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Les nomades numériques, voyageurs des temps modernes?

À la croisée du voyageur d’agrément et du voyageur d’affaires

Leur travail ne nécessite pas de voyager, mais il ne les contraint pas non plus à rester au même endroit. Par leur usage des technologies informatiques, ces nomades numériques, ou encore « technomades », ont créé une nouvelle manière de travailler. Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur et en conservant les relations professionnelles établies dans leur lieu d’origine. Ces expatriés, qui détiennent un visa touristique, sont des salariés d’une entreprise favorisant le télétravail, des travailleurs autonomes ou encore des entrepreneurs du Web.

Ils choisissent de voyager quelques mois, quelques années, voire leur vie entière, tout en travaillant à partir de leur ordinateur

Liz Elam, fondatrice de Link Coworking, un club privé d’espaces de travail partagés, attribue cette tendance aux États-Unis au fait que les travailleurs, en particulier ceux de la génération Y, recherchent davantage d’indépendance et de flexibilité, un meilleur équilibre travail-vie privée et ont la volonté de voyager toujours plus.

Travailler à distance, mais encore?

Un nomade numérique séjourne plus longtemps dans une destination qu’un voyageur d’affaires traditionnel. Il recherche donc un lieu de travail moins achalandé qu’un café public, mais aussi moins isolé qu’une chambre d’hôtel. Les espaces de travail partagés répondent à ce besoin. Deskmag en recensait 6000 à travers le monde à la fin 2014, accueillant près de 300 000 personnes. Propices au réseautage, à la collaboration et à la stimulation entre pairs, ces espaces sont très populaires dans les centres urbains.

Par exemple, celui d’Hubud, à Bali, est fréquenté par environ 200 expatriés et propose des formations de quelques jours sur des thèmes aussi diversifiés que les technologies, le marketing, l’entrepreneuriat, la créativité et le développement personnel.

Source : youtube.com

Des lieux de vie urbains en communauté

Bien souvent, les nomades numériques en processus de création d’entreprises se rendent dans des villes connues pour leur créativité et leur foisonnement de start-ups. Montréal, qui vient de se classer dans le top 20 des plus grands écosystèmes d’entreprises en démarrage, selon Compass, a acquis sa notoriété notamment grâce à l’événement International Startup Festival et à la maison Notman, qui offre des espaces de travail partagés.

Toutefois, une nouvelle offre cible les « technomades » : un lieu qui combine un espace de travail partagé et un hébergement de courte ou de longue durée. Il présente un avantage fort intéressant pour ces travailleurs, puisqu’ils ont accès à une aide et un accompagnement dans leurs projets, comme il y en a dans un incubateur de start-ups.

Startup Basecamp, déjà présent à San Francisco, a ouvert en juillet dernier un premier établissement à Montréal. Le tarif d’une chambre partagée oscille entre 26 et 35 $ US par jour, selon la durée du séjour. Ces lieux de vie sont accessibles dans plusieurs villes des États-Unis et sont créés par des start-ups telles que The Embassy Network, Pure House et Krash.

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Source : fastcompany.com

Zoku, qui vient d’ouvrir ses portes à Amsterdam, dit vouloir révolutionner le concept hôtelier en accueillant ses hôtes dans une communauté.

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Source : facebook.com/livezoku

La naissance du coworkation

Les nomades numériques sont aussi attirés par des destinations où le coût de la vie est moins élevé. De véritables communautés se sont formées en Thaïlande, en Indonésie, au Vietnam et plus récemment en Europe et aux États-Unis dans des villes moins chères ou en milieu rural.

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation

Des start-ups ciblent cette clientèle et leur proposent des co-working holidays ou coworkation. Elles se nomment HackerParadise, The Blue House, Project Getaway (voir la vidéo plus bas), Surf Office ou encore Refuga et s’assimilent à des entreprises touristiques.

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Source : thesurfoffice.com

Leur intention est d’offrir un environnement de travail favorable à la création. Les résidents travaillent sur leurs projets, apportent du support aux autres membres, visitent la région, participent à des événements, des activités, des formations et des ateliers organisés sur place, qui vont d’une soirée réseautage au cours de surf, d’un atelier sur le développement personnel à la formation marketing.

Source: youtube.com

Par exemple, Tribewanted propose des séjours à Bali au sein de la communauté Hubud. Les nomades numériques ont le choix de participer à des projets environnementaux dans une ferme écologique où ils peuvent se loger. Le tarif est de 350 $ US par semaine ou de 550 $ pour le premier mois sans l’hébergement (puis 350 $ pour les mois suivants).

L’essor du coworking rural

Les lieux de travail inusités ne sont pas réservés aux destinations exotiques. En Europe, des initiatives voient le jour et offrent des séjours dans des lieux reculés. En Hollande, Kantoor Karavaan loue des caravanes, des yourtes ou encore des terrains de camping dans l’arrière-pays, pouvant accueillir des groupes de travail.

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Source : facebook.com/kantoorkaravaan

Au Québec, un concept similaire à celui de Mutinerie Village pourrait être imaginé. Cette maison est située dans une ferme à 1 h 30 de Paris et fut créée par la Mutinerie, un espace de travail partagé à Paris. Pour 40 euros par jour, les nomades numériques profitent d’un séjour tout inclus et participent à l’entretien de la maison et aux activités de la ferme. Ils y font l’expérience d’une vie en autarcie dans un esprit communautaire. Ouvert depuis plus d’un an, 400 personnes y ont été accueillies.

Un peu dans la même veine, il existe au Québec une initiative qui permet aux entrepreneurs montréalais de partir à la rencontre de leurs pairs en région. La Tournée des Entrepreneurs est une série de voyages durant l’été qui allie conférences, réseautage d’affaires et tourisme. Ces rencontres sont un beau moyen de sortir du cadre habituel de travail et de stimuler la créativité.

Source : vimeo.com

Ainsi, des acteurs québécois ont déjà mis la table pour faire du Québec une destination attirante pour les nomades numériques, cette clientèle qui redéfinit à la fois la façon de travailler et de voyager.

 

Image à la une : projectgetaway.com

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Technologies

Vers des villes intelligentes et innovantes

La ville intelligente et innovante est celle qui cherche constamment à mieux répondre aux besoins de l’ensemble de la communauté par une utilisation optimale des outils numériques et par le partage de l’information. Voici trois villes du Québec qui ont déjà bien amorcé ce virage, ainsi que des projets profitant à l’industrie touristique et faisant appel aux principes de la ville intelligente.

 

Montréal vise 2017

À l’été 2014, la Ville de Montréal a mis sur pied le Bureau de la ville intelligente et numérique (BVIN). Son objectif : faire de Montréal un chef de file mondialement reconnu parmi les villes intelligentes et numériques d’ici 2017, année où elle célébrera son 375e anniversaire. La stratégie 2014-2017 élaborée par le BVIN est le fruit de consultations et d’un dialogue continu avec les Montréalais.

 Parmi les actions concrètes entreprises par la Ville, mentionnons la mise en place d’une plateforme de données ouvertes à partir desquelles des applications ont été créées. Elle souhaite éventuellement offrir un accès Internet sans fil sur l’ensemble de son territoire. Cette connexion gratuite sera d’ailleurs possible dans le centre-ville dès l’été 2015. De plus, des actions en matière de mobilité urbaine, de services numériques et de création d’espaces d’innovation sont prévues par le BVIN.

Pour déterminer les projets concrets à réaliser, le BVIN tend l’oreille et consulte les principaux intéressés, soit l’ensemble de la communauté. Il utilise les sondages, les causeries, les colloques et invite les gens à venir partager leurs idées sur son portail. L’événement d’idéation « Je vois Montréal », qui invitait en novembre 2014 les universitaires, les entreprises, les politiciens et les citoyens à venir partager leurs projets concernant l’avenir de leur ville, fut un véritable incubateur d’idées. En tout, 180 projets, de grande comme de petite envergure, ont été retenus. Leurs instigateurs ont même signé un engagement avec la Ville afin que cette dernière assure un certain suivi. L’un des projets vedettes de cette rencontre historique consiste à créer une mutuelle de taxis électriques grâce à un nouveau modèle d’affaires basé sur une économie verte et sociale, tout en faisant appel à la technologie numérique. Cette initiative a pour but de renouveler l’industrie du taxi, d’affronter la menace que représente Uber pour le secteur, d’améliorer la mobilité urbaine et de créer une image de marque forte et porteuse pour Montréal.

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Source : XPND.com

Québec ville ouverte

La Ville de Québec figure au palmarès Smart21 des villes intelligentes pour les années 2011, 2012 et 2014. Comme Montréal et de nombreuses autres villes canadiennes, elle dispose d’un portail de données publiques et invite les organisations, les entreprises et les chercheurs à créer des applications à partir de celles-ci afin de faciliter la vie des citoyens et des visiteurs tout en favorisant une utilisation optimale des services publics. À titre d’exemple, l’application Découvrir Québec propose une centaine de sites patrimoniaux et historiques, tandis que ParkMoi! Québec répertorie les stationnements à proximité de l’utilisateur.

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Source : Ville de Québec

Le succès de la campagne « Effet Québec »

Toujours dans cet esprit de participation citoyenne et en phase avec les plateformes collaboratives, l’Office du tourisme de Québec ainsi que l’agence de publicité Cossette ont développé un projet publicitaire innovant qui fait appel aux amoureux de cette ville. Durant la campagne « Effet Québec », dont la première édition s’est déroulée à l’été 2013, les gens étaient invités à partager en ligne leurs coups de cœur ou à voter pour ceux déjà proposés. Le succès a été tel qu’une seconde édition a vu le jour à l’hiver 2014. La vidéo ci-dessous présente la campagne.

Le dynamisme de Sherbrooke

Sherbrooke est inscrite au palmarès de Smart21 2015, aux côtés de villes comme Rio de Janeiro (Brésil) et New Taipei City (Taiwan). La municipalité de 160 000 habitants de la région des Cantons-de-l’Est a entrepris récemment un virage technologique. Une vingtaine d’intervenants locaux mettent la main à la pâte dans le contexte du projet « Sherbrooke intelligente et innovante ».

Sa petite taille, notamment, constitue un avantage. En effet, la proximité des différents acteurs favorise l’efficacité des efforts. La présence de 2 universités est également un vecteur de dynamisme; on compte 10,32 étudiants par 100 citoyens. Ces institutions organisent des événements de création technologique comme le StartUp Weekend, les StartUp Drinks et les hackatons, où les participants sont invités à créer des applications à partir des données ouvertes partagées par les partenaires de la compétition. 

Faire participer les citoyens

Destination Sherbrooke, l’organisme responsable de la promotion touristique de la ville de Sherbrooke, contribue à propulser la municipalité au titre de ville intelligente et innovante, notamment par son initiative Carticipe. Il s’agit d’une plateforme collaborative invitant les citoyens à émettre leurs suggestions pour le développement touristique de leur ville. L’utilisateur doit créer une courte fiche afin de présenter son idée, y intégrer des photos, l’associer à un pictogramme selon le thème approprié et glisser celui-ci sur la carte interactive pour désigner le lieu proposé. Les internautes peuvent commenter les projets ainsi que voter pour ceux qu’ils préfèrent. Voilà un moyen novateur d’engager la population dans le développement économique, mais aussi de créer un esprit de communauté et un sentiment d’appartenance.

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Source : Destination Sherbrooke

Les outils numériques incitent à revoir les façons de faire en offrant beaucoup de possibilités. La mise en commun et le partage des données, mais aussi et surtout des idées et des compétences, assurent de beaux projets aux communautés et aux secteurs d’activité qui prennent le virage numérique.

 

Image à la une : @ iStock photo 

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Tourisme durable

L’aménagement durable dans les petites municipalités

Le concept du développement durable ratisse large et peut décourager des petites municipalités qui sont confrontées, comme les grandes sinon plus, à des défis financiers et humains. Faces à ces multiples enjeux, les petites collectivités doivent choisir leurs axes de travail : certaines d’entre elles favorisent l’aménagement durable. Même si sa vocation première n’est pas d’être touristique, l’aménagement durable peut améliorer l’expérience des visiteurs et générer une image positive de la ville, quand il ne devient pas une attraction en soi.

Encourager la mobilité douce

Selon un classement réalisé par l’International City/County Management Association (ICMA) en 2012, les sentiers cyclables et pédestres constituaient les éléments les plus fréquemment adoptés dans le cadre d’une politique de développement durable dans les villes de moins de moins 25 000 habitants aux États-Unis, derrière le recyclage.

En Virginie, Ranson, une municipalité de 4000 habitants, a franchi un grand pas vers la durabilité, notamment en créant des corridors verts, tandis que Rosemary Beach, en Floride, a effectué une reconversion complète de son espace urbain et littoral en zone piétonne et cyclable.

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Source : Organic Gardening

Certaines villes se démarquent grâce à des projets innovants. Aux Pays-Bas, Nuenen a créé une piste cyclable phosphorescente qui s’illumine la nuit grâce à l’énergie solaire emmagasinée pendant la journée. En plus d’être écologique, cette infrastructure devient un clin d’œil à l’œuvre La nuit étoilée de l’artiste Vincent Van Gogh, natif de la région.

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Source : Ipnoze.com

Pour sa part, la ville chinoise de Liupanshui a entrepris une large opération de mise en valeur des berges de la rivière Shuicheng. Des sentiers piétons spectaculaires ont été aménagés et des espaces verts ont été créés afin de régénérer les écosystèmes. En plus de réduire les problèmes liés à la pollution et aux inondations, ce projet s’inscrivait dans une reconquête de l’espace périurbain.

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Source : Arch daily

Rendre sa ville plus verte

Le verdissement contribue à réduire les îlots de chaleur et à rendre la ville plus agréable à vivre. À Saint-Égrève, dans les Alpes françaises, on a limité la pollution visuelle et harmonisé l’environnement paysager par la mise en place d’un toit vert sur le centre artistique communautaire. À Normal, dans l’Illinois, l’Uptown Circle, un rond point vert, vise à récupérer les eaux de pluie, réduire des problèmes liés au trafic; il est également devenu un lieu de rassemblement.

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Sources : Inhabitat.com et SustainableCitiesCollective

Investir des espaces existants ou inutilisés

Tirer profit des ressources déjà existantes.

Il ne s’agit pas tant de créer de nouvelles infrastructures, mais plutôt de tirer profit des ressources déjà existantes.

Des villes font ainsi appel à l’imagination de créateurs pour rentabiliser certains espaces qui ne sont pas utilisés ou dont le potentiel est sous-exploité. C’est le cas en Suisse, où l’on a expérimenté la culture d’algues le long d’un réseau routier. Les algues produites dans des tubes grâce à l’énergie solaire servent ensuite à produire du biocarburant ou des cosmétiques. Cet aménagement, initié par le groupe The Cloud Collective dans le cadre du festival Genève, villes et champs, a créé la surprise auprès des visiteurs.

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Source : Kollectif.net

Les coûts de rénovation trop élevés de la piscine de Lenggries, en Allemagne, ont incité la commune à aménager une baignade écologique à partir de l’ancien bassin. Ce dernier a été équipé d’une zone de régénération, d’un filtre à plantes, de passerelles en bois et d’un plongeoir. Depuis les transformations, le nombre de visiteurs de la piscine a largement augmenté.

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Source : baigne-ecologique.com

Uzerche, une commune française du Limousin, a prévu de garder un espace naturel préservé près du centre-ville, dans le but d’observer des animaux sauvages.

Un projet accepté et acceptable!

Des outils existent pour orienter les démarches et se fixer des objectifs. Au Québec, la précédente stratégie gouvernementale de développement durable a récemment été actualisée pour laisser place à celle de 2015-2020, tandis que des outils comme l’Agenda 21 local accompagnent aussi les municipalités dans leur cheminement vers la durabilité.

Comme pour bon nombre de projets, l’aménagement durable urbain connaît le succès en partie grâce à la cohésion communautaire et à de solides partenariats avec les services, les entreprises, les organisations à but non lucratif, les institutions éducatives et les citoyens. La concertation et la mutualisation des moyens permettent une cohérence et une efficacité accrues. L’implication et le consentement de la population locale assurent l’intégration physique et sociale du projet au sein du paysage de la ville. La création d’une identité autour d’un aménagement peut même lui permettre de devenir un attrait touristique.

Effectuer une transition progressive.

Prendre un virage durable demande du temps et de l’énergie. Il est donc préférable d’effectuer une transition progressive.

Commencer par des améliorations visibles peut permettre de légitimer, d’encourager et de pérenniser les efforts. Par ailleurs, des programmes adaptés peuvent récompenser les petites villes et accroître leur visibilité. La commission européenne a lancé en 2015 le European Green Leaf, un concours qui reconnaît les meilleures pratiques en développement durable dans les villes de moindre envergure.

 

Source image à la Une: Arch daily

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Tendances Tourisme durable

La tendance en cuisine de rue : l’utilisation d’aliments locaux

Les camions de rue se sont rapidement taillé une place dans l’industrie touristique. On les intègre de plus en plus dans les événements et les grands festivals afin d’attirer des jeunes, d’augmenter les dépenses des participants et de répondre à tous les goûts. D’ailleurs, ils devraient générer des revenus d’environ 2,7 milliards de dollars aux États-Unis d’ici 2017, selon un rapport de Intuit, Food Trucks Motor Into the Mainstream, soit quatre fois plus qu’en 2012, d’après les estimations de la National Restaurant Association.

À Portland, les 500 camions de rue ont complètement changé la scène alimentaire et le paysage urbain tout en encourageant le développement durable, la créativité et l’esprit d’entreprise. À Austin, il existe même des circuits dédiés uniquement à la visite des camions de rue.

Après un projet pilote en 2013, 40 permis furent délivrés en 2014 à Montréal. La cuisine de rue y est en pleine expansion. Pour l’été 2015, la ville augmentera le nombre d’emplacements autorisés de 14 à 42 et les permis de restauration passeront de 30 à 63. Pendant ce temps, la ville de Québec n’a toujours pas pris de décision quant à la légalisation de ces camions et ils ne sillonneront pas les rues de la capitale cet été.

L’utilisation des produits locaux croît dans la restauration. L’article suivant, de la chercheure Rachel Dodds de Ryerson University, démontre une forte tendance de la cuisine de rue à mettre les produits locaux de l’avant. Celle-ci poussera-t-elle l’ensemble de l’industrie plus loin dans cette direction?

La consommation d’aliments locaux comme tendance

Les changements constants dans l’industrie de l’alimentation peuvent être attribués à la diversité des goûts des consommateurs et à leur sensibilisation aux questions d’approvisionnement mondial. Cette préoccupation accrue pour la durabilité, la sécurité et la salubrité alimentaires ainsi que pour la nutrition ont poussé les consommateurs à exiger davantage d’aliments locaux. Au cours des dernières années, un changement notable s’est opéré en matière de demande et de consommation de produits locaux et biologiques. Les aliments considérés «locaux» doivent être consommés à moins de 160 km de l’endroit où ils ont été produits (Hodges, Stevens et Wysocki 2014), tandis que d’autres peuvent parcourir une distance moyenne de 2414 km avant d’atteindre l’assiette des consommateurs (Schnell, 2013).

Parmi les avantages de manger des produits locaux, on compte la fraîcheur, un meilleur goût ainsi qu’une valeur nutritionnelle et vitaminique supérieure. Des analyses ont montré que les consommateurs sont conscients des bienfaits de la nourriture locale et qu’ils sont prêts à payer les sommes nécessaires pour s’en procurer. Les résultats d’une étude récente effectuée en Floride indiquaient que la dépense moyenne par consommateur en aliments locaux se chiffrait à 43 $ par mois dans les restaurants (Hodges et al., 2014).

Les camions de rue utilisent-ils des produits locaux?

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a affirmé récemment que la cuisine de qualité sur le pouce est consommée par presque 2,5 milliards de personnes quotidiennement (Culinary Schools, 2013). La popularité et l’augmentation du nombre de ce type d’exploitation sont une réponse à l’intérêt croissant des clients au cours des dernières années.

Les consommateurs désirent avoir accès à des repas de qualité gastronomique abordables et vite faits. Bien que cette tendance soit à la hausse pour les restaurants, l’est-elle aussi pour la cuisine de rue?

Une analyse portant sur les camions de cuisine de rue de Toronto, au Canada (Corpuz et al, 2014), a permis de constater que les clients préféreraient consommer un produit cultivé en Ontario ou au Canada plutôt qu’un aliment importé d’un autre pays. L’analyse plus approfondie de ce sondage révèle que 52 % des propriétaires de camion disaient incorporer des produits locaux dans leur menu, 31 % d’entre eux utilisaient des produits artisanaux et 11 %, des produits biologiques. Ils s’approvisionnaient localement (63 % le faisaient auprès de marchés de producteurs fermiers) et affirmaient employer ces produits pour favoriser une alimentation plus saine et plus salubre (40 %). Enfin, 46 % les choisissaient en raison de leur qualité supérieure et de leur meilleur goût. Malgré que les propriétaires de camion estiment (83 %) que les coûts sont plus élevés pour aliments locaux ou biologiques, ils étaient prêts à les assumer. Selon l’un des sondés : « C’est une de nos valeurs fondamentales. En tant qu’entreprise, nous croyons qu’il est vraiment très important d’appuyer la cause de l’environnement et de maintenir notre empreinte écologique au plus bas. »

Les données répertoriées indiquent que les produits locaux sont utilisés par les exploitants de cuisine de rue parce que les clients les préfèrent.

Qu’en est-il de l’avenir de l’alimentation?

La clientèle est un aspect clé de la durabilité pour tout modèle d’entreprise. Étant donné la nature des camions de cuisine de rue et leur passion pour l’approvisionnement local, comme en témoigne cette étude, les clients s’associent aux valeurs de ces restaurateurs et établissent des liens avec ceux-ci.

Qui sait, peut-être ce secteur de l’industrie alimentaire permettra-t-il au mouvement pour l’utilisation d’aliments locaux de progresser.

 

Image à la une : Urban Diner

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Hébergement

Croissance des hôtels de long séjour

De quoi parle-t-on?

Le concept d’hôtellerie de long séjour a vu le jour en 1975 avec le premier hôtel haut de gamme Residence Inn, suivi en 1989 de Homewood Suites, son seul véritable concurrent dans ce créneau de luxe. Les deux marques ont ensuite été acquises par de grandes chaînes hôtelières : Homewood Suites par Hilton et Residence Inn par Marriott. Puis d’autres marques ont été créées. Le plus grand propriétaire-exploitant d’établissements de séjour prolongé (682 propriétés), Extended Stay America, a été fondé en 1995. Le dernier-né de la catégorie, Home2 Suites, a vu le jour sous la bannière Hilton en 2011. Leur principale caractéristique est l’offre de chambres avec cuisine entièrement équipée. Cependant, ces bannières ont travaillé fort pour se différencier. Certaines proposent aussi des réceptions en soirée, un service d’entretien minimal ou le petit-déjeuner gratuit. Au Residence Inn de Westmount, à Montréal, la clientèle bénéficie d’un service d’épicerie et d’un minimarché en plus du réseau Internet sans fil, d’un petit-déjeuner et d’une collation en commun en soirée pour permettre les échanges entre clients.

Le développement au Canada et à l’étranger

La croissance lente et régulière de l’offre des hôtels de long séjour aux États-Unis a entraîné un développement encore plus lent hors de ses frontières. Au Canada, le marché est parvenu à maturité pour de nombreux franchisés d’hôtels de séjour prolongé. Malgré cela, Home2 Suites a fait son entrée sur le marché canadien en juillet dernier à Edmonton. Il a également ouvert un établissement à Querétaro, au Mexique.

Pourtant, selon Tom Seddon, directeur du marketing de la chaîne Extended Stay, les séjours de 5 nuits ou plus représentent 22 % de toutes les nuitées vendues, alors que seulement 7 % des établissements se classent dans la catégorie « long séjour »; il y a donc encore place au développement de l’offre. Mais pas n’importe où! Le désir d’urbanité des Américains ainsi que leur intérêt à se rapprocher de leur travail et des services pousseront les hôtels de long séjour hors des zones commerciales et des parcs d’affaires de banlieue. Selon Diane Mayer, vice-présidente et directrice de la marque mondiale Residence Inn, les occasions de développement aux États-Unis se situent dans les marchés urbains. La bannière compte d’ailleurs plus de 50 hôtels établis dans des villes américaines.

Une nouvelle génération de clients

Les clients des hôtels de long séjour y demeurent en moyenne 14 jours. Ils sont dans la mi-quarantaine et aiment retrouver le confort de leur maison et maintenir leur routine lorsqu’ils séjournent dans un établissement hôtelier. Toutefois, les 18-34 ans démontrent un intérêt marqué pour les hôtels de long séjour lorsqu’on les interroge sur leurs voyages de cinq nuits ou plus.

Ils sont dans la mi-quarantaine et aiment retrouver le confort de leur maison et maintenir leur routine

En effet, le segment des voyageurs de long séjour rajeunit rapidement rajeunit rapidement. Selon Mme Mayer, la clientèle cible de Residence Inn a 33 ans. Elle recherche un hôtel qui offre à la fois une rapidité transactionnelle et un côté humain et personnalisé. Pour lui plaire, l’établissement hôtelier doit miser sur la technologie et concevoir des espaces communs qui favorisent les rencontres.

L’établissement de moyenne gamme a la cote

Les internautes américains qui ont répondu à un sondage Skift – une firme spécialisée dans les tendances touristiques – sur les séjours de 5 nuits ou plus ont dit favoriser les hôtels de moyenne gamme avec restaurant (17 %); viennent ensuite tous les autres types d’hébergement, à peu près à égalité (entre 11 et 13 %). Les voyageurs d’agrément sont plus nombreux que les voyageurs d’affaires à préférer les établissements de moyenne gamme (voir le graphique 1).

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Le petit-déjeuner et le réseau Internet sans fil gratuits constituent les services les plus importants

Le petit-déjeuner et le réseau Internet sans fil gratuits constituent les services les plus importants lors d’un long séjour dans un hôtel (voir le graphique 2). Sans surprise, les voyageurs d’affaires préfèrent la connexion Internet (39 %) alors que les touristes d’agrément favorisent le petit-déjeuner (38 %).

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Performance enviable

Au cours des 6 premiers mois de 2014, l’offre s’est accrue de 2,5 %, comparativement à la demande qui, elle, a progressé de 5,7 %. Comme cette dernière surpasse encore l’offre, le taux d’occupation moyen a atteint son plus haut niveau des 12 dernières années (77 %), selon l’Extended-Stay Lodging Midyear Report du groupe Highland. Quant aux revenus, ils ont augmenté de 10,6 % au cours de cette période par rapport aux 6 premiers mois de 2013. La croissance du revenu par chambre disponible (RCD, revpar) est due en grande partie à la hausse de 5,3 % du tarif journalier, lequel atteignait 84,88 dollars américains pour les 6 premiers mois de l’année. Cela fait des hôtels de long séjour la catégorie d’établissements hôteliers qui affiche la plus grande marge bénéficiaire et le meilleur revenu par chambre disponible.

Source de l’image à la Une : The Alpina Gstaad 

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Produits et activités

Se démarquer d’un coup de patin

L’activité hivernale la plus populaire

Selon l’enquête 2014 de Print Measurement Bureau, 17 % des Québécois de 12 ans ou plus ont patiné au moins une fois au cours des 12 derniers mois, ce qui représente plus de 1,2 million d’individus. Ces données en font l’activité sportive hivernale la plus pratiquée dans la province. Si les Québécois sont les plus grands patineurs du pays, les autres Canadiens ne sont pas en reste. Les taux de pratique sont de 13 % pour la population ontarienne de 12 ans ou plus, de 15 % pour les résidents des Prairies, de 12 % pour ceux des provinces de l’Atlantique et de 10 % pour les Britanno-Colombiens. Aux États-Unis, la Outdoor Foundation indique que 10,7 millions de personnes ont fait du patin à glace en 2013, soit 3,7 % de la population totale. On peut supposer que les États plus nordiques comptent un plus grand nombre de patineurs que ceux des régions chaudes où poussent les palmiers.

Si de nombreuses municipalités ont des patinoires, encore peu d’entre elles les transforment en attrait majeur. Pourtant, certains succès inspirent, telle la patinoire du canal Rideau, qui accueille plus d’un million de patineurs par année. En voici d’autres, d’ailleurs.

Cœurs urbains féériques

La patinoire de la célèbre place Rouge de Moscou est joliment illuminée. Elle a été le théâtre d’un spectacle de patinage artistique et d’une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014. Montréal envisage d’ailleurs la possibilité de présenter un match extérieur sur l’île Notre-Dame lors des célébrations du 375e anniversaire de la ville.

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Source : boro.gr

À Londres, la belle cour intérieure de style néoclassique de la Somerset House, un centre culturel, se transforme en patinoire durant l’hiver. Un « chalet » commandité par la chic boutique Fortnum & Mason permet aux patineurs de prendre une pause en dégustant un thé à la crème ou des truffes et du champagne.

Source : Somerset House

Wiener Eistraum (traduction libre : « rêve de glace viennois ») est un événement de patinage organisé par la Ville de Vienne devant l’hôtel de ville. En plus de la patinoire principale, on peut se balader à travers un réseau de sentiers glacés serpentant le parc de l’hôtel de ville ou tester l’une des six allées de curling.

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Source : Wiener Eistraum

Créativité et design

Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai. L’attrait principal demeure toutefois le concours international d’architecture pour des abris ou des installations le long du sentier glacé. Ce concours a donné naissance à des œuvres insolites et originales (voir les gagnants de cette année et des années précédentes).

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Source : Mirror Cloaking by: University of Manitoba, from Winnipeg, Canada, Warming Huts

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Source : Warming Huts

Intérieure et grandiose

À Paris, le Grand Palais s’est transformé en patinoire de 2700 mètres carrés de la mi-décembre au début janvier 2015. L’opération était organisée en partenariat avec la marque Ferrero Rocher, qui a distribué quelque 300 000 chocolats. Les patineurs pouvaient se réchauffer autour d’un chocolat ou d’un vin chaud au Café des Glaces ou encore magasiner dans la boutique temporaire Rossignol. Une partie de l’espace était privatisable pour la tenue d’événements.

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Source : Le Grand Palais des Glaces

Forfaitisation

L’hôtel Fairmont Empress, à Victoria, a créé une patinoire à l’hiver 2014-2015. Elle était ouverte jusqu’à la mi-janvier et proposait un forfait comprenant la chambre, la location de patins, une séance d’entraînement pour les clients non expérimentés ainsi que des boissons chaudes. Il n’est toutefois pas nécessaire de créer sa propre patinoire. Il s’agit d’une offre facile à développer pour tout hébergement à proximité d’une patinoire. Le succès du forfait reposera aussi sur les petites attentions distinctives, par exemple le prêt de fourrures, le vin chaud, le transport en calèche, etc.

Projets de parcours urbains

Montréal rêve depuis longtemps d’un parcours d’envergure, comme celui du canal Rideau. C’est pourquoi la Ville relance le projet d’aménagement du canal de Lachine pour son 375anniversaire en 2017. Parcs Canada et quatre arrondissements pourraient y aménager des sentiers de patinage libre, des sections réservées au hockey ainsi que des pistes de ski de fond et de raquettes sur 14 km.

La Ville d’Edmonton en Alberta déploie des efforts depuis quelques années afin de se démarquer en tant que destination hivernale. Sur les planches, le projet prend la forme d’une patinoire linéaire qui traverserait toute la ville. Une telle installation permettrait non seulement aux résidents de s’en servir comme voie de transport et de divertissement, mais aussi d’accroître l’attractivité touristique de la ville. Le parcours franchirait différents quartiers, en passant par une forêt et un secteur culturel. Cette vidéo explique le projet.

Jouer les cartes de l’hiver et de l’audace

Malgré la nécessité d’un entretien rigoureux et les incertitudes liées au climat, un site de patinage demeure une offre relativement simple à développer, car elle est accessible à toutes les régions du Québec et attire un public important. En effet, un large pan de la population patine déjà et les non-initiés peuvent aisément se lancer dans cette activité de loisir. Le Québec propose de très beaux sentiers en forêt tout comme des patinoires en ville, telles celles de la place D’Youville à Québec et du Vieux-Port de Montréal, du parc La Fontaine ou du lac des Castors. Ces lieux – ou des nouveaux – ne gagneraient-ils pas à pousser l’audace un peu plus loin? Que ce soit par l’art, les activités, un éclairage innovant ou toute autre touche originale, il n’en faut peut-être pas beaucoup pour passer de simple patinoire à point d’intérêt touristique incontournable.

 

Image à la Une : Tourisme Québec

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Marketing

New York à la conquête de ses résidents

La campagne See Your City incite les New-Yorkais, par un microsite Web, à découvrir une dizaine de quartiers et leurs attraits. L’organisme de promotion touristique de la ville, New York City & Company, a recours à un visuel rétro afin de donner une nouvelle perspective à des images qui sont familières aux New-Yorkais. Des affiches et de courtes vidéos d’ambiance ont également été produites. On retrouve notamment le visuel de cette campagne sur les écrans des taxis et les abribus de la ville. Le partenaire de cette campagne, American Express, offre des rabais aux détenteurs de cartes de crédit qui font des transactions dans les établissements participants.

Si les New-Yorkais visitent davantage les quartiers de la ville, ces derniers seront aussi plus attirants aux yeux des touristes qui cherchent à découvrir les lieux vibrants parce qu’ils sont fréquentés par la population locale.

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Source: nycgo.com

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Produits et activités

Le Bustronome, un circuit gourmand inusité

Le Bustronome est un concept novateur qui invite à la découverte de la gastronomie française à bord d’un bus à impériale entièrement réaménagé incluant une terrasse panoramique vitrée qui permet aux 38 voyageurs de profiter d’une vue à 360° de Paris. Ce restaurant original, qui parcourt la capitale selon différents itinéraires, propose de déguster un repas de qualité, de prendre un thé ou de faire une dégustation de vin, et ce, de jour comme de nuit. Une manière insolite et gourmande de découvrir Paris.

Image à la Une: © OTCP

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Marketing

Noël à Manchester

 

Noël est l’occasion de sortir ses plus beaux atours. Cette année, la Ville de Manchester et quelques partenaires ont joint leurs efforts pour lancer une campagne de marketing inspirée du charme des années 1930.

 

En plus d’une offre bien étoffée d’activités, la campagne de promotion met en valeur une variété d’expériences qui invitent tant les résidents de proximité que les touristes internationaux. Manchester se positionne ainsi comme une destination du temps des Fêtes.

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Source: Chritsmas Campaing Manchester

Pour attirer plus de touristes durant les Fêtes, ce sont près 600 000 livres sterling qui ont été investies, soit un peu plus d’un million de dollars canadien. Cette somme a servi entre autres à la création de 48 affiches thématiques, à la diffusion de publicités à la radio ainsi que dans la presse, à la conception d’une nouvelle carte du centre-ville et à la réalisation d’une vidéo publicitaire destinée à la télévision et au Web.

Source: Youtube

Nous verrons en 2015 si la nostalgie évoquée par la thématique de Manchester aura gagné le cœur du public et l’aura convaincu d’aller y passer les Fêtes!

 

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Tendances

L’attractivité de la nature en ville

Dans son rapport Valoriser la nature en ville, Atout France rappelle l’importance qu’occupe la nature dans l’image et l’attractivité d’une destination urbaine. Bien qu’elle ne justifie pas systématiquement le déplacement de nouveaux visiteurs, elle joue un rôle plus déterminant pour les clientèles ayant déjà visité la destination, les familles et les touristes de long séjour.

La nature assure une multitude de fonctions en ville. En plus de ses bienfaits environnementaux, tels que l’atténuation des îlots de chaleur et l’amélioration de la qualité de l’air, elle constitue un élément de différenciation par l’esthétique qu’elle apporte à la ville. Véritable vecteur d’attractivité, la nature incite aussi bien à prendre une pause, à flâner, qu’à s’activer ou à observer la vie locale, ou encore simplement à contempler sa beauté. Elle évoque les vacances et peut devenir un lieu incontournable à visiter à condition que cette nature soit valorisée et qu’une offre de qualité soit mise sur pied.

Convertir et animer des espaces délaissés

Qu’il s’agisse de terrains d’anciens bâtiments inutilisés, d’infrastructures datant d’un passé industriel ou de friches urbaines, les sites abandonnés constituent parfois d’excellents terreaux pour l’aménagement de nouveaux espaces verts en ville. Cet aménagement va parfois jusqu’à revitaliser des quartiers ou des zones de la ville moins fréquentés. Beaucoup plus qu’un cadre enchanteur, la nature rallie la population, invite les gens de passage, habille les lieux publics et laisse place à une animation variée: exposition d’œuvres d’art, concert de musique, projection cinématographique, spectacle de variétés, marché public, offre culinaire, etc.

On ne tarit plus d’éloges à l’endroit du High Line de New York. Ce parc aménagé sur une ancienne voie ferrée est un modèle fort inspirant pour de nombreuses municipalités, si bien qu’aujourd’hui plusieurs villes à travers le monde utilisent cet exemple afin de convertir à leur tour leurs voies désaffectées. On peut entre autres citer les projets The Goods Line, à Sydney, et The 606, à Chicago.

À Nice, la démolition de la gare routière et d’un stationnement a permis de libérer douze hectares. Après deux ans et demi de travaux, la promenade du Paillon est un véritable poumon vert pour la ville.

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Source: Ville de Nice

Embellir les quartiers, les portes d’entrée des villes, les bâtiments

Les arbres, les plantes et les fleurs enjolivent le paysage urbain et le transforment tout au long de l’année selon les différentes étapes de floraison. En plus des autorités municipales et des organismes communautaires qui veillent à leur aménagement et à leur entretien, on remarque dans quelques quartiers l’engagement des citoyens.

Les ruelles vertes de Montréal sont un bon exemple. Appuyés par les éco-quartiers, les résidents riverains s’impliquent dans leur création et veillent à leur entretien. Dans certains arrondissements, leur popularité est telle que des éco-quartiers ainsi que des compagnies privées organisent à l’occasion des visites guidées pour les faire découvrir. Le 6 septembre dernier avait lieu la Journée des ruelles vertes, un événement offrant une programmation variée.

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Source: Ruelle verte

Depuis sa revitalisation en 2005, la place Stanislas de Nancy accueille chaque année un jardin éphémère basé sur une thématique liée à l’actualité. Pour souligner le centenaire de la Première Guerre mondiale, le thème de 2014 était «1914, paysage fortifié».

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Source: Le jardin éphémère – Nancy

Le mur végétalisé des Halles d’Avignon est une véritable œuvre d’art qui change de couleur au fil des saisons. Créé en 2005, il attire de nombreux visiteurs en plus d’apporter un peu de fraîcheur au cœur de la ville.

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Source: Tourisme Avignon et Provence

Permettre la pratique d’activités récréatives

À pied, en vélo ou à bord d’une embarcation de plaisance, la nature urbaine est pour plusieurs synonyme de terrain de jeu. La création d’itinéraires qui relient des lieux de nature, des offres de transport permettant à tous d’accéder à ces espaces naturels et la mise en place d’infrastructures et de services pour répondre aux besoins des usagers sont toutes des façons de valoriser l’usage de ces zones vertes.

À Londres, un sentier d’observation de fleurs sauvages a été développé le long de la Tamise. Deux itinéraires relient les lieux d’interprétation et sont faciles d’accès pour les résidents et visiteurs de la ville.

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Source: River of Flowers

La nature en ville contribue au bien-être des urbains et des visiteurs. Les bénéfices qu’elle apporte se répercutent sur la qualité du séjour et participent au rayonnement positif de la destination. L’équilibre entre le bâti et la nature est aujourd’hui une tendance incontournable pour l’image et l’attractivité de la ville.