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Lumière sur les habitudes touristiques des Français

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé, en décembre 2014, un sondage sur les habitudes de voyage des clientèles en provenance des principaux marchés du Québec*, dont la France. Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec.

Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du Nord-Est des États-Unis. Plus particulièrement, voici un portrait des habitudes touristiques des Français.

La France dans le cœur des Français

Même si l’Europe fait bonne figure dans le classement des destinations les plus prisées des Français, la France demeure leur destination de prédilection. La moitié d’entre eux déclare y avoir passé ses dernières vacances. Quand ceux-ci traversent les frontières, ils choisissent principalement l’Espagne (16 %) et l’Italie (13 %).

Les Français sont aussi friands des voyages dans le Sud, plus que les Ontariens et les Américains. Lorsque vient le temps de choisir une destination, ils se tournent vers les Antilles françaises, comme la Guadeloupe (33 %) et la Martinique (21 %).

En Amérique du Nord, les États-Unis viennent en premier, suivis de près par le Québec. Le reste du Canada, quant à lui, est une destination secondaire. Malgré l’éloignement géographique, les Français visitent davantage la Belle Province que les Américains (voir le tableau 1).

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Encore et toujours ensemble!

Pour les Français, les vacances sont un plaisir que l’on s’accorde plusieurs fois par année. La durée moyenne de leur dernier séjour était de 8,6 nuitées, contre 6,8 nuitées pour l’ensemble des marchés hors Québec (voir à la fin de l’article). Au cours des 12 derniers mois, 28 % des Français ont effectué deux séjours d’agrément d’au moins une nuitée, alors que la moitié de ceux qui prévoient partir au cours de la prochaine année le feront au minimum à deux reprises.

Les vacances sont aussi l’occasion de partager des moments avec les gens qu’ils aiment. Les Français voyagent d’abord et surtout en couple. Comparativement aux touristes des autres marchés, ils voyagent davantage avec leurs enfants, même s’il s’agit de famille monoparentale (voir le graphique 1). 

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L’hébergement à moindre coût

Globalement, les Français semblent attentifs au prix de l’hébergement. Ils choisissent des établissements de gamme moyenne. Ils logent en premier lieu dans des hôtels, des motels ou des auberges trois étoiles. Ils sont plus enclins à dormir dans un hébergement deux étoiles et moins plutôt que quatre étoiles et plus.

Souvent, les Français sont hébergés par des membres de leur famille ou des amis. Alors que la location de chalets, de maisons ou d’appartements par Airbnb ou HomeAway est encore marginale dans les autres marchés, eux s’y sont convertis.

Si ce sont des adeptes du camping, ils le sont nettement moins pour ce qui est des croisières (voir le graphique 2).

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S’instruire et pratiquer la randonnée

Pour une majorité de Français, visiter la ville, de préférence à pied, est un incontournable durant leur séjour. Comme ils sont attirés par l’histoire et la culture de la destination qu’ils découvrent, les Français sont les plus enthousiastes quant à la fréquentation des musées ou des sites historiques. Ils aiment aussi la bonne chère; 31 % disent avoir dégusté un repas gastronomique durant leur séjour. Si les Ontariens (49 %) et les Américains (43 %) se plaisent à magasiner, les Français préfèrent se rendre dans les parcs naturels et participer à des activités en milieu autochtone.

La randonnée pédestre trône en première place des activités physiques ou de plein air les plus pratiquées, l’été comme l’hiver. Parmi les autres activités récréatives estivales appréciées, la baignade et le vélo de route sortent favoris. En hiver, ils manifestent un intérêt particulier pour la raquette, mais aussi pour le traîneau à chiens et la motoneige (voir le tableau 2).

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Pourquoi pas le Québec?

Lorsque l’on interroge les Français sur ce qui les aurait incités à visiter le Québec lors de leur dernier séjour plutôt que d’aller ailleurs, les Français indiquent les prix plus compétitifs. Ils mettent notamment en cause les tarifs trop élevés de l’hébergement. Près de 12 % disent ne pas connaître cette destination.

Que l’on soit rassuré, la province compte aussi des atouts indéniables. La moitié des Français qui se sont rendus au Québec durant leur dernier séjour ont choisi cette destination plutôt qu’une autre pour la beauté de ses paysages.             

Se renseigner par les organismes de gestion des destinations

En premier lieu, les Français ont utilisé le Web et les médias sociaux pour les aider à choisir leur dernière destination de voyage, tandis que 30 % d’entre eux se sont fiés aux recommandations faites par des parents ou des amis.

Les Français n’hésitent pas à s’adresser directement aux destinations pour éclairer leurs choix. En comparaison avec l’ensemble des marchés hors Québec, ils recourent davantage aux brochures, aux dépliants ou aux guides et aux services d’un office de tourisme ou d’un bureau d’information touristique (voir le graphique 3).

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L’utilisation du mobile en vacances

Voici quelques faits saillants sur leur utilisation d’un appareil mobile :

  • Ils sont plus nombreux à avoir utilisé leur téléphone intelligent (68 %) que ceux de l’ensemble des marchés hors Québec (66 %).
  • En voyage, ils se servent de leur mobile surtout pour effectuer un parcours, suivre un itinéraire GPS (36 %) et pour accéder aux médias sociaux (34 %). Néanmoins, ils consultent moins fréquemment les médias sociaux que les touristes des autres marchés.
  • Ils sont plus enclins à prendre des photos et des vidéos, mais moins à les partager sur un réseau social.
  • Ils utilisent deux fois moins Instagram que les voyageurs des autres marchés et davantage leur appareil mobile pour chercher des renseignements touristiques.
  • Ils consultent plus la plateforme d’avis en ligne TripAdvisor.

 

Pour obtenir plus d’information sur le marché touristique français, consultez le récent profil du marché de la France réalisé par Tourisme Québec.

* Le marché hors Québec inclut l’Ontario (567 répondants), le Nouveau-Brunswick (36 répondants), le Nord-Est des États-Unis (1000 répondants) et la France (612 répondants).

 

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La planification de voyages : quatre marchés comparés

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes des voyageurs des principaux marchés du Québec. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit le comportement de planification de voyages. Des détails additionnels sur cette étude sont présentés à la fin de cette analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier, réalisé au cours des douze derniers mois.

 

Les sources d’inspiration

La recommandation de parents et d’amis ainsi que le Web et les médias sociaux sont les sources d’information les plus inspirantes dans le choix d’une destination (voir le graphique 1). Les Français s’inspirent dans une plus grande proportion des médias traditionnels (brochures, offices de tourisme, magazines et journaux).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Pour les jeunes Québécois de 18 à 34 ans, les recommandations de parents et d’amis s’avèrent encore plus déterminantes dans le choix d’une destination (57 %) que pour l’ensemble des Québécois (50 %). Les voyageurs hors Québec qui ont voyagé en groupe organisé privilégient les brochures, les dépliants et les guides dans une plus forte proportion (38 %).

Les sources d’inspiration varient selon la destination qui a ultimement été choisie. Les recommandations de parents et d’amis s’avèrent moins importantes pour une destination soleil (34 %) que pour l’Europe, les États-Unis, le Québec ou le reste du Canada (toutes autour de 50 % ou plus). L’agent de voyages est privilégié pour choisir une destination du Sud (50 %), mais beaucoup moins pour l’Europe (30 %), les États-Unis (10 %), le Québec (5 %) ou le reste du Canada (3 %).

L’utilisation du Web avant le séjour

Pour environ les deux tiers des voyageurs, le Web est utilisé pour la planification d’un séjour (voir le graphique 2).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

De façon générale, les répertoires d’attraits touristiques sont très populaires auprès des Québécois pour planifier leurs voyages (voir le graphique 3), tout comme les avis d’autres voyageurs. Les Français consultent davantage les fiches d’information ou les articles portant sur la destination, alors que les Ontariens privilégient les cartes localisant les services sur le Web. L’analyse plus poussée des résultats permet d’observer que :

  • les Québécois habitant à l’extérieur des régions métropolitaines utilisent en moins grande proportion le Web pour planifier leur voyage (55 %);
  • pour les longs séjours (7 nuitées ou plus), les Québécois consultent davantage les avis (50 %) ainsi que les photos ou les vidéos publiées par d’autres voyageurs (30 %);
  • les touristes hors Québec ayant un revenu familial supérieur à 100 000 $ consultent en plus grande proportion les avis sur le Web d’experts en voyage (24 %).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Les prochaines informations concernent le principal site Web utilisé lors de la planification du séjour de référence (voir le graphique 4). Alors que les Québécois consultent principalement les sites d’attraits touristiques ou d’activités de la destination, les Français privilégient les sites d’agences de voyages ou de grossistes, ainsi que les moteurs de recherche et les comparateurs de prix. Les Ontariens et les Américains utilisent en plus grande proportion les sites de partage de commentaires sur les voyages.

Pour un voyage au Québec, les sites de destination sont régulièrement consultés par la clientèle hors Québec (22 %). Parmi tous les répondants ayant planifié leur voyage à l’aide d’un site de destination, les fonctionnalités appréciées sont :

  • les offres ou les forfaits complets;
  • un comparateur de produits réservables;
  • la possibilité de réserver des produits autres que l’hébergement;
  • des itinéraires ou des circuits de voyage;
  • des commentaires ou des récits de voyage;
  • une grande variété de vidéos ou de photos.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

La planification une fois à destination

Pour tous les marchés à l’étude et peu importe la destination du séjour, les recherches à destination portent le plus souvent sur la restauration (41 %), suivie de l’hébergement (24 %). Viennent ensuite les attractions, les activités et les forfaits multiactivités.

Le Web ou les médias sociaux sont utilisés pour chercher de l’information une fois rendu à destination par environ le quart des répondants (voir le graphique 5). La proportion est plus forte pour les Ontariens, mais moindre pour les Américains. Les sources traditionnelles (brochures, offices de tourisme, guides touristiques gratuits, etc.) sont davantage utilisées, surtout par le marché français. Pour les Ontariens et les Américains, les recommandations de parents et d’amis demeurent l’une des principales sources d’information à destination. Les Montréalais consultent plus assidûment les cartes géographiques (22 %) que la moyenne québécoise.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Le choix d’un fournisseur touristique

Le prix et la qualité du service ou du produit sont les deux principaux critères de choix d’une entreprise touristique, peu importe la provenance des touristes (voir le graphique 6). Les Français accordent davantage d’importance aux commentaires des autres voyageurs lus sur le Web, ainsi qu’aux lectures sur le sujet dans les magazines, les journaux, les guides ou sur le Web. Ils sont également plus influencés par la qualité du service et du produit. La possibilité d’avoir accès à un rabais est un critère de choix plus important pour les Américains.

Les Américains et les Ontariens accordent plus d’importance à l’appartenance à une chaîne ou à une association reconnue ainsi qu’à la possibilité d’utiliser ou d’accumuler des points ou des dollars grâce à un programme de fidélisation. Soulignons enfin que les grands voyageurs (4 séjours et plus) accordent légèrement plus d’importance aux avis sur le Web d’autres voyageurs (18 % pour les Québécois et 20 % pour les voyageurs hors Québec).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Prochaine étape? La réservation. Connaissez-vous bien les habitudes des Québécois? Consultez cette analyse.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

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Tourisme durable

La réelle volonté de voyager de façon responsable

Y a-t-il un besoin de durabilité en tourisme?

Il va sans dire que l’industrie du voyage et du tourisme doit être plus durable. Entre 2012 et 2030, le nombre des touristes internationaux devrait connaître une augmentation moyenne de 43 millions par année, pour atteindre 1,8 milliard (Organisation mondiale du tourisme, 2014). Cette croissance comporte son lot de répercussions néfastes. En effet, si l’on se penche seulement sur le secteur des croisières, on constate de multiples impacts négatifs. Selon la Lighthouse Foundation (2014), un navire de croisière dans les Caraïbes produit environ 50 tonnes de déchets solides, 800 000 litres d’eaux usées et 130 000 litres d’eaux grises en une semaine.

La demande en matière de durabilité

De nombreuses études effectuées au cours des dernières années par de multiples fournisseurs de voyages ont montré que les voyageurs sont prêts à dépenser plus pour du tourisme durable. Un rapport établi en 2012 par The Travel Foundation et Forum for the Future a permis de constater que 75 % des clients désiraient des vacances responsables. Une autre étude de 2012, menée par TripAdvisor, affirmait que 71 % des sondés feraient des choix écologiques au cours de cette même année. En 2011, une analyse de CondeNast Traveler a conclu que 58 % des choix d’hôtel des voyageurs étaient influencés par le soutien qu’offre l’hôtel à la communauté locale. Selon une étude faite par Kuoni, toujours en 2011, 22 % des répondants plaçaient la durabilité parmi les trois facteurs principaux ayant une incidence sur leur choix de vacances (www.sustainabletourism.net). Bien que les consommateurs disent vouloir davantage d’options de durabilité, choisissent-ils réellement ces options et qui sont ces consommateurs?

Le comportement véritable des voyageurs

Afin de déterminer si les touristes avaient bel et bien payé pour du tourisme durable, l’Université Ryerson (Kwan, Liu et Mak, 2014) a entrepris un sondage pour connaître leurs dépenses. Les résultats de cette enquête ont montré que 73 % d’entre eux comprenaient le sens du tourisme durable et pouvaient nommer des pratiques qui, à leur avis, étaient durables (faire un don à des organismes voués à l’écologie, séjourner dans un hôtel vert, etc.). Un peu plus du tiers (35%) des voyageurs avaient opté pour un hôtel vert au cours des 12 mois précédents; cependant, plus de la moitié des répondants demeuraient incertains, ce qui illustre bien le fait que la marque verte ou durable constitue un élément important dans la prise de décision des consommateurs.

Parmi les touristes aux comportements durables, 39 % achetaient souvent ou toujours des aliments locaux en voyage. Un pourcentage beaucoup moins élevé (10 %) des voyageurs avait acheté des crédits de carbone et 2 % d’entre eux avaient fait un don à un projet de durabilité pendant leurs vacances.

Dans leur ensemble, les résultats de l’enquête ont permis de conclure que 37 % des voyageurs avaient dépensé plus d’argent pour obtenir des options liées au tourisme durable. Quant à savoir combien, seulement 6 % de ces gens disaient avoir payé 10 % ou plus du montant habituel.

Du point de vue démographique, ce sont les répondants les moins âgés qui se sentaient davantage préoccupés. Les 18-24 (22 %) ans et les 25-34 (26 %) ans étaient prêts à payer plus que leurs aînés. En outre, les femmes se souciaient plus de l’environnement que les hommes.

Conclusion

L’étude révèle clairement que le comportement des voyageurs est en train de changer, mais que ce n’est pas chose courante. Elle dit également que le coût des options de tourisme durable ne doit pas dépasser celui des autres alternatives, étant donné le nombre restreint de consommateurs prêts à payer des sommes importantes.

Par ailleurs, malgré le fait qu’ils connaissent l’appellation et le sens du terme tourisme durable, les consommateurs ne savent pas nécessairement repérer les options ou les produits écologiques au moment de leur achat. Les gens sont conscients de la durabilité, mais ils préfèrent les options les plus simples et les plus abordables. Pour inciter les consommateurs à choisir davantage les offres écologiques, l’industrie doit leur présenter ces caractéristiques de façon plus claire.

Enfin, si l’industrie souhaite vraiment protéger ses atouts touristiques, les options de durabilité offertes aux touristes devront devenir la norme plutôt que l’exception.

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Segments de clientèles

Les habitudes de voyage des Américains de 50 ans et plus

Preferred Hotels & Resorts a effectué une enquête en ligne auprès de 592 boomers américains du 26 juin au 3 juillet 2014. Les données présentées dans la prochaine section sont tirées des résultats obtenus lors de ce sondage.

COMPORTEMENT DE VOYAGE

Les boomers ont effectué 4,4 voyages d’une moyenne de 5,4 nuits au cours des 12 derniers mois. Ils – 4 personnes sur 10 – ont dépensé de 1000 $ à 7499 $ en moyenne pour ces vacances annuelles, et plus du tiers (35 %) leur ont alloué 10 000 $ et plus.

La très grande majorité des boomers (88 %) ont voyagé avec leur conjoint; près de la moitié (48 %) l’ont fait avec leurs enfants et 20 % avec leur famille élargie. Le principal but de leur voyage était la visite de parents ou d’amis (52 %), suivi des visites touristiques, des vacances à la plage ou à la ville, des croisières et des visites de parcs thématiques (voir le tableau 1). Ainsi, le mode d’hébergement le plus populaire est l’hôtel ou le motel, suivi de la résidence de parents ou d’amis, du bateau de croisière et du complexe touristique. Dans le cas d’un hébergement hôtelier, l’emplacement (94 %) et la connexion gratuite au réseau sans fil (90 %) étaient les caractéristiques les plus importantes pour les boomers, suivies de loin par les chambres avec cuisine (60 %).

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Destinations visitées à l’international

Près de la moitié des boomers interrogés ont voyagé à l’international au cours de la dernière année, et près des deux tiers (62 %) prendront probablement ou très probablement des vacances à l’étranger au cours des deux prochaines années. L’Europe (19 %) et les Caraïbes (15 %) figurent en tête du palmarès des destinations visitées, alors que seulement 9 % des boomers ont séjourné au Canada au cours des 12 derniers mois, 29 % prévoyant le faire d’ici les 2 prochaines années. Parmi eux, 13 % visiteraient le Québec.

Planification du séjour

Lorsque les touristes planifient leur séjour, les sources d’information qu’ils utilisent pour choisir leur destination sont variées : parents et amis, moteurs de recherche, sites Web des destinations, guides touristiques imprimés, etc. (voir le graphique 2). En ce qui a trait au choix du fournisseur de services, les sources de renseignements consultées sont les moteurs de recherche, les promotions des hôteliers, les agences de voyages en ligne, les parents et amis, etc. (voir le tableau 2).

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Par la suite, les trois quarts d’entre eux ont utilisé Internet, principalement Expedia (51 %), Travelocity (46 %), TripAdvisor (46 %) et Hotels.com (40 %) pour obtenir des informations complémentaires, et 6 personnes sur 10 ont utilisé les services d’un agent de voyages traditionnel au cours des 12 derniers mois; seulement 30 % prévoient le faire au cours des 2 prochaines années.

Pour leurs réservations de voyages, la majorité (71 %) des répondants ont également utilisé Internet, en privilégiant cette fois-ci le site Web du fournisseur (60 %), puisqu’ils pensent y trouver les meilleurs prix. Près de la moitié (45 %) des boomers visitent les sites d’agences de voyages en ligne, et 32 % les comparateurs de prix tels que Kayak.com.

 QUELQUES GRANDES CONSIDÉRATIONS

Amadeus a interrogé des personnes âgées de 50 ans et plus, voyageant fréquemment et vivant en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux États-Unis, ce qui lui a permis de déterminer quatre grandes caractéristiques à prendre en considération pour satisfaire leurs besoins particuliers.

  1. Remettre en question les « idées toutes faites ». Les boomers se sentent jeunes de cœur et souhaitent découvrir de nouvelles cultures ainsi qu’expérimenter différentes activités.
  1. Être ou avoir. Cette génération ne mesure plus sa richesse en fonction des biens matériels qu’elle possède, mais plutôt en fonction de ce qu’elle vit. Elle préfère agir, apprendre, découvrir et profiter pleinement de nouvelles expériences.
  1.  Laisser un héritage. Les 50 ans et plus, mieux nantis que leurs enfants, veulent partager des expériences enrichissantes avec toute la famille en effectuant, entre autres, des voyages multigénérationnels. Ils recherchent des activités altruistes et perçoivent le « volontourisme », alliant bénévolat et tourisme, comme une manière de participer positivement à la vie en société.
  1. La place de la technologie. Dans un monde où la technologie domine, les 50 ans et plus la considèrent comme un moyen d’arriver à leurs fins plutôt que comme une fin en soi. Ils s’appuient sur des sources d’information traditionnelles, des avis d’experts et du contenu généré par les utilisateurs. Ils apprécient les contacts humains et estiment les professionnels du voyage, qui leur fournissent des services personnalisés et leur inspirent confiance. Ils ne sont pas pressés de prendre des décisions d’achat et souhaitent obtenir le meilleur rapport qualité-prix.

 ADAPTER SA STRATÉGIE

En tenant compte des considérations évoquées précédemment, voici quelques pistes offertes par Amadeus pour adapter votre marketing et votre distribution, et ainsi atteindre efficacement les 50 ans et plus.

  • Fournissez un contact humain, des services personnalisés, une assistance et un service de dépannage (numéro de téléphone sans frais, options de clavardage, etc.).
  • Utilisez une approche de type « faites-le vous-même » (Do it yourself) en les engageant dans le processus, et allouez suffisamment de temps de planification.
  • Mettez en évidence les conseils d’autres personnes qui ont fait le même voyage; demandez-leur de partager leurs commentaires en ligne.
  • Proposez des voyages en petits groupes ou subdivisez les grands groupes afin de favoriser les interactions entre les voyageurs et leur permettre de se sentir plus près des locaux.
  • Offrez des recommandations, des conseils et des communications personnalisés pour susciter un sentiment de loyauté et de confiance.
  • Proposez une certaine flexibilité pour leur permettre de voyager à leur propre rythme.
  • Fournissez des options de paiement simples.
  • Effectuez un suivi téléphonique ou organisez une rencontre en personne après le séjour. Cela vous permettra de discuter du voyage et de déterminer les améliorations souhaitables.

Avec le vieillissement de la population mondiale, mieux comprendre le comportement du voyageur de 50 ans et plus, ses goûts et ses habitudes et développer des produits et des services adaptés à ses besoins s’avère donc essentiel.

 

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Tendances Tourisme durable

La tendance en cuisine de rue : l’utilisation d’aliments locaux

Les camions de rue se sont rapidement taillé une place dans l’industrie touristique. On les intègre de plus en plus dans les événements et les grands festivals afin d’attirer des jeunes, d’augmenter les dépenses des participants et de répondre à tous les goûts. D’ailleurs, ils devraient générer des revenus d’environ 2,7 milliards de dollars aux États-Unis d’ici 2017, selon un rapport de Intuit, Food Trucks Motor Into the Mainstream, soit quatre fois plus qu’en 2012, d’après les estimations de la National Restaurant Association.

À Portland, les 500 camions de rue ont complètement changé la scène alimentaire et le paysage urbain tout en encourageant le développement durable, la créativité et l’esprit d’entreprise. À Austin, il existe même des circuits dédiés uniquement à la visite des camions de rue.

Après un projet pilote en 2013, 40 permis furent délivrés en 2014 à Montréal. La cuisine de rue y est en pleine expansion. Pour l’été 2015, la ville augmentera le nombre d’emplacements autorisés de 14 à 42 et les permis de restauration passeront de 30 à 63. Pendant ce temps, la ville de Québec n’a toujours pas pris de décision quant à la légalisation de ces camions et ils ne sillonneront pas les rues de la capitale cet été.

L’utilisation des produits locaux croît dans la restauration. L’article suivant, de la chercheure Rachel Dodds de Ryerson University, démontre une forte tendance de la cuisine de rue à mettre les produits locaux de l’avant. Celle-ci poussera-t-elle l’ensemble de l’industrie plus loin dans cette direction?

La consommation d’aliments locaux comme tendance

Les changements constants dans l’industrie de l’alimentation peuvent être attribués à la diversité des goûts des consommateurs et à leur sensibilisation aux questions d’approvisionnement mondial. Cette préoccupation accrue pour la durabilité, la sécurité et la salubrité alimentaires ainsi que pour la nutrition ont poussé les consommateurs à exiger davantage d’aliments locaux. Au cours des dernières années, un changement notable s’est opéré en matière de demande et de consommation de produits locaux et biologiques. Les aliments considérés «locaux» doivent être consommés à moins de 160 km de l’endroit où ils ont été produits (Hodges, Stevens et Wysocki 2014), tandis que d’autres peuvent parcourir une distance moyenne de 2414 km avant d’atteindre l’assiette des consommateurs (Schnell, 2013).

Parmi les avantages de manger des produits locaux, on compte la fraîcheur, un meilleur goût ainsi qu’une valeur nutritionnelle et vitaminique supérieure. Des analyses ont montré que les consommateurs sont conscients des bienfaits de la nourriture locale et qu’ils sont prêts à payer les sommes nécessaires pour s’en procurer. Les résultats d’une étude récente effectuée en Floride indiquaient que la dépense moyenne par consommateur en aliments locaux se chiffrait à 43 $ par mois dans les restaurants (Hodges et al., 2014).

Les camions de rue utilisent-ils des produits locaux?

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a affirmé récemment que la cuisine de qualité sur le pouce est consommée par presque 2,5 milliards de personnes quotidiennement (Culinary Schools, 2013). La popularité et l’augmentation du nombre de ce type d’exploitation sont une réponse à l’intérêt croissant des clients au cours des dernières années.

Les consommateurs désirent avoir accès à des repas de qualité gastronomique abordables et vite faits. Bien que cette tendance soit à la hausse pour les restaurants, l’est-elle aussi pour la cuisine de rue?

Une analyse portant sur les camions de cuisine de rue de Toronto, au Canada (Corpuz et al, 2014), a permis de constater que les clients préféreraient consommer un produit cultivé en Ontario ou au Canada plutôt qu’un aliment importé d’un autre pays. L’analyse plus approfondie de ce sondage révèle que 52 % des propriétaires de camion disaient incorporer des produits locaux dans leur menu, 31 % d’entre eux utilisaient des produits artisanaux et 11 %, des produits biologiques. Ils s’approvisionnaient localement (63 % le faisaient auprès de marchés de producteurs fermiers) et affirmaient employer ces produits pour favoriser une alimentation plus saine et plus salubre (40 %). Enfin, 46 % les choisissaient en raison de leur qualité supérieure et de leur meilleur goût. Malgré que les propriétaires de camion estiment (83 %) que les coûts sont plus élevés pour aliments locaux ou biologiques, ils étaient prêts à les assumer. Selon l’un des sondés : « C’est une de nos valeurs fondamentales. En tant qu’entreprise, nous croyons qu’il est vraiment très important d’appuyer la cause de l’environnement et de maintenir notre empreinte écologique au plus bas. »

Les données répertoriées indiquent que les produits locaux sont utilisés par les exploitants de cuisine de rue parce que les clients les préfèrent.

Qu’en est-il de l’avenir de l’alimentation?

La clientèle est un aspect clé de la durabilité pour tout modèle d’entreprise. Étant donné la nature des camions de cuisine de rue et leur passion pour l’approvisionnement local, comme en témoigne cette étude, les clients s’associent aux valeurs de ces restaurateurs et établissent des liens avec ceux-ci.

Qui sait, peut-être ce secteur de l’industrie alimentaire permettra-t-il au mouvement pour l’utilisation d’aliments locaux de progresser.

 

Image à la une : Urban Diner

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Segments de clientèles Tendances

Tendances 2015 en tourisme d’affaires et de congrès

Davantage de voyages et des prix plus élevés

les voyages d’affaires au Canada et aux États-Unis devraient augmenter de 3 à 4 % en 2015.

Comme l’économie mondiale se porte de mieux en mieux, les voyages d’affaires devraient suivre la même courbe. C’est ce que rapporte Bob Brindley, d’Advito, une filiale de BCD Travel, firme de consultation en voyages d’affaires. Selon leurs prévisions, les voyages d’affaires au Canada et aux États-Unis devraient augmenter de 3 à 4 % en 2015.

Les gestionnaires de voyages d’affaires et les entreprises devront néanmoins conjuguer avec des hausses de tarifs. En effet, comme l’indique M. Brindley, la consolidation de l’offre du transport aérien en Amérique du Nord et l’augmentation de la demande seront propices à des hausses de prix. Les tarifs de chambres d’hôtel devraient également augmenter.

Une étude de Carlson Wagonlit Travel (CWT) et de la Global Business Travel Association (GBTA) Foundation prévoit également des hausses de prix. L’infographie ci-dessous illustre ces prévisions par continent et selon le type de fournisseur. Les prix des services touristiques en Amérique du Nord devraient ainsi croître de 2,5 à 3,5 %.

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Source : Carlson Wagonlit Travel, voir l’infographie complète

La génération Y : de plus en plus influente

Selon Travel Market Report, plus de la moitié des voyageurs d’affaires seront de la génération Y en 2020. Comparativement à leurs aînés, les baby-boomers et les X, les touristes d’affaires de la génération Y ont des attentes plus élevées en matière de services et de privilèges, font davantage de recherches en ligne avant de réserver et sont plus enclins à dépenser lorsque la note est payée par l’entreprise. Aussi, plus de la moitié des Y affirment être prêts à choisir l’offre d’hébergement de particuliers (par Airbnb, par exemple) pour des voyages d’affaires, soit une proportion beaucoup plus élevée que chez les X et les baby-boomers. Ces jeunes adultes, très branchés, consultent les avis en ligne et font leurs réservations sur leur appareil mobile personnel, même lorsqu’il s’agit de déplacements d’affaires. Bref, ils deviennent leur propre agent de voyage professionnel.

Mais au-delà de leur nombre, les Y exercent une très forte influence sur les entreprises. Les grands hôtels adaptent leur offre en conséquence. Par exemple, le Carlson Rezidor Hotel Group lancera en 2015 les établissements Radisson Red, dont l’application mobile permettra l’enregistrement en ligne, la commande de nourriture et le clavardage avec un concierge. Marriott ouvrait récemment Moxy Hotels, un concept stylisé abordable qui combine chambres compactes et grands espaces communs pour le travail et le divertissement.

Congrès et réunions : techno, bien-être et espresso!

L’utilisation d’applications mobiles lors de congrès poursuivra sa progression. Ce sera le cas de celles qui mettent en contact les participants, qui permettent aux conférenciers ou aux organisateurs de sonder l’assistance et qui servent à diffuser les mises à jour sur l’événement. Selon un sondage d’IMEX, 60 à 63 % des organisateurs ont utilisé une application mobile pour au moins un événement au cours des 2 dernières années; cette proportion grimpe à 92 % parmi les gestionnaires d’événements corporatifs.

Déjà bien engagée en 2014, la tendance au bien-être prend du galon en 2015. Les voyageurs soucieux de poursuivre leurs bonnes habitudes durant leurs déplacements d’affaires se réjouissent lorsque les organisateurs de conférences s’y attardent. Des collations santé et riches en protéines, des massages revigorants, de courtes séances de yoga, un petit coup de pédalier entre deux réunions; les options sont nombreuses. Le bon café est également une attention très appréciée. Certains événements font appel à un barista afin d’offrir une pause café personnalisée et de qualité.

Créativité dans le design de conférence

Les conférences deviennent plus dynamiques grâce à la ludification. L’intégration d’une composante de jeu, comme la résolution d’une énigme ou l’analyse d’une étude de cas en équipe, permet aux participants de s’impliquer dans la conférence, de faire connaissance et d’échanger.

Les lieux investis par les conférences en 2015 pourraient également surprendre. Les organisateurs cherchent à capter l’attention des participants et rivalisent de créativité pour y arriver. L’endroit, mais aussi le format, la durée, le thème et le rythme; tous les aspects peuvent être réinventés. Par ailleurs, la sédentarité du travail de bureau incite des entreprises à organiser des marches pour leurs réunions d’affaires. Ces randonnées stimulantes permettent de prendre l’air, de se dégourdir tout en faisant avancer certains dossiers.

Penser « médias sociaux »

Le téléphone intelligent n’est jamais bien loin, particulièrement en conférence, pour consulter les courriels et les médias sociaux. Les événements ont tout intérêt à profiter de l’occasion et à créer des moments propices au partage de photos. Si elle en vaut la peine, la nourriture sera mise en vedette, tout comme les spectacles de divertissement, le décor ou des cocktails hauts en couleur. La vidéo ci-dessous, publiée par le magazine Meetings & Conventions, démontre bien comment un événement peut être organisé en optimisant les possibilités de partage sur les médias sociaux.

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Source : Meetings & Conventions

Vers une industrie plus saine

Comme l’indique Issa Jouaneh d’American Express Meetings and Events, les difficultés économiques des dernières années ont entraîné un resserrement des règles d’approbation, un examen rigoureux des dépenses ainsi qu’un plus grand contrôle des résultats. Selon lui, il s’agit de réflexes qui feront du tourisme d’affaires et de congrès une industrie en santé. L’année 2014 fut celle du rétablissement pour ce secteur d’activité dans la plupart des régions du monde, et cette expansion devrait se poursuivre en 2015.

 

Image à la une : © Istockphoto

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Gestion

Tirer profit des commentaires des visiteurs

 

Plusieurs hôteliers, propriétaires d’attractions et restaurateurs sont frileux à l’idée d’obtenir de mauvais commentaires sur des sites comme TripAdvisor et Yelp ou sur d’autres plateformes sociales. Bien que certaines critiques ne soient pas constructives, d’autres, par contre, constituent des informations de grande valeur.

 

 

Miser sur l’expérience client

Le consommateur est de plus en plus exigent, et pas forcément fidèle. Pour se distinguer, plusieurs entreprises ont compris l’importance d’axer leur stratégie selon une approche qui positionne le client au centre de toutes les actions. Il devient alors la préoccupation non seulement des gestionnaires, mais aussi et surtout de chaque employé. La constance de tout le personnel est essentielle au succès d’une telle démarche. Dans ce contexte, les avis laissés par les clients s’avèrent fort utiles pour déceler le maillon qui a fait défaut et ajuster le tir.

En Italie, le parc d’attractions Gardaland utilise principalement TripAdvisor pour améliorer l’expérience de ses clients. Pour tirer profit des commentaires laissés par ces derniers, l’équipe responsable des médias sociaux fait suivre les messages reçus, sous forme de rapport, à tous les services du parc. Ces rapports font état des aspects positifs de même que des problèmes les plus fréquemment soulevés. Les préoccupations de la clientèle sont ainsi utilisées pour établir les futures mesures opérationnelles à mettre en place.

Les responsables du parc Gardaland soulignent l’importance de bâtir une relation avec les clients et de prendre le temps de répondre aux avis, qu’ils soient positifs ou négatifs. L’expérience ne se termine pas lorsque le visiteur quitte les lieux; elle se poursuit lorsqu’il la partage en ligne avec d’autres, sur des sites Web qui vous permettent de prolonger l’interaction.

Personnaliser le service

Depuis quelques années, la personnalisation est une tendance inéluctable pour les entreprises de service. Plus que jamais, le consommateur souhaite vivre des expériences uniques, qui comblent ses besoins et correspondent à ses centres d’intérêt. En s’affirmant ouvertement sur les médias sociaux, il offre la chance aux entreprises de mieux le comprendre, de le cibler et de le combler par des offres qui l’interpellent. Avec l’aide d’outils technologiques appropriés, offrir un service personnalisé est maintenant une réelle option.

La chaîne européenne Lindner Hotels & Resorts, propriétaire de 34 hôtels situés dans 7 pays européens, combine ses systèmes de gestion de la réputation en ligne (online reputation management) et de gestion de la relation client (customer relationship management) pour créer des profils détaillés de ses visiteurs. Comme une bonne partie de la clientèle est récurrente, les profils permettent d’offrir un service plus personnalisé en utilisant les commentaires pour mieux comprendre les besoins de chacun et améliorer leur expérience. Lorsqu’un client régulier s’enregistre, l’hôtelier est déjà au courant des inconvénients survenus dans le passé ainsi que de ses préférences. Le personnel peut donc faire un suivi des séjours précédents et personnaliser son approche pour satisfaire les attentes de ce client.

Améliorer les installations

Les voyageurs d’aujourd’hui sont beaucoup plus à l’affût des dernières tendances en matière d’hébergement. Informés et expérimentés, ils veulent davantage de service, de l’équipement de qualité et des installations actualisées. Tous ces facteurs influenceront leur choix d’établissement. Les attributs des hôtels, des gîtes et des chambres font souvent l’objet de critiques. Lorsque les mêmes irritants sont pointés du doigt par de nombreux clients, le moment est peut-être venu de remédier à la situation!

Les gestionnaires d’Omni Hotels & Resorts consultent attentivement les avis laissés par leurs clients lorsqu’ils planifient des rénovations. Ainsi, ils s’informent de tout ce qui importune leurs visiteurs et prennent des mesures pour répondre à leurs besoins et à leurs attentes. C’est de cette façon qu’ils ont pu savoir qu’ils devaient ajouter plus de prises électriques dans les chambres, augmenter la pression de l’eau dans les douches, offrir une connexion à Internet sans fil plus performante et disposer de lits plus confortables.

Offrir de nouveaux services

Rendre un client heureux représente tout un défi, car l’expérience qu’il vit ne dépend pas uniquement du produit ou du service. En effet, d’autres facteurs contribuent au succès ou à l’échec de l’expérience: son état d’esprit, sa santé, son budget, les personnes qui l’accompagnent, et même la météo.

Les propriétaires de l’auberge Old Manse d’Oban, en Écosse, se sont rendu compte que la plupart des commentaires négatifs qu’ils recevaient étaient généralement à propos de la température. Ne pouvant rien faire à propos de celle-ci, ils ont réfléchi à des façons de mieux accompagner leurs clients les jours de mauvais temps.

Pour faciliter la planification des vacances de leurs visiteurs, ils affichent maintenant les prévisions météorologiques des cinq prochaines journées. De plus, des parapluies et des brochures d’activités et d’attraits à favoriser en cas de pluie sont mis à la disposition de la clientèle.

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Source: Oban Guest House

Gérer sa réputation en ligne est aujourd’hui une activité indispensable. Elle permet de prendre connaissance des rétroactions des clients, mais surtout d’ajuster le tir pour que l’expérience des suivants soit (encore plus) mémorable.

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Marketing Tendances

La tarification plus flexible que jamais

Le consommateur a toujours été concerné par le prix qu’il doit payer pour obtenir ce qu’il désire. Sa perception des tarifs est complexe, car elle peut changer selon l’heure de la journée, l’endroit où il se trouve, son attitude, son humeur, etc. L’usage des technologies et l’avènement de nouveaux modèles d’affaires ont également modifié le rapport à la dépense des gens toujours plus branchés. Ayant plus que jamais accès à l’information, le consommateur d’aujourd’hui compare les prix de plusieurs sources instantanément, a accès à des promotions sur des sites d’achats groupés et voit apparaître des offres géolocalisées sur son appareil mobile, en temps réel. En plus de ces nouveaux processus d’achat, plusieurs entreprises usent de créativité pour revoir la façon de tarifer leur produit ou leur service.

TrendWatching, une firme qui décèle et observe les grandes tendances de consommation à travers le monde, a décortiqué celle concernant la tarification. Voici quelques comportements que l’on observe, ici et ailleurs, ainsi que des exemples de stratégies mises en place par des entreprises touristiques de différents secteurs.

Les rabais dynamiques (Dynamic deals)

Les promotions offertes par les entreprises fluctuent régulièrement, sont de plus en plus ciblées et s’avèrent parfois liées à un événement spécifique. Il faut donc comprendre ce qui motive les consommateurs à acheter des produits ou services et utiliser cette connaissance pour stimuler l’achat lors d’une période creuse.

En 2013, le gouvernement espagnol a augmenté les taxes sur les billets de théâtre, passant de 8% à 21%, un bouleversement qui a fait perdre une part importante de la clientèle à l’industrie. À la suite de cette augmentation, la compagnie de théâtre humoristique indépendante Teatre Neu a décidé d’utiliser l’humour pour faire face à la situation en instaurant le système de tarification Pay Per Laugh.

Aucun tarif n’est exigé à l’entrée, mais on demande 0,30 euro pour chaque rire exprimé au cours de la représentation. Pour comptabiliser le nombre de rires, l’entreprise a fait installer un système de reconnaissance facial sur chaque siège qui détecte les sourires des spectateurs. Un maximum de 80 rires peut être facturé, soit l’équivalent de 24 euros. Pour la compagnie de théâtre, le prix du billet a connu une augmentation de 6 euros comparativement au prix courant.

L’originalité du concept lui a valu une couverture médiatique importante, une publicité qui a fait croître de 35% le nombre de spectateurs. Chaque comédie produite avec le système de tarification Pay Per Laugh a rapporté 2800 euros de plus en billets vendus qu’auparavant. Aujourd’hui, d’autres compagnies de théâtre espagnoles ont copié le modèle de tarification de Teatre Neu.

 

Vidéo: Vimeo

Remettre sur le marché (Recommerce)

Certains individus se définissent comme étant épargnants, écoresponsables et soucieux de leur consommation. Par principe ou pour se déculpabiliser d’acheter de nouveaux produits, ils offrent une seconde vie aux biens qu’ils n’utilisent plus en les revendant, en les échangeant ou en les donnant.

La compagnie aérienne Transavia a tiré profit de cette tendance pour mettre de l’avant la campagne «Bye-bye». L’idée est d’inciter les consommateurs à vendre des objets qu’ils n’utilisent plus afin de s’acheter un billet d’avion et de partir en voyage. En collaboration avec eBay, un «convertisseur objets-vol» a été créé et suggère aux internautes de vendre une variété d’objets pour obtenir un billet à un prix équivalent.

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Source: La Réclame

L’amour des gratuités (Free love)

Les consommateurs s’habituent et prennent goût à la gratuité. Les entreprises doivent alors être prêtes à donner pour démontrer leur générosité, tout en veillant à ne pas déprécier la valeur de leur produit ou service.

En décembre 2013, l’auteur américain Alexander Chee a affirmé lors d’une entrevue que l’endroit où il préfère écrire est à bord d’un train. Il a enchéri son propos en disant qu’il aimerait qu’Amtrak accueille des écrivains en résidence. À ce moment, le mot-clic #Amtrak Residency a été créé et sa popularité a capté l’attention de la compagnie Amtrak.

Le projet a rapidement pris forme. En mars 2014, lorsque l’annonce officielle a été faite, le mot-clic a été cité plus de 30 000 fois sur Twitter. En septembre 2014, la première cohorte de 24 écrivains, sélectionnée parmi plus de 16 000 candidatures, s’est lancée dans cette aventure. Au cours de l’année 2014-2015, les 24 résidents sillonneront les États-Unis à bord d’un train sur un itinéraire prédéterminé, durant deux à cinq jours, afin de réaliser leur projet d’écriture personnel. La société Amtrak ne demande rien en retour à ses acolytes. Toutefois, grâce à l’originalité de la campagne, elle profite d’une couverture médiatique à travers tout le pays ainsi que dans les médias numériques et imprimés.

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Source: Amtrak

L’épargnant rusé (Dealer-chic)

Le consommateur qui chasse les meilleures aubaines et qui obtient des récompenses exclusives n’est plus perçu comme étant avare, mais plutôt futé. Chaque dollar épargné se traduit par une occasion de dépenser de nouveau. Les technologies sont utilisées pour dénicher de bonnes offres, mais également pour les partager avec d’autres personnes sur les médias sociaux.

 La jeune entreprise (start-up) Hotelied est une plateforme Web qui permet aux voyageurs d’obtenir un rabais sur une chambre d’hôtel en fonction de leur popularité sur les médias sociaux. Pour acquérir une réduction, l’internaute doit fournir des informations sur ses comptes Facebook, Twitter, Google+, LinkeIn et Instagram. Ainsi, une offre lui sera faite selon son niveau de réputation.

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Source: TrendWatching

D’autres stratégies de tarification peuvent être utilisées. Par exemple, en s’inspirant de la tendance «Récompense inc. (Rewardinc.)», de nombreuses compagnies cherchent à gagner l’attention des consommateurs pour interagir et entrer en relation avec eux sur les médias sociaux. Pour gagner le cœur du public, certaines utiliseront des récompenses pour se rendre plus attrayantes.

Peu importe la stratégie employée, les entreprises doivent tout de même faire attention de ne pas irriter leur clientèle habituelle. Quelle approche pourriez-vous utiliser pour démontrer à cette précieuse clientèle fidèle à quel point vous la considérez?

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Gestion

La photographie encadrée dans les lieux culturels

Le ministère de la Culture et de la Communication (MCC) français vient de publier une charte des bonnes pratiques photographiques dans les musées et les monuments nationaux intitulée Tous photographes!. Issu d’une consultation entre le Ministère, les musées, les centres patrimoniaux et les différents acteurs de la culture, le document ne cherche pas à interdire la prise de photos dans les lieux culturels, mais plutôt à circonscrire les usages afin de respecter tous les visiteurs, le personnel, ainsi que la propriété intellectuelle et la sécurité des œuvres d’art. En plus de limiter les conflits entre usagers, l’initiative s’inscrit dans le virage numérique du MCC en favorisant les bonnes prises de vue et le partage des photographies sur les réseaux sociaux.

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Source: Ministère de la Culture et de la Communication

 

Image à la une: © BY SA NC Palagret

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Marketing Tendances

Il n’y a pas de mal à s’amuser

Les entreprises qui emploient l’amusement dans leur stratégie de marketing cherchent à égayer le public en faisant de l’acte de consommation un acte de divertissement. Ainsi, elles captent l’attention du public et stimulent ses émotions pour mieux connecter avec lui. Le jeu peut prendre toutes sortes de formes: participative, collaborative ou compétitive, et être agrémenté d’une touche d’humour ou de surprise, ou encore d’éléments loufoques.

TrendWatching, une firme qui étudie les grandes tendances de consommation à travers le monde, présente les joueurs-consommateurs (playsumers). Voici deux déclinaisons de cette tendance ainsi que des exemples d’initiatives expérimentées par des entreprises à travers le monde.

Jouer

Les compagnies qui utilisent une stratégie de jeu se distinguent de la masse en transformant la routine, parfois monotone, des consommateurs. Lorsqu’ils s’amusent, ces derniers deviennent soudainement attentifs, engagés et ouverts à tisser des liens.

L’aéroport de Schiphol, à Amsterdam, a lancé en avril 2014 une campagne pour promouvoir les destinations qu’elle dessert. Le jeu consistait à associer des photos, générées par Instagram, à une destination. Le participant devait observer à l’écran une douzaine d’illustrations, puis positionner sur le globe la ville qu’elles représentaient. Le but était d’obtenir le plus de bonnes réponses possibles en quatre minutes. Les 50 personnes qui obtenaient le meilleur résultat étaient admissibles à un tirage afin de gagner une paire de billets d’avion pour la destination de leur choix.

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Source: Schiphol Destination Unknown

Pour célébrer ses 10 ans à Toulouse ainsi que le passage de son 10 millionième voyageur au départ de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, la compagnie aérienne EasyJet a organisé un événement ludique: le jeu «Qui est-ce?» grandeur nature.

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Source: Enigme a Bord

Pour gagner des billets d’avion, les voyageurs au départ de Toulouse devaient démasquer, à l’aide de questions, le 10 millionième passager caché parmi 24 figurants: Est-ce une femme? Porte-t-il un chapeau? Etc.

 

Source: Youtube

Relever un défi

Le jeu peut aussi prendre la forme d’une épreuve. Lorsqu’un individu choisit de fournir un effort (qu’il soit physique, mental ou financier) pour relever un défi lancé par une marque, il est plus susceptible de s’engager auprès de celle-ci et de parler d’elle qu’une autre personne. Et les médias sociaux sont d’excellentes plateformes pour annoncer fièrement l’accomplissement réalisé. Un exemple incontournable est la fameuse campagne des sociétés de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) avec le défi du seau d’eau glacé (Ice Bucket Challenge).

Le niveau de difficulté d’une épreuve peut décourager plusieurs personnes de participer, mais son originalité peut faire en sorte qu’elle attire quand même l’attention du public. Ce fut le cas du défi invraisemblable lancé aux Suédois en octobre 2013 par la compagnie aérienne allemande Lufthansa: changer légalement leur nom pour le nom allemand Klaus-Heidi. L’enjeu était une «nouvelle vie» et un déménagement à Berlin toutes dépenses payées. La nature absurde de ce défi a bien sûr attiré l’attention des médias et du public. Au total, 42 participants se sont prêtés au jeu, un nombre fort impressionnant considérant les conséquences de ce «jeu».

La campagne marketing de Lufthansa visait à contrer la guerre des prix existant entre cinq compagnies aériennes qui desservent le trajet Stockholm-Berlin. L’entreprise voulait amener ses futurs passagers à rêver d’aller à Berlin plutôt que simplement magasiner le meilleur tarif pour s’y rendre. Un message bien compris, du moins par les 42 concurrents qui ont explicitement manifesté une profonde envie de changer de vie.

 

Vidéo: Youtube

D’autres défis semblent être davantage à la portée de tous. Par exemple, en novembre 2013, le comité olympique russe a fait installer dans le métro de Moscou une machine qui permettait à une personne désirant acheter un titre de transport de payer non pas en argent, mais en squats. Pour obtenir un billet, un individu devait faire 30 squats en 2 minutes devant une machine dans laquelle se trouvait une caméra. Le but du comité olympique était de promouvoir l’activité physique ainsi que les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi de 2014.

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Source: TrendWatching

Plusieurs entreprises utilisent une stratégie de jeu pour fidéliser leur clientèle. Accumuler des points, franchir des étapes et éventuellement recevoir des privilèges sont autant de facteurs qui incitent un consommateur à être loyal. Certaines réussissent ainsi à créer une communauté autour de leur marque, avec laquelle elles peuvent collaborer, interagir et, évidemment, avoir du plaisir.

L’utilisation du jeu peut également contribuer à la rétention du personnel ou même au recrutement de nouveaux talents (lire aussi: Un jeu sur Facebook pour attirer de nouveaux employés). Les activités de consolidation d’équipe (team building) font aussi appel à cet outil, qui est également populaire dans les congrès et les autres événements corporatifs.

Il y a peu de limites quant à l’application d’une dynamique de jeu. En usant de créativité, en scrutant les besoins de votre clientèle ou en regardant ce qui se fait dans l’industrie, peut-être aurez-vous la prochaine bonne idée?