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Favoriser l’accessibilité au plein air

L’organisme Kéroul, en collaboration avec l’Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées, offre un nouveau guide « Le plein air pour tous : pratiques inspirantes et matériel adapté ». Ce dernier s’adresse aux municipalités, aux organisations et aux gestionnaires afin de les aider dans la conception des sites et des activités de plein air pour les personnes en situation de handicap.

Le document se présente sous forme de fiches simples et pratiques divisées en catégories telles que les activités nautiques, aériennes et hivernales. Elles suggèrent différents aménagements, les équipements nécessaires, les fournisseurs, les pratiques inspirantes et les ressources complémentaires selon les obstacles rencontrés par les personnes avec une déficience motrice.

Il est également possible de trouver des fiches sur les thématiques suivantes :

  • La communication et la promotion des activités accessibles ;
  • La formation et l’accompagnement du personnel d’accueil ;
  • La planification du financement et des dépenses.

Grâce à ce guide, il n’y a plus d’excuses pour ne pas proposer des activités de plein air inclusives !

 

Source de l’image à la une : Ville de Victoriaville

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Tendances

Tendances chez les consommateurs : 3 profils

L’évolution des comportements de la clientèle rythme les tendances et exerce de l’influence sur les entreprises. L’agence d’études de marché Euromonitor International présente dix segments de clientèles dont les impacts se font déjà sentir dans différents secteurs d’activités. En voici trois à surveiller pour l’industrie touristique.

Le cercle des jeunes milléniaux sains ( Clean Lifers )

De jeunes adultes éduqués dans la vingtaine prennent très au sérieux la quête du bien-être par l’adoption d’un mode de vie sain. Ils croient fermement en leurs idéaux et adaptent leurs comportements d’achat en conséquence. Ainsi, ils renoncent à plusieurs choses qui peuvent nuire à leur quête, comme l’alcool, les aliments mauvais pour la santé, et de plus en plus, les achats impulsifs. Ils préfèrent dépenser leur argent sur des expériences comme des escapades d’un week-end, des sorties dans un bon restaurant ou encore sur un événement de yoga avec des amis.

Ils sont attachés à la famille, souhaitent passer du temps avec leurs parents. Ces jeunes adultes ont d’ailleurs tendance à demeurer à la maison plus longtemps que ne l’ont fait leurs aînés. Ils ont développé une certaine complicité avec leurs parents, des membres de la génération X ou du baby-boom. Ils choisissent même de voyager ensemble.

Les hôtels qui ont pris le virage bien-être sauront recevoir ces jeunes milléniaux exigeants. C’est notamment le cas de la bannière EVEN Hotels, dont le concept est entièrement tourné vers le bien-être. Ses établissements proposent de nombreuses options gourmandes et des aménagements pour pratiquer le yoga et faire des exercices dans les chambres et en salle. Voici la vidéo promotionnelle de l’entreprise qui illustre bien son positionnement :

even-hotels-promo-videoCes grands consommateurs de kombucha, adeptes d’aliments crus et de routine d’exercices ont également un esprit de communauté très développé. Ils veulent faire la fête, mais ne souhaitent pas passer la nuit dans les bars. Pour combler ce désir, ils ont créé des événements qui leur ressemblent comme le Mindful Drinking Festival qui permet de découvrir toute une variété de jus et de boissons non alcoolisées et de mieux comprendre les bienfaits de demeurer sobre, tout en faisant la fête. Les événements Daybreaker, ces rassemblements qui allient yoga, fête et danse, se déroulent en matinée un peu partout à travers le monde et s’inscrivent aussi dans cette mouvance (voir la vidéo ci-dessous).

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Source : Daybreaker

Les emprunteurs ( The Borrowers )

À la recherche de liberté et d’expériences de vie, les emprunteurs refusent de cumuler du matériel pour afficher leur statut social. Ce principe de vie, associé jusqu’à récemment aux milléniaux, s’applique désormais à des personnes de tous âges. Des baby-boomers en quête de liberté se départissent de leurs biens afin de vivre plus simplement et librement.

La progression rapide de l’économie collaborative dans de nombreux secteurs a largement contribué à l’émergence du marché des emprunteurs. Aujourd’hui, les entreprises phares comme Airbnb et Uber sont bien établies. L’idée d’échanger des biens entre particuliers, de louer des produits plutôt que de les acheter est maintenant très répandue parmi des gens de tous âges. Et des startups œuvrent continuellement à innover en ce sens.

Les voyageurs peuvent louer des appartements, des maisons, faire du covoiturage, mais aussi louer de l’équipement de plein air, avec notamment le portail Spinlister, des articles pour bébés grâce à un partenariat entre Destination Hotels et Babierge ou encore un véhicule récréatif par la plateforme Camplifly.

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Source : Babierge

Les « visualisateurs » ( View in my roomers )

De plus en plus, les consommateurs pourront lier la perception et la réalité à l’aide de l’imagerie numérique. Bien que cela soit déjà possible, visualiser les produits ou les destinations avant de les consommer deviendra une pratique étendue. La technologie de réalité virtuelle et celle de la réalité augmentée — superposition d’informations sur une image réelle captée à travers l’écran d’un appareil mobile — permettent de réduire les incertitudes liées à un achat intangible. Les « visualisateurs » sont ces adeptes de la technologie au quotidien qui adoptent les nouvelles tendances numériques rapidement.

De grandes marques comme Ikea, Amazon ou encore les peintures Dulux offrent la réalité augmentée pour aider les « visualisateurs » à imaginer leur espace transformé par les produits qu’ils convoitent. Dans le premier cas, on peut visualiser les meubles dans les pièces de notre maison. Amazon et son application AR view propose sensiblement la même chose (voir la vidéo ci-dessous). Dulux offre un aperçu, toujours à travers l’écran de l’appareil mobile, de ce qu’aurait l’air une pièce selon les différentes couleurs sélectionnées.

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Source : Amazon

Le recours à la réalité augmentée par les grandes entreprises incitera les « visualisateurs » à rechercher cette technologie dans les expériences touristiques pour une plus grande immersion. Selon une étude de Ericsson ConsumerLab, le quart des friands de la technologie estiment que les gens exploreront des destinations touristiques rehaussées par la réalité augmentée au cours de la prochaine année. Cette technologie est facile d’accès pour les voyageurs puisqu’elle ne nécessite qu’un téléphone intelligent. Cet aspect lui donne une longueur d’avance sur la réalité virtuelle qui requiert le port d’un casque ou d’une visionneuse.

Il existe depuis un certain temps des applications permettant aux voyageurs de s’orienter en ville ou en milieu naturel grâce à l’identification des sommets, par exemple, à travers l’écran du téléphone, comme c’est le cas avec PeakVisor. Destination Sherbrooke propose l’application Muralis qui permet de découvrir la ville selon différentes époques, grâce à de grandes murales et à travers un téléphone intelligent par la réalité augmentée.

Des consommateurs avertis

Les principes adoptés par les consommateurs, les valeurs partagées par les entreprises et les outils technologiques mis à la portée de tous continuent à influencer les façons de consommer. Les consommateurs se font enquêteurs, partagent le fruit de leurs recherches sur les réseaux sociaux, partent même des mouvements et contribuent ainsi à la réputation des marques. Celles-ci doivent être à l’écoute, plus que jamais.

 

Image à la une : Reshot

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Gestion

Comment impliquer les résidents dans le tourisme (Partie 2)

La Mission des Offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine (MONA), en France, vient de publier une boîte à outils pour les organisations touristiques locales désireuses de mettre sur pied des stratégies ciblant la population. L’analyse Les résidents : acteurs du tourisme local détaille la méthodologie proposée. Pour illustrer chacun des objectifs, la MONA a également procédé à un étalonnage de bonnes pratiques. En voici quelques-unes déployées en France, ainsi qu’une sélection du Réseau de veille. Elles sont présentées en fonction de chacun des objectifs identifiés pour cibler les résidents.

Informer les résidents du rôle de l’organisation touristique locale

L’Office de Tourisme de l’Ouest Var s’adresse aux résidents par l’intermédiaire de son site Web, où une section leur est dédiée. En plus de les inspirer pour leurs sorties, la page répertorie des services qui pourraient leur être utiles : une billetterie disponible dans trois points de vente, des lieux où organiser une réception, des adresses pour fêter un anniversaire d’enfant, etc. Des brochures thématiques sont également téléchargeables en ligne.

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Source : Office de Tourisme de l’Ouest Var

Améliorer la qualité d’accueil sur le territoire

Issue d’une collaboration entre Tourisme Mont-Tremblant, la municipalité, la chambre de commerce et quelques acteurs touristiques, la formation CRÉER vise à améliorer l’expérience client dans la destination. Depuis janvier 2017, elle a permis de mieux faire connaître le territoire à 625 employés et cadres et de les fédérer autour d’une vision commune afin de les convertir en ambassadeurs.

L’implication des bénévoles est chose courante dans les centres d’informations touristiques des États-Unis. Nombre d’entre eux sont des retraités qui y travaillent à l’année. Mais certaines initiatives se démarquent, notamment celle de l’office de tourisme et des congrès Destination Cleveland, en Ohio, qui gère une plateforme de bénévolat en ligne. Les résidents désirant s’impliquer dans les activités d’accueil des visiteurs peuvent y consulter les offres disponibles. Il s’agit avant tout de répondre aux demandes des voyageurs à l’aéroport, dans les hôtels ou dans les congrès. Les organisations touristiques peuvent solliciter ponctuellement ces bénévoles. Par exemple, lors du rassemblement annuel de l’American Bus Association, les membres de l’équipe, tous vêtus du même chandail, étaient présents à différents points de la ville, dans le centre de congrès et dans les hôtels pour guider et donner des renseignements touristiques aux 3500 participants.

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Source : PCMA Convene

Promouvoir l’offre touristique du territoire auprès des résidents…

pour en faire des relais de l’information touristique et les inciter à l’expérimenter

L’Office de tourisme et des congrès de Dunkerque Dunes de Flandre a créé le club ambassadeur tourisme  pour ceux qui veulent partager leur passion pour leur ville. Les adhérents reçoivent des bulletins d’information et de la documentation, sont conviés à des rendez-vous surprise, obtiennent des invitations et des rabais. Le club compte aujourd’hui 900 ambassadeurs qui, en contrepartie, font connaître l’offre touristique autour d’eux.

Dunkerque-Ambassadeur

Source : Club ambassadeur tourisme

Pour un autre exemple de bonne pratique, découvrez la campagne See Your City de l’organisme de promotion touristique New York City & Company, sur le site Web du Réseau de veille : New York à la conquête de ses résidents.

Faire des résidents des prescripteurs…

… et développer un sentiment d’appartenance au territoire

L’office de tourisme de Brive s’est inspiré de l’identité de la ville pour concevoir son image de marque, Brive 100 % Gaillarde. Cette stratégie marketing repose avant tout sur le partage auprès de la population locale dans le but de susciter l’adhésion du plus grand nombre de personnes et de les transformer en ambassadeurs. L’organisation a créé le slogan «  Réveillez le gaillard qui est en vous  ». Le message se reflète dans l’animation des réseaux sociaux avec une nouvelle page Facebook et le mot-clic #tousgaillards. Parmi les actions entreprises, les fans de la communauté sont invités à partager leurs photos prises à travers le monde, vêtus d’un vêtement à l’effigie de la marque.

Brive-tourisme-Ambassadeurs

Source : Brive Tourisme

Relisez notre analyse Pourquoi créer un réseau d’ambassadeurs pour découvrir d’autres exemples.

Enrichir et diversifier l’offre touristique grâce aux résidents

Le festival de musique Hellfest, qui se tient chaque année dans la petite ville de Clisson, accueille environ 150  000 personnes. Les organisateurs proposent gratuitement une plateforme d’hébergement en ligne où les résidents peuvent publier une annonce pour louer une chambre, une maison, un appartement ou un emplacement de camping. Le site n’est pas transactionnel, mais un contrat est téléchargeable pour ceux qui le souhaitent. Ce service permet ainsi de diversifier l’offre d’hébergement pour les festivaliers.

À l’office de tourisme de West Sweden, l’ensemble de l’offre de l’économie collaborative ainsi que les services des résidents ont été agrégés sur le site Web. Relisez notre clin d’œil pour plus de détails : La destination vous présente l’offre de ses résidents.

WestSweden-offre-collaborative

Source : West Sweden

Les résidents sont aussi amenés à enrichir l’offre d’un attrait. C’est le cas du musée d’histoire naturelle de Chicago qui les a sollicités afin qu’ils prêtent leur voix à leur audioguide. Voyez notre clin d’œil pour plus de détails : Quand les résidents donnent leur voix au musée.

Impliquer les résidents dans l’action touristique locale

L’ATR des Cantons de l’Est a créé le label Cœurs Villageois pour améliorer l’attractivité touristique de ses municipalités, tout en renforçant leur identité. Pour obtenir cette appellation, chacune des localités doit compter sur l’adhésion de la population puisque celle-ci est amenée à jouer un rôle dans l’accueil des visiteurs. De plus, l’implication citoyenne et la qualité du bénévolat sont des prérequis, en particulier dans le domaine culturel. L’ATR souhaite qu’un geste d’accueil soit posé pour chaque visiteur, une tâche qui n’incombe pas uniquement aux acteurs touristiques, mais à l’ensemble de la population.

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Source : Tourisme Cantons de l’Est

PLANED est une association du Pays de Galles dont la mission est d’appuyer des projets de développement local. Elle encourage l’implication du plus grand nombre de résidents et leur donne la possibilité de jouer un rôle décisif dans l’amélioration de leur qualité de vie. L’association vise à susciter un sentiment d’appartenance en incitant la population à mieux connaître ses atouts patrimoniaux. Cela a notamment permis de créer de manière collaborative des guides touristiques et de nombreuses activités dans les municipalités (randonnées thématiques, activités d’interprétation, expositions, etc.).

les résidents prennent conscience de leur importance au sein de l’écosystème touristique

Grâce à ces initiatives, les résidents prennent conscience de leur importance au sein de l’écosystème touristique. Les organismes locaux leur permettent d’exercer une influence sur l’attractivité de la destination et cela a un impact direct sur leur qualité de vie. Tout le monde en sort gagnant.

Avez-vous des projets qui impliquent les résidents ? Partagez-les ci-dessous dans l’espace commentaires, nous serons très heureux de vous lire !

 

Source de l’image à la une : © Brive Tourisme / @feedebeauxreves et @monsieurpop

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Gestion

Les résidents, acteurs du tourisme local (Partie 1)

Face à la demande croissante des voyageurs pour des expériences «locales», certaines organisations de gestion de la destination tissent des liens avec les résidents afin de les intégrer à l’activité touristique. Elles sont de plus en plus nombreuses à prendre ce virage, mais s’interrogent encore sur la manière de cibler cette clientèle. Une association française, la Mission des Offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine (MONA), vient de publier une méthodologie pour planifier des projets en collaboration avec la population locale, dont les grandes lignes sont présentées ici.

Cinq profils de résidents

La MONA, responsable de l’animation et de la professionnalisation de ses adhérents, a créé une boîte à outils et des formations afin de faciliter la mise sur pied de projets ciblant la population locale. Cinq profils de résidents ont été définis selon leur contribution touristique ; plusieurs rôles pouvant être endossés par une même personne :

  • Offreur : il propose une offre touristique (payante ou non). Exemples : hôteliers, loueurs sur Airbnb, chauffeurs de taxi, greeters, etc. ;
  • Consommateur : il est un utilisateur potentiel de services de l’office de tourisme et de l’offre globale du territoire. Exemples : retraités accueillant leurs petits-enfants, nouveaux résidents, etc. ;
  • Influenceur : il fait la promotion de son lieu de vie et peut influencer son entourage ou sa communauté en ligne à visiter la destination. Exemples : blogueurs, expatriés, clients ambassadeurs, etc. ;
  • Accueillant : il est un élément indissociable du territoire. Qu’il soit en contact direct ou non avec les touristes, il participe à « l’ambiance » d’une destination. Exemples : commerçants, chauffeurs d’autobus, artistes, étudiants, etc. ;
  • Citoyen : il s’implique dans la vie locale. Exemples : bénévoles d’une association, militants, membres de comités, etc.

Profils-residents

Source : MONA

Six objectifs possibles

Après avoir établi ces cinq profils, la MONA s’est demandé en quoi les résidents seraient utiles pour dynamiser le tourisme, mais aussi comment les organisations locales pouvaient répondre à leurs besoins. Elle a alors formulé six objectifs pouvant être sélectionnés selon le ou les profils de résidents ciblés :

Les-residents-objectifs-profils-cibles

Une boîte à outils et des formations

Comprendre les différents rôles des résidents et les objectifs à atteindre permet de définir plus facilement une stratégie. Cette méthodologie guide l’organisme dans sa démarche et facilite la mise en place d’actions concrètes.

La MONA propose des fiches de travail pour aider les organisations touristiques à se poser les bonnes questions, telles que « Pourquoi travailler avec cette personne ? », « Pour quel type d’actions ? ». Par exemple, une organisation peut vouloir collaborer avec un chauffeur de taxi afin de s’assurer de la qualité de l’accueil offert. Plusieurs actions peuvent être mises en place, comme celle de lui offrir une formation ou encore déposer une brochure d’information touristique dans son véhicule.

Pour accompagner ses adhérents dans cette démarche, la MONA organise des formations collectives. Un accompagnement sur-mesure et un service-conseil peuvent éventuellement être proposés. Enfin, de bonnes pratiques provenant de l’industrie complètent la boîte à outils. Une seconde analyse présente une sélection de cas concrets, étayée d’exemples du Réseau de veille.

Impliquez-vous les résidents dans votre planification stratégique ?

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Lafond, Dominique

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Coup d’œil sur les Québécois adeptes d’activités nautiques

La Chaire de tourisme Transat a réalisé pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires (voir au bas de l’analyse), une vaste étude auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Cette analyse s’intéresse aux sports nautiques pratiqués au moins une fois au cours des trois dernières années par 353 répondants. Cela inclut deux catégories d’activités : le canot et le kayak (265 répondants) et la voile et les sports aérotractés (sports de glisse où les adeptes utilisent la traction d’un cerf-volant pour se déplacer ; 88 répondants). Voici en détail les comportements liés aux activités suivantes :canot-kayak

Popularité du canot/kayak d’eau calme

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires des adeptes québécois de plein air. Les autres sports ont un taux de pratique allant de 3 à 8 % (voir le graphique 1).

Activites-nautiques-Quebecois

 

Activité sporadique ou régulière ?

Alors que le canot d’eau calme est l’activité la plus répandue (voir le graphique 1), seulement 6 % des initiés en font 10 fois ou plus par année selon le graphique ci-dessous. À l’inverse, les sports aérotractés sont les moins populaires, mais constituent l’activité la plus souvent pratiquée par les adeptes (21 % en font 10 fois et plus).

Adeptes-quebecois-nautisme

De manière générale, le canot et le kayak sont pratiqués sporadiquement durant l’année, alors que la voile et les sports aérotractés attirent un plus grand nombre de sportifs passionnés. Il est à noter toutefois qu’une faible part des répondants sont membres d’un club ou d’une fédération de canot/kayak ou de voile (respectivement 4 et 5 %).

Priorité aux paysages et aux qualités techniques du lieu

Les répondants étaient invités à noter les critères d’importance dans le choix du lieu de pratique de l’activité sur une échelle de 1 à 5 ; 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important ». Le tableau ci-dessous reprend le classement des critères ayant récolté le plus de notes « 4 » et « 5 ».

Criteres-choix-lieu-nautisme

La beauté des paysages et l’environnement ainsi que l’accessibilité (mise à l’eau, stationnement, etc.) sont les principaux critères de choix du lieu pour les adeptes du canot/kayak, suivi du coût pour y accéder. Selon les Québécois qui consacrent du temps à la voile ou à un sport aérotracté, les qualités techniques de l’endroit ont priorité sur la beauté du site et sur les services disponibles sur place. Leur choix est moins influencé par le facteur coût que pour les fervents de canot/kayak. Au-delà des principaux critères du tableau, les services à proximité, tels que les attraits touristiques, les restaurants et l’hébergement suscitent moins d’attention de la part des adeptes de canot/kayak (46 %) que de ceux de voile et de sports aérotractés (53 %).

Dépenses dédiées aux activités nautiques

Les adeptes de voile et de sports aérotractés ont dépensé en moyenne 1854 $ au cours de la dernière année, soit près du triple des dépenses des adeptes de canot/kayak. Cela se justifie, entre autres, par un plus faible taux de pratique de ces derniers. Pour l’ensemble de ces répondants, les principaux postes de dépense sont l’hébergement, le transport, l’achat de matériel et d’équipement et la restauration.

Depenses-moyennes-activites-nautiques

Améliorer l’accessibilité des sites et de l’information

Selon les personnes qui s’adonnent au canot/kayak, l’accessibilité des plans d’eau et des rivières au Québec devrait être la principale priorité pour rendre la pratique plus favorable. Offrir davantage d’information à propos des lieux (sites Web, cartes marines, etc.) et plus de services sur place (quais, toilettes, eau potable, etc.) sont les autres améliorations suggérées. Les mordus de voile et de sports aérotractés souhaiteraient avant tout disposer de plus d’informations, autant techniques que touristiques, sur les lieux de pratique et d’une meilleure signalisation des zones à risque.

Séduire les voyageurs

Les entreprises d’activités nautiques ont tout avantage à valoriser leur région dans leurs communications, car les adeptes québécois sont aussi de fervents voyageurs. Les deux tiers des amoureux du canot/kayak ont effectué au moins un voyage touristique incluant la pratique de l’activité au cours d’une saison. La durée habituelle de leur séjour est d’une ou deux nuitées (49 %). Les personnes qui pratiquent la voile et les sports aérotractés réalisent des voyages dans une proportion encore plus élevée (83 %) et sur une durée plus longue puisque 66 séjournent plus de deux nuitées au cours de la saison.

 

Ce portrait est-il fidèle à ce que vous observez ? Vos commentaires nous intéressent, partagez-les ci-dessous.

*Les partenaires du sondage pour les activités nautiques sont la Fédération québécoise du canot et du kayak, Eau vive Québec et Voile Québec.

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Matthew Clark

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Portrait des fondeurs québécois

La Chaire de tourisme Transat a réalisé une vaste étude, pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires, auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Un répondant sur cinq ayant fait au moins une activité physique de plein air au cours des trois dernières années (n=1976) a pratiqué le ski de fond. Il s’agit de la troisième activité de plein air la plus pratiquée pendant la saison froide, derrière la randonnée pédestre/marche hivernale (59 %) et la raquette (35 %).

Les données présentées proviennent d’un échantillon de 204 adultes québécois ayant pratiqué le ski de fond (incluant la randonnée nordique) au moins une fois au cours des trois dernières années.

Le style classique a la cote

L’étude a permis d’en apprendre davantage sur la fréquence de pratique selon le type de ski utilisé. Sur une base hebdomadaire, près de 8 skieurs sur 10 pratiquent le style classique au moins une fois. On remarque également que les deux tiers des adeptes ne s’adonnent pas au style patin (voir le graphique 1).

pratique selon type de ski

L’importance des paysages et des conditions de sentiers

Lors du choix d’une destination de rêve, le côté spectaculaire des paysages, les conditions et la diversité des sentiers sont les trois critères les plus importants du point de vue des adeptes de ski de fond. Quelque 4 répondants sur 10 apprécient également la présence de services destinés à un meilleur confort ainsi que la facilité d’organisation d’une sortie (voir le graphique 2).

choix de criteresLes critères de choix varient selon l’âge des répondants. La majorité des adeptes âgés de 18 à 34 ans (83 %) privilégient le côté spectaculaire des paysages alors que les segments des 35 à 54 ans et des 55 ans et plus favorisent davantage les conditions des sentiers (72 % et 65 % respectivement).

L’importance de la météo pour la pratique

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond

Sur une échelle de 1 à 5, 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important », presque les trois quarts des adeptes ont indiqué que des conditions climatiques appropriées (pas de pluie, chute de neige, etc.) sont fondamentales dans la décision d’effectuer une sortie de ski de fond (voir le graphique 3).

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important (note de 4 et 5) dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond.

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Médias sociaux et mobilité

un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond

L’étude a permis de connaître les habitudes d’utilisation des médias sociaux par les fondeurs québécois. Comparativement aux autres activités recensées, les adeptes de ce sport démontrent moins d’intérêt envers ceux-ci. Une forte majorité de répondants (73 %) affirment ne jamais utiliser ce moyen de communication pour trouver des options de transports partagés ou des partenaires pour cette activité (70 %). De plus, un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond (voir le graphique 4).

Sans titre

En ce qui a trait aux fonctions idéales que devrait fournir une application mobile, les conditions de neige constituent un élément important (notes de 6 à 10 sur une échelle où 1 n’est « pas du tout important » et 10 « extrêmement important) pour 88 % des répondants. Plus de 71 % des adeptes estiment que les conseils spécifiques aux parcours devraient être une fonction importante, voire extrêmement importante (notes de 7 à 10). À noter toutefois que les trois quarts des répondants n’utilisent jamais d’application mobile en lien avec le ski de fond.

Amélioration de l’offre

L’étude donne la possibilité de mieux connaître les intérêts des adeptes du ski de fond pour l’amélioration de la structure de l’offre. À cet effet, un peu plus de la moitié (53 %) des skieurs démontrent un grand intérêt à accéder à une connexion Wifi au départ des sentiers. Quant aux éléments à améliorer, l’entretien et l’état des pistes s’avèrent prioritaires (70 % des répondants) tout comme l’étendue et la diversité des sentiers (62 % des adeptes).

 

Source de l’image à la une : Réseau de veille en tourisme, ©Sandrine Lavallée 

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Portrait de la pratique du plein air par les Québécois

Une concertation sans précédent de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air commandait une vaste étude afin de dresser le portrait du plein air non motorisé au Québec, incluant les retombées économiques et sociales de ce secteur.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois par la Chaire de tourisme Transat pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et les nombreux autres partenaires (nommés à la fin de l’analyse) a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Dans le cadre de cette étude, ces dernières se définissent comme suit : « Des activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». Mentionnons que l’enquête a aussi retenu des répondants qui ont révélé ne pas pratiquer d’activités de plein air afin d’en cerner les raisons. Voici un aperçu des résultats globaux obtenus. Des analyses spécifiques à certaines de ces activités seront publiées ultérieurement.

Le vélo, la randonnée et la raquette

Le vélo sur route et sur piste cyclable ainsi que la randonnée pédestre et la marche hivernale en sentier figurent en tête du palmarès des activités les plus pratiquées. Aussi, le tiers des Québécois qui s’adonnent au plein air ont fait de la raquette et le quart ont fait du canot en eau calme. Le graphique suivant illustre le taux de pratique des adeptes québécois de plein air au cours de la dernière année.

Taux-pratique-quebecois-plein-air-graphique1

*Le ski de montagne, qui fait référence à la montée de montagne à ski avec peaux de phoque, jouit d’un taux de pratique relativement élevé. Cette donnée doit être considérée avec une certaine réserve, en raison de l’apparition récente de l’appellation « ski de montagne ». Ce terme a possiblement été confondu avec celui de ski alpin, ce qui aurait entrainé une surreprésentation de l’activité. Aussi, en raison d’une certaine ressemblance entre les appellations « randonnée équestre » et « randonnée pédestre », il est possible que certains répondants aient confondu ces deux activités.

Des Québécois actifs, en couples et entre amis

Questionnés sur le nombre de jours durant lesquels ils ont fait des activités de plein air au cours de la dernière année, 38 % des pratiquants affirment s’y être adonnés durant une période équivalente à trois semaines ou plus. Les Québécois très actifs (60 jours et plus de plein air) représentent 17 % des adeptes. Cette proportion s’élève à 22 % parmi les 55 ans et plus. De façon générale, les hommes sont les plus actifs : 41 % d’entre eux ont fait du plein air durant au moins 21 jours, contre 35 % des femmes. Les occasionnels (7 jours ou moins) ne forment que le quart des pratiquants (voir le graphique ci-dessous).

La plupart (85 %) des adeptes font du plein air accompagnés de leur conjoint (32 %), en famille (31 %) ou avec des amis (22 %). Le plein air en groupe organisé rejoint 2 % des adeptes.

jours-pratique-plein-air-graphique2

Le plein air en séjour

Près des trois quarts des adeptes ont réalisé un séjour avec nuitée durant lequel ils ont fait au moins une activité de plein air au cours de la dernière année. Un adepte sur quatre réalise des séjours avec plein air à l’extérieur de sa région de résidence. Durant ces voyages, le recours à l’hébergement commercial (dont le camping sur des sites aménagés) est très fréquent (83 %). Le tiers de ces séjours comptent plus de 4 nuitées.

Ceux qui n’en font pas…

Parmi le tiers des Québécois ne s’étant pas adonnés à des activités de plein air au cours des trois dernières années, les trois principales raisons évoquées sont le manque d’intérêt, des limitations physiques permanentes et le manque de temps. Les femmes évoquent plus que les hommes les restrictions financières comme raison, alors que ce sont surtout les jeunes de 18 à 34 ans qui manquent de temps (44 %).

Favoriser la pratique

Selon plus de la moitié des adeptes, quatre éléments devraient être priorisés pour favoriser la pratique des activités de plein air :

  • le développement de forfaits de plein air;
  • l’accessibilité pour les familles;
  • la possibilité de louer du matériel;
  • la communication à propos de l’offre existante.

Le graphique suivant illustre l’ensemble des éléments proposés et le poids que les adeptes leur accordent.

favoriser plein air

 

Activités de niche ou en émergence

L’étude s’est aussi penchée sur le taux de pratique des adeptes à certaines activités de niche ou en émergence au cours des trois dernières années. Parmi l’ensemble des activités présentées (voir le graphique 4), la cueillette de fruits / la mycologie, l’observation de la faune et le patinage extérieur récoltent les plus hauts taux de pratique alors que le parapente, le télémark, la slackline et le fatbike enregistrent les incidences les plus faibles, illustrant leur caractère de « niche » ou encore en émergence.

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Intérêt pour d’autres activités

Parce que les adeptes du plein air ont rarement un intérêt exclusif envers une seule activité, la Chaire de tourisme leur a demandé s’ils souhaitaient essayer une activité qu’ils ne pratiquent pas pour l’instant. Comme le démontre le graphique suivant, l’initiation à la randonnée équestre et l’initiation au canot en eau calme sont les plus populaires. Aussi, les femmes s’intéressent plus (21 %) que les hommes (11 %) à l’initiation à la planche à pagaie. Il en va de même pour le ski de fond (24 % vs 19 %). Les hommes sont plus nombreux à manifester de l’intérêt pour le vélo de montagne (15 %) et la spéléologie (14 %) que les femmes (11 % et 9 % respectivement). Davantage de jeunes de 18 à 34 ans démontrent de l’intérêt pour la majorité des activités proposées, à l’exception de la raquette et de la randonnée pédestre qui interpellent en plus grand nombre les 55 ans et plus (23 % et 16 % respectivement).

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Ce portrait sommaire donne un aperçu de l’importance que revêtent les activités de plein air au Québec. Des profils par activité permettront d’aller plus loin dans la connaissance des pratiquants.

Les Québécois(es) et les touristes ont accès à une multitude de sentiers et de sites de plein air de qualité notamment dans les parcs nationaux et régionaux, les camps de vacances et les municipalités. Quelques études sectorielles d’impacts sociaux et économiques ou des portraits de clientèles ont été réalisés dans les dernières années, mais aucune étude ne dressait un portrait complet des retombées des activités de plein air non motorisées au Québec. Avec ces résultats, les organismes du milieu et les intervenants en loisir pourront cibler des mesures qui permettront de consolider l’offre d’activités physiques de plein air au Québec.

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

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Produits et activités

Une idée qui a du chien

La plateforme canadienne Part Time Pooch et la française Emprunte mon toutou offrent une solution économique aux propriétaires qui s’empêchent de voyager, ne sachant pas à qui confier leurs animaux de compagnie pendant leur absence. Le service les met en relation avec des amoureux des chiens qui aimeraient en prendre soin de manière ponctuelle.

Le propriétaire paie pour créer le profil du chien, mais la personne qui en prend soin n’est pas rémunérée. Dans le cas d’Emprunte mon toutou, l’argent sert à couvrir les frais de vérification de l’identité des emprunteurs et à fournir une assurance lorsque l’animal est confié à son nouvel ami.

Le propriétaire peut ensuite choisir la personne qui convient le mieux à son chien selon les informations disponibles. À l’inverse, un futur gardien peut parcourir les profils de différents canins pour s’assurer d’une bonne compatibilité. Les propriétaires et les amoureux des chiens prennent alors contact pour établir un lien de confiance.

N’hésitez pas à suggérer ce type de service à votre clientèle. Il y a de quoi convaincre les propriétaires canins de voyager plus souvent !

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Segments de clientèles

Comment s’adapter à une clientèle handicapée

Un marché en croissance

En 2011, l’Organisation mondiale de la santé a estimé à un milliard le nombre de personnes vivant avec un handicap physique, mental ou sensoriel, soit 15 % de la population totale. De plus, on assiste à un vieillissement rapide de la population. D’ici 2050, les personnes de plus de 60 ans représenteront 20 % de la population mondiale et un cinquième d’entre elles aura plus de 80 ans. Ce vieillissement global dans les pays

Comme la clientèle en situation de handicap génère des recettes supérieures à la moyenne des touristes, elle constitue un segment de marché non négligeable

industrialisés fera augmenter le taux de handicap, mais l’envie de voyager demeurera, d’où l’importance d’offrir un environnement, des moyens de transport et des services accessibles. Comme la clientèle en situation de handicap génère des recettes supérieures à la moyenne des touristes, elle constitue un segment de marché non négligeable.

En 2014, le Sommet mondial Destination pour tous, à Montréal, a présenté plusieurs initiatives mises de l’avant pour favoriser l’accessibilité aux loisirs et au tourisme des personnes en situation de handicap. En voici quelques autres situées en France.

Un gîte labellisé quatre handicaps

Souvent, l’hôtel est le type d’hébergement qui offre le plus d’options en ce qui a trait à l’accessibilité. Certains petits établissements proposent aussi des aménagements adaptés aux clientèles en situation de handicap; c’est le cas du gîte La Chênaie du Roc à Saint-Léon-sur-Vézère en France. Ce dernier a obtenu, en décembre 2015, la labellisation Tourisme et Handicaps pour les quatre déficiences (auditive, visuelle, motrice et mentale) et un des six trophées du Tourisme Accessible 2017 remis par l’Association Tourisme et Handicaps, en collaboration avec la Direction Générale des Entreprises (DGE).

L’intérieur et l’extérieur de l’établissement sont entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR) : cuisine, salle d’eau et chambres adaptées incluant un lit médicalisé avec barrières pliantes. Le stationnement comprend aussi une place aménagée spécifiquement pour les voitures transportant des PMR et le jardin inclut un potager de plantes aromatiques à hauteur adaptée. L’engagement du gîte envers les personnes handicapées se reflète même dans leur logo et leur slogan (voir l’image ci-après).

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Un musée entièrement accessible

L’Aventure Michelin, un espace muséographique de 2 000 m² dédié à la mobilité durable, recevait lui aussi l’un des trophées du Tourisme Accessible en juin 2017. Dès son inauguration en 2009, ce musée est entièrement accessible. Il offre un parcours sensoriel pour les non-voyants avec des gants en vinyle pour les personnes allergiques au latex. Des illustrations tactiles, des maquettes, des miniatures en couleurs contrastées et des animations olfactives jalonnent le parcours. Cette approche multisensorielle enrichit la visite pour tous, notamment les personnes en

Cette approche multisensorielle enrichit la visite pour tous

situation de handicap cognitif. Les malentendants et les sourds disposent gratuitement de visioguides en Langue des Signes Française (LSF) de même que d’audioguides équipés de boucles magnétiques et d’un mode texte. La totalité de l’exposition est accessible aux personnes à mobilité réduite. Des ascenseurs permettent d’accéder aux différents niveaux, des bancs sont répartis au sein du parcours de visite et des sièges pliants sont disponibles. Cette volonté de répondre à toutes les situations de handicap se traduit sur le site Web par la mise en ligne d’informations pratiques spécifiques à chacun, et par l’accessibilité à tous (plage braille, synthèse vocale, navigation au clavier, etc.).

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Source : l’Aventure Michelin

Qu’en est-il des offices de tourisme ?

Actuellement en France, plus de 500 offices de tourisme sont labellisés Tourisme et Handicap. En 2017, l’Office de Tourisme de Saint-Malo a remporté l’un des six Trophées du Tourisme Accessible. Dans cette ville qui a déjà déployé de nombreux efforts pour devenir accueillante pour tous (rampes passerelles sur les remparts, surbaissés le long des trottoirs, équipements spécifiques dans la ville, le long des plages et dans les transports), l’Office devait de se jeter dans la mêlée, ce qui fut réalisé dès 2015.

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 Source: Office de tourisme de Saint-Malo

D’abord par la publication d’un livret d’accueil recensant les activités, les visites et les infrastructures proposées dans chaque site adapté de la ville. Un livret en gros caractères est aussi disponible pour les personnes malvoyantes ainsi que des brochures en braille et d’autres en grands caractères proposant un circuit sur les remparts. Toutes ces publications sont mises à jour régulièrement.

En outre, l’aménagement de l’espace d’accueil judicieusement réfléchi inclut divers outils accessibles à tous les visiteurs tels que tablette tactile, borne interactive et affichage dynamique. Un système d’aide à l’audition comprenant une boucle magnétique et un amplificateur est disponible pour répondre aux besoins des personnes sourdes ou malentendantes. Des pictogrammes facilitent la compréhension des personnes vivant avec

l’aménagement de l’espace d’accueil inclut tablette tactile, borne interactive et affichage dynamique

un handicap mental alors que les visiteurs à capacité physique restreinte bénéficient d’un hall d’accueil de plain-pied, d’un comptoir abaissé équipé d’une tablette et d’un fauteuil roulant disponible à la location pour effectuer un itinéraire adapté de découverte de la ville. Quant aux personnes aveugles ou malvoyantes, elles peuvent cheminer sans obstacle tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Office. La double porte d’entrée est équipée de bandes de vigilance et les chiens guide sont acceptés. Un grand plan en relief de la vieille ville est consultable sur place. Une loupe grossissante est proposée à l’accueil ainsi qu’un enregistreur de conversations.

Enfin, le personnel est formé pour accueillir toute personne, quel que soit son handicap. Aussi, deux conseillers en séjour ont également suivi le programme « Tourisme & Handicap » et un conseiller en séjour est formé à la langue des signes.

L’offre touristique basée sur une accessibilité globale répond aux besoins des touristes comme à ceux des résidents locaux et enrichit l’attractivité de la destination!

 

Source de la photo à la une: © TQ/Michel Julien

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Segments de clientèles

Portrait des passagers de croisières internationales au Québec

Selon l’Association des croisières du Saint-Laurent (ACSL), 28 navires de croisières internationales ont sillonné le fleuve Saint-Laurent en 2016. Les ports d’escale ont accueilli 252 000 passagers et 97 000 membres d’équipage. Il existe trois types d’itinéraires de croisières internationales au Québec :

  • Les trajets aller simple, qui commencent dans un port et finissent dans un autre. Chaque passager génère une visite individuelle dans chacun des ports ;
  • Les trajets aller-retour, qui débutent et s’achèvent dans le même port. Chaque passager visite deux fois le port d’attache, mais les statistiques ne comptabilisent cette visite qu’une fois ;
  • Les trajets au départ et à l’arrivée hors de la province (provinces de l’Atlantique ou Nouvelle-Angleterre), qui comprennent une ou plusieurs escales dans les ports québécois.

Profil des passagers

 Le ministère du Tourisme du Québec a effectué un sondage d’août à octobre 2016 auprès de 2507 croisiéristes (passagers et membres d’équipage) voyageant à bord des navires de croisières internationales qui ont visité un ou plusieurs des neuf ports québécois. Près de neuf répondants sur dix (87 %) sont des passagers, le reste regroupe les membres d’équipage. Parmi les passagers, 71 % ont été interceptés dans les ports de Québec, Montréal et Saguenay. Voici quelques faits saillants de leur profil :

  • La moitié (51 %) d’entre eux sont originaires des États-Unis, principalement de la Californie et de la Floride, et le quart (24 %) sont des Européens (avant tout des Allemands et des Anglais);
  • Les Québécois et les Canadiens des autres provinces représentent chacun 7 % de l’échantillonnage;
  • L’âge moyen des passagers est de 64 ans et seulement 18 % sont âgés de moins de 55 ans;
  • Pour un peu plus de huit passagers sur dix (82 %), leur croisière fut leur seule visite au Québec depuis les trois dernières années. Néanmoins, près du tiers (31 %) a l’intention d’y revenir au cours des trois prochaines années.

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 Source : © Québec Original/Steve Deschênes

Comportement de voyage des passagers avant et après la croisière

Au Québec, près de la moitié des passagers sont en situation d’embarquement (46 %) ou de débarquement (48 %) dans les ports de Montréal (56 %) ou de Québec (38 %). Le reste effectue uniquement des visites en escale. Lors des croisières débutant ou finissant dans un port québécois, les passagers séjournent plus longtemps dans la destination avant le départ qu’au retour (voir le tableau 1). Les établissements hôteliers, les motels et les auberges sont le principal mode d’hébergement des passagers, alors qu’une faible proportion fait le choix de dormir sur le navire (8 % à l’aller, 15 % au retour).Comportement-passagers-croisieres-quebec

Comportement des croisiéristes pendant les escales

Plus du tiers (37 %) des croisiéristes ont effectué au moins une excursion dans le cadre d’un forfait (voir le tableau 2). La participation des passagers est beaucoup plus élevée (40 %) que celle des membres d’équipage (10 %).

Plus du tiers (37 %) des croisiéristes ont effectué au moins une excursion dans le cadre d’un forfait

En extrapolant ces statistiques avec les données officielles de fréquentation de l’ACSL, on peut supposer que près de 140 000 passagers et 9700 membres d’équipage ont participé à un ou plusieurs forfaits d’excursion en 2016. Plus de la moitié des passagers se procurent un forfait auprès de la compagnie de croisière, qu’il soit vendu à bord ou compris dans le prix.

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Parmi les croisiéristes ayant participé à des forfaits d’excursion, près d’un sur deux ont effectué un tour de ville (en bus, à pied, etc.) ou une visite de secteurs touristiques (voir le tableau 3), soit le type d’excursion le plus populaire. Les sites naturels et les parcs sont aussi plébiscités par cette clientèle, mais dans une moindre mesure.

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Le manque de temps (30 %) et d’intérêt (21 %) sont les principales raisons évoquées par les croisiéristes qui n’ont pas participé à des forfaits d’excursion. Mais soulignons qu’un passager sur cinq a réalisé des activités de manière autonome et 15 % ont préféré d’autres types d’activités que les excursions proposées.

Facteurs d’influence et mode de réservation

Plus de la moitié des passagers (56 %) ont choisi de faire une croisière au Québec en raison de la destination et des escales. La période de l’année et le navire influencent aussi leur choix, mais dans une plus faible proportion (respectivement 12 % et 10 %).

Plus de la moitié des passagers ont choisi de faire une croisière au Québec en raison de la destination et des escales

Les passagers ont réservé leur croisière majoritairement par l’intermédiaire d’un agent de voyages (voir le tableau 4). Un quart d’entre eux ont utilisé les canaux en ligne, principalement les sites Web des compagnies de croisières.

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 Dépenses des passagers au Québec

Les passagers ont dépensé en moyenne 299,75 $ au Québec en 2016, soit une augmentation de 26 % depuis 2012. Outre les nuitées additionnelles qui représentent 53 % du budget des passagers, les postes de dépenses les plus

Les passagers ont dépensé en moyenne 299,75 $ au Québec en 2016, soit une augmentation de 26 % depuis 2012

importants sont l’hébergement (la nuit avant le départ), la restauration et le magasinage. Quant aux membres d’équipage, leur budget est principalement consacré aux repas au restaurant.

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Impact économique des croisières sur le Saint-Laurent

Selon une étude menée par Business Research and Economic Advisors pour le compte de la CLIA région Canada et nord-ouest des États-Unis, les croisières internationales au Québec ont généré des dépenses directes de 221,6 millions de dollars canadiens en 2016. Elles proviennent des compagnies de croisières (58 %), des passagers (41 %) et des membres d’équipage (1 %). La plus forte croissance est celle des dépenses des passagers, qui ont augmenté de 102 % depuis 2012. Pour le secteur de l’hébergement et de la restauration, cela représente 57,9 millions de dollars de dépenses directes et 1322 emplois. En ajoutant les dépenses indirectes, l’impact économique total est de 501 millions de dollars, soit une augmentation de 76 % depuis 2012 (voir l’infographie ci-dessous).

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 Source : Association des croisières du Saint-Laurent

Enjeux de l’accueil et du financement

Malgré l’impact économique important des croisières internationales, le financement des opérations et de la main-d’œuvre est un enjeu pour les organisations d’accueil dans les escales québécoises. L’arrivée prochaine de la Stratégie d’accueil du ministère du Tourisme changera probablement la donne, comme l’espère le directeur général de l’ACSL, René Trépanier.

Concernant l’enjeu de l’accueil, son association a déjà entrepris des démarches pour créer une accréditation « Welcome cruise passenger » pour les escales qu’elle souhaite étendre à l’ensemble de la région Canada/Nouvelle-Angleterre. Cela servira sans doute à atteindre l’objectif que s’est fixé l’Alliance Cruise Canada New England de positionner la région parmi les meilleures destinations au monde quant à la satisfaction des passagers de croisières. Selon le sondage du Ministère, l’accueil des résidents est le principal facteur de satisfaction des croisiéristes au Québec.

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Marc Loiselle