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Repenser l’accueil hôtelier grâce à l’enregistrement mobile

Jusqu’à tout récemment, l’utilisation des technologies numériques dans l’hôtellerie était surtout liée à la distribution. On s’intéresse maintenant à la période suivant la réservation jusqu’à l’arrivée physique dans l’établissement. Néanmoins, le personnel d’accueil demeure essentiel pour offrir une expérience mémorable au visiteur, peu importe le niveau d’adoption des nouvelles technologies automatisant les arrivées et les départs à l’hôtel.

 D’un côté, plusieurs grandes chaînes hôtelières développent leurs propres applications; d’un autre côté, des entreprises créent des solutions que des indépendants ou de petites chaînes peuvent se procurer, personnaliser et offrir à leur clientèle.

Les chaînes hôtelières s’y mettent

Hyatt Hotels and Resort offre l’enregistrement en ligne aux membres de son programme de fidélité et met à la disposition de ses clients des kiosques pour la récupération rapide de leurs clés. Les hôtels Marriott font de même. La division d’Aloft Starwood Hotels & Resorts fonctionne différemment, avec son projet pilote Smart Check-In : les clients y adhérant reçoivent préalablement une carte-clé Starwood Preferred Guest (SPG) et un message texte le jour de leur arrivée leur indiquant leur numéro de chambre. La carte est activée pour leur permettre de se rendre directement à leur chambre sans nécessairement passer par la réception. Certains établissements offrent aussi la possibilité d’accéder à la chambre sans clé, à l’aide d’un téléphone intelligent (voir la vidéo ci-dessous). B&B Hôtels, réseau européen d’hôtels Econochic®, s’est également doté d’un système d’enregistrement à distance pour les membres inscrits à son programme de fidélité.

 

 

Le cas du groupe Accor 

Depuis deux ans, le groupe Accor déploie le projet Welcome by Le Club Accorhotels, qui permet entre autres au voyageur de s’enregistrer en ligne avant son séjour. La revue Espaces publiait d’ailleurs, en juin dernier, une entrevue avec Christine Pouletty, directrice du parcours client. L’objectif général est d’offrir un accueil personnalisé et humain grâce au gain de temps que procure la technologie. Ce service est offert aux clients membres du programme de fidélité et à toute personne qui réserve directement sur le site Web ou grâce à l’application mobile d’Accor. Voici les principales étapes du parcours client :

  1. Deux jours avant son séjour, le client reçoit un courriel l’invitant à s’enregistrer en ligne. Il peut ainsi indiquer différentes informations personnelles, son heure d’arrivée approximative et son mode de transport. Il pourra aussi exprimer certains souhaits.
  2. Le jour de son arrivée, le client reçoit un message texte lui annonçant que sa clé est prête; on lui donne aussi des indications au sujet du stationnement ou encore les options de transport en commun pour se rendre à l’hôtel.
  3. Lors de sa venue, tout est prêt, le personnel d’accueil a préalablement préparé les clés en fonction des informations reçues, et on ajoute des éléments complémentaires selon les besoins du client (un plan de la ville s’il s’agit d’un touriste, par exemple). Selon le profil du client, le réceptionniste peut l’accueillir en abordant des sujets susceptibles de l’intéresser (activités familiales, événements culturels, espaces de réunion, etc.).
  4. Au départ, le client remet tout simplement la clé. La facture est ensuite envoyée par courriel. Le contact est donc toujours conservé et donne l’occasion d’effectuer des échanges chaleureux.

Le programme Welcome by Le Club Accorhotels est apprécié tant des clients que du personnel, et sera offert dans 75 % de leurs établissements européens à la fin de 2015.  

Des options pour les hôteliers indépendants et les petites chaînes

Des entreprises comme CheckMate ont développé des applications qui peuvent être jumelées à n’importe quel système de réservation, et qui permettent l’enregistrement en ligne. Les hôteliers utilisant ce service reçoivent quotidiennement un rapport contenant le nom des clients qui se sont enregistrés; ils peuvent aussi leur envoyer un courriel la journée précédant leur arrivée. Les clients ont la possibilité d’effectuer des demandes spéciales, de fournir l’heure précise de leur arrivée, etc. CheckMate est aussi utilisé par les agences de voyages en ligne Room 77 et PointsHound. Guest Driven Express est une autre entreprise offrant, entre autres, une solution d’enregistrement en ligne.

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Source : Guest Driven Express

Un service d’accueil repensé

Pour la plupart des chaînes hôtelières ou des établissements indépendants, l’idée n’est pas d’éviter complètement la réception, mais plutôt d’y vivre un court et agréable échange. Les formalités administratives sont allégées, et le contact est plus propice si le client veut poserdes questions particulières ou encore bénéficier de conseils personnalisés. Comme le mentionne Mme Pouletty, l’enregistrement mobile permet à l’hôtelier d’accueillir son client de façon plus fluide et plus chaleureuse.

Ces technologies permettent aussi d’offrir des promotions spéciales et d’inciter le client à effectuer un surclassement, ce qu’on nomme communément upselling.

Elles contribuent également à transformer physiquement le lobby. L’enregistrement en ligne a amené Aloft à repenser sa réception. Au Harlem Aloft de New York, le bureau est maintenant situé en plein centre du lobby. Les clients qui souhaitent interagir avec le personnel de la réception le font d’une façon plus personnelle et dynamique. Accor intègre aussi ce nouvel esprit d’accueil progressivement au cours des rénovations prévues de ses établissements et améliore la mobilité des équipes. Le réceptionniste doit pouvoir accueillir librement, circuler vers la porte ou l’ascenseur.

L’enregistrement mobile est également une occasion en or de colliger des informations sur le visiteur et d’améliorer la gestion de la relation client (GRC). Ses préférences et ses souhaits sont enregistrés et peuvent servir à mieux l’accueillir à chacune de ses visites.

 

Hôteliers, est-ce une avenue que vous envisagez? Quelles actions menez-vous pour personnaliser davantage l’accueil de vos clients?

 

Source de l’image à la une : Marriott

 

 

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Airbnb et Uber à l’assaut du tourisme d’affaires

Les plateformes de location d’appartements ou de maisons entre particuliers comme Airbnb, les services de taxi et de covoiturage tels que Uber et Lyft, la location de voitures entre particuliers à l’aéroport comme Flightcar, l’achat d’un siège sur un jet privé avec Freshjets, la réservation d’un espace de travail partagé sur Liquidspace; voilà quelques exemples d’acteurs de l’économie collaborative qui s’ajoutent à l’offre traditionnelle pour les voyageurs d’affaires.

 

Un pied dans la porte… ou les deux!

Selon la direction d’Airbnb, environ 10 % de leur clientèle utilise cette forme d’hébergement lors de leurs voyages d’affaires. Pour mieux se positionner dans ce créneau et réduire les obstacles, Airbnb a lancé à l’été 2014 un microsite spécialement pour les voyageurs d’affaires. Il permet à ceux dont l’employeur est inscrit sur la plateforme de facturer directement celui-ci. Uber offre également cette option.

Voyages_d_affaires_et_economie_collaborative_image_1 Source : airbnb.fr

De plus, les deux entreprises ont conclu un partenariat avec le gestionnaire de voyages d’affaires Concur, permettant ainsi à quelque 25 000 compagnies représentant 25 millions d’employés qui effectuent des déplacements professionnels de profiter de l’offre d’Airbnb et d’Uber. En plus de permettre à Airbnb d’accéder aux profils des clients de Concur et d’émettre des suggestions personnalisées, la standardisation de leurs services dans l’espace corporatif facilite les transactions ainsi que le suivi des voyageurs pour les entreprises. Dans la même foulée, les deux leaders de l’économie collaborative occupaient, pour la première fois, des kiosques lors de l’événement annuel de la Global Business Travel Association de 2014.

Selon l’étude « Faster, smarter, better? », publiée par Carlson Wagonlit Travel (CWT), les signes indiquent la croissance du recours à l’économie collaborative dans l’industrie des voyages d’affaires, notamment avec l’abaissement des barrières pour les gestionnaires.

Une importance significative

Selon le sondage de CWT, réalisé auprès de 127 gestionnaires de voyages d’affaires, 43 % d’entre eux estiment importante pour leur secteur la tendance de l’économie collaborative en matière de transport terrestre, et 31 % considèrent la tendance qui touche l’hébergement comme importante (voir le graphique 1).

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Une seconde enquête menée par CWT sondant 1080 voyageurs révèle sans surprise que les millenials (personnes nées entre 1980 et 2000) sont plus enclins à utiliser de tels services lors de voyages d’affaires (voir le graphique 2). Plus du tiers des millenials utilisent les services d’Uber lors de leurs déplacements professionnels (15 % chez les non-millenials), et 20 % choisissent Airbnb, contre 10 % des voyageurs des autres générations.

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Des chiffres à la hausse

Les données de Certify, une entreprise offrant des solutions en ligne de gestion des dépenses, révèlent certaines tendances concernant le recours aux services de l’économie collaborative par les voyageurs d’affaires durant le deuxième trimestre de 2015. En analysant les rapports de dépenses des clients de Certify, soit des entreprises situées à travers le monde, il est possible d’émettre quelques constats :

  • pour la première fois, les voyageurs d’affaires choisissent davantage Uber (55 %) que les taxis traditionnels (43 %);
  • entre le premier et le second trimestre de 2015, le nombre de reçus d’Airbnb émis par des voyageurs d’affaires a crû de 143 %;
  • les séjours des voyageurs d’affaires sont plus longs lorsqu’ils choisissent Airbnb : 3,8 nuits contre 2,1 en hôtellerie.

Des partenariats gagnants et audacieux

De plus en plus d’acteurs de l’industrie touristique font de ces étoiles montantes des alliées. L’entreprise de crédit American Express s’est associée à Uber dans le cadre de son programme de fidélisation. Ce dernier est aussi partenaire avec plusieurs hôtels, dont le W de Seattle ou encore la chaîne Hyatt, qui l’inclut dans son application mobile, ce qui est aussi le cas du transporteur aérien United.

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Source : united.com

 

San Francisco Travel souhaite notamment promouvoir le tourisme dans les quartiers et les commerces locaux grâce à Airbnb

La compagnie aérienne KLM et Airbnb unissent leurs forces. Le site Web du transporteur expose ainsi des offres d’Airbnb selon la destination choisie par le visiteur. Un récent partenariat plutôt audacieux allie l’organisme de gestion de la destination de San Francisco à Airbnb. San Francisco Travel souhaite notamment promouvoir le tourisme dans les quartiers et les commerces locaux grâce à Airbnb, tout en mettant de l’avant son offre d’hébergement. Dans le cadre de cette collaboration, Airbnb est aussi en contact avec les planificateurs d’événements pour répondre à la demande d’hébergement lors de grands congrès.

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Source : airbnb.klm.com

Des avantages et des risques

Bien que cette nouvelle offre réponde à une demande, notamment en matière de coût, d’expérience différente et de convivialité par le recours à la technologie mobile, certains désavantages ou risques sont également perçus. L’un des principaux freins à une croissance plus forte du recours à l’économie collaborative par les voyageurs d’affaires est celui lié à la sécurité. Entre 27 et 29 % des voyageurs sondés par CWT ayant utilisé Airbnb ou Uber durant leur voyage d’affaires estiment que les risques liés à la sécurité (assurances, fraudes, etc.) sont plus élevés que dans l’offre traditionnelle. Ce souci est encore plus marqué parmi les gestionnaires (41 à 43 %).

 

Néanmoins, les entreprises concernées travaillent d’arrache-pied à réduire cette perception en donnant des recommandations aux utilisateurs pour éviter les fraudes. Elles encouragent aussi fortement les clients à émettre des commentaires en ligne pour maintenir un système d’autorégulation. La légalisation de ces offres sur un nombre de marchés grandissant devrait aussi rassurer les utilisateurs.

Pas pour tout le monde

Bien sûr, l’offre de l’économie collaborative ne convient pas à tous les voyageurs d’affaires. La plupart préfèrent les services, la stabilité, la sécurité ou encore les bénéfices des programmes de fidélisation qu’offre l’hôtellerie. Mais l’économie collaborative gagne du terrain, et les fournisseurs traditionnels doivent miser sur leurs forces et surveiller de près cette offre grandissante.

 

Image à la une : Airbnb

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Les nomades numériques, voyageurs des temps modernes?

À la croisée du voyageur d’agrément et du voyageur d’affaires

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler. Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur et en conservant les relations professionnelles établies dans leur lieu d’origine. Ces expatriés, qui détiennent un visa touristique, sont des salariés d’une entreprise favorisant le télétravail, des travailleurs autonomes ou encore des entrepreneurs du Web.

Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur

Liz Elam, fondatrice de Link Coworking, un club privé d’espaces de travail partagés, attribue cette tendance aux États-Unis au fait que les travailleurs, en particulier ceux de la génération Y, recherchent davantage d’indépendance et de flexibilité, un meilleur équilibre travail-vie privée et ont la volonté de voyager toujours plus.

Travailler à distance, mais encore?

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin. Deskmag en recensait 6000 à travers le monde à la fin 2014, accueillant près de 300 000 personnes. Propices au réseautage, à la collaboration et à la stimulation entre pairs, ces espaces sont très populaires dans les centres urbains.

Par exemple, celui d’Hubud, à Bali, est fréquenté par environ 200 expatriés et propose des formations de quelques jours sur des thèmes aussi diversifiés que les technologies, le marketing, l’entrepreneuriat, la créativité et le développement personnel.

Source : youtube.com

Des lieux de vie urbains en communauté

Bien souvent, les nomades numériques en processus de création d’entreprises se rendent dans des villes connues pour leur créativité et leur foisonnement de start-ups. Montréal, qui vient de se classer dans le top 20 des plus grands écosystèmes d’entreprises en démarrage, selon Compass, a acquis sa notoriété notamment grâce à l’événement International Startup Festival et à la maison Notman, qui offre des espaces de travail partagés.

Toutefois, une nouvelle offre cible les « technomades » : un lieu qui combine un espace de travail partagé et un hébergement de courte ou de longue durée. Il présente un avantage fort intéressant pour ces travailleurs, puisqu’ils ont accès à une aide et un accompagnement dans leurs projets, comme il y en a dans un incubateur de start-ups.

Startup Basecamp, déjà présent à San Francisco, a ouvert en juillet dernier un premier établissement à Montréal. Le tarif d’une chambre partagée oscille entre 26 et 35 $ US par jour, selon la durée du séjour. Ces lieux de vie sont accessibles dans plusieurs villes des États-Unis et sont créés par des start-ups telles que The Embassy Network, Pure House et Krash.

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Source : fastcompany.com

Zoku, qui vient d’ouvrir ses portes à Amsterdam, dit vouloir révolutionner le concept hôtelier en accueillant ses hôtes dans une communauté.

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Source : facebook.com/livezoku

La naissance du coworkation

Les nomades numériques sont aussi attirés par des destinations où le coût de la vie est moins élevé. De véritables communautés se sont formées en Thaïlande, en Indonésie, au Vietnam et plus récemment en Europe et aux États-Unis dans des villes moins chères ou en milieu rural.

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation. Elles se nomment HackerParadise, The Blue House, Project Getaway (voir la vidéo plus bas), Surf Office ou encore Refuga et s’assimilent à des entreprises touristiques.

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Source : thesurfoffice.com

Leur intention est d’offrir un environnement de travail favorable à la création. Les résidents travaillent sur leurs projets, apportent du support aux autres membres, visitent la région, participent à des événements, des activités, des formations et des ateliers organisés sur place, qui vont d’une soirée réseautage au cours de surf, d’un atelier sur le développement personnel à la formation marketing.

Source: youtube.com

Par exemple, Tribewanted propose des séjours à Bali au sein de la communauté Hubud. Les nomades numériques ont le choix de participer à des projets environnementaux dans une ferme écologique où ils peuvent se loger. Le tarif est de 350 $ US par semaine ou de 550 $ pour le premier mois sans l’hébergement (puis 350 $ pour les mois suivants).

L’essor du coworking rural

Les lieux de travail inusités ne sont pas réservés aux destinations exotiques. En Europe, des initiatives voient le jour et offrent des séjours dans des lieux reculés. En Hollande, Kantoor Karavaan loue des caravanes, des yourtes ou encore des terrains de camping dans l’arrière-pays, pouvant accueillir des groupes de travail.

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Source : facebook.com/kantoorkaravaan

Au Québec, un concept similaire à celui de Mutinerie Village pourrait être imaginé. Cette maison est située dans une ferme à 1 h 30 de Paris et fut créée par la Mutinerie, un espace de travail partagé à Paris. Pour 40 euros par jour, les nomades numériques profitent d’un séjour tout inclus et participent à l’entretien de la maison et aux activités de la ferme. Ils y font l’expérience d’une vie en autarcie dans un esprit communautaire. Ouvert depuis plus d’un an, 400 personnes y ont été accueillies.

Un peu dans la même veine, il existe au Québec une initiative qui permet aux entrepreneurs montréalais de partir à la rencontre de leurs pairs en région. La Tournée des Entrepreneurs est une série de voyages durant l’été qui allie conférences, réseautage d’affaires et tourisme. Ces rencontres sont un beau moyen de sortir du cadre habituel de travail et de stimuler la créativité.

Source : vimeo.com

Ainsi, des acteurs québécois ont déjà mis la table pour faire du Québec une destination attirante pour les nomades numériques, cette clientèle qui redéfinit à la fois la façon de travailler et de voyager.

 

Image à la une : projectgetaway.com

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Hébergement

Hébergement touristique: qui dort où?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux qui ont contribué financièrement au projet sont Aimia et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont ATR Associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015. Voici une analyse spécifique concernant l’hébergement touristique.

Chez des proches… ou dans un 4 étoiles

Les voyageurs québécois vont dormir chez de la famille ou des amis lorsqu’ils sont en déplacement au Québec (30 %), mais encore plus ailleurs au Canada (34 %), comme le démontre le graphique 1. Le graphique 2 expose également l’importance des séjours chez des proches pour les Québécois en Europe ou ailleurs qu’aux États-Unis et que dans le Sud (34 %). Il s’agit de la forme d’hébergement la plus utilisée lors d’un voyage type vers ces destinations. Mais cela n’empêche pas les Québécois de recourir aussi à de l’hébergement commercial lors d’un même séjour.

Le graphique 1 démontre que, toutes destinations confondues, c’est l’hôtellerie de 4 étoiles ou plus (32 %) et celle de 3 étoiles (22 %) qui figurent aux 1er et 3e rangs des modes d’hébergement utilisés. Néanmoins, il faut consulter le graphique 2 pour constater la popularité des hôtels/motels 4 étoiles ou plus lors des séjours dans les destinations du Sud; les 2/3 des Québécois affirment avoir séjourné dans ce type d’établissement lors d’un voyage au soleil. Au Québec, on parle plutôt de 27 %. Soulignons toutefois que le système de classification dans ces régions diffère de celui du Québec de même que les tarifs des établissements de 4 étoiles ou plus, souvent plus abordables qu’ici.

Pour leurs séjours au Québec, 12 % des voyageurs québécois font du camping et la même proportion recourt à la location de chalet ou d’appartement à partir de sites Web tels qu’Airbnb et HomeAway. Quelque 8 % des touristes québécois séjournent dans des chalets appartenant à de la famille et 6 % vont dans des gîtes. Seulement 5 % utilisent l’hôtellerie 2 étoiles ou moins. Toutefois, 9 % la choisissent lors de leurs voyages dans le reste du Canada (voir les graphiques 1 et 2).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

 

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Les Québécois choisissent des hébergements touristiques différents selon leur âge, indépendamment de la destination. Les jeunes adultes sont plus enclins que la moyenne à recourir à l’hébergement 2 étoiles ou moins. Les voyageurs de 55 ans et plus séjournent davantage dans les gîtes. L’illustration ci-dessous présente ces quelques particularités.

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Les choix des voyageurs hors Québec

Toutes destinations confondues, les voyageurs en provenance de l’Ontario, du nord-est des États-Unis et les touristes français séjournent principalement en hôtellerie 3 étoiles ou plus et chez des proches. Les établissements 2 étoiles ou moins et les maisons ou appartements loués sur les sites Web suivent. Comme l’indique le graphique 3, le type d’hébergement privilégié varie beaucoup selon le marché.

Ce sont les Ontariens (33 %) qui fréquentent le plus les établissements d’au moins 4 étoiles lors d’un séjour type. Ils choisissent aussi en grande partie l’hôtellerie 3 étoiles et le quart d’entre eux vont chez des proches, soit plus que les deux autres marchés à l’étude. Parmi les voyageurs américains, la même proportion (31 %) fréquente l’hôtellerie 3 étoiles que celle de 4 étoiles ou plus.

Les voyageurs français sont beaucoup moins enclins que les autres à choisir des établissements hôteliers 4 étoiles ou plus (15 %), mais élisent domicile chez un proche autant que le font les Américains (19 %). Ils fréquentent l’hôtellerie 3 étoiles comme les Ontariens (29 %) et celle de 2 étoiles ou moins (19 %), beaucoup plus que les 2 autres marchés. Ils sont aussi plus enclins que les autres à louer une maison ou un appartement en ligne, à aller dans un gîte et à faire du camping lors d’un séjour type.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Les gîtes, les chalets et le camping ont la cote au Québec

Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec!

Lors d’un séjour type au Québec, les voyageurs étrangers ont choisi en plus grande proportion les hôtels, les motels et les auberges 3 étoiles, suivis de près par l’hôtellerie 4 étoiles ou plus. Plus d’un voyageur sur cinq a dormi chez des proches. Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec! L’hôtellerie 2 étoiles ou moins, le chalet ou l’appartement loué en ligne, la maison de campagne de la famille, le camping, le bateau de croisière, le condo et la pourvoirie récoltent tous des proportions beaucoup plus élevées que la moyenne. Rappelons que la pourvoirie est un type d’établissement que l’on trouve peu à l’extérieur du Québec (voir le graphique 4).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Le camping est davantage pratiqué par les 18 à 34 ans, la croisière par les plus fortunés et les chalets ou les appartements loués en ligne par les couples avec enfants. Les choix de l’hébergement par les voyageurs étrangers varient selon l’âge, le revenu annuel ou encore le type de ménage. L’image ci-dessous donne un aperçu de ces variations pour les voyageurs hors Québec.

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 L’hébergement en évolution

Les établissements 3 étoiles ou plus, le domicile des proches, les chalets, les gîtes et l’hébergement de plein air en général : les voyageurs au Québec utilisent des moyens qui caractérisent bien l’offre. Les options d’hébergement évoluent et se multiplient, tout particulièrement avec le développement des portails Web de location entre particuliers très efficaces ainsi qu’avec la diversification de l’offre telle que le prêt-à-camper, les hôtels design et branchés sur leur milieu et ceux qui proposent des services liés à la santé et au bien-être. Il s’avère essentiel de rester à l’affût de ces tendances en plus de bien saisir le profil de sa clientèle.

 

Image à la une : © iStock photo

 

 

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Adapter l’offre touristique aux familles

L’édition janvier-février 2015 de la revue Espaces consacre tout un dossier au tourisme en famille. Les exemples présentés dans cette analyse sont majoritairement issus de cette publication.

DES EXPÉRIENCES AXÉES SUR LE JEU    

Le bassin de Bourg-en-Bresse, au nord de la région Rhône-Alpes, et la Wallonie picarde, territoire rural à proximité de Lille et de Bruxelles, ont tous deux mis la famille au cœur de leur stratégie de développement touristique. Bourg-en-Bresse a tout d’abord créé un guide des activités destinées aux enfants, puis des balades adaptées aux familles (les aventures-jeux Fifrelin) et une bande dessinée interactive. Selon Véronique Guillot, ces outils servent de prétextes à découvrir autrement le territoire et son patrimoine bâti grâce à une carte et des accessoires. Ce scénario de visite est construit par une équipe locale qui s’inspire de l’identité spécifique de chaque lieu choisi. Ces aventures-jeux sont aujourd’hui des produits commercialisés par les offices de tourisme et certains pôles ou musées du territoire. Pour les familles avec des enfants plus jeunes, il y a aussi les Zanimo’balades, qui se déroulent sur un circuit inédit dans un village. Elles s’appuient entre autres sur de petits jeux, des énigmes et des coloriages. La région de la Wallonie picarde a également développé des carnets d’aventure qui permettent aux enfants de 5 à 8 ans et de 9 à 12 ans de découvrir 15 sites touristiques tout en s’amusant.

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Source : revue Espaces

David Nouaille présente le parc du Puy du Fou, où l’expérience est constituée de moments forts et d’émotions intenses. Tout le parc est pensé dans le but de surprendre et d’étonner. L’offre s’articule autour de spectacles à vivre en famille, avec différents niveaux de lecture – les plus grands apprécient le scénario, les cascades et les costumes, alors que les plus jeunes se réjouissent davantage de voir évoluer des héros ou des animaux.

voyages_famille2Source : Puy du Fou

DES SERVICES PERSONNALISÉS

La personnalisation de l’offre passe par le développement d’activités adaptées aux goûts, aux intérêts, aux valeurs ou aux âges de chaque public, comme à Saint-Jean-de-Monts, où on propose une offre ciblée pour :

  • les familles avec enfants de moins de six ans (instants baby);
  • les familles avec enfants de six ans et plus (kids mercredis);
  • les familles avec adolescents de 12 à 17 ans (breaks ados);
  • les tribus, soit les familles avec des enfants d’âges très différents (rendez-vous famille).

Deux des petits musées de la Wallonie picarde (musée de l’Iguanodon et Maison des plantes médicinales) proposent un espace de jeux pour les enfants de quatre à huit ans : coin lecture, personnages Playmobil, jeux d’extérieur, jouets, peluches, coloriages, etc. en plus des autres possibilités de visites.

De petites attentions, comme celle de Center Parcs, par exemple, qui offre de remplir le frigo du chalet avant l’arrivée des familles, peuvent contribuer de façon significative à la réussite des vacances.

L’aéroport de Nice, quant à lui, a créé des places de stationnement réservées aux familles et a instauré le prêt gratuit et libre-service de poussettes jusqu’à l’entrée de la cabine de l’avion, ce qui permet à la famille avec bébé d’embarquer plus facilement. Le matériel destiné aux bébés et aux enfants en bas âge (chauffe-biberon, table à langer, chaise haute, etc.) fait aussi partie des indispensables que l’on trouve également à l’aéroport de Nice, qui, soit dit en passant, est le premier aéroport français à avoir reçu le label Famille Plus. Mais il ne faut surtout pas oublier le bien-être des parents ou des grands-parents qui voyagent de plus en plus souvent avec leurs petits-enfants. Ce qui compte pour eux, c’est d’abord la sécurité et la gestion du temps, qui doit être simple.

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Source : Aéroport de Nice

DES HÉBERGEMENTS ADAPTÉS

La modularité et la flexibilité des espaces de vie sont essentielles pour agrémenter l’hébergement des familles : chambres voisines et communicantes avec salon commun, cloison amovible qui peut séparer la chambre des parents et celle des enfants; très grandes chambres qui peuvent accueillir toutes sortes de groupes allant de la famille recomposée à la famille multigénérationnelle.

Les résidences de tourisme ou les campings qui proposent divers types d’hébergement (chalet, maison mobile, etc.) sont également appropriés pour recevoir des tribus nombreuses. Tel est le cas de la bannière Yelloh! Village, présentée par Coralie Brout, qui propose des hébergements de grande capacité, dont certains se divisent en plusieurs modules afin de préserver l’intimité des voyageurs. Son chalet Archipel, à Hossegor dans les Landes, est divisé en 4 modules qui lui permettent d’accueillir 16 personnes dans 8 chambres spacieuses, alors que le Big Casa, à Sérignan Plage, se sert de la modularité des maisons mobiles pour créer de nouveaux espaces pour 10 personnes.

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Source : Yelloh! Village

Quant aux familles monoparentales, elles recherchent surtout des hébergements avec animation pour les enfants, ce qui permet aux uns de s’amuser en bonne compagnie et aux autres de souffler un peu et d’avoir du temps pour eux.

UNE TARIFICATION PLUS FLEXIBLE

La tarification doit être souple : prix ou prestation pour parent seul avec enfants, tarifs jeunes enfants ou familles nombreuses, « passe tribu », gratuités partielles ou totales pour les enfants et les adolescents, etc.

Le Puy du Fou pratique une politique tarifaire adaptée qui rend le parc accessible au plus grand nombre. Le tarif adulte est au moins 30 % plus bas que celui de ses principaux concurrents. Le tarif enfant est, lui aussi, beaucoup moins cher que dans les autres parcs. Généralement, un billet enfant dans un parc représente 80 % de la valeur d’un billet adulte; au Puy du Fou, il est à 60 %-70 %. Enfin, il existe également un tarif famille nombreuse (sur présentation d’un justificatif).

Selon Nathalie Guellier, les parents solos aimeraient bénéficier de tarifs qui tiennent compte de leur monoparentalité; la tarification familles s’appliquant généralement à deux adultes et deux enfants au minimum. Dernièrement, Transat faisait un pas dans la bonne direction en annonçant des tarifs spéciaux pour l’hébergement d’un adulte voyageant seul avec 1 ou 2 enfants en plus d’offrir le logement et la nourriture gratuitement dans plus de 60 hôtels pour permettre aux familles de s’envoler sous les tropiques.

On le voit, répondre aux besoins des familles nécessite tout de même une certaine réflexion et adaptation. Êtes-vous prêts à relever le défi?

 

Source de l’image à la une: Famille Plus

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Marchés géographiques

Tout, tout, tout sur les voyages des Québécois!

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le Ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont ATR Associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit le comportement de voyage d’agrément des Québécois.

 

L’été au Québec… mais aussi dans le Sud!

Les Québécois voyagent d’abord et avant tout chez eux, au Québec. Plus de la moitié (56 %) de leurs séjours d’agrément d’une nuit ou plus au cours des 12 derniers mois ont été réalisés dans la belle province. Ils se sont principalement déroulés dans les régions de Québec, des Laurentides, de Montréal et des Cantons-de-l’Est. La plupart de ces Québécois (81 %) s’y étaient déjà rendus auparavant. Les États-Unis et les destinations soleil arrivent respectivement aux 2e et 3e rangs des endroits prisés par les Québécois en voyage d’agrément (voir le graphique 1).

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Les Québécois fréquentent le Sud en hiver, c’est bien connu. Mais ils le font encore davantage en été.

Les principaux territoires visités aux États-Unis se situent sur la côte est américaine, soit la Nouvelle-Angleterre, les États de l’Atlantique centre et de l’Atlantique sud. Cuba, le Mexique et la République dominicaine représentent 73 % des séjours des Québécois dans le Sud. L’Europe compte pour 6 % des voyages d’agrément des 12 derniers mois. C’est la France qui domine avec 29 % de ces séjours, suivie de loin par l’Italie (12 %), puis l’Espagne (7 %).

Les Québécois fréquentent le Sud en hiver, c’est bien connu. Mais ils le font encore davantage en été. En effet, bien que le quart des séjours vers les destinations soleil se soient déroulés de janvier à mars, 31 % ont eu lieu au 3e trimestre, soit de juillet à septembre. Cette proportion de voyages estivaux grimpe à 44 % pour les séjours au Québec, à 40 % pour les destinations américaines ainsi que pour le reste du Canada. Le tableau suivant illustre la répartition trimestrielle des séjours des Québécois selon les destinations.

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En hôtel quatre étoiles ou chez des proches

En général, les voyages d’agrément des Québécois durent plus de six nuitées. Lorsqu’il s’agit d’un séjour au Québec, cette moyenne se situe à 3,8 nuitées alors qu’elle monte à 16,7 lors d’un voyage en Europe. Les Québécois voyageant seuls et ceux dont les séjours se déroulent de janvier à mars partent habituellement pour plus longtemps, neuf nuitées en moyenne.

L’hôtel d’au moins quatre étoiles et la résidence de famille ou d’amis constituent les modes d’hébergement les plus utilisés par les Québécois (toutes destinations confondues). L’hôtellerie trois étoiles, le chalet, la maison ou l’appartement loué sur des plateformes comme Airbnb ou HomeAway, puis le camping suivent. Le graphique 2 illustre les modes d’hébergement utilisés par les Québécois lors d’un séjour type au cours des 12 derniers mois. Parmi ceux dont le voyage s’est déroulé au Québec, la résidence de parents ou d’amis est le mode d’hébergement le plus employé, suivi de l’hôtellerie quatre étoiles, puis trois étoiles.

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Le magasinage et la randonnée ont la cote!

Parmi les activités culturelles et de divertissement les plus pratiquées par les Québécois pendant un séjour touristique, le magasinage et la visite de ville arrivent en tête de liste (43 %). Bien que dans de moindres proportions, comme l’indique le tableau 2, les Québécois en voyage sont aussi des adeptes de gastronomie, de musées et de sites historiques.

Dans la catégorie des activités estivales de plein air, c’est la randonnée pédestre qui rejoint la plus grande part de Québécois. Près du tiers d’entre eux en ont fait lors d’un voyage type. Toutes proportions gardées, la baignade, la pêche et le camping figurent aussi parmi les activités de plein air les plus populaires en voyage durant l’été.

En matière d’activités hivernales, c’est encore la randonnée pédestre qui récolte la plus grande proportion de pratiquants québécois. Près d’un voyageur sur cinq affirme en avoir fait lors d’un voyage au cours de la dernière année. Loin derrière arrivent la raquette, le patin, le ski alpin, les événements sportifs et la glissade sur tube.

Néanmoins, comme l’indique le tableau 2, les parts de pratiquants sont faibles. En fait, 27 % des Québécois ont indiqué ne pratiquer aucune activité de plein air en voyage l’été et cette proportion grimpe à 64 % en période hivernale!

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Une affaire de famille

La majorité des Québécois voyagent en couple (40 %) ou en famille avec des enfants (22 %). Les adultes âgés de 35 à 54 ans sont particulièrement enclins (36 %) à voyager en famille. Par ailleurs, la visite de parents ou d’amis figure au premier rang des incitatifs de voyages au Québec, suivie de la proximité de la destination. Néanmoins, la beauté des paysages a amené le tiers des voyageurs d’ici à choisir la belle province comme destination. Des restrictions en matière de budget et de temps, mais aussi la disponibilité des activités à pratiquer constituent des éléments qui ont motivé plus de 20 % des Québécois à réaliser un séjour d’agrément au Québec.

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Ceux qui voyagent le font beaucoup!

Les Québécois ayant voyagé par agrément au cours des trois dernières années l’ont fait en moyenne près de sept fois au Québec.

Les Québécois ayant voyagé par agrément au cours des trois dernières années l’ont fait en moyenne près de sept fois au Québec. Ils ont davantage visité les États-Unis (3 fois) que l’Ontario (2,7 fois) et sont aussi allés plus souvent en Europe (2,2 fois) et dans le Sud (2,2 fois) que dans l’Ouest canadien (1,9 fois) au cours de cette même période.

Enfin, quelque 39 % des Québécois ont mentionné n’avoir fait aucun voyage d’agrément au cours des 12 derniers mois; principalement pour des raisons financières (58 %), par manque de temps (13 %), mais aussi parce que certains d’entre eux (19 %) n’éprouvent pas le désir de voyager et préfèrent rester à la maison.

 

Image à la une : © istock photo

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Hébergement

Le champing, vous connaissez?

En 2014, l’église médiévale All Saints’ Church, située dans le village Aldwincle en Angleterre, a fait l’objet d’un projet pilote qui visait à diversifier ses usages en accueillant des visiteurs pour la nuit. Le succès de cette première édition fut concluant et motive aujourd’hui le CCT à ouvrir les portes de deux autres églises pour la saison 2015, la Church of St Cyriac and St Julitta et la Church of St Mary the Virgin.

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Source : The Guardian, crédit photo : David Joyner/CCT

Le prix d’une nuitée se chiffre à près de 120 dollars canadiens et comprend la location entière de l’église ainsi qu’un petit déjeuner livré en matinée par un résident du village. L’organisme anglais propose également des activités complémentaires au séjour, dont la randonnée, du yoga et des soirées de contes.

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Gestion

Prix ou expérience : de quel côté penche la balance?

Voici une question que Travelzoo, un portail de voyages qui propose aux internautes des offres touristiques disponibles sur le Web, a posée à plus de 4272 de ses membres provenant de l’Amérique du Nord, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Espagne et de la France au cours de l’hiver 2014-2015. De plus, 1000 Chinois ont été interrogés en parallèle par Wisdom Asia Marketing & Research Consulting.

 

Mettre l’accent sur l’expérience

60 % des touristes mettent l’accent sur l’expérience plutôt que sur le prix pour leurs vacances.

Cette étude présentée lors du Congrès ITB Berlin 2015 souligne que 60 % des touristes mettent l’accent sur l’expérience plutôt que sur le prix pour leurs vacances.

Que ce soit pour les vacances de bien-être ou les spas, les forfaits de voyages avec vols long-courriers, les croisières, les séjours dans un hôtel ou les vacances culturelles, la qualité de l’expérience est un critère d’importance, et ce, peu importe le prix payé par les touristes. Les Chinois y accordent plus d’importance comparativement aux autres marchés à l’étude. Même si chez les Nord-Américains, la qualité de l’expérience est plus secondaire, sept touristes sur dix ont néanmoins indiqué avoir déjà combiné « voyage de luxe » et « faible coût » dans un même séjour (voir le graphique 1).

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Une attirance pour les bas prix

Le prix est pourtant un facteur à ne pas négliger pour plusieurs aspects d’un séjour touristique, notamment en ce qui concerne le transport aérien ou ferroviaire, les séjours en ville, les forfaits de voyage avec vols court ou moyen-courrier, ainsi que les vacances actives ou sportives. Le transport en avion est d’ailleurs le premier service pour lequel les touristes souhaitent payer le prix le plus bas (40 %), surtout dans le marché nord-américain (52 %). Outre le transport en train, les touristes d’Amérique du Nord sont ceux qui accordent le plus d’importance à l’aspect économique. Pour leur part, c’est lorsqu’ils prennent le train que les Chinois sont les plus vigilants en ce qui a trait au prix (voir le graphique 2).

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Qu’en est-il de l’hébergement collaboratif?

Presque la totalité des répondants qui ont effectué un séjour dans un hébergement collaboratif (à l’exemple d’AirBnB) l’ont apprécié, alors que 17 % ont souligné qu’il s’agissait d’un excellent moyen d’épargner de l’argent. L’opinion générale au sujet de cette forme d’hébergement est d’ailleurs très positive, alors que 70 % des répondants évaluent cette expérience comme supérieure à l’hôtel; 71 % d’entre eux se sentiraient à l’aise de séjourner dans la maison privée d’autrui. Le phénomène d’hébergement collaboratif se popularise, puisque le quart des répondants a déjà offert sa propriété en location privée ou serait prêt à l’offrir (voir le graphique 3).

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Les Nord-Américains (22 %) sont plus nombreux à avoir déjà réservé ou séjourné dans un hébergement collaboratif que les Européens (15 %). Malgré certaines préoccupations concernant la gestion, la propreté ou le paiement d’une location privée, 57 % des touristes nord-américains et 46 % des touristes européens souhaiteraient tout de même vivre cette expérience. Si l’on se fie à ces résultats, la demande pour ce type d’hébergement devrait donc continuer à croître dans les prochaines années (voir le graphique 4).

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Et les hôteliers dans tout cela?

Selon Travelzoo, les hôteliers doivent se concentrer sur leurs principaux atouts afin de rivaliser avec l’hébergement collaboratif : la qualité et la constance de leurs services, ainsi que leur valeur ajoutée. Un équilibre entre le prix et la qualité de l’expérience est aussi essentiel pour les consommateurs de ce secteur.

Lorsque l’on questionne le touriste sur les commodités et les services auxquels il serait prêt à renoncer dans un hôtel afin d’économiser de l’argent, seul un touriste sur dix avoue ne rien vouloir sacrifier. Plusieurs voyageurs nord-américains et européens pensent pouvoir se priver des cadeaux de bienvenue (83 %), des films et divertissements à la chambre (79 %), ainsi que du minibar (77 %) (voir le graphique 5). En revanche, peu de répondants semblent prêts à délaisser des services de première nécessité comme les serviettes et la literie (2 %), les formalités de départ et d’arrivée (14 %) ou encore l’accès sans fil à Internet gratuit (19 %). À noter que 31 % des répondants pourraient renoncer au nettoyage quotidien de leur chambre afin d’économiser sur le coût de l’hébergement.

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Devant des consommateurs avertis, toujours plus expérimentés et exigeants, offrir un service touristique de qualité à un prix compétitif est l’un des gages de satisfaction de la clientèle. Toutefois, il représente un défi pour les entreprises touristiques, qui doivent aussi séduire les visiteurs avec d’autres facteurs comme celui du WOW. Et vous? Sur quoi mettez-vous l’accent, le prix ou la qualité de l’expérience?

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Produits et activités

Rajeunir le camping… avec style

Tout se joue avant 15 ans

Entre 2004 et 2014, le nombre d’emplacements de camping a crû de 13 % et le taux d’occupation, de 23 %. Néanmoins, ce n’est pas grâce aux jeunes que cette croissance de fréquentation fut enregistrée. Selon les données du Print Measurement Bureau, les 12 à 17 ans formaient 14 % des campeurs canadiens en 2005 comparativement à 9 % en 2014. Les 18 à 24 ans enregistrent aussi une perte de vitesse : ils ont perdu 3 points en 9 ans. Ce sont les 50 ans et plus qui occupent une part grandissante de la communauté des campeurs canadiens (voir le graphique 1).

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Parmi les adultes américains amateurs de camping, 85 % ont campé pour la première fois avant l’âge de 15 ans.

Selon une étude publiée en 2014 par l’organisme américain Outdoor Foundation, la grande majorité des campeurs adultes ont pratiqué régulièrement des activités de plein air durant leur enfance ou leur adolescence. D’ailleurs, parmi les adultes américains amateurs de camping, 85 % ont campé pour la première fois avant l’âge de 15 ans. Après cet âge, la part de campeurs en étant à leur première expérience chute drastiquement (voir le graphique 2). Pour assurer une relève, il faut solliciter les jeunes adultes dès maintenant. Ils transmettront cette culture à leurs enfants, qui le feront à leur tour.

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Pour les plus douillets

Des parcs régionaux et nationaux mettent en place des mesures afin d’inciter à la pratique d’activités de plein air, notamment auprès des enfants et des adolescents. Outre ces programmes, certaines tendances se dessinent en matière d’offre de camping. Design, confort et style s’inscrivent parmi de nombreuses nouveautés. La popularité du glamping ou du prêt-à-camper démontre bien que les concepts alliant plein air et luxe sont en vogue.

À l’image des établissements hôteliers qui misent sur un design branché à bon prix, une expérience personnalisée et efficace et une immersion dans la communauté locale, voici quelques sources d’inspiration pour une offre originale et diversifiée de camping.

Le camping rétro…

L’attrait du vintage rejoint le camping. Les caravanes des années 1950 et 1960 ont la cote. Les puristes les aiment authentiques ou légèrement rafraîchies; d’autres les préfèrent actualisées.

À Santa Barbara en Californie, cinq emplacements d’un parc de véhicules récréatifs (VR) sont occupés par des caravanes transformées en suites pour les voyageurs de passage. Les célèbres roulottes argentées de marque Airstream, fabriquées entre 1959 et 1972 à Santa Barbara même, ont subi une cure de jeunesse. L’intérieur a été complètement refait, sur place, à l’aide de matériaux locaux. En harmonie avec le style rétro des VR, des bicyclettes assorties sont fournies avec la location, ce qui permet aux campeurs de circuler et de se mêler à la population locale.

Autocamp_santa_barbara_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Autocamp Santa Barbara

 Le site Web d’Autocamp Santa Barbara, très illustré, est agréable à consulter et met en valeur les photos partagées par les visiteurs.

 site_web_Autocamp_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Autocamp Santa Barbara

Tirer profit du design et des minimaisons

Un mouvement se développe vers la conception de minimaisons. Elles sont dessinées de façon à maximiser chaque centimètre carré et souvent installées sur des roues pour plus de liberté. Certaines minimaisons ne sont pas dépourvues de style, au contraire. Le design doit être astucieux et l’espace épuré pour ne pas se sentir trop à l’étroit. Ces cabines s’invitent sur les terrains de camping. Un séjour dans un petit chalet bien aménagé est certainement une expérience recherchée par une clientèle qui souhaite allier plein air et confort. Voici quelques exemples à titre d’inspiration.

Cette petite maison située aux Pays-Bas est conçue pour mettre en valeur la nature environnante grâce aux murs et aux vitres escamotables.

 chalet_vitres_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : inhabitat

Toujours aux Pays-Bas, les cabines Trek-in Hiker sont légères et proposent un espace ouvert et un design minimaliste et pratique. Elles sont faites de matériaux recyclés.

 Trek_in_hiker_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Architizer

Le canton du Valais, en Suisse, lançait une nouvelle forme d’hébergement : le CUBE 365. Le volume est inspiré d’un conteneur maritime, mais le cube est conçu en bois et comprend tout l’équipement d’une chambre d’hôtel luxueuse.

 Cube_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : CUBE 365

S’inspirer de l’économie collaborative

La consommation collaborative prend de l’ampleur dans le secteur de l’hébergement et elle touche, de façon marginale, le secteur du camping. Pour comprendre le phénomène, il vaut mieux prendre le temps de naviguer sur des plateformes comme Campinmygarden.comJeLoueMonCampingCar.com ou Airbnb. La location entre particuliers est un concept très apprécié, tout particulièrement par la génération Y. Il y a certainement lieu de s’inspirer de ces plateformes pour développer l’offre de camping ou pour organiser son site Web.

Les offres qui performent bien peuvent aussi nourrir la créativité des exploitants de camping. À titre d’exemple, un particulier du Tennessee aux États-Unis loue une vieille caravane des années 1960 dans sa cour par l’entremise du site Airbnb. Son produit est tellement apprécié qu’il est coté cinq étoiles grâce aux nombreux commentaires laissés par les clients. Les photos sont professionnelles, la proposition est simple, mais attirante. Consultez l’offre et laissez-vous inspirer.

 Airbnb_Rajeunir_le_camping_avec_styleSource : Airbnb

Pour élargir la clientèle-cible et faire mousser une relève de campeurs, pensez à un site Web attrayant, efficace et branché, une présence active sur les médias sociaux, la possibilité de réserver en ligne, et pourquoi pas, envisager l’ajout d’unités de camping originales et attirantes afin que chacun y trouve son compte. Cette diversité s’ajoute à l’expérience authentique de la bonne vieille tente ou encore du séjour en VR. Elle pourrait inciter davantage de gens à s’adonner aux activités de plein air et se faire la bougie d’allumage pour certaines familles à pratiquer le camping et à inculquer cette culture à leurs enfants.

Image à la une : Autocamp Santa Barbara

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Marketing

Marriott prête des caméras vidéo à ses clients

La caméra, de petite dimension, est fixée sur une perche afin de capter l’expérience vécue par celui qui la tient. Cette initiative donne ainsi la chance aux utilisateurs de filmer leurs activités de voyage et de les partager immédiatement sur les médias sociaux. En échange, Marriott leur demande de publier leurs vidéos avec les mots-clics #GoPro, #travelbrilliantly et #viajegenial. Ces vidéos circulent également par les comptes de médias sociaux de Marriott et sont visibles sur le système de divertissement des chambres du groupe hôtelier.

Les jeunes voyageurs cherchent des façons de créer et de partager des expériences uniques. La chaîne Marriott l’a bien compris. Voici la vidéo promotionnelle de ce programme de prêt.