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Faits et chiffres Produits et activités

Qu’est-ce qui influence les habitudes de loisir?

Pour mieux apprendre à connaître notre clientèle, il est parfois utile de l’analyser sous de nouveaux angles. Nous avons cette fois-ci isolé deux variables particulières, l’occupation professionnelle et la taille de la communauté de résidence afin d’évaluer quelle incidence elles pouvaient exercer sur certains éléments relatifs aux loisirs et aux voyages des Canadiens.

Les Canadiens sous la loupe

Selon les données obtenues par le Print Measurement Bureau (PMB) 2006, les opportunités et les traditions familiales diffèrent radicalement selon que l’on habite dans une agglomération de moindre taille (moins de 100 000 âmes), dans une ville d’envergure (plus de 1 million d’habitants) ou dans une municipalité canadienne de catégorie intermédiaire dont la taille oscille de 100 000 à 1 million d’individus. La population canadienne se répartit de façon à peu près égale entre les trois segments.

Plus tôt dans l’année, le Réseau de veille en tourisme avait fait la lumière sur les façons dont les Québécois passaient leur temps libre, à savoir notamment quelles activités bénéficiaient de la plus forte intensité de pratique. (Lire aussi: Comment les Québécois utilisent-ils leur temps libre?) Cette fois, nous laissons de côté les volumes de participation en utilisant essentiellement des indices de propension à la réalisation d’une activité, d’un voyage ou autre. Ces indices fonctionnent sur la base où un résultat de 100 équivaut à la moyenne canadienne. Par exemple, si un segment de population obtient un indice de 150 pour la pratique du curling, cela signifie que ce groupe d’individus s’avère 50% plus susceptible d’être adepte de cette activité que la moyenne canadienne.

Participation aux activités de loisir

Le premier cas étudié concerne la propension des Canadiens à participer à certaines activités, selon la taille de leur communauté (graphique 1). Par exemple, celles de moins de 100 000 habitants s’adonnent beaucoup plus régulièrement aux activités en lien direct avec la grande nature telles que la chasse, la pêche, la motoneige et le bateau à moteur, alors que celles des villes intermédiaires ont une plus forte propension à pratiquer le golf, le ski de randonnée et la voile. Quand aux résidants des métropoles, on remarque qu’ils se tournent davantage vers le ski alpin et le vélo. Fait intéressant, ces derniers s’avèrent nombreux à s’évader de la ville pour s’adonner à la voile.

Nous avons aussi analysé les types d’activités correspondant à divers profils d’emploi. Fait important à noter, plus du tiers (36%) des Canadiens n’appartiennent à aucune catégorie d’emploi puiqu’ils sont retraités ou sans emploi notamment. Les différentes occupations professionnelles ainsi que la proportion de la population canadienne correpondant à chacune d’entre elles sont les suivantes:

  • professionnels (6%),
  • cadres supérieurs, propriétaires (3%),
  • cadres intermédiaires (13%),
  • cols blancs, techniciens, enseignants (9%),
  • commis, secrétaires (8%),
  • métiers spécialisés (25%),
  • autres (36%).

Évidemment, il existe une forte corrélation entre le niveau salarial, donc la catégorie de profession et le type d’activités pratiquées. Mais, au-delà de ce constat, on obtient d’autres renseignements intéressants, sans compter que des emplois appartenant par exemple à la catégorie des métiers spécialisés s’avèrent souvent aussi rémunérateurs que des professions de type cadre intermédiaire.

Certaines activités plaisent de façon à peu près égale à tous les Canadiens, peu importe leur corps de métiers. C’est le cas notamment de la pratique du camping et du vélo (graphique 2). Les professionnels enregistrent un intérêt marqué pour la voile, le ski de randonnée et le ski alpin, alors que les cadres supérieurs et les propriétaires favorisent davantage le golf, le bateau à moteur et la motoneige. On remarque que les gens oeuvrant dans le domaine des métiers spécialisés ont un profil nettement différent, leurs activités de prédilection étant la chasse, la pêche, la motoneige et la planche à neige.

Destinations de vacances

Nous avons mis en lumière les taux d’incidence des choix de vacances des Canadiens en regard de la taille de leur communauté (graphique 3). Malheureusement dans ce cas-ci, la variable de la proximité géographique vient un peu mêler les cartes puisqu’il est difficile de savoir, par exemple, si le comportement des gens d’une ville québécoise de moindre taille voyageant au Québec est le même que celui des habitants d’une autre ville canadienne d’envergure similaire qui choisit le Québec comme lieu de vacances. Au-delà de cette mise en garde, voici quelques constats intéressants :

  • Les voyages des Canadiens au Canada sont répartis de manière assez égale entre les diverses communautés.
  • Les Canadiens habitant dans les grands centres ont une plus forte propension à voyager au Québec.
  • Les voyages internationaux sont surtout l’apanage des résidants des grandes villes, particulièrement dans le cas des séjours en France.
  • Ce sont les Canadiens des villes intermédiaires qui sont les plus susceptibles de se rendre au Mexique.
  • Les Canadiens des petites communautés ont une moins forte propension que les autres à voyager en général dans ces destinations.

En ce qui concerne le jumelage des destinations avec le profil d’emploi (graphique 4), voici quelques constats:

  • Ce sont les professionnels qui affichent la plus forte propension à voyager pour toutes les destinations étudiées, sauf dans le cas des destinations «soleil», soit le Mexique et la Floride.
  • Le groupe des cols blancs, des techniciens et des enseignants est friand des vacances en France, au Mexique et au Royaume-Uni/Irlande, de même qu’en Floride et au Québec.
  • Les cadres supérieurs et les propriétaires sont ceux qui optent le plus souvent pour des vacances vers le Sud.
  • Les Canadiens oeuvrant dans des métiers spécialisés voyagent nettement moins que les autres travailleurs.

Sélection du mode d’hébergement

La taille de la communauté des résidants canadiens semble également exercer une influence sur le choix du type d’hébergement durant leurs vacances au Canada (graphique 5). On remarque notamment des taux d’incidence élevés chez les habitants des grandes villes à opter pour les gîtes du passant et les centres de villégiature. Les Canadiens des municipalités de taille moyenne affichent une plus grande propension à privilégier des vacances au chalet (commercial ou privé) et chez des parents et amis. Quant aux voyageurs des petites agglomérations, ils optent davantage pour les terrains de camping et les motels.

Par ailleurs, lorsqu’on met en parallèle l’hébergement privilégié avec les occupations professionnelles des Canadiens, un élément ressort clairement du lot (graphique 6): les travailleurs professionnels s’avèrent particulièrement friands des gîtes du passant. De leur côté, les cadres supérieurs et les propriétaires, de même que les cadres intermédiaires, affichent une propension plus élevée à choisir les centres de villégiature.

Activités pratiquées lors des vacances

Sur le plan des activités pratiquées au cours de vacances au Canada selon la taille de la communauté d’origine des Canadiens, on peut dégager d’intéressantes observations (graphique 7). Les résidants de municipalités de moindre taille affichent une forte propension à pratiquer la chasse et la pêche, de même qu’à assister à des conférences. Ce dernier constat s’explique par le fait que les réunions se déroulent habituellement dans les plus grands centres, d’où la nécessité, pour les gens habitant de petites communautés, de se déplacer.

On remarque également la tendance très urbaine du ski alpin/planche à neige, alors que ce sont les Canadiens des métropoles qui s’y adonnent davantage. Par ailleurs, le golf semble très populaire du côté des villes intermédiaires, possiblement en raison de l’accès à un grand nombre de parcours à proximité.

En terminant, on constate que les cadres supérieurs/propriétaires assistent régulièrement à des conférences et jouent souvent au golf lors d’un voyage au Canada (graphique 8). Ils affichent aussi une forte propension à pratiquer le ski alpin/planche à neige. Les professionnels, quant à eux, présentent des taux d’incidence nettement supérieurs à la moyenne canadienne pour à peu près toutes les catégories. On remarque aussi une certaine affinité entre les Canadiens qui occupent des postes de commis/secrétaires et les activités liées aux parcs thématiques/zoos et aux événements sportifs.

Source:
– Print Measurement Bureau 2006.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La mode attire-t-elle le touriste?

La ville de Bruxelles a décidé cette année de jouer la carte de la mode afin de séduire les touristes. En consacrant 2006 «Année de la mode et du design», elle fait d’une pierre deux coups: elle dynamise le tourisme urbain et donne un bon coup de pouce à un secteur industriel en difficulté. Des idées à copier?

Cette année, la ville de Bruxelles (Belgique) a décidé de jouer la carte de la mode dans le but de séduire les touristes. Après le chocolat, la bière, les frites et les moules, sans oublier la dentelle, l’Office du tourisme et les autorités bruxelloises misent aujourd’hui sur les couturiers belges pour faire la promotion du modernisme et de la créativité de la région.

En effet, la ville a proclamé 2006 «Année de la mode et du design», architecture de la forme et de la matière. Le programme des événements a été concocté en collaboration avec Modo Bruxellae, association qui se voue corps et âme à la promotion de la mode bruxelloise, et le Bureau des Grands Événements, nouveau département du Bruxelles International – Tourisme & Congrès (BITC).

Bruxellois et touristes sont invités à venir découvrir les designers, par le biais:

  • d’expositions et de nombreux défilés;
  • d’une «Nuit de la mode», 90 minutes de défilés en continu;
  • de circuits et de fins de semaine thématiques, organisés en partenariat avec des restaurants, qui en profitent pour proposer des menus «design»;
  • d’un circuit de «vélotour urbain», pour découvrir le quartier de la mode à bicyclette;
  • d’un bureau d’information, installé temporairement sur la Grand-Place: la «Maison de la Mode» servira à la fois de bureau d’information, d’espace de rencontres et de conférences et accueillera diverses animations.

Ils sont bien sûr également invités à faire les boutiques!

La démarche est prometteuse. Et s’il est difficile de chiffrer les retombées touristiques, on peut d’ores et déjà en souligner les bienfaits sur le plan de l’architecture des quartiers. En effet, le regroupement des couturiers a déjà largement contribué à la revitalisation urbaine d’un quartier qui, jadis, était presque à l’abandon.

Le «quartier de la mode» est maintenant l’un des principaux points de chute des boutiques et des ateliers de couture. Les couturiers ont pu profiter de prix très avantageux afin de racheter les commerces à bon prix.

Statut de la mode à Bruxelles

En 2004, Bruxelles comptait un peu plus de 1600 établissements dans le secteur du textile, de l’habillement et du commerce de vêtements (commerces de gros et de détail). Cette industrie est principalement soutenue par les pouvoirs publics, via Modo Bruxellae, ainsi que par des subsides annuels de quelque 120 000 euros octroyés par le ministre de l’Économie du gouvernement bruxellois.

Une dotation complémentaire est fournie par Bruxelles Export pour permettre la participation à certaines missions à l’étranger (via notamment la Boutique Modo, présente dans les foires et les salons internationaux). Il existe également diverses aides ponctuelles et non structurelles accordées conformément à la politique d’image de Bruxelles.

À la suite de l’engouement des dernières années, les secteurs de la mode et du design de Bruxelles se traduisent par un développement économique intéressant pour la région. On y compte environ un millier d’emplois.

La ville a volontairement choisi de miser sur la création d’un lieu unique (géographique, économique et institutionnel) afin de regrouper les acteurs du réseau bruxellois. Celui-ci se veut, à la fois, le lieu de travail et d’accueil pour les visiteurs, les acheteurs et les professionnels du secteur. Ainsi, ils favorisent la présentation de prix préférentiels, augmentent la visibilité des jeunes créateurs et aident les jeunes entreprises à percer dans ce créneau très concurrentiel.

Une idée transportable?

Bruxelles n’est pas la seule ville qui a compris l’importance de la mode dans l’économie en général et dans l’industrie du tourisme en particulier. D’autres villes misent sur cette industrie, comme Florence et Milan, Barcelone, New York, Tokyo… et bien sûr Paris (où, par exemple, environ 6000 touristes entrent chaque jour chez Louis Vuitton)!

Deuxième ville francophone après Paris, avec ses 3,4 millions d’habitants, Montréal est connue et reconnue comme la capitale de la mode au Canada (elle regroupe à elle seule près de 60% des entreprises canadiennes du secteur) et l’une des plus importantes plaques tournantes de l’industrie de la fourrure au monde.

Mais la concurrence est rude et la bataille faire rage. Aujourd’hui, à l’heure où les Chinois tentent d’envahir le marché avec des produits bas de gamme en grande quantité et où Toronto joue des coudes en développant le haut de gamme pour déloger Montréal, la mode québécoise doit prendre un tournant décisif.

Déjà, de nombreuses activités sont organisées pour dynamiser ce secteur industriel, entre autres:

  • la Semaine de la mode, créée en septembre 2001 par Liaison Mode Montréal, regroupement d’associations sectorielles voué à la promotion de l’industrie de la mode et du vêtement de Montréal;
  • le Festival mode et design de Montréal, organisé par Sensation Mode, qui a pour mission de créer des évènements et des promotions «sur mesure» et qui met en vedette une quarantaine de défilés;
  • la Braderie de mode québécoise, braderie de mode griffée (35 à 40 designers) attirant plus de 8000 personnes, deux fois l’an durant quatre jours.

Alors, quand on sait que «faire les boutiques» est l’activité préférée des touristes lorsqu’ils voyagent (lire aussi: Magasiner, l’activité numéro 1 du touriste!) et que le luxe est un produit de niche en émergence (lire aussi: Le haut de gamme n’est plus un luxe, c’est une réalité!), ne serait-il pas judicieux de mettre l’accent sur ce pôle économique?

Sources:

– Breton, Brigitte. «À la mode de Bruxelles», Le Soleil, 20 avril 2006.
– Delanglade, Sabine. «Le luxe a un avenir fabuleux », L’Express, 13 avril 2006.
– Gouvernement du Québec (communiqué de presse). «Le gouvernement du Québec accorde 100 000 $ à la 10e Semaine de mode de Montréal», 20 mars 2006.
– Radio-Canada (SRC Télévision – Le Téléjournal/Le Point). «Industrie de la mode: Toronto parade aux côtés des géants européens de la haute couture pour déloger Montréal», 21 mars 2006.
– Radio-Canada (SRC Télévision – Le Téléjournal/Le Point). «Les jeans Parasucco déménagent: la mode est-elle toujours « in » à Montréal?», 25 août 2005.

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Segments de clientèles Technologies

müvmédia 2006: découvrir le Québec à la manière des jeunes

Qui ne se souvient pas des magnifiques moments de télévision transmis par les jeunes explorateurs de «La Course destination monde»? C’est un peu cette magie que Tourisme Jeunesse, Voyages Campus et müv, le magazine québécois spécialisé dans le tourisme pour les jeunes, désirent recréer en proposant l’événement müvmédia 2006. Initiative intéressante alors que le concours devient prétexte à la découverte des régions du Québec, à la manière des jeunes.

Nature de l’événement

Müvmédia 2006, le rallye du nomade, consiste en un concours de reportages multimédias pour les jeunes de 18 à 30 ans dont l’objectif vise à promouvoir le voyage comme véhicule d’apprentissage et de découverte. De plus, il s’agit d’une initiative toute québécoise alors que, pendant 11 semaines à l’été 2006, six jeunes (sélectionnés parmi des centaines de candidatures) sillonneront le Québec et créeront chacun 10 reportages. Ces derniers constitueront une vitrine promotionnelle fort intéressante pour l’industrie touristique puisqu’ils seront présentés au public sur le Web et dans certains médias québécois. Mentionnons que Télé-Québec et Téléfilm Canada agissent également à titre de partenaires de l’événement.

Même si le voyage ne s’inscrit que comme toile de fond, les participants découvriront plusieurs régions du Québec, séjourneront dans les auberges de jeunesse et communiqueront aux gens leur vision de l’expérience. Les reportages seront jugés à la fois par un jury sélectionné et par le grand public.

Des restrictions comme une allocation de séjour et un «Passeport transport» comprenant un nombre déterminé de laissez-passer pour des moyens de transport variés obligeront les participants à bien gérer leurs dépenses et leur itinéraire de voyage. 

Qui sont ces jeunes?

Dans le cadre d’un sondage réalisé au printemps 2005, le magazine müv a dressé un portrait de la clientèle cible des jeunes voyageurs de 18 à 30 ans visés par l’expérience müvmédia 2006, soit à titre de participants ou encore à titre de spectateurs du concours. Voici quelques caractéristiques:

  • 42% ont déjà complété des études universitaires;
  • 55% sont encore aux études;
  • 24% s’intéressent particulièrement au plein air;
  • 87% ont effectué un voyage au cours des 12 derniers mois;
  • 64% effectuent de 2 à 4 voyages par année;
  • 79% ont accès à Internet à la maison.

Promouvoir autrement

On se demande souvent comment vendre nos produits touristiques pour qu’ils plaisent à différents segments de population. Dans le cas de la clientèle des jeunes, quoi de mieux que de leur montrer nos richesses touristiques telles que perçues par les jeunes eux-mêmes? Dans un contexte où le consommateur est de plus en plus immunisé contre la publicité mal adaptée, une approche innovatrice comme celle de müvmédia 2006 est susceptible de créer un effet réel sur la clientèle visée. L’angle du voyage qui aura passionné le jeune reporter interpellera très certainement le voyageur en devenir de sa génération.

Certains gestionnaires pourraient se laisser tenter à répéter ce type d’expérience afin de cibler d’autres segments de clientèle. Pourquoi pas la promotion du tourisme des seniors tel que vu par les seniors?

On peut aussi fort bien imaginer que certains reportages pourront être récupérés à d’autres fins promotionnelles, notamment sur les portails des destinations concernées ou même sur le site de BonjourQuébec.com. La visibilité et la portée de l’événement demeurent encore inconnues et il est trop tôt pour en évaluer les effets escomptés, mais l’initiative vaut certes la peine d’être saluée. 

Source:
Müvmédia 2006

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Produits et activités

À la conquête de l’érable

La région d’Elmira en Ontario se targue de présenter le plus important festival d’un jour du sirop d’érable au monde. Elmira Maple Syrup Festival existe depuis plus de 40 ans à titre d’organisation à but non lucratif dans une contrée rurale, grâce à la participation de plus de 2000 bénévoles de la communauté. L’événement a pour but de promouvoir la région et ses producteurs acéricoles.

Puisque le sirop d’érable est au Québec ce que le pétrole est à l’Alberta, ne pourrait-on pas davantage miser sur une trame événementielle pour mettre en valeur la période des sucres au Québec? Précisons que les acériculteurs du Québec génèrent environ 80% de la production mondiale de sirop d’érable. Comment alors le titre du plus important festival de sirop d’érable au monde peut-il nous échapper?

Le Festival beauceron de l’érable s’inscrit comme l’un des rares événements au Québec qui soulignent la thématique de la période des sucres. Créé en 1990, cet événement se déroule au mois de mars et accueille environ 50 000 personnes, dont des clientèles en provenance des écoles et des foyers pour aînés de la région. Bien qu’il jouisse d’une notoriété plutôt limitée, il s’agit d’un festival au rayonnement régional.

Quoi qu’il en soit, nul ne peut mettre en doute les forces du Québec sur ce créneau de marché. En effet, la clientèle touristique, notamment les Européens, a prouvé qu’elle s’intéresse à ce type de produit. En conséquence, la présence de festivités où l’on miserait sur la gastronomie avec des chefs proposant des recettes thématiques à l’érable permettrait aussi aux visiteurs de se rapprocher des produits du terroir. Plusieurs autres composantes pourraient se greffer à la programmation, par exemple:

  • illustration des traditions folkloriques (toujours populaire auprès de la clientèle internationale);
  • mise en scène de la thématique du bois d’érable (concours du bûcheron, travail d’ébénisterie, etc.);
  • récolte de l’eau d’érable;
  • promenades en carriole;
  • etc.

Il s’agit également d’une belle occasion pour favoriser l’allongement de la saison touristique hivernale jusqu’à la période printanière. Tous les ingrédients sont là, il ne nous reste qu’à conquérir le titre de première destination mondiale et que le Québec devienne le véritable happening du sirop d’érable.

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Produits et activités

Les événements ont la vie dure!

La notoriété du Québec en matière de festivals et d’événements est indéniable. Mais les organisateurs sont toujours engagés dans le cercle vicieux de la recherche de financement et se retrouvent constamment sur la corde raide. Il semble que toutes les destinations soient aussi confrontées à cette réalité. Le rayonnement positif des festivals et des événements s’avère incontestable. Dynamisation du milieu de vie, apports économiques, sociaux et culturels, de même qu’attractivité touristique d’une destination en constituent les principales retombées. Dans cette optique, ces manifestations justifient la contribution de fonds publics.

De tels événements contribuent aussi à diversifier l’offre touristique, à contrer la saisonnalité et à devenir une source de différenciation face aux autres destinations. Ils servent également à dépeindre la culture d’une région et à établir un contact avec la population locale, éléments structurants de l’expérience touristique.

Positionnement du Québec

Du célèbre «Festival International de Jazz de Montréal» à «Percu-Phonie le Festival Mondial des Percussions» (Saint-Mathias-sur-Richelieu), en passant par le «Festival Gigue en Fête» (Sainte-Marie de Beauce), le Québec compte des centaines de festivals et d’événements aux formes et aux thématiques variées. Chef de file en la matière, il fait l’envie et sert de modèle à plusieurs grandes destinations. Originalité, capacité d’innover et côté festif caractérisent et distinguent les événements québécois. Plusieurs villes étrangères aspirent à imiter le Québec, entre autres en fermant de grandes artères urbaines pour y tenir leurs événements.

En raison de sa notoriété internationale et de son avantage distinctif dans ce domaine, le Québec possède une longueur d’avance par rapport aux autres destinations. Toutefois, il entre dans une phase de maturité et de consolidation, tandis qu’ailleurs on observe une croissance des festivals et des événements, tant en ce qui concerne leur nombre que leur envergure et leur rayonnement. Les destinations s’empressent d’utiliser les manifestations comme composantes de leurs stratégies de positionnement et de mise en marché.

Les statistiques se raffinent

La majorité des organisateurs se complaisent à diffuser des statistiques sur le nombre de visiteurs ou de personnes ayant assisté à un événement, alors qu’il serait plus juste d’utiliser le terme visite. En effet, visiteurs et visites n’ont pas le même impact sur les dépenses.

C’est ainsi que la notion d’indice de pertinence a été introduite, depuis quelques années, afin de mieux évaluer les retombées économiques liées à une attraction touristique et d’en déterminer l’importance.

Exprimé en pourcentage, cet indice est évalué en fonction de la motivation du visiteur. Un facteur de pondération s’applique si l’attraction ne constitue pas le seul but de la visite, si elle a exigé une modification des plans de voyage, etc. Les retombées économiques qui découlent de l’événement sont ainsi calculées en fonction du pourcentage de l’indice obtenu.

Le Regroupement des Événements Majeurs Internationaux (RÉMI), qui réunit une vingtaine des principaux événements québécois (25 000 spectateurs – billetterie – ou 200 000 visiteurs – site ouvert) dans les domaines de la culture, du sport et du divertissement, utilise un indice de pertinence. Voici quelques données compilées à partir de 21 festivals tenus au Québec en 2004:

  • ces événements ont accueilli 12,9 millions de personnes – participants locaux (71,5%), régionaux (18,4%) et étrangers (10,1%);
  • les dépenses totales de l’ensemble des visiteurs pondérées par l’indice de pertinence (81% pour les visiteurs régionaux et 63% pour les visiteurs étrangers) ont atteint 471,6 millions $. Les visiteurs régionaux ont dépensé en moyenne 571$ et les visiteurs étrangers 1646$;
  • les retombées économiques se sont traduites par 8136 emplois et 71,4 millions $ de revenus de fiscalité et de parafiscalité pour le gouvernement provincial et 49,5 millions pour le fédéral.
  • les 18 festivals et événements qui avaient été étudiés en 2001 ont enregistré une augmentation de 25% des participants.

Des structures organisationnelles traditionnelles

Les organisateurs des festivals et des événements sont majoritairement des organismes à but non lucratif (OBNL). Des entreprises privées telles que L’Équipe Spectra ou Le Groupe Rozon se distinguent des structures traditionnelles rencontrées ailleurs au Québec et à l’étranger dans la mesure où, après avoir mis sur pied des sociétés sans but lucratif pour chapeauter un événement, elles en assurent ensuite l’organisation. Toutefois, en Suisse romande, OPUS ONE s’apparente à ces deux sociétés québécoises.

Dans plusieurs endroits, ce sont les pouvoirs publics municipaux ou régionaux qui organisent les événements, comme la «Féria de Nîmes» en France, le «Mayor’s Office of Special Events» de Chicago (neuf événements), de même que le «Bal de neige» et le «Festival des tulipes» dans la région de la Capitale nationale. D’autres villes apportent leur soutien en coordonnant l’aide ou en octroyant des subventions. Au Québec, c’est l’inverse qui se produit: les structures publiques tendent à disparaître au profit de structures autonomes, comme dans le cas du «Festival de montgolfières» de Gatineau.

Le financement, un casse-tête perpétuel

La structure de financement diffère d’un événement à l’autre. Type d’activités, localisation géographique, historique de l’événement, taille, rayonnement et achalandage sont autant de critères qui peuvent moduler le financement.

Les graphiques 1 et 2 présentent quelques études qui permettent de brosser le portrait de la structure moyenne de financement de certains festivals:

  • RÉMI – En 2003, le chiffre d’affaires des membres du RÉMI atteignait 120,3 millions $.
  • MAMM – Bilan 1999-2002 du Fonds de développement de la Métropole, soutien aux festivals et aux autres manifestations touristiques, Ministère des Affaires municipales et Métropole, décembre 2002.
  • OCCQ – Rapport d’enquête sur 32 festivals et événements culturels du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec, 2000-2001.

Le graphique 2 détaille les différents paliers de l’aide publique présentée au graphique 1. Dans les trois rapports, on observe que le gouvernement provincial (y compris les trois grandes sociétés d’État, Loto-Québec, Société des alcools du Québec et Hydro-Québec), demeure le principal bailleur de fonds.

L’étude du MAMM révélait que les festivals et les événements liés aux arts de la scène et au sport récréatif généraient les niveaux de revenus de commandites les plus élevés. La perte de la commandite du tabac et du programme fédéral de commandites (estimée à 30 millions $ en 2003-2004, soit une diminution de plus de 50% du budget dédié au secteur par rapport à 2001-2002), la fermeture de la Société des événements majeurs internationaux du Québec (SÉMIQ) et plusieurs autres facteurs ont eu un effet déterminant sur le financement de ce secteur d’activités.

Les deux principaux constats sont:

  • le financement est rarement récurrent;
  • l’engagement des partenaires est souvent de courte durée.

Aussi, la recherche de financement devient-elle la principale source d’occupation et de préoccupation des organisateurs.

Certains événements réussissent à accomplir des prouesses en matière de financement

Certains festivals, comme le «Rodéo du Camion» et le «Festival de Saint-Tite», retournent à la communauté les surplus dégagés par la tenue de leur événement. Le «Rodéo du Camion» a réussi un tel tour de force en basant une partie de son financement sur un système de loterie.

Le «Paléo Festival Nyon» (musique et arts du cirque), en Suisse, évolue sans financement public grâce à des milliers de collaborateurs bénévoles ainsi qu’à quelque 40 clubs (sportifs, entre autres). La vente de billets, les revenus de commandites et les ventes sur le site permettent de boucler le budget (évalué à 16,2 millions de francs suisses en 2004).

Le «Birkenbeiner» aux États-Unis, prestigieux marathon de ski de fond en Amérique du Nord, réussit lui aussi à survivre sans fonds publics grâce à la collaboration de quelque 2000 bénévoles. Attirant plus de 8000 participants en provenance du monde entier, les frais d’inscription (variant de 5$ à 120$US) contribuent à financer 67% du budget total auquel s’ajoutent 25% de financement privé et 8% de frais d’adhésion à la fondation et de donations.

Autres destinations, mêmes problèmes

Avec plus de 3000 festivals, la situation du financement public en Ontario semble plus difficile qu’au Québec. (Lire aussi: Financement des festivals, la quête de la stabilité.) Les administrations municipales subventionnent davantage les événements de grande envergure et le palier fédéral se concentre sur les plus petits.

Au Canada, le gouvernement fédéral accordait près de 65 millions $ de subventions aux organisateurs canadiens en 2000-2001 et le Québec récoltait plus de la moitié (56,7%) de ces sommes.

Le modèle américain est plutôt limité en matière d’intervention publique (moins de 10% des revenus) et privilégie souvent les activités de nature culturelle. Le secteur privé (commandites, mécénat et fondations) s’avère le principal bailleur de fonds des festivals et des événements. Le palier municipal s’implique souvent en soutenant la promotion et va même jusqu’à produire des événements.

Le modèle français bénéficie d’une aide publique relativement structurante (quelque 50% du budget des festivals). Dans le mouvement de décentralisation qu’a connu la France, le financement et les responsabilités se sont déplacés vers les instances régionales et locales. Les organisations responsables du tourisme s’impliquent plus dans les activités de promotion que de financement. Afin de stimuler les partenariats et de diversifier les sources de revenus, la France a instauré des taxes dédiées et encourage le mécénat par le biais de mesures fiscales.

Quant au modèle anglo-saxon (Royaume-Uni, Australie et Canada), l’aide publique y reste très présente (30% à 50%). Elle provient principalement du niveau intermédiaire (provinces) et on relève plusieurs sources de financement possibles. Au Royaume-Uni, le palier local assume aussi une grande part. Les instances touristiques et culturelles interviennent tant sur le plan promotionnel que financier par l’octroi de subventions. Par ailleurs, on observe une tendance à la mise en place de structures ou de programmes consacrés au secteur des festivals et des événements. C’est le cas en Australie avec le Tourism Events Australia (au niveau de l’État central) et en Ontario où le ministère du Tourisme a mis en place des programmes dédiés au secteur. Les fonds de dotation – forme de fonds d’investissement à long terme de sommes données par des bienfaiteurs -, encore inexistants au Québec, prennent une importance grandissante.

Les États-Unis et la Suisse utilisent la taxe sur l’hébergement pour financer les festivals et les événements.

Une concurrence accrue

La croissance du nombre d’événements accentue la concurrence non seulement entre les festivals d’une même zone géographique, mais entre les différentes destinations, comme c’est le cas entre Montréal et Toronto avec leur festival sur le cinéma. Ces rivalités obligent les organisateurs à se démarquer, à assurer une programmation originale, voire exclusive, où dimensions artistique et commerciale doivent cohabiter, de même qu’à augmenter le financement auprès de partenaires déjà «sursollicités».

Le besoin constant de hausser les recettes oblige les responsables à développer de nouvelles activités et produits dérivés. C’est le cas notamment pour de grandes manifestations sportives telles que le «Grand Prix de Montréal» et les «Internationaux de tennis» où l’on a opté pour un volet culturel afin d’ajouter à l’attrait et d’accroître les retombées.

Tendances et conclusions

Voici les principaux éléments qui ressortent de l’étude produite par la Chaire de Tourisme sur le benchmarking des expériences étrangères dans le domaine des festivals et des événements:

  • des structures de financement variées;
  • une aide publique représentant généralement une part importante du budget;
  • une décentralisation de l’intervention publique;
  • de nombreuses sources possibles de financement public;
  • une volonté de certaines instances de structurer leur intervention dans le secteur;
  • une part de financement public en diminution pour les festivals et les événements de grande envergure;
  • peu d’exigences contraignantes au financement public;
  • de nouvelles formes de financement en développement;
  • des éléments attractifs de premier plan pour de nombreuses destinations.

Sources:
– Archambault, Michel. «L’impact de la trame événementielle comme élément de notoriété: le cas du Québec», discours prononcé à Juan les Pins en France lors du colloque international L’évaluation de l’événementiel touristique, 8 décembre 2005.
– Chaire de Tourisme. «Analyse de l’environnement externe (benchmarking) des expériences étrangères dans le domaine des festivals et événements», étude non publique, décembre 2004, 112 p.
– Festival Gigue en Fête. [www.gigueenfete.com].
– Morin, Christian. «Étude sur les retombées économiques de l’Industrie des attractions touristiques du Québec», Woods Stratégies Inc. pour la Société des Attractions touristiques du Québec, 2004, 55 p.
– Regroupement des Événements Majeurs Internationaux (RÉMI). [www.remi.qc.ca].
– Rodéo du camion. [www.elrodeo.com].

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Technologies Tendances

Les raisons qui motivent les internautes à passer à l’acte

Une étude publiée par Tourism Management en 2005 fait la lumière sur le comportement d’achat de produits touristiques des internautes nord-américains. La qualité et la précision de l’information retrouvée sur le site, de même que la facilité de réserver, constituent les principaux facteurs motivant l’internaute à concrétiser ses transactions.

Contexte de l’étude

C’est d’abord la possibilité de magasiner 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, dans le confort de la maison qui a incité le consommateur à adopter massivement Internet comme outil transactionnel. Le comportement d’achat des internautes diffère toutefois en fonction de plusieurs facteurs. Ainsi, la propension à acheter en ligne des prestations de voyages sera influencée par la complexité du produit. D’autres éléments, tels la possibilité de comparer les prix, l’offre de rabais et une interface conviviale, revêtent aussi une importance primordiale.

À cet égard, des chercheurs ont étudié la relation entre la motivation d’achat et la complexité des produits touristiques. Comme la connaissance du Web joue également un rôle capital, on a identifié deux catégories de consommateurs: les internautes aguerris et les autres (moins aguerris). On a voulu démontrer que les raisons d’acheter en ligne varient d’un produit à l’autre, en fonction de l’aisance éprouvée à naviguer.

Les billets d’avion, l’hébergement et les voitures de location sont considérés comme des produits touristiques relativement simples, alors que les vacances de type «tout-inclus», les croisières et les circuits constituent des prestations plus complexes.

Plusieurs sites visent à simplifier la vie de l’internaute en agissant comme «rassembleurs» de produits, afin de proposer un lieu de magasinage unique. C’est la force notamment des agences en ligne telles que Travelocity et Expedia. La forfaitisation dynamique permettant à l’internaute de constituer lui-même ses forfaits, sans pour autant perdre de flexibilité, a ensuite ajouté une nouvelle dimension.

Ce qui motive l’internaute

Parmi les critères qui motivent le consommateur à acheter en ligne (graphiques 1 et 2), les six plus importants ont été retenus aux fins de l’étude, soit:

1. La possibilité d’acquérir des points de récompense par l’entremise d’un programme de fidélité. Certains sites offrent même des sections réservées pour permettre à leurs membres de gérer leur programme de récompense (ex.: marriottrewards.com).

2. La disponibilité du produit recherché.

3. La présence d’une information détaillée et clairement présentée permettant à l’internaute d’effectuer un choix judicieux.

4. La facilité de réserver sur un site constitue une pierre angulaire dans la décision d’acheter en ligne ou non. La clientèle doit être en mesure de retrouver l’information nécessaire avant d’effectuer un choix, particulièrement dans le cas des produits touristiques plus complexes.

5. La notoriété de l’entreprise ou de la bannière affichée sur le site, car elle rassure l’acheteur et peut l’influencer positivement à réaliser la transaction.

6. La sensibilité aux prix est plus forte sur Internet que dans le marché traditionnel. Cette constatation découle des offensives promotionnelles répétées, qui ont envoyé aux consommateurs un fort signal de produits à rabais.

Les données utilisées par les chercheurs proviennent d’un sondage effectué par la Commission canadienne du tourisme auprès de 1161 Canadiens et de 1145 Américains en novembre 2001. Même s’il faut prendre en considération que les comportements des internautes ont continué d’évoluer, il s’agit néanmoins d’une base de comparaison valable pour comprendre les habitudes d’achat en ligne des voyageurs, selon leurs aptitudes à naviguer et selon le type de produit en cause.

Des comportements variant selon les secteurs

On remarque que la convivialité du site constitue l’un des facteurs clés conduisant à l’achat de tout type de prestation de voyage, et ce, pour tous les internautes. Le consommateur recherche donc une facilité de réservation. La présence de prix compétitifs compte davantage pour les produits moins complexes, tels l’achat d’un billet d’avion, d’un forfait ou la location d’une voiture.

La qualité et le détail de l’information contenus dans le site s’avèrent déterminants pour des voyageurs recherchant des activités, des événements, des circuits, des attraits et de l’hébergement. La notoriété des entreprises constitue un critère plus important dans le cas des produits «simples» – comme la location de voiture – par rapport aux prestations plus complexes. Par ailleurs, les programmes de récompense intéressent davantage les internautes aguerris et sont importants dans le cas du transport aérien, de la location automobile et des attraits.

Voir aussi

Marriott Rewards

Sources:
– Beldona, Srikanth, Alastair M. Morrison et Joseph O’Leary. «Online shopping motivations and pleasure travel products: a correspondence analysis», Tourism Management, no 26, 2005.
– Ham, Sunny. «The Use of the Internet for Hospitality and Travel-related Activities», e-Review of Tourism Research (eRTR) [ertr.tamu.edu], vol. 2, no 6, 2004.
– Kim, Woo Gon. «Factors affecting online hotel reservation intention between online and non-online customers», International Journal of Hospitality Management, no 23, 2004.

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Produits et activités

Nous avons glané pour vous dans les textes du Réseau de veille… Section Produits et activités

Croissance et/ou diversification sont à l’ordre du jour dans plusieurs secteurs: spas, croisières, parcs à thèmes, gastronomie, jardins, plein air, raquette. D’autres secteurs se gonflent le torse, dont les événements sportifs. Mais certains sont confrontés à de sérieux casse-tête: les festivals, la motoneige. Et d’autres péripéties se retrouvent sur notre site. Voici une compilation méli-mélo du contenu de la section produits et activités.

Vous n’avez qu’à cliquer sur les liens pour en savoir plus sur le sujet ou à naviguer sur notre site à l’aide des onglets situés au centre de la page d’accueil. L’ensemble de ces textes se retrouve dans la catégorie Produits et activités.

Conjuguer tourisme et bien être: la grande aventure du spa (1ère partie)
L’industrie des spas (SPA – Sanitas Per Acqua en latin signifie «soins par l’eau») est en effervescence. Le Québec offre une expérience distincte, à mi-chemin entre les soins à l’européenne et les techniques américaines. La tendance est à la diversification des produits et des approches. Les spas nordiques gagnent en popularité – sauna finlandais, bain de vapeur norvégien, baignade en rivière à l’année, etc. Bien être et alimentation font la paire et le croisement spa/cuisine risque bien de devenir un «must».
* La grande aventure du spa (2ième partie): mais qui fréquente les spas?
* La grande aventure du spa (3ième partie): les tendances pour 2004 aux États-Unis

Les parcs à thèmes en Amérique du Nord: maturation, consolidation et diversification
En 2004, les maîtres mots de ce secteur sont: maturation, consolidation et diversification. L’industrie des parcs d’attractions aux États-Unis est de loin la plus grande du monde. Initié par Disney et après 30 ans de progression, ce secteur vit actuellement une phase de maturation qui nécessite une diversification et l’instauration de nouveaux concepts. Ces dernières années, l’industrie des parcs à thèmes a connu une expansion rapide, principalement en Europe et au Japon. Le retailtainment (une contraction des mots retail, distribution et entertainment, divertissement) envahit les centres commerciaux où le West Edmonton Mall fait figure de pionnier dans ce domaine.
* L’offre d’hébergement dans un parc d’attractions constitue un avantage concurrentiel

Quels impacts ont les grands événements sportifs sur le tourisme?
Les grands événements sportifs hautement médiatisés, comme les Jeux Olympiques, offrent une vitrine exceptionnelle aux villes organisatrices. Les retombées se répercutent tant sur le plan urbanistique, économique, environnemental que touristique. Mais combien en coûte-t-il? Les retombées sont-elles si alléchantes? Certaines grandes villes réussissent alors que d’autres y perdent gros. Quant à l’industrie du tourisme, elle surfe sur la vague de la publicité.
* Comment mesurer les impacts économiques des événements sportifs sur les communautés hôtesses?
* Vancouver 2010: 2 milliards $ pour 17 jours, est-ce trop cher?

Le vélo, pour reprendre goût aux déplacements urbains
À Paris, afin de redonner le goût aux déplacements urbains, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) tente de promouvoir une circulation combinée bus-vélo. Destinée aux touristes et aux citadins, cette nouvelle initiative vise à désengorger le centre-ville tout en jouant la carte de l’écologie. Diverses initiatives voient le jour au Québec.
* État de l’industrie du vélo au Québec en 2000
* Cyclotourisme : exemples de bonnes pratiques de promotion des voies vertes

Financement des festivals, la quête de la stabilité
Onze événements internationaux majeurs tenus au Québec ont injecté plus de 255 millions de dollars dans l’économie québécoise. Ce qui n’empêche pas que les organisateurs soient constamment confrontés au défi de trouver des sources de financement durable. Une étude du gouvernement ontarien conclut que la situation du financement public des festivals en Ontario reste, en comparaison, plus difficile. Dans cette province, les subventions municipales sont particulièrement importantes dans le cas d’événements attirant plus de 12 000 spectateurs. Au Québec, chaque organisme promoteur consacre en moyenne 1682 heures de travail par année à la recherche et à la gestion du financement, privé comme public, de l’événement.
* Des festivals pour quel public?

Croisières: à quoi s’attendre en 2004?
Les parts de marché du secteur des croisières sont en croissance constante. Les grandes tendances dans ce domaine: explosion dans les destinations et itinéraires peu communs, développement du concept «à la carte»,  retour d’un «système de classes», installation à bord d’équipements de spa et de thalassothérapie, rajeunissement de la flotte avec une diversification des modèles de même que des bateaux de plus en plus imposants.
* Tourisme nautique : la carte cachée des régions

Quand manger fait partie intégrante de la culture
La «cuisine et la gastronomie sont des éléments qui s’ajoutent à l’expérience culturelle». La gastronomie en tant que champ d’étude en science sociale se développe dans plusieurs institutions à travers le monde. On note un intérêt croissant dans plusieurs segments: «ballades gourmandes», circuits agrotouristiques, festivals et événements culinaires, tables champêtres, etc. La tendance actuelle du consommateur est de privilégier des activités touristiques locales pouvant lui faire vivre des expériences personnalisées. De plus en plus, le tourisme gastronomique souligne la production plutôt que de se concentrer seulement sur la consommation. L’émergence de La route des vins ou La route des fromages au Québec en sont de très bons exemples.

Voici d’autres sujets qui figurent aussi dans la catégorie Produits et activités

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les marchés de Noël: véritables buts de voyage

En Europe du Nord et en Europe centrale, le mois de décembre est un moment de grande effervescence. Chaque ville y va de son marché de Noël, avec ou sans thème, pour le plus grand plaisir des visiteurs et des touristes. À un point tel que ces marchés deviennent une motivation de voyage en soi. On peut parler ici de créneau en expansion.

Origines et traditions

La tradition du marché de Noël est originaire d’Europe du Nord, d’Alsace plus particulièrement, où les foires accompagnaient de nombreuses fêtes. La foire de Noël la plus ancienne date du Moyen Âge (XVIe siècle). Elle s’est ensuite diffusée avec succès en Europe centrale.

Aujourd’hui, en France, en Allemagne, en Suisse et en Belgique, la renommée de certains marchés de Noël n’est plus à faire (comme à Aix-la-Chapelle, Cologne, Strasbourg, etc.). Et quand vient le mois de décembre, c’est de partout que les touristes arrivent, pour l’ambiance, les odeurs, les couleurs, les lumières, etc. Un succès grandissant que l’on attribue à l’engouement des baby-boomers pour le retour aux traditions anciennes.

Les marchés de Noël étaient d’abord et avant tout des marchés de sapins. Puis, vinrent les décorations, les couronnes et fleurs séchées, les bougies, les cadeaux et cartes de Noël, les jouets en bois, etc.

Aujourd’hui, c’est aussi la fête des produits du terroir: dégustation et vente de charcuteries, pâtisseries, brioches, vins de la région, bières artisanales, marrons grillés, et surtout, le fameux pain d’épices, biscuit dont on fait les figurines servant de décorations dans le sapin.

C’est également un lieu de rencontre, l’occasion de se retrouver entre amis autour d’un verre de vin chaud. Certains marchés proposent des promenades en calèche, des feux d’artifice, une patinoire, des concerts et des animations… Autour du marché, hôteliers et restaurateurs participent de concert.

Des retombées économiques et sociales non négligeables

Le marché de Noël représente également des retombées non négligeables pour la région et ses acteurs économiques. Selon une étude réalisée en 2002 à Montreux (le plus gros marché de Noël en Suisse romande), en moyenne, chaque visiteur a dépensé pas moins de 10 $CA. Cette somme se répartit comme suit: 5,70 $CA pour les produits divers et 4,30 $CA pour boire et manger.

L’événement ayant cette année-là attiré près de 230 000 visiteurs, ce sont 2 263 500 $CA qui ont, grosso modo, été dépensés au cours de la manifestation (dont le budget de base a avoisiné 118 000 $CA). Quant aux nuitées engendrées par le marché, elles ont été estimées à 7150 (visiteurs et exposants).

C’est également une très belle occasion de s’impliquer socialement et communautairement, en faisant participer d’autres collectivités, comme les écoliers ou les aînés, par exemple. À Lyon (France), les seniors de la résidence «La petite Provence» se mobilisent pour confectionner des noeuds servant à la décoration du marché de Noël. En collaboration avec la maison des jeunes et de la culture, l’amicale laïque (une association proposant des activités culturelles, sportives et des animations de quartier), les secouristes et les écoles avoisinantes, c’est le moment de retrouvailles intergénérationnelles autour d’une manifestation joyeuse.

Noël au Québec

À Québec, un marché de Noël se tient tout le mois de décembre au Marché du Vieux-Port; il réunit une centaine de producteurs, transformateurs et artisans de l’agroalimentaire venant des quatre coins de la province et présentant plus de 1000 produits du terroir québécois. Aucune étude sur les retombées économiques de cette activité n’a été réalisée, mais Francis Villeneuve, adjoint aux communications du Marché du Vieux-Port de Québec, évalue à 50 000 les visiteurs de l’an dernier. «C’est manifestement un succès», déclare-t-il.

Plus modeste, mais tenant du même principe que ceux qu’on trouve en Europe, ce marché fait partie des nombreuses autres activités présentées dans le cadre de l’événement Québec fête Noël (du 2 décembre 2004 au 2 janvier 2005). Cette manifestation, qui en est à sa sixième édition cette année, propose, entre autres, une série de concerts de Noël, des expositions variées, une crèche vivante, des visites guidées thématiques.

Forts du succès rencontré aux niveaux local et national, les organisateurs de Québec fête Noël souhaitent attirer davantage de visiteurs internationaux. Un projet de jumelage avec Strasbourg et Montreux est en développement. Il vise à accueillir des représentants de ces pays, qui viendraient faire découvrir la tradition entourant leurs marchés de Noël respectifs. Ce jumelage verra peut-être le jour à l’hiver 2006, une délégation québécoise devant se rendre en Europe dans les prochains jours.

En ce qui concerne les actions promotionnelles destinées à la clientèle touristique, Francis Villeneuve déplore le manque de moyens financiers mis à leur disposition, mais annonce qu’ils travaillent actuellement à la conception d’un site Web promotionnel (en français et en anglais, et peut-être même en espagnol, si les fonds le permettent).

Pour ou contre les traditions?

Et vous, si vous aviez à choisir, que préféreriez-vous? Acheter un sapin sur Internet ou déambuler parmi de petites échoppes sentant le sapin et la brioche, sous les douces lumières des lampions colorés, au son de chants de Noël qui nous rappellent notre enfance?

Non, ne me dites rien!

Voir aussi

Marché de Noël de Strasbourg
Marché de Noël de Montreux

Sources:
– Kayler, Françoise. «Les marchés de Noël illuminent l’Alsace», La Presse, 10 novembre 2004.
– Le Progrès (Lyon, France). «Les seniors partants pour le marché de Noël», 21 novembre 2004, p. 12.
– Champagne, Pierre. «Le Marché de Noël», Le Soleil, 13 décembre 2003, p. H6.
– Racine, Jean-François. «Québec fête Noël voit gros», Le Journal de Québec, 6 janvier 2004.

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Enjeux Produits et activités

Financement des festivals, la quête de la stabilité

Une étude de KPMG portant sur 11 événements internationaux majeurs tenus au Québec démontre que ces derniers injectent plus de 255 millions de dollars dans l’économie québécoise. Ce qui n’empêche pas que les organisateurs soient constamment confrontés au défi de trouver des sources de financement durable. Or, une étude du gouvernement ontarien conclut que la situation du financement public des festivals en Ontario reste, en comparaison, plus difficile.

Sources de financement

Il est rare que les revenus autonomes – qui proviennent, par exemple, des entrées payantes, de la vente de produits dérivés ou de l’exploitation de concessions -suffisent à assurer le financement d’un événement. Le succès de ce dernier est habituellement tributaire de la capacité des organisateurs à trouver un financement significatif de la part des secteurs privé (dons, commandites, activités-bénéfice, etc.) et public (gouvernement et administrations publiques).

À titre indicatif, une enquête sur les revenus de 28 événements à caractère culturel ayant eu lieu au Québec en 2000-2001 révèle que le financement public représente plus de 41% des entrées d’argent (graphique 1). C’est le gouvernement provincial qui se montre le plus généreux, avec une contribution équivalant à 57% du financement public. 

En Ontario, les sommes consenties par le gouvernement et les administrations publiques s’avèrent directement proportionnelles au niveau d’achalandage des événements concernés. Une étude du ministère du Tourisme et des Loisirs de l’Ontario nous apprend notamment que les subventions municipales sont particulièrement importantes dans le cas d’événements attirant plus de 12 000 spectateurs (tableau 1). Le sondage a été conduit auprès de 219 gestionnaires de manifestations.

Le Québec se taille la part du lion des fonds fédéraux

Grâce à leur envergure et leur rayonnement sur la scène internationale, les festivals du Québec (en incluant les événements non culturels) bénéficient d’une reconnaissance et d’un important appui des différents paliers gouvernementaux.

Selon une étude comparative de l’aide accordée aux différentes provinces canadiennes pour le financement d’événements, le Québec a reçu, entre le 1er avril 2000 et le 31 mars 2001, les deux tiers des sommes allouées par le gouvernement fédéral, soit 36,7 millions $ (tableau 2). Pour sa part, l’Ontario ne reçoit que 15,8% de ces subventions, ce qui exclut toutefois les événements nationaux.

Plusieurs obstacles se dressent

Le montage financier d’une manifestation culturelle exige beaucoup de travail de la part des organisateurs. Au Québec, chaque organisme promoteur consacre en moyenne 1682 heures de travail par année à la recherche et à la gestion du financement, privé comme public, de l’événement. Parmi les principales difficultés liées à ces deux tâches, mentionnons:

  • La visibilité offerte par l’événement n’atteint pas les exigences des commanditaires.
  • On manque de ressources pour faire la promotion de l’événement auprès de commanditaires potentiels.
  • Le public cible de l’événement n’est pas attrayant aux yeux du commanditaire.
  • Le bassin des entreprises et des sociétés qui commanditent le secteur culturel est restreint, ce qui limite les nouveaux partenariats.
  • Les commanditaires potentiels subissent des coupures budgétaires.
  • L’événement est récent ou peu connu.

Vers une stratégie globale de financement en Ontario

Le ministère du Tourisme et des Loisirs de l’Ontario propose d’adopter une stratégie globale de financement des événements et festivals afin de répondre au manque chronique de fonds. Le plan stratégique définira de manière précise le rôle attendu du secteur public, de manière à optimiser le soutien aux événements. On distinguera trois catégories de festivals:

  • d’envergure internationale;
  • en émergence ou en croissance;
  • communautaires.

Le gouvernement ontarien entend privilégier une approche intégrée avec les différents partenaires du milieu. On veut surtout s’attaquer à la problématique de la pérennité des événements et à l’incertitude annuelle liée au financement.

Le ministère du Tourisme et des Loisirs souhaite développer des ententes de plusieurs années avec les événements affichant le meilleur potentiel à long terme. Il souhaite par ailleurs assumer un leadership auprès des autres ministères (ex.: ministère du Développement économique et du Commerce), afin de pouvoir compter sur de nouvelles sources de subvention. Le gouvernement ontarien désire également augmenter le financement des événements localisés dans des régions où les commandites privées sont moins faciles à obtenir.

Incertitude au Québec

Au Québec, même si le gouvernement fédéral octroie plus de 36,7 millions en subventions, les manifestations culturelles souffrent du manque de stabilité dans leur planification financière. La fin du programme fédéral de commandites, de même que l’application de la loi sur le tabac, créent beaucoup d’incertitude chez les organisateurs.

Plusieurs conviennent qu’il faut élargir le débat et trouver des solutions permanentes de financement qui mettraient à contribution d’autres types de fonds. Tous conviennent de l’importance d’apporter une source de revenus stable et récurrente et qui garantirait la tenue d’événements culturels accessibles à tous gratuitement.

Sources:
– Chambre de commerce du Montréal métropolitain. «Les festivals montréalais ont besoin d’un financement stable et récurrent», Le bulletin électronique La Cité [www.ccmm.qc.ca], février 2004, vol. 2, no 4.
– Observatoire de la culture et des communications. «Rapport d’enquête sur 32 festivals et événements culturels du Québec, 2000-2001».
– Ministère du Tourisme et des Loisirs. «Study of Funding in Support of Ontario’s Tourism Festivals and Events», [www.kingstonculture.com/pdf/ministrystudydec02.pdf], décembre 2002.

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Enjeux Produits et activités

Vancouver 2010: 2 milliards $ pour 17 jours, est-ce trop cher?

Après Montréal et Calgary, c’est au tour de Vancouver d’organiser les Jeux olympiques en 2010. Mais à quel prix? La facture des Jeux risque d’être salée: on parle déjà de 2 milliards $ (1,3 milliard $ en opérations et 600 millions $ en sites de compétition). Trop cher pour 17 jours d’activités? Les avis sont partagés.

Les XXIes Jeux olympiques d’hiver auront lieu du 12 au 28 février 2010 dans la région de Vancouver-Whistler. Les organisateurs estiment que ces JO attireront 6000 athlètes et représentants officiels, 10 000 représentants des médias et 35 000 visiteurs, qui séjourneront plus de 24 heures à Vancouver et Whistler. Les Jeux paralympiques auront lieu, eux, du 12 au 21 mars 2010 dans la région de Whistler.

C’est la troisième fois dans l’histoire des Jeux que le Canada a la chance de relever le défi. Seulement cinq autres pays (États-Unis, France, Japon, Allemagne, Italie) ont présenté les Jeux à trois reprises ou plus.

Projection des retombées de 2010

Une récente étude publiée par l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) et l’Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS) estime que les Jeux olympiques d’hiver et les Jeux paralympiques de 2010 coûteront 1,3 milliard $. Le financement accordé par le gouvernement n’est pas destiné au budget de fonctionnement; 86 millions du budget d’immobilisations (financé par les gouvernements provincial et fédéral) seront dépensés en améliorations et en constructions des installations municipales.

Selon cette étude, 50% des recettes proviendront de la radio et télédiffusion, 40% des commandites de sociétés, 8% de la vente des billets et 2% des permis. Les auteurs prévoient que les recettes de la télédiffusion seront de l’ordre de 670 millions $.

Un bon coup de pouce à l’économie

Mais d’ores et déjà, les organisateurs prévoient des retombées financières colossales.

Selon le British Columbia Ministry of Competition, Science and Enterprise, l’obtention des Jeux d’hiver de 2010, combinée à un agrandissement du centre des congrès de Vancouver, pourrait: générer jusqu’à

  • générer jusqu’à 10 milliards $ en activité économique directe;
  • créer environ 228 000 emplois directs et indirects dans l’ensemble de la province;
  • engendrer des recettes fiscales supplémentaires de l’ordre de
    2,5 milliards $ ainsi que d’autres bénéfices importants, tels qu’un héritage durable sur le plan des installations sportives et communautaires.

Et ceci, sans compter les investissements dans plusieurs domaines, comme:

1. Le tourisme: l’organisation des Jeux constitue un excellent moyen de faire connaître Vancouver, Whistler, la Colombie-Britannique et le Canada au monde entier.

Dans les différents scénarios envisagés, le succès des Jeux dépend de l’efficacité des campagnes de promotion touristique associées à l’événement, efficacité qui passe par la conception d’un programme de commercialisation ciblé. À cet effet, la première étape consiste à développer un plan de vente qui vise à profiter de chaque occasion pour attirer l’attention internationale. La deuxième étape verra à définir et à fixer les ressources appropriées pour appuyer ce plan.

Un comité spécial – Tourism 2010, composé de Tourism Vancouver, Tourism Whistler, Tourism Victoria, Tourism Richmond, Tourism British Columbia et la Commission canadienne du tourisme (CCT) – a été formé pour développer un plan stratégique à long terme.

2. Le transport: la ville compte élaborer un plan de transport combiné afin de répondre tant aux besoins des athlètes qu’à ceux des médias, des bénévoles et des spectateurs. Cette action se fera en collaboration avec de nombreux groupes, notamment le ministère des Transports, TransLink, BC Transit, BC Rail et l’administration de l’aéroport international de Vancouver. Le plan de transport combiné intégrera les plans de transport régionaux existants ainsi que de nouveaux plans.

Les travaux d’aménagement et de construction sont déjà entamés et s’étaleront sur les six prochaines années. Ainsi, la route reliant les deux centres olympiques sera améliorée au coût de 600 millions $ afin de réduire la durée du parcours et d’augmenter la sécurité des automobilistes.

3. L’hébergement: les organisateurs de Vancouver 2010 proposent la construction, près des sites olympiques, de deux villages des athlètes dotés de tous les services. Après les Jeux, ces installations seront léguées aux villes de Vancouver et Whistler pour être transformées en complexes de logements.

Le passé est-il toujours garant de l’avenir?

Cet été, le comité organisateur des Jeux de 2010 a envoyé une délégation à Athènes pour étudier certains aspects de gestion, de sécurité et de problèmes liés aux transports (au coût de 380 000 $). Ceci afin de ne pas répéter certaines mauvaises expériences où des villes se sont vues aux prises avec un déficit notoire après l’organisation des Jeux.

Au Canada, le tourisme sportif est un marché évalué à 1,3 milliard $ par an (4% des dépenses reliées au tourisme). Environ 200 000 événements sportifs se déroulent au pays chaque année.

Voir aussi

Vancouver 2010

Voir aussi

Comment mesurer les impacts économiques des événements sportifs sur les communautés hôtesses?
Quels impacts ont les grands événements sportifs sur le tourisme?

Sources:

– Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) et Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS). «Jeux olympiques de 2010: Appel à l’action pour l’industrie touristique du Canada», juillet 2004.
– BCTIO. «The Economic Impact of the Winter Olympic Games: Initial Estimates», janvier 2003.
– InterVistas Inc. «The Economic Impact of the 2010 Winter Olympic and Paralympic Games: An Update», octobre 2002.