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Produits et activités Transport

Les croisières fluviales, ou comment faire d’un voyage un long fleuve tranquille

Depuis une dizaine d’années, les croisières fluviales connaissent une croissance de leur popularité. L’Europe se classe première au monde, mais la Russie et l’Asie tirent également leur épingle du jeu. Selon la Cruise Lines International Association (CLIA), la demande de la clientèle nord-américaine augmente plus rapidement pour ces croisières que pour les croisières maritimes. En pleine expansion, ce secteur se métamorphose, et voit son offre se bonifier et sa clientèle s’élargir. Regard sur l’offre et la demande des croisières fluviales.

Qu’est-ce qu’une croisière fluviale?

Les croisières, dont la durée varie de quelques heures à plus d’une semaine, combinent l’excursion fluviale et des escales à la journée. Elles proposent en général des formules tout inclus alliant la navigation, les nuitées à bord ou sur la terre ferme, la restauration et les visites à destination, essentiellement axées sur les attraits culturels. Les clients profitent de prestations dignes d’un hôtel 3 ou 4 étoiles et d’une plus grande intimité que sur les navires maritimes. Certains paquebots fluviaux, longs d’une centaine de mètres et comptant au plus trois étages, peuvent accueillir jusqu’à 150 passagers.

Les paquebots sillonnent surtout les fleuves européens

En Europe, les croisières fluviales connaissent une croissance soutenue depuis quelques années, et le continent est aujourd’hui la première destination mondiale pour le tourisme fluvial, dont 15 pays profitent. Les croisières se concentrent principalement sur le Rhin et le Danube, et les offres combinent des escales dans des villes de plusieurs pays.

La France, qui possède le plus long réseau fluvial exploitable du continent, voit sa clientèle augmenter de 14% en moyenne par année depuis 2007, pour atteindre 180 000 passagers en 2010. Le futur canal Seine-Nord Europe, dont la mise en service est prévue pour 2017, permettra de relier le Rhin, le Danube et la Seine, afin de développer de nouveaux itinéraires, tels que Paris-Amsterdam.

Les croisières fluviales sont aussi très populaires en Égypte, en Russie, en Chine ou encore aux États-Unis. Voguer sur le Nil, la Volga, le Yangtze ou le Mississippi, permet, tout comme en Europe de l’Ouest, d’allier contemplation des paysages et visite de sites culturels et naturels.

 

 Source: avidcruiser.com, La Marguerite d’AmaWaterways sur le Mékong

Qui sont les acteurs sur ce marché?

Cette industrie est dominée par quatre compagnies internationales: Viking River Cruises (23 navires), AmaWaterways (12 navires), Uniworld (10 navires); Avalon Waterways (9 navires); et une entreprise européenne CroisiEurope. Avec ses 26 bateaux, cette dernière se positionne en tant que chef de file sur ce marché. Elle a atteint en 2011 les 200 000 passagers, dont 60% de Français.

Leurs flottes sont récentes et se renouvellent continuellement, les plus vieux paquebots datant de cinq ou six ans. Ces compagnies sont en activité environ 33 semaines par année, et leur taux d’occupation se situe entre 90 et 95%.

Source: avidcruiser.com, Uniworld Boutique River Cruise devant le parlement de Budapest

En quoi consiste l’offre, quels sont ses atouts et ses contraintes?

La clé du succès de la croisière fluviale réside dans sa capacité à rendre accessibles des endroits où ne pourraient jamais aller les navires de croisière maritimes. Les atouts mis de l’avant pour les croisières en Europe sont le patrimoine historique et culturel, la gastronomie, l’œnotourisme et les paysages naturels. Le tarif de base inclut généralement la croisière et les excursions. Un forfait comprenant le vol aller-retour ainsi que les nuitées avant et après la croisière coûte environ 1000$ de plus pour la clientèle nord-américaine.

Cependant, il existe quelques contraintes au bon déroulement de ces croisières. Les problèmes de niveau d’eau sont fréquents: trop haut au printemps, ils empêchent les paquebots de passer sous les ponts; trop bas le reste de l’année, ils compliquent la navigation. En hiver, à certains endroits, les fleuves peuvent geler, et les bateaux ne sont pas équipés pour traverser les glaces.

Une clientèle qui tend à se diversifier

Traditionnellement, la clientèle est plutôt âgée et possède un fort pouvoir d’achat. Cependant, Voies navigables de France constate une démocratisation de l’industrie, grâce à une clientèle de plus en plus internationale (Russes, Chinois, etc.) et jeune.

En Europe, le quart de la clientèle provient des États-Unis. Le nombre d’Américains réalisant des croisières fluviales en Europe a atteint 250 000 passagers en 2011. Selon la CLIA, la demande de la clientèle nord-américaine pour les croisières fluviales a augmenté de 65% entre 2005 et 2010, par rapport à 10% pour les croisières maritimes. D’après l’enquête annuelle de l’association nord-américaine Travel Leaders, 75% des agents de voyages constatent un intérêt croissant et une augmentation des réservations outre-mer de la part de leur clientèle pour les croisières fluviales.

Quelques tendances dominantes

Les compagnies veulent attirer une plus large clientèle, et elles proposent pour cela des produits diversifiés. À titre d’exemple, France Cruises, basée aux États-Unis, offre toute une gamme de produits thématiques (gastronomie, œnologie, art, golf, bien-être, séjour romantique, etc.). Pour élargir leur offre de divertissement, les paquebots s’inspirent des clubs de vacances: clubs enfants, soirées thématiques, etc.

Aujourd’hui, les compagnies ont modernisé leur flotte afin de séduire une clientèle de luxe, habituée au confort des croisières maritimes. Pour améliorer l’expérience à bord, les services et les installations sont plus nombreux (piscines, saunas, Wi-Fi, balcons privés, etc.).

Source: avidcruiser.com, le centre de santé d’un des navires d’Avalon Waterways

Les nouveaux navires d’Avalon Waterways offriront le Wi-Fi gratuitement à bord, et des iPad seront disponibles dans les suites royales. La plupart des cabines des six nouveaux navires de Viking River Cruises possèderont de grands balcons et un nouveau design. La compagnie déclare offrir les plus grandes suites jamais construites sur un paquebot fluvial, allant jusqu’à 445 pi2 (voir la photo ci-dessous). De plus, dans le but d’accroître leur rentabilité tout en conservant leurs services haut de gamme, les paquebots prennent du volume pour accueillir jusqu’à 170 passagers.

Source: avidcruiser.com, Viking Longships Boats

Au Québec, l’offre en place se distingue sensiblement de la situation observée en Europe. On y trouve néanmoins une intéressante diversité d’expériences, que ce soit pour des excursions d’une ou plusieurs journées, avec ou sans nuitée à bord. Mentionnons le M/S Jacques-Cartier, qui navigue entre autres sur les rivières Richelieu et des Outaouais; le Cavalier Maxim des Croisières AML, offrant des croisières sur le Saint-Laurent de deux à trois jours incluant l’hébergement terrestre; le Vacancier de CTMA, possédant entre autres une salle d’exercice et un cinéma, et dont les croisières sur le Saint-Laurent sont promues en France par les voyagistes Terre Canada et La Maison des États-Unis; ou encore Relais Nordik, qui propose des visites dans les différents villages de la Côte-Nord.

La demande est bien présente; le Québec, qui cherche à mettre en valeur son fleuve et à en faire un axe de positionnement, se doit de continuer à proposer des offres distinctives et surtout de les faire connaître.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

– Association Française des Compagnies de Croisières. «Le Marché de la croisière. Bilan 2010», conférence de presse, 24 mars 2011.

– Bryant, Sue. «Could Europe Drought Spell Big Trouble for River Cruise Lines?», cruisecritic.com, 3 décembre 2011.

– Dooley, George. «Americans Flocking to European Cruises», travelagentcentral.com, 10 janvier 2012.

– Espaces tourisme et loisirs. «Croisières et promenades fluviales», no 297, novembre 2011.

– Grizzle, Ralph. «River Cruising 2012: Bigger & Better Ships, New Destinations», travel.usatoday.com, 22 novembre 2011.

– Jaladis, Stéphane. «CroisiEurope : 125 M€ de chiffre d’affaires en 2011», pros-du-tourisme.com, 9 décembre 2011.

– River Cruise Advisor. «Getting to Know your Waterways», avidcruiser.com, consulté le 20 décembre 2011.

– Sloan, Gene. «Avalon Waterways executive: River cruise boom to continue», travel.usatoday.com, 23 novembre 2011.

– Travelindustrytoday.com. «Encore and AmaWaterways team up», travelindustrytoday.com, 31 octobre 2011.

– Viking River Cruises. «Inside Europe» [Communication présentée durant l’événement Cruise Shipping Miami, le 15 mars 2011, Miami, États-Unis].

– Wilkening, David. «River Cruising: steaming towards a port near you», travelmole.com, 15 novembre 2011.

 

Sites Web:

Viking River Cruises

AmaWaterways

Uniworld

Avalon Waterways

CroisiEurope

France Cruises

M/S Jacques-Cartier

Croisières CTMA

Relais Nordik

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Enjeux Réseaux de distribution

Des enjeux de taille soulevés au Congrès ITB Berlin 2012

La santé touristique mondiale a été l’un des sujets de discussion du Congrès ITB Berlin 2012, qui a eu lieu du 7 au 9 mars dernier. Au cœur des préoccupations: les répercussions de la situation économique en Europe sur l’industrie touristique et plus particulièrement sur les comportements des voyageurs. Au regard des chiffres à la hausse, c’est dans un contexte optimiste que se sont menées les conférences. De plus, les changements au sein des réseaux de distribution en ligne ont été longuement abordés. Une consolidation des principaux portails de réservation est en train de s’opérer, mais l’arrivée de nouveaux acteurs ajoute un défi.

La santé touristique mondiale

Malgré les désastres naturels et les crises ayant touché de nombreux pays, les voyages internationaux ont atteint un niveau record en 2011. Rolf Freitag, PDG de la firme IPK, a dévoilé des données du World Travel Monitor, selon lesquelles le volume des séjours à l’étranger a augmenté de 5%, pour atteindre 750 millions de voyages l’année dernière. Le rapport note une croissance de 4% du nombre de nuitées, qui est passé à 6,2 milliards. Quant aux dépenses, elles ont connu un essor de 8% avec 828 milliards d’euros, dépassant le record établi avant la crise économique de 2008.

Selon ces données, les Européens ont repris leurs habitudes en voyageant davantage à l’étranger; on a observé une hausse de 4%, contre 2% en 2010, pour un total de 414 millions de voyages. La Russie a enregistré la plus forte hausse (13%), la Suisse se démarque avec une croissance de 9%, alors que pour l’Allemagne et l’Espagne, elle n’est que de 1%. Enfin, le nombre de voyageurs britanniques est resté stable.

En dépit des nombreux évènements négatifs survenus en 2011 dans certaines régions du globe, le tourisme affiche déjà des signes de reprise. À titre d’exemple, le niveau de fréquentation en Égypte est revenu à la normale cinq mois après le printemps arabe. De plus, d’autres destinations ont profité de cette crise, car le nombre de touristes a fortement augmenté dans les îles Canaries, en Turquie et dans les Émirats arabes unis. En ayant déplacé sa capacité aérienne d’Égypte aux îles Canaries avant ses compétiteurs, le voyagiste TUI a vu la croissance de ses ventes augmenter de 60% auprès de la clientèle allemande, comparativement à 35% pour l’ensemble des voyagistes qui ont accru leur présence sur ces îles.

Comment ces évènements ont-ils impacté les comportements de voyage des Européens?

Matthias Hartmann, PDG de GfK Group, une firme de recherche, expliquait lors du Congrès que l’industrie touristique semble moins touchée par les crises économiques que les autres secteurs. Les consommateurs conservent leurs habitudes d’achat de voyages au détriment d’autres types de dépenses. Selon un sondage de la firme GfK, 38% des Européens font d’abord des économies sur la nourriture et la boisson, à égalité avec les vêtements et les chaussures, suivis des repas au restaurant (37%). Seulement 29% d’entre eux sont prêts à diminuer leur budget de voyage (voir le graphique 1). Même s’ils se limitent d’une manière ou d’une autre dans le type et la durée de leurs vacances en temps de crise, ils ne sont pas prêts à les sacrifier entièrement.

Carroll Rheem, directrice de la recherche chez PhoCusWright, a révélé les principaux faits d’un récent sondage de la firme intitulé «European Consumer Travel». Le constat est positif, les Européens sont partis davantage en vacances en 2011, les Français (+8%) en tête, suivis des Britanniques (+5%) et des Allemands (+4%). Les voyageurs de ces trois marchés ont prolongé leurs séjours au détriment de la fréquence de leurs voyages, qui a subi une diminution. Le segment des 18 à 34 ans mène la reprise, et celui des 25 à 34 ans démontre la meilleure amélioration. Pour 2012, les intentions de voyage sont positives pour ces trois marchés, particulièrement les Français, qui manifestent un fort optimisme.

Leur comportement en ligne

En 2011, les recherches et les réservations en ligne liées au voyage ont continué de croître. À l’étape de la comparaison et du choix des produits touristiques, les sites de commentaires de voyageurs et les moteurs de recherche dédiés aux voyages ont reçu les plus fortes hausses de fréquentation (voir le graphique 2). La moitié des voyageurs français, 47% des Allemands et 64% des Britanniques réservent leurs voyages en ligne.

 

Le sondage révèle une croissance de l’utilisation de l’Internet mobile pour toutes sortes de recherches liées à la planification du voyage. Les voyageurs français sont les plus sujets à consulter Internet sur leur appareil mobile plusieurs fois par jour (21%), suivis des Britanniques (19%) et des Allemands (11%). Enfin, plus de la moitié de l’ensemble des répondants sont présents sur les médias sociaux et leur principale activité est de partager leurs expériences de voyages.

Les réseaux de distribution en ligne

Les analystes de PhoCusWright ont souligné deux importants changements dans les réseaux de distribution en ligne: les regroupements entre agences de voyages en ligne (OTA) et la saturation du marché, principalement aux États-Unis, où l’on assiste à une maturité.

Des dirigeants d’Expedia, de Sabre, de Hotel Reservation Service (HRS) et de Justbook Mobile se sont réunis lors d’un panel pour parler de la consolidation des OTA, qui touche aussi le système traditionnel de réservation que sont les GDS. Selon Expedia, ce renforcement est accompagné par l’arrivée de nouveaux acteurs spécialisés dans des secteurs de niche, comme Mr & Mrs Smith. Cette fragmentation s’amplifiera, et la priorité pour une OTA sera alors d’optimiser sa présence et de s’étendre vers d’autres marchés géographiques. Enfin, les agences de voyages mobiles (MTA), telles que Justbook Hotel ou Hotel Tonight, tiendront un rôle de plus en plus important dans les années à venir.

 

Source: Hospitality Inside

Quant à la question du futur des commissions des OTA, le panel affirme que les hôtels modifieront leurs stratégies en limitant le nombre de fournisseurs et en concentrant leurs efforts sur leur site Internet, afin de réduire leurs coûts de distribution.

En 2011, les canaux de distribution en ligne ont continué de gagner des parts de marché sur les réservations de voyages. Les acteurs se multiplient et se diversifient, et seuls ceux étant capables d’innover resteront compétitifs. En ce qui concerne la croissance touristique mondiale, Rolf Freitag est optimiste pour 2012, même si les perspectives économiques dans de nombreux marchés semblent indiquer une récession.

 

Sources :

-Hartmann, Matthias. «Consumer and travel trends in times of the Financial crisis», présentation lors du Congrès ITB Berlin, 7 mars 2012.

-Hospitality Inside. «ITB distribution panel: Which portals will fall by the wayside?», hospitalityinside.com, 16 mars 2012.

-Rheem, Carol. «European Consumer Trends : the only constant is change», présentation lors du Congrès ITB Berlin, 7 mars 2012.

-Wildberg, Roland. «World travel justs keeps growing», 4hoteliers.com, 10 mars 2012.

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Accommodation Issues

Hotels must innovate to successfully compete

At the Association des hôteliers du Québec annual convention on February 6, Alain April explained that hotel owners must be creative and update their properties to maintain and improve their competitiveness. With the exception of luxury hotels, Québec hotels seem to be lagging when it comes to ingenuity and modernization. This sector, composed primarily of mid-range hotels, must find ways to innovate. The examples below may provide some inspiration.

Top priority: Satisfy your target markets

• Women

Hotels are pampering female travellers, offering them a range of personalized services and facilities like emergency kits with all the necessities, make-up, ultramodern hairdryers, rooms with large closets, and yoga mats and DVDs. Vancouver’s Georgian Court Hotel has even set aside 18 rooms specifically for women, at no extra cost.

• Children

Hotels are treating children like little adults. The Steigenberger Hotel Gstaad-Saanen , in Switzerland, has installed a climbing wall and a kid’s spa. Le Meurice, in Paris, provides child-sized robes and slippers and serves children tea and sweets.

• Businesspeople

Flexibility is the key to attracting business travellers. As part of their loyalty program, Starwood Hotels and Resorts guarantees that customers who stay more than 75 nights per year can get a room at any time, day or night, at no extra cost.

Major changes in interior design

Hotels are transforming their decor to attract younger travellers, who like relaxed settings that encourage socializing and networking . Some hotel chains have been designed with this in mind, notably the Radisson Blu (see image, lower left) and the Hyatt House. Traditional lobbies are being replaced by common areas where guests can have a drink, enjoy a light meal or buy souvenirs. Reception desks are disappearing and self-service check-in terminals are becoming more widespread. Some establishments are making the hotel lobby a place for creativity. Le Méridien Hub (see image, lower right) reinterprets the hotel lobby as a « a gathering place for creative minds » with artwork, a lounge and a library (see also: Dessine-moi un nouveau hall!).

Sources: Chicagonista and Le Méridien Hub

So-called lifestyle hotels (see also: Hôtel lifestyle: autopsie d’un concept) are designed to meet the needs of young hip, urban travellers. The rooms in the Hôtel du Triangle d’Or in Paris are inspired by the theme of music and its lobby features a multimedia area equipped with headphones.

Source: Hôtel du triangle d’or

New must-have technologies

According to a hotels.com survey of Canadian travellers, the iPad is the second-most popular modern amenity requested by this clientele , following the high-end coffee maker. Although tablets and touch screens are increasingly common at concierge and reception desks, they are now appearing in restaurants and rooms as well. At Parisian hotel Mama Shelter, the restaurant tables feature inset touch screens and there is an iMac photo space so patrons can take pictures of themselves and display them on screens throughout the restaurant.

Source: Mama Shelter

Accor has joined forces with Microsoft to integrate video games into its new modular room concept. Created in the Novotel Vaugirard Montparnasse in Paris, room « 3120 » was tested during a three-month pilot project.

Source: MSN.fr

Sustainable choices

More and more hotels have adopted sustainable development as a guiding principle. Delta Hotels and Resorts have launched « Delta Greens, » an initiative where every employee works to achieve the company’s stated goals: reduce energy consumption, carbon emissions and water consumption by 30% in the next five years. In France, the Comfort Hotel Lille Tourcoing in 2011 created a hotel room that is 80% recyclable, the first of its kind in Europe. In Accor’s Mercure hotels, all pillows and duvets are made of recycled plastic bottles. When no longer needed by the hotel, these items are then recycled and transformed into building and auto insulation.

Business events get a makeover

Basement-level meeting rooms are no longer popular, with users seeking rooms on the upper floors, preferably those with a panoramic view of the outside. New meeting spaces are bathed in natural light, like those at the JW Marriott L.A. LIVE, or offer a warm, inviting atmosphere, like the rooms at Meet at the apartment, in New York City.

Source: JW Marriott L.A. LIVE

Source: Meet at the apartment

Eating well and staying in shape

According to an Omni Hotels & Resorts survey, 56% of business clients would like hotel restaurant menus to offer more low-fat meal options. Over 70% of respondents would like to see healthy snacks in their minibar. In response, some hotels are replacing elaborate hard-to-digest business lunches with cold lunches. In addition, Fairmont has introduced a low-cal children’s menu, while Omni Hotels offer a gluten-free breakfast buffet. Connecticut’s Delamar hotels in Greenwich Harbor and Southport now stock their minibars with local products.

Source: USA Today

The Omni group survey also shows that business travellers would like more opportunities to work out. Therefore, the group’s Los Angeles and San Diego hotels now offer Get Fit Kits and Get Fit Rooms with treadmills. To make the fitness centre more fun, Le Parker Meridien in New York City has installed a Wii gaming console.

Well-rested guests are satisfied guests!

All the technology in the world is no good to a client who can’t get a good night’s sleep. Some hotels have taken this to heart and are working to improve the quality of their guests’ sleep. The Crowne Plaza hotel chain is testing snore-absorption rooms equipped with sound proof walls and headboards, specially designed anti-snoring pillows and wedges and a white noise machine to reduce the sound of snoring.

The Dorchester Collection has enlisted the services of a Paris sleep clinic to develop a sleep aid tool. Resembling a bedside lamp, this device diffuses light wavelengths and sound frequencies that help guests fall asleep. Finally, Scandic is the first hotel chain in the world to introduce beds that guests can adjust to their height, weight, body shape and sleeping position, using a remote.

There are any number of ways to amaze customers and foster loyalty. To remain competitive, Québec’s hotels must embrace innovation in order to reinvent themselves. Take inspiration from the creative ideas of the major chains and then call on design and technology professionals to help you carry out your new projects!

 

 

Sources:

– April, Alain. « Rôle de l’hôtellerie au sein de l’échiquier touristique québécois, » talk delivered at the Association des hôteliers du Québec annual convention, Manoir St-Castin, February 6, 2012.

– É. de B. « Chez Mercure, rien ne se perd tout se transforme« , L’Hotellerie Restauration, July 26, 2011.

– Lenoir, Aude. « Nouvelles tendances en hôtellerie« , presentation given at the Association des hôteliers du Québec annual convention, Manoir St-Castin, February 6, 2012.

– Hospitality Net. « Scandic introduces personally customized beds as the first hotel chain in the world« , hospitalitynet.org, February 16, 2012.

– Nayer, Mélanie. « Dorchester Collection Introduces Innovative Luxuries to Hotels« , 4hoteliers.com, February 15, 2012.

– Poulin, Ginette. « La CITQ fait le bilan de dix années de classification de l’industrie touristique« , hrimag.com, February 1, 2012.

– PR Newswire. « New Wellness Report Released by Omni Hotels & Resorts Reveals On-The-Road Habits of Business Travelers » prnewswire.com, September 20, 2011.

– Springwise. « Hotel “minibar” offers up food for the mind » springwise.com, February 23, 2011.

– Tendance Hôtellerie. « Crowne Plaza crée la nuit d’hôtel sans ronflements » tendancehotellerie.fr, June 28, 2011.

– Tendance Hôtellerie. « Etude TravelClick® aux États-Unis: 1/4 des chambres sont réservées sur les sites web des hôtels« , tendancehotellerie.fr, January 16, 2012.

– Tour Magazine. « Lille: ouverture de la première chambre d’hôtel recyclable« , tourmagazine.fr, September 6, 2011.

– Travelpulse. « Le Meridien Hotels Unveils New Lobby Concept in Barcelona« , travelpulse.com, June 23, 2011.

– Trejos, Nancy. « Hotels cater to special diets; gluten-free food now on menus« , travel.usatoday.com, February 5, 2012.

– Trejos, Nancy. « Goodbye potato chips; Hotel mini-bars turn exotic and even healthy« , usatoday.com, February 8, 2012.

– Vong, Katherine. « Flexible Hotel Check-Ins« , trendhunter.com, February 7, 2012.

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Produits et activités

L’industrie touristique à la conquête de notre cœur

Aujourd’hui, les établissements hôteliers ne sont plus les seuls acteurs du tourisme romantique. D’autres entreprises touristiques ainsi que des destinations sortent le grand jeu et proposent, tout au long de l’année, des expériences uniques pour cette clientèle amoureuse ou à la recherche de l’âme sœur. Comme le dit si bien le dicton, l’amour donne des ailes; alors, autant s’en servir pour voyager!

 

 

Une clientèle précieuse pour les hôtels

Les forfaits de couple sont incontournables dans les hôtels: escapade romantique, douce romance et gastronomie, détente en amoureux, les clients ont l’embarras du choix. Certains établissements vont plus loin en affectant des employés aux demandes romantiques. L’Opus de Vancouver alloue les services d’un «concierge cupidon» à la réservation d’un forfait romance. À l’hôtel 70 Park Avenue de New York, c’est un «sommelier romantique» qui répond aux besoins des clients. Quant au Marriott Long Wharf de Boston, un «Artiste de la grande demande» conseillera bientôt les clients sur des lieux propices aux demandes en mariage et arrangera des rendez-vous chez les bijoutiers.

Dans le même ordre d’idées, certains établissements hôteliers se concentrent sur un créneau en particulier: les couples souhaitant passer quelques heures ensemble. Principalement situés dans des lieux urbains, ces hôtels dédiés à l’amour proposent des chambres thématiques et garantissent une intimité aux occupants en coupant tout contact entre les employés et la clientèle. Ces love motels sont apparus au Brésil, où l’on en compte plus de 4 000 aujourd’hui. C’est d’ailleurs un phénomène de société au Japon, où l’on estime que 2 millions de personnes visitent chaque jour ces quelque 20 000 établissements du pays. Au Québec, il existe notamment l’hôtel Le Rivage et l’Auberge aux Nuits de Rêve, qui disposent de suites thématiques.

 

Source: Hôtel Queen Mary au Japon, wordpress.tokyotimes.org

Source: Auberge aux Nuits de Rêve au Québec reve.ca

Sur les traces des couples mythiques

Qu’y a-t-il de plus romantique que d’incarner des personnages historiques ayant vécu une grande histoire d’amour? À Vérone, en Italie, les amoureux peuvent se glisser dans la peau de Roméo et Juliette et prononcer leurs vœux de mariage dans le décor de la résidence de cette dernière. Le mariage princier de William et Kate a inspiré plus d’une entreprise touristique à créer des forfaits pendant et après l’évènement. Lors du mariage, le Hyatt Regency de Londres offrait une nuit incluant un cocktail aux couleurs des joyaux de la couronne, des truffes spécialement préparées pour le mariage, des visites de lieux mythiques, ainsi qu’un ouvrage dédicacé relatant l’histoire d’amour du couple. En juillet dernier, Vacances Air Canada proposait un séjour dans la capitale britannique avec une visite à thème intitulée «Mariage royal».

Les romans et les films romantiques servent aussi de prétextes, comme le film «One Day» tourné à Édimbourg et adapté du succès de librairie de David Nicholls. L’office de tourisme de la ville a créé un circuit permettant de visiter les principaux lieux fréquentés par le couple fictif. Depuis le succès du livre «Mange, prie et aime», l’agence STA Travel offre trois séjours distincts, dont un à Bali pour «trouver l’amour».

Source: eatpraylove.statravelpackages.com

Des destinations s’affichent romantiques

Certaines villes se positionnent en tant que destinations romantiques. Miami célèbre la romance en juin et dédie son site romance.miamiandbeaches.com aux offres spéciales de ses partenaires ; elle y répertorie les activités, les lieux et les hôtels romantiques, et indique même les dix endroits les plus appropriés pour faire une demande en mariage.

Source : Miami Romance

La Ville de la Nouvelle-Orléans s’est autoproclamée capitale mondiale de la romance en 2007 et elle consacre une page de son site Internet touristique aux activités romantiques. Elle diffuse plusieurs vidéos mettant en valeur ces attraits. Dans la même veine, Tourisme Montréal suggère, entre autres, un itinéraire de charme dans trois quartiers différents, comportant des activités diversifiées à caractère romantique. L’Office du Tourisme et des Congrès de Paris a lancé en 2011 l’opération Paris Romantique, qui se déroulait tout le long du mois de février. Cette opération consistait à proposer des parcours romantiques suggérant des activités à chaque heure de la journée. Depuis, le site recense tous les lieux de la ville propices à une balade en amoureux.

 

Source: parisinfo.com

Au Québec, une «romançologue» suggère des escapades et des activités de couple sur son site Web (escapaderomance.com).

Source: EscapadeRomance.com

Le rôle d’Internet et des médias sociaux

Internet est depuis toujours un vecteur très utilisé pour la recherche de l’âme sœur, et des synergies peuvent se produire entre l’e-amour et l’e-tourisme. Des agences de voyages s’adressent aux célibataires, comme c’est le cas de soloways.net ou de celivacances.com. Il existe aussi des réseaux sociaux de voyages, tels que Meetngo.com, qui centralise les offres de voyages dédiées aux célibataires et les mettent en relation. La plateforme WeMetOnAPlane s’est spécialisée sur ce type d’offre, en mettant en contact les personnes qui se sont rencontrées sur un vol sans avoir pu échanger leurs coordonnées.

Certaines entreprises touristiques espèrent attirer plus de clients en tirant profit du tourisme romantique par le biais de concours sur les médias sociaux. Des groupes hôteliers, tels que Sandals et Paradise by Marriott, ont lancé des concours réservés aux couples, dans lesquels les gagnants remportaient des séjours dans le Sud. Pour y participer, les candidats devaient réaliser une vidéo ou rédiger un texte mettant en scène leur histoire d’amour et expliquer pourquoi ils méritaient de gagner. Les fans de la page Facebook du groupe hôtelier Marriott étaient appelés à voter.

Source: sandalsgreatestlovestory.com

En février, au cours de la campagne de promotion de sa marque «With Love, Philadelphia XOXO», VisitPhilly a renouvelé son concours «29 Nights of Dates in Philadelphia» sur Facebook. Différents prix sont à gagner chaque jour, dont des nuitées pour deux à l’hôtel, des escapades dans la ville ou encore un scouteur de marque Vespa.

Source: aboutourism.files.wordpress.com

La Saint-Valentin est une date idéale pour rejoindre cette clientèle. À titre d’exemple, British Airways a invité des couples à participer à une vente aux enchères caritative, afin d’avoir une chance de gagner un dîner romantique le 14 février à bord de l’un de ses avions, sans quitter le sol.

Un créneau porteur

Si les voyages et les escapades romantiques sont des créneaux bien établis dans l’industrie touristique, on sent une volonté de la part de diverses entreprises d’exploiter davantage ce marché. Pour y arriver, il est essentiel de connaître les attentes et les besoins spécifiques de ces clientèles aux divers profils et de proposer des offres à longueur d’année, et non uniquement le jour de la Saint-Valentin. Les villes de Montréal et de Québec sont considérées comme des destinations urbaines romantiques; les entreprises touristiques se doivent alors de proposer des offres pour cette clientèle, tant celle de l’extérieur que celle de proximité, afin d’apporter une cohérence dans l’image de ces destinations.

 

Sources de l’image à la une: Unsplash 

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Hébergement Tendances

Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle

Lors du congrès annuel de l’Association des hôteliers du Québec le 6 février dernier, Alain April a sensibilisé les hôteliers sur la nécessité d’innover et de moderniser leur offre afin de maintenir et d’améliorer leur compétitivité. À l’exception de l’hôtellerie de luxe, le parc hôtelier québécois semble actuellement accuser un retard de modernité et d’inventivité. Comment ce secteur, constitué essentiellement d’hôtels de milieu de gamme, peut-il suivre le chemin de l’innovation? Voici quelques exemples inspirants.

Une seule priorité: faire plaisir aux clientèles visées

• Les femmes

Des établissements sont aux petits soins avec la clientèle féminine, lui proposant de nombreux services et installations personnalisés, tels que des kits d’urgence comprenant tout le nécessaire: maquillage, sèche-cheveux dernier cri, grandes penderies dans les chambres, tapis et DVD de yoga. Le Georgian Court Hotel de Vancouver réserve même 18 chambres uniquement pour les femmes, sans coût supplémentaire.

• Les enfants

Des hôtels considèrent les enfants comme de jeunes adultes. Le Steigenberger Alpenhotel and Spa en Suisse, a installé un mur d’escalade et un sauna à basse température; Le Meurice, à Paris, offre des peignoirs et des pantoufles à leur taille et leur sert le thé avec des sucreries.

• La clientèle d’affaires

Le mot d’ordre pour attirer la clientèle d’affaires est la flexibilité. Dans le cadre de leur programme de fidélité, les hôtels Starwood garantissent une chambre à leurs clients séjournant plus de 75 nuits par an, à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, sans frais additionnels.

Un bouleversement dans les décors

Les hôteliers opèrent de nombreux changements dans leur décor afin de séduire la jeune clientèle qui aime les ambiances décontractées, propices aux rencontres. Certaines chaînes d’hôtels sont créées dans cet esprit, notamment le Radisson Blu (voir l’image de gauche ci-dessous) et l’Hyatt House. Les halls d’entrée classiques cèdent la place à des espaces de vie où il est possible de prendre un verre, un repas léger ou acheter des souvenirs. Le comptoir de la réception se volatilise et des bornes d’enregistrement apparaissent. D’autres établissements allouent cet espace à la créativité. Le Méridien Hub (voir l’image de droite ci-dessous) en a fait «un espace de réunion pour les esprits créatifs» avec des œuvres d’art, un lounge et une bibliothèque (lire aussi: Dessine-moi un nouveau hall!).

Sources: Chicagonista et Le Méridien Hub

Les hôtels lifestyle (lire aussi: Hôtel lifestyle: autopsie d’un concept) correspondent aux besoins de la jeune clientèle branchée et urbaine. L’Hôtel du Triangle d’Or, à Paris, a personnalisé ses chambres sous le thème de la musique, et son hall d’entrée a une section multimédia munie de casques d’écoute.

Source: Hôtel du triangle d’or

Les incontournables nouvelles technologies

Selon un sondage mené par hotels.com auprès des Canadiens, l’iPad est le deuxième équipement moderne le plus demandé par cette clientèle, tout juste derrière la cafetière haut de gamme. Si les tablettes électroniques et les écrans tactiles sont de plus en plus présents dans les bureaux du concierge et de la réception, ils font maintenant leur apparition dans les restaurants et les chambres. Le Mama Shelter, à Paris, a encastré des écrans tactiles dans les tables du restaurant et a installé un espace photo iMac, qui permet aux clients de se prendre en photo et de la diffuser sur tous les écrans du restaurant.

 

 Source: Mama Shelter

Accor s’est allié avec Microsoft afin d’intégrer les jeux vidéo dans son nouveau concept de chambre modulable. Conçue à l’hôtel Novotel Paris XVe, la chambre 3120 a été à l’essai pendant trois mois.

Source: MSN.fr

Des choix durables

De plus en plus d’établissements ont adopté le développement durable comme ligne de conduite. Delta Hôtels et Villégiature a lancé «Delta s’écologise», où chaque employé contribue à atteindre les objectifs fixés par l’entreprise, qui sont de réduire de 30% la consommation d’énergie, les émissions de gaz carbonique et l’utilisation d’eau, d’ici cinq ans. Le Comfort Hotel Lille Tourcoing, en France, a conçu, en 2011, une chambre à 80% recyclable, la première du genre en Europe. Dans les hôtels Mercure d’Accor, ce sont tous les oreillers et toutes les couettes qui sont faits à base de bouteilles de plastique recyclées. Les oreillers sont eux-mêmes recyclés et transformés en produits d’isolation pour l’habitat et l’automobile.

Un nouveau look pour les évènements d’affaires

Pour les salles de réunion, le sous-sol semble être abandonné au profit des étages supérieurs, de préférence avec une vue panoramique sur l’extérieur. Les nouveaux espaces sont baignés de lumière, comme au JW Marriott L.A. live, ou dégagent une ambiance chaleureuse et conviviale, tels que ceux de Meet at the apartment, à New York.

Source: JW Marriott L.A. live

Source: Meet at the appartment

Manger sainement et se maintenir en forme

Selon un sondage mené par les hôtels Omni, 56% de la clientèle d’affaires souhaiterait un plus large choix de plats faibles en gras dans les menus des restaurants d’hôtel. Plus de 70% des répondants désirent des produits équilibrés dans leur minibar. En réponse à cette demande, certains hôtels remplacent les longs dîners difficiles à digérer par des lunchs froids. De plus, Fairmont a introduit un menu pour enfants à faible teneur en calories, et les hôtels Omni offrent un buffet du petit-déjeuner sans gluten. Les hôtels Delamar Greenwich Harbor et Southport, dans le Connecticut, ont intégré des produits locaux dans leurs minibars.

 

Source: USA Today

Le sondage du groupe Omni révèle aussi que la clientèle d’affaires aimerait disposer de plus de temps pour s’entraîner. Le groupe offre désormais un kit d’entraînement dans la chambre, «Get Fit Rooms». Pour rendre sa salle de sport plus ludique, le Parker Meridien de New York y a installé une console de jeu Wii.

Un client satisfait est un client qui a bien dormi!

Toutes ces technologies ne satisferont pas le client s’il n’arrive pas à dormir. Certains hôtels l’ont très bien compris et rassemblent leurs efforts afin d’améliorer la qualité du sommeil de leur clientèle. La chaîne Crowne Plaza teste des chambres antironflements à l’aide de murs insonorisés, d’une tête de lit absorbant les sons, d’un oreiller et d’un coussin adaptés ainsi que d’une machine à bruit blanc, qui réduit le bruit des ronflements.

Le groupe Dorchester a fait appel à une clinique du sommeil de Paris, afin de développer un «outil d’aide au sommeil». Il se présente sous la forme d’une lampe de chevet, qui diffuse des ondes lumineuses et des fréquences sonores facilitant l’endormissement. Enfin, Scandic est la première chaîne hôtelière au monde à introduire des lits qui s’ajustent à chaque client, selon sa taille, son poids, la forme de son corps et sa position pour dormir, à l’aide d’une télécommande.

Les idées pour surprendre et fidéliser sa clientèle ne manquent pas. Pour demeurer compétitif, le parc hôtelier québécois doit jouer la carte de l’innovation afin de se réinventer. Inspirez-vous des idées innovantes des grandes chaînes et faites ensuite appel aux professionnels de la décoration et des équipements qui sauront vous guider dans vos nouveaux projets!

 

 

Sources:

-April, Alain. «Rôle de l’hôtellerie au sein de l’échiquier touristique québécois», allocution lors du congrès de l’Association des hôteliers du Québec, Manoir St-Castin, 6 février 2012.

-É. de B. «Chez Mercure, rien ne se perd tout se transforme», L’Hotellerie Restauration, 26 juillet 2011.

-Lenoir, Aude. «Nouvelles tendances en hôtellerie», présentation lors du congrès de l’Association des hôteliers du Québec, Manoir St-Castin, 6 février 2012.

-Hospitality Net. «Scandic introduces personally customized beds as the first hotel chain in the world», hospitalitynet.org, 16 février 2012.

-Nayer, Mélanie. «Dorchester Collection Introduces Innovative Luxuries to Hotels», 4hoteliers.com, 15 février 2012.

-Poulin, Ginette. «La CITQ fait le bilan de dix années de classification de l’industrie touristique», hrimag.com, 1er février 2012.

-PR Newswire. «New Wellness Report Released by Omni Hotels & Resorts Reveals On-The-Road Habits of Business Travelers», prnewswire.com, 20 septembre 2011.

-Springwise. «Hotel “minibar” offers up food for the mind», springwise.com, 23 février 2011.

-Travelpulse. «Le Meridien Hotels Unveils New Lobby Concept in Barcelona», travelpulse.com, 23 juin 2011.

-Tendance Hôtellerie. «Crowne Plaza crée la nuit d’hôtel sans ronflements», tendancehotellerie.fr, 28 juin 2011.

-Tendance Hôtellerie. «Etude TravelClick® aux États-Unis: 1/4 des chambres sont réservées sur les sites web des hôtels», tendancehotellerie.fr, 16 janvier 2012.

-Tour Magazine. «Lille: ouverture de la première chambre d’hôtel recyclable», tourmagazine.fr, 6 septembre 2011

-Trejos, Nancy. «Hotels cater to special diets; gluten-free food now on menus», travel.usatoday.com, 5 février 2012.

-Trejos, Nancy. «Goodbye potato chips; Hotel mini-bars turn exotic and even healthy», usatoday.com, 8 février 2012.

-Vong, Katherine. «Flexible Hotel Check-Ins», trendhunter.com, 7 février 2012.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

De belles perspectives de croissance pour le marché chinois au Québec

Le marché touristique émetteur de Chine est en pleine révolution. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les Chinois ont réalisé 66 millions de voyages internationaux en 2011, soit une augmentation de 15% depuis 2010. D’après la firme Deloitte, si la Chine poursuit sa croissance à deux chiffres, elle deviendra d’ici dix ans le deuxième marché en importance pour le Canada, derrière les États-Unis.

Depuis que le Canada a obtenu le statut de destination approuvée en juin 2010, le nombre de voyages effectués par les Chinois au Québec a augmenté de 90% de 2009 à 2010. Non seulement les Chinois voyagent plus, mais leur profil et leur comportement évoluent. Zoom sur cette clientèle au Canada et au Québec.

Quels sont les changements au Canada à la suite de l’obtention du statut de destination approuvée?

Grâce à ce nouveau statut, les Chinois peuvent voyager plus facilement au Canada (lire aussi: Mettre les pendules à l’heure… de la Chine) et il est maintenant possible de mener des actions de promotion à destination. Selon une étude du Conference Board du Canada, ce statut devrait faire augmenter le nombre de séjours au Canada de 50% d’ici 2015. De janvier à novembre 2011, les Chinois ont effectué plus de 232 000 voyages au Canada, soit une augmentation de 24% comparativement à la même période en 2010.

La capacité aérienne entre les deux pays a pris un grand essor. En effet, selon la Commission canadienne du tourisme (CCT), elle a augmenté de 34% en 2010, pour un total de 525 700 sièges. L’aéroport de Montréal ne propose pour l’instant aucun vol direct vers la Chine. Cependant, une ligne vers Pékin est prévue d’ici un ou deux ans, vers Hong Kong à moyen terme et vers Shanghai à long terme.

Le séjour au Québec des touristes chinois

Selon Statistique Canada, le Québec a accueilli 32 200 voyageurs chinois en 2010, soit une augmentation de 90% en un an, dépassant de loin la principale clientèle asiatique de la province, les Japonais (25 200 voyageurs). Cette reprise, constatée après trois années de baisse, permet de rejoindre le même niveau de fréquentation qu’en 2006. Cependant, en 2010, on assiste à un bouleversement dans la répartition des voyageurs selon leur but de voyage (voir le graphique 1), en partie attribuable au nouveau statut de destination approuvée. En effet, 58% des Chinois se déplacent par agrément comparativement à 37% en 2009. Les voyages d’affaires ont baissé de 42% depuis 2007, alors que les visites de parents et d’amis ont plus que triplé de 2008 à 2010, rattrapant lentement le niveau de 2006.

Ces voyageurs se déplacent principalement entre juillet et septembre (voir le graphique 2). Près de 45% des voyages d’agrément sont réalisés durant cette période.

 

Près de 75% des Chinois séjournent de une à trois nuitées au Québec (voir le graphique 3) et moins de 10% d’entre eux réalisent de longs séjours (17 nuitées ou plus).

 

Leur comportement de voyage

Avant que le Canada ne devienne une destination approuvée, les Chinois ne pouvaient effectuer des voyages d’agrément. Depuis, on assiste à une hausse de ce type de séjour. Âgés de 25 à 35 ans, ces voyageurs, utilisateurs des nouvelles technologies, possèdent des goûts et des comportements plus sophistiqués et aiment les voyages thématiques. Selon les données de Statistique Canada, on observe en effet un changement dans l’âge des touristes, puisque le segment le plus important en 2009 était celui des 45-54 ans, alors qu’en 2010, celui des 25-34 ans domine.

En 2010, les trois quarts des touristes chinois au Québec ont visité Montréal et près du quart se sont rendus à Québec. Les voyageurs d’affaires (95%) et ceux d’agrément (85%) logent à l’hôtel. Seulement 30% des Chinois rendant visite à leurs parents ou à leurs amis résident chez eux; les autres dorment à l’hôtel.

 

La motivation première des voyageurs chinois demeure le magasinage et ils portent un fort intérêt pour le luxe et les marques. Ils sont aussi intéressés par les visites culturelles telles que les sites historiques, les musées et les galeries d’art, alors que les activités de plein air et les activités ludiques regroupent moins d’adeptes (voir le graphique 4).

Des dépenses touristiques croissantes

En 2010, les Chinois se classent en troisième position mondiale en matière de dépenses touristiques, après l’Allemagne et les États-Unis. Selon un sondage de Travelzoo Asie-Pacifique mené en janvier 2011, au moins 80% des touristes chinois ont l’intention de dépenser davantage pour leurs voyages d’agrément, soit 3780$ US en moyenne par personne.

Selon Statistique Canada, près du quart des touristes chinois ont dépensé moins de 200$, tous buts de voyage confondus au Québec (voir le graphique 5). Près du tiers des voyageurs d’affaires ont un budget variant entre 2000$ et 3999$. Pour l’ensemble de ces voyageurs, les dépenses moyennes par visite sont de 451$, soit 77$ par nuitée. Il est important de préciser que leur visite au Québec fait souvent partie d’un itinéraire incluant plusieurs provinces.

Quel est leur usage d’Internet?

Malgré les plus de 500 millions d’internautes que compte la Chine, la moitié des voyages sont réservés hors ligne. Cette donnée risque de changer puisque d’après China Daily, les estimations de croissance pour les revenus de l’e-tourisme sont de 45% en 2013.

De plus, ce sont de grands utilisateurs des médias sociaux. Cependant, les réseaux que nous connaissons ne sont pas accessibles en Chine. Facebook et Twitter ont leur pendant chinois, soit RenRen et Sina Weibo, mais ils sont disponibles uniquement en version mandarine.

Enfin, ils accordent une grande importance aux avis des internautes, puisque plus de 60% d’entre eux réalisent des achats à la suite de recommandations en ligne, contre 20% des Américains.

Comment les attirer?

Les Chinois perçoivent les voyages internationaux comme une marque de prestige qui leur confère un statut social plus élevé; ils veulent alors pratiquer des activités distinctives. Ils souhaitent des services améliorés, aiment se sentir autonomes et comme chez eux. C’est dans cette perspective que le groupe Starwood offre, dans les chambres de certains de ses hôtels, du thé, une bouilloire, des nouilles chinoises, du porridge de riz chaud et un ensemble de mets pour le petit-déjeuner.

Puisqu’ils seront de plus en plus nombreux à voyager par agrément, certaines infrastructures touristiques ont choisi de traduire l’affichage des principaux lieux touristiques (aéroports, hôtels, attractions, etc.) ainsi que leur site Internet. À titre d’exemple, les hôtels Hilton certifiés Huanying («Bienvenue» en mandarin) offrent un accueil dans cette langue.

L’OMT estime qu’il y aura 100 millions de voyageurs internationaux chinois en 2020. Ce marché touristique est une véritable occasion en or pour tous les pays, et chacun veut attirer ces voyageurs en grand nombre. Pour se démarquer, il est alors important de les comprendre et d’adapter son offre à leur culture, le but étant de leur offrir un accueil personnalisé et les services qu’ils s’attendent à recevoir. Enfin, la notoriété de la destination est primordiale; le Québec profitera certainement des répercussions de la nouvelle campagne de marketing touristique du Canada en Chine.

 

Les données de Statistique Canada, fournies à titre indicatif, sont à utiliser avec précaution, car les marges d’erreur élevées entraînent d’importantes fluctuations.

 

Sources:

– China Travel Trends. «Canada tries to woo more Chinese tourists», chinatraveltrends.com, 2 juillet 2011.

– Commission canadienne du tourisme. «Marché cible de la Chine», consulté le 28 février 2012.

– Commission canadienne du tourisme. «Bulletin de renseignements sur le tourisme», no 57, mai 2011.

– Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref», vol 7, no 11, novembre 2011.

– Commission canadienne du tourisme. «Voyages internationaux: renseignements préliminaires», vol. 27, no 11, novembre 2011.

– ITB Berlin. «Young Chinese citizens say goodbye to group tours», itb-berlin.de, 19 décembre 2011.

– Craig, Daniel Edward. «How to Use Social Media to Tap Into The Burgeoning Market of Chinese Travelers», 4hoteliers.com, 13 juillet 2011.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2006-2010.

– Travel Mode. «WTM: How to attract the new Chinese traveller», Travelmole.com, 10 novembre 2011.

– UNWTO. «The power of youth travel», AM reports, vol. 2, 2011.

 

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Segments de clientèles

Comportements de loisirs des baby-boomers québécois

Les baby-boomers constituent le groupe dominant de la population québécoise. Cette génération est plus que jamais active professionnellement et consacre beaucoup de temps à sa famille. Néanmoins, elle ne délaisse pas ses loisirs et pratique des activités diversifiées. Internet est utilisé régulièrement par 80% des Québécois âgés de 45 à 54 ans et par 68% du groupe des 55-64 ans. La part des loisirs compte pour plus de 6% des dépenses moyennes annuelles des ménages de baby-boomers.

Au Québec, le baby-boom s’est déroulé de 1945 à 1960, mais en raison de l’utilisation des données du sondage de Print Measurement Bureau (PMB), nous délimitons la période de 1947 à 1966, soit les dates officielles au Canada (lire aussi: «Après le flower power, voici le boomer power»). L’enquête, parue au printemps 2011, a été réalisée sur une période de 2 ans et regroupe 2 528 répondants québécois âgés de 45 à 64 ans.

Les principales activités des baby-boomers se déroulent à la maison

Les principales activités de loisirs des baby-boomers québécois (voir graphique 1) sont la cuisine (70%), le jardinage et les réceptions à la maison (30%). Ainsi, comme le remarque André Thibault, directeur de l’Observatoire québécois du loisir, «la maison devient de plus en plus le théâtre des loisirs».

 

 

La popularité des divertissements culturels

Les quartiers historiques séduisent les baby-boomers. En effet, près de 19% d’entre eux ont fréquenté le Vieux-Port de Montréal et 18% se sont rendus dans le Vieux-Québec lors de la dernière année (voir graphique 2). En dehors des grands centres, Mont-Tremblant et le Zoo de Granby représentent les attractions les plus populaires.

Le théâtre est fréquenté par 19% des baby-boomers, ce qui en fait le principal lieu de divertissement – à l’exclusion du cinéma –, suivi des concerts de musique populaire et des musées (voir graphique 3). Les baby-boomers aiment faire la fête, puisqu’ils sont 11% à sortir dans les boîtes de nuit et dans les bars. Enfin, ils s’accordent du temps pour des sorties récréatives telles que le zoo ou l’aquarium, le spa et le parc d’attractions.

 

Plus de la moitié des baby-boomers québécois (57%) sont allés au cinéma lors des 12 derniers mois. Les personnes âgées de 45 à 54 ans sont plus nombreuses à s’y rendre (64%) que le groupe des 55-64 ans (50%). Enfin, 68% d’entre eux ont mangé au restaurant au cours du dernier mois et 55% d’entre eux ont fréquenté un restaurant de fine cuisine.

Une génération qui se maintient en forme

Un million de baby-boomers québécois ont fait de la marche ou de la randonnée, et le quart d’entre eux s’y sont adonnés 10 fois ou plus au cours des 12 derniers mois (voir graphique 4). Par ailleurs, plus du tiers (830 000) ont pratiqué le vélo, et les exercices à la maison sont assez populaires (557 000).

Le hockey est l’évènement sportif qui attire le plus grand nombre de baby-boomers québécois (281 000), mais les trois quarts d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois. Les autres évènements populaires sont le golf, le soccer et le football (voir graphique 5).

Des dépenses en loisirs plus importantes que l’ensemble des Québécois

Selon Statistique Canada, en 2008, les principales dépenses en loisirs d’un ménage de baby-boomers (voir tableau 1) proviennent des achats de matériel de loisirs et services (pour une moyenne annuelle de 870$), suivies des spectacles incluant le cinéma et les évènements sportifs (684$), puis des achats de véhicules de loisirs (645$). À l’exception des catégories «jouets, jeux électroniques et matériel d’art ou de passe-temps» et «établissements récréatifs», les ménages de baby-boomers dépensent davantage que la moyenne de l’ensemble des Québécois. Rappelons que la part des loisirs compte pour plus de 6% des dépenses moyennes des ménages de baby-boomers.

tableau 1_babyboomers quebecois

Les baby-boomers sont majoritairement présents sur Internet

Selon une enquête du CEFRIO réalisée en 2010, 87% des Québécois de 45 à 55 ans consultent Internet régulièrement (80%) ou occasionnellement (7%). Ils sont ainsi légèrement au-dessus de la moyenne québécoise, qui compte 75% d’utilisateurs réguliers et 7% d’utilisateurs occasionnels. Les baby-boomers âgés de 55 à 64 ans utilisent Internet dans une proportion de 76%, dont 68% régulièrement et 8% occasionnellement.

Près de la moitié des baby-boomers se rendent sur Internet avant l’achat d’un produit ou d’un service (voir tableau 2). Parmi les internautes québécois, 67% de ceux âgés de 45 à 54 ans et 59% du groupe d’âge des 55-64 ans ont consulté des recommandations avant d’acheter. Un peu moins de la moitié des baby-boomers concrétisent un achat en ligne.

Ils sont plus observateurs qu’acteurs sur les médias sociaux

Connectés aux médias sociaux par curiosité, ils conservent un comportement prudent. Ils sont plus susceptibles de naviguer sans but précis, de discuter avec des amis de longue date et de rejoindre les communautés qui partagent les mêmes intérêts qu’eux. Les commentaires des internautes influencent environ 70% des baby-boomers québécois qui les consultent. Enfin, 18% des 45-54 ans et 14% des 55-64 ans ont déjà interagi avec une entreprise sur les médias sociaux. À titre de comparaison, 17% de la génération X et 24% de la génération Y l’ont déjà fait.

Ils aiment pratiquer des loisirs en groupe et passer du temps avec leurs amis et leur famille. Leur vie sociale est très importante; ils veulent faire des activités stimulantes leur procurant de l’adrénaline. Les baby-boomers représentent une cible réceptive, prête à essayer de nouveaux produits et services, à condition que la qualité soit garantie. À vous de les convaincre!

 

Sources:

– CEFRIO, «De Y à A, cinq générations d’internautes». NeTendances 2010, vol 1, no 8, 2010.

– Print Measurement Bureau 2011. Traitement spécial, Québécois de 45 à 64 ans, données printemps 2011 – deux ans.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.

– Turenne, Martine. «Célibataire, 50 ans, cherche expériences», Les Affaires, no 18, 7 mai 2011.

– Vivre la vie d’un senior. «La génération « sandwic» et «Activités préférées des baby-boomers», vivreensenior.blogspot.com, 16 septembre 2011.

 

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Faits et chiffres Marchés géographiques

La reprise des voyages des Canadiens au Québec se confirme en 2010

En 2010, plus de 22,6 millions de voyages ont été réalisés par les Canadiens au Québec, dont près de 20 millions par les Québécois, soit une augmentation de 3,6% par rapport à 2009, la plus importante des 3 dernières années. Ce phénomène s’explique par une hausse de 11,5% des visites chez des parents ou des amis, venant par le fait même contrebalancer les baisses des voyages d’affaires et d’agrément.

Les données de cette analyse sont tirées de l’Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC) de Statistique Canada. Elle se concentre sur les touristes ayant passé une nuitée ou plus au Québec à l’occasion d’un voyage.

Les visites chez des parents ou des amis relancent le tourisme intérieur

À la suite d’une fréquentation relativement stable entre 2007 et 2009, le Québec a connu une meilleure performance en 2010 quant à son tourisme intérieur, grâce aux visites de parents ou d’amis qui ont augmenté de 11,5% depuis 2009 (voir graphique 1). Le tourisme d’affaires accuse une baisse depuis 2006 (-22%) malgré une faible reprise en 2008, et les voyages d’agrément ont subi en 2010 la plus forte diminution des 4 dernières années (-5%).

Ainsi, les visites chez des parents ou des amis représentent plus de la moitié des voyages des Canadiens au Québec (56%) et près de 60% des voyages des Québécois. Viennent ensuite les voyages d’agrément (39%).

La provenance des touristes: éparpillée

Les Québécois restent de loin la principale clientèle (87%) du marché intérieur, malgré un léger recul depuis 2008 (-2,7%). La région métropolitaine de Montréal rassemble le plus grand nombre de voyageurs (8,42 millions), en particulier ceux qui visitent leurs parents ou leurs amis (voir graphique 2). Les voyages réalisés pour ce motif ont connu leur plus forte hausse annuelle dans la région de Québec (52%, soit 687 000 touristes de plus).

Les bassins de Montréal et de Québec émettent moins de voyageurs d’agrément par rapport à 2009, ces deux régions ayant enregistré des baisses respectives de 16,2% et de 4,5%. Cependant, la plus forte augmentation provient des foyers de Toronto (53%), de Sherbrooke (39%) et des autres provinces du Canada (28%).

Les hausses les plus importantes ont été observées dans les régions d’origine d’Ottawa-Gatineau (48%) et de Montréal (28%). On remarque un virement de situation pour le marché de Toronto entre 2009 et 2010, puisque le nombre de voyages d’affaires a baissé de 46%, alors que celui de voyages d’agrément a augmenté de 53%.

Lorsque l’on s’intéresse aux 5 principaux marchés d’origine (excluant le Québec) des visiteurs au Québec (voir graphique 3), selon le but du voyage, on remarque que les touristes voyagent avant tout par agrément, et c’est de la région d’Ottawa qu’ils proviennent en majorité.

Les destinations préférées des Québécois

De prime abord, nous remarquons que quatre régions du Québec se partagent près de la moitié des voyages d’agrément et des visites de parents ou d’amis réalisés par les Québécois (voir graphique 4). Les régions de Montréal et de Québec tirent leur épingle du jeu en attirant chacune plus de 2,5 millions de voyageurs, suivies des Cantons-de-l’Est et de la Montérégie.

 

Les voyages d’affaires sont principalement réalisés dans les régions de Montréal et de Québec (près de 425 000).

 

 Les nombreuses activités réalisées en voyage

Les principales activités réalisées par les touristes canadiens, tous buts confondus, sont la randonnée pédestre, l’observation de la faune, le théâtre, les concerts, l’opéra et la danse ainsi que la plage (voir graphique 6). En dehors de ces activités, les Québécois apprécient ce qui touche le plein air (camping, parc, pêche, vélo), alors que les voyageurs des autres provinces sont plutôt intéressés par les musées, les galeries d’art et les sites historiques.

 

La croissance des dépenses

Tous buts de voyages confondus, les touristes canadiens ont dépensé près de 5,1 milliards de dollars au Québec – dont 3,7 milliards de dollars par les touristes québécois; soit une augmentation de 9,5% depuis 2009. Pour les voyageurs d’affaires et d’agrément, c’est l’hébergement qui entraîne le plus de dépenses, alors que pour ceux visitant leurs parents ou amis, c’est surtout le fonctionnement de leur véhicule (voir graphique 7).

 

Les voyageurs d’affaires et d’agrément ont davantage dépensé en 2010 puisque, malgré une baisse de fréquentation, leurs dépenses moyennes ont augmenté respectivement de 5% et de 13%, pour ainsi atteindre 603,37$ et 313,48$. Les Canadiens visitant leurs parents ou amis dépensent seulement en moyenne 132,40$.

Les deux modes d’hébergement privilégiés par les voyageurs d’agrément

Les modes d’hébergement utilisés par les voyageurs d’agrément varient; ils ont toutefois favorisé le chalet ou la maison de villégiature privés (plus de 9 millions de nuitées), en particulier les Québécois. Les campings et les parcs à roulottes sont grandement fréquentés (6,4 millions de nuitées), ce qui démontre l’importance du plein air pendant les séjours des Canadiens.

 

Les nombreux défis entourant le tourisme intérieur

Grâce à une meilleure conjoncture économique en 2010, le tourisme intérieur a repris de la vigueur. Or les défis restent nombreux, et l’augmentation des visites de parents ou d’amis laisse présager une baisse des dépenses touristiques. De plus, la faible compétitivité des prix, les longues distances à parcourir et la concurrence d’autres destinations constituent d’importants freins à l’accroissement de la fréquentation du Canada par ses habitants.

Néanmoins, le Québec peut miser sur ses atouts naturels afin d’attirer les touristes d’agrément. En effet, selon une enquête de la Commission canadienne du tourisme dans le cadre de sa veille touristique mondiale, les voyageurs canadiens recherchent de plus en plus des activités de plein air. De plus, leur motivation principale dans le choix d’une destination au Canada est de pouvoir admirer la beauté des paysages. La croissance des visites des parents ou d’amis a permis au tourisme intérieur de reprendre la pente ascendante, mais est-ce une bonne nouvelle?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme, «Veille touristique mondiale, Canada – Rapport sommaire 2011».

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

 

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Enjeux Gestion Marketing

Pistes de réflexion du réseau d’accueil au Québec

Au-delà du simple acte de renseignement, un bureau d’accueil ou d’information touristique se doit d’être un ambassadeur de la destination et d’offrir aux visiteurs une véritable expérience. L’intégration des nouvelles technologies, la redéfinition du modèle d’accueil et l’accès à l’information ont été quelques-uns des sujets de réflexion abordés, notamment à l’aide d’exemples, dans le cadre de la thématique «L’accueil dans tous ses états», lors des Journées annuelles de l’accueil touristique à Shawinigan, du 19 au 21 octobre dernier.

L’effet positif des bureaux d’accueil sur l’économie du Québec

Le ministère du Tourisme du Québec a profité de l’évènement pour dévoiler les résultats de l’enquête menée de juillet à décembre 2010 auprès de 8 552 visiteurs (hors population locale et personnes en cours de planification de voyage) de 58 bureaux d’accueil au Québec. Parmi les faits saillants, notons qu’à la suite d’un acte de renseignement:

  • 36% des visiteurs auraient prolongé leur séjour dans la région du lieu d’accueil par rapport à leur planification initiale;
  • 48% des visiteurs auraient prévu effectuer un autre voyage dans la région pour participer à une activité ou pour visiter un attrait suggéré par le préposé;
  • la prolongation de séjour (dans la région du lieu d’accueil et dans les autres régions) associée à environ 38% des actes de renseignement se traduirait par des dépenses supplémentaires de 32,5 millions de dollars. En extrapolant ces résultats à l’ensemble des lieux d’accueil, on obtiendrait des dépenses additionnelles de près de 100 millions de dollars, soit un PIB au prix du marché de 74,4 millions de dollars.

L’accueil numérique: un nouveau défi

Internet et les nouvelles technologies ne supplantent pas les autres modes d’information; ils se juxtaposent et améliorent de surcroît l’expérience du voyageur, comme l’explique Jean-Luc Boulin, directeur de la Mission des Offices de Tourisme et des Pays Touristiques d’Aquitaine (MOPA) en France. De l’introduction de ces outils dans les bureaux d’accueil est née une nouvelle mission pour le personnel: la médiation. Son rôle consiste à expliquer aux touristes comment se servir des outils en libre-service, qui leur sont plus ou moins familiers.

Les nouvelles technologies permettent de désencombrer les bureaux d’accueil à forte fréquentation en diffusant de l’information générale sur un écran, une borne ou un iPad (voir image ci-dessous). De plus, elles rendent service aux visiteurs grâce à des stations de charge USB et des bornes Internet. Selon Jean-Luc Boulin, il y a 80% de demandes générales et 20% de besoins en conseil. Les préposés peuvent alors accorder davantage de temps aux demandes qui requièrent des recherches plus approfondies. À l’Office de Tourisme de Biscarosse, en France, les outils numériques ont permis de réduire les files d’attente grâce à une baisse de 40% du nombre d’actes de renseignement en 2011.

Source: Jean-Luc Boulin, «L’office de tourisme du futur»

«Il faut adapter les outils numériques selon la fréquentation, et les contenus selon la demande des clients.» (Jean-Luc Boulin)

Rendre l’information accessible à tout moment

Jean-Luc Boulin parle aussi d’un accueil «hors des murs», c’est-à-dire des préposés qui accompagnent le touriste dans tous les lieux de son séjour. La présence d’employés de bureaux d’accueil dans les principales entreprises touristiques de la région est pertinente, selon Paul Arseneault, directeur du Réseau de veille en tourisme, car elle permet d’acheminer l’information aux personnes qui ne visitent pas les bureaux. Tourisme Rimouski en est un bon exemple. L’été dernier, il a inauguré la nouvelle version de son camion mobile qui sillonne les lieux et les sites d’évènements touristiques. On l’a équipé d’un ordinateur afin de pouvoir répondre à toutes les demandes et d’une caméra numérique pour prendre en photo les visiteurs et les envoyer instantanément à leurs proches. Les jours de pluie, les employés assignés au camion font une tournée des partenaires touristiques. Ce projet leur a valu le prix Azimut Argent 2011, à l’occasion du concours qui souligne les initiatives innovantes au sein du réseau d’accueil.

Source: Tourisme-Rimouski

Pour se distinguer: faire vivre une expérience au touriste

La qualité de l’expérience touristique passe par un accueil convivial et chaleureux, dans un décor reflétant la destination. Certains lieux d’accueil au Québec se démarquent. Le bureau d’information touristique (BIT) de Trois-Rivières s’est autoproclamé Bureau d’expériences touristiques (BET), car les préposés vont à la rencontre des visiteurs plutôt que d’être derrière un comptoir. Dans un désir de donner plus que de l’information, le bureau a entrepris différentes initiatives, dont l’offre de billets de stationnement aux touristes lorsqu’ils visitent la ville. L’année prochaine, une salle servira d’aire de repos, ouverte à tous.

Dans une volonté de repenser la définition de l’accueil, Nicole Desrochers, directrice des renseignements par téléphone et par Internet au ministère du Tourisme, suggère de changer le titre «préposé» par «conseiller en séjour», comme c’est déjà le cas en France.

Le BIT de la MRC de Maskinongé a inauguré cette année son nouveau local, plus spacieux et convivial, qui se veut la vitrine de la région. Les entreprises touristiques souhaitant diffuser des vidéos et afficher de la publicité utilisent une salle d’exposition. En plus des cartes postales traditionnelles, des produits régionaux sont disposés sur les présentoirs. Tourisme Côte-Nord Manicouagan s’est vu décerner le prix Azimut Or pour son projet de boutiques du Terroir dans le Réseau d’accueil Manicouagan, qui donne ainsi de la visibilité aux artisans locaux de produits alimentaires et d’objets d’art (voir image ci-dessous).

 

Source: Passion Tourisme

La nécessité d’améliorer l’emploi et la formation

Les problèmes de pénurie de main-d’œuvre, de rétention et de formation sont fréquents dans les bureaux d’accueil qui, souvent, offrent seulement des emplois saisonniers. Afin de pallier ces problèmes, Tourisme Duplessis a organisé cette année la première édition du Salon Découvertes. Cette formation a permis de réunir pendant deux jours les préposés de plusieurs bureaux disséminés sur ce vaste territoire, de rencontrer les entreprises touristiques et d’approfondir leurs connaissances de la région. Cet évènement a eu pour effet de diminuer le taux de roulement du personnel et d’améliorer la qualité du service. Le réseau a salué l’initiative de l’association touristique en lui décernant le prix Azimut Bronze.

Parmi les autres souhaits émis par le réseau auprès du ministère du Tourisme et de l’ATRAQ, nommons leur volonté de mieux affirmer leur rôle et leur expertise de même que d’être inclus dans l’image de marque de la destination. En effet, l’accueil devrait être considéré comme un investissement plutôt qu’une dépense; une stratégie d’accueil devrait d’ailleurs être intégrée au plan marketing et promotionnel de la région. Ces enjeux cadrent avec l’une des recommandations du rapport du Comité performance de l’industrie touristique, soit l’amélioration de la structure d’accueil.

 

Sources:

– Jean-Luc Boulin. «L’office de tourisme du futur», conférence lors des Journées annuelles de l’accueil touristique, Shawinigan, 20 octobre 2011.

– Journées annuelles de l’accueil touristique. «L’accueil dans tous ses états», espaceaccueil.com, Shawinigan, 19-21 octobre 2011.

– Tourisme Québec. «L’enquête sur le profil et le comportement de la clientèle des lieux d’accueil au Québec», tourisme.gouv.qc.ca, 2011.

Site:

espaceaccueil.com

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Issues Products and activities Trends

Mountain destinations: Trends and best practices in tourism

In the past few years, mountain resorts have been engaged in a mad scramble to become four-season tourist destinations. Gone are the days when mountain resorts relied solely on skiing to maximize the return on their investment. According to a 2011 survey conducted by Ski Area Management (SAM) magazine of 100 North American ski resorts, 44% of them operate year-round.

With an eye to financial and environmental concerns, tourism providers are vying with one another to develop inventive products and services to meet an increasingly diverse demand. This article discusses some of the trends and best practices adopted by mountain resorts as they redefine themselves.

A broad range of recreational activities

Summer activities are more and more popular with mountain resort clients. (Please see: La tentation quatre-saisons des stations de ski). One-quarter of the resorts surveyed by SAM reported that summer operations accounted for at least 20% of their annual revenue. Mountain biking is currently the most popular summer attraction on offer (61%) (see: Le vélo de montagne représente-t-il un potentiel touristique sous-exploité?), after business meetings (64%) and weddings (81%).

In the next two years, the resorts surveyed plan to focus more on family-oriented activities rather than traditional activities like tennis and golf (see Figure 1). A little less than half of the destinations surveyed are planning to add ziplines (42%), and nearly one-quarter plan to build alpine coasters (23%) or a ropes course (22%).

 

Climbing walls and bungee jumping are becoming more popular, as are skate parks, water parks and mini golf. In fact, the Massif du Sud area in the Chaudière-Appalaches region now calls itself a “four-season adventure sports outfitter.”

New customer segments

Many resorts rent out their facilities for business and festive events. The Banff Centre, located in the heart of Banff National Park, now courts the meetings, incentives, conventions and events (MICE) market. Some resorts, like Crystal Mountain in the northwest United States and Mont Sainte-Anne in Québec, actively target the destination wedding segment during the summer and rent out the facilities located on their summits.

Source: Crystalmountainresort.com

Package deals: An ideal solution

Increasingly, resorts are turning to package deals. Packages help make a destination attractive to new visitors, increase business during the off season and draw regional clientele who are interested in shorter stays. In addition, packages fulfil the varied needs of multi-generational travellers and non-skiers.

Relaxing getaways

Spas have become synonymous with the mountain resort experience. Health and wellness are now part of resort marketing and can even provide the raison d’être for a get-together, such as this year’s Wanderlust yoga festival held at Squaw Valley USA, California.

Source: First Track

Some resorts are improving their culinary offerings, sourcing food from a variety of providers and focussing on regional products. Last winter, the Samoëns ski resort in the French Alps organized its first Winemakers’ Week. Winemakers from various regions in France set up kiosks and presented workshops to introduce tourists to their wines. In Québec, Mont Saint-Sauveur recently began a major renovation of its bar and restaurant to offer patrons a wide variety of healthy foods and ensure that the bistro is the area’s trendiest restaurant.

Online marketing, mobile apps and new technology

Web marketing is now one of the most vital promotional channels available and some resorts are using it to great advantage. Wild Mountain in Minnesota posted a deal on LivingSocial, a group purchasing site, offering a discount package of lift tickets and equipment rental. The goal was to attract a new clientele of novice skiers.

Source: Livingsocial

Snowbird in Utah, one of the first resorts to develop its own app, has implemented a social media strategy by including a community page on its site where visitors can share content.

Source: SnowBird

Brighton Resort in Utah has installed two automatic cameras on one run to photograph skiers and snowboarders, who can then download their performances on the resort’s Facebook page.

Vail Resorts has created EpicMix, an application for either mobile or online use that enables clients of its five ski resorts to share their stats on their social networks. The information provided is extensive and includes rate of descent, skier and snowboarder ranking, weather and real-time location of contacts. Last winter, 100,000 people activated an EpicMix account and 40% downloaded the mobile app.

Source: Epicmix

New technology has also had an enormous impact on resort operations. At the beginning of the 2011-2012 winter season, Mont Saint-Sauveur and Mont Avila will be installing a radio-frequency identification (RFID) system on their lifts to detect skiers’ cards so they don’t have to show them, just like the system already in place at Le Massif in Charlevoix.

A wide variety of lodging options

A great number of privately owned mountain resort rentals are available online. In Québec and British Columbia, such properties represent approximately 60% of the ads listed on HomeAway. These rentals help increase a destination’s potential customer base and many resort managers feel this type of accommodation complements rental condos and hotel rooms.

However, such rentals have not slowed the real estate developments of groups like Intrawest, Boyne Resorts, Aspen Skiing and Vail Resort. Furthermore, many people are buying second homes located at the base of ski mountains. Finally, resorts are also developing new projects. At Le Massif in Charlevoix, the La Ferme hotel complex will open for business in the spring of 2012, and Mont Sainte-Anne is planning to build a new four-season resort in the next few years.

Source: Le Massif de Charlevoix

Sustainable development as a key element of restructuring

The Whistler resort community has developed a long-term plan, entitled Whistler 2020. It defines various priorities and strategies for achieving the sustainable development of the resort and uses indicators to monitor its progress on its Website.

Source: Whistler 2020

The Quebec Golf Course Owners Association (ATGQ) launched a sustainable development initiative this summer with the creation of the ParTROIS program. This measure helps golf clubs take steps towards eco-sustainable certification.

The National Ski Areas Association in the United States recently added a new component to Sustainable Slopes, its environmental charter for ski areas. Called the Climate Challenge, this friendly competition aims to reduce greenhouse gas emissions. With the help of experts, the employees of the eight resorts participating in the voluntary program took action to fight climate change.

 

Clientele looking for new experiences, threats of global warming, technological advances and the popularity of social media: the industry does not lack for challenges. However, it is these very issues that have led ski resorts to develop innovative ways of maintaining their attractiveness, and the recent projects launched in Québec hold the promise of a bright future for mountain destinations.

 

Sources:

– Bast, Morgan. “EpicMix gets nearly 100,000 activations in first season”, buzz.snow.com, April 22, 2011.

– Bergeron, Patricia. «Réaménagement à la base de la montagne- Mont Saint Sauveur se peaufine», carnetduski.com, 13 juillet 2011.

– Kahl, Rick. “Condos on the Cheap,” Ski Area Management, Vol. 50, No. 2, March 2011, p. 54.

– Morrison, Alastair M. “International Trends in Mountain Tourism, Marketing and Development,” Belle Tourism Consulting, 2010.

– Rufo, Samantha, Ken Castle, and Katie Bailey. “Best/Worst Marketing 2010-2011,” Ski Area Management, Vol. 50, No. 3, May 2011, p. 41-45.

– Ski Area Management. “Sustainable Slopes Report Highlights Resorts’ Green Efforts” saminfo.com, July 8, 2011.

– Ski Area Management. “Summer in the Mountains,” Vol. 50, No. 3, May 2011, p. 46-47.

– Urban Land Institute. “Ten Resorts Trends”, www.uli.org, consulted July 13, 2011.

– Watson, Tom. “Brighton offers freestylers an ancillary stoke,” National Ski Areas Association, Vol. 19, No. 3, July 2011.

– Wine Tourism in France. “L’oenotourisme, nouveau sport d’hiver”, winetourisminfrance.com, December 29, 2010.

– World Tourism Organization. “UNWTO congress to debate the future of snow and mountain tourism” www2.unwto.org, March 31, 2011.

See also:

Les activités hors saison pour les centres de villégiature: tendances et nouveautés

La tentation quatre-saisons des stations de ski