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Produits et activités

Cinq tendances en tourisme de nature et d’aventure

Le réseau de veille réalise depuis déjà quelques années un bulletin de veille sur le tourisme de nature et d’aventure, en collaboration avec le ministère du Tourisme du Québec. Cette synthèse mensuelle vise à informer les intervenants touristiques sur ce secteur d’activités prioritaire, tel qu’en témoigne la Stratégie de mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure. Voici les grandes tendances qui se dégagent d’une relecture des bulletins de la dernière année.

 

La nature en vedette

Depuis quelques années, plusieurs éléments contribuent à mettre la nature et le plein air à l’avant-plan.

Source de bien-être

Les bienfaits associés à la fréquentation de la nature sur la santé physique et mentale sont bien documentés. Si bien que des médecins prescrivent la nature pour améliorer l’état de santé de certaines personnes. Aussi, la tendance au bien-être contribue à cet intérêt pour un contact avec la nature. Les bienfaits de cette dernière inspirent aussi les designers dans l’aménagement des hôtels. On y intègre des murs végétalisés, de grandes baies vitrées pour faire entrer la lumière, le tout afin de favoriser la détente et les émotions positives.

Populaire sur Instagram

Le partage de clichés sur les médias sociaux stimule la demande pour les espaces naturels. Les parcs nationaux américains ont enregistré des records de fréquentation l’année dernière et certains analystes estiment qu’Instagram y aurait contribué. Le portail de partage de photos exerce une influence sur le choix des destinations de voyage. Non seulement les gens s’en inspirent, mais ils souhaitent aussi publier des photos qui feront l’envie des autres utilisateurs. Certains vont jusqu’à prendre des risques pour obtenir une photo spectaculaire.

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Source : Instagram

Aux premières loges des changements climatiques

Les changements climatiques affectent le terrain de jeu des adeptes du plein air. La protection de l’environnement figure parmi les préoccupations des pratiquants comme des organisations en tourisme d’aventure. Des entreprises proposent des actions concrètes pour réduire leur empreinte et celles de ses clients. C’est le cas de Midnight Son Tours, en Alaska, qui fournit à chaque client une bouteille équipée d’un filtre purificateur d’eau permettant à l’utilisateur d’obtenir une eau potable à partir de n’importe quelle source. Voilà qui contribue à réduire la consommation de bouteilles d’eau à usage unique.

Hébergement de plein air immersif, design et écologique

Les concepts d’hébergement en cabines situées dans des milieux naturels de grande qualité se multiplient. Souvent créées par des architectes, ces installations carburent aux énergies renouvelables et sont faites de matériaux écologiques, locaux ou recyclés pour minimiser leur empreinte sur le territoire. L’immersion dans le paysage et l’ouverture sur celui-ci par une grande fenestration sont souvent des caractéristiques communes à ce type d’hébergement.

 

Se rapprocher de la nature

L’hôtel CABN, en Australie, illustre bien cette tendance. Il est composé de cabines de bois à faible empreinte écologique qui permettent un séjour en pleine nature sans délaisser le confort. La startup Getaway propose le même genre d’hébergement, en périphérie des villes de New York, de Boston et de Washington, DC.

Voici la vidéo promotionnelle de CABN :

Vidéo : YouTube

Cette tendance est aussi bien observable au Québec, notamment avec Dômes Charlevoix, des unités luxueuses en forme d’igloo, avec terrasse et spa, situées en pleine nature et offrant une vue sur le fleuve.

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Source : © Bourgeois Lechasseur Architectes

Les offres et les prototypes se déclinent en de multiples propositions, comme de l’hébergement flottant, des habitations inspirées des modes de vie ancestraux ou encore des cabines en pleine forêt entièrement recouvertes de miroirs pour se fondre dans le paysage.

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Crédits photo : © Coulson

Même activité, nouvel emballage

Les entreprises d’aventure rivalisent d’originalité pour renouveler leur offre ou pour se démarquer afin d’interpeller une clientèle exigeante et expérimentée qui souhaite vivre des expériences uniques.

« Héliactivités »

Pour enrichir son offre estivale, le centre de villégiature Tordrillo Mountain Lodge, en Alaska, propose des séjours d’hélivélo (heli biking), d’hélirandonnée (heli hiking) et d’hélipêche (heli fishing). En Colombie-Britannique, la Glacier Raft Company possède un accès exclusif à l’un des canyons de la rivière Kicking Horse, joignable uniquement par hélicoptère. Les visiteurs descendent ensuite la rivière en rafting. Voici la vidéo de présentation de Glacier Raft Company :

Vidéo : YouTube

Pêche en kayak, yoga sur la neige

On observe de nouvelles façons d’aborder certaines activités. La pêche en kayak, par exemple, gagne en popularité et joint une clientèle de jeunes adultes. Le yoga neige, ou snowga, se répand aussi. C’est le cas à Boulder, au Colorado, qui reçoit d’importantes quantités de neige chaque année et où la culture du yoga est déjà bien implantée. En Finlande, on propose le yoga de sable ou de neige, selon la saison. À Montréal, l’entreprise POP Spirit offre des cours de yoga dans la neige, dans des parcs montréalais.

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Source : © POP Spirit 

L’aventure en ville

Des activités d’aventure qui se pratiquaient autrefois uniquement en milieux ruraux sont de plus en plus courantes en pleine ville. Des parcours aériens et des tyroliennes, du kayak, du surf ou encore de la planche à pagayer debout sur les cours d’eau urbains  : les gens s’y adonnent pour être actifs sans devoir quitter la ville ou encore pour vivre une nouvelle expérience. Ces activités d’aventure permettent d’aborder la ville sous un autre angle.

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Source : © M&M Stand Up Paddling Amsterdam

Installations iconiques

Que ce soit pour renouveler l’offre, pour mieux répondre aux besoins de la clientèle, pour améliorer l’expérience client ou pour se démarquer de la concurrence, l’aménagement de structures inusitées pimente l’expérience de plein air. C’est le cas du pont piétonnier suspendu Charles Kuonen, le plus long au monde avec près de 500 mètres. Il permet d’épargner de quatre à cinq heures de marche sur le trajet de randonnée entre Zermatt et Grächen, en Suisse.

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Source : © Valentin Flauraud

Plus qu’une tour, une image de marque

Au Danemark, le Camp Adventure Park sera bientôt équipé d’une tour d’observation de 45 mètres de haut. Sa silhouette en forme de sablier propose un contact unique avec la canopée, en plus de constituer une image distinctive pour le parc.

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Source : © EFFEKT Architects

Des segments de clientèle à conquérir

Des organisations en tourisme d’aventure s’intéressent à des segments jusque-là sous-estimés. Travel Oregon déploie un microsite présentant les diverses options d’accès au plein air pour les personnes à mobilité réduite. On y présente des excursions guidées à ski, à vélo de montagne, en escalade ou encore en kayak. Parks Victoria, en Australie, teste les Canopy — Eco Sleeper Pods, des unités d’hébergement au design contemporain et accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Vidéo : Vimeo

Au-delà des stéréotypes

Le marketing du plein air véhicule généralement un modèle assez restreint des pratiquants : de race blanche, jeune, hétérosexuel et doté d’un physique athlétique. Ce stéréotype ne parle en rien aux communautés ethniques, aux personnes en surpoids ou encore aux néophytes du plein air. Mais ces adeptes sous-représentés occupent une place grandissante sur les médias sociaux, particulièrement sur Instagram, sous l’appellation Unlikely Hikers. Ce mouvement, qui regroupe plus de 50 000 abonnés et qui est soutenu par des marques reconnues comme REI et Columbia, fait des petits. Des dizaines d’autres comptes illustrant cette diversité et promouvant l’inclusion ont vu le jour.

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Source : © Unlike Hikers / Instagram

Les voyageurs en solo

Bien que les voyageurs en solo soient déjà bien servis par le secteur du tourisme d’aventure, leur nombre est en croissance. Cette appellation désigne les personnes qui partent seules et celles qui rejoignent un groupe d’individus. Une étude de Booking.com auprès de 20 500 voyageurs révèle que 40 % des baby-boomers ont fait un tel séjour au cours de la dernière année. 

L’entreprise Intrepid a développé un microsite à leur intention, avec des formules sur mesure, la publication de témoignages et des astuces pour outiller la clientèle en solo.

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Source : © Intrepid

Pour en savoir plus…

Le tourisme de nature et d’aventure est en bonne posture pour se développer et gagner de nouveaux adeptes au fil des prochaines années. Il s’inscrit parmi plusieurs grandes tendances touristiques, comme la recherche d’authenticité et les expériences transformationnelles. La progression rapide des voyages du marché chinois, tout particulièrement celui de la génération du millénaire, qui cherche à vivre des aventures en pleine nature, aura aussi certainement un impact sur ce secteur d’activité. Abonnez-vous aux bulletins de veille publiés mensuellement sur le site Web de Tourisme Québec pour rester informé.

 

Image à la une : © EFFEKT Architects

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Hébergement

Avis en ligne : qu’est-ce qui compte vraiment ?

L’impact des avis

Les clients accordent une importance grandissante à la consultation des avis en ligne dans leur processus de choix d’un établissement d’hébergement. Comme le souligne une étude de l’Université Cornell, après le prix, ce sont les avis qui comptent le plus. Les consommateurs ont intégré cette pratique à leur planification de séjour afin d’analyser les options et de valider leur choix.

après le prix, ce sont les avis qui comptent le plus

 

La plateforme de gestion de clientèle hôtelière SiteMinder a compilé quelques données provenant des sites TripAdvisor et TrustYou concernant les voyageurs qui consultent les avis en ligne et les différents classements :

  • 96 % d’entre eux estiment que les avis sont importants dans la recherche d’un établissement ;
  • 88 % excluent tous les hôtels qui compilent une cote moyenne inférieure à 3 sur 5 ;
  • 32 % ne sélectionnent que ceux qui ont une cote de 4 sur 5 et plus ;
  • 79 % lisent entre 6 et 12 avis avant de réserver ;
  • 80 % considèrent qu’un hôtelier qui répond aux avis en ligne est plus attentif à ses clients qu’un hôtelier qui ne répond pas.

De plus, des recherches ont démontré un lien positif significatif entre la bonne réputation en ligne et le revenu quotidien moyen, le taux d’occupation et le revenu par chambre disponible (RevPAR). Les avis en ligne se retrouvent désormais sur plusieurs portails de réservation. Le géant Google a même pris les devants sur TripAdvisor, longtemps roi et maître dans ce domaine. Mais c’est Booking.com qui domine le marché avec quelque 30 % de l’ensemble des avis partagés.

L’analyse des mots et des cotes

Mais que disent ces avis ? Quels sont les éléments les plus marquants ? Quels sont les facteurs liés à une bonne cote et inversement, à une mauvaise cote ? Le Center for Hospitality Research de l’Université Cornell s’est penché sur la question. Des chercheurs se sont affairés à identifier les facteurs ayant le plus d’impact sur la cote accordée à l’établissement. Ils ont analysé 95 500 avis en ligne et cotes d’appréciation de 99 hôtels indépendants sur une période de 12 mois partagés sur les sites de Booking, Expedia et TripAdvisor. Précisons qu’il s’agit d’établissements certifiés Preferred Hotels & Resorts, de l’hébergement haut de gamme. Cela permet d’obtenir l’opinion d’une clientèle exigeante.

Pour établir des liens entre les cotes d’appréciation et les mots choisis par les clients pour décrire leur expérience, les chercheurs ont décortiqué les avis, compté le nombre de fois que chaque mot a été utilisé. Le tout a ensuite été comparé avec l’ensemble des cotes d’appréciation pour déterminer quels attributs reviennent le plus souvent dans les avis neutres et positifs et ceux mentionnés le plus couramment dans les avis défavorables.

Établir un contact, générer des émotions

Les mots « service » et « chambre » ont été les plus souvent mentionnés dans les avis en général. Quelque 23 autres mots sont apparus couramment dans les avis positifs comme négatifs. Il s’agit donc d’éléments descriptifs importants pour les clients. Les mots les plus parlants sont présentés dans le Tableau 1. Ceux qui sont apparus seulement dans les avis favorables démontrent l’importance que revêtent les interactions personnelles ou qui génèrent des émotions positives et créent des expériences mémorables.

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Miser sur la chambre ET le service

Les chercheurs confirment ainsi que le service et la chambre sont les deux facteurs clés dans la satisfaction de la clientèle. Ils dominent les autres facteurs que sont, par exemple, la localisation et le bâtiment ou encore les équipements et les installations.

L’accent doit donc être mis sur les secteurs opérationnels affectés au service et aux chambres : un service chaleureux et efficace, des lits et des matelas de qualité et un environnement favorisant une bonne nuit de sommeil dans une chambre propre, agréable et fonctionnelle, le tout avec l’offre (sur place ou à proximité) d’un excellent petit déjeuner. Ces éléments réunis sont garants de la satisfaction de votre clientèle.

Constance, constance

Éviter les failles opérationnelles au quotidien est plus important que d’obtenir un « wow » à l’occasion.

Enfin, un autre aspect extrêmement important dévoilé par cette enquête est la constance dans la livraison de la prestation. Éviter les failles opérationnelles au quotidien est plus important que d’obtenir un « wow » à l’occasion. Les hôtels qui ont reçu une grande variété dans les scores au cours des 12 mois de l’étude obtiennent une classification générale beaucoup plus basse que ceux qui affichent sensiblement la même cote favorable pour l’ensemble des avis. Ainsi, les secteurs qui performent moins bien dans les évaluations globales de séjour ou encore qui ressortent à travers les opinions exprimées dans les avis doivent être examinés rapidement.

Avec les modes et les tendances qui évoluent très rapidement, dont les nouvelles technologies, le design et les équipements toujours plus performants, cette étude démontre que l’hôtelier ne doit jamais perdre de vue les bases de son offre, soit une chambre et du service. Ce sont là les deux aspects fondamentaux les plus importants pour sa clientèle.

 

Image à la une : Unsplash

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Hébergement

Le motel se refait une beauté

Nostalgie, quand tu nous prends…

Le retour des appareils photo instantanés Polaroid, des disques vinyle ou encore l’intarissable enthousiasme pour les caravanes de type Westfalia, sans parler de la célèbre télésérie Mad Men démontre l’engouement suscité par des symboles forts des années 1950-1960. Le motel n’y échappe pas.

Pour bien des familles nord-américaines, le motel, avec sa piscine extérieure et l’emplacement pour la voiture devant la porte de la chambre, est synonyme de vacances estivales ou de road trip. Ce type d’établissement évoque bien souvent des souvenirs heureux et leur fréquentation encore aujourd’hui réjouit les plus nostalgiques. Plusieurs de ces entreprises sont rachetées et rénovées pour accommoder les voyageurs en déplacement. Mais des versions améliorées voient le jour. On y découvre un design soigné, une touche rétro en respect avec l’origine de ces établissements et des services dignes des hôtels urbains branchés.

S’ouvrir aux résidents

C’est notamment le cas du Drifter, à La Nouvelle-Orléans, un motel de 20 chambres construit dans les années 1950 rénové à l’image d’un hôtel boutique. Les clients y trouvent une cour avec piscine où se déroulent entre autres des cours de yoga. Le bar extérieur sert une variété de cocktails et de vins locaux ainsi que du café de grande qualité. On y accueille des groupes de musique et des camions de cuisine de rue. Voilà une façon d’enrichir l’expérience, mais aussi d’attirer et de fidéliser la clientèle locale qui, en plus de générer des revenus supplémentaires, contribue à animer les lieux. 

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Source : The Drifter Hotel

Rajeunir des classiques

Le Calistoga Motor Lodge and Spa, dans la Napa Valley en Californie, a été entièrement rénové par une firme de design qui s’est inspirée du fameux road trip à l’américaine en proposant quelques clins d’œil au camping en véhicule récréatif (VR). L’une des suites est d’ailleurs équipée d’anciennes banquettes de caravane. Les clients peuvent, entre autres, veiller autour du feu de camp et s’adonner à plusieurs jeux en plein air comme le palet américain (shuffleboard) et la pétanque, le tout, dans une ambiance jeune et branchée.  

La culture locale y est très présente par la musique et l’organisation d’ateliers avec des artisans et d’événements culinaires. Le site Web met en vedette de nombreux attraits situés à proximité et suggère des itinéraires à partir du motel.

motel-beaute-calistoga Source : Calistoga Motor Lodge and Spa

 Créer une expérience

Dans une région viticole de l’Ontario, deux jeunes femmes ont racheté le Sportsman Motel qui avait alors offert plus de 50 ans de services. Elles ont repensé l’établissement et proposent aujourd’hui une nouvelle expérience de motel. The June Motel affiche un décor tout en fraîcheur où le vin est à l’honneur. En plus des cours de yoga à l’extérieur qui se terminent par un verre de mimosa, on y propose de découvrir les alentours à vélo (prêt de vélo), en randonnée (suggestions de sentiers) ou en kayak (location). Le motel crée aussi des événements pour attirer une clientèle élargie, comme les soirées cinéma en plein air ou des activités de retraites et vin pour les équipes de travail.

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Source : The June Motel

Le style rétro à l’honneur

Le Lazy Meadow Motel, situé dans les montagnes de l’État de New York, est resté fidèle à son style d’origine. Les propriétaires qui ont repris l’entreprise, dont l’une est la chanteuse flamboyante du groupe rock B-52s, ont pris soin de décorer les cabines et les suites avec des meubles et des accessoires authentiques des années 1950. Voici la vidéo promotionnelle :    

 

Vidéo : Youtube

Mettre les choses au clair

Le motel Amigo Motor Lodge ne crée pas de fausses attentes. Sur le site Web qui présente des photos très esthétiques des chambres récemment rénovées, on fait quelques mises en garde, entre autres, de ne pas s’attendre à un resort 5 étoiles, ou de s’accommoder d’options de déjeuners limitées. Les gestionnaires préfèrent aviser la clientèle pour éviter les déceptions. Sur TripAdvisor, ce motel obtient pourtant la note de 5/5… Le design contemporain, l’accueil et le soin apporté aux détails plaisent beaucoup aux clients.

motel-beaute-amigo Source : Amigo Motor Lodge

Le design et la culture locale

Pour donner un second souffle au motel, les idées ne manquent pas. Mais deux éléments phares ressortent. Dans un premier temps, il faut rendre les lieux attrayants. Le design, qu’il soit de style contemporain ou rétro, doit réjouir l’œil et rendre les lieux confortables et accueillants. L’établissement doit également refléter la culture locale, la mettre en valeur, la célébrer. L’esprit de communauté, l’ambiance joyeuse, le décor agréable, les détails artistiques, voilà des avenues à envisager pour remettre le motel au goût du jour.

 

Image à la une : The June Motel

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Tourisme durable

Plastique jetable : l’industrie touristique prend des mesures

Des chercheurs sonnent l’alarme et les médias sociaux transmettent le message : on ne peut plus ignorer l’amas de déchets de plus d’un million de km2 qui flotte sur l’océan Pacifique, pour ne nommer que celui-là. L’heure est à l’action. Il faut revoir notre façon de consommer et agir rapidement pour limiter les dégâts. L’industrie touristique a sa part de responsabilité à cet égard. Mais elle peut aussi prendre les mesures pour favoriser les changements qui s’imposent et réduire dès maintenant la production à outrance de déchets.

Un océan de plastique

Une étude publiée en mars dernier dans le Scientific Reports confirme la progression rapide d’une masse flottante de quelque 80 000 tonnes de matières plastiques au large des côtes de la Californie et d’Hawaï. La taille de cette mer de plastique a même été revue à la hausse : elle couvre une surface de 1,6 million de km2, soit 4 à 16 fois plus que ce qui avait été véhiculé auparavant.

Cette mer de déchets serait composée à 99,9 % de matière plastique, de microparticules (de taille inférieure à 5 mm) à des morceaux mesurant jusqu’à 50 cm de long. On y trouve principalement des bouteilles d’eau et de boissons, des emballages de nourriture, des sacs, des pailles, des jeux de plage, des déchets provenant des eaux usées ou encore des débris de filets et de cordages pour la pêche.

Des victimes

Les animaux sont les premiers touchés par cette pollution. Des tortues marines s’étouffent avec les sacs. Les matières plastiques ne se désintègrent pas complètement ; elles se décomposent en fines particules qui se confondent avec le plancton et sont ingérées par les poissons et autres animaux marins. L’humain se nourrissant des produits de la mer consomme ainsi ces microparticules de plastique pollué. Cliquez sur l’infographie de ReuseThisBag.com ci-dessous pour la visualiser dans son intégralité et pour mesurer l’ampleur du phénomène.

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Source : ReuseThisBag.com

La guerre au plastique jetable…

Pour remédier à cette propagation, mais aussi pour réduire la quantité de déchets produits au quotidien, de plus en plus de villes votent pour éliminer la distribution de sacs en plastique dans les commerces. Des établissements bannissent la vente de bouteilles d’eau à usage unique. La guerre aux pailles est aussi déclarée. Ces petits objets de plastique d’une utilité de quelques minutes nécessitent des centaines d’années à se désintégrer en… microparticules. Plusieurs campagnes sur les médias sociaux visent à mettre un terme à cette façon de consommer le plastique impunément.

… dans les hôtels

Des entreprises touristiques ont pris la balle au bond et s’engagent à réduire leur consommation de plastique. De grands groupes choisissent de modifier leurs pratiques et bannissent le recours aux pailles ou, dans certains cas, aux plastiques à usage unique. Marriott et AccorHotels proscrivent désormais l’utilisation de pailles dans leurs établissements de la Grande-Bretagne. Certains hôtels privilégient des options de bambou ou même de papier, comme c’est le cas au Sheraton de Maui, à Hawaï.

 

Le groupe EDITION Hotels compte éliminer le recours aux objets de plastique à usage unique d’ici 2019. Ce virage s’inscrit dans la campagne Stay Plastic Free qui comporte également un volet de transmission des bonnes pratiques aux autres hôteliers pour une adhésion de masse à des opérations plus durables.

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Source : Stay Plastic Free

Pour inciter les hôtels à réduire l’utilisation du plastique et les outiller, Travel Without Plastic publie un guide pouvant être téléchargé gratuitement. On y découvre notamment la quantité de plastique jetable utilisé par département et des options écoresponsables à envisager.

… sur les bateaux de croisière

Les compagnies Cunard et Royal Caribbean instaurent désormais des limites sur les quantités de pailles, de bouteilles et d’emballages de plastique sur leurs navires. Carnival ne servira plus de pailles automatiquement dans les boissons. Le croisiériste d’expédition Hurtigruten va beaucoup plus loin et s’engage à ne plus utiliser les articles de plastique suivants à bord de ses embarcations :

  • Pailles
  • Verres
  • Couvercles de verres à café
  • Sacs
  • Cure-dents
  • Ustensiles
  • Contenants individuels de beurre

Selon les dirigeants de Hurtigruten, en bannissant ces produits, l’entreprise évitera de mettre aux déchets annuellement :

  • 960 000 pailles ;
  • 390 000 verres ;
  • et 826 000 contenants de beurre.

Voici la vidéo illustrant la campagne War on plastic de Hurtigruten :

Source : YouTube

… par les entreprises en tourisme d’aventure

Grâce à un partenariat avec le fabriquant GRAYL, Midnight Son Tours en Alaska fournit à chaque client un filtre purificateur d’eau. Celui-ci est intégré à la bouteille et permet à l’utilisateur d’obtenir, à partir de n’importe quelle source, une eau propre, dépourvue de bactéries, de virus, de sédiments et de tout produit chimique. Cela contribue à réduire la consommation de bouteilles d’eau à usage unique tout en accompagnant le voyageur vers une plus grande autonomie.

… dans les stations de ski

Au Nouveau-Mexique, le centre de ski Taos a mis fin en 2016 à la vente de bouteilles en plastique à usage unique. Les clients peuvent se procurer un contenant réutilisable à l’effigie de la station pour le même prix et s’approvisionner dans les fontaines installées à travers le site. L’initiative Hydrate Locally Help Globally a contribué à retirer du marché quelque 10 000 bouteilles jetables annuellement.

… par les touristes

L’entreprise Plastic Whale d’Amsterdam propose de découvrir la ville tout en nettoyant les canaux. La croisière antiplastique offre ainsi aux visiteurs de faire leur part pour l’environnement. Plus le plastique amassé est abondant, plus le tarif de l’excursion décroît. Les matières récupérées ont permis de construire d’autres embarcations. Aujourd’hui, Plastic Whale valorise les déchets repêchés par la production de meubles dessinés et fabriqués en Hollande. Il s’agit là d’un bel exemple d’économie circulaire à laquelle le voyageur participe.

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Source : Plastic Whale

Des initiatives pour réduire la consommation de matières plastiques devraient continuer de poindre au cours des prochaines années, du moins, souhaitons-le. De quelle façon votre entreprise s’y prend-elle pour contribuer à ce mouvement ?

 

Image à la une : Pexels

 

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Technologies

Orienter le piéton en ville… ou ailleurs

La startup française vOOg propose une solution ingénieuse pour orienter le piéton de façon simple et rapide. Le Gouvernail consiste en un cadran rotatif monté sur un pied illustrant un plan de la zone immédiate, raisonnablement accessible à pied. Les sites d’intérêt y sont clairement indiqués et numérotés dans la légende. Pour trouver son chemin, le marcheur identifie le numéro de sa destination et tourne le gouvernail jusqu’à ce qu’il localise l’endroit en haut du cadran, face à lui. Il n’a ensuite qu’à se diriger tout droit pour atteindre son objectif.

La vidéo suivante illustre clairement le concept du Gouvernail.

Source : Youtube

Éprouver de la difficulté à se situer en ville, dans un parc thématique, au musée ou sur un site naturel peut générer un stress qui affecte la qualité de l’expérience du visiteur. L’outiller pour le rassurer et l’aider dans sa découverte lui permettra non seulement de vivre un moment agréable, mais aussi de tenter de pousser plus loin son exploration.

Un prototype du Gouvernail a été testé dans la ville de Grenoble durant huit mois et fera l’objet de nouveaux essais à Issy-les-Moulineaux.

 

Image à la une : vOOg

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Produits et activités

Quand l’autocueillette devient une expérience

Plusieurs tendances favorisent la progression des activités d’autocueillette. Le virage entrepris par un nombre grandissant de ménages vers des pratiques culinaires plus responsables, comme de choisir des produits cultivés localement ou biologiquement, en est un exemple probant. On observe aussi un intérêt grandissant pour le tourisme gourmand et les produits du terroir, tel que le révèle une récente enquête sur la clientèle agrotouristique. De plus, le segment familial démontre un grand dynamisme depuis déjà quelques années en matière de voyage ; il constitue un marché important pour les agriculteurs qui offrent l’autocueillette.

Les cueilleurs québécois

Les données sur l’autocueillette s’avèrent plutôt rares. Néanmoins, dans le cadre d’une étude de la Chaire de tourisme Transat sur le plein air, des questions ont permis d’analyser la pratique de cette activité. Ainsi, les trois quarts des adeptes d’activités de plein air s’adonnent aussi à la cueillette (au moins une fois sur trois ans). Quelque 43 % d’entre eux l’ont fait à plus de 2 occasions (voir le graphique 1).

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Les adultes âgés de 25 à 44 ans s’adonnent à la cueillette plus que les autres groupes (voir le graphique 2). Ils sont aussi plus enclins à s’y être prêtés à plus de 5 occasions au cours des trois dernières années. Inversement, une plus forte proportion de personnes de 55 ans et plus n’ont pas fait de cueillette.

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Les gens des régions du Québec pratiquent la cueillette plus souvent que ceux des grands centres : 22 % s’y sont adonnés plus de 5 fois au cours des 3 dernières années. Cette proportion s’élève à 11 % dans le cas des Montréalais et à 14 % pour les résidents de Québec.  

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Vivre l’expérience de la cueillette

Cueillir des fruits et légumes ne suffit plus. Les consommateurs veulent une variété d’activités. Les jeunes familles souhaitent passer du bon temps avec les enfants, leur montrer d’où proviennent les aliments, mais aussi les divertir pour que chacun y trouve son compte et que l’expérience soit mémorable.

Les agriculteurs répondent à cette demande en ajoutant un éventail de divertissements, souvent les mêmes d’une ferme à l’autre, soit la possibilité de pique-niquer, de s’amuser dans des modules de jeu, de faire un tour de tracteur, de découvrir les animaux, de marcher dans les champs ou encore de trouver son chemin dans un labyrinthe de maïs. D’autres innovent soit par le type d’aliments offerts en autocueillette, par les activités connexes ou dans la façon de transmettre l’information sur les produits disponibles.

Cueillir son propre bouquet

Une entreprise de Laval offrait pour la première fois au printemps 2018 la possibilité de cueillir des tulipes parmi 500 000 plants de toutes les couleurs. En plus de repartir avec un sceau de fleurs, les visiteurs de Tulipes.ca bénéficient d’un paysage favorable à la prise de photos spectaculaires et propices aux partages sur Instagram. Voilà une excellente façon de faire connaître les lieux gratuitement.  

Choisir sa citrouille

Une famille de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides, a choisi de diversifier l’offre d’autocueillette dans la région, surtout orientée jusqu’alors autour de la pomme, en mettant sur pied le Centre d’interprétation de la courge. Le visiteur peut donc en apprendre sur les différentes variétés et cueillir les cucurbitacées qu’il souhaite acheter. L’endroit propose également un bistro avec plusieurs spécialités culinaires à la courge. L’entreprise a développé des forfaits qui combinent visites guidées des champs et dégustation de mets cuisinés sur place.

En Outaouais, le Potager Eardly ouvre aussi sa ferme au public pour l’autocueillette de courges et de citrouilles, mais il anime également les lieux grâce à des ateliers de décoration de citrouilles. Les gourmands peuvent savourer des gelato, sorbets et yogourts glacés maison conçus à base des fruits cultivés à la ferme.

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Source : Centre d’interprétation de la courge

Récolter le raisin… et faire du vin

Le Vignoble La Bauge, dans les Cantons-de-l’Est, invite les gens non seulement à visiter les lieux et à déguster les vins, mais aussi à mettre la main à la pâte le temps d’une journée. L’activité consiste à participer aux vendanges, à prendre part à chacune des étapes de la préparation du vin, le tout dans une ambiance festive. Le forfait « Vigneron d’un jour » remporte beaucoup de succès.

Couper son sapin

Plusieurs cultivateurs de sapins proposent aux consommateurs de venir le choisir sur place, encore bien enraciné dans le sol. La Plantation René Matte crée un événement autour de la cueillette et anime les lieux avec une équipe de lutins qui donne un coup de main dans la coupe des arbres choisis. M. Matte a bien cerné le concept de l’expérience avec une mise en scène pour amuser toute la famille. Voici la vidéo de présentation :

Source : YouTube

Aller aux pommes en hiver

Le Domaine Lafrance, dans les Basses-Laurentides, invite à récolter des pommes gelées pour la production du cidre de glace. Cet événement se déroule habituellement durant deux week-ends du mois de janvier dans une ambiance de fête avec visite guidée de la cidrerie, tire de pomme sur glace, feu de joie, repas chaud et dégustation de cidres.

Trouver l’information à jour, en ligne

Les producteurs agricoles qui ont franchi la frontière de l’agrotourisme doivent adopter une approche orientée vers le service à la clientèle. Certains transmettent de façon claire l’information pertinente sur leur site Web afin de bien renseigner les clients sur les produits disponibles en autocueillette. C’est le cas de la ferme Chez Mario qui affiche les quantités disponibles à la cueillette lorsque c’est la saison.

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Source : Chez Mario

De bonnes pratiques

Pour outiller les agriculteurs, le regroupement Terroir et Saveurs, en collaboration avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, lançait récemment un rapport comprenant un volet sur les bonnes pratiques d’affaires en agrotourisme. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation offre de nombreuses pistes de réflexion dans son document étoffé intitulé le Pense-Bête de l’agrotourisme.

L’Université du Vermont publie aussi un guide bien conçu pour informer les agriculteurs des avantages et inconvénients d’ouvrir sa ferme à l’autocueillette et des éléments à considérer pour le faire avec succès.

Voilà autant d’inspirations et d’outils pour enrichir l’offre agrotouristique et ainsi favoriser la fréquentation et le dynamisme des régions rurales québécoises.

 

Image à la une : StockSnap 

 

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Des GIF pour attirer les jeunes

L’Écosse célèbre les jeunes tout au long de 2018. Inspirées par cette thématique, plusieurs organisations touristiques, dont Youth Travel Edinburgh et Visit Scotland, se sont regroupées afin de créer l’initiative numérique #UncoverEdinburgh. Cette campagne a été développée par des influenceurs sur les médias sociaux et par des jeunes, pour leurs semblables.

 

La campagne #UncoverEdinburgh

Elle consiste en un portail rassemblant une série de GIF (de courtes vidéos montrant des images en boucle) de différents lieux de la ville à partager sur les médias sociaux. Les entreprises sont invitées à les télécharger et à dynamiser leurs comptes Facebook, Instagram et Twitter par la publication de ces images animées, parfois non conventionnelles, de la ville, afin d’interpeller et d’attirer les jeunes à Édimbourg. 

Voilà un moyen concret et concerté de parler d’une même voix aux jeunes voyageurs avides d’images et d’inspiration. Il s’agit certainement d’une façon de se positionner avantageusement sur leur liste des destinations potentielles.

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Source image à la une : Uncoveredinburgh.org

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Tourisme durable

Tourisme durable : s’inspirer des meilleurs

Chaque année, le World Travel & Tourism Council (WTTC) souligne le travail d’organisations touristiques s’étant illustrées en tourisme durable. Voici des finalistes des Tourism for Tomorrow Awards ainsi que des Palmes du Tourisme Durable (France) qui peuvent inspirer les entreprises d’ici.

 

 

Thompson Okanagan Tourism Association

Intégrer les communautés autochtones

En Colombie-Britannique, l’Association touristique de Thompson Okanagan (TOTA) a remporté le grand prix 2018 des Tourism for Tomorrow Destination Awards grâce aux actions de sa stratégie régionale, mise en place en 2012. Le développement durable y teinte chaque mesure. Cette entente inclusive a été appuyée par 90 collectivités, dont 33 communautés autochtones. Il s’agit d’une première en Amérique du Nord.

TOTA développe ainsi l’offre touristique conjointement avec les autochtones à l’aide, entre autres, d’un spécialiste qui arrime la stratégie de tourisme culturel au respect de la tradition et de l’authenticité des mœurs et coutumes.

Des mesures variées

La feuille de route de TOTA inclut également de nombreux projets diversifiés comme celui d’installer plus de mille bornes de recharge pour voitures électriques à travers la région. Elle prévoit aussi la création de webinaires gratuits destinés aux 4 500 intervenants touristiques afin de les guider dans une gestion plus durable et responsable de leur entreprise.

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Source : TOTA

La région, qui accueille annuellement quelque 3,5 millions de touristes, a reçu en 2017 la prestigieuse certification Sustainable Tourism Destination des organismes Biosphere International et Responsible Tourism Institute. Thompson Okanagan est la première destination des Amériques à obtenir ce label.

Riverwind Foundation

Coordonner les actions

La station touristique américaine de Jackson Hole, au Wyoming, est proactive en matière de mesures durables depuis déjà plusieurs années. Grâce à la coordination qu’apporte le Jackson Hole & Yellowstone Sustainable Program, développé par la Riverwind Foundation, ses actions créent un effet domino et une synergie qui suscitent l’implication de nombreux intervenants.

Parmi les programmes porteurs, celui des Hotshots a remporté beaucoup de succès. Ce projet consistait à sélectionner et à former des professionnels de la région pour qu’ils accompagnent les entreprises dans leur virage durable, sur le plan environnemental, social et économique. Les Hotshots ont ainsi guidé plus de 260 entreprises.

Sensibiliser les résidents et les visiteurs

Le code de conduite réalisé par des étudiants du secondaire et s’adressant à la communauté et aux visiteurs constitue un autre projet rassembleur. Ces efforts ont permis d’éduquer les jeunes au développement durable, et de créer des outils de communication et de marketing établissant la marque et la vision quant à l’utilisation du territoire et de ses ressources.

 

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Source : Sustainable Destination

Parkbus

Tout comme les deux exemples précédents, l’organisme canadien Parkbus figure parmi les finalistes des Tourism for Tomorrow Awards. En plus d’être le premier système de transport entre des villes et des parcs, Parkbus génère des bénéfices durables. Il constitue d’abord un service de transport en commun qui permet de réduire le nombre de véhicules circulant vers et dans ces lieux.

 

Offrir l’accès au plein air

Parkbus s’avère aussi une composante importante d’accès au plein air et aux parcs pour les nouveaux Canadiens et les non-initiés. L’organisme gère des programmes communautaires tels que Active Days, qui invite les citadins à découvrir la nature et à faire des rencontres. NatureLink permet aux néorésidents de profiter d’un transport à prix réduit et d’acquérir des connaissances sur la pratique du plein air, tout en créant des liens. Ces programmes ont vu le jour grâce à des partenariats publics et privés.

Le succès de Parkbus ne démord pas. Lancé en 2010, il a rapidement multiplié le nombre de parcs et de villes desservis. Il a aussi donné naissance à des initiatives similaires ailleurs dans le monde. Au Québec, Parkbus s’est associé à la Navette Nature (Nana) pour le volet du transport en commun.

Escapades nature sans voiture 

Dans la même lignée, les Grands Sites de France, ces territoires exceptionnels dont les gestionnaires et les habitants s’engagent à améliorer les conditions de protection du paysage, proposent les Escapades nature sans voiture. Sous forme de carnets de voyage, ces offres suggèrent des itinéraires permettant de découvrir en profondeur ces sites par des moyens de transport en commun ou actifs. En tout, 12 escapades de 2 ou 3 jours sont offertes.

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Source : Escapades nature sans voiture

Lancés en 2015, certains circuits ont été bonifiés depuis, grâce à des partenariats régionaux avec des locateurs de vélos électriques. Cette initiative, inspirée par le mouvement slow travel (tourisme lent), a remporté une Palme du Tourisme Durable en 2017.

Un virage essentiel

L’industrie touristique connaît un essor spectaculaire et contribue de façon croissante aux émissions de gaz à effet de serre. Les répercussions du tourisme sur les communautés locales et la représentation de certaines cultures exigent une plus grande concertation de l’ensemble des parties prenantes dans la planification. De plus en plus de voyageurs en sont conscients et sont sensibles à ces enjeux. 

 

Image à la une : Pexels

 

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Marchés géographiques

Les Québécois sont-ils de grands voyageurs ?

Toutes destinations confondues, c’est près de la moitié des Canadiens (47 %) qui ont réalisé un voyage de vacances (incluant au moins une nuitée) au cours des 12 derniers mois. Quelles activités pratiquent-ils lors de ces séjours ? Et lorsque ceux-ci se déroulent au pays, dorment-ils à l’hôtel, au chalet ?

Voici un bref portrait comparant les voyages des Québécois avec ceux des Canadiens des autres provinces, tiré des données de l’étude Vividata du printemps 2018. Ce sondage annuel administré mensuellement entre janvier et décembre 2017 récolte les informations de plus de 42 600 Canadiens et quelque 9 000 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Les Québécois voyagent moins que les autres Canadiens

Les Canadiens provenant de l’ouest du pays sont les plus grands voyageurs. Plus de la moitié d’entre eux ont fait au moins un voyage de vacances au cours des 12 derniers mois. Parmi les régions d’origine comparées, le Québec arrive au bas de la liste, avec 40 % de ses résidents qui affirment avoir voyagé pour leurs vacances durant la dernière année (voir le graphique 1). 

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Les Québécois sont donc les moins enclins à faire des voyages domestiques

Cette propension des Québécois à voyager moins que les autres Canadiens se reflète aussi dans leurs séjours au pays. En effet, seulement 27 % d’entre eux ont fait un voyage de vacances au Canada au cours des 12 derniers mois ; ils sont donc les moins enclins à faire des voyages domestiques. En nombre absolu, le Québec demeure toutefois la deuxième région émettrice de touristes, après l’Ontario. Les provinces des Prairies engendrent les plus fortes proportions de voyageurs internes (voir le graphique 2).

graphique 2-quebecois Les voyageurs québécois ont réalisé moins de séjours au pays que les touristes des autres provinces (voir le graphique 3). Alors que plus de la moitié des résidents des provinces de l’Ouest ont fait au moins 3 voyages au pays, cette situation concerne seulement 32 % des habitants du Québec. 

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À l’hôtel et en camping

À l’occasion du plus récent séjour de vacances au Canada, l’hôtel arrive au premier rang des modes d’hébergement choisis par les Québécois ainsi que pour l’ensemble des autres Canadiens. Près d’un Québécois sur cinq (19 %) a fait du camping, soit plus que la moyenne des autres Canadiens (14 %). La résidence secondaire arrive au troisième rang, devant le motel. Quelque 8 % des Québécois ont loué un appartement ou une maison lors de leur plus récent voyage au pays, comparativement à 4 % pour les Canadiens des autres provinces. Seulement 6 % des voyageurs québécois ont choisi de dormir dans un gîte, ce qui est supérieur à leurs compatriotes du reste du Canada (4 %). 

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Visiter des parents et des amis et aller à la plage

Les Canadiens des autres provinces que le Québec ont une très forte propension à visiter des parents et des amis lorsqu’ils sont en voyage. Plus de 8 sur 10 d’entre eux le font (voir graphique 5). Ils sont aussi plus de la moitié à visiter les principaux sites touristiques. Fréquenter la plage puis faire du magasinage sont les activités qui suivent. Les Québécois se distinguent du reste des Canadiens en adoptant des comportements de voyage différents. Bien que ces mêmes activités figurent parmi les plus pratiquées, elles rejoignent des parts moins élevées de voyageurs québécois, sauf la plage qui fait partie des séjours de vacances de 51 % d’entre eux, soit davantage que les autres Canadiens.

Les Québécois se distinguent du reste des Canadiens en adoptant des comportements de voyage différents. 

À la lecture du graphique ci-dessous, on constate également que les Québécois sont plus enclins à faire de la randonnée et des activités d’aventure, et à fréquenter des événements culturels que les autres voyageurs canadiens. En revanche, ces derniers visitent les parcs nationaux et provinciaux, profitent de la vie nocturne (nightlife) et assistent à des événements sportifs en plus forte proportion que les voyageurs québécois. 

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Inciter les Québécois à voyager au Québec

Les Québécois voyagent de plus en plus, chez eux comme ailleurs. Néanmoins, ils voyagent moins que leurs compatriotes des autres provinces. Il faut les convaincre de partir à la découverte de leur territoire, de voir ce qui se déroule dans les régions du Québec et d’y vivre des expériences enrichissantes. Il s’agit du premier marché touristique de la province, n’hésitons pas à passer en mode séduction.

Image à la une : Unsplash  

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Tendances

Neuf tendances en tourisme d’aventure

Le contexte global demeure favorable à la croissance du tourisme d’aventure. Celui-ci se fait de plus en plus grand public. Les voyageurs cherchent à se ressourcer, à reconnecter avec la nature, à se dépasser et à vivre des expériences significatives. L’aventure est un bon moyen d’y arriver. L’organisme Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait, en début d’année 2018, un rapport regroupant 20 tendances. Voici un survol de neuf d’entre elles, soit celles sur le type d’expériences et les produits.

Voyager en solo

Selon la firme MMGY Global, environ un voyageur américain sur quatre envisage de voyager seul en 2018. Les itinéraires spécialisés et une couverture médiatique importante de ce segment de clientèle stimulent la demande. Il ne s’agit pas nécessairement de personnes qui sont seules en ménage, mais plutôt de voyageurs qui souhaitent découvrir une destination en fonction de leurs intérêts ou encore parce que leur partenaire de voyage n’est pas disponible. L’agence Abercombie & Kent s’ajuste et oriente un volet de son offre pour les voyageurs en solo.

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Source : Abercrombie et Kent

L’aventure ultime : vivre comme un local

Les voyageurs d’aventure prennent de l’expérience et souhaitent vivre des aventures authentiques, en se mêlant à la population locale. Pour répondre à ce besoin, des destinations et des entreprises développent des stratégies permettant aux voyageurs d’entrer en contact avec des résidents. Les plateformes Airbnb et EatWith en sont des exemples probants. L’entreprise HiveSters, en Thaïlande, illustre aussi très bien cette tendance. Les voyageurs peuvent apprendre à cuisiner le Pad Thaï dans la rue ou encore rencontrer des artisans dans leur atelier, en dehors des circuits touristiques de masse. 

tendances-aventure-cuisine-de-rue Source : HiveSters

L’expansion du slow travel

La découverte d’une destination à un rythme lent, qui permet de bien intégrer les lieux et de s’imprégner de l’environnement, devient une spécialité pour de nouveaux voyagistes. Les nomades numériques, qui travaillent tout en voyageant, sont des adeptes de slow travel. Tout comme les jeunes retraités actifs, les personnes en période de transition, celles qui décident de prendre une pause du travail pour explorer une destination, ou encore ceux qui décident de partir en voyage un certain temps tout en travaillant. Pour tous ces voyageurs, il y a des entreprises comme Unsettled et Remote Year qui facilitent l’organisation de ces séjours prolongés. Elles s’occupent de dénicher l’hébergement, des espaces de travail communs le cas échéant, des escapades d’aventure et des expériences locales sur mesure qui permettent de connecter avec les lieux.

La quête du bien-être global

Les voyageurs d’aventure cherchent de plus en plus à se déconnecter de la routine quotidienne, à se recentrer sur l’essentiel pour maintenir une bonne santé mentale comme physique. Pour les entreprises de tourisme d’aventure, cela implique d’intégrer des composantes de bien-être. Les études démontrent les bienfaits de la nature sur la santé mentale, sur l’équilibre psychique des individus. Visit Estonia joue cette carte avec la campagne Stress Buster qui vise à séduire les gens stressés avec l’appel de la forêt et de la nature.

Des expériences « transformationnelles »

Les voyageurs d’aventure sont motivés par l’idée de changer par le voyage, de devenir des personnes différentes, améliorées. Pour favoriser cette transformation, les entreprises doivent la considérer dans le design d’expérience en équilibrant les composantes de l’itinéraire, en ce qui concerne le temps, les séquences d’activités, les défis et les moments propices à l’introspection. L’organisation Explorer X se spécialise en voyages pour aventuriers en quête de transformation. Chaque fournisseur doit considérer ce design d’expérience. 

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Source : Explorer X

Le tourisme de randonnée

La randonnée constitue l’une des activités de plein air les plus pratiquées par les voyageurs. Les destinations l’ont bien compris et font la promotion de leurs sentiers afin de prolonger le séjour des visiteurs. De plus, ceux-ci peuvent être tentés de revenir pour explorer une autre section du sentier. Ce type de tourisme favorise le développement local, les expériences authentiques et s’aligne bien sur les tendances précédentes concernant les voyages de transformation et la quête du bien-être. Les services en marge du tourisme de randonnée devraient prendre de l’ampleur en 2018, comme les itinéraires autoguidés et le transport de bagages.

Des produits pour les aventurières

Qu’elles soient seules ou non, un peu comme les voyageurs en solo, les femmes aiment parfois voyager entre elles lorsqu’elles partagent les mêmes intérêts. On observe une forte croissance du nombre d’entreprises qui conçoivent des voyages sur mesure pour elles. C’est le cas d’AdventureWomen, qui s’adresse exclusivement aux femmes ou Austin Adventures dont une partie de l’offre leur est réservée.

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Source : AdventureWomen

Les destinations hivernales

L’hiver est en vogue auprès des voyageurs d’aventure. Les destinations comme l’Islande, le Yukon, la Finlande et le Groenland témoignent d’un achalandage à la hausse durant la saison froide. Les activités et les événements d’hiver se multiplient. Les produits polaires, tels que les aurores boréales et la faune arctique ont particulièrement la cote. Les touristes d’hiver viennent principalement du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Chine. 

tendances-aventures-aurores-hiver Source : VisitFinland

Des cabines de luxe en territoire isolé

La tendance des minimaisons a trouvé un terreau fertile dans le milieu touristique. Des petites cabines préfabriquées au design soigné et au confort égalant celui d’une chambre d’hôtel de luxe apparaissent dans les lieux les plus improbables. Ces unités attirent la curiosité et leur design attrayant suscite les partages sur les médias sociaux comme Instagram. Ce type d’hébergement donne également une nouvelle attractivité aux régions éloignées en offrant une expérience de luxe en territoire vierge. 

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Source : OodHouse

L’aventure au Québec

Le Québec est bien en selle pour accueillir les voyageurs adeptes d’aventure. Les réseaux s’organisent, des partenariats sont scellés et l’offre se développe. Aussi, les stratégies de Tourisme Québec sur la mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure, sur le tourisme hivernal et sur le développement et la commercialisation au nord du 49e parallèle, ainsi que la promotion concertée de l’offre « nature » sur le site Web Québec Original permettront certainement de positionner la destination québécoise avantageusement auprès des marchés en croissance.

 

Image à la une : Unsplash