été les cibles d’attaques et ont servi de passerelles à des malfaiteurs pour acheter des billets d’avion par l’entremise de la plateforme Amadeus.

Les PME disposent d’une moins bonne protection informatique et seraient également plus enclines que les grandes entreprises à payer des rançons. À long terme, il devient donc plus avantageux pour les cyberpirates de s’en prendre aux petites compagnies. Or, en plus de faire perdre temps et argent, être victime d’une attaque affecte la réputation et la relation avec les clients.

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Source : Pexels

Selon le gouvernement du Canada, les cyberpirates recherchent particulièrement les informations suivantes :

  • Numéros de carte de crédit ;
  • Listes de contacts ;
  • Dossiers de clients (ce qui inclut les mots de passe, l’historique des ventes et les coordonnées) ;
  • Renseignements sur les employés ;
  • Informations bancaires de l’entreprise.

Le saviez-vous ?

Les entreprises canadiennes sont désormais obligées d’aviser leurs clients en cas de brèche informatique depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, en novembre 2018.

Les employés : acteurs de la cybersécurité

Éduquer le personnel et créer une culture de la sécurité en entreprise s’avèrent très important pour prévenir les cyberattaques.

Malgré tous les investissements technologiques en cybersécurité, éduquer le personnel et créer une culture de la sécurité en entreprise s’avèrent très important pour prévenir les cyberattaques. Comme le souligne la Banque de développement du Canada, bien que leurs actes ne soient pas délibérés, les membres du personnel constituent souvent le maillon faible de la sécurité des compagnies. Pourtant, selon l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, en 2018 : « Seules 54 % des petites entreprises offraient une formation sur la cybersécurité à leurs employés, même si la forme la plus courante de logiciels malveillants constatée par les répondants, l’attaque par hameçonnage (42 %), exploite directement les employés comme point de faiblesse. » Le spécialiste en TI ne doit pas être la seule personne formée.

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Source : Pexels 

Comment faire ?

Une meilleure compréhension des menaces prévient beaucoup de problèmes. N’hésitez pas à mettre sur pied un programme de sensibilisation pour former et garder informés vos employés sur les risques et les bonnes pratiques. D’après le Centre canadien pour la cybersécurité, les entreprises doivent effectuer des activités sur une base régulière. Il est également recommandé de souvent mettre à jour les documents, tout en les laissant à la disposition des travailleurs.

Conjointement à la mise sur pied d’un programme de sensibilisation, élaborer une politique et des normes encadre et oriente la conduite des employés. Selon le site du gouvernement canadien Pensez cybersécurité, de tels documents s’avèrent indispensables pour aider les travailleurs à connaître leurs rôles et responsabilités en matière de sécurité informatique en entreprise. Il est possible d’y intégrer des lignes directrices sur l’utilisation d’Internet, des courriels, des médias sociaux, etc.

Les technologies transforment le quotidien et le visage du tourisme. Elles apportent de nombreux avantages tant aux entreprises qu’aux clients. Cela amène également les dirigeants à être proactifs en matière de cybersécurité. S’informer et se référer à des professionnels peut s’avérer une bonne solution. Plusieurs outils et documents sont disponibles pour les PME, tels que le Carrefour de l’apprentissage et de l’innovation et le guide de la Chambre de commerce internationale.

De nouvelles occasions de croissance et d’innovation se présentent désormais à l’industrie. D’ailleurs, l’Entente de développement numérique des entreprises touristiques (EDNET) du ministère du Tourisme permet aux associations touristiques régionales d’accompagner les entreprises de leur milieu dans le virage numérique. L’adoption des technologies va de pair avec une réflexion et une stratégie en matière de cybersécurité des données, de même qu’avec une saine gestion de son réseau informatique.

Quelles sont vos bonnes pratiques pour la cybersécurité de votre entreprise ?

 

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Gestion

Gestion de files d’attente

Les files d’attente représentent un enjeu de taille, particulièrement dans les lieux à forte affluence. À l’entrée du site, elles influencent la première impression que le public aura de l’accueil, tandis qu’à l’intérieur d’un site, elles teinteront l’appréciation et le confort des visiteurs, leur envie de consommer et la façon dont ils parleront de leur expérience à leur retour. Pour les employés de première ligne, les frictions ressenties par les clients peuvent détériorer leurs conditions de travail. Planifier stratégiquement l’arrivée et le déplacement d’importants flux s’avère donc essentiel.

Quelques exemples présentés dans cette analyse sont issus d’articles publiés dans la Revue Espaces de janvier 2019, cités ci-bas.

Par où commencer ?

La connaissance générale de son public, de ses habitudes de fréquentation, de ses besoins, de ses exigences et de sa provenance, constitue un bon point de départ. Colliger ces informations permet de définir les pics de fréquentation et de repérer les lieux les plus névralgiques afin d’élaborer une stratégie d’accueil efficace selon divers scénarios.

L’expérience client se trouve au cœur de cette réflexion. En produisant un design de service qui tient compte de chaque segment du parcours du visiteur, il est possible de trouver et de décortiquer les éléments qui suscitent de la friction. Cet exercice fournit l’occasion de plancher sur des solutions visant à intégrer harmonieusement les épisodes d’attente à la visite.

Des actions qui se réalisent en amont

Plusieurs incitatifs favorisent un meilleur étalement des arrivées et se réalisent en amont de leur présence sur le site.

Quand vient le temps d’organiser une activité, les consommateurs s’attendent à pouvoir accéder rapidement à des renseignements qui les aideront à mieux préparer leur sortie. Plusieurs incitatifs favorisent un meilleur étalement des arrivées et se réalisent en amont de leur présence sur le site, par exemple :

  • Donner le plus d’information possible sur son site Web, indiquer les meilleurs moments pour s’y rendre, répondre aux questions les plus souvent posées (FAQ) à propos de l’affluence sur les lieux ;
  • Encourager l’achat de billets en ligne pour diminuer les files à la billetterie ;
  • Proposer des tarifs dynamiques pour encourager le public à se rendre durant des périodes plus creuses ;
  • Contrôler le nombre d’entrées en procédant par réservation ;
  • Allonger les heures d’ouverture certains jours clés de la semaine ;
  • Promouvoir l’usage d’outils numériques lorsqu’il y en a, par exemple des bornes pour l’achat de billets en libre-service.

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Au Musée de la civilisation de Québec, les visiteurs qui achètent leurs billets en ligne se prévalent de leur accès prioritaire. Source : Musée de la civilisation

L’innovation technologique au service de la gestion des files

Malgré un rigoureux plan d’action effectué en amont, bien des contextes font en sorte que l’attente est inévitable. Ces dernières années, les problématiques entourant cet enjeu ont inspiré de nombreuses jeunes pousses à créer diverses solutions technologiques. En 2017, le Welcome City Lab de Paris a lancé un appel à candidatures sur le thème de la gestion de l’attente dans les lieux touristiques. Au total, cinq startups ont développé et testé des outils qui ont permis, entre autres, de créer des parcours clients plus fluides, d’offrir des solutions d’accueil axées sur le numérique, d’incorporer la ludification (gamification) au processus d’attente, d’informer le public en temps réel, etc.

Lineberty, l’une des cinq startups sélectionnées par le Welcome City Lab, gère certaines files d’attente du parc d’attractions français Futuroscope. Source : Lineberty

Une technologie gagnante pour le client… et pour l’entreprise

À Montréal, le MT Lab compte, parmi les entreprises « incubées » de sa cohorte 2018-2019, Payzpot, qui développe des canaux de vente numériques pour les concessions alimentaires dans les événements. La solution proposée par les fondateurs, Tanguy Morelli et Jonathan Ben Soussan, vise à atténuer les frictions que vivent les personnes qui se trouvent en file lors d’événements de tous genres. À l’aide d’une application, les visiteurs ont accès à l’offre du site en nourriture et boissons. Ils peuvent commander et payer directement depuis leur appareil mobile. Pour les gestionnaires de concessions alimentaires, un logiciel de gestion de commandes permet de traiter les demandes rapidement et de tenir informés les consommateurs de leur rang dans la file virtuelle. Lorsque la disposition du lieu le permet, par exemple dans un stade, une option de livraison peut être ajoutée au service. En plus d’améliorer l’expérience client, la solution de Payzpot recueille des données pertinentes sur les habitudes de consommation des utilisateurs. Ces informations stratégiques peuvent ensuite être utilisées pour planifier des opérations futures.

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La startup Payzpot est derrière Piknic Drinks, l’application à succès du Piknic Électronik. Source : MT Lab

Et si l’attente devenait une période de divertissement ?

Pour intégrer les périodes d’attente à la visite, certains se tournent vers la ludification (gamification). De plus en plus de solutions technologiques voient le jour dans le domaine du jeu. Par exemple, l’entreprise Xilabs, qui se spécialise dans les jeux géolocalisés sur appareil mobile, a développé Skipthequeue, un jeu conçu pour occuper les visiteurs se trouvant dans une file d’attente. Greffé au billet virtuel d’une attraction, d’un événement ou de tout autre lieu, Skipthequeue débute lorsque le visiteur s’insère dans la file. À ce moment, il reçoit un message sur son appareil mobile lui indiquant son temps d’attente. Il décide alors s’il joue ou non, seul ou avec d’autres grâce à la géolocalisation. Lorsqu’il accède au jeu, sa place en file devient virtuelle et il peut se déplacer sans perdre son rang. La durée de l’activité s’adapte à la période d’attente, normalement de 20 à 60 minutes, ou à la réception, par le joueur, d’un avis lui indiquant son entrée imminente. La thématique du jeu est modulable selon le lieu, l’exposition ou le sujet choisi. L’activité peut prendre la forme d’une enquête, d’un jeu d’observation, de réalité augmentée, etc. Pour le joueur, c’est le moment de quitter une file pour explorer l’environnement du site qu’il visitera. Pour les gestionnaires du lieu, Skipthequeue fragmente la file sans avoir à mobiliser davantage d’employés.

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Source : Skipthequeue de Xilabs

Des outils technologiques pour informer le public

Les visiteurs souhaitent être informés de leur progression dans la file, savoir quel parcours emprunter lorsque certains itinéraires semblent trop achalandés, connaître le motif d’un retard ou d’un arrêt de service; bref, ils désirent que l’on communique avec eux. Plusieurs applications mobiles et écrans disposés dans les lieux d’attente veillent à fournir ce type de renseignements.

À Val-Thorens, la station utilise le système Skiflux, qui lui permet d’informer les skieurs en temps réel de l’achalandage sur les pentes. Cette solution technologique compile le nombre de passages sur des parcours stratégiquement sélectionnés. Les résultats sont ensuite diffusés sur quatre écrans géants, situés au départ des pistes.

Une gestion cas par cas

Les files d’attente ne sont pas toutes équivalentes. La façon de les gérer non plus. Chaque situation nécessite une approche personnalisée qui s’accorde avec le contexte, mais aussi avec les besoins et les attentes de ses clientèles. Les solutions visant à atténuer les flux et les files sont abondantes et les outils technologiques novateurs se multiplient. Pour poser des actions efficaces, il ne faut pas sauter d’étapes, mais plutôt prendre le temps d’effectuer un diagnostic pour comprendre sa propre réalité.

 

Source image à la une : Mali Maeder de Pexels

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Connaître les mégatendances pour innover

Euromonitor International, un des leaders mondiaux des études de marché stratégiques, s’est penché sur les mégatendances qui façonneront le monde et l’industrie touristique au cours des prochaines années. Mais, qu’entend-on par mégatendance ?

Il s’agit d’une modification fondamentale de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant la plupart des secteurs d’activité. Elle ne constitue pas une mode à court terme, mais s’inscrit plutôt dans la longévité. En effet, pour être considéré comme une mégatendance, le changement doit durer de dix à quinze ans.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Pourquoi s’intéresser aux mégatendances ?

Pour prospérer sur un marché en évolution rapide, faire face aux perturbations et rester à l’affût des modifications de comportement des consommateurs, une entreprise doit intégrer l’analyse des mégatendances dans sa stratégie. Cela lui permettra d’observer ce qui se passe en dehors de son secteur d’activité et de ses marchés, de mieux comprendre les bouleversements qui auront un impact sur son avenir et, ainsi, de se donner une vision globale.L’analyse des mégatendances représente une partie importante de la première phase du processus d’innovation, de découverte et de génération d’idées. Mais elle ne se limite pas au développement de produits. Elle constitue un élément clé pour innover dans tous les domaines. Elle peut servir, par exemple :

  • à redéfinir la mission à long terme de l’entreprise ;
  • à mettre sur pied son plan d’affaires ;
  • à orienter les processus de recherche et de développement ;
  • à cibler de nouveaux segments de clientèle ;
  • à guider ses actions de marketing ;
  • à revoir ses besoins en ressources humaines ou matérielles ;
  • etc.

Comment procéder ?

Afin d’identifier les mégatendances, déterminez ce qui entraîne des modifications de comportement et d’attitude à long terme. Tentez de comprendre les forces sous-jacentes qui conduisent au changement et la façon dont elles façonneront le monde au cours des quinze prochaines années environ. Euromonitor en nomme cinq :

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Source : Euromonitor International

  • Les forces économiques. Les pays émergents et en développement représenteront les deux tiers de la production mondiale d’ici 2030. Trois marchés émergents figureront au nombre des cinq plus grandes économies du monde;
  • La démographie. L’urbanisation, les migrations, l’augmentation de l’espérance de vie, la baisse du taux de natalité et la croissance de la population âgée ont un impact sur les modes de vie des consommateurs et leurs décisions d’achat;
  • La technologie. Du développement d’Internet mobile à l’impression 3D et à l’intelligence artificielle, les constantes innovations technologiques sont à l’origine de grandes tendances de consommation;
  • L’environnement. La pression sur les ressources naturelles s’est accrue parallèlement au PIB mondial, en partie à cause de la croissance démographique et de la demande provenant des marchés émergents. Cela a entraîné une hausse des besoins en électricité et des émissions de CO2;
  • Les valeurs. Les croyances évoluent constamment et redéfinissent les priorités, les perceptions, les attitudes et les motivations.

À partir de ces facteurs de changement, Euromonitor a recensé 20 mégatendances (voir l’image).

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Source : Euromonitor International

Déterminez les mégatendances qui comptent le plus pour vous

Reconnaître l’importance d’une tendance par rapport à une autre est essentiel pour intégrer l’analyse des mégatendances à sa stratégie commerciale. Car l’importance attribuée à chacune d’entre elles variera en fonction de son secteur d’activité. Certaines, comme la personnalisation, s’avèrent pertinentes pour plusieurs industries, alors que d’autres peuvent sembler moins préoccupantes au premier abord. Appliquant ce raisonnement, Euromonitor a sélectionné huit mégatendances qui, selon l’organisme, auront un impact majeur sur l’ensemble des industries, y compris celle du tourisme ; les voici :

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Source : Euromonitor International

  1. Plus d’expérience. L’accent est mis sur les expériences plutôt que sur les possessions. Cette tendance se concentre sur la manière dont les entreprises conçoivent des expériences multisensorielles et interactives pour engager les consommateurs sur un plan plus émotionnel. Les expériences positives créent des souvenirs impérissables et des relations plus profondes avec les clients;
  2. Montée en gamme. Les acheteurs recherchent des niveaux de service et de personnalisation plus élevés. L’authenticité, le luxe abordable et une relation émotionnelle durable constituent dorénavant des éléments essentiels à toute stratégie de montée en gamme;
  3. Évolution des frontières. À mesure que certaines régions du monde deviennent surexploitées ou atteignent leur plein potentiel, d’autres prennent de l’importance comme l’Asie, l’Afrique et même l’Arctique. De plus, la technologie ouvre un nouveau marché virtuel de jeunes acheteurs à travers le monde;
  4. Consommateurs connectés. Ceux-ci utilisent des ordinateurs, des téléphones intelligents, des tablettes, des outils de navigation, des lecteurs multimédias ou de livres numériques, des appareils d’imagerie et de jeu et d’autres dispositifs audio et visuels qui se connectent à Internet, afin de faire l’expérience du contenu numérique et d’interagir avec celui-ci;
  5. Mode de vie éthique. Les consommateurs et les entreprises accordent un intérêt croissant à l’éthique et aux valeurs morales. Cela se traduit par une plus grande attention portée aux autres (êtres humains, bien-être des animaux et environnement) dans ses choix de consommation. Les entreprises qui privilégient des pratiques commerciales éthiques apparaîtront plus authentiques;
  6. Mode de vie sain. Les consommateurs démontrent une approche plus holistique du bien-être, englobant ses aspects spirituel, mental et physique. Cette insistance sur la santé et le bien-être implique un changement de style de vie et une évolution des attitudes envers les soins de santé, la nutrition, la beauté, l’activité physique et l’amélioration de soi en général;
  7. Recul de la classe moyenne. Tandis que les classes moyennes sont en plein essor en Asie, celles des marchés développés peinent à maintenir leur position économique. Malgré cela, ces consommateurs constituent toujours une cible majeure pour les entreprises. Leurs décisions d’achat sont motivées par la recherche de la valeur, et pas seulement d’un prix « avantageux ». D’autres facteurs intangibles tels que la qualité, l’expérience, la commodité et l’authenticité s’avèrent importants;
  8. Magasinage réinventé. La manière dont nous achetons des biens et des services est en constante évolution, à mesure que les réalités économiques et technologiques se transforment. Les consommateurs d’aujourd’hui font leurs achats sur de multiples plateformes et les commerçants doivent être prêts à s’y engager à tout moment et en tout lieu. Le parcours client idéal intègre l’entreprise à toutes les étapes de l’expérience, en apportant une valeur ajoutée avant, pendant et après l’achat.

Ces huit mégatendances sont le point de départ de votre analyse. Lesquelles auront le plus d’impact sur votre entreprise et comment agiront-elles sur votre offre et votre organisation ?

 

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Technologies

L’industrie 4.0 : les enjeux du monde numérique

Les solutions numériques sont très employées dans l’industrie touristique, tant par les clients que par les entreprises. Les assistants vocaux, les chatbots, les modes de paiement électronique, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle et le big data sont des sujets abordés de plus en plus fréquemment dans les médias. Ils transforment le quotidien et le visage du tourisme.

Ils s’inscrivent dans un contexte plus global : la 4e révolution industrielle. Bien que certains secteurs aient déjà entamé une profonde réflexion à ce sujet et s’adaptent en conséquence, l’industrie touristique commence tout juste à l’effleurer. Le Réseau de veille en tourisme propose un survol de certains concepts et enjeux de cette révolution.

Une nouvelle révolution ?

Selon la Banque du développement du Canada, le concept de la 4e révolution industrielle ou de l’industrie 4.0 se définit comme étant « le recours aux technologies numériques qui permettra à l’entreprise de réagir plus rapidement aux changements du marché, d’offrir des produits plus personnalisés et d’accroître son efficacité opérationnelle ». Cette révolution suit les précédents bouleversements industriels qui ont marqué l’histoire (voir l’image suivante).

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D’après la firme Deloitte, l’industrie 4.0 va bien au-delà de la simple production et de l’utilisation des technologies de pointe. Il s’agit de la manière dont les entreprises les combineront et les exploiteront pour optimiser leurs activités et leur croissance. Pour le secteur touristique, cette révolution offre de nouvelles occasions de développement et d’innovation à toutes les étapes du parcours du voyageur.

Quels sont les enjeux ?

L’industrie 4.0 devient une nouvelle réalité numérique qui amène des modifications en ce qui a trait à l’exploitation, à la main-d’œuvre et à la société. Dans ce contexte, plusieurs enjeux et défis touchent les entreprises.

L’offre et la demande

L’industrie 4.0 devient une nouvelle réalité numérique qui amène des modifications en ce qui a trait à l’exploitation, à la main-d’œuvre et à la société.

Selon Klaus Schwab, président exécutif du Forum économique mondial (FEM), la 4e révolution a un impact majeur sur l’offre et la demande. Du côté de l’offre, les nouvelles technologies répondent à des besoins en bouleversant l’industrie. Certaines entreprises misant sur le numérique, comme de nombreuses start-ups, créent des ruptures avec les façons de faire conventionnelles et bousculent plusieurs domaines, y compris ceux de la vente et de la distribution.

Concernant la demande, les entreprises doivent adapter leur façon de concevoir, de commercialiser et d’offrir leurs services en fonction des nouvelles attentes des consommateurs. Ces derniers demandent une plus grande transparence et une plus forte personnalisation. Leurs modes de consommation et leur engagement changent également.

Les ressources humaines

L’industrie 4.0 impose plusieurs défis de gestion des ressources humaines. Selon l’organisme de recherche et d’innovation CEFRIO, la maîtrise des technologies demande une expertise qui se trouve rarement au sein même d’une entreprise. L’embauche d’employés ou la formation des ressources déjà sur place « sera un enjeu incontournable de cette nouvelle ère », affirme l’organisme. De cet enjeu découle un constat important. Comme le rappelle M. Schwab, du FEM, même si la technologie permet de créer de nouveaux postes d’employés qualifiés, elle peut aussi remplacer d’autres catégories de travailleurs. Cela peut engendrer un sentiment de mécontentement et des préoccupations quant aux inégalités du marché du travail.

Cette révolution fait aussi apparaître une nouvelle génération de travailleurs, très à l’aise avec la culture numérique. La plupart d’entre eux s’avèrent déjà habitués aux technologies et désirent les utiliser dans leur milieu de travail. D’ailleurs, ces nouveaux outils peuvent s’avérer une bonne occasion d’améliorer et de faciliter les tâches des employés, notamment lors de la gestion d’un projet ou pour le télétravail.

La cybersécurité

À la fin du mois de novembre 2018, la chaîne hôtelière Marriott International dévoilait être victime de piratage. Pas moins de 500 millions de comptes clients ont été affectés. Cet exemple rappelle qu’aucune entreprise n’est à l’abri de ce genre de problème. L’importance de protéger les données de l’entreprise et des consommateurs est au cœur de l’industrie 4.0. L’adoption des technologies numériques va de pair avec une réflexion et une stratégie en matière de cybersécurité, de même qu’avec une saine gestion de son réseau informatique.

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Source : Pixabay

Bien que plusieurs attaques touchent les grandes compagnies, les PME ne sont pas nécessairement à l’abri des risques de piratage. Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, les petites et moyennes entreprises constituent des passerelles de choix pour les cyberpirates qui cherchent à accéder aux plus grands joueurs. Plusieurs outils permettent de se renseigner à ce sujet. Le gouvernement du Canada offre un guide à l’intention des PME.

Au Québec

L’Entente de développement numérique des entreprises touristiques (EDNET) du ministère du Tourisme permet aux associations touristiques régionales d’accompagner les entreprises de leur région dans le virage numérique. Les associations proposent de nombreux outils, notamment un guide du promoteur, pour préparer une demande. D’autres documents pour bien évaluer ses besoins numériques et établir un plan d’action en fonction de son modèle d’affaires sont également disponibles. Il s’agit des premières étapes vers la réussite.

La vitesse de l’innovation et les bouleversements sont parfois difficiles à comprendre et à anticiper pour les entreprises. Pourtant, le monde de la technologie et du numérique transforme notre quotidien. La révolution est en marche, le voyez-vous ?

 

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Gestion Marketing

Gérer l’achalandage à l’aide des médias sociaux

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la gestion de l’achalandage permet de développer un attrait en harmonie avec la population locale et l’environnement. Pour les parcs nationaux, cette gestion est cruciale. Les périodes d’affluence plus importantes peuvent mettre en péril la conservation de la nature, accabler les résidents et affecter l’expérience des clients.

Depuis le 150e anniversaire du pays, Parcs Canada reçoit près de 28 millions de visiteurs par année. Ces visiteurs se concentrent dans quelques parcs, dont certains ont connu une augmentation de fréquentation de plus de 500 %. Les petites municipalités limitrophes peinent à gérer ce nouvel afflux.

Lors d’un congrès à Ottawa, Alain Nantel, du département de marketing de Parcs Canada, a présenté sa solution : une campagne qui met de l’avant dix parcs et sites historiques méconnus du grand public. Moins médiatisés et plus éloignés des centres urbains, ces « joyaux cachés » attirent l’attention des visiteurs désireux de sortir des sentiers battus. Les publications Facebook, Instagram et Twitter redirigent vers une page spécialisée pour simplifier la planification d’une visite.

Parcs Canada gère les flux dans ses parcs à l'aide des médias sociaux

Source: page Facebook de Parcs Canada 

Selon monsieur Nantel, cette stratégie a permis à quelques municipalités de souffler un peu durant l’été 2018.

Et vous, utilisez-vous les médias sociaux pour gérer votre achalandage ?

 

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Ressources humaines

Quand les entreprises regorgent d’imagination pour recruter

 Rassurer le candidat

L’accent est remis sur l’expérience candidat. Cette démarche vise à faciliter le processus de recrutement du candidat et à le mettre en confiance. L’objectif est de maximiser le nombre de candidatures et de faciliter l’intégration du futur collaborateur au sein de l’organisation.

Des entreprises utilisent des solutions permettant aux candidats d’en connaître davantage sur leur fonctionnement. Lancée en juin 2018, la plateforme Ulyss.co met en relation les postulants avec des collaborateurs de l’entreprise qu’ils sont susceptibles d’intégrer prochainement. En fonction de l’expérience professionnelle et du poste concerné, la plateforme fait correspondre un candidat avec un mentor à qui il peut poser ses questions. Dans le secteur du tourisme, Voyage Privé ou encore Sabre utilisent cette plateforme.

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Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais.

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Porter les valeurs de l’entreprise

Pour être attractifs, certains employeurs décident de questionner leur « marque employeur ». Ils s’entourent de consultants pour les aider à redéfinir et à mieux communiquer la culture et les valeurs propres à leur entreprise.

Aujourd’hui, l’environnement de travail compte parfois davantage que le salaire. D’après l’enquête Workforce View in Europe, pour plus d’un salarié européen sur deux, la rémunération n’est plus le premier levier de motivation dans un travail. C’est encore plus vrai pour les générations Y et Z. Ces jeunes forces vives sélectionnent des places de travail avec lesquelles elles partagent un certain nombre de valeurs. La convivialité, l’authenticité, la responsabilité sociale, l’engagement écologique sont des qualités particulièrement recherchées.

Communiquer avec humour

Les jeunes générations sont particulièrement sensibles au style de gestion. Elles s’attendent à un environnement professionnel dynamique, flexible qui leur permet de s’exprimer. Beaucoup pensent qu’être salarié ne satisfera pas toutes leurs attentes. Pourtant, à l’intérieur des organisations, le management évolue. Pour se rapprocher des jeunes et attirer ces nouveaux talents, des entreprises communiquent de manière humoristique en utilisant l’autodérision, le détournement, un ton décalé, et des références à la pop-culture.

Voyage Privé – Adopte un chef

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Michel et Augustin – Est-ce que quelqu’un connait quelqu’un qui cherche un job ?

Uber recrute – Vidéo est 100 % Légale !

La crêperie Le Comptoir Breton Saint Cyr L’École

L’entreprise s’inspire de la populaire émission The Voice (La Voix au Québec).

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Ludification du recrutement

Le recrutement change aussi. Les entreprises s’offrent plus de liberté dans les formats pour leur permettre de mieux cerner le profil des candidats.

AccorHotels met en place des escape games, un jeu dans lequel les candidats doivent s’entraider à résoudre des énigmes et ainsi apprendre à gagner ensemble. Cette mise en situation permet de sortir du cadre parfois trop artificiel de l’entretien classique et donne à l’employeur l’occasion de mieux identifier les qualités individuelles (esprit d’équipe, créativité, empathie, etc.) des postulants.

L’organisation d’entretiens collectifs est aussi un excellent moyen de révéler les personnalités. C’est ce à quoi procède la marque Michel & Augustin.

Avec l’automatisation et la digitalisation de certaines tâches, l’accent est mis plutôt sur les soft skills, c’est-à-dire le savoir-être du candidat plutôt que sur ses « savoir-faire ».

Le digital en soutien à l’employabilité

Dans certains secteurs comme celui des services, les solutions numériques facilitent le recrutement pour des missions courtes. Utilisée dans la restauration à Zurich entre autres, l’application Coople propose des missions ponctuelles aux utilisateurs en fonction de leur zone géographique et de leur emploi du temps.

Si c’est déjà le cas dans certaines entreprises, des recruteurs prédisent que le recours à l’intelligence artificielle et au big data (mégadonnées) se fera de manière systématique dans les systèmes de recrutement. Le big data se présente comme une source d’information supplémentaire. Selon les recruteurs, l’identification de certaines informations publiques issues des réseaux sociaux professionnels permet de mieux cerner le parcours de la personne et de s’intéresser à ses centres d’intérêt. Le recoupement des small data (données de l’entreprise) avec les little data (données personnelles) par un système d’intelligence artificielle rendrait l’attribution des postes plus efficace. Jusqu’à un certain point, le big data serait même capable d’analyser les données et d’anticiper l’envie d’un changement de poste qui est en train de germer dans la tête d’un éventuel candidat. C’est ce que l’on appelle le recrutement prédictif.

Le mot de la fin du Réseau de veille

Dans le contexte québécois de pénurie de main-d’œuvre, des modes de recrutement efficaces s’avèrent cruciaux et laissent une première impression positive de l’organisation. Connaissez-vous des exemples de recrutement innovants au Québec ?

 

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Gestion

Quelles sont les stratégies tarifaires des attractions?

Après des décennies à fixer un prix d’entrée unique et à le maintenir toute l’année, les grands joueurs du secteur des parcs à thème s’approprient des modèles de gestion des revenus répandus dans l’aérien et l’hôtellerie, tels que la tarification dynamique et les programmes de fidélisation. Cette analyse lève le voile sur ces tendances applicables à l’ensemble des attractions, tout en présentant préalablement les principales stratégies tarifaires des attractions québécoises.

 

Stratégies tarifaires des attractions québécoises

En 2017, la Société des Attractions Touristiques du Québec (SATQ) a réalisé un état des lieux des pratiques tarifaires de ses 177 attractions membres. Selon elle, 41 % recouraient à une tarification pour l’admission et à une autre pour des activités ou des services supplémentaires. À l’inverse, seules 11 % d’entre elles n’exigeaient aucuns frais.

Parmi les stratégies tarifaires (hors le tarif simple) des attractions qui exigent un coût d’admission, la vente de forfaits est la plus répandue (57 %), suivie des passeports saisonniers (35 %). Les coupons de réduction et les tarifs réduits en prévente sont les moins privilégiés. Comme le note la SATQ, plus le budget de fonctionnement des attractions est élevé, plus celles-ci ont recours à de telles stratégies.

S’inspirer des grands

Parmi les types d’attractions, les grands parcs thématiques font preuve d’innovation en ce qui a trait aux stratégies tarifaires. Ces changements se constatent particulièrement chez les groupes internationaux. Toute attraction, peu importe sa taille et son type d’offre, peut s’en inspirer et adapter ces stratégies à son contexte.

Disney, d’un tarif saisonnier…

Depuis 2016, Disneyland Resort et Walt Disney World proposent une structure de prix saisonniers pour les billets à la journée. La compagnie offre trois gammes de tarifs selon la période de l’année, basées sur un modèle de prévision de l’achalandage des parcs. Par exemple, la gamme la plus élevée est utilisée pour les journées les plus fréquentées.

Six Flags Entertainment Corporation, qui possède 18 parcs en Amérique du Nord, y compris La Ronde à Montréal, pratique cette stratégie depuis 2012 dans la plupart de ses parcs. Elle offre, pour les réservations en ligne, des rabais valables lors des journées les moins achalandées de la semaine.

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Source : Six Flags

Le but de cette stratégie, outre l’augmentation des revenus, est de mieux répartir le volume de visiteurs dans les parcs tout au long de l’année et de réduire la surfréquentation aux périodes de pointe (lire aussi : Planifier et gérer une augmentation significative de visiteurs). Cette méthode permet également aux clients de connaître les journées moins achalandées afin de profiter davantage de leur expérience. De plus, en réduisant l’attente pour embarquer dans les manèges, les visiteurs ont davantage de temps pour dépenser dans les différents points de vente du parc.

Dans une étude publiée en 2018, Atout France, l’Agence de développement touristique de la France, recommande aux parcs de loisirs de modifier en permanence la tarification. Selon elle, cette stratégie permet souvent des gains en chiffre d’affaires compris entre 5 et 8 %.

… à un tarif dynamique

En octobre dernier, Disney a dévoilé une stratégie basée sur une tarification dynamique faisant fluctuer ses tarifs selon la journée d’arrivée et la durée du séjour. Voici une vidéo présentant cette nouvelle manière de réserver.

Selon la firme en intelligence d’affaires Skift, il est probable que la compagnie continue de s’inspirer des pratiques du secteur aérien en augmentant les prix à mesure que la date d’arrivée approche. En encourageant les visiteurs à réserver longtemps avant leur arrivée ou bien la veille, un parc planifie plus facilement ses activités.

La tarification dynamique n’est pas sans danger. Une hausse des prix peut susciter du mécontentement chez la clientèle, en particulier chez les plus fidèles clients.

Programmes de fidélisation : une stratégie gagnant-gagnant

Un autre changement entrepris par les grands parcs d’attractions concerne l’ajout d’un programme de fidélisation payant, qui remplacerait de façon éventuelle les abonnements et les passeports de saison. Celui de Six Flags comprend quatre niveaux, pour un tarif variant de 5,99 $ US à 16,99 $ US par mois. Il permet d’accumuler des points afin de profiter d’avantages tels que le stationnement gratuit, un accès plus rapide aux manèges, des rabais aux différents points de vente dans le parc ou encore des laissez-passer pour un ami. La compagnie a récemment rehaussé son programme en donnant la possibilité de gagner des points en embarquant dans un manège, en assistant à un spectacle, en répondant à un sondage ou encore en partageant une publication sur les réseaux sociaux.

Avec cette stratégie tarifaire, Six Flags accède à de multiples informations sur le comportement d’achat et de visite des clients, ce qui lui permet d’offrir plus d’outils pour favoriser leur rétention. Un autre avantage mentionné par l’entreprise est le fait que les membres sont moins réticents à voir les prix augmenter que le reste de la clientèle.

Des exemples à suivre pour le Québec

Experts et médias spécialisés s’entendent pour dire que ces nouvelles stratégies seront de plus en plus présentes. Il est certain que cela nécessite des investissements, d’autant plus que la technologie qui permet d’affiner ces tactiques et d’atteindre de meilleurs résultats peut s’avérer coûteuse pour certaines attractions. Mais celles-ci peuvent emboîter le pas à mesure que ces innovations deviennent plus accessibles.

Il existe de nombreuses autres tactiques tarifaires qui méritent d’être testées. Par exemple, à certains moments de l’année, le Zoo de Granby offre un abonnement saisonnier au prix d’un billet. Ces types d’initiatives attirent inévitablement l’attention des visiteurs et peuvent augmenter la fréquentation tout comme la fidélisation!

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Source : Facebook

 

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