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Faits et chiffres Produits et activités

La clientèle ski de fond se diversifie

Le ski de fond attire de nouveaux adeptes et la clientèle se diversifie. En fait, 20% des fondeurs se sont laissé tenter par ce sport au cours des cinq dernières années. On pratique l’activité pour admirer les paysages, observer la faune et profiter de ses proches tandis que la demande de services et d’événements additionnels est tangible. Le fondeur est prêt à voyager et à diversifier son expérience. Voici son profil.

Méthodologie

La Chaire de tourisme Transat, avec la participation de la Sépaq et de certaines associations touristiques régionales et sectorielles, a mené une enquête sur les habitudes de pratique et les comportements de voyage des fondeurs et des raquetteurs. Les données proviennent d’un échantillon de 829 répondants ayant pratiqué le ski de fond au Québec au cours de l’hiver 2011-2012. Les quatre régions de collecte étaient celles des Laurentides, des Cantons-de-l’Est, de Lanaudière et de Québec.

Une activité tonifiante dans la nature

La majorité des skieurs appartiennent à la catégorie des 45 ans et plus (voir le graphique 1). Le segment des hommes âgés de 55 ans et plus est particulièrement important (39%).

 

Une large majorité des fondeurs (68%) pratique le ski de fond depuis au moins dix ans mais 20% se sont laissé séduire au cours des cinq dernières années seulement (surtout les 25-34 ans). Une proportion importante (69%) sont des mordus de l’activité (dix sorties et plus).

Les fondeurs sont nombreux (54%) à skier habituellement avec leur conjoint (concentration plus élevée parmi les 25-34 ans) et entre amis (40%), mais ceux-ci se retrouvent aussi souvent seuls (voir le graphique 3).

 

Le ski de fond constitue une activité de prédilection pour se dépenser physiquement et se maintenir en forme durant l’hiver (voir le graphique 4). Prendre l’air et se retrouver dans la nature (91%) de même que contempler les paysages (73%) font également partie des principales motivations à pratiquer l’activité. Quelque 37% des répondants précisent que le ski de fond leur donne l’occasion de découvrir de nouvelles régions.

 

La randonnée en raquettes est populaire chez les fondeurs, tout comme la marche hivernale et le patin à glace. Les deux premières activités ne cessent d’ailleurs d’attirer de nouveaux adeptes. Les fondeurs apprécient ensuite d’autres types de glisse comme le ski alpin, le ski hors-piste et le pas de patin (voir le graphique 5).

Le comportement des fondeurs par rapport à la dernière excursion réalisée

Les fondeurs habitant dans la région de Québec skient principalement près de chez eux alors que ceux résidant à Montréal/Laval visitent avant tout les Laurentides et sont plus mobiles (voir le graphique 6). Les skieurs ont peu changé leurs habitudes quant à leur destination par rapport aux années précédentes, ce qui confirme une clientèle plutôt fidèle.

Plus de trois fondeurs sur cinq (67%) indiquent qu’ils connaissaient déjà la destination et presque un tiers d’entre eux mentionnent avoir consulté Internet ou demandé des renseignements dans leur entourage. Le site Web de la Sépaq est très visité pour s’informer des sentiers (60%) et, contrairement aux raquetteurs, les fondeurs se renseignent davantage auprès des sites Internet des centres de ski de fond (41%) ou de la Fédération de ski de fond du Québec (17%) que des destinations et des hébergements (voir le graphique 7).

 

Les fondeurs apparaissent très sensibles aux conditions météo. C’est la première information qu’ils souhaitent obtenir (64%), avant les éléments pratiques (cartes, localisation, services) liés à la planification (voir le graphique 8). Un quart (26%) ont été curieux de la destination dans son ensemble et 22% se sont intéressés à l’offre d’hébergement. Les fondeurs tiennent aussi compte des avis de leurs pairs alors que 16% consultaient les recommandations d’autres skieurs.

 

La majorité (62%) des fondeurs skient de une à trois heures par sortie, alors que 37% optent pour la longue randonnée (3h et plus) (voir le graphique 9). Une grande part d’entre eux (54%) achètent un billet de jour et seulement un quart possèdent un abonnement. Moins d’un fondeur sur dix (6%) a besoin de louer de l’équipement. Par ailleurs, 43% sont accompagnés de plus de deux personnes et plus d’un sur dix (13%) skie avec ses enfants (deux ou plus).

Les skieurs de randonnée en voyage

Quelque 67% des fondeurs effectuent habituellement entre un et six voyages dédiés au ski de fond au cours de l’année. Interrogés sur leur dernier séjour (voir le graphique 10), 42% ont indiqué avoir dormi deux nuitées tandis qu’un quart (25%) ont voyagé sur une plus longue période (quatre nuits et plus).

La location de chalets a été le mode d’hébergement le plus prisé (21%) lors de ce dernier voyage, avant les séjours chez des membres de la famille ou des amis (18%), les refuges (14%) et les hôtels/auberges 3 étoiles (12%). Quant aux activités de prédilection, mentionnons la visite d’un parc naturel, la marche, la raquette, la découverte culinaire, le ski alpin et les soins de bien-être/spa.

Comment séduire les fondeurs et prolonger leur visite sur le site?

La préoccupation première des fondeurs est l’importance du réseau de pistes offert, mais ils sont également intéressés par un ensemble de prestations relatives aux services techniques et touristiques. La possibilité de skier dans plusieurs centres grâce à un forfait flexible fait partie de leurs exigences tout comme les offres promotionnelles spontanées. Leur attention portera ensuite sur l’hébergement, la restauration, l’interprétation du patrimoine et les animations en soirée.

Une fois les exigences de bases comblées, une opportunité existe de satisfaire les fondeurs en répondant plus adéquatement à leurs attentes en termes de divertissement, d’animation et d’activités douces (non motorisées). L’intérêt pour la pratique récréative est perceptible et la découverte gastronomique, historique, naturelle et culturelle des lieux ne demande qu’à être combinée à l’expérience de ski. Un produit qui mérite d’être mis en valeur dans une perspective touristique.

 

Source:

 – Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Étude de la clientèle pratiquant le ski de fond et la raquette, et analyse des enjeux dans une perspective touristique» – Sondage Ipsos Décarie, Juillet 2012.

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Produits et activités Technologies

Tourisme de montagne 2.0

«Les changements technologiques n’influencent pas les missions des acteurs touristiques dans les domaines de la promotion et du développement des produits, mais la manière de les accomplir.» Telle était la prémisse qui a lancé le 7e Congrès mondial du tourisme de neige et de montagne, organisé par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en Andorre, en avril dernier.

D’entrée de jeu, le Secrétaire général de l’OMT, M. Taleb Rifai, a relevé trois changements majeurs pour les stations de montagne:

  • L’arrivée de nouveaux voyageurs plus éduqués, exigeants et expérimentés;
  • La nécessité de gérer les ressources financières, mais aussi naturelles, car les changements climatiques et leurs effets sont bien présents dans les stations de ski;
  • Les nouvelles technologies, de plus en plus incontournables.

Ce dernier défi constitue le thème de ce congrès. Comment la technologie mobile et les réseaux sociaux influencent-ils le produit montagne? Quelques conférenciers ont tenté de répondre à cette question par des analyses ou des exemples de pratiques.

Un topo mondial sur le ski alpin

Sur les quelque 80 pays où l’on pratique le ski, sept se partagent 78% de la fréquentation mondiale, selon Laurent Vanat, auteur du Rapport international sur le tourisme de montagne publié chaque année. Les États-Unis se classent au premier rang, suivis de la France, de l’Autriche et du Japon. Le Canada arrive en 7e position. Ces importants acteurs ont atteint une certaine maturité et leurs jours-ski (visites) stagnent ou déclinent. En contrepartie, les marchés émergents se développeront au cours des prochaines années. L’Europe de l’Est et l’Asie devraient considérablement augmenter leur part de marché d’ici 2020. Actuellement, ces deux marchés regroupent 33% des skieurs, mais seulement 21% de la fréquentation en station.

Toutefois, le ski s’avère plutôt un sport national, de par le monde: 86% des stations attirent une clientèle domestique et 14% internationale. Le Canada suit la tendance mondiale. Seulement dix pays comptabilisent plus de 20% de skieurs étrangers, dont trois plus de 50% (Andorre, Autriche, Suisse).

Laurent Vanat s’est questionné par rapport à l’incidence du Web sur la fréquentation de la majorité des stations de ski. Son constat: «Internet n’aide pas et n’apprend pas à skier», c’est un outil de communication, de transparence et de marketing qui apporte un effet bénéfique à l’image de l’entreprise. La technologie agit comme un facilitateur permettant, entre autres, la vente de forfaits et la transmission des conditions d’enneigement en temps réel. En bref, les techniques marketing ont changé, mais pas le marché.

Vanat a aussi observé que les adeptes de Facebook représentent au maximum 10 à 12% de la clientèle réelle d’une station.

Après avoir tenté de corréler la fréquentation à la montagne avec plusieurs facteurs tels que la croissance du nombre d’utilisateurs d’Internet, l’enneigement, l’ensoleillement et le taux de change, Laurent Vanat a conclu qu’une seule composante ne suffit pas pour influencer les visiteurs. Selon lui, la combinaison gagnante pour une station de montagne regroupe…

Enneigement — Ensoleillement — Économie — État d’esprit

Les stations 2.0 prolongent l’expérience client

Que ce soit avant, pendant ou après le séjour à la station, le e-marketing maximise l’expérience globale.

Par exemple, le Resort Vallnord, situé en Andorre, propose des codes QR sur son site Internet pour que les futurs visiteurs puissent télécharger les indications routières sur leur appareil mobile avant leur séjour.

Source: VallNord

Actif sur Facebook et Twitter, Vallnord offre aussi une application mobile munie d’une carte interactive des pistes, du positionnement GPS, des conditions météo, des services disponibles, de la fonction «trouver vos amis», de la réalité augmentée, des données sur la performance de ski de l’utilisateur et d’un accès aux webcams, aux vidéos ainsi qu’à des jeux. Cette application contient des informations descriptives, éducationnelles et promotionnelles, une section réservée aux activités pour enfants, des lignes de conduite et de sécurité dans les zones aménagées pour les skieurs et planchistes, des produits touristiques classés par thématique, des forfaits offerts pour les entreprises et les groupes, etc. En somme, une réplique du site Internet à portée de main.

 

Source: VallNord

Un service Wi-Fi gratuit est disponible au pied des pistes et dans les centres de services. La station offre également une formation à ses employés sur la manière d’interagir sur les médias sociaux.

Un portail montagnes qui se démarque

France Montagnes détient un rôle de promotion et de communication des offres de vacances à la montagne, été comme hiver. La dernière campagne de promotion hivernale visait, entre autres, à revaloriser le ski de randonnée (ski de fond, pas de patin et hors-piste), perçu comme trop «élitiste» ou «pépère». Accompagnés d’une bonne dose d’humour, une série d’outils promotionnels sur le thème central de la femme, la décideuse, sont diffusés sur le site Internet et Facebook.

 

Source: France Montagnes

L’organisme a également créé une application mobile amusante, «la montagne, bienfaits pour vous», qui transforme les photos selon la journée du skieur.

Source: Application Bienfaits pour vous

France Montagnes poursuit sur la même note pour la saison estivale et propose aux femmes d’envoyer balader leurs enfants, à la montagne bien sûr.

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Source: France Montagnes

 

Une stratégie de communication appropriée

Pour les stations, il est important d’entretenir la conversation sur les médias sociaux, qu’elle soit positive ou négative. Selon Georg Ziegler, directeur B2B chez HolidayCheck.com, les critiques des internautes revues par les hôteliers sont dix fois plus lues que les autres. D’après ses analyses internes, 79% des clients sont rassurés si un gestionnaire répond à une critique négative sur son établissement, mais seulement 7% des hôteliers enregistrés le font.

Il faut aussi différencier les clientèles estivale et hivernale. À Flaine, en Haute-Savoie, la clientèle estivale est fortement représentée par des familles intergénérationnelles. Un mix média traditionnel et sur le Web est privilégié. À l’opposé, Internet et les nouvelles technologies composent 99% de ses outils promotionnels en hiver. Les nouvelles technologies s’insèrent dans une politique globale de communication et de fidélisation.

L es pays tant émergents que développés entrent dans cette ère numérique et misent sur divers canaux, images et vidéos pour attirer la clientèle. Les effets de la technologie ne sont pas encore très bien mesurés, mais elle déclenche sans aucun doute des buzz. Comme le dit Mme Turino, directrice marketing de Monterosa Ski, en Italie, «il y a un temps pour Facebook et un temps pour skier». Elle attend le jour où des panneaux sur la nuisance de Twitter seront installés sur les pistes pour rappeler aux skieurs que si les réseaux sociaux peuvent prolonger leur expérience, il faut tout d’abord qu’ils la vivent.

 

Sources:

Conférences. 7e Congrès mondial du tourisme de neige et de montagne, La Massana, Andorre, 11 et 12 avril 2012.

– Vanat, Laurent. «2012 International report on mountain tourism», 7e Congrès mondial du tourisme de neige et de montagne, Andorre, 11 avril 2012.

Sites Web:

France Montagnes

VallNord

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Ailleurs dans le monde Enjeux Marketing

Verdir le transport

Pour réduire la congestion sur les routes et diminuer la pression sur les stationnements des centres de ski, Keystone Resort, au Colorado, récompense les visiteurs qui font du covoiturage. En effet, les automobiles comprenant quatre passagers ou plus sont dirigées vers les meilleures places de stationnement, qui leur sont d’ailleurs réservées.

 

Source:

– Patton, Tom. «Give Folks a Lift», Ski Area Management, juillet 2011.

 

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Tourisme durable

Pour des stations de ski plus vertes

Pistes de ski de différents calibres et pour tous les goûts, conditions d’enneigement optimales, remontées mécaniques efficaces, etc.: les stations de ski doivent répondre aux exigences élevées d’une clientèle sollicitée de toutes parts. Ces aménagements exercent une pression sur les milieux montagneux, qui constituent déjà des environnements fragiles. Alors, comment relever ces défis tout en adoptant une approche de développement durable? Certaines stations diversifient leurs ressources énergétiques, d’autres choisissent des zones moins sensibles en forêt pour créer de nouvelles pistes. Voici un survol des répercussions du ski sur les milieux d’accueil ainsi que quelques exemples de pratiques vertes.

À l’occasion de la première conférence sur le ski responsable, qui se déroulait à Londres en octobre 2011, Veronica Tonge, fondatrice de l’organisme Responsible Skiing, présentait les principales composantes d’une démarche de développement durable.

Les pistes de ski

En premier lieu, madame Tonge a exposé sommairement les répercussions de certaines infrastructures sur la montagne. L’aménagement de pistes de ski peut entraîner des effets néfastes sur le milieu, comme la réduction de la diversification des habitats de la faune, qui conduit à l’appauvrissement de la biodiversité du secteur.

Pour atténuer ces conséquences négatives, certaines mesures peuvent être prises. Naturellement, avant la création d’une piste de ski, il est fortement conseillé d’en évaluer l’impact environnemental sur le site envisagé. Il existe aussi des méthodes de préservation de la qualité du sol au moment de l’aménagement, qui maximiseront ensuite les chances de réussite du réensemencement des espèces locales. On peut aussi se questionner sur la nécessité de damer toutes les pistes. Les skieurs avancés recherchent les défis, ils sauront donc apprécier ces pentes plus «authentiques».

La créativité et l’innovation permettent aussi de développer des pistes plus respectueuses de l’environnement et qui attireront une plus large clientèle. C’est le cas à Avoriaz, dans les Alpes françaises, où un parc à neige géant écologique a été créé. Le concept de The Stash est importé de la station californienne North Star. Il consiste en un parcours de 1,3 kilomètre en forêt et à travers lequel sont dissimulés des obstacles de bois, tels un mur végétal, un toboggan et des sculptures pour effectuer sauts et figures. Les pistes de ce domaine sont situées dans un grand espace de neige non damée. À mi-chemin, les freeriders se rejoignent dans une cabane de bois, où ils peuvent lire des messages instructifs sur la protection de l’environnement.

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Source: Avoriaz 1800

La fabrication de neige

L’équipement de fabrication de neige est très énergivore et nécessite de grandes quantités d’eau. Puiser cette eau à même une rivière peut en modifier le courant. Le recours à des additifs chimiques dans le procédé peut de plus entraîner l’infiltration de contaminants dans le sol et dans les cours d’eau, lors de la fonte des neiges.

Au domaine de ski de l’Alpe d’Huez, on déploie de nombreux efforts pour améliorer la performance environnementale de la station. Pour la fabrication de neige, seuls de l’eau et de l’air sont utilisés. Les canons ne fonctionnent que lorsque la température est inférieure à -2°C. L’eau des réservoirs n’est conservée que quelques mois, puis est réacheminée dans la nature, au printemps. Environ 15% des canons à neige sont remplacés chaque année par de nouvelles générations, plus performantes et moins énergivores.

Le Québec n’est pas en reste en matière de fabrication de neige; il s’agit même d’un chef de file. La station Ski Saint-Bruno, reconnue dans ce domaine pour sa capacité de production et la qualité de sa neige, offre même des services mobiles d’enneigement. Sur le plan écologique, le centre de ski s’engage à réduire son empreinte environnementale. Par exemple, en matière de gestion de l’eau, un bassin de rétention permet de récupérer l’eau pour fabriquer de la neige.

Les remontées mécaniques

Les câbles, pylônes et télésièges, ainsi que les infrastructures du départ et de l’arrivée, sont souvent massifs et occupent une partie importante du paysage de la montagne. Mais surtout, ces remontées consomment beaucoup d’électricité.

Des mesures autres que le choix de la remontée – télésiège débrayable, moins énergivore, moins bruyant – et du lieu propice pour l’implanter sont envisageables pour atténuer son incidence. À la station de ski Berkshire East, dans le Massachusetts, on a recours à l’énergie éolienne pour combler tous les besoins en électricité.

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Source: Explore Massachusetts

Au Colorado, depuis déjà quelques années, le télésiège débrayable Sunshine Express de la station Steamboat est alimenté par une combinaison des énergies solaire et éolienne. Plus récemment, à Tenna, en Suisse, le premier téléski solaire au monde a vu le jour. Les panneaux photovoltaïques sont directement placés sur le remonte-pente et produisent une grande quantité d’électricité, trois fois supérieure à ce qu’il faut pour alimenter la remontée mécanique. Cette dernière est en activité durant trois mois en hiver, mais la production d’énergie se poursuivra tout au long de l’année, et le surplus d’électricité sera vendu. Toutefois, rien n’étant parfait, certains observateurs pourraient émettre des réserves quant à l’effet visuel que provoquent ces 82 rangées de panneaux (voir la vidéo ci-dessous).

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Le temps de passer à l’action

Il existe plusieurs ressources pour guider les stations dans une démarche verte. Mentionnons la charte de l’environnement de la National Ski Areas Association, qui rassemble les principaux comportements à adopter pour réduire son empreinte écologique. Des stations nord-américaines, dont quelques-unes du Québec, adhèrent à cette charte. Également, l’Association des stations de ski du Québec accompagne ses membres dans un processus d’audit environnemental, afin d’élaborer un plan d’actions prioritaires pour améliorer leur performance en matière de développement durable.

Accès au site par des transports en commun ou en covoiturage, sensibilisation à l’extinction du moteur lorsque le véhicule est à l’arrêt, réduction des déchets, possibilités de recycler, de composter, de consommer des produits locaux, de choisir un hébergement écoresponsable ou de découvrir la culture locale: les modes d’intervention possibles sont très nombreux pour que chacun s’inscrive dans une démarche de tourisme durable. En fait, le ski responsable devrait aussi:

  • générer des bénéfices économiques dans la communauté d’accueil;
  • offrir une série de possibilités d’emplois pour les résidents;
  • impliquer la population dans les décisions concernant sa communauté;
  • minimiser les répercussions environnementales par la planification et la consultation;
  • offrir des occasions pour contribuer à la conservation de l’héritage culturel;
  • fournir une variété d’expériences agréables aux visiteurs, en plus du ski;
  • être accessible aux personnes à mobilité réduite.

Comme le souligne l’auteure Veronica Tonge, le ski responsable consiste à minimiser les effets négatifs et à maximiser les bénéfices.

 

Sources:

– Demière, Valérie et Sandra Jamet. «Le premier téléski solaire au monde se trouve en Suisse, et plus précisément à Tenna, dans les Grisons», Radio Télévision Suisse, 26 décembre 2011.

– Marie, Christian. «Implementing ISO14001 for sustainability at Alpe d’Huez», 2011. [Présentation PowerPoint d’une communication présentée à la Responsible Skiing Conference 2011, le 19 octobre 2011, Londres].

– National Ski Areas Association. «Sustainable Slopes: The Environmental Charter for Ski Areas», 2005.

– The Brendle Group. «Taking Sustainable Slopes to the Next Level», National Ski Areas Association, décembre 2008.

– Tonge, Veronica. «An Introduction to and business case for Responsible Skiing», 2011. [Présentation PowerPoint d’une communication présentée à la ResponsibleSkiing Conference 2011, le 19 octobre 2011, Londres].

Sites Web:

Alpe d’Huez

Association des stations de ski du Québec

Berkshire East

National Ski Areas Association

Responsible Skiing

Steamboat

The Stash, Avoriaz

 

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Produits et activités

L’hiver, une saison à exploiter!

À l’approche de l’hiver, une partie de la population québécoise rêve de plages et de mer turquoise. Les adeptes de plein air sont souvent plus optimistes, lorsque surviennent les premières neiges. Pourtant, les activités extérieures proposées durant la saison froide ne sont pas réservées qu’aux sportifs. Mentionnons entre autres les marchés de Noël, les festivals d’hiver, la cueillette hivernale ou encore la descente de montagne en taxi ski… Les produits mis en place pour apprivoiser l’hiver ne manquent pas. Depuis quelques années, de plus en plus d’activités et d’événements originaux voient le jour au Québec. Cette analyse en présente quelques-uns d’ici, mais surtout d’ailleurs, en guise d’inspiration.

Sports et activités de plein air

Les activités de glisse autres que le ski traditionnel se multiplient dans les centres de villégiature. À la station de Valfréjus, dans les Alpes de Savoie, on offre des cours de speed riding, cette activité qui combine le ski et le vol. Le skieur est muni d’une voile, plus petite que celle d’un parapente, qui lui permet de faire de longs sauts, en volant, quelques mètres au-dessus de la piste enneigée.

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Source: Ataka Speedriding

Les amateurs de sensations fortes peuvent s’adonner au airboarding à la station de ski Smugglers’ Notch, au Vermont. Couché à plat ventre sur un matelas gonflé, la tête en avant et coiffée d’un casque protecteur, celui qui dévale la pente ainsi doit apprendre à diriger sa course à l’aide du poids de son corps. D’ailleurs, une brève initiation est nécessaire avant de pouvoir se lancer sur la piste. La pratique de ce sport est interdite dans de nombreuses stations, à cause des risques de collision avec les skieurs et les planchistes. D’autres l’autorisent dans certaines zones seulement.

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Airboarding. Source:  Smugglers Notch Vermont

 Le véloneige, ou snowscoot, aperçu dans plusieurs stations de ski du Québec, ressemble à un vélo sur ski, mais sans selle. Il se compose d’une planche à neige en deux sections retenues par un cadre. À l’aide du guidon, celui qui prend place sur le véloneige peut contrôler la descente.

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Véloneige. Source: Canoë

Plus connu en Europe, le ski attelé, ou ski joring, se pratique au Québec, notamment à la Ferme L’Auteuilloise de Laval. Il allie sport de glisse et randonnée équestre. En fait, on pourrait parler de ski équestre. Le skieur, chaussé de bottes et de skis alpins, est tiré par un cheval.

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 Ski attelé. Source: Le Grand Club

En Suisse, une piste de luge de six kilomètres entièrement éclairée et composée de nombreux virages relie deux communes, Preda et Bergün, d’où son nom: la piste de luge Preda-Bergün. Pour remonter la piste, les lugeurs prennent le train!

 Piste de luge éclairée de Preda-Bergün

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Source: MySwitzerland.com

Le taxi ski permet aux non-skieurs et aux personnes à mobilité réduite, comme celles qui ont déjà skié, mais qui ne le peuvent plus, de dévaler les pentes et d’apprécier les paysages alpins confortablement installés dans un fauteuil. Ce dernier est muni de skis, et un moniteur prend place derrière afin de le «conduire». Le taxi ski se pratique notamment en Savoie Mont Blanc. Pour un aperçu du concept, visionnez la courte vidéo ci-dessous.

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Des événements et des lieux qui célèbrent l’hiver

Les événements urbains originaux comme l’Igloofest, le festival Montréal en Lumière ou encore les nombreuses activités proposées par le Carnaval de Québec créent un climat festif qui positionne avantageusement les destinations hivernales.Hiver_image7

Des vergers invitent les gens à la cueillette de pommes en hiver, pour la confection du cidre de glace. Un peu comme lors de l’autocueillette de l’automne, certains en font un événement familial. C’est notamment le cas des vergers Lafrance de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Basses-Laurentides, qui disposent de sentiers de ski de fond et de glissades, et proposent des animations, le temps de quelques week-ends de janvier.

En Suisse, dans le domaine des Portes du Soleil, qui compte 12 stations de ski, se déroulera la 2e édition du Festival des concerts sauvages, rebaptisé Rock the Pistes festival. Cet événement met en vedette la chanson pop rock francophone sur des scènes éphémères aménagées à même les pentes de ski. L’heure et l’endroit de ces spectacles gratuits sont envoyés par SMS aux festivaliers, la veille de l’événement.

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Source: Freeride Co

 Les marchés de Noël deviennent peu à peu une tradition, un rendez-vous important pour plusieurs municipalités du Québec. Ils offrent une vitrine aux produits régionaux, dynamisent le secteur où ils se déroulent, créent une ambiance féerique et attirent la population locale comme les touristes.

 

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Source: Marché de Noël et des traditions de Longueuil

Lorsque l’on parle de l’hiver au Québec, on ne peut passer sous silence l’Hôtel de Glace de Québec, qui se renouvelle année après année et remporte toujours un grand succès. D’ailleurs, Montréal emboîtera le pas avec un ambitieux projet de village de neige et de glace, sur l’île Sainte-Hélène. En plus d’un hôtel de glace, ce village devrait comprendre, entre autres, une chapelle, un igloo vitré et chauffé, une salle de conférence ainsi qu’un restaurant.

Moduler son prix selon la température

Certaines entreprises intègrent les conditions météorologiques des mois froids à leur stratégie marketing.

Par exemple, à la station de ski Mt. Bachelor, en Oregon, on a mis en place une grille de prix qui varie selon la quantité de neige au sol, le vent, la visibilité, la température et le nombre de remontées mécaniques en service. Le tarif normal, pour une journée type en dehors des périodes de vacances, peut osciller entre 53$ et 73$. Le prix est fixé la veille, en fonction des prévisions de la météo, et est diffusé sur le site Web de la station et dans les médias sociaux.

Valoriser l’hiver

L’hiver québécois s’étend sur quatre à six mois, pendant lesquels il tombe plus de 200 cm de neige, et les températures moyennes basculent bien souvent sous les -10°C en janvier. On peut en subir les conséquences, «hiberner» et attendre les jours plus doux, ou prendre cette période de front, répandre la culture de l’hiver et en faire une image forte de notre industrie touristique.

 

Sources:

– Bissonnet, Jacques et Francine Plourde. «Montréal aura son hôtel de glace», Radio-Canada.ca, 27 septembre 2011.

– Demers, Alain. «Initiation au snowscoot à Sutton», Canoe.ca, 15 février 2011.

– Folie-Boivin, Émilie. «Un jardin de givre», Le Devoir.com, 8 janvier 2010.

– Laflamme, Isabelle. «Plus c’est froid, moins c’est cher», Canoe.com, 10 janvier 2011.

 

Sites Internet:

Ataka Speedriding

Rock the Pistes festival

Hôtel de Glace

La Ferme L’Auteuilloise

L’Atlas du Canada

Les vergers Lafrance

Marché de Noël et des traditions de Longueuil

Mt. Bachelor

MySwitzerland.com

Savoie Mont Blanc

Smugglers’ Notch

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Marketing

Séduire de nouveaux skieurs et convaincre les indécis

La séduction des non-skieurs et la reconquête de ceux qui ont abandonné la pratique, voilà deux des principaux défis mentionnés dans le plan marketing 2010-2015 de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) présenté lors de son congrès annuel. À l’occasion de ce dernier, qui se déroulait du 31 mai au 2 juin 2011 au Centre des congrès Tremblant, de nombreux thèmes ont été abordés. Voici des extraits concernant plus spécifiquement la stratégie marketing envisagée par l’industrie, précédée de quelques données préliminaires de la saison 2010-2011.

Une hausse relative du nombre de jours-ski

Michel Archambault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM et responsable de l’étude annuelle sur la performance des stations de ski, présentait les résultats préliminaires concernant la dernière saison. Il estime à 6,4 millions le nombre de visites dans les stations de ski du Québec, ce qui représente une hausse de 5,5% par rapport à l’hiver précédent, mais une baisse de 3% par rapport à la moyenne des 10 dernières années (2000-2010). Le début de la saison a été plutôt difficile, comme ce fut le cas pour les deux années antérieures. Le nombre d’abonnements de saison vendus (264 000) fracasse des records avec une hausse de 8% par rapport à 2009-2010 et de 22% depuis les trois dernières années. Les Cantons-de-l’Est ont particulièrement bien performé grâce, notamment, à des conditions météorologiques avantageuses.

Le marché

À l’occasion du dévoilement du plan marketing 2010-2015 de l’ASSQ, Luc Durand de la firme Bleublancrouge Intelligence Marketing a présenté le marché, les clientèles cibles et les stratégies établies pour favoriser la croissance de la pratique du ski et de la planche au Québec. D’abord, il a segmenté la population québécoise selon qu’ils pratiquent le ski ou non. Puis, il a créé des sous-groupes. Le tableau suivant illustre cette segmentation.

Rassurer les clientèles fragiles et ranimer la flamme des ex-skieurs

Comme le démontre M. Durand, le taux de décrochage de certains types de skieurs est très élevé. La catégorie des ex-skieurs est susceptible de voir ses rangs gonflés par les clientèles vulnérables telles celles qui débutent la pratique ou encore celles dont le ski est un prétexte de rencontre entre amis. Il s’avère important d’envisager des actions pour consolider la pratique du ski auprès de ces segments plus fragiles.

M. Durand parle aussi d’un fort potentiel de skieurs en dormance. Il fait référence aux non-skieurs de 4 à 14 ans (595 000 personnes), aux «aspirants skieurs de 15 ans et plus» (400 000) et aux ex-skieurs (900 000). Les efforts mis de l’avant par l’ASSQ, comme l’Expérience maneige, qui consiste à initier les jeunes au ski gratuitement, ainsi que les actions promotionnelles des stations à l’égard des jeunes stimulent de façon efficace le segment des 4 à 14 ans.

La station de ski idéale

Pour bien cerner les besoins de ces marchés, skieurs et non-skieurs, la firme Bleublancrouge a réalisé des entrevues de groupes. Les discussions ont permis de déterminer les atouts qui, auprès de ces clientèles cibles, contribuent à créer une station de ski idéale:

  • des activités supplémentaires comme des glissades, du patinage, de la randonnée en sentier;
  • l’accès à une aire de repos ou à un lounge;
  • des journées thématiques comme une «journée famille»;
  • de la nourriture santé à un prix abordable;
  • une garderie sur place;
  • du transport pour se rendre à la station, par exemple une navette;
  • des pistes longues, variées et exclusives aux débutants;
  • des leçons de ski adaptées à diverses situations, par exemple pour des groupes d’adultes débutants;
  • une ambiance invitante, chaleureuse, pas «snob»!

Faciliter l’accès

Enfin, l’analyse des informations recueillies a permis de dégager plusieurs stratégies à mettre de l’avant pour séduire un nouveau marché et reconquérir une clientèle jusque-là non convaincue. Parmi les actions envisagées, l’ASSQ songe à mettre en place un site web destiné aux nouveaux skieurs ainsi qu’à un effort nouveau de communication pour rejoindre ces clientèles. La firme de design et de communication Origin développe cette campagne promotionnelle qui sera déployée à l’hiver 2011-2012.

Ce chantier de travail offre aussi des perspectives stimulantes pour les stations en les incitant à tout mettre en œuvre pour devenir plus accueillantes pour les nouvelles clientèles. L’accès simplifié devrait certainement inciter plus de gens à pratiquer le ski et la planche au Québec. C’est le pari que fait l’industrie.

Source :

– Congrès annuel de l’ASSQ, Centre des congrès Tremblant, du 31 mai au 2 juin 2011.

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Marketing

Capsule – Pub et montagne, un vent d’air frais!

Un peu d’air frais de la montagne? Vous n’avez qu’à faire éclater ces bulles! Par sa campagne publicitaire Mountain degustation in the city, Braunwald Tourism invitait les urbains à venir profiter de l’air pur de son centre de villégiature en montagne, là où la circulation automobile est interdite. L’agence Wirz BBDO Network de Zurich en Suisse est l’auteur de cette publicité lancée en janvier 2010 dans les principales villes de la Suisse allemande.

Source: The Ads of the World

En 2008, pour réaliser une campagne publicitaire de Travel Alberta, la firme Venture Communications a transformé la station de métro Union à Toronto en véritable station de ski. Les usagers du transport en commun pouvaient s’évader dans les Rocheuses l’espace d’un moment et faisaient même corps avec la publicité.

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Sources: Travel Alberta, Venture Communications

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Produits et activités Tendances

Les activités hors saison pour les centres de villégiature: tendances et nouveautés

Skier l’été ou surfer sur une vague l’hiver, est-ce le futur des centres de villégiature? Même si l’activité de plein air authentique est irremplaçable, les structures fabriquées prolongent la pratique d’une activité hors saison en recréant les sensations ressenties. Aussi, elles s’ouvrent à la population en général ; pour le novice, elles permettent d’apprendre un sport tandis que pour l’enthousiaste, elles lui permettent de perfectionner sa technique, et ce, à l’année.

Selon Jeff Coy, président de JLC Hospitality Consulting, chaque activité extérieure sera bientôt offerte en version intérieure. Plus de 50 centres de ski intérieurs (snowdomes) existent à travers le monde et les parcs aquatiques reliés à un hôtel aux États-Unis ont connu une hausse fulgurante au cours des dernières années, passant de 33 en 2000 à 218 en 2009. Sur les 9,4 millions de pieds carrés d’espaces aquatiques, 61 % constituent des surfaces intérieures.

Toujours selon Coy, une diversification de l’offre est de mise à l’intérieur d’une stratégie «quatre-saisons». Le fusionnement de plusieurs éléments permet d’offrir sur un même territoire l’hébergement, le loisir et les services. Presque chaque nouveau projet d’hôtel inclut une variété de composantes qui créent une destination pour les affaires, le magasinage, les loisirs et le divertissement. Ces projets agissent comme un important pôle d’attraction pour la région. De plus en plus, les propriétaires et les développeurs tentent d’éliminer la saisonnalité et les aléas climatiques en générant des revenus à l’année. La montagne russe alpine, la luge alpine, le disc golf, les tyroliennes et plusieurs autres activités s’intègrent dans le paysage des centres de villégiature québécois depuis quelques années. Voyons d’autres exemples inspirants d’activités proposées ailleurs dans le monde.

Pourquoi ne pas pratiquer son sport de glisse préféré durant l’été?

L’idée de créer une surface sèche sur laquelle les skieurs peuvent pratiquer leur sport de glisse n’est pas nouvelle. Depuis les 25 dernières années, plus de 50 produits ont été développés mais au cours des dix dernières, la technologie s’est améliorée et permet aux skieurs et aux planchistes d’utiliser leur équipement sur ce type de surface. Neveplast et Snowflex constituent deux compagnies dominantes dans ce marché.

Activites_hors_saison_image1Neveplast offre des modules emboîtables permettant la glissade sur tube 365 jours par année et la pratique du ski ou de la planche à neige hors saison. Il est aussi possible de reproduire un parc à neige. La surface est faite à partir d’un procédé technologique unique permettant à l’utilisateur de glisser sans utiliser d’eau. La sensation ressentie par un skieur est semblable à celle éprouvée sur de la neige compacte. La structure ne nécessite pas un terrain à forte inclinaison; plusieurs types d’entreprises à caractère familial peuvent donc s’en prévaloir. Une occasion également de faire rouler le convoyeur d’une station de ski à l’année. Un parcours pour les personnes férues de ski de fond facilement adaptable en ville ou en montagne est aussi offert.

 

 

 

 

 

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Source:www.neveplast.com

À travers le monde, on trouve 200 installations pour la glissade sur tubes, 11 pour le ski en permanence et plus de 200 installations de ski artificielles temporaires pour les événements. En Amérique du Nord, seules des structures pour la glissade sur tubes ont été vendues.

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Source : www.neveplast.com

La compagnie anglaise Snowflex offre une structure composée d’un matériau synthétique breveté (voir schéma) permettant l’implantation d’une surface de glisse, majoritairement de type parc à neige, à l’année. Son aménagement relève d’une reconfiguration totale du site. En fonction des demandes de l’entreprise, Snowflex reproduit fidèlement la neige et assure un maximum de vitesse et de contrôle ainsi qu’une absorption du choc lors des chutes, à l’aide de sa membrane multicouche. Les pistes construites visent une clientèle de tous les niveaux et permettent non seulement de skier ou de surfer, mais aussi de glisser sur tube. En ce moment, 35 installations sont en place, et Snowflex a plus de 200 projets en cours.

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Source: www.snowflex.com

En Amérique, le premier «centre de glisse synthétique» pour le ski à l’année a fait son apparition sur le campus de la Liberty University à Lynchburg en 2009. Le Liberty Mountain Snowflex Centre possède une piste principale, des modules de parc à neige et un chalet à la base (voir la vidéo).

http://www.youtube.com/watch?v=vQiOZjrhhE8

Plus besoin d’eau glacée pour faire des patinoires

Les compagnies XTRAICE et Allied Ice Skating offrent des surfaces de glace synthétique. La plus grande station de ski d’Espagne, dans la Sierra Nevada, s’est équipée en 2009 d’une patinoire XTRAICE, utilisable été comme hiver.

Simuler une ronde de golf sur un terrain de golf? et pourquoi pas!

Le leader mondial en technologie de simulateur de golf, AboutGolf (Ohio), a installé jusqu’à maintenant plus de 500 simulateurs à travers le monde et son calepin de ventes cumule déjà 300 commandes pour l’année à venir. Selon la compagnie, le simulateur de tournoi de la PGA ajoute de la valeur à un terrain de golf. Que ce soit pour l’enseignement ou le sport, le simulateur aide à augmenter les parts de revenus pour les leçons, la restauration et les rondes jouées.

Un ballon gonflable pas comme les autres

La compagnie ZORB est établie en Nouvelle-Zélande depuis 14 ans. Son produit, le «ZORB Globe», est un ballon gonflable accueillant une ou deux personnes à l’intérieur. Sept pays ont obtenu la concession ZORB, incluant les États-Unis (Zorb Smoky Mountains). La compagnie est ouverte à l’octroi de concessions dans d’autres pays. Deux descentes sont offertes: l’une s’effectue en groupe où les participants sont immergés dans l’eau et l’autre en solo attaché à l’aide d’un harnais de sécurité. (Lire aussi: L’expérience touristique, une réelle valeur économique)

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La visite d’un territoire à vol d’oiseau

Établie en Europe depuis de nombreuses années, la tyrolienne est devenue une attraction populaire en Amérique du Nord. La société Aerofun (France) produit deux tyroliennes revisitées: le Fantasticable et le Tyrolcable. Le Fantasticable, de type plutôt extrême, se caractérise par une descente en position couchée sur le ventre pouvant atteindre une vitesse de 160 km/h. Le Tyrolcable s’apparente à une tyrolienne plus traditionnelle avec une descente en position assise allant jusqu’à 75 km/h. Actuellement, 5 sites en Europe sont équipés du Fantasticable et 4 du Tyrolcable. Le Fantasticable permet d’admirer le paysage montagneux des régions sur une longue distance. En Italie, le Fantasticable unit deux villages. Visionnez ci-dessous la vidéo du Fantasticable au Massif du Chablais à Châtel en Haute-Savoie.

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Source : Bol d’air: http://www.bol-d-air.fr/activites/fantasticable_7.html

Est-ce que votre entreprise a le potentiel de fonctionner pendant quatre saisons?

Dans un processus de mise en place d’activités étalées sur diverses saisons, la connaissance de la clientèle, du marché et du produit est cruciale. Selon Claire Humber de SE Group et David Belin de RRC Associates, il faut répondre à plusieurs questions clés, dont :

  • Quelle est la composition démographique et quelle est la taille de la zone de marché de votre centre de villégiature? Existe-t-il d’autres entreprises quatre-saisons à l’intérieur de cette zone?
  • Quelles sont les attractions environnantes? Quelles sont les attractions à considérer pour votre entreprise selon le marché? Est-ce que les autres attractions seraient complémentaires ou en concurrence à votre offre?
  • Est-ce que le site permet l’installation d’attractions? Des considérations environnementales? Des enjeux législatifs?
  • Quel serait l’impact de ces attractions éventuelles sur les possibilités d’emplois à l’année?
  • Quel est le retour sur l’investissement potentiel?

Une offre régionale variée et équilibrée est primordiale pour la réussite d’un nouveau projet. Les activités, autant hivernales qu’estivales, doivent être en complémentarité de manière à satisfaire une clientèle diversifiée.

Sources:

Allied Ice Forum

AboutGolf

Aerofun

Fantasticable

Liberty Mountain Snowflex Center

Neveplast

Snowflex

Xtraice
Distributeur en Amérique du Nord: http://www.xtraicebyagl.com/

ZORB

Humber, Claire et David Belin. «Are Summer Operations Right for You?», Ski Area Management, juillet 2009.

JLC Hospitality Consulting. http://www.jeffcoy.com/

Kahl, Rick. «Hot Fun in the Summer», Ski Area Management, janvier 2009.

Kaplan, Mitch. «Fakin’ it», Ski Area Management, janvier 2009.

Laroche, Roger. «De la glisse 12 mois par année, à quand un Snowflex au Québec?», Carnet du ski, 7 octobre 2009.  http://www.carnetduski.com/nouvelle.php?N=543

Oliver, Peter. «Reinventing Summer», Ski Area Management, juillet 2009.

Snow365.com. http://snow365.com/

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Ailleurs dans le monde Faits et chiffres Produits et activités Segments de clientèles

Portrait des adeptes du ski de fond

Au Québec, le nombre de skieurs de fond a baissé en 2008 et en 2009.  Cependant, les pistes ne sont pas pour autant désertes, car le taux de fréquentation affiche une hausse pour ces mêmes périodes. Qui sont ces Canadiens et ces Américains qui s’adonnent à cette activité de plein air et qui la pratiquent en vacances? Quels sont leur profil sociodémographique et leurs habitudes de planification de voyage?

Selon Print Measurement Bureau (PMB), le ski de fond au Québec connaît une variabilité quant au nombre d’adeptes. On remarque que les deux dernières saisons ont été marquées par des baisses importantes de 20% et de 10% de la taille du marché (graphique 1).

Taille de marché des skieurs de fond au Québec

Malgré cette diminution, la proportion des fondeurs assidus (10 fois et plus par année) a augmenté, passant de 79 000 à 101 000 participants (graphique 2).

Nombre de skieurs de fond au Québec selon la fréquence de pratique

Depuis les quatre dernières années, le Québec détient le plus haut taux de pratique du Canada. Il a un indice 100 supérieur aux autres provinces sauf en 2009, où l’Alberta se démarque (l’indice étant la propension à pratiquer cette activité par rapport à la moyenne canadienne). En revanche, on constate que l’indice baisse d’une année à l’autre; 161 en 2007, 143 en 2008 et 122 en 2009 (graphique 3). Le Québec réussira-t-il à gagner le titre de province de ski de fond?

Pratique du ski de fond par province selon l’indice 100

Profil sociodémographique

Les skieurs de fond canadiens sont majoritairement des femmes, sont la plupart du temps âgés de 35 à 49 ans (graphique 4) et ont un revenu familial de 75 000$ et plus.

Bien que la tranche des 35-49 ans (428 000 adeptes) soit la plus fortement représentée en matière de volume au Canada, les jeunes de 12-17 ans affichent l’indice de la pratique le plus élevé (145) en 2009. Ils ont un taux de participation de 7,5% comparativement à 5,5% pour les 35-49 ans et à 6,2% pour les 50-64 ans.

Âge des skieurs de fond canadiens

Néanmoins, ce sont les personnes âgées de 50 ans et plus qui pratiquent cette activité de manière plus régulière (graphique 5). Les catégories des 12-17 ans et des 35-49 ans sont plus susceptibles d’en faire une à deux fois par année.

Fréquence de pratique annuelle par segment d’âge en 2009 selon l’indice 100

Profil des Canadiens et des Américains qui pratiquent le ski de fond en voyage

Au-delà de la pratique du ski de fond comme activité de loisir, les adeptes s’y adonnent parfois aussi pendant leurs vacances. Selon une étude réalisée par Lang Research pour TAMS,  4,6% des Canadiens et 1,1% des Américains ont fait du ski de fond lors d’un voyage au cours des années 2004 et 2005. Qui sont vraiment ces voyageurs amateurs du ski de fond?

Les fondeurs canadiens ont une moyenne d’âge de 41,7 ans (tableau 1), et 41% d’entre eux habitent au Québec, 30% en Ontario, 13% en Colombie-Britannique, et 8% en Alberta. Aux États-Unis, 15% des skieurs de fond résident en Californie, 7% au Colorado, 9% à New York, et 6% au Michigan.

Profils des skieurs de fond et des raquetteurs canadiens et américains

Habitudes de planification et de réservation des skieurs de fond et des raquetteurs

Lorsque les skieurs de fond et les raquetteurs planifient leurs vacances d’hiver, on remarque que leurs habitudes diffèrent de celles des autres voyageurs.

  • Ils ont déjà une destination en tête lorsqu’ils entreprennent la planification de leurs vacances et accordent une grande importance aux activités qui y sont offertes.
  • Ils consultent une plus vaste gamme de sources de renseignements touristiques.
  • Ils sont plus susceptibles d’assister à des salons touristiques ou sportifs pour recueillir de l’information utile à la planification de leurs voyages.
  • Ils sont plus enclins à utiliser les guides de voyage comme Fodor, les brochures et les guides touristiques officiels des régions, l’information touristique reçue par la poste, à écouter des émissions télévisées, à consulter les revues et les articles de journaux.
  • Les composantes de voyage qu’ils achètent le plus sur Internet : des chambres d’hôtel, des billets d’avion, la location de voiture et des entrées pour des activités ou des attractions particulières.
  • Ils consultent plus que les autres voyageurs les sites Web d’autocaristes, de compagnies aériennes, les sites officiels des destinations et des attractions touristiques.
  • Environ 77% des Canadiens planifient leurs voyages en ligne et 49% y réservent au moins une composante de leurs vacances.
  • Quelque 86% des Américains se servent d’Internet pour planifier un voyage et 70% y effectuent au moins la réservation d’une partie de leur séjour.
  • Comparativement aux Américains, les Canadiens visitent moins les sites de planification et de réservation du type Expedia et les sites de croisiéristes.
  • Les Américains utilisent Internet plus souvent que les Canadiens pour louer des voitures, acheter des forfaits et des billets pour des activités et des attractions particulières.

Quant l’évènementiel s’en mêle…

Au cours des dernières années, on a assisté à un renouveau dans l’offre de ski de fond au Québec. La  réputation des sentiers québécois n’est plus à faire, que ce soit pour les randonnées en groupe (au Parc national du Mont-Mégantic ou sur le site du Centre de la Montagne-Coupée) ou les grandes traversées (de la Gaspésie ou des Laurentides).

L’activité  physique de ski de fond, ponctuée de haltes dans des refuges et complétée par l’hébergement, des expériences culinaires locales, des activités culturelles ou même des moments de détente dans des spas, constitue une expérience touristique originale et de haut niveau.

Sources

  • Statistique de Print Measurement Bureau
  • Lang Research. «US. Travel Market. Cross-Country Skiing and Snowshoeing While on Trips of One or More Nights.”», mars 2007.
  • Lang Research. «Canadian Travel Market: Cross-Country skiing and snowshoeing while on Trips of one or More Nights. A Profile Report», 26 octobre 2007.
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Faits et chiffres Hébergement Produits et activités Tendances

Activités, attraits et événements favoris des Québécois

Saviez-vous que 24% des Québécois en voyage d’agrément au Canada vont… à la plage? Que les activités sportives sont particulièrement populaires? Que 769 000 Québécois ont assisté aux Feux Loto-Québec? Saviez-vous qu’une proportion égale (plus de 18%) des Québécois fréquente le Vieux-Port de Montréal et le Vieux-Québec? Enfin, connaissez-vous les activités qu’ils privilégient lors de séjours à l’extérieur du Canada?

D’entrée de jeu, spécifions que les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total des voyageurs Québécois (12 ans et plus) pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Ces données de PMB proviennent d’un sondage annuel, administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Notez également ces précisions méthodologiques:

  • Les années mentionnées sont celles où le sondage a paru et les données ont été recueillies dans les 12 mois à 18 mois précédents.
  • Il s’agit de nombre d’individus et non de visites. Un individu ayant fréquenté un attrait ou un événement plusieurs fois n’est comptabilisé qu’une seule fois.
  • Il s’agit des Québécois, ces données ne tiennent pas compte des visiteurs hors Québec.

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Selon Print Measurement Bureau (PMB), 3,3 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (48,6%), ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2009. Parmi ces voyageurs, 74% ont voyagé au Québec, 30% en Ontario et 5% au Nouveau-Brunswick.

Certaines activités pratiquées par les Québécois lors de ces voyages ont un taux d’adoption important parmi les voyageurs (graphique 1). Le magasinage domine, mais le quart des répondants choisissent la plage.

Plusieurs activités sont en hausse de popularité. Entre les sondages de 2003 et 2009, mentionnons le magasinage, les activités sportives, la participation à des événements culturels, la chasse ou la pêche, le ski alpin ou la planche à neige, les événements sportifs ainsi que le golf. Cet intérêt pour le sport en général rejoint les observations tirées de l’analyse des loisirs des Québécois (lire aussi: Les loisirs des Québécois).

L’intérêt pour les randonnées ou excursions d’aventure, les parcs nationaux ou provinciaux, les parcs à thème ou zoos, les musées ou galeries d’art ainsi que le night life ont connu une légère diminution entre ces deux sondages.

L’indice 100 indique la propension à pratiquer ces activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont souvent plus bas. Les Québécois sont moins attirés que l’ensemble des Canadiens par le night life (43), le magasinage (71) ou la visite d’un parc national (76). Ils sont néanmoins plus enclins que la moyenne canadienne à assister à des événements culturels (128), à pratiquer des activités sportives (112) ou encore à faire des randonnées ou des tours d’aventure (105) lors de leurs voyages au Canada.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois n’ont pas voyagé qu’au Canada au cours des dernières années, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, au fil des ans, à avoir fait au moins un voyage à l’extérieur du pays. En fait, ce nombre est passé de 1 251 000 lors de l’enquête 2003 à 1 399 000 en 2006 pour atteindre 2 453 000 en 2009, une augmentation globale de 96%! Leurs destinations préférées sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, la France et la République Dominicaine.

Si l’on tient compte de ces destinations, il n’est pas étonnant de retrouver la plage au premier rang des activités pratiquées lors des voyages à l’extérieur du Canada (graphique 2). Plus de la moitié des Québécois font un séjour à la plage. Le magasinage se trouve au 2e rang et est en hausse de popularité.

Autres hausses à souligner, les randonnées ou excursions d’aventure rejoignaient 13% des voyageurs en 2003 et 17% en 2009 (croissance absolue de 152%) et les événements culturels où participaient 13% des répondants (croissance absolue de 128%).

Par rapport à la moyenne des Canadiens lors de leurs voyages à l’extérieur du Canada (indice 100), les Québécois sont davantage attirés par la plage (120), par les randonnées, les excursions et les tours d’aventure (122) ainsi que par les activités sportives (112). Les activités que les Québécois pratiquent en moins forte proportion sont le night life (41), les parcs à thème ou zoo (55), la participation à des événements sportifs (60) ainsi que le ski alpin ou la planche à neige (61).

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Événements fréquentés

Le graphique 3 indique que les Feux Loto-Québec (à la fois ceux de Montréal et de Québec) constituent l’événement attirant le plus grand nombre de touristes québécois, d’ailleurs en forte croissance depuis 2003 (67%). En fait, 11% des Québécois y ont assisté. Le Festival International de Jazz arrive deuxième en pourcentage de fréquentation (10%), suivi du Festival d’été de Québec (8%), du Carnaval de Québec (6%) et du Festival Juste pour rire (5%). La popularité de ces quatre derniers événements est en diminution depuis 2003. Cet indicateur ne prend toutefois pas en compte les visites répétitives.

Mentionnons également la hausse des Fêtes de la Nouvelle-France (en chiffres absolus), soit 20% de plus qu’en 2003. En baisse (chiffres absolus), notons le Mondial SAQ, l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Festival Juste pour rire et les Francofolies.

Ces événements se déroulant généralement à l’extérieur, les taux de fréquentation parfois élevés de 2006 permettent de supposer que la température a été avantageuse. En fait, le bilan climatologique pour l’été 2005 (période de cueillette des données) indique que la température moyenne pour les mois de juin, juillet et août a été au-dessus de la normale pour toutes les régions du Québec. Cet été se classe parmi les plus chauds et les plus ensoleillés des dernières décennies.

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Attraits

Le Vieux-Québec et le Vieux-Port de Montréal sont très proches l’un de l’autre en ce qui concerne les attraits visités par les Québécois, soit 18% (graphique 4).

C’est à Montréal qu’on dénombre le plus d’attraits intéressant un nombre important de touristes (La Ronde, le Biodôme et le Jardin botanique). Ces attraits sont d’ailleurs tous en hausse de fréquentation en chiffres absolus, mais pas nécessairement en proportion du nombre de voyageurs. Tremblant arrive au 5e rang; 9% s’y sont rendus dans la dernière année, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 2006 (11%).

Mentionnons également le Zoo de Granby qui a connu une hausse de 18% du nombre de touristes québécois. Autre augmentation à souligner, PMB dénombre 27% plus de Québécois ayant visité le Musée des beaux-arts de Montréal lors d’un voyage en 2009 qu’en 2003.

L’hypothèse précédente concernant une météo favorable aux activités extérieures en 2005 se confirme. Seuls les attraits touristiques intérieurs, c’est-à-dire le Biodôme, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée canadien des civilisations à Gatineau, n’enregistrent pas une proportion particulièrement élevée de voyageurs en 2006.

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Sources:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.
– Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC). «Bilan climatologique de l’été 2005».