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Marketing

Concours de photos vintage

Les filtres d’Instagram c’est bien joli, mais il y a aussi les véritables photos d’époque. Celles en noir et blanc qui sont devenues sépia avec le temps; celles dont les couleurs ont réellement jauni et, surtout ces photos imparfaites parce qu’on ne pouvait pas les visualiser avant de les faire développer. Ce sont ces clichés qui intéressent l’Utah.

Cet été, le site de la destination Utah.com lançait un concours incitant les gens à fouiller dans leurs albums photo, afin d’en partager une prise dans un paysage de l’État. Les participants couraient la chance de gagner des prix, notamment de l’équipement de plein air ou encore des laissez-passer pour des parcs nationaux.

La nostalgie qu’a généré cet exercice pourrait bien susciter l’envie de créer d’autres souvenirs avec les proches et d’organiser de nouveaux voyages.

 

Image à la une : Librestock

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Tendances

Le tourisme de bien-être en 7 tendances

Le marché mondial du tourisme de bien-être a généré 587 millions de voyageurs en 2013 et drainé 494 milliards de dollars américains de recettes, une hausse de 12 % par rapport à 2012 d’après une étude menée par le Stanford Resarch Institue International.

Les enjeux de santé publique, notamment liés au stress, aux maladies chroniques, au vieillissement de la population et à l’obésité, font émerger de nouveaux modes de vie. De nombreuses personnes priorisent leur santé en intégrant de saines habitudes (alimentation, exercice, repos). En voyage, cette quête permanente du mieux-être se traduit par le maintien de ces habitudes et aussi par l’envie de vivre des expériences riches, uniques, inédites et significatives. Au lieu de revenir épuisé de vacances, on cherche davantage à être revigoré. Voici donc sept tendances que l’on observe dans le tourisme de bien-être :

1. Rapprochement avec la nature

Les effets thérapeutiques de la nature sur la santé physique et mentale sont de plus en plus documentés. S’y retrouver réduit la colère, l’anxiété, le stress, la pression artérielle et tend à améliorer le système immunitaire, à augmenter les émotions positives, le calme et la vitalité.

Au Japon, le shinrin-yoku, qui signifie « bain de forêt », constitue une composante importante d’un mode de vie sain. Perçue comme un lieu de ressourcement dans lequel tous les sens se trouvent sollicités, la forêt est fréquentée pour des raisons thérapeutiques. Dans les spas, on offre des soins hors les murs tel que des massages sur le bord de l’eau (mer, rivière, fleuve) et on met à la disposition des visiteurs des sentiers « va-nu-pieds » pour connecter le corps à la terre.  

2. Alimentation saine

L’importance accrue que les consommateurs accordent à l’alimentation saine pousse le domaine de la restauration à s’adapter à cette tendance. Il est désormais possible d’éviter les écarts même en voyage. Des hôtels de luxe aux spas de destination, les établissements rivalisent d’idées dans la recherche d’aliments et de méthodes détoxifiantes et régénérantes. La tendance est aux produits locaux bio, smoothies, bols végétariens, algues comestibles, thé matcha, épices, super herbes (gingembre, maca, etc.), lait d’amande, etc. 

3. Inspirations ancestrales

La pratique de rituels inspirés de cultures ancestrales gagne en popularité. De plus en plus d’établissements offrent aux visiteurs des soins provenant de traditions diverses. Les expériences varient et leur authenticité séduit. On y offre des rites basés sur des remèdes anciens et des traitements liés à la terre avec l’idée de renaître. Par des soins physiques et spirituels, les visiteurs expérimentent un processus censé nettoyer leur corps, purifier leur esprit et clarifier leurs pensées. Les expériences sont variées : dégustation de recettes familiales, méditation autour d’un feu, massage aux bambous chauds, aromathérapie, soins à base de caviar, Âyurveda, etc.

4. Tourisme spirituel et retraite

S’accorder du temps pour s’occuper de soi, se couper du quotidien pour revenir plus disposé à la vie de tous les jours, se détendre et prendre une pause; voilà autant de besoins qui visent à équilibrer le rythme de vie d’aujourd’hui. Les produits touristiques commercialisés pour répondre à cette tendance se déclinent sous différentes formes : retraite monastique, spirituelle ou de yoga, séjour détox ou de ressourcement incluant des formations pour gérer le stress, ateliers de méditation, séances de Qigong, etc.

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Source: ©Tom Merton / Getty Images

5. Soins et traitements plus avancés

Pour répondre aux attentes des consommateurs toujours plus expérimentés, certains établissements se spécialisent dans des soins plus avancés. L’arrivée sur le marché d’appareils innovants, permettant d’offrir des soins par lumière pulsée, par thermocoagulation ou radiofréquence, oblige le médical à se tailler une place dans le domaine de la beauté. Des spas dits « médicaux » se spécialisent dans l’offre de massages thérapeutiques, par exemple pour des personnes atteintes d’un cancer, ou se tournent vers des médecines alternatives et douces (acuponcture, réflexologie) afin de répondre à la demande croissante de traitements préventifs.

6. De l’aventure à la détente

Les offres jumelant des activités générant de l’adrénaline et de la quiétude se multiplient. Cette fois, on cherche à stresser le corps positivement afin qu’il relâche de l’endorphine, de la sérotonine et de la dopamine pour qu’il atteigne ensuite un certain niveau d’euphorie. L’état post-adrénaline combiné à un soin tel qu’un massage, un bain thermal ou de la méditation procure de puissants effets de relaxation pour le cerveau et le corps humain. Ainsi, des spas et des opérateurs en tourisme d’aventure s’associent pour offrir des expériences inusitées.

7. Festivals et événements

Un nombre croissant de festivals et d’événements intègrent quelques dimensions du bien-être à leur programmation; on y propose, entre autres, des séances de yoga, de méditation ou de massage et on y ajoute des kiosques vendant des aliments sains. Alors que certains survolent cette dimension, d’autres s’y dédient entièrement. C’est le cas de Wanderlust, AnandaFest et Lolë White Tour.

L’industrie du tourisme du bien-être est en pleine croissance et la tendance visant un style de vie sain ne s’essouffle pas. De plus en plus de secteurs d’activités touristiques suivent le courant (aéroport, hôtellerie, spa, congrès, festival et événement, plein air, etc.). Est-ce que cette « révolution » vers le bien-être vous interpelle? De quelle façon comptez-vous y prendre part?

 

Source de l’image à la une : ©Amélie Racine

 

 

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Produits et activités

Connaissez-vous les parcours touristiques ludiques?

De plus en plus répandue dans l’industrie touristique, la ludification consiste à emprunter les principes du jeu pour les intégrer dans d’autres domaines. Elle s’insère dans les sphères du marketing, du recrutement ou de l’animation de congrès, et permet à des activités telles que le géocaching de voir le jour. 

Les parcours touristiques ludifiés et géolocalisés entrainent les joueurs dans une chasse au trésor, un jeu de rôle, une quête ou une énigme

Ainsi, les parcours touristiques ludifiés et géolocalisés entrainent les joueurs, petits et grands, dans une chasse au trésor, un jeu de rôle, une quête ou une énigme où les mondes virtuels et réels s’entremêlent. L’appareil mobile tient uniquement lieu de support à l’expérience de découverte, mais la rend autant interactive qu’attrayante. Les acteurs touristiques, qu’ils soient les initiateurs ou non de ces projets, sont généralement impliqués dans la démarche.

Un jeu de rôle pour touristes

Wizar est un guide touristique sous forme de jeu de rôle géolocalisé. Il s’agit de parcours inspirés de contes, légendes et histoires locales datant de différentes époques. La ville de Malestroit, en Bretagne, est notamment le théâtre de l’un de ces jeux. Le joueur est invité à parcourir la ville, où un traité de paix entre les Anglais et les Français fut signé en 1343, pour apporter les plumes au calligraphe. Il passe, entre autres, par la maison au Pélican où il doit collecter les plumes et les apporter aux vestiges de la Madeleine, place historique du traité de paix. Encore en processus de développement, l’application devrait être lancée en France en 2018. Son concepteur souhaite impliquer les commerçants et les entreprises touristiques afin que les joueurs consomment chez eux ou visitent leurs attraits en échange de bonus et d’objets rares.

 

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Source : La Nurserie Numérique

Des quiz dans la ville

Stray Boots propose des chasses au trésor thématiques sur mobile dans 30 villes américaines. Elle cible principalement les entreprises et les étudiants par des activités de consolidation d’équipes. Ces dernières explorent la ville en répondant à des questions, en trouvant des objets cachés et en relevant des défis. L’équipe gagnante est celle qui récolte le plus de points. À chaque arrêt, les joueurs reçoivent de l’information sur le lieu visité et des recommandations de restaurants à proximité.

Épreuves d’activités de plein air

Adventure Junky est une application pour les voyageurs d’aventure. Plus de 500 activités sportives sont répertoriées à travers le monde et accompagnées d’informations touristiques sur la destination. Les utilisateurs récoltent des points et des badges. Au-delà du simple jeu, c’est un réseau social où les membres peuvent se suivre, interagir et comparer leurs résultats. Des classements sont effectués afin de déterminer la personne la plus active dans chaque sport. Les points peuvent être échangés contre des rabais pour des activités ou pour l’achat d’équipement.

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Sources : Adventure Junky et Instagram

Certaines des activités, allant de douce à extrême, doivent se pratiquer accompagnées d’un guide. Plusieurs acteurs du tourisme, tels que Intrepid Travel, G Adventure, Tourisme Saguenay Lac St-Jean et Tourism Australia, se sont associés au projet.

Le Camp Explora, en Outaouais, organise des rallyes mystères en géobike électrique sur des circuits empruntant des routes, sentiers et pistes cyclables. Munis d’un iPad, les participants résolvent des énigmes ou répondent à des questions tout au long du parcours. Les gagnants sont invités à participer au rallye Grand Prix annuel et les meilleurs reçoivent des récompenses. Les familles peuvent utiliser un véhicule à deux sièges ou le ELF à trois roues qui comprend un pédalier et un moteur électrique.

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Source : Camp Explora

Des nouveautés pour le géocaching

Le géocaching est une activité de découverte ludique d’un territoire, devenue très populaire au fil des ans. Traditionnellement muni d’un GPS pour trouver les géocaches, l’utilisateur peut aujourd’hui améliorer son expérience grâce à des applications mobiles géolocalisées. C’est ce que propose depuis 2014 le Comité Départemental du Tourisme de Haute-Bretagne, avec l’application Trésors de Haute-Bretagne.

Les visiteurs explorent le département en recherchant l’une des 80 géocaches dissimulées à proximité de points d’intérêt touristique. Chacune est représentée par un korrigan, une petite créature légendaire, sur la carte de l’application. Ces personnages symbolisent des thèmes : écologie, urbain, mer, gastronomie, légende, etc. Le visiteur peut alors choisir de découvrir le territoire selon ses intérêts. Dans certaines caches se trouvent des réductions, gratuités ou cadeaux offerts par les prestataires touristiques du département.

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Source : Trésors de Haute-Bretagne

Certains propriétaires d’hébergements ont reçu une formation afin de promouvoir cette activité auprès de leur clientèle. Ils ont reçu le titre d’« Ambassadeurs du Géocaching en Haute-Bretagne », ainsi qu’une plaque attestant leur nouveau statut.

L’association Géocaching a ajouté les Géotours, 60 circuits de géocaches à travers le monde, à son application mobile. Elle invite les destinations touristiques et les municipalités à créer leur circuit personnalisé qui sera visible sur l’application. Il en existe sept au Canada, dans les provinces de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Selon l’association, 43 % des géocachers ont voyagé plus de 250 km pour pratiquer cette activité.

Le géocaching n’est pas sans rappeler la nouvelle application Pokémon Go, où les joueurs doivent se déplacer, parfois sur de longues distances, pour attraper les personnages. L’engouement pour ce jeu convertira peut-être nombre d’adeptes au géocaching…

Existe-t-il des applications au Québec?

Au Québec, de nombreux rallyes, énigmes et chasses au trésor sont organisés par les acteurs touristiques, particulièrement par les attraits : le Village historique de Val-Jalbert, le Musée maritime de Charlevoix, la pourvoirie du domaine Bazinet, le parc Arbraska Rigaud ou encore le Labyrinthe Magog, pour n’en nommer que quelques-uns. Mais ceux qui accompagnent l’expérience d’une application mobile sont rares. L’application Circuit-Québec fait figure de bonne pratique. Ce circuit pédestre patrimonial du Vieux-Québec, créé à l’initiative du Centre d’interprétation de la vie urbaine de la ville de Québec, peut s’effectuer sous forme de rallye comportant 15 questions pour découvrir le mot mystère.

 

Une avenue à envisager pour les futures start-ups de l’incubateur touristique de Montréal, le MTLab? Pourquoi pas!

 

Image à la une : © Trésors de Haute-Bretagne

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Ressources humaines

Comment passer de guide à guide Plus

Des chercheuses de la Norvège et de la Suède se sont intéressées à l’influence de la performance des guides d’aventure sur l’implication du voyageur, sur son immersion dans l’activité guidée. Le terme « immersion » fait ici référence à l’idée de vivre pleinement le moment présent, de s’impliquer entièrement dans l’activité proposée et de se laisser aller.

Voici leurs principales conclusions.

 

Les rôles de base du guide

D’abord, les chercheuses formulent les fonctions de base nécessaires à la performance du guide pour créer une prédisposition à l’immersion du visiteur. Peu importe le type d’expérience guidée, la personne responsable doit offrir une expérience :

  • Enclavée: l’activité se déroule sur un territoire aux frontières préidentifiées. Celles-ci doivent être communiquées au visiteur, lui permettant de se situer et de délimiter l’espace dans lequel il évoluera, d’avoir des repères. La zone parait ainsi encadrée et contrôlée, qu’il s’agisse de la descente d’une rivière ou d’une expédition en forêt.
  • Sécurisée : l’expédition guidée comprend un certain nombre d’éléments à apprivoiser, par exemple l’équipement. Le guide doit expliquer aux participants comment l’utiliser de façon efficace et à quel moment. Il doit pouvoir résoudre des problèmes, prendre soin de son groupe et créer un cocon sécuritaire, une microcommunauté dont il prend la charge.
  • Thématisée : par des références, par son habillement, par la mise en contexte concernant l’activité, le guide crée une ambiance. Un environnement thématique est généralement conçu pour stimuler les sens et l’imaginaire, et contribuer à l’évasion du quotidien.

Des recherches ont démontré que les visiteurs sont généralement satisfaits lorsque ce niveau est atteint.

Les rôles du guide Plus

La performance des guides est habituellement évaluée selon différents facteurs comme leur connaissance de la destination, leur ponctualité, leur fiabilité, leur capacité à gérer les plaintes, à résoudre des problèmes, leur leadership, leur sens de la débrouillardise et leur enthousiasme. Mais pour créer une expérience véritablement immersive et mémorable, les chercheuses proposent trois autres rôles qui, lorsqu’intégrés à la performance d’un guide, peuvent transformer celui-ci en guide +. Voici ces trois rôles :

  • Storytelling: raconter des histoires, des anecdotes tout au long du tour apparait comme une composante importante du rôle de guide. Ce dernier peut même impliquer les participants dans ses histoires s’il est bon acteur et animateur. Le storytelling inclut la communication verbale, mais aussi non verbale; qu’il s’agisse d’attitudes, de mimiques ou de gestes. Ces histoires peuvent contribuer à informer les voyageurs, souvent plus enclins à retenir l’information si elle leur est livrée de façon divertissante.
  • Médiateur social : amorcer et encourager les échanges entre les participants afin que se crée une communauté. Pour ce faire, le guide peut mettre en place un cadre favorable aux interactions comme une activité en sous-groupes ou un divertissement incitant à la discussion.
  • Instructeur : faciliter la pratique de l’activité et rendre fluide l’ensemble de l’expérience. Le guide est considéré comme un expert. Sa capacité à transmettre ses connaissances et à initier à la pratique est très importante pour permettre aux participants de s’y adonner avec plaisir, principalement s’il s’agit de novices.

Le niveau « Plus » correspond à la performance d’un guide ayant accompli davantage que ses rôles de base en stimulant l’implication des participants. Une telle performance outille le visiteur pour qu’il se laisse guider en toute confiance et qu’il vive une expérience mémorable.

Relation entre la performance du guide et l'immersion du touriste.

Concrètement 

Pour tester leurs théories, les chercheuses ont participé à des tours guidés dans le but d’évaluer la performance des guides et d’interroger les autres participants, afin de connaître leur niveau d’immersion dans l’activité. Parmi les tours guidés à l’étude, le tableau ci-dessous résume deux cas : une expédition dans la nature sauvage arctique (3 jours) et une excursion de traineaux à chiens (sur roues) en région arctique (1/2 journée).

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Dans le premier cas, le guide a assumé ses rôles de base, mais il s’est peu adonné au storytelling, avait de la difficulté à s’exprimer de façon fluide et n’est pas intervenu afin de créer des liens sociaux entre les participants. Bien que le séjour ait été généralement satisfaisant, les participants ont senti certaines lacunes agissant comme un frein à un complet « laisser-aller ». Le guide n’a pas favorisé l’immersion des participants.

Dans le second cas, le guide a joué tous les rôles pouvant favoriser l’immersion. Ses interventions ont mené à un haut degré de participation des visiteurs. Il a été un instructeur efficace et a réussi à mettre en place un sentiment de sécurité. L’observation, le dialogue et le souci du bien-être de chacun des participants sont devenus des outils pour le guide afin de détecter des éléments qui auraient pu être corrigés. Les participants de ce tour ont témoigné de leur contentement, notamment en soulignant le fait qu’ils se sentaient en sécurité et qu’ils ont pu se « laisser aller ».

Une affaire de cocréation

La performance du guide de tourisme d’aventure joue un rôle clé dans la qualité de l’expérience du visiteur. Les capacités du guide à l’impliquer, à le sortir de son quotidien pour l’imprégner d’un nouvel environnement, à l’inciter à entrer en relation avec les autres et à embarquer dans l’aventure de plain-pied contribuent assurément à faire de ce tour une expérience de cocréation extraordinaire.

Image à la une : FreeImages.com

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Produits et activités

La reconquête touristique des berges fluviales

Pour de nombreuses municipalités, les berges des fleuves deviennent un élément supplémentaire d’attractivité et un lieu de pratique d’activités nautiques et terrestres. Au Québec, les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive et leurs aménagements se multiplient, tout comme dans d’autres pays, notamment la France.

Des activités qui relient le territoire au fleuve

En France, le terme offre fluvestre est utilisé pour rassembler les activités terrestres, réalisées au bord des fleuves, et fluviales, pratiquées sur les fleuves : loisirs nautiques, baignade, vélo, randonnée, événements, visite de sites remarquables, observation de la faune et de la flore, etc. Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité. Il a pour effet d’encourager les passagers à s’arrêter en escale et à dépenser, et d’inciter les visiteurs et les résidents à effectuer des activités au bord de l’eau.

Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité.

Afin de développer ce type de tourisme, les berges sont aménagées, développées et valorisées. Selon la firme de consultation Horwath HTL, les principales initiatives peuvent se catégoriser comme telles :

  • Création d’espaces naturels au bord de la voie d’eau, notamment en zone périurbaine;
  • Conception de nouveaux espaces publics en lien direct avec les berges;
  • Création de bases de loisirs nautiques ou reconfiguration des installations existantes;
  • Création de voies vertes le long de la voie d’eau;
  • Développement d’équipements saisonniers ou éphémères (par exemple la Plage de l’Horloge à Montréal).

Une promenade le long des berges

Ancienne zone industrialisée, la promenade Samuel-De Champlain de la Ville de Québec est aujourd’hui un parc aménagé le long du fleuve Saint-Laurent qui a nécessité des investissements de près de 70 millions de dollars. Des sentiers et une piste cyclable donnent accès à trois stations, sur près de 2,5 km :

  • La Station des Cageux, où se trouvent un marais, une tour d’observation d’une hauteur de 25 mètres et une descente à l’eau;
  • La Station des Sports, dédiée aux activités sportives (terrains de soccer, aire de jeux gazonnée).
  • La Station des Quais, constituée de quatre jardins thématiques inspirés de l’environnement et de l’histoire du fleuve : le Quai-des-Brumes, le Quai-des-Flots, le Quai-des-Hommes, le Quai-des-Vents.

Selon la Commission de la capitale nationale du Québec, 313 000 visiteurs ont fréquenté les lieux en moyenne 9,5 fois pour un total de 3 millions de visites en 2015. Cela représente une augmentation de fréquentation de 15 % par rapport à 2013. Les travaux de la dernière phase du développement commenceront en 2017 et comporteront la création de points d’observation, de parcs et de belvédères. Au final, 24 km de littoral seront accessibles aux visiteurs.

promenade Samuel-De Champlain

Quais des Hommes; source : Flickr/CCNQ

À Paris, un ancien axe routier longeant la Seine a été reconverti en 2013 en un espace de loisirs, d’animations et de culture. Le projet les Berges est composé de 3 aménagements étendus sur 4,5 hectares le long de la Seine :

  • Au port de Solférino, un immense escalier fait office d’amphithéâtre pour des projections sur le fleuve. Plusieurs autres installations ont été mises en place : un parcours sportif, un espace de jeux pour enfants couvert en hiver et les « Zzzz », des conteneurs vitrés à louer.
  • Au port des Invalides, les visiteurs profitent d’une plage, de restaurants avec terrasse ouverts à partir du printemps et de péniches amarrées au quai proposant une offre de restauration, des spectacles et des croisières.
  • Au port du Gros Caillou, un espace nature permet d’observer la faune et la flore sur les jardins flottants de cinq îlots, ainsi que dans le verger.

Les Berges de Paris

Port de Solférino; sources : Architecture urbanisme FR et MY TF1 News

Plus de quatre millions de visiteurs ont fréquenté les Berges en 18 mois et les émissions de dioxyde d’azote (NO2) ont diminué en moyenne de 15 % sur le site. 

Développement récréotouristique dans une escale nautique

Le projet récréotouristique Écomonde du lac Saint-Pierre situé à Sorel-Tracy, sur la voie maritime du Saint-Laurent, devrait voir le jour en 2017. Situé sur un quai bordé d’une plage, d’une piste cyclable et d’un parc, le complexe comprendra, entre autres, un établissement d’hébergement, un lieu de congrès et réunions, une salle multifonctionnelle et un amphithéâtre extérieur. Une programmation artistique ainsi que des circuits écotouristiques seront proposés. Le Regroupement indépendant pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST), le promoteur, a invité des firmes de création dont Moment Factory à définir un concept touristique. Le budget prévu pour ces travaux s’élève à 19,7 millions de dollars et les retombées économiques sont évaluées à 6 millions de dollars, pour un potentiel de 240 000 visiteurs par année.

La mise en réseau des sites d’accès au fleuve

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent mené à l’échelle d’un territoire administré par plusieurs collectivités.

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent

Le réseau des Haltes du Saint-Laurent est le résultat d’un travail de concertation entre cinq municipalités de la MRC de Portneuf (Deschambault-Grondines, Portneuf, Cap-Santé, Donnacona et Neuville) et divers acteurs locaux. Chacune a aménagé un site au bord des berges du Saint-Laurent afin d’offrir un accès libre et gratuit pour pratiquer des activités nautiques, d’interprétation, d’observation et la baignade. Le projet fut inauguré en 2013 et les cinq sites sont identifiés par une sculpture symbolisant à la fois une voilure et un vol d’oiseau.

Haltes du Saint-Laurent

Source : Cameleoh!

Une initiative similaire a été entreprise par cinq municipalités de la MRC de Kamouraska. Depuis juillet dernier, sept sites d’accès au fleuve Saint-Laurent sont clairement identifiés par des panneaux « Fleuve & détente » et par le symbole d’une chaise de plage sur la carte vélo du guide touristique.

Ces projets innovants permettent de révéler les multiples usages d’un fleuve et de ses rives. L’aménagement des berges du Saint-Laurent permettra d’atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique, en haussant l’attractivité des dix pôles du Saint-Laurent et de leurs produits prioritaires.

 

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/Jean-François Hamelin

 

 

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Segments de clientèles

Qui sont les randonneurs québécois?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs a été réalisé.

L’analyse qui suit présente les grandes lignes de ce portrait des randonneurs pédestres; elle n’inclut pas les activités d’hiver. Une analyse subséquente portera sur le profil des adeptes de marche hivernale et de raquette.

Une pratique répandue

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, bien que 31 % n’en aient fait qu’une ou deux fois, 35 % se sont adonnés à la randonnée à plus de 5 occasions durant l’année.

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Les Québécois pratiquent la randonnée surtout en couple (36 %) ou seuls (26 %). Un randonneur sur cinq en fait habituellement avec des amis et 15 % font de la randonnée en famille, avec ou sans enfants de moins de 15 ans. Néanmoins, près du quart des randonneurs de 35 à 44 ans sont portés à en faire en famille avec des enfants de moins de 15 ans.

Pour être dans la nature

La majorité des Québécois font de la randonnée pour être dans la nature, parce qu’il s’agit d’une activité sans frais et facilement accessible, pour admirer les paysages ou encore pour garder la forme. Le graphique 2 démontre que de nombreux aspects motivent la pratique de la randonnée.

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À Montréal et dans les Laurentides

Les Québécois pratiquent surtout la randonnée pédestre à Montréal*, dans les Laurentides et en Montérégie. De façon générale, ils sont plus enclins à pratiquer la randonnée dans leur propre région. Des proportions plus élevées de Montréalais en font aussi dans les Laurentides, dans Lanaudière ainsi qu’en dehors de la province. Parmi ceux qui en font 10 fois ou plus par année, 7 % en font surtout en Gaspésie.

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*Le haut taux de pratique à Montréal peut s’expliquer par le fait que plusieurs ont considéré les grands parcs urbains comme des lieux de marche en nature et par la forte proportion de randonneurs montréalais.

Du beau temps, un accompagnateur et c’est parti!

Près des trois quarts des randonneurs estiment que des conditions climatiques favorables sont un facteur important ou très important dans la décision d’aller en randonnée. Encore davantage parmi ceux qui n’en font qu’une fois ou deux par année et pour ceux qui en font en famille, entre amis ou en groupe. Aussi, le fait d’être accompagné ou non pèse dans la balance pour plus de la moitié des randonneurs.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

Près du tiers prévoit en faire de 2 à 7 jours à l’avance et seulement 6 % décident plus d’une semaine à l’avance. Les jeunes adultes de 18 à 34 ans sont plus enclins à prévoir leur randonnée 2 à 3 jours à l’avance, alors que ceux de 55 ans et plus ainsi que les retraités sont davantage portés à décider le jour même. Enfin, la majorité de ceux qui en font souvent (10 fois ou plus par année) décident le jour même.

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Des randonnées intermédiaires de 2 heures et moins

Les deux tiers des randonneurs québécois marchent 2 heures ou moins. La majorité parcourent en moyenne 2 à 5 km. Ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui réalisent en plus grand nombre les randonnées de 5 à 10 heures. Aussi, les Montréalais sont plus enclins que les Québécois des autres régions à faire des randonnées de 2 heures ou plus.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Mais près du tiers des randonneurs en font les jours de semaine. Le tiers des randonneurs souhaitent des sentiers de niveau débutant, mais la grande majorité parcourt plutôt des sentiers intermédiaires. Seulement 6 % choisissent des sentiers de niveau avancé ou expert.

À la recherche de points de vue

Les points d’observation constituent le type d’aménagement le plus recherché, suivi des sentiers dédiés à la marche. Les randonneurs de 18 à 24 ans et les Montréalais souhaitent plus que les autres trouver un point d’accueil ou un bureau d’information, alors que ceux de 35 à 44 ans recherchent des lieux avec tables à pique-nique et panneaux d’interprétation. Le graphique 5 illustre les installations recherchées par les randonneurs.

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Dépenser surtout pour s’équiper

Les randonneurs québécois dépensent en moyenne 181 $ par année pour la pratique de cette activité. L’achat d’équipement et de vêtements représente, et de loin, la principale dépense des randonneurs. L’accès aux sentiers compte seulement pour 7 à 11 % des dépenses totales — l’accès étant gratuit pour plusieurs d’entre eux. Soulignons que les jeunes adultes de 18 à 24 ans dépensent moins, en moyenne, et que les hommes allouent des montants plus élevés que les femmes pour l’ensemble des postes de dépenses. Ces données incluent celles des randonneurs n’ayant rien déboursé dans l’année.

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Internet et conseils des proches

Enfin, les randonneurs connaissent généralement les destinations qu’ils fréquentent pour pratiquer leur activité. Ils se basent sur Internet et sur les conseils de parents et d’amis pour planifier leurs sorties. Les jeunes adultes sont plus enclins à se renseigner sur Internet. Ils consultent les moteurs de recherche généraux, le site de la Sépaq, celui de bonjourquebec.com et les sites de destinations pour planifier leurs sorties.

Image à la une : © Pexel

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Produits et activités

Les Américains et le plein air

Le plus récent rapport de l’Outdoor Foundation fait état de la participation des Américains à 42 activités de plein air, tant hivernales qu’estivales, d’aventure douce ou extrême, en 2015. Les données proviennent d’un échantillon de 38 172 répondants âgés de 6 ans et plus. Voici les principaux résultats de cette étude.

Près de la moitié de la population américaine (48,4 %) a participé à au moins une activité de plein air en 2015, soit 142 millions de personnes qui ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

… 142 millions de personnes ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

Même si le nombre de participants a augmenté d’un million au cours de la dernière année, le taux global de participation est demeuré relativement stable en raison de l’augmentation de la population (voir le graphique 1). Il s’agit tout de même du plus faible taux de participation des 10 dernières années. Le nombre de sorties est lui aussi demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie, variant de 0,1 million, avec un creux en 2008 (10,1 milliards) et un pic en 2012 (12,4 milliards de sorties).

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Les jeunes de 6 à 24 ans

La participation à des activités de plein air des jeunes de 6 à 12 ans et de 13 à 17 ans a chuté de 15 % et 10 % respectivement au cours des 10 dernières années, passant de 78 % à 63 % dans le premier cas et de 60 % à 59 % dans le deuxième cas. Pendant la même période, celle des 18 à 24 ans s’est accrue de 2 % (de 55 % à 57 %).

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En 2015, les jeunes Américains qui ont effectué des sorties en plein air provenaient de toutes les régions du pays, notamment :

  • l’Atlantique Sud (19 %);
  • le Centre Nord-Est (17 %);
  • le Pacifique (15 %);
  • l’Atlantique-Centre (15 %).

Les jeunes résidents de la Nouvelle-Angleterre, région limitrophe du Québec, détenaient le plus faible taux de participation à des activités de plein air (4 %), lequel est d’ailleurs demeuré relativement stable dans toutes les régions du pays de 2007 à 2015.

Parmi les activités dont le taux de pratique est le plus élevé, on dénombre :

  • la course, le jogging et la course en sentier;
  • le vélo de route, de montagne ou BMX;
  • le camping;
  • la pêche;
  • la randonnée.

activité plain air populaire jeunes

Toutefois, le classement diffère si on considère la fréquence de pratique à ces activités. Les adeptes de la planche à roulettes enregistrent en moyenne 62 sorties, propulsant cette activité au 3e rang, alors que le camping glisse au 5e rang avec une moyenne de 12 sorties par année par personne (voir le tableau 1).

Les adultes de 25 ans et plus

La participation à des activités de plein air des adultes de 25 à 44 ans a augmenté de 8 % de 2006 à 2015, passant de 48 % à 56 %, alors que celle de leurs aînés (45 ans et plus) est restée stable à 37 % au cours de la même période.

Les principales activités pratiquées par les adultes de 25 ans et plus sont, à peu de choses près, les mêmes que celles des jeunes, mais dans des proportions et dans un ordre légèrement différents :

  • la course, le jogging et la course en sentier (15 %);
  • la pêche (15 %);
  • la randonnée (13 %);
  • le vélo de route, de montagne ou BMX (12 %);
  • le camping (12 %).

L’observation des oiseaux et l’observation de la faune détrônent la randonnée et le camping dans le classement des activités pratiquées lorsque l’on examine la participation en terme de fréquence et arrivent en 4e et 5e positions.

Les non-pratiquants

Les Américains non pratiquants sont plus attirés par les loisirs en plein air que par les activités sportives ou de remise en forme. En fait, le camping, le vélo, la randonnée et la course ou le jogging figurent parmi les activités les plus attrayantes pour cette catégorie de personnes, tous âges confondus.

Les sports de pagaie ont la cote

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Au cours des trois dernières années, la planche à rame (stand up paddle board) est l’activité qui a enregistré la plus forte augmentation; elle a vu son taux moyen de participation croître de 26 % de 2012 à 2015. La pêche en kayak, le kayak d’eau vive et les excursions en kayak de mer figurent également parmi les activités qui ont connu la plus forte croissance de leur nombre de participants. Bien que la participation à la course et au jogging ait subi une baisse de 5 % de 2014 à 2015, les activités liées à la course ont gagné en popularité. Ainsi, la participation à un triathlon a enregistré la plus forte hausse, soit 24 % au cours de la dernière année. La course d’aventure ou course à obstacles, le triathlon non traditionnel et la course en sentier se classaient également parmi les principales tendances de plein air de l’année.

Le Québec, avec ses nombreux lacs et rivières, son majestueux fleuve Saint-Laurent, ses parcs et ses régions a tout pour combler l’amateur de plein air !

Source de l’image à la une  : pexels.com

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Gestion

L’enjeu de l’accès public au fleuve Saint-Laurent

L’accès au fleuve, un enjeu reconnu

L’accessibilité aux rives fut un enjeu identifié lors de la quatrième phase (2005-2010) de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Depuis, l’accès limité au Saint-Laurent pour les citoyens et les visiteurs a été reconnu comme une faiblesse lors de l’élaboration, en 2014, de la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique par le ministère du Tourisme. Pour y remédier, le plan d’action 2014-2017 prévoit l’amélioration de l’offre de produits et de services à proximité des berges.

Partant du constat que l’accès aux rives du Saint-Laurent dépend grandement des initiatives municipales, l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (GLSL Cities) a réalisé une étude en 2014 auprès de 22 municipalités québécoises riveraines, de Salaberry-de-Valleyfield à l’Ouest jusqu’à Chandler à l’Est. Des sources complémentaires ont été utilisées pour approfondir les résultats. L’objectif était de dresser un portrait des accès publics au fleuve (APF) et d’identifier des pistes de solutions pour les conserver et en accroître le nombre.

La vocation des accès publics au fleuve

L’étude a permis de constater que les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive.

… les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive

Les activités commerciales (transport, pêche) sont peu présentes et les espaces riverains réservés à la protection et à la préservation sont rares. Les types d’accès publics au fleuve sur le territoire des municipalités interrogées sont : 

  • des parcs, des promenades et des pistes cyclables (100 %);
  • des quais et des jetées (82 %);
  • des marinas et des ports de plaisance (77 %);
  • des rampes de mise à l’eau (bateaux de plaisance et autres petites embarcations; 77 %);
  • des plages et d’autres lieux de baignade aménagés (36 %);
  • des campings et des centres de villégiatures riverains (36 %);
  • des traversiers (exploitation annuelle; 27 %).

L’évolution des accès publics au fleuve

L’étude dresse un portrait de l’évolution du nombre d’APF par type d’accès en se basant sur des données comparatives, dont certaines datant de plus de trente ans (voir le tableau 1). Les types d’accès qui augmentent en nombre sont les parcs, les promenades et les pistes cyclables, les rampes de mise à l’eau, ainsi que les plages et les autres lieux de baignade. La consolidation des acteurs, l’aménagement du territoire riverain, l’amélioration de la qualité de l’eau et l’émergence de nouvelles pratiques nautiques ont permis un meilleur accès au fleuve.

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Les APF, un défi pour les municipalités

Disposer d’un accès direct au fleuve sans l’emploi d’une embarcation est une demande urgente des citoyens. En dehors des huit plages recensées, seuls 16 % des 101 parcs et promenades offrent un contact direct et aménagé au fleuve.

De plus, malgré un état satisfaisant de la majorité des accès au fleuve, plusieurs infrastructures telles les quais, les jetées et les rampes nécessiteraient d’importantes réparations. Seuls 23 % des répondants réalisent un travail de protection, de restauration et de valorisation spécifique aux APF et 77 % déplorent un manque de capacité pour en assurer une gestion optimale et développer leur plein potentiel.

Les autres contraintes entourant l’accroissement et l’agrandissement des APF sont la densification urbaine, les transformations environnementales (par ex. : érosion des berges) et les fluctuations économiques.

Les possibilités de développement des APF

Les municipalités accordent une grande importance aux accès publics au fleuve puisqu’elles considèrent qu’ils contribuent au sentiment d’appartenance (100 %), à la qualité de vie des résidents (92 %), au développement économique (83 %) et représentent un attrait touristique (75 %). Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses (voir le tableau 2).

Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses.

Cependant, la baisse de popularité de certaines pratiques récréatives (pêche et nautisme) doit être prise en compte, tout comme le retour d’autres activités telles que la baignade, le canot, le kayak et l’arrivée de nouvelles pratiques comme la planche aérotractée (kitesurfing).

L’action municipale est déterminante pour accroître le niveau d’accessibilité aux rives, que ce soit par la planification urbaine ou encore par la concertation régionale ou métropolitaine.

possibilites developpement acces publics fleuve

 

Dans le cadre de sa nouvelle Stratégie maritime, le gouvernement du Québec s’est engagé à investir 30 millions de dollars sur trois ans pour créer des projets touristiques le long des rives du Saint-Laurent; de quoi soutenir les municipalités dans leurs démarches.

Une seconde analyse présentera des initiatives québécoises qui ont fait l’objet de bonnes pratiques dans l’étude, ainsi que d’autres exemples d’ailleurs.

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/André Quennneville

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Produits et activités

Voyage à vélo : de l’inspiration à la planification

Le tourisme à vélo est un créneau en plein essor pour de nombreuses destinations. Selon l’Adventure Cycling Association (ACA), cette forme de tourisme est de plus en plus lucrative et gagne en importance en Amérique du Nord et à travers le monde.

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a publié, en janvier 2015, un portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré entre les 7 et 29 octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

Cette analyse présente les résultats liés au choix de la destination et à la planification du dernier séjour des touristes au Québec en 2014, où le vélo était :

  • le principal moyen de transport à destination;
  • la principale activité pratiquée à destination;
  • ou une activité parmi d’autres pratiquée à destination.

Sélection et choix de la destination

Le principal critère de sélection d’une destination est la beauté des paysages, suivi de l’offre d’hébergement et de la localisation. Les Québécois accordent plus d’importance à la disponibilité des forfaits, alors que les répondants de l’extérieur du Québec sont attirés par la tenue d’un événement ou d’un festival. Il est à noter que les 18 à 35 ans considèrent davantage la variété de l’offre d’attraits et d’activités autres que le vélo. L’offre d’une restauration de qualité et d’hébergement est plus importante pour le segment de clientèle avec le revenu familial le plus élevé (150 000 $ et plus).

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Toutefois, lorsque vient le moment d’arrêter son choix, le voyageur considère d’autres critères, notamment la qualité des routes et des circuits cyclables, la sécurité des circuits, le faible niveau de circulation automobile, ainsi que la variété des circuits et des pistes cyclables.

Période de planification

Plus de la moitié des touristes à vélo provenant de l’extérieur du Québec ont planifié leur séjour plus de deux mois à l’avance (55 %), comparativement à seulement 21 % des répondants québécois. Ces derniers sont d’ailleurs enclins à planifier leur séjour moins d’un mois à l’avance (57 %). Les résultats de l’étude démontrent également que plus le séjour sera long, plus il sera planifié à l’avance. Par exemple, 57 % de ceux qui ont parcouru 200 km ou plus à vélo ont organisé leur voyage plus d’un mois à l’avance.

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Les habitudes de planification divergent également selon l’âge des répondants. La moitié des 55 ans et plus ont planifié leur séjour plus d’un mois à l’avance alors que les 18 à 35 ans sont portés à planifier à la dernière minute; plus du quart (26 %) l’ont fait moins d’une semaine à l’avance.

Sources d’information utilisées

En moyenne, les touristes à vélo québécois ont utilisé trois sources d’information différentes pour planifier leur dernier séjour au Québec, comparativement à près de quatre pour le segment hors Québec. Dans les deux cas, le Web se classe premier (respectivement 58 % et 75 %).

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De nombreux répondants québécois ont utilisé les cartes des circuits et des voies cyclables (35 %), les guides touristiques de la région (31 %) et les guides des circuits ou des voies cyclables (28 %). Ceux-ci sont aussi plus nombreux à avoir consulté leurs parents et amis (26 %), les salons vélo (8 %) et les médias sociaux (4 %). Plusieurs connaissaient aussi déjà la destination (39 %).

Sites Web consultés

Les principaux sites Web consultés par les touristes à vélo lors de la planification de leur dernier séjour au Québec sont ceux des régions touristiques (40 %), des moteurs de recherche généraux (39 %), Google Maps (38 %), ainsi que les sites Web des établissements d’hébergement (35 %) et de Vélo Québec (34 %). En général, le segment provenant de l’extérieur du Québec consulte dans une proportion plus élevée différentes sources en ligne, particulièrement les sites de partage de commentaires sur le voyage (29 % comparativement à 6 % des Québécois) et les sites de réservation en ligne (28 % comparativement à 17 % des Québécois). Parmi les autres sites Web signalés par les répondants on retrouve principalement ceux spécifiques à une route ou à un événement, le portail Web de la SÉPAQ, ainsi que les sites et les blogues spécialisés sur le vélo. En moyenne, les touristes à vélo au Québec ont consulté près de trois sites Web pour la planification de leur séjour.

Motivations

Faire de l’activité physique et garder la forme (87 %), admirer les paysages (75 %) ainsi qu’être dans la nature et prendre de l’air (74 %) sont les principales motivations à la pratique du vélo. Les plus jeunes sont plus nombreux à pratiquer le vélo afin de s’éloigner du stress de la vie courante, comme moyen de transport ou pour participer à des courses ou des compétitions, alors que les plus âgés le font davantage dans le but de s’immerger dans la localité ou socialiser avec les amis ou la famille.

Le développement de pistes et de circuits cyclables de qualité (33 %), de pistes cyclables séparées de la circulation routière (30 %) ainsi qu’une meilleure information (30 %) et promotion (26 %) de l’offre touristique québécoise et de son expérience vélo inciteraient davantage les touristes à visiter le Québec sur deux roues.

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, n’hésitez pas à consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une: iStock

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Produits et activités

5 profils de cyclotouristes décortiqués

 

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé, en janvier 2015, le portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec, ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré en octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

 

Un exercice de segmentation a permis une analyse plus approfondie des résultats en fonction des cinq profils identifiés parmi les touristes à vélo :

La famille touche-à-tout

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Lors de son dernier voyage à vélo, la famille touche-à-tout a parcouru moins de 100 km dans les Cantons-de-l’Est ou les Laurentides. Elle a utilisé des cartes imprimées de circuits cyclables ainsi qu’un téléphone intelligent pour s’orienter. Pour son hébergement, elle a opté pour le camping ou les gîtes où elle a séjourné durant 3 ou 4 nuits. Elle a profité de ses vacances pour faire de la randonnée, visiter un parc naturel et acheter des produits régionaux. Ses dépenses moyennes par jour se sont élevées à 203 $.La famille touche-à-tout représente 22 % des cyclotouristes. Elle planifie son séjour moins d’un mois à l’avance. Elle l’organise à partir d’Internet, de cartes cyclables et de guides touristiques régionaux. Outre le fait qu’elle connaît généralement sa destination, son choix est influencé par des discussions avec des parents ou des amis, ainsi que par ses recherches en ligne.

 L’atypique spontané

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L’atypique spontané possède un profil complexe et représente 17 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance, et parfois même moins de deux semaines à l’avance. Le fait de déjà connaître une destination, et les discussions avec des parents ou des amis influencent son choix.

Lors de son dernier voyage de vélo, l’atypique spontané a parcouru moins de 200 km dans les Cantons-de-l’Est, le Bas-Saint-Laurent et la région de Québec. Il a davantage privilégié le camping que les autres segments de cyclotouristes, mais a également séjourné en hôtel/auberge 3 étoiles durant quatre nuitées. Pendant son périple, il a acheté des produits régionaux, mangé dans un restaurant de fine cuisine, visité un parc naturel, fait de l’observation de la faune ainsi que du vélo de montagne. Il a dépensé 221 $ par jour en moyenne.

Le rouleur autonome

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Le rouleur autonome correspond à 29 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance et l’organise à partir d’Internet et de cartes avec circuits et voies cyclables. Il se fie également à ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par un répertoire de pistes cyclables et par des discussions avec des parents ou des amis.

Lors de son denier voyage à vélo, le rouleur autonome a franchi plus de 200 km en vélo dans les Cantons-de-l’Est, les Laurentides ou la région de Québec. Il a roulé davantage sur la Route verte que les autres segments de cyclotouristes. Il a séjourné 5 nuits en camping, en gîte ou en hôtel/auberge 3 étoiles et lorsque possible, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». En plus de faire du vélo, le rouleur autonome a visité un parc naturel, acheté des produits régionaux, fait de l’observation de la faune et pris part à des activités patrimoniales et culturelles. Ses dépenses moyennes sont de 229 $ par jour.

Le sportif encadré

5profils_cyclo4 Le sportif encadré représente 18 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et l’organise à l’aide d’Internet, de cartes avec circuits de voies cyclables et de ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que le rouleur autonome.

Lors de son dernier voyage à vélo, le sportif encadré a parcouru plus de 200 km dans les Laurentides, le Saguenay–Lac-Saint-Jean ou la région de Québec. Il a voyagé en couple, avec des amis ou avec un club cycliste et en a profité pour manger dans un restaurant de fine cuisine, acheter des produits régionaux, visiter un parc naturel et explorer une route ou un circuit touristique. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en gîte ou hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que tous les autres segments, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». Il a dépensé en moyenne 219 $ par jour.

 L’enthousiaste de groupe

5_profils_bon L’enthousiaste de groupe correspond à 14 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et parfois même plus de deux mois à l’avance. Il l’organise à l’aide d’Internet, de ses connaissances personnelles et de parents et d’amis. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que ceux de la famille touche-à-tout.

Lors de son dernier voyage à vélo, l’enthousiaste de groupe a parcouru entre 100 et 500 km dans les Cantons-de-l’Est, en Montérégie ou dans la région de Québec. Durant ses vacances à vélo, il a pris part à un événement cycliste, acheté des produits régionaux et mangé dans un restaurant de fine cuisine. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en camping, en hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que les autres segments chez des parents et des amis. Il a dépensé en moyenne 194 $ par jour.

Est-ce que cet exercice de segmentation vous permet de reconnaître les divers profils de cyclotouristes qui traversent votre région?

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, vous pouvez consulter le sommaire exécutif.

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