Situé à Franconia, dans le New Hampshire, le motel s’est doté d’un système de 52 panneaux installés sur le toit du bâtiment principal et conçus pour produire 13,5 kW d’électricité par heure, soit 15 220 kW par année.
Durant les périodes où l’énergie produite excède la demande, le surplus pourra être accumulé et utilisé lorsque les besoins sont supérieurs à l’énergie produite (périodes nuageuses ou en soirée). Cette initiative a nécessité un investissement de 40 000 dollars américains, et a été financée en partie grâce à un crédit de taxe fédéral et un rabais du New Hampshire Public Utilities Commission Sustainable Energy Division.
Le Gale River Motel est un chef de file dans l’utilisation de technologies environnementales depuis plusieurs années ; il a d’ailleurs reçu plusieurs distinctions. L’installation d’un chauffe-eau solaire et de portes et fenêtres énergiquement efficientes a grandement contribué à réduire les coûts de chauffage et de climatisation au cours des dernières années.
En passant à l’énergie solaire, le motel gère astucieusement ses coûts d’énergie tout en réduisant son empreinte de carbone d’environ 227 tonnes durant le cycle de vie des panneaux. Cet exemple démontre que cette technologie et les avantages qui en découlent sont accessibles à des entreprises de petite taille.
Source de l’image à la une : Freeimages.com/ Michael & Christa Richert
L’engouement pour le glamping le démontre, la combinaison design + plein air séduit. Voici des exemples d’installations originales en milieu naturel créées par des architectes et des designers. Elles ont été pensées pour s’intégrer à l’environnement et pour connecter l’humain à la nature, le tout dans un grand souci d’esthétisme.
Pour une expérience enrichissante
Le plus grand sauna au monde
À l’occasion du festival d’art SALT, qui fait notamment la promotion d’installations architecturales uniques, une petite île du nord de la Norvège accueille le plus grand sauna au monde. La structure de bois en forme de A, inspirée des étals de poisson des pêcheurs locaux, permet à une centaine de visiteurs de partager un grand espace sauna ainsi qu’un bar. La façade vitrée offre la vue sur le lac, la plage et les montagnes environnantes. Cette agora sert également d’amphithéâtre.
Des étudiants en architecture de l’Estonian Academy of Arts ont développé le projet intitulé « Hear the forest », qui consiste en la construction et l’installation de trois immenses mégaphones de bois en pleine forêt estonienne. Chaque structure mesure trois mètres de diamètre et sert d’amplificateur. Lorsque le visiteur se place au centre de l’installation, la disposition des mégaphones lui permet d’entendre les bruits de la nature de façon amplifiée et unique. Cet aménagement sert aussi de lieu de repos aux randonneurs, ainsi que de petite scène.
Un refuge qui incite à l’engagement En Nouvelle-Zélande, le Longbush Ecosanctuary Welcome Shelter propose un espace éducatif aux classes, aux groupes d’écologistes, ainsi qu’aux visiteurs du sanctuaire. Il a été conçu par le designer Sarosh Mulla, qui en a aussi dirigé la construction par une équipe de 88 volontaires. Les matériaux ont été offerts par des commanditaires du projet. Le design est pensé pour inciter les visiteurs à prendre part aux programmes de conservation présentés, et l’approche adoptée vise la promotion du programme environnemental avec un minimum de ressources.
Un musée en mémoire d’une mine de zinc Situé dans une région reculée de la Norvège, le petit musée de la mine de zinc est constitué de quatre bâtiments intégrés aux vestiges d’une ancienne mine. Ceux-ci ont été conçus dans un style industriel imitant l’époque où la mine était en exploitation, soit entre 1881 et 1899. Le Zinc mine Museum, imaginé par l’architecte suisse Peter Zumthor, ouvrira ses portes durant l’été 2016, faisant partie intégrante du projet des National Tourist Routes.
Refuge design aux frontières du cercle polaire Un environnement hostile aux conditions climatiques imprévisibles caractérise cette région du nord de la Norvège, les Okstindan Mountains, reconnues pour la randonnée. La Rabot Tourist Cabin a été construite à partir de matériaux locaux et est conçue pour affronter de grands vents et de fortes tempêtes. Malgré la nécessité que la construction soit robuste, le design est au rendez-vous. Le refuge dessiné par la firme Jarvund/Vigsnaes Architects peut accueillir jusqu’à 30 randonneurs, qui doivent s’y rendre à pied ou en ski.
Un refuge au design unique, perché dans une montagne du Chili, est accessible aux randonneurs et aux cyclistes de passage. L’architecte Rodrigo Cáceres Céspedes a conçu le Endless Cycling pour offrir un lieu de repos mettant le paysage à l’avant-plan. La structure angulaire est recouverte d’un revêtement clair qui laisse passer la lumière naturelle tout en offrant une protection contre les intempéries. L’intérieur est minimaliste; on y trouve des bases de lit en bois, ainsi que des crochets pour suspendre les vélos.
Des filets en guise de hamac Sur le bord du lac Paprocany, en Pologne, une longue promenade en bois intègre une série de hamacs suspendus au-dessus de l’eau. En plus d’être esthétiques, les filets bleus rappellent le lac. Ils sont ainsi devenus une véritable attraction.
Une tour de 30 m de haut, recouverte de 3,5 km de corde disposée pour refléter les dunes environnantes, a été érigée dans une réserve naturelle en Belgique. La structure de bois triangulaire change d’aspect selon le lieu d’où on la regarde. Les trois plateformes de la tour invitent les visiteurs à apprécier le paysage. Le projet a été conçu par la firme Ateliereen, en collaboration avec MaMu Architects.
La firme danoise Gjøde & Povlsgaard Arkitekter a créé une passerelle pour permettre aux visiteurs d’admirer le paysage d’une baie de façon panoramique. Le quai circulaire, présenté à l’occasion de l’événement Sculpture by the Sea 2015, mesure 60 m de diamètre et est érigé sur la plage et sur l’eau. En plus de favoriser les rencontres, il permet d’établir une connexion entre le présent et l’histoire du site en offrant une vue sur la mer à partir de cet endroit jusque-là oublié.
Inaugurée en avril 2015, la passerelle en forme de fer à cheval munie d’un plancher de verre surplombe une vallée de 2350 pieds de profondeur. Le pont nommé Yuanduan est situé dans le sud-ouest de la Chine et offre une vue imprenable sur ce paysage spectaculaire, tout en donnant l’impression de marcher dans le vide.
Lorsque des aménagements sont réalisés avec le souci du design, leur valeur fonctionnelle en est rehaussée. En plus d’être utiles et esthétiques, ces installations suscitent la curiosité, deviennent des attraits et contribuent à l’image de marque d’une région. L’architecture et le plein air forment une combinaison qui gagne à être connue. Le Québec avec ses expériences de grande nature et son fleuve majestueux s’y prête donc tout à fait!
Image à la une : Adventure Journal, The Coolist, et contemporist.
La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.
Le tourisme à l’aube de 2020…
… sera motivé par la quête permanente du mieux-être
Le temps de loisir se fait rare, les voyageurs veulent des expériences riches, uniques, inédites, mais aussi qui donnent un sens au voyage. Le bien-être, les bonnes habitudes alimentaires, l’activité physique, la méditation et le repos se poursuivent plus que jamais en voyage. Rentabiliser son expérience par l’amélioration de soi!
… deviendra immersif et poussera encore plus loin la notion d’authenticité
L’immersion dans la culture locale devient un gage d’authenticité en voyage. Le touriste ne veut plus en être un. Expérimenter le quotidien dans un autre pays constitue l’une des premières motivations de voyage des jeunes milléniaux. L’économie collaborative répond à ces désirs et les entreprises touristiques adaptent leur offre.
Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.
La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.
Le tourisme à l’aube de 2020…
… verra apparaître davantage de modèles disruptifs
D’innombrables startups oeuvrent aujourd’hui à de nouvelles idées, fondées sur la rupture avec les façons de faire conventionnelles. Pour être un modèle disruptif, il faut être le premier, créer un besoin qui n’existe pas. On cherche à innover et à changer le quotidien des utilisateurs. Entre autres évolutions, la propriété des objets perdra en importance dans cette économie de partage où l’on s’emprunte sporadiquement espaces, stationnements, salles de réunions, voitures, etc.
… vivra une forte hybridation des lieux et des fonctions
Les lieux changent de fonction ou en cumulent de nouvelles : hôtel-bureau pour travailleurs nomades, centre de ski devient destination quatre saisons, terrain de golf qui reçoit un festival de musique. Que ce soit pour diversifier sa clientèle, pour s’adapter aux changements climatiques ou rentabiliser ses espaces, plusieurs seront appelés à élargir leurs horizons au cours des prochaines années.
Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.
Devant la montée des eaux et les multiples autres préoccupations environnementales, une offre touristique de niche fait surface : l’hébergement flottant. Présentes depuis quelques années en milieu naturel mais aussi en zone urbaine, ces structures ont pour vocation de valoriser des étendues d’eau tout en ayant une empreinte écologique moindre. Voici des exemples de projets menés à bien ou en cours de réalisation.
Au cœur d’une offre de plein air
Les centres de villégiature du Village Toue du Domaine des Demoiselles, au bord de la Loire, et du Village Flottant de Pressac, proche de la rivière de la Vienne, en France, proposent des hébergements sur des étangs. Les bateaux traditionnels appelés les Toues cabanées du Village Toue (voir vidéo ci-dessous), les cabanes flottantes et les restaurants-cabanes du Village Flottant sont accessibles soit par barque, soit par une passerelle reliée à la berge.
Sur place, diverses activités et installations sont proposées : canot, kayak, pêche, cueillette de légumes du potager, croisières-excursions, parcours pédestre pédagogique, piste cyclable, etc. De plus, le Village Toue organise des circuits touristiques d’une journée dans la région.
L’initiateur du projet du Village Toue est la société française de location de bateaux de plaisance Les Canalous. Elle y a investi deux millions d’euros et compte développer une franchise. Elle souhaite reproduire ce modèle dans des zones protégées et établir une charte qui respecterait un mode de tourisme durable. Quant au Village Flottant de Pressac, le projet s’élève à 2,3 millions d’euros, dont un million à la charge de la mairie, à l’origine de l’idée.
Sur la côte nord de la Colombie-Britannique, le King Pacific Lodge, un hôtel flottant amarré à une île au pied des montagnes, est accessible uniquement par avion ou par bateau. Fréquenté par les amateurs de pêche au saumon, ce lodge de luxe propose des forfaits incluant l’aller-retour en avion de Vancouver et l’accompagnement d’un guide de pêche. La clientèle paye une taxe de conservation qui est ensuite investie en crédits compensatoires de carbone et dans la protection de la faune et de la flore.
L’hôtel flottant Salt & Sill, situé dans un archipel près de Göteborg en Suède, est quant à lui constitué de six maisons de deux étages bâties sur des pontons. La clientèle a accès au solarium sur le toit ainsi qu’au « bateau sauna » et au « bateau restaurant », amarrés à côté de l’hôtel, où l’on organise des conférences et des événements.
Sur le toit de l’hôtel flottant Amstel Botel, à Amsterdam, des architectes et des designers d’intérieur ont conçu des chambres dans un ensemble représentant le nom de l’hôtel. Chaque lettre rouge mesure 6,5 m de haut, et la décoration des chambres est fortement inspirée des quais où le bateau-hôtel est amarré.
L’objectif est de favoriser la préservation de l’environnement dans les zones touristiques
Le studio de design serbe Salt & Water a conçu récemment les plans d’un hôtel flottant composé d’appartements sur des catamarans accostant une plateforme flottante qui inclut une réception, un restaurant et une salle pour la tenue d’événements. L’objectif est de favoriser la préservation de l’environnement dans les zones touristiques, tout en permettant aux touristes de profiter du milieu naturel des eaux intérieures. Avec ce projet, Salt & Water a reçu le Millennium Yacht Design Award pour sa capacité à promouvoir un tourisme durable.
Un hôtel en forme de flocon de neige devrait flotter sur les eaux norvégiennes du cercle arctique à compter de 2017. Le Krystall Hotel sera constitué de plafonds de verre permettant à la clientèle de contempler les aurores boréales. Conçu par Dutch Docklands, une entreprise spécialisée dans les infrastructures et les concepts flottants, l’hôtel aura un diamètre de 120 mètres et sera composé de 86 chambres, de salles de conférence ainsi que d’un espace bien-être. Il sera par ailleurs autosuffisant en matière d’énergie.
Kwanini The Manta Resort, au Zanzibar, propose une plateforme flottante sur trois étages à quelques minutes en bateau de l’hôtel. La chambre à coucher se trouve sous l’eau, de façon à permettre à ses occupants de contempler la faune dans une zone de conservation marine créée par l’hôtel.
L’omniprésence des étendues d’eau au Québec est propice au développement de ces structures d’hébergement flottantes. Elles s’inscrivent dans des créneaux touristiques déjà très présents dans la province, soit le tourisme d’aventure, le tourisme de plein air et le tourisme durable.
Depuis 2012, le ministère du Tourisme du Québec s’est donné les moyens de développer des produits novateurs et originaux grâce à son Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Afin de mieux orienter les entreprises et organismes dans leurs efforts, une des mesures du plan d’action 2016-2020 est d’assurer le déploiement des stratégies sectorielles,pour la mise en valeur des produits à fort potentiel. Voici plusieurs extraits de nos analyses, sur des bonnes pratiques d’ici et d’ailleurs, qui sont autant d’idées inspirantes pour le Québec !
Le patin, produit porteur pour le tourisme hivernal
Des destinations remettent des activités hivernales traditionnelles au goût du jour, tel que le patin. C’est le cas de Moscou qui a utilisé la patinoire de la célèbre place Rouge pour y tenir un spectacle de patinage artistique et une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014.
Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai.
Des régions revitalisées par le tourisme culturel et événementiel
Conscientes des avantages associés à un milieu créatif dynamique, plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle. Depuis 2012, l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne le projet CULTURAT, qui vise entre autres à faire rayonner la région en misant sur les arts, la culture et son identité. Un des objectifs est d’accroître et de bonifier les activités de tourisme culturel sur le territoire.
Des municipalités de plus petite taille peuvent aussi rayonner grâce à leur district culturel. C’est le cas de Paducah dans l’État du Kentucky, une ville d’environ 25 000 habitants, qui se démarque par son Lowertown Arts District.
Des lieux inusités pour le tourisme d’affaires et de congrès
Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative et les réunions font partie intégrante de leur offre touristique : parc animalier, centre de ski, lieu historique, parc, jardin extérieur, etc. Les lieux de diffusion culturelle sont aussi à l’écoute des gens d’affaires, que ce soit des théâtres, musées, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts.
Les activités aériennes pour mousser le tourisme de nature et d’aventure
Parcours dans les arbres, tyroliennes extrêmes, structures aériennes spectaculaires, l’offre de produits en plein air incitant les gens à faire preuve d’agilité et à braver les hauteurs se propage, se diversifie et rivalise d’ingéniosité et de promesses de poussées d’adrénaline. La tyrolienne Zip World Velocity au Royaume-Uni permet d’atteindre des vitesses très élevées (plus de 160 km/h). Le visiteur est en position couchée à plat ventre, tête première, donnant ainsi l’impression de voler.
Le parc autrichien Area 47 est en quelque sorte le Disney World des parcs d’aventure. On y trouve un très grand nombre d’activités de plein air, dont plusieurs aériennes, mais aussi des activités d’intérieur.
Les hébergements authentiques pour le tourisme au nord du 49e parallèle
L’hébergement constitue une composante majeure de l’expérience dans les destinations nordiques, où le voyageur est en quête d’authenticité. Icelandic Farm Holidays, une association formée de propriétaires fermiers, propose 4800 lits et circuits thématiques en Islande, à la limite du cercle arctique.
En Norvège, plus d’une centaine de cabanes de pêcheurs longent la côte. Au fil du temps, elles sont devenues une oasis pour les visiteurs étrangers. Très prisées en été, ces cabanes sont équipées minimalement d’une salle de séjour, d’une chambre et d’une toilette.
Le patrimoine pour valoriser le Saint-Laurent touristique
Le ministère du Tourisme du Québec a élaboré une stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique qui est soutenue par la Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Le patrimoine fluvial est au cœur de l’histoire du Québec et cet héritage peut être reconverti à des fins touristiques. La province compte deux routes thématiques axées sur ce patrimoine dont la Route des Navigateurs, qui retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue.
Cet héritage peut aussi être célébré par des événements. C’est le cas de la Régate 1900, organisée dans la région des Pays de la Loire et qui réunit diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la « Belle Époque ». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.
Les milléniaux devraient atteindre le sommet de leur pouvoir d’achat en 2020… À l’image de leurs parents, les baby-boomers, ils teintent toutes les facettes de l’économie, et donc de l’industrie touristique. Voici des extraits d’analyses, publiées au cours de la dernière année, qui dévoilent plusieurs aspects de cette génération et des façons de les aborder.
Qui sont les Z?
Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés.
Parmi les milléniaux se trouvent les générations Y et Z. Cette dernière comprend les jeunes nés après 1990 ou 1995, selon les sources. Grosso modo, ce sont les 18-24 ans. Les yeux rivés à l’écran, ils communiquent de façon brève et imagée : ils sont hyper connectés. Leur capacité d’attention est encore plus courte que celle des Y, leurs aînés, et leurs valeurs diffèrent.
Les Z sont d’insatiables internautes à la recherche d’informations. Ils exigeront transparence et vérité des entreprises avec lesquelles ils transigeront. Ils sont davantage interpellés par un produit ou un service de qualité que par la compagnie qui le commercialise, ce qui les rend infidèles à une marque.
Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés
L’hébergement s’ajuste aux nouvelles préférences de voyage que l’on attribue aux membres de la génération Y (nés après 1980), mais qui concernent un marché beaucoup plus large.
Design inspiré et branché sur la culture locale et service décontracté et personnalisé sont des caractéristiques clés de ces établissements. Des groupes hôteliers créent de nouvelles marques pensées tout particulièrement pour accueillir la clientèle des Y ainsi que tous ceux ayant le même type d’attentes que ces jeunes adultes – et ils seraient nombreux.
Aujourd’hui, les jeunes professionnels et les voyageurs d’affaires de petites entreprises recherchent un confort similaire à celui dont elles bénéficient au bureau et chez elles. Ceux-ci, dépendants du numérique, s’attendent à ce que l’offre d’hébergement soit pourvue des technologies les plus récentes et ils veulent vivre une expérience sociale, le tout à un prix compétitif. Les lobbies adaptés et l’accès facilité à Internet sont des atouts.
Ces gens d’affaires souhaitent aussi conserver leurs habitudes quotidiennes et deviennent plus attentifs à leur hygiène de vie. Ils accordent entre autres de l’importance à ce que l’établissement soit équipé d’une salle d’entraînement, ou encore qu’il propose des repas de qualité et équilibrés.
Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler.
Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin.
Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre.
Ils s’attendent à travailler avec les dernières technologies, mais priorisent les communications en face à face. Ils exigent souplesse des horaires et des méthodes… Les Z bouleverseront-ils les milieux de travail comme l’ont fait les Y?
La hiérarchie pyramidale, les codes de conduite instaurés par les adultes plus âgés, les ordres; tout cela est dépassé aux yeux des 16 à 20 ans. Les Z sont créatifs et doivent sentir qu’ils participent au succès de l’organisation. Fixez-leur des objectifs et laissez-les trouver les moyens de les atteindre. Les résultats pourraient être surprenants.
Comment intégrer les jeunes milléniaux dans vos milieux de travail? L’analyse La génération Z au travail vous offre des pistes de solutions.
Des employés, mais aussi des entrepreneurs
certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition
Ils n’ont rien à perdre, veulent se réaliser et être fiers de ce qu’ils accomplissent. Ils recherchent la flexibilité, la liberté et souhaitent faire ce qu’ils désirent. Pour eux, l’entrepreneuriat correspond à un mode de vie fort attrayant, si bien que certains d’entre eux vont jusqu’à créer des entreprises à répétition.
De nombreuses autres analyses du Réseau de veille font allusion aux milléniaux puisqu’il s’agit d’un segment de clientèle incontournable, pour aujourd’hui, mais aussi pour demain puisque le voyage s’inscrit dans leurs besoins et qu’ils transmettent ces valeurs à leur descendance.
Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :
Les gens dorment habituellement moins bien à l’hôtel qu’à la maison. La piètre qualité des oreillers, le bruit de la rue ou du système de ventilation, l’inconfort du matelas, la lumière du jour ou encore la température et la qualité de l’air dans la chambre reviennent souvent comme éléments fautifs. C’est ce que révèle une étude norvégienne publiée à l’été 2015 et menée auprès de 2504 voyageurs.
Un autre sondage de la firme Gallup réalisé auprès de 13 515 voyageurs américains au début de 2014 révèle que les clients d’hôtel, toutes catégories confondues, sont prêts à payer beaucoup plus si on leur offre des services plus performants, comme un lit très confortable.
Ne pas lésiner sur la qualité des matelas!
Près de 17 % des voyageurs interrogés par les chercheurs de la Norvège déclarent que les matelas inconfortables sont la source de leurs mauvaises nuits à l’hôtel. Certains établissements l’ont bien compris. Au Peninsula Hotel de New York, par exemple, les lits sont composés de matelas faits à la main par la compagnie Savoir Beds, reconnue depuis 110 ans pour ses produits haut de gamme. Les clients de la chaîne Four Seasons Hotels and Resorts peuvent choisir le degré de fermeté du lit grâce à un surmatelas amovible. On note d’ailleurs les préférences du client dans son dossier pour ses prochains séjours dans un hôtel Four Seasons.
Plusieurs chaînes d’hébergement économique misent sur la qualité de leurs matelas et de leurs oreillers pour se démarquer.
Mais l’accès au grand confort n’est pas le privilège des hôtels de luxe. Plusieurs chaînes d’hébergement économique misent sur la qualité de leurs matelas et de leurs oreillers pour se démarquer. C’est le cas de Tune Hotels, qui compte des établissements en Asie, en Europe et en Australie. Son offre est claire : « Great night’s sleep for a great price ». Leur marque de commerce repose sur le fait qu’ils s’approvisionnent en matelas, oreillers, couettes et literie de même calibre que ceux dont sont équipés les hôtels 5 étoiles.
Au Royaume-Uni, le groupe hôtelier Premier Inn va plus loin avec sa garantie « bonne nuit » (Good Night Guarantee) ou argent remis. Des matelas et de la literie ultraconfortables, un choix d’oreillers, du personnel attentionné et sensibilisé à cette promesse de l’hôtelier envers sa clientèle, voilà l’offre de Premier Inn pour assurer une bonne nuit aux visiteurs. Voici la publicité de la chaîne :
Pour appuyer cet engagement, le porte-parole du groupe Premier Inn, Lenny Henry, propose diverses astuces pour obtenir un sommeil réparateur. La vidéo est disponible sur le site Web de l’hôtelier.
Des experts en sommeil
Selon l’étude réalisée en Norvège, le quart des clients d’hôtel accusent notamment la mauvaise qualité des oreillers pour leur sommeil perturbé. Dans les hôtels haut de gamme, le menu d’oreillers n’est plus une nouveauté. Mais au Benjamin Hotel de Manhattan, à New York, une consultante du sommeil partage avec les employés quelques astuces pour qu’à leur tour, ils puissent conseiller les clients sur le type d’oreiller qui devrait leur convenir.
L’été dernier, l’hôtel londonien Corinthia lançait son programme Sumptuous Sleep Retreat, mis au point avec un expert du sommeil. Outre la chambre équipée d’un matelas fait à la main, ce programme comprend notamment le « sleep menu », qui est composé de plats riches en tryptophanes – acide aminé nécessaire à la synthèse de la mélatonine, l’hormone du sommeil – et des soins de spa conçus pour favoriser l’endormissement.
Testé en laboratoire
Des hôtels font de cette recherche du sommeil réparateur leur cheval de bataille. Les grandes chaînes expérimentent des concepts dans leur laboratoire pour mettre au point LA chambre la plus douillette, celle qui offrira le meilleur sommeil au client et qui lui laissera un souvenir impérissable de confort inégalé. Starwood travaillait jusqu’à tout récemment à un design inspiré de la nature selon la thèse de la biophilie, où l’humain cherche fondamentalement à se trouver près de ce qui est vivant.
Un décor constitué de terrariums, de rideaux et de papier peint évoquant une canopée d’arbres est testé par des volontaires. Les designers croient que la simple présence de vert dans la chambre peut contribuer à susciter un sommeil apaisant. Si les résultats s’avèrent concluants, ce type de design pourrait se retrouver dans des établissements de la chaîne très bientôt. Parmi les autres idées expérimentées dans le laboratoire du Connecticut, mentionnons des tuiles de plancher lumineuses pour favoriser une meilleure visibilité la nuit, ou encore un système d’éclairage qui aide à rétablir le rythme circadien après un long voyage.
Des rideaux opaques, des chambres insonorisées, des options d’éclairage, une bonne circulation de l’air et le contrôle sur la température sont autant d’éléments clés qui permettront au client de maximiser ses chances de dormir sur ses deux oreilles. Le simple fait de séjourner hors de leur domicile peut générer de l’insomnie chez bien des gens… L’étude des chercheurs norvégiens démontre que dans la majorité des cas, le sommeil des clients s’améliore dès la deuxième nuit passée à l’hôtel. Encore faut-il les convaincre de rester!
Le portail Web de réservation de chambres AccessAllRooms.com vise à faciliter le choix d’un établissement hôtelier pour les personnes handicapées. La plateforme lancée à la fin août 2015 fournit de l’information sur les chambres et leur niveau d’accessibilité selon les besoins. Pour mieux guider les clients, AccessAllRooms.com a recours au programme Global Access Award Scheme (GAAS), le premier système global de classification pour l’hébergement accessible.
Les hôtels sont ainsi classés sur une échelle de 1 à 5. Ceux qui atteignent le niveau 5 offrent des chambres comportant une foule de commodités, comme des interrupteurs électriques à la bonne hauteur pour les personnes en fauteuil roulant et une salle de bain entièrement accessible. Les hôtels classés à des niveaux inférieurs offrent moins d’équipements adaptés, mais peuvent convenir à certains voyageurs. Le système GAAS fournit également de l’information sur l’accessibilité pour les personnes ayant un handicap auditif ou visuel par l’ajout d’un œil ou d’une oreille sur le logo, le cas échéant.
Le fondateur de AccessAllRooms.com, James Price, se déplace en fauteuil roulant depuis son accident de plongée, survenu il y a plus de 15 ans. Athlète et voyageur, M. Price estime que les besoins des personnes handicapées sont souvent négligés par l’industrie touristique. Il souhaite faciliter la préparation des séjours et réduire les frustrations de ces voyageurs avec cette plateforme conçue spécialement pour eux. À l’heure actuelle, le site propose une offre qui s’étend déjà dans plusieurs villes du monde.
La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, dont l’Ontario (567 répondants). Les détails supplémentaires de cette étude sont présentés en fin d’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier, réalisé au cours des 12 derniers mois. Voici donc un aperçu des habitudes touristiques des Ontariens.
L’Ontario, destination de vacances privilégiée
En 2014, les Ontariens interrogés ont voyagé d’abord et avant tout dans leur province. La moitié de leurs séjours d’agrément d’une nuit ou plus ont été réalisés au Canada, principalement en Ontario (79 %). Les États-Unis suivent au deuxième rang des destinations les plus visitées (voir le graphique 1), New York et la Floride étant sur un pied d’égalité en tête du classement des États (24 %). Seulement 8 % des voyageurs ontariens ont visité le Québec.
Parmi les touristes ontariens qui ont visité le Québec lors de leur dernier séjour, la principale motivation de voyage a été la visite de parents ou d’amis
Parmi les touristes ontariens qui ont visité le Québec lors de leur dernier séjour, la principale motivation de voyage a été la visite de parents ou d’amis (15 %), plus que pour l’ensemble des voyageurs hors Québec (9 %). La deuxième raison évoquée est la possibilité de pratiquer certaines activités. L’accessibilité facile par la route constitue le troisième motif des Ontariens pour visiter le Québec.
On le fait en couple dans un hébergement 4 étoiles!
En 2014, le quart (26 %) des Ontariens ont fait deux séjours d’agrément d’au moins une nuitée. La durée moyenne de leur dernier séjour était de 8,1 nuitées, toutes provenances confondues. Ces nuitées s’effectuent principalement dans un lieu d’hébergement comptant au moins trois étoiles, ou encore chez de la famille ou des amis (voir le graphique 2).
Les vacances sont aussi l’occasion de partager des moments en couple ou en famille, même si comparativement aux touristes des autres marchés, ils voyagent un peu moins avec leurs enfants (voir le graphique 3).
Le magasinage, toujours le magasinage!
Pour une majorité d’Ontariens, le magasinage demeure l’activité principale* de leur séjour d’agrément. Parmi les autres activités culturelles et de divertissement les plus pratiquées, la découverte de la ville et la dégustation d’un repas gastronomique font bonne figure (voir le tableau 1). Les touristes ontariens sont aussi des adeptes de musées et de sites historiques, mais dans une moindre proportion.
Dans la catégorie des activités estivales de plein air, c’est la baignade, que ce soit dans une piscine ou dans un plan d’eau naturel, qui rejoint la plus grande part des voyageurs ontariens. La randonnée pédestre, quant à elle, est beaucoup moins populaire auprès de ces touristes (15 %) qu’auprès des autres voyageurs hors Québec (21 %). Néanmoins, comme l’indique le tableau 1, les parts des Ontariens pratiquant ces activités sont faibles. En fait, plus du tiers de ceux-ci ont indiqué ne pratiquer aucune activité physique ou de plein air au cours de leurs vacances estivales!
Les principales sources d’inspiration
Les Ontariens ont utilisé majoritairement le Web et les médias sociaux pour s’inspirer et choisir leur dernière destination de voyage. Près du tiers d’entre eux (32 %) se sont également fiés aux recommandations de parents ou d’amis.
En comparaison avec l’ensemble des marchés hors Québec, les Ontariens recourent plus aux services d’un agent de voyages et aux bulletins d’information. Ils remarquent aussi davantage les publicités affichées sur les sites Web.
La mobilité et les réseaux sociaux, quelques faits saillants
La majorité des voyageurs ontariens (76 %) possède un téléphone intelligent, une tablette électronique (50 %) ou un GPS (55 %), et encore plus parmi les jeunes âgés de 18 à 34 ans (91 %, 61 % et 62 % respectivement). Toutefois, ils ne s’en servent pas tous en voyage. En effet, seulement un peu plus de la moitié d’entre eux (55 %) a utilisé son téléphone intelligent, et environ le tiers (31 % et 34 %) sa tablette ou son GPS lors de son dernier séjour d’agrément.
Parmi ceux qui utilisent leur appareil mobile pendant leurs vacances, les deux tiers s’en servent pour prendre des photos ou des vidéos. Près des trois quarts (71 %) des touristes âgés de 55 ans et plus l’utilisent pour vérifier leurs courriels et communiquer avec leurs proches; en comparaison, beaucoup moins de milléniaux (55 %) le font.
Bien qu’ils soient enclins à prendre des photos et des vidéos, ils le sont moins à les partager en ligne (31 %).
Le tiers des voyageurs utilise un appareil mobile pour chercher des informations touristiques, et seulement 12 % pour effectuer un parcours ou suivre un itinéraire donné par un GPS (21 % dans le cas de la génération Y).
Hormis pour les 18 à 34 ans, les Ontariens consultent moins fréquemment les médias sociaux que les touristes des autres marchés, mais lorsqu’ils le font, c’est pour émettre des commentaires ou mettre à jour leur statut relativement à leur voyage. Pour cela, ils utilisent majoritairement Facebook (80 %). Les milléniaux se servent de tous les médias sociaux dans une plus grande proportion que les autres catégories de voyageurs.
Les intentions de voyage
Malgré la proximité du Québec, les Ontariens interrogés voyagent peu dans la belle province. De plus, ils ne prévoient pas le faire à court terme, puisque ceux qui désirent effectuer un séjour incluant au moins une nuitée à l’extérieur de leur résidence principale au cours de la prochaine année voyageront surtout dans leur province, au Mexique, dans les Caraïbes (Cuba, République dominicaine, Bahamas, etc.) ou encore en Amérique latine (15 %). Ces séjours auront surtout lieu l’hiver, soit en décembre, janvier et février. Espérons que la stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal du ministère du Tourisme parviendra à les convaincre d’embrasser les joies de l’hiver québécois!
À propos de cette étude :
Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.