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Le spa en hôtel : simple service complémentaire ou centre de profits? +++ Commentaires de Gilles Larivière +++

Au même titre que les restaurants gastronomiques, les spas ont longtemps été perçus par les hôteliers comme des gouffres financiers. Ils représentaient souvent un mal nécessaire, vecteur d’image et de notoriété. Les spas requièrent beaucoup d’espace, de personnel et d’énergie. Cependant, la montée exponentielle de la demande, une meilleure organisation de l’offre, l’amélioration de la mise en marché et la spécialisation du personnel ont permis, dans bien des cas, de faire des spas en hôtel de véritables centres de profits.

Chacun peut y trouver son compte!

Le marché du bien-être explose depuis quelques années et le spa répond au besoin de «se faire du bien» dans un minimum de temps. Quel voyageur ne souhaite pas soulager les effets du décalage horaire? Les massages et les traitements faciaux ont longtemps été considérés comme des extravagances, mais les gens y ont maintenant recours de façon aussi routinière qu’ils font appel à leur coiffeur. Le spa devient donc un produit indispensable d’une offre hôtelière de qualité, au même titre que le restaurant gastronomique. Il devient une oasis, une parenthèse de douceur dans un monde stressant.
Pour les hôteliers, les spas représentent des avantages clairs, dont:

  • accroître l’achalandage,
  • améliorer l’expérience du client,
  • augmenter les revenus et les profits,
  • élever la valeur immobilière.

Historiquement, un spa était géré comme d’autres départements de l’hôtel et l’on visait à attirer les clients dans l’établissement. Or, les «prestations» spas peuvent être déterminantes dans le choix de l’établissement par la clientèle hôtelière, tant en milieu urbain que de villégiature. Il peut y avoir une synergie et une multiplication des bénéfices pour l’hôtel et le spa, à condition que la cohérence de chacun soit respectée. Et puis, évidemment, l’hôtel peut être une source de clientèle pour le spa. Le temps où le spa était relégué à un petit espace peu accessible de l’hôtel et où les traitements étaient limités est terminé.

Petit à petit, les spas sont donc passés de services complémentaires à des centres de profits. Quoique les spas représentent encore une petite part des revenus pour la plupart des hôtels, leur croissance est forte et stable. Selon la firme de consultation PKF, les revenus des spas dans les hôtels aux États-Unis étaient d’environ 2076 USD par chambre disponible en 2004, soit 2,3% des revenus totaux. Dans les centres de villégiature, les revenus étaient plutôt de 3117 USD par chambre disponible ou 3,4% des revenus. Le graphique 1 présente la marge bénéficiaire brute des spas par type d’établissement.


À noter cependant qu’il y a une forte corrélation entre le nombre de salles de traitement et les revenus (graphique 2).

Les spas de grande capacité semblent avoir une meilleure rentabilité, mais encore faut-il qu’il y ait une demande suffisante pour justifier le nombre de salles de traitement.

La gestion des spas en hôtel ou en centre de villégiature

En plus de la demande croissante et de l’augmentation des revenus, un autre élément vient accélérer le développement des spas en hôtel: la démystification du processus de gestion. Quoique les spas aient leurs propres exigences, la firme PKF amène les gestionnaires à lever certains mystères en voyant les spas comme des mini-hôtels:

  • l’enregistrement des arrivées et des départs dans les hôtels comme dans les spas se fait à un comptoir d’accueil;
  • les deux constituent un service de location d’espace pour une durée déterminée;
  • les deux services ont des coûts de main-d’oeuvre élevés;
  • les deux nécessitent des services de ménage et de buanderie;
  • les deux ont des coûts fixes élevés.

En plus des spas gérés directement par l’établissement hôtelier, il y a différentes formes d’associations entre les spas et les hôtels:

  • spa en concession: un partenaire spa assure la gestion de l’espace dans l’hôtel;
  • spa en co-gestion: chacun des deux acteurs assume une partie de la responsabilité financière;
  • spa en franchise: un hôtel recrute un spa ou une marque pour son image et son savoir-faire et profite de son expérience.

Quelle est l’importance des spas en hôtel et en centre de villégiature au Canada?

Les données financières présentées précédemment concernent les spas aux États-Unis et ce type d’information ne semble pas encore disponible au Canada. Il est néanmoins intéressant de connaître la place tenue par les spas en hôtel ou en centre de villégiature. Le graphique suivant permet d’observer que ce type de spa semble particulièrement rentable. En effet, quoique les spas en hôtel comptent pour 12% du total des visites dans les spas au Canada, ils représentent 24% des recettes totales.

Le futur des spas en hôtel: un système uniformisé de rapports financiers

Auparavant, analyser la rentabilité d’un spa en hôtel constituait un défi de taille en raison de l’absence de normes comptables uniformisées dans l’industrie. Toutefois, l’International Spa Association (ISPA) a récemment développé un système qui permet de comparer les résultats. En raison du nombre croissant d’établissements qui adhèrent à ces normes, il sera bientôt plus facile de mesurer leur rentabilité.

Le spa est donc de plus en plus intégré aux services hôteliers – voire à la chambre – et, plus qu’un service complémentaire, il constitue une nouvelle source de revenus. Il est étroitement associé à l’hôtellerie de luxe, pour laquelle il est presque indispensable. Néanmoins, il n’y aura jamais un spa dans chaque hôtel et, pour certains, il est plus profitable de s’associer avec des spas indépendants hors du site. Il n’en demeure pas moins que le statut du spa au sein d’un établissement d’hébergement a changé, comblant ainsi clients et gestionnaires!

Sources:
– Foster, Andrea et Adam Wohlberg. «Hotel Spas as Independent Profit Centers», PKF Consulting, avril 2006.
– Foster, Andrea et Robert Mandelbaum. «Hotel Spas? The New Recreational Vehicle for Hotel Profits», PKF Consulting, 2005.
– Commission canadienne du tourisme. «Identifier le touriste en spa», 2006.
– Petit, Olivier et Valérie Bracchi. «Pas d’hôtel de luxe sans spa», Espaces tourisme et loisirs, no 229, septembre 2005.
– Ortega, Galya. «Spas et hôtels, une alchimie complexe à haute valeur ajoutée», Émotion Spa, [www.emotionspa-mag.com].

Commentaires De Gilles Larivière, président de Horwath Horizon Consultants

L’expérience canadienne de l’industrie du spa connaît, comme chez nos voisins américains, une forte croissance. Par ailleurs, lorsqu’on analyse les différents indicateurs de ce secteur, on note que la tendance des établissements hôteliers à ajouter un équipement «spa» sera maintenue dans les années à venir.De nos jours, les spas en hôtellerie peuvent être regroupés sous deux grandes catégories, soit les spas de destination et les spas de services.

Bien que le spa de destination connaisse une croissance importante, il demeure bien peu répandu puisqu’il compte pour moins de 2% des spas au Canada en 2006. Cela s’explique par le fait que, en raison de la multiplicité de ses composantes, les investissements requis sont élevés et font en sorte que, pour être rentable,le produit doit être distinctif et connaître une notoriété chez un nombre supérieur de clients cibles, s’étalant dans certains cas à l’échelle nord-américaine.

Parmi les nouveaux éléments des spas, on remarque souvent les traitements à base d’eau (wet treatment). On note également l’importance accrue accordée aux installations mêmes: le lieu de l’expérience «spa» n’est plus seulement constitué de salles de traitement ou d’esthétique, mais devient de plus en plus sophistiqué. Par ailleurs, au Québec, les spas «nordiques» connaissent une croissance particulièrement forte par rapport au Canada et à l’Amérique du Nord.

Les investissements nécessaires pour l’ajout d’un spa se multiplient. Alors qu’auparavant on parlait souvent de quelques milliers de dollars pour ce genre d’installation, certains hôteliers ou certaines chaînes hôtelières investissent maintenant plusieurs millions de dollars. De là, l’idée de divers groupes hôteliers de créer une division spa avec une image distincte et une assurance de qualité dans tous leurs hôtels.

C’est ainsi que, d’ici 5 ans, la majorité des spas hôteliers que nous connaissons aujourd’hui devront tendre vers des produits «spa» plus élaborés et plus pointus afin de combler les besoins d’une clientèle de plus en plus exigeante, sinon ils devront réduire, voire éliminer ce service, puisque les attentes des clientèles cibles seront trop importantes pour les spas actuels «non améliorés».

Gilles Larivière
Peter Gaudet
Horwath HTL Montréal

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Enjeux Produits et activités

L’industrie des spas a-t-elle atteint la saturation ?

Le tourisme de santé et de mieux-être constitue maintenant un produit d’appel autant qu’un produit touristique complémentaire. Il bénéficie du grand avantage de ne pas être trop affecté par la saisonnalité. L’évolution marquée de l’industrie des spas au cours des dernières années a donné une nouvelle saveur à l’offre touristique. Mais où en sommes-nous aujourd’hui? Ce marché affiche-t-il encore une croissance aussi forte ou la saturation est-elle imminente?

État de la croissance de l’industrie des spas

La croissance de l’industrie des spas au Canada a été relativement constante depuis 1996 avec des augmentations annuelles moyennes de 17% du nombre d’établissements. Les spas de jour, ceux en centre de villégiature ou en hôtel et les spas d’autres types ont progressé au même rythme.

Au Québec, leur croissance a également été importante, quoique moins forte que pour l’ensemble du Canada (hausse annuelle moyenne de 12% pendant 10 ans). Notons que c’est au Québec que l’on compte le plus grand nombre de spas en hôtel ou en centre de villégiature.

Le tableau 1 présente les principaux indicateurs de performance en 2004 et en 2006. On peut observer que les recettes par établissement ont augmenté dans une plus forte proportion (26%) que les visites par établissement (8%), traduisant une augmentation, pour l’entreprise, du revenu moyen par visiteur. Également, remarquons que cet accroissement des visites par établissement est fortement en deçà de celui des visites dans l’industrie (36%). En effet, puisque le nombre d’établissements augmente, il est normal que la part des visites de chaque établissement ne soit pas si grande.

Tableau 1

– Évolution de la performance des spas au Canada et au Québec de 2004 à 2006

* Projections à partir de l’information disponible en mars 2006 et des prévisions des spas interrogés.
Source: Commission canadienne du tourisme, Profil du secteur des spas au Canada – 2006.

Y a-t-il une saturation du marché ?

Bonne nouvelle, la saturation ne semble pas encore atteinte au Canada selon la Commission canadienne du tourisme. Quoique certains marchés géographiques puissent être saturés, la majorité des spas présentent encore une progression de leurs principaux indicateurs de rendement, même si le nombre d’établissements est encore en croissance. Il y aura une réelle saturation lorsque le nombre de spas continuera d’augmenter et que le nombre de visites et les recettes par établissements diminueront. Certains indices annoncent néanmoins que l’industrie approche de cette situation.

L’industrie des spas aux États-Unis a entamé un ralentissement et la même chose pourrait se produire au Canada. La saturation prochaine du marché (ou actuelle dans certains marchés) a amené l’industrie des spas à se différencier et à être plus compétitive.

Les spas plus modestes risquent de perdre du terrain face à des centres de villégiatures, des hôtels ou de grands investisseurs indépendants. Ils seront les premiers à souffrir du ralentissement économique.

Spa et tourisme

Les spas représentent une activité touristique, mais ce ne sont pas tous les spas qui sont axés sur le tourisme. Pour rencontrer ce critère, les établissements doivent proposer des programmes de santé et de mieux-être, disposer d’installations d’hébergement ou proposer l’hébergement dans le cadre d’un accord avec un établissement indépendant et, finalement, recevoir au moins 10% de clientèle touristique (touristes ou excursionnistes) parmi ses visiteurs. Au Canada, il y aurait environ 787 spas (34%) avec une orientation touristique et 183 au Québec (47%) à la fin de 2006. Bien sûr, tous les spas en centre de villégiature ou en hôtel sont classifiés «touristiques», mais seulement 16% des spas de jour le sont.

Il est important de noter que le nombre de spas axés sur le tourisme a connu une croissance supérieure à celle de l’ensemble du secteur et que les touristes adeptes des spas font partie d’un segment qui semble loin d’avoir réalisé son plein potentiel au Canada.

Les Canadiens sont de grands consommateurs de spas, 25% y sont déjà allés; les Américains le sont aussi (26%). Au Canada, on estime qu’environ 29% de la clientèle est touristique, soit 4,1 millions de visites en 2005, et 25% des recettes. Au Québec, ces proportions sont respectivement de 39% (897 000 visites) et de 34%. Les adeptes de longue date des spas sont plus susceptibles d’en visiter un lors d’un séjour touristique.

Les spas sont là pour rester!

Dans une société où la rapidité est la norme, les spas ne sont pas appelés à disparaître. Ils répondent maintenant à des besoins de détente et de ressourcement. Cette industrie a fait ses preuves au cours des dernières années et s’est taillé une place enviable au sein de l’offre touristique.

La saturation dans certains marchés étant néanmoins imminente, la différenciation et la spécialisation sont des exemples de stratégies à mettre en place pour demeurer dans la course! Aussi, une façon de commercialiser les spas auprès de la clientèle touristique est de jumeler l’expérience avec d’autres produits touristiques tels que les casinos, les établissements vinicoles ou d’autres attractions à proximité.

Ne manquez pas la suite dans un prochain Globe-Veilleur.
Source:
– Commission canadienne du tourisme. «Profil du secteur des spas au Canada», juillet 2006. http://www.tourism.gov.on.ca/french/tourdiv/research/
reports_other_studies.htm
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Produits et activités

La face cachée des produits de luxe

Le passage du matériel à l’émotionnel modifie le visage du luxe. Tous les produits s’engagent vers cette transition où unicité, excentricité et exclusivité rythment les expériences. Une aventure où aucun faux pas n’est permis et où il ne faut surtout pas s’asseoir sur ses lauriers!

Il ne fait aucun doute aujourd’hui que les segments de clientèle du marché du luxe sont de plus en plus diversifiés et que leur comportement diffère de celui d’avant (lire aussi: La nouvelle image de la clientèle de luxe).

Dans le domaine du voyage, on parle désormais de luxe traditionnel et de nouveau luxe. Le premier est associé à l’hôtel cinq étoiles, au resort huppé et aux prestations onéreuses. Quant au second, bien qu’il soit dispendieux, il se situe aux antipodes de la consommation matérielle et de la possession d’objets coûteux. Il tient davantage à la façon de consommer le luxe et met l’accent sur l’émotion, sur l’expérience à vivre.

Le luxe c’est…

  • la grande suite à l’hôtel, la chambre avec une vue superbe, le penthouse, la limousine…
  • le prestige de la marque, l’endroit où le personnel connaît votre nom

Mais c’est aussi…

  • le temps, l’espace, le silence, l’isolement
  • l’émotion ressentie
  • l’évasion des contraintes quotidiennes et de la complexité du monde environnant où tout est simple et facile
  • l’originalité, l’insolite

Et c’est surtout…

  • l’exclusivité!

Une courtepointe d’expériences, de l’excentricité à l’unicité

Un client loue un château d’une cinquantaine de chambres dans les Highlands en Écosse pour une réunion de famille ou nolise un bateau avec équipage pour une lune de miel en Méditerranée. Il pratique un sport extrême, un majordome est à son service à son retour et il peut savourer un moment de détente dans son spa privé. Intéressé à développer ses talents, il apprend la photographie, la voile, la fouille archéologique ou la cuisine avec des gens de renom.

La recherche de la nouveauté et de l’exclusivité repousse les frontières. Les produits sortent des normes établies (lire aussi: Et si l’hôtellerie de luxe diversifiait son offre par le biais du camping?). La clientèle de luxe veut de plus en plus être au coeur de l’action et en retirer un maximum sur le plan de l’accomplissement personnel.

Le site haut de gamme www.thebluefish.com offre la possibilité de devenir pilote de chasse pour une journée (Top Gun Challenge), de survoler l’Himalaya et de voir le sommet du mont Everest de près, de participer à une course de bateaux haute performance (Poker Run Rocket) entre Miami et Key Largo, de participer à une expérience unique de safari et de golf en Afrique du Sud avec déplacement en jet privé, etc.

À l’opposé, se situe un autre registre de besoins: la quête de relaxation, d’isolement et de bien-être axée sur la santé afin de se faire dorloter et de refaire le plein d’énergie. Cela oblige les entreprises engagées dans ce créneau à élargir et à sophistiquer leur offre de produits – du spa au spiritualisme, des enveloppements de boue à la méditation.

On constate aussi le désir chez la clientèle de luxe de posséder, ne serait-ce qu’en partie, une propriété, un yacht, un condo sur un grand paquebot, etc. Il y a aussi le concept «Small is beautiful» où le caractère privé d’un club, l’ambiance d’un petit hôtel, le désir d’intimité sont recherchés.

Plusieurs destinations considérées encore comme marginales, telles que l’Amérique du Sud (Brésil en tête), les États baltiques, l’Afrique, la Chine, le Moyen-Orient, l’Asie et les pays du Pacifique, attirent une nouvelle clientèle, tandis que les grandes destinations urbaines et de villégiature (Londres, Paris, la Toscane et la Côte d’Azur) conservent leur statut.

Âme et style deviennent la signature de l’hôtellerie

Récemment, des «institutions» prestigieuses de l’hébergement haut de gamme ont donné naissance à des chaînes. En effet, la bannière de luxe Crillon a comme porte-étendard le célèbre hôtel Crillon de Paris, tout comme le Waldorf-Astoria devient le fleuron de la nouvelle Waldorf-Astoria Collection. Une autre nouvelle chaîne, Capella Hotels & Resorts, est lancée sous la direction de Horst Schulze, l’homme qui a fait la renommée de Ritz-Carlton.

Depuis quelques années déjà, des architectes réputés et des icônes de la mode ou du design conçoivent des hôtels et y apportent leur style, leur signature (des hôtels sont signés Armani, Bulgari et Versace, chacun des 11 étages de l’Hôtel Puerta America à Madrid a été conçu par un architecte de renom). Les salles de bains s’agrandissent et deviennent plus somptueuses.

Plusieurs hôtels prennent des couleurs locales alors que la décoration et les matériaux reflètent la culture du pays.

La personnalisation et le «sur mesure» sont maintenant des mots d’ordre. La taille de l’hôtel devient un élément discriminant, car offrir un service personnalisé et de qualité dans un établissement de plus de cent chambres demeure difficile à réaliser.

Les hôtels de luxe qui ont une réputation de longue date dans le segment haut de gamme doivent se dépoussiérer s’ils veulent attirer la génération X (25-40 ans), clientèle qui prend de l’ampleur. En effet, leur célébrité et leur côté austère intimident ces jeunes consommateurs qui recherchent à la fois une image plus moderne et la facilité que leur procurent les équipements technologiques.

Le produit spa en vogue

Neil Jacobs, vice-président senior aux opérations du Four Seasons Hotels en Asie-Pacifique, souligne que le spa s’avère une nécessité au même titre que les restaurants et les salles de réunions. Ce service devient un critère de sélection d’un lieu de séjour. Bien qu’encore au stade de développement, les «spas-destinations» connaissent une croissance accélérée. Les spas empruntent différentes avenues allant de l’éco-spa à la thalasso, en passant par les spas médicaux, urbains ou ceux basés sur l’Âyurveda (pratique traditionnelle indienne). Le caractère privé d’un spa, un village axé sur ce service, des thérapeutes expérimentés, l’authenticité, l’élégance et le raffinement, une grande cuisine (chef réputé) constituent autant d’éléments associés à une expérience de luxe.

Les services aériens décollent dans maintes directions

Les désagréments des déplacements aériens (aéroport achalandé, mesures de sécurité contraignantes, attente, service en déclin, retard, etc.) rebutent la plupart des passagers. Pour contrer ces ennuis, pour pallier le manque de temps et pour satisfaire le désir de se déplacer de point à point sans avoir à effectuer de transferts, les voyageurs fortunés et aisés sont nombreux à se tourner vers différentes solutions de rechange.

Les services de «taxi aérien» se multiplient (ex. Boston-Newark), offrant des prix compétitifs et réduisant les délais occasionnés par l’utilisation des compagnies traditionnelles (lire aussi: Les taxis aériens envahiront bientôt le ciel). Un service d’hélicoptère (US Helicopter) effectue la navette entre le centre-ville de Manhattan et l’aéroport Kennedy en seulement 8 minutes pour un coût de 160USD.

La location, le nolisement, le co-achat et l’achat de jets constituent autant d’avenues empruntées par les clients fortunés et aisés. La croissance de la demande facilite les démarches et louer un jet devient aussi facile que de louer une voiture. Notons la dernière venue en termes de service, une carte de membre (exigeant un important dépôt) qui permet de souscrire à un programme de temps de location prépayé et qui réduit le taux horaire de la location.

Le nouveau A380 redéfinit la notion de service de luxe. Selon la configuration de l’appareil, il pourra offrir bar, poste de travail pour les voyageurs d’affaires, casino, gymnase, salon, espace privé pour dormir ou espace ouvert permettant aux passagers de se délier les jambes. Et le summum du luxe, des douches… quoique l’eau reste problématique en raison de son poids.

Pour qui s’engage sur cette voie… aucun faux pas n’est permis!

Le «meilleur» devient un standard dans ce segment de marché.

Bien qu’il demeure un absolu, le prix élevé n’est plus la seule garantie d’un produit de luxe. La perception de la valeur se décline sous plusieurs vocables: exclusivité, réputation, intégrité d’une marque, expérience.

L’attitude take-care-of-me de cette clientèle, le besoin de personnalisation et de reconnaissance de son statut requièrent un service irréprochable et de la flexibilité. Qui plus est, l’assignation d’une personne au service du client (butler) est en voie de devenir la norme dans le segment supérieur.

Bien que l’industrie du voyage de luxe ait le vent dans les voiles, il faut noter que le cycle de vie d’un produit de luxe est relativement court et qu’actuellement le concept de qualité tend à se diluer. Les dirigeants d’entreprise ressentent une pression de la demande pour la diversification, l’authenticité et l’unicité de l’expérience. Les entreprises doivent sans cesse:

  • renouveler leurs produits, mettre de l’avant des concepts novateurs
  • actualiser le produit afin de le garder au goût du jour, moderne et actuel
  • offrir un produit adapté à chaque client afin que ce dernier vive une expérience personnalisée
  • recruter du personnel exceptionnel à la hauteur de l’expérience

Cependant, une vogue de surenchère a cours dans l’industrie et cette démesure devrait être évitée. Est-il nécessaire de proposer un choix de 18 oreillers dans la chambre? Est-ce que l’eau embouteillée requiert le support d’un sommelier? Doit-on offrir une sélection de 12 plumes pour simplement signer la note au restaurant? Si une entreprise est réputée pour offrir une qualité irréprochable, les clients auront une totale confiance dans la marque.

La gestion de la relation client est primordiale dans ce secteur afin de le fidéliser, puisqu’il devient de plus en plus exigeant. C’est pourquoi il faut accentuer la qualité du service, l’attention aux menus détails (comme un mot écrit à la main) et aussi étaler ses actions avant et après le séjour.

«… a market niche where the standard is ‘the best’…»?
Bob Sullivan, Vice-President & Publisher, Travel Weekly.

Sources:
– HotelMarketing.com. «Survey: 2006 Consumer Trends in Affluence & Luxury», 23 juin 2006.
– Smith Travel Research. «Experts Discuss Future Of Luxury Travel», 26 juin 2006.
-Travel Weekly, dossier «2006 Consumer Trends in Affluence & Luxury», 14 juin 2006:
– Chipkin, Harvey. «Hotels Indulge the ‘Give Me More’ Generation».
– Chipkin, Harvey. «Spa-centric Hotels Part of an Evolving Trend».
– Gebhart, Fred. «Private Jet Travel Taking Off in All Directions».
– McDonald, Michele. «Airbus’ A380 To Send Luxury Transport Soaring».
– Weiner Escalaera, Karen. «Luxury Travel Now? And What’s Next», [Hotel-Online.com], octobre 2005.
– Weiner Escalaera, Karen. «Luxury Travel Now And What’s Next for 2006», [Hotel-Online.com], mars 2006.
– Weiner Escalaera, Karen. «Luxury Travel Now And What’s Next III», Smith Travel Research, mai 2006.

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Segments de clientèles

Les copains ensuite… Que devient l’univers masculin du voyage?

À l’heure où les femmes exercent une influence dominante dans le choix des vacances du couple et de la famille, où elles génèrent près de la moitié du volume de tourisme d’affaires et où le phénomène des escapades entre copines prend de l’ampleur, que devient l’univers masculin du voyage?

Évolution du rôle masculin

Au cours des dernières années, en Occident, le modèle masculin a été questionné, remodelé et redéfini, et ce, tant sur le plan de l’univers du travail que du couple et de la famille.

Un des symboles de ce changement est sans contredit l’émergence du phénomène «métrosexuel», une segmentation qui réfère au style de vie d’un groupe de consommateurs masculins urbains plus soucieux de leur image et plus intéressés par les expériences et les produits axés sur le bien-être, la santé et l’esthétisme, le bon goût et les offres «branchées». (Lire aussi: Bienvenue dans le merveilleux monde des sociostyles.)

On peut également souligner les changements découlant de l’accession des hommes de la génération X au statut parental. Cette nouvelle génération de papas aspire à un meilleur équilibre travail-famille. Cette implication accrue dans la cellule familiale influence leurs préférences et leurs habitudes en ce qui a trait à leurs vacances familiales et à leurs déplacements professionnels. (Lire aussi: Le tourisme familial et les «parents X».)

Et cette évolution sociale du comportement de l’homme a-t-elle eu une incidence sur ses intérêts de voyage? Bien sûr!

Les voyages des hommes

N’échappant pas aux tendances, on constate que la traditionnelle fin de semaine de pêche doit désormais faire un peu de place à la tournée des vignobles californiens, au séjour de luxe et au séjour dans un spa. D’ailleurs, l’industrie du spa doit désormais 25% de son chiffre d’affaires aux consommateurs masculins.

La chaîne hôtelière Loews tente de capitaliser sur cette tendance en offrant le forfait «Metro Man», un séjour incluant un repas gastronomique, une leçon sur l’étiquette, un cours sur les vins et une consultation avec un conseiller vestimentaire. L’option «deluxe» permet même d’y ajouter des soins esthétiques (traitement à la cire, facial et blanchiment des dents).

Toutefois, on peut se demander si cette sensibilité accrue des hommes pour les spas et le bien-être ou la gastronomie trouve écho principalement dans leurs comportements de voyages en couple ou en famille ou est-ce également le cas lors des voyages entre chums?

Les voyages pour hommes

Contrairement aux escapades entre copines, un phénomène en croissance (lire aussi: «Les copines d’abord»), le voyage entre boys est un marché qui, quoique difficile à quantifier, existe depuis fort longtemps. En fait, selon la Travel Industry Association (TIA), les voyages de groupes réunissant uniquement des hommes représenteraient environ 4% des voyages.

Malgré que certains voyages d’affaires, de motivation et de congrès soient compris dans ces données, on tend encore à associer les vacances masculines aux séjours privilégiant les activités sportives et celles fortes en adrénaline. Ce stéréotype est-il encore fondé ou la réalité des voyages pour hommes évolue-t-elle en fonction du contexte changeant de l’image de l’homme?

Un survol des différents magazines et webzines (Askmen, men.com, Maxim, Stuff, etc.) qui s’adressent à un lectorat masculin révèle que les thématiques classiques que sont la chasse, la pêche, la course automobile, le golf, les sports professionnels et les défis physiques demeurent incontournables lorsqu’il s’agit de parler voyage aux hommes.

Dans son édition de mars 2006, le magazine américain Men’s Fitness proposait les 24 activités de voyage ultimes pour les hommes. La liste comprenait notamment: lutte avec les alligators, session de course automobile, camp d’entraînement du baseball majeur, plongeon d’une falaise, luge, rodéo, plongée sous-marine, surf, escalade de glace, motocross et plus encore! On est loin des soins esthétiques !

Toutefois, Wow.travel, site spécialisé dans le voyage de luxe, publiait en juillet dernier un article qui proposait sept suggestions d’escapades pour «machos»! Une liste qui laissait une place de choix à la pêche, au golf, à la voile, aux cigares et aux voitures, mais cette fois en prenant soin d’y associer un volet hébergement privilégiant des établissements réputés tels que Ritz-Carlton, Four Seasons et Relais & Châteaux.

C’est une tendance que dénote également le magazine de prestige, Robb Report, qui souligne que leurs annonceurs touristiques proposent par exemple aux lecteurs des escapades en héliski, des séjours sur le yacht privé du golfeur Greg Norman (pour seulement 315 000USD par semaine) et d’autres exubérances.

Par ailleurs, un coup d’oeil à certains sites Internet spécialisés dans les voyages pour la clientèle masculine démontre que les motivations ont bien peu changé.

Il semble donc que les entreprises touristiques désireuses d’intéresser la clientèle des boys pourront continuer d’exploiter les thèmes classiques (sports, voitures, actions, nightlife, etc.). Il leur suffit d’y ajouter des composantes (hébergement, restauration et transport) en fonction du niveau de services recherché par la clientèle (de la rusticité au grand luxe).

Un marché là pour rester!

Avec l’émergence du créneau des voyages de filles qui s’ajoute au traditionnel segment des voyages de gars, il semble que le voyage réunissant les gens du même sexe soit promis à un bel avenir. D’autant plus qu’un sondage Ipsos-Reid (Cranium Fun Study) révèle que les Canadiens, après la famille et le conjoint, ont généralement plus de plaisir avec des amis du même sexe (20%), qu’avec des amis du sexe opposé (15%) ou des collègues de travail (7%).

Sources:

– Johnson, Noah. «24 Fittest Travel Destinations Known to Man», Men’s Fitness, mars 2006.
– Kalson, Sally. «Girlfriend Time: All-women Getaways Let Gal-Pals Relax, Reconnect», Pittsburgh Post-Gazette, 7 juin 2006.
– «WOW.TRAVEL’S Seven Sensational Suggestions for Macho Escapes», www.wow.travel, 11 juillet 2006.
– Zbar, Jeffery D. «Guys Out for More than a Weekend», Advertising Age – Midwest Region Edition, 10 mai 2004, vol. 75, no 19, p. S22.

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Marketing

Quand bannières et marques se rencontrent!

Une nouvelle forme d’alliance marketing se pointe à l’horizon: la bannière griffée. Cet original stratagème de mise en marché, que nos voisins américains ont surnommé le «branded brands», consiste à marier le produit de deux partenaires commerciaux afin de créer une expérience et un placement de produit hors du commun. Des secteurs comme l’hôtellerie et les spas jumellent ainsi leur savoir-faire à des marques de renom afin de concocter des produits de niche.

Nickelodeon-Holiday Inn, le rêve familial

La chaîne hôtelière Holiday Inn et le groupe de divertissement pour enfants Nickelodeon ont choisi de former un duo afin de concevoir la bannière Nickelodeon Family Suites qui ouvrira ses portes le 30 mai 2005 (voir photos). Le concept vise à créer une expérience de rêve pour les enfants lors de leur séjour à l’hôtel, et ce, grâce à l’expertise de Nickelodeon, dont plusieurs des produits sont bien connus des enfants et peuvent exercer une force d’attraction auprès d’eux. Ils deviennent alors des produits d’appel pour Holiday Inn.

L’immersion dans le monde des enfants débute dans le lobby de l’hôtel et culmine dans la cour intérieure où un immense terrain de jeu, incluant un parc aquatique, constitue le lieu de rassemblement de la famille. Au programme: le déjeuner avec Bob l’Éponge, des glissades d’eau et beaucoup de bruit! Dans les chambres, on n’a négligé aucun détail pour recréer l’univers fantastique. On vise à faire de cet établissement situé à Orlando, destination à caractère familial, un incontournable auprès de ce segment de marché.

À la recherche d’une union à la mode?

La création d’une bannière Bulgari, en partenariat avec Ritz-Carlton Hotel Company, constitue un autre exemple de branded brand (photo). Ouvert en mai 2004 à Milan, l’hôtel Bulgari incarne le luxe et ce qu’il y a de plus «tendance». Pour le fabricant de bijoux, l’hôtel constitue un lieu intéressant en ce qui concerne la visibilité de ses produits. Dans cet exemple, l’établissement est exploité par Ritz-Carlton, dont le nom est complètement effacé pour céder tout l’espace marketing à Bulgari. 

Ce type d’association est appelé à se multiplier alors que Bulgari et Ritz-Carlton planchent sur une deuxième propriété, un complexe de villégiature à Bali. L’ouverture est prévue pour fin 2005. Dans la même veine, Giorgio Armani a annoncé qu’au cours de la prochaine décennie, il construira 14 hôtels dont le design reflétera la philosophie et le style de son entreprise.

Les deux hôtels The Block, situés à Lake Tahoe et Big Bear en Californie, représentent un autre exemple intéressant. Ce sont les premiers hôtels «planchistes» avec des chambres spécialement adaptées et surtout «signées» pour plaire à cette clientèle particulière. En plus d’y retrouver des supports de planches à neige, des séchoirs à bottes, des lecteurs de DC et des consoles de jeux Xbox, la chambre entière est aménagée autour des marques les plus populaires auprès de ce segment (ex.: Napster (photo)).

Associations à plus petite échelle

Évidemment, tous ne peuvent se permettre de dédier un établissement complet à un créneau de clientèle. Certains, comme l’hôtel Winston à Amsterdam, ont opté pour un compromis en créant des chambres thématiques. Les trois chambres inspirées par le Red Light District ont été décorées par des artistes locaux et commanditées par Durex, Heineken et Smirnoff.

Des spas de marque

Après les hôtels, les spas entrent dans la valse à deux des partenaires commerciaux. Voici quelques exemples de ces branded brands:

  • Givenchy spas (photo) jumelés avec les complexes de villégiature One&Only (Dubaï, île Maurice et Mexique);
  • Banyan Tree Spa, présent dans des hôtels Oberoi, Sheraton et Westin;
  • Six Senses situés dans le Madinat Jumeirah de Dubaï et l’Hotel Arts de Barcelone (trois autres prévus pour 2005: Inde, Portugal et Irlande);
  • Elizabeth Arden Red Door Spas en partenariat avec Westin (Arizona) et Marriott (Connecticut et New Jersey).

Comme on peut le constater, plusieurs types de collaborations commerciales peuvent être envisagés. Il faut néanmoins mesurer judicieusement les retombées positives qui ne se calculent pas qu’en bénéfices sonnants, mais aussi en visibilité accrue et en pénétration de marché. De telles alliances stratégiques peuvent s’avérer efficaces pour les entreprises désirant diversifier leur clientèle et en rejoindre certains segments difficiles d’accès par la voie traditionnelle. Pour d’autres, particulièrement dans le secteur de l’hôtellerie, ce peut être l’occasion de vendre un savoir-faire et de générer de nouvelles sources de revenus. À quand les prochains branded brands au Québec?

Sources:
– Anderson, Gordon T. «Want a suite with that suit?» CNN/Money [money.cnn.com], 12 novembre 2004.
– Nickelodeon Family Suites by Holiday Inn. «World’s First Nick-Branded Hotel» [http://www.nickhotel.com/], 15 avril 2005.
– Trendwatching.com. «Branded Brands» [http://www.trendwatching.com/], mars 2005.

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Segments de clientèles

Quand passe la cigogne…

Un nouveau tourisme de niche est né: celui relié au couple désirant procréer. Que ce soit pour planifier, préparer une naissance ou pour profiter des derniers jours avant celle-ci, il existe maintenant un produit adapté aux besoins d’intimité du couple. Espérons que les petites auberges coquettes et les stations thermales sauront prendre la balle au bond!

Outre les escapades romantiques pour la Saint-Valentin et les voyages de noces, l’on voit apparaître, dans le secteur du voyage, de plus en plus d’offres orientées directement vers les «besoins familiaux» du couple.

Le tourisme de fertilité

À l’image des personnes qui vont en Inde et en Thaïlande pour se faire opérer (lire aussi: Tourisme nouveau genre en Inde), il existe maintenant des pays qui ont décidé de jouer la carte médicale spécialisée dans le traitement de l’infertilité.

En effet, bien que la grande majorité des couples américains stériles cherchent de l’aide près de chez eux, un petit nombre choisissent de suivre leurs traitements dans des pays comme l’Afrique du Sud, l’Italie, l’Allemagne, la Roumanie, la Slovénie et… le Canada. Car, dans certains pays, même après avoir payé les dépenses de transport et d’hébergement, les coûts restent bien inférieurs à chez eux.

Il n’existe pas encore de statistiques sur le nombre de personnes voyageant à l’étranger dans l’espoir de procréer. Cependant, certains experts médicaux affirment que cette pratique devrait aller en croissant.

Un petit dernier pour la route

Il existe également un autre créneau lié au couple, qui semble se démarquer: le Baby Moon ou Last Hurrah. Cela consiste à prendre des vacances juste avant d’avoir son premier enfant, ce qui justifie sans doute son appellation. Les futures mamans, sachant qu’elles ne prendront pas de vacances avant longtemps, profitent des derniers moments de répit qui leur sont offerts pour s’offrir un petit voyage ou une fin de semaine détente.

Les stations thermales sont toutes désignées pour ce type de repos, car elles peuvent prêter une attention toute particulière aux femmes enceintes: jacuzzis, bains chauds, huiles essentielles, aromathérapie, etc. À cela s’ajoutent un bon grand lit confortable, une musique d’ambiance, des livres et une bibliothèque de vidéos sur la natalité et l’art d’être parent, des excursions romantiques en carriole, la réalisation d’un album photo souvenir personnalisé, et plus…

L’idée semble avoir pris naissance (sans jeu de mots) en Californie, où un groupe hôtelier a lancé la mode en 2004, à la suite de conversations avec des clientes enceintes.

Concevoir un enfant sur la terre de l’amour

Mieux encore! Dernièrement, nous apprenions qu’en Sicile, la chaîne Hôtels du Soleil, qui regroupe 22 établissements, comptait offrir 200 séjours à des couples ayant eu un enfant après avoir passé des vacances dans l’île (certificat de naissance à l’appui).

Armando LaMattina, promoteur de cette campagne publicitaire, espère ainsi que les enfants qui reviendront plus tard dans l’île s’y sentiront comme chez eux et sauront qu’ils sont «les héritiers des beautés vieilles de plus de 2000 ans de la Sicile»!

Sources:
– Blanchard, Michel. «La lune de miel, une nouvelle « niche » pour les voyagistes», AFP Infos Françaises, Économie et finance, 10 février 2005.
– Lee, Felicia R. «Fertility tourism is born: Would-be parents find foreign clinics fit budget», Chicago Tribune, 2 février 2005.
– Cyberpresse (Agence France-Presse). «Concevez un enfant en Sicile, l’hôtel vous offrira un séjour», Cyberpresse, 28 janvier 2005.
– Fralic, Shelley. «Babymoons: the final fling», National Post, 31 juillet 2004.
– Lodging Hospitality. «Riding the Weddings Wave», 15 juin 2004, vol. 60, no 8, p. 17.

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Produits et activités

Nous avons glané pour vous dans les textes du Réseau de veille… Section Produits et activités

Croissance et/ou diversification sont à l’ordre du jour dans plusieurs secteurs: spas, croisières, parcs à thèmes, gastronomie, jardins, plein air, raquette. D’autres secteurs se gonflent le torse, dont les événements sportifs. Mais certains sont confrontés à de sérieux casse-tête: les festivals, la motoneige. Et d’autres péripéties se retrouvent sur notre site. Voici une compilation méli-mélo du contenu de la section produits et activités.

Vous n’avez qu’à cliquer sur les liens pour en savoir plus sur le sujet ou à naviguer sur notre site à l’aide des onglets situés au centre de la page d’accueil. L’ensemble de ces textes se retrouve dans la catégorie Produits et activités.

Conjuguer tourisme et bien être: la grande aventure du spa (1ère partie)
L’industrie des spas (SPA – Sanitas Per Acqua en latin signifie «soins par l’eau») est en effervescence. Le Québec offre une expérience distincte, à mi-chemin entre les soins à l’européenne et les techniques américaines. La tendance est à la diversification des produits et des approches. Les spas nordiques gagnent en popularité – sauna finlandais, bain de vapeur norvégien, baignade en rivière à l’année, etc. Bien être et alimentation font la paire et le croisement spa/cuisine risque bien de devenir un «must».
* La grande aventure du spa (2ième partie): mais qui fréquente les spas?
* La grande aventure du spa (3ième partie): les tendances pour 2004 aux États-Unis

Les parcs à thèmes en Amérique du Nord: maturation, consolidation et diversification
En 2004, les maîtres mots de ce secteur sont: maturation, consolidation et diversification. L’industrie des parcs d’attractions aux États-Unis est de loin la plus grande du monde. Initié par Disney et après 30 ans de progression, ce secteur vit actuellement une phase de maturation qui nécessite une diversification et l’instauration de nouveaux concepts. Ces dernières années, l’industrie des parcs à thèmes a connu une expansion rapide, principalement en Europe et au Japon. Le retailtainment (une contraction des mots retail, distribution et entertainment, divertissement) envahit les centres commerciaux où le West Edmonton Mall fait figure de pionnier dans ce domaine.
* L’offre d’hébergement dans un parc d’attractions constitue un avantage concurrentiel

Quels impacts ont les grands événements sportifs sur le tourisme?
Les grands événements sportifs hautement médiatisés, comme les Jeux Olympiques, offrent une vitrine exceptionnelle aux villes organisatrices. Les retombées se répercutent tant sur le plan urbanistique, économique, environnemental que touristique. Mais combien en coûte-t-il? Les retombées sont-elles si alléchantes? Certaines grandes villes réussissent alors que d’autres y perdent gros. Quant à l’industrie du tourisme, elle surfe sur la vague de la publicité.
* Comment mesurer les impacts économiques des événements sportifs sur les communautés hôtesses?
* Vancouver 2010: 2 milliards $ pour 17 jours, est-ce trop cher?

Le vélo, pour reprendre goût aux déplacements urbains
À Paris, afin de redonner le goût aux déplacements urbains, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) tente de promouvoir une circulation combinée bus-vélo. Destinée aux touristes et aux citadins, cette nouvelle initiative vise à désengorger le centre-ville tout en jouant la carte de l’écologie. Diverses initiatives voient le jour au Québec.
* État de l’industrie du vélo au Québec en 2000
* Cyclotourisme : exemples de bonnes pratiques de promotion des voies vertes

Financement des festivals, la quête de la stabilité
Onze événements internationaux majeurs tenus au Québec ont injecté plus de 255 millions de dollars dans l’économie québécoise. Ce qui n’empêche pas que les organisateurs soient constamment confrontés au défi de trouver des sources de financement durable. Une étude du gouvernement ontarien conclut que la situation du financement public des festivals en Ontario reste, en comparaison, plus difficile. Dans cette province, les subventions municipales sont particulièrement importantes dans le cas d’événements attirant plus de 12 000 spectateurs. Au Québec, chaque organisme promoteur consacre en moyenne 1682 heures de travail par année à la recherche et à la gestion du financement, privé comme public, de l’événement.
* Des festivals pour quel public?

Croisières: à quoi s’attendre en 2004?
Les parts de marché du secteur des croisières sont en croissance constante. Les grandes tendances dans ce domaine: explosion dans les destinations et itinéraires peu communs, développement du concept «à la carte»,  retour d’un «système de classes», installation à bord d’équipements de spa et de thalassothérapie, rajeunissement de la flotte avec une diversification des modèles de même que des bateaux de plus en plus imposants.
* Tourisme nautique : la carte cachée des régions

Quand manger fait partie intégrante de la culture
La «cuisine et la gastronomie sont des éléments qui s’ajoutent à l’expérience culturelle». La gastronomie en tant que champ d’étude en science sociale se développe dans plusieurs institutions à travers le monde. On note un intérêt croissant dans plusieurs segments: «ballades gourmandes», circuits agrotouristiques, festivals et événements culinaires, tables champêtres, etc. La tendance actuelle du consommateur est de privilégier des activités touristiques locales pouvant lui faire vivre des expériences personnalisées. De plus en plus, le tourisme gastronomique souligne la production plutôt que de se concentrer seulement sur la consommation. L’émergence de La route des vins ou La route des fromages au Québec en sont de très bons exemples.

Voici d’autres sujets qui figurent aussi dans la catégorie Produits et activités

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Produits et activités Tendances

La grande aventure du spa (3ième partie): les tendances pour 2004 aux États-Unis

En janvier 2004, HotelMarketing.com présentait le Top 10 des nouvelles tendances à observer, en 2004, dans l’industrie américaine du spa et des stations thermales (article publié par le magazine spécialisé Spa Finder).

Selon eux, si 2003 était l’année record en matière de fréquentation, 2004 sera, assurément, sous le signe de la métamorphose, en proposant d’améliorer la manière dont l’Amérique traditionnelle mange, fait des affaires, contrôle sa santé et son stress.

Les 10 grandes tendances seront:

1- Plus de soins médicaux… moins de cosmétiques

Jusqu’à présent, les clients fréquentaient les spas principalement pour des traitements cosmétiques, comme par exemple, des injections de Botox. En 2004, les baby-boomers tireront profit des spas pour des buts véritablement médicaux, comme, notamment, des traitements et des régimes préventifs, des programmes éducationnels à long terme de santé.

2- Allier affaire et plaisir

Les entreprises auront de plus en plus recours aux spas pour motiver leurs employés et pour contrôler la santé du personnel. Les spas deviendront des endroits à la mode pour les réunions d’affaires. Les certificats cadeaux émis par les spas serviront de primes et de récompenses à l’effort. Les entreprises innovatrices, y compris certains fournisseurs de produits d’assurance, garantiront des visites régulières au spa pour favoriser le maintien en bonne santé des employés et d’abaisser les coûts des frais médicaux et de l’absentéisme.

3- Le spa comme destination d’un jour

Une tendance qui va aller en augmentant: le spa comme destination d’un jour. Vécues comme une «mini retraite», ces visites d’un jour offriront une expérience holistique regroupant corps, âme et esprit, soit une journée pouvant inclure des programmes d’éducation, des programmes de remise en forme, un repas sain et des soins de beauté.

4- Une expérience qui se démocratise

Bien des Américain(e)s, ne pouvant se payer l’expérience du spa, ont tenté de le recréer de toutes pièces à domicile, en s’achetant eux-mêmes les différents produits. L’explosion de la tendance spa incitera l’industrie des cosmétiques à se démocratiser, permettant à tout un chacun de se procurer des bougies aromatiques, de la mousse pour le bain et autres produits professionnels.

5- Des traitements internationaux aux excursions internationales

L’an dernier, les visites aux stations thermales internationales faisaient fureur : massages thaïlandais, rituels de Bali, etc. En 2004, avec une économie américaine plus stable, les clients choisiront d’aller directement à la source.

6- Le bien-être arrive dans votre assiette

Bien être et alimentation font la paire. Bon nombre de spas offriront la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir: poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination rivalisent d’inventivité et engagent des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adapté à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (comme Montignac). Le croisement spa/cuisine risque de devenir un «must».

7- Le spa comme critère comparatif

Si la clientèle recherchait des hôtels avec un spa, désormais elle va se mettre à la recherche d’un spa avec un hôtel! Le spa risque de devenir un facteur plus important, voire décisif, dans le choix d’un établissement.

8- Des services pour les animaux de compagnie

Afin de laisser le client se reposer sans avoir la culpabilité de laisser leurs animaux de compagnie seuls durant leur séjour, fut-il même court, les spas sont de plus en plus ouverts aux animaux de compagnie. Ceci se concrétise par l’offre de services directement rattachés: promenades, traitements et toilettages, services de garderie, et plus.

9- Et les hommes dans tout cela?

En 2004, les spas tenteront de rallier la clientèle masculine avec des offres personnalisées, comme le golf, des activités extérieures d’aventure, des traitements cosmétiques masculins et des programmes physiques de (re)mise en forme adaptés. Les établissements espèrent ainsi égaler le nombre de clients féminins et masculins.

10- Et pour finir, la famille toute entière!

L’an dernier a vu l’arrivée des adolescentes, accompagnées par leur mère, pour des traitements de beauté. Elles y ont été charmées par le luxe de l’expérience.

En 2004, les établissements tenteront également de convaincre les adolescents masculins, ce qui complètera le portait de la famille toute entière. Ensuite, pourquoi pas, elles offriront des activités pour les enfants seulement.

Voir aussi

Spa Finder

Sources :
– «Spa Trends to watch in 2004», HotelMarketing.com, 22 janvier 2004.
– Dossier Beauté, Santé, Bien être, Altema, le journal des tendances de consommations.

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Faits et chiffres Produits et activités

La grande aventure du spa (2ième partie) : mais qui fréquente les spas ?

Une séance de massage sur chaise entre deux réunions, un gommage pendant la pause de midi, un saut au gymnase après une journée de travail… La mode est de manger et de respirer santé. Que l’on ait 30 ou 60 ans, la prise de conscience est arrivée !

Le miel et le chocolat ne s’étendent plus que sur une tranche de pain. Pour relaxer et prendre soin de notre corps, les spas et centres de beauté nous accueillent dans une ambiance feutrée et acidulée.

Mais qui fréquente les spas? Hommes ou femmes? Jeunes ou vieux?

Au Canada?

Selon une étude du Canadian Spa Association (juin 2003), la croissance de ce segment de marché dépasse toutes les espérances.

La clientèle canadienne d’âge mûr et bien nantie y est fidèle, preuve, selon eux, que les campagnes de promotion et les programmes de fidélisation sont bien reçus. Elle ne semble pas influencée par les saisons et privilégie un bon rapport qualité/prix. Les motivations principales sont la détente, pour régler des problèmes de santé et enfin, pour conjuguer relaxation et exercice modéré. Les traitements les plus populaires sont les massages.

Au Québec?

Selon l’association Spa Relais Santé, les clients du réseau sont, à 59% des adultes âgés de 35 à 54 ans. La clientèle québécoise est essentiellement composée de femmes de 35 à 44 ans, possédant un diplôme d’études universitaires et occupant un poste professionnel.

On remarque que de plus en plus de jeunes professionnels y ont recours, des hommes aussi, dans une proportion de 25 à 30%. Universitaires, ils déclarent un revenu annuel se situant entre 30 et 75 000 $. Les activités sportives sur le site, tel le golf par exemple, constituent des compléments recherchés par cette clientèle.

Aux États-Unis?

Selon l’International Spa Association (ISPA), qui publie chaque année une analyse exhaustive de ce segment de marché en Amérique du Nord:

  • un Américain sur cinq indique avoir visité au moins un type de station thermale durant les 12 derniers mois;
  • 29% de la clientèle des spas et centres de thalassothérapie étaient des hommes (contre 24% en 2002). Cette légère augmentation est le fruit de campagnes de promotion plus ciblées;
  • 14% de la clientèle totales se situe dans la classe d’âge des 16 à 24 ans, tandis que les personnes âgées de 25 à 44 ans en représentent la moitié;
  • 55% des utilisateurs ont un niveau de scolarité élevé (universitaires ou plus) et leur revenu moyen est légèrement supérieur à 72 000 $ US par ménage;
  • 87% de la clientèle est de type caucasien, tandis que les afro-américains ne représentent que 5% et les asiatiques 4%;
  • en bonne santé, la clientèle visite ce genre de station thermale en moyenne deux fois par année et 62% d’entre eux font de l’exercice au moins deux fois par semaine.

Toujours selon l’ISPA, les fins de semaine sont des moments privilégiés, suivies par les heures après le travail, durant la semaine. Les hommes préfèrent y aller après le travail tandis que les femmes choisissent d’y aller pendant les heures de travail. En voyage d’affaires, ce sont les hommes qui sont les plus nombreux à les visiter.

Quand aller au spa?

La principale raison de ces visites est la détente. Les hommes citent également la santé physique comme raison importante.

La majorité des visiteurs s’y rend seul ou entre amis. Plus de la moitié y sont allés accompagnés d’au moins un membre de leur famille.

Quel type de spa privilégier?

Dans un ordre de grandeur décroissant, la clientèle américaine préfère:

  • un complexe hôtelier (créneau en croissance plus rapide);
  • un club sportif;
  • un établissement thermal;
  • un spa médical.

Voir aussi

ISPA 2003 Conference
The Canadian Spas Association

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.

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Produits et activités

Conjuguer tourisme et bien être: la grande aventure du spa (1ère partie)

En 2001, selon les chiffres de l’International Spa Association (ISPA), une association internationale qui regroupe les joueurs de l’industrie des spas, les États-Unis comptaient 9648 établissements pour un chiffre d’affaires de 10,65 milliards USD. Le Canada comptait pour sa part 1261 établissements, pour un chiffre d’affaires de 610 millions CAD. Depuis quelques années, l’industrie des spas est en effervescence et l’on assiste partout à une réorientation et une modernisation.

Le 21e siècle a réinventé le thermalisme: savant mélange du hammam à l’orientale et des techniques de massage asiatiques, sur fonds de senteurs cosmétiques. Le spa (Sanitas Per Acqua en latin, qui signifie «soins par l’eau») est l’endroit par excellence où se ressourcer, se métamorphoser, bref, LE lieu de détente à la puissance X.

Au Québec aussi, cette industrie est en plein essor. Avec une bonne centaine d’établissements, on estime qu’elle génère des revenus annuels de près de 60 millions $ et a créé jusqu’à maintenant 1670 emplois.

Il s’agit, pour la plupart, de petites entreprises indépendantes qui ne comptent à leur actif que quelques années d’exploitation. Néanmoins, des bannières imposent déjà leurs couleurs. Le Québec possède un fort potentiel de développement au sein de cette industrie puisqu’il offre une expérience distincte, à mi-chemin entre les soins à l’européenne et les techniques américaines.

Comme partout en Amérique du Nord, les Québécois sont de plus en plus nombreux à s’offrir des forfaits santé ou de détente, hormis à des fins touristiques, pour un ou plusieurs jours. Selon un article du journal La Presse, quelque 820 000 personnes fréquentent annuellement la centaine d’entreprises répertoriées dans le domaine du tourisme de santé.

Parfois encore perçu comme un produit de luxe réservé exclusivement à une petite partie de la population, l’industrie du spa se développement néanmoins, poussé par l’augmentation de la capacité d’accueil de plusieurs établissements, l’intégration de spas dans des hôtels existants et le dynamisme du marché.

Accessible toute l’année, le tourisme de santé est un phénomène qui s’étale sur quatre saisons. Offerts dans le cadre de centres d’hébergement au cachet romantique, en milieu urbain ou de villégiature, en campagne ou en forêt, dans un complexe hôtelier moderne, la clientèle trouve son bonheur dans une gamme de soins variés: massothérapie, drainage lymphatique, massage, réflexologie, hydrothérapie, thermothérapie, pressothérapie et autres soins esthétiques.

Ainsi, le Spa Eastman (à Eastman), le deuxième spa le plus ancien en Amérique du Nord, est un relais santé totalement dédié à la remise en forme et au ressourcement. Les services offerts vont de l’atelier de relaxation à la psychothérapie en passant par la cuisine santé. Le Spa Eastman figure au très prestigieux palmarès des 100 Best Spas of the World et est Lauréat national Argent du Grand Prix du Tourisme québécois 2003.

Devant un tel engouement, les spas québécois explorent d’autres avenues de développement, comme les spas nordiques et comptent bien séduire les clientèles internationales. La tendance est à la diversification des produits et des approches.

Chaud, froid… et on recommence!

Pas encore très nombreux mais faisant de plus en plus d’adeptes, les spas nordiques gagnent en popularité. Le principe y est simple: on se réchauffe, on se refroidit, on se repose… et on recommence!

Le Spa Le Scandinave Mont Tremblant propose: sauna finlandais, bain de vapeur norvégien, bains tourbillons en plein air, chutes nordique et thermale, terrasses et solariums, foyer extérieur et baignade en rivière à l’année.

Amateur de chaud et froid, il y a encore le Polar Bear’s Club dans les Laurentides, près de la rivière Saint-Simon. Le principe finlandais d’alternance entre les bains chauds et froids y est très apprécié.

Le SPA Ofuro (à Morin Heights) est, lui aussi, un lieu privilégié pour la détente et le bien-être. Ouvert depuis janvier 2000, il offre sauna, bain vapeur, bains tourbillons et bain en rivière.

Dans les Cantons-de-l’Est, à Bolton Centre, le Spa des chutes de Bolton est un relais détente qui mise sur son exceptionnelle situation sur le bord de la rivière Missisquoi pour offrir des bains polaires et des séances de sauna finlandais. Véritablement intégré à la région touristique, le spa est entouré de 5 centres de ski majeurs, plus de 120 B&B et hôtels de la région de Magog-Orford.

Sans oublier, en Gaspésie, l’Aquamer à Carleton et le centre de thalassothérapie de l’Auberge du Parc à Paspébiac. L’Aquamer a bénéficié récemment d’un investissement de 12,7 millions $ afin de doubler sa capacité d’hébergement et tripler sa capacité quotidienne d’accueil de curistes.

Ces spas de destination sont peu nombreux mais bien implantés. Ils accueillent une clientèle fidèle ayant besoin de refaire le plein d’énergie, évacuer le stress et retrouver un (bon) équilibre.

Spa un jour, en forme toujours

Les spas de jour occupent également une place très importante dans l’industrie, soit plus du quart des établissements. Ils sont majoritairement situés en milieu urbain et dans des centres de villégiature, au coeur d’un bassin de population élevé, qui contribue en grande part à la rentabilité à l’établissement.

Quand le bien être est dans l’assiette

Bien être et alimentation font la paire et bon nombres de spas, en hébergement, l’on bien compris. Ils offrent également la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir. Poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement bien avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque même de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination vont rivaliser d’inventivité et engager des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adaptés à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (Montignac, entre autres). Le croisement spa/cuisine risque bien de devenir un «must».

Alors, la recette d’une cure santé réussie, au Québec, n’est-elle pas: une bonne dose de soins professionnels, un zeste de chaleur humaine, un décor paisible et régénérateur, une lampée de bon air frais, le tout saupoudré de fine cuisine?

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– «Spas Relais santé: un réseau qui bouillonne», La Presse, 15 novembre 2003.
– Ruel, Sylvie. «La popularité des spas nordiques en croissance», La Presse, 7 février 2004, p. 10.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.