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Hébergement Segments de clientèles

Le renouveau du tourisme de luxe

Les résultats d’une récente étude effectuée par GlobalData montrent une reprise impressionnante des voyages de luxe. La pandémie de COVID-19 a permis aux plus fortunés de continuer de s’enrichir et à d’autres voyageurs d’économiser plus qu’à la normale. En effet, les données de 2021 du Economic Tracker montrent que le taux d’épargne des Américains à revenu élevé est de 10 % à 20 % plus élevé que celui des consommateurs aux salaires moyens ou faibles. Les clientèles nanties sont maintenant prêtes à profiter de ces économies.  

Selon le Economic Tracker, les dépenses des Américains à revenu élevé n’ont cessé d’augmenter de janvier à novembre 2021 (de 0,5 % à 28,2 % par rapport au niveau prépandémique). Ces consommateurs aisés, disposant d’un pouvoir d’achat plus élevé, ont déjà recommencé à voyager à la fin de l’année 2021. Aux États-Unis, GlobalData constate que le revenu total des hôtels de luxe a connu la plus forte reprise en 2021, avec une augmentation de 147 % par rapport à 2020. Il s’agit d’une croissance nettement supérieure à celle de l’hôtellerie économique, qui a connu une hausse de revenu annuel de 42 %.   

Selon une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en décembre 2021 auprès de 1 206 voyageurs québécois, les ménages ayant un revenu annuel de plus de 150 000 $ se trouvent davantage en situation de télétravail que les autres (62 % d’entre eux contre 40 %) ce qui leur permet une plus grande flexibilité et en font une clientèle potentielle pour le workation (lire aussi : Les télétravailleurs, un segment à saisir). D’après Statistiques Canada, parmi les couples formés de deux salariés et appartenant à la tranche supérieure des revenus d’emploi, 45 % d’entre eux travaillaient à domicile d’avril 2020 à juin 2021. Ce taux est 9 fois plus élevé que celui de la tranche salariale tout juste en dessous. Les couples plus aisés occuperaient ainsi des emplois se prêtant mieux au télétravail, ce qui représente une opportunité pour les prestataires d’expériences de luxe.  

Inégaux face à l’inflation

Bien que la pandémie ait été bénéfique pour un segment de clientèle particulier, d’autres consommateurs ont, à l’inverse, ressenti les effets de la crise sur leur épargne. Selon une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), l’inflation des dernières années a plus particulièrement eu un impact sur les ménages québécois plus démunis. En vingt ans, l’augmentation du coût du panier de consommation de ces ménages est pratiquement 27 % plus forte que celle qui affecte les familles les plus riches.  

En contrepartie, la hausse des prix ne semble pas avoir affecté les habitudes de consommation des ménages québécois plus fortunés qui allouent en moyenne 8,2 % de leur budget aux loisirs, contre 4,9 % pour les ménages plus pauvres. Cet écart est particulièrement prononcé pour les dépenses reliées aux spectacles et aux forfaits-voyages.  

Un nouveau segment de voyageurs de luxe

Certains des éléments plus traditionnels ou formels d’un séjour de luxe sont mis de côté au profit d’une approche plus détendue, informelle et inclusive, correspondant mieux aux millénariaux.

Les codes du luxe sont en pleine évolution et s’imbriquent dans plusieurs sphères telles que la mode, le design, l’art ou les technologies. Le nouveau luxe est principalement porté par la génération Y qui serait responsable de près de 85 % de la croissance du secteur et devrait représenter 45 % de la clientèle en 2025, selon le balado de FERRANDI Paris. Certains des éléments plus traditionnels ou formels d’un séjour de luxe sont donc mis de côté au profit d’une approche plus détendue, informelle et inclusive, correspondant mieux aux millénariaux.  

Les voyageurs de luxe modernes ont donc de nouvelles attentes et désirs qui dépassent les grandes chaînes hôtelières luxueuses ou les billets d’avion en première classe. En concordance avec les intérêts de leur génération, ils favorisent les hébergements prônant des pratiques durables. Ils souhaitent également être en mesure de créer des liens avec le personnel touristique. Ils prônent aussi les expériences uniques et personnalisées, ancrées dans la communauté locale. Les offres d’hébergement correspondant à ces critères voient de plus en plus le jour. 

C’est notamment ce que propose le KAJ Hotel, une capsule flottante danoise entièrement fabriquée à partir de matériaux récupérés. Le KAJ Hotel est situé dans une partie tranquille du port de Copenhague, mais demeure à proximité de plusieurs attractions touristiques. L’hébergement, équipé tel un appartement complet, répond à la tendance générale des voyageurs à vouloir vivre comme les locaux. Cet hôtel comporte toutefois un caractère exclusif, car il comprend une seule résidence ; y dormir représente donc un privilège pouvant être perçu comme du luxe.  

Source de l’image : KAJ Hotel 

De son côté, Moliving, un hôtel nomade d’unités modulaires préfabriquées, permet aux voyageurs de vivre des expériences luxueuses en mettant en valeur et en respectant le milieu environnant. Chaque cabine de 400 pieds carrés comprend une chambre, une salle de bains, deux terrasses et un espace de vie. Entièrement meublées, les unités perturbent peu l’environnement et peuvent facilement être déplacées sans endommager le terrain, en plus d’être autosuffisantes sur le plan énergétique. 

Source des images : Moliving 

Ces deux types d’hébergement sont au cœur même de ce que recherche le nouveau segment de voyageurs de luxe en 2022 ; une expérience hors du commun. Une étude menée par Flywire auprès de 600 voyageurs de luxe américains suggère qu’ils chercheront à tirer parti des économies accumulées pendant la pandémie de COVID-19 pour vivre des expériences inoubliables. C’est ce que confirme également une enquête d’Expédia menée auprès de 12 000 voyageurs américains. Les répondants âgés de 18 à 34 ans seraient à l’origine d’une tendance forte pour 2022 ; celle du voyage extraordinaire et de la quête d’expériences enrichissantes et significatives. 

Les voyageurs de luxe millénariaux obligeront les voyagistes à diversifier leur offre. Ces derniers devront miser sur l’émerveillement et la personnalisation des expériences qui devront être en harmonie avec les communautés locales et l’environnement.  

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Hébergement Technologies

Optimiser les données : le cas de l’entreprise SensorFlow

Fondée en 2016 à Singapour, SensorFlow combine l’utilisation de solutions IoT (Internet des objets) sans fil et l’intelligence artificielle pour améliorer la productivité et l’efficacité énergétique des établissements hôteliers.   

Selon des données recueillies dans de nombreuses propriétés installées en Asie, l’entreprise a constaté que la majorité (>50 %) des clients laissent la climatisation en marche pendant leur absence, et ce, même si la clé de la chambre actionne le système. De plus, environ 1 client sur 3 règle la température en dessous de 21 °C et une proportion non négligeable (12 à 33 %) ajuste la climatisation à des températures inférieures à 19 °C même lorsqu’ils s’absentent. 

De ces constats est née l’idée de permettre aux gestionnaires de visualiser les données en temps réel sur la consommation d’énergie, les tendances d’occupation et les comportements des clientèles, ainsi que sur la gestion du chauffage, de la ventilation et de la climatisation.

La solution SmartREM (Smart Room Energy Management) peut aider les hôtels à économiser jusqu’à 30 % de leur énergie totale et jusqu’à 40 % de leurs coûts de maintenance.

Fonctionnement et application

Selon Oracle, une entreprise de gestion de bases de données, une solution IoT qui permet de « connecter des objets (appareils électroménagers, voitures, thermostats, interphones bébés) à Internet par l’intermédiaire de terminaux intégrés » doit d’abord être mise en place. Ce processus implique l’installation d’une série de capteurs sans fil qui communiquent et interagissent entre eux.   

De manière concrète, les capteurs d’occupation et les thermostats intelligents décèlent le moment où des clients quittent la chambre et qu’un appareil consommant de l’énergie — la climatisation par exemple — fonctionne toujours. L’intelligence artificielle éteint ou ajuste le système en marche à un réglage plus efficace sur le plan énergétique. Les capteurs détectent ensuite le retour des clients ; le système se remet alors automatiquement en marche à la température précédemment programmée. Cette procédure permet d’économiser de l’énergie et ne nécessite pas l’intervention du personnel hôtelier.  

L’IoT collecte également des données en continu sur la quantité d’énergie utilisée dans chaque pièce. Un tableau de bord disponible en ligne regroupe toutes ces données et fournit des tendances qui aident les hôteliers à offrir un service personnalisé et une expérience client améliorée. Les données de fréquentation des chambres leur permettent, par exemple, d’optimiser l’itinéraire du personnel d’entretien ménager. Le principe d’automatisation informe également les gestionnaires des équipements défectueux, ce qui aide notamment à anticiper les pannes et à éviter les plaintes de clients ou prévenir la condensation ou l’apparition de moisissures dans les chambres. 

Source : SensorFlow 

En réponse aux taux d’occupation instables dans les hôtels pendant la pandémie de COVID-19, SensorFlow a développé le système SmartAlloc (Smart Room Allocation), une plateforme qui identifie les chambres les moins performantes sur le plan énergétique et qui s’assure qu’elles ne sont pas utilisées en période de faible occupation. 

Le cas de SensorFlow démontre comment les données mènent à une optimisation des ressources. Une entreprise dont l’ensemble des décisions stratégiques sont guidées par les données implique le développement d’une culture de la donnée à travers les équipes de travail. Cette approche doit ainsi se refléter dans la culture de l’entreprise. Tel que le souligne Max Pagel, co-fondateur et directeur des technologies pour SensorFlow : « Pour implanter une culture de données, il faut commencer par s’intéresser aux gens. Éduquez-les sur la façon dont les données peuvent être utiles et comment passer d’un bout à l’autre du cycle “capter des données ; évaluer leur pertinence ; passer à l’action ; capter des données” pour instaurer un processus d’amélioration continue ». 

Les services de SensorFlow sont destinés exclusivement à l’industrie hôtelière et sont actuellement disponibles à Singapour, en Thaïlande, au Vietnam, en Indonésie, au Cambodge et aux Philippines. Leur objectif pour 2022 : percer le marché américain. 

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Cet article fait partie du cahier des perspectives touristiques 2022 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Destinations Hébergement

Nouvelle vie aux bâtiments, second souffle aux villages

L’exode et le vieillissement de la population représentent des défis de taille pour plusieurs régions alpines. En Suisse, cette problématique impacte l’achalandage et le dynamisme des centres villageois. Divers bâtiments municipaux sont délaissés, puis abandonnés. Une réaffectation s’impose.  

Un modèle de gouvernance innovant

C’est ainsi que plusieurs villages font appel à l’Aide suisse à la montagne pour revitaliser ces lieux inoccupés. L’organisation est financée exclusivement par des dons et apporte son soutien aux projets générant de la valeur ajoutée et créant des emplois pour les populations suisses de montagne, notamment dans les secteurs de la restauration et de l’hébergement. Elle représente un modèle de gouvernance innovant qui encourage la mobilisation citoyenne. L’Aide suisse à la montagne reçoit l’appui de multiples experts bénévoles provenant de différentes sphères d’activité, comme le tourisme ou l’agriculture. Ces derniers examinent les demandes de projets des citoyens et soumettent leurs recommandations à un comité plus restreint, qui définit la stratégie, la supervise et décide ensuite du soutien monétaire accordé. En parallèle à ce processus, tous les dons sont gérés par une équipe administrative qui s’assure de garder une bonne relation avec les nombreux donateurs. En 2021, l’organisme a appuyé plus de 800 projets totalisant un investissement de 27,7 millions de francs — soit environ 38 millions de dollars canadiens.  

L’organisation reconnait ainsi l’importance de conférer à nouveau une fonction à un bâtiment symbolique dans un village. Définir un usage permet d’intéresser les habitants au potentiel d’un lieu inutilisé. En s’appropriant des bâtisses ou des sites ainsi que des enjeux y étant liés, les populations locales de montagne apprennent à connaitre leur territoire et à œuvrer pour sa pérennité. 

Petits villages, grandes ambitions

L’un des moyens de contrer l’exode est de permettre aux gens qui souhaitent rester dans leur région d’y travailler. La nouvelle vocation des bâtiments inoccupés contribue à la création d’emplois et donne l’occasion à plusieurs communautés d’améliorer leurs conditions de vie, mais aussi d’implanter une offre touristique à leur image. 

C’est notamment le cas d’Aragnon, une commune suisse du canton du Valais, qui reçoit de nombreux nomades numériques dans un espace de coworking situé dans l’édifice de l’ancienne école du village. De son côté, la localité de Pinsec propose aux touristes d’être hébergés dans de petites chambres d’hôtes, qui jadis, faisaient office de salles de classe.   

Dans le village de Gadmen, une école a été reconvertie en établissement d’hébergement. Le bâtiment principal accueille maintenant un hôtel qui comprend 11 chambres. On retrouve également sur place un restaurant, une salle de sport et un gîte avec plusieurs lits superposés pensés pour les groupes. 

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Source : Aide suisse à la montagne 

Dans la vallée de Muggio, le petit village de Scudellate, abritant à peine 20 habitants à l’année, a entrepris un projet de plus grande envergure : un réseau d’hébergement (albergo diffuso). Ce modèle italien offre les services d’un hôtel traditionnel selon une structure horizontale, qui subdivise les prestations hôtelières en plusieurs bâtiments. L’ancien restaurant a ainsi été rénové et fait à présent office de réception pour un petit hôtel qui se trouve à l’étage supérieur. L’école, elle, accueille dorénavant quatre chambres d’hôtes comprenant plusieurs lits. À proximité, un Bed & Breakfast de luxe est en cours de construction et prévoit ouvrir ses portes en 2022. En termes de retombées, la revitalisation des diverses bâtisses a aidé à créer quatre emplois.  

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Source : Aide suisse à la montagne 

Crédit : Yannick Andrea 

Rappel à l’essentiel

Ces différentes communautés se sont tournées vers le tourisme pour redonner vie à leur région, sans pour autant perdre de vue leur objectif principal qui visait à contrer l’exode et à améliorer leurs conditions de vie en créant des emplois. Pour rester dans leur village natal, les habitants ont choisi d’investir dans la reconversion durable de certains bâtiments à l’abandon. Le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre nous rappelle l’importance de conserver nos ressources humaines. C’est d’autant plus primordial pour les petits joueurs qui jouissent d’une moins grande visibilité auprès des candidats potentiels. Comme quoi les plus petits peuvent aussi réussir à réaliser de grandes choses.  

Image à la une : Sergiu Vălenaș de Unsplash

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Hébergement

Classifier ou ne pas classifier ?

L’abolition du programme québécois

Au Québec, tout établissement touristique est tenu de présenter une demande d’attestation de classification pour opérer légalement, tel que le stipule la Loi sur les établissements d’hébergement touristique. Mais avec le dépôt du projet de loi 100, le système de classification devrait être aboli prochainement. Sa désuétude, son manque de cohérence avec les attentes des consommateurs et la lourdeur de sa gestion expliquent ce verdict. Mais est-ce qu’une formule améliorée pourrait le remplacer ? Existe-t-il des modèles mieux adaptés à la réalité actuelle qui transmettent de l’information pertinente à la prise de décision, tout en certifiant le niveau de qualité d’un lieu ?

Classifier, à quoi ça sert ?

Un système de classification hôtelière consiste à répartir les établissements en différentes catégories, selon leurs caractéristiques et leurs services communs. Il permet d’offrir des repères à partir d’informations colligées par des experts indépendants. La plupart des programmes mesurent la quantité et la qualité des installations et des équipements — taille des chambres, état du plancher, type de matelas, de lingerie, de produits de toilette, présence d’une piscine, d’un centre d’affaires, etc. Un tel système procure au voyageur l’assurance que l’hôtel classifié est un lieu répondant à une série de normes.

Pourquoi remet-on ces systèmes en question ?

Généralement, les programmes traditionnels de classification ne comprennent pas les éléments suivants, pourtant devenus essentiels dans le processus de décision des consommateurs :

  • La satisfaction des consommateurs ;
  • La qualité de l’expérience ;
  • La qualité des contacts avec le personnel ;
  • La facilité à réserver sur le site Web ;
  • Les marqueurs clés de différenciation.

Certains de ces programmes sont remis en question parce qu’on estime que d’autres types d’évaluation semblent mieux correspondre aux repères recherchés par les clients. En effet, depuis déjà plusieurs années, des consommateurs consultent systématiquement les avis en ligne sur les sites Web comme TripAdvisor ou encore Booking avant d’arrêter leur choix.

Comment ça se passe ailleurs ?

Différentes formules sont observables ailleurs dans le monde. En France, aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’adhésion est volontaire. Un hôtelier français, par exemple, doit procéder à une demande de classification auprès d’Atout France, l’agence de développement touristique.

Aux États-Unis, il n’existe pas de système géré par les instances gouvernementales. Les entreprises (hôtels et restaurants) qui le souhaitent peuvent s’associer à des formules privées (AAA et Forbes) qui leur confèrent de la crédibilité et un gage de qualité. Dans le cas de AAA, qui couvre toute l’Amérique du Nord (CAA pour le Canada), l’hôtelier doit répondre à plus d’une trentaine de critères pour se prévaloir d’un classement de 1 à 5 diamants. Le répertoire de Forbes est plus restrictif, il comprend principalement les établissements de luxe.

En Espagne, chaque région gère son propre programme. Les critères peuvent légèrement varier, mais les catégories de 1 à 5 étoiles permettent tout de même au voyageur de jauger les types d’établissements qu’il considère. L’adhésion pour les hôteliers y est obligatoire.

Certaines destinations décident de ne recourir qu’aux avis en ligne pour orienter le choix des visiteurs. C’est le cas de la Norvège qui publie, sur le site Web Visit Norway, la liste des hébergements avec la cote attribuée par les clients sur TripAdvisor. Pas d’évaluation indépendante ni de repères rapides en matière de prix et de type d’établissement (économique vs luxueux).

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Source : Visit Norway

Trois modèles pour s’inspirer

Plusieurs systèmes de classification à adhésion volontaire ont été actualisés et permettent au consommateur d’effectuer un choix éclairé. Ces programmes sont aussi une occasion pour les établissements de se positionner favorablement auprès des voyageurs. Ils représentent des hébergements sécuritaires passés sous l’œil avisé des évaluateurs.

Europe : qualité des services en ligne et gestion de la satisfaction

Les regroupements hôteliers de plusieurs pays d’Europe, dont l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, la Belgique et le Danemark, se sont ralliés pour adhérer à un système de classification uniformisé, The Hotelstars Union.

Bien que la grille d’évaluation soit assez conventionnelle, elle comprend des éléments d’intérêt comme un volet sur la gestion de la qualité (gestion des plaintes, analyse systématique des avis en ligne, client mystère, etc.). On y trouve aussi une section visant à évaluer la qualité du site Web, son adaptabilité aux différents écrans, la possibilité d’y réserver une chambre, etc. L’adhésion à une certification durable occupe un poids considérable dans le calcul des points. Les critères sont réévalués tous les cinq ans afin d’assurer la cohérence du modèle avec les besoins et les attentes des consommateurs.

Écosse : critères en tourisme durable

En Écosse, les entreprises touristiques sont invitées à souscrire au Quality Assurance Scheme. Depuis 2020, Visit Scotland exige des candidats l’adoption d’au moins 19 des 38 actions liées au tourisme durable. Il s’agit d’un standard minimum nécessaire pour obtenir le sceau de la classification. Parmi ces critères, mentionnons le recours à des fournisseurs locaux et à des sources d’énergie renouvelable, la promotion des activités culturelles de la région, ou encore la formation du personnel à accueillir des clients en situation de handicap. Les structures qui répondent à un grand nombre de ces critères peuvent se démarquer grâce à des certifications durables développées par l’organisation de gestion de la destination et ses partenaires.

Australie : intégration des avis en ligne

En complément des évaluations d’experts, le système australien intègre les notes attribuées par les consommateurs sur les sites d’avis en ligne. L’agrégateur ReviewPro, qui collige les cotes et commentaires publiés sur les plateformes comme TripAdvisor, Booking ou encore Expedia, transmet ces informations qui s’ajoutent à l’accréditation officielle. Le tarif de base pour une chambre apparait également sous le classement. Voilà qui permet au voyageur d’obtenir les renseignements qu’il cherche en un seul coup d’œil.

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Source : Australia.com

Jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Les systèmes de classification hôtelière, adaptés au contexte actuel, jouent un rôle important dans l’industrie touristique. Non seulement ils mettent en place des standards de qualité qui assurent le déploiement d’une offre d’hébergement sécuritaire et approuvée par des experts indépendants, mais ils permettent aussi au voyageur de faire un choix éclairé.

La prise en compte des avis en ligne est désormais un incontournable, tout comme les indicateurs liés au tourisme durable et responsable ainsi que la qualité de l’expérience client. Et pourquoi ne pas aussi considérer les bonnes pratiques en matière de ressources humaines (l’expérience employé), d’innovation ou encore de design ?

Croyez-vous qu’un système renouvelé de classification de l’hébergement touristique pourrait bien servir l’industrie et la clientèle ?

Image à la une : Unsplash

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Hébergement

Le Monastère des Augustines : du repos pour nos héros

Riche de son histoire de près de 400 ans, cette institution désire perpétuer sa mission d’accueillir et de prendre soin par le tourisme de bien-être et grâce à des mouvements de solidarité. Depuis le début de la pandémie, Le Monastère a offert des séjours de répit à des prix préférentiels pour les personnes provenant des milieux de la santé et de l’éducation. Cette initiative leur a valu l’honneur d’être sélectionné parmi les 20 meilleurs projets en matière d’innovation sociale par le jury de Novae.  

Ces séjours sont financés par des dons en provenance de la fondation du Mouvement de compassion, initiée par les sœurs Augustines à l’été 2020. L’année dernière, âgées en moyenne de 80 ans, elles ont marché quotidiennement pendant une heure durant 20 jours pour récolter 160 000$. Cette année, ce défi est lancé à la population sous la forme du Relais solidaire. Chaque participant doit amasser une somme d’argent dont il fixe le montant. À ce jour, 85 % de l’objectif a été atteint. 

Ces dons ont permis d’offrir des activités aux résidents de l’hôtel comme l’accès à un parcours autonome de marche contemplative, ainsi que l’accompagnement dans une routine quotidienne regroupant des techniques de respiration, de méditation et de gestion du stress. 

https://www.youtube.com/watch?v=k1sYJnExVlw

Source : Youtube, Le Monastère des Augustines 

Cette initiative du Monastère des Augustines est un exemple d’entraide et d’innovation. En permettant aux travailleurs essentiels de profiter de leur séjour de répit à prix réduit, l’organisation reste fidèle à sa mission tout en ciblant un nouveau segment de clientèle.  

 

Source image à la une : Le Monastère des Augustines 

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Hébergement Marketing

Une chasses aux trésors pour promouvoir son hôtel

La pandémie mondiale touche fortement le secteur de l’hôtellerie. En manque de voyageurs internationaux, de nombreux établissements d’hébergement mettent sur pied des initiatives pour attirer la clientèle locale.  

Les propriétaires de QT Hotel & Resort à Auckland, en Nouvelle-Zélande, ont décidé de célébrer l’ouverture de leur nouvel hôtel en offrant 150 nuitées gratuites aux résidents. Pour gagner, les citoyens devaient participer à une chasse au trésor et dénicher une clé qui se trouvait dans un des boitiers sécurisés, dissimulés aux quatre coins de la ville. Chaque boîte comportait un code à déchiffrer. Pour faciliter quelque peu la quête aux chasseurs, les codes étaient publiés quotidiennement sur le site Web de l’hôtel, mais sans spécifier la localisation des boitiers auxquels ils étaient associés, bien sûr ! 

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Source : Instagram 

Il s’agit d’une initiative originale pour créer un buzz autour de l’ouverture d’un hôtel, favoriser les staycations et faire de la promotion dans sa communauté par l’implication active des résidents. 

Source image à la Une : Pexels

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Hébergement

L’hébergement touristique au Québec : des performances inégales pour la saison estivale

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, a suivi de près les répercussions de la COVID-19 sur l’industrie touristique grâce à une série de trois enquêtes. 

Les résultats présentés ci-après proviennent de la collecte en ligne réalisée du 14 au 24 août dernier auprès de 1 210 organisations touristiques québécoises. Ils mettent en perspective la situation des répondants du secteur de l’hébergement, ce qui correspond à un échantillon de 502 répondants.

Amélioration de la santé financière pour une majorité d’établissements

Plus de la moitié (56 %) des répondants appartenant à l’hébergement touristique estiment que la situation financière de leur organisation s’est améliorée depuis le début de l’été ; davantage que la moyenne de l’industrie touristique (45 %). Cette amélioration est surtout attribuable à la performance des résidences de tourisme (catégorie qui comprend les chalets), à celle des campings/prêt-à-camper/hébergement insolite ainsi qu’à l’hôtellerie de moins de 100 chambres. Toutefois, la catégorie d’hébergement dont la situation financière s’est dégradée pour la plus grande part des répondants depuis juin est l’hôtellerie de 100 chambres et plus. Le portrait pour les pourvoiries est plus mitigé : la moitié des répondants affirment que la situation s’est améliorée alors que 41 % déplorent plutôt une détérioration de leur santé financière.  

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Préoccupés par les pertes financières

Les pertes financières, les liquidités et l’endettement de l’organisation sont les éléments qui soulèvent le plus d’inquiétudes chez les répondants du secteur de l’hébergement touristique au Québec (voir le graphique ci-dessous). Globalement, les niveaux de préoccupation sont assez semblables à ceux de l’ensemble de l’industrie. Toutefois, les responsables de l’hôtellerie de 100 chambres et plus sont davantage préoccupés que ceux d’autres catégories d’hébergement, et ce, pour la plupart des indicateurs pour lesquels ils ont été sondés. Les répondants des résidences de tourisme et des campings, quant à eux, sont significativement moins préoccupés que ceux de plusieurs autres secteurs, dont l’hôtellerie et les gîtes.

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Une satisfaction inégale

La satisfaction à l’égard de la saison estivale varie fortement selon le type d’hébergement. Les campings et les résidences de tourisme remportent les moyennes les plus fortes alors que l’hôtellerie de 100 chambres et plus enregistre une moyenne beaucoup plus faible compte tenu de la forte proportion d’insatisfaction face à la saison estivale 2020. À titre comparatif, le niveau de satisfaction moyen pour l’ensemble de l’industrie touristique s’élève à 6,0. Il se situe à 6,2 pour l’hébergement.

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Performance par rapport à 2019

En moyenne, les entreprises de l’industrie touristique évaluent avoir reçu l’équivalent de 70 % de l’achalandage enregistré à l’été 2019 durant la saison estivale 2020. Cette moyenne est similaire pour l’hébergement (69 %), mais elle varie beaucoup selon le type d’établissements. Certains déclarent une fréquentation comparative plus accrue que les autres, notamment les campings (91 % de l’année 2019), les résidences de tourisme (88 %) et les pourvoiries (72 %).

Le chiffre d’affaires a souffert de la baisse d’achalandage. La clientèle hors Québec dépense généralement plus que les visiteurs intra-Québec. Ainsi, les répondants de l’hébergement touristique estiment que l’été 2020 a permis de récolter 63 % du chiffre d’affaires de 2019. Les campings (79 %), les résidences de tourisme (78 %) et les pourvoiries (66 %) s’en sortent mieux que les autres.

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Un avenir incertain

Alors que 37 % des répondants d’établissements d’hébergement sondés sont plutôt inquiets pour la survie de leur organisation d’ici les six prochains mois, c’est le cas de plus de la moitié (52 %) de ceux qui représentent les gîtes ou encore les hôtels de 100 chambres et plus (54 %).  

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Le milieu de l’hébergement de plein air, soit les campings, les résidences de tourisme et les pourvoiries, se dit plutôt optimiste face à l’avenir. Le graphique suivant démontre en effet que si ce n’est déjà fait, un retour à la normale des activités est envisageable d’ici un an pour la plus grande part de ces types d’établissements. Il en est de même pour l’hôtellerie de moins de 100 chambres et les gîtes, qui croient en un retour à leur vitesse de croisière habituelle d’ici un an ou deux. Les répondants pour l’hôtellerie de 100 chambres et plus se disent plus pessimistes. Les signaux envoyés jusqu’ici leur indiquent que cette reprise pourrait prendre deux (47 %) voire trois ans (34 %). 

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Le 3e volet du sondage de la Chaire de tourisme concernant les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique vient confirmer certaines observations quant à la forte attractivité des destinations de plein air durant l’été 2020, et ce, au détriment des grandes villes. Ces dernières, où se trouvent plus des trois quarts des répondants de l’hôtellerie de 100 chambres et plus, font face à de nombreux défis qui pourraient s’exacerber si la crise sanitaire perdure. En milieu rural, l’attrait du plein air ouvre de nouvelles fenêtres pour les organisations concernées, du moins tant que le confinement est levé.

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3e volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

Image à la une : Unsplash

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Hébergement

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : portrait de l’hébergement touristique

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. Sur ces répondants, 912 sont des gestionnaires d’hébergements touristiques, hors campings et pourvoiries. À ce moment-là, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était alors en vigueur. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait de la situation à une période donnée.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur l’hébergement touristique, les mesures adoptées ainsi que les perceptions concernant les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

Composition de l’échantillon

Les hébergements ayant complété le sondage sont principalement des résidences de tourisme (30 %), des hôtels de 4 à 39 chambres (23 %), des gîtes touristiques (20 %) et des hôtels de 40 à 99 chambres (11%). Les résultats liés aux campings et aux pourvoiries ont été affiliés au secteur du plein air. Sur l’ensemble des répondants à l’enquête, près du tiers (31 %) représente le secteur de l’hébergement.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Répartition géographique des répondants

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les établissements d’hébergement sondés sont majoritairement situés dans la région de Québec (12 %), dans les Cantons-de-l’Est (11 %) et en Mauricie (9 %). Toutes les régions touristiques sont cependant représentées par l’enquête.

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Les impacts de la crise

L’impact de la COVID-19 se fait particulièrement ressentir dans les opérations des hébergements touristiques. Bien que considérés comme services essentiels, les hôtels subissent les conséquences de la fermeture des frontières et du confinement intra-Québec. Ainsi, la quasi-totalité des hébergements (96%) a reçu des annulations ou des reports de réservation de la part de leur clientèle. Pour ces derniers, il s‘agit pour 84 % des cas d’annulations et 16 % de reports. En outre, trois quarts des répondants ont réduit leurs heures d’opération et la plupart (91%) affirment avoir maintenu moins de 25 % de leurs activités.

Ces dernières semaines, la presse a relaté de nombreux exemples d’hôtels ayant redéfini ou adapté leurs activités. Certains se transforment en espace de travail, d’autres proposent leurs services à des personnes dans le besoin ou au personnel médical. Les résultats du sondage suggèrent toutefois que seuls 17 % des hôtels sondés ont réorienté ou diversifié leurs activités.

Au moment de l’enquête, la majorité des hôteliers (61 %) jugent catastrophique l’impact de la crise sur leurs affaires, une proportion plus élevée que dans les autres secteurs de l’industrie. La situation semble plus problématique pour les hôtels de moyenne et de grande taille que pour les autres types d’hébergement. Une forte majorité (84 %) des établissements interrogés avaient suspendu ou fermé leurs activités pour la saison printanière, cette proportion s’élève à 29% pour la saison estivale.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les ressources humaines

Cette situation exceptionnelle requiert des mesures exceptionnelles en matière de ressources humaines. En avril, la moitié (49 %) des établissements a mis à pied du personnel permanent ou contractuel, et 69 % ont même mis à pied 75 % ou plus d’employés par rapport à leur masse salariale habituelle. Parmi l’ensemble des établissements sondés, les hôtels de plus de 40 chambres sont les plus durement touchés. Environ 9 établissements sur 10 ont effectué de telles mises à pied.

En moyenne, 28 employés ont été mis à pied par hébergement touristique, dont 19 permanents et 9 saisonniers. De plus, 29 % des répondants ont effectué un gel d’embauche (saisonnier ou annuel) et 43 % ont été contraints de réduire les heures travaillées de leur personnel.À nouveau, les plus grands établissements sont les plus touchés, principalement les hôtels de 200 chambres et plus.

Des pertes financières importantes

En avril 2020, les pertes financières pour les mois de janvier à mars étaient les suivantes :

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Ces chiffres restent relativement constants en fonction des différents types d’hébergements. En ce qui concerne les réserves de liquidité à plus long terme, globalement ce sont 35 % des hébergements qui disent être en mesure de se maintenir pour quelques mois et 20 % qui ont besoin d’aide immédiatement. Toutefois, 55% des hôtels de plus de 200 chambres disent pouvoir subvenir à leurs besoins pour plusieurs mois et 10 % ont besoin d’aide de manière urgente.

Par ailleurs, la moitié des hébergements ont dit avoir annulé ou reporté un investissement prévu et 44 % ont établi une entente de report de paiement envers au moins un fournisseur ou prestataire de services. Seuls 20 % ont en revanche contracté un prêt.

Un avenir incertain

 Les hôteliers se disent relativement dépourvus face à la crise dans 40 % des cas. Environ un tiers des répondants souhaite avoir accès aux outils de soutien suivants :

  • Conférences virtuelles/webinaires;
  • Services-conseils personnalisés à distance;
  • Boîtes à outils;
  • Discussions en direct à distance;
  • Information appliquée au domaine touristique;
  • Communauté en ligne regroupant les acteurs touristiques pour partager leurs enjeux et solutions relativement à la crise;
  • Information appliquée au domaine touristique (pour 2/3 des répondants).

Dans une optique plus globale, 8 répondants sur 10 s’inquiètent des impacts financiers, et plus globalement d’une perte durable de clientèle touristique (78%), d’une récession économique mondiale (70%), ainsi que d’une baisse de consommation des ménages (56%).

Ces craintes sont accompagnées d’un discours pessimiste pour les deux tiers des répondants quant à la réouverture des frontières le 1erjuillet.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Malgré toutes ces constatations, le discours reste mitigé sur les activités estivales. En effet, 46 % des répondants pensent qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude et 39 % envisagent le contraire.

De plus, 45 % des établissements sondés croient en une reprise d’activité d’ici les 6 prochains mois. Ceci témoigne à la fois d’une grande incertitude, mais aussi de beaucoup d’espoir de la part des hôteliers quant à la saison touristique 2020.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

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Hébergement : techno et mesures sanitaires

Afin d’envisager la reprise de ses activités, l’industrie hôtelière doit se préparer à implanter de nouvelles mesures sanitaires et à rassurer ses clients lors de leur retour. Les possibilités offertes par la technologie dans le cadre de la gestion de la distanciation sociale et de l’hygiène constituent une réponse à ces enjeux.

Plusieurs chaînes d’hôtels, comme Hilton ou Marriott, ont déjà communiqué un plan de gestion sanitaire comprenant des innovations technologiques. Lors d’un webinaire, Mingus Software, entreprise qui a conçu le logiciel de gestion hôtelière Hotello, s’est également intéressée aux quatre points de contact de l’hôtel au sein desquels divers outils technologiques peuvent contribuer à régler des problématiques liées à l’hygiène.

La réception

La réception, où se font entre autres l’enregistrement, le paiement, la gestion des clés et le départ, est le premier point de contact physique entre les clients et l’établissement. Pour ce premier lieu, voici des options technologiques à envisager pour réduire les risques de contamination :

  • Les modalités du séjour et la fiche client peuvent être transmis en amont au client par courriel, limitant ainsi les échanges de stylos avec le réceptionniste.
  • L’enregistrement peut être effectué à l’aide d’une borne ou en ligne. Cette dernière solution semble avantageuse, car il s’agit d’un système automatisé qui permet une acceptation des conditions en amont et une heure d’arrivée précise lorsque la chambre est prête. Les logiciels de gestion hôtelière (Property Management System) mobiles constituent une alternative sans contact physique au comptoir traditionnel. Que les enregistrements et les départs soient réalisés directement sur le téléphone cellulaire ou sur une borne tactile, les systèmes de reconnaissance faciale et de scanneur pour les pièces d’identité minimisent les contacts et permettent la distanciation sociale.
  • La borne d’enregistrement est également en mesure de générer des clés directement sur l’appareil mobile des clients. Ceci limite considérablement la transmission de germes sur l’interface physique et la gestion de leur désinfection, puisque le client peut accéder à sa chambre avec son cellulaire. Des hôtels des groupes Marriott et Hilton travaillent actuellement sur des standards sanitaires, notamment sur l’enregistrement, la clé virtuelle et bien d’autres services à partir du téléphone cellulaire.
  • La prise de paiement peut passer par un acompte avant le séjour, ce qui nécessite d’ajuster les politiques de l’hôtel, ou par le sans-contact.

Des thermomètres et des caméras thermiques

Pour pousser un peu plus loin les mesures de contrôle, des hôtels s’équipent de thermomètres infrarouges afin de prendre la température du personnel mais aussi des clients, au besoin. D’autres établissements choisissent d’installer des caméras thermiques aux points d’entrée. Les employés en poste peuvent intervenir si le seuil limite fixé est dépassé. Le client peut alors être invité à se rendre dans un espace privé où il pourra se soumettre à un second examen.

L’entretien ménager

L’entretien ménager est le deuxième point chaud en matière de contacts physiques au sein de l’hôtel. Poignées de portes, salle de bain, télécommandes, cintres, etc., ce volet nécessite une gestion minutieuse tant au niveau des équipes de nettoyage que de la succession de clients qui se partagent les mêmes espaces.

Chambres autonettoyantes et recours aux ultraviolets

Plusieurs avancées technologiques permettent de désinfecter des lieux de façon efficace et en limitant les dangers pour le personnel. Certains hôtels sont équipés de chambres autonettoyantes, dans lesquelles une solution désinfectante inodore, non nocive pour l’environnement, est vaporisée. Des hôtels de Copenhague (Brøchner Hotels), réputés pour leur approche écoresponsable, en font l’utilisation.

L’éclairage à rayons ultraviolets permet aussi de tuer les virus lorsqu’utilisé adéquatement. Certains hôtels, comme le Westin Houston Medical Center ont recours à des robots projetant des rayons UV pour désinfecter les chambres. Hilton et Marriott travaillent également sur l’ajout de pulvérisateurs électrostatiques et lumière ultraviolette, notamment pour la désinfection des clés.

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Source : Passeport Santé

La restauration

En ce qui a trait à la restauration au sein de l’hôtel, même si l’établissement décidait de bannir les banquets, la transmission de microbes peut s’effectuer lors du service aux tables ou de la facturation. Pour remédier à ces enjeux, Hotello propose deux solutions technologiques.

  • Le paiement sans contact ou la facturation des repas directement sur la note de la chambre sont préconisés. Ceci nécessite par contre d’avoir une interface entre le système de point de vente du restaurant et le logiciel hôtelier.
  • Pour la livraison à la chambre, les hôtels pourraient envisager de s’équiper de robots afin d’éviter la consommation de nourriture dans les espaces communs. C’est le cas de l’Hôtel Monville qui depuis 2018 utilise ces engins pour assurer le service aux chambres.

Le travail à distance et la communication avec les clients

Pour réduire le nombre de personnes sur place, on pourrait imaginer qu’une partie du personnel hôtelier non essentiel sur le terrain ainsi que les systèmes informatiques soient délocalisés de la structure physique de l’hôtel. Pour assurer la communication avec les clients en cas de situation urgence ou de requête pendant le séjour, un service de clavardage en direct permettrait de répondre aux besoins des clients en évitant tout contact physique.

Malgré l’absence de directives de santé publique claires et les coûts importants que peuvent représenter les investissements technologiques pour les hôteliers, il importe de considérer certaines options afin de pouvoir reprendre les activités dans un cadre sécuritaire pour les employés comme pour les clients.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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SWEETS hotel redonne vie au patrimoine industriel

Autrefois utilisées par les personnes responsables de lever des ponts sur les canaux d’Amsterdam, les maisonnettes de pont (bridge house) n’avaient plus leur raison d’être depuis la centralisation des systèmes de contrôle. Ces structures sont aujourd’hui transformées en suites d’hôtel grâce aux travaux initiés par une firme d’architectes et d’un partenaire hôtelier, 

 

Ces petites habitations d’inspiration architecturale diverse ont été construites à différentes époques. La plus ancienne date de 1673 et la dernière, de 2009. Elles sont situées dans différents quartiers de la ville, chaque chambre possède ainsi sa propre histoire.

 

Comme il n’y a pas de réception, les clients réservent leur suite sur le site Web de l’hôtel et se procurent la clé par l’entremise d’une application mobile.

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Source : © SWEETS hotel / Mirjam Bleeker

 

Ce petit établissement de 28 chambres permet de réaffirmer la place prépondérante qu’occupe l’eau et les canaux dans l’histoire d’Amsterdam. Il donne une seconde vie à ce patrimoine et offre une expérience riche et unique aux visiteurs. De plus, le SWEETS hotel contribue à maximiser l’utilisation des espaces urbains de grande valeur.

 

Image à la une :© SWEETS hotel / Mirjam Bleeker