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Voyager localement en 2022 : par dépit ou par choix ?

Pour une deuxième année consécutive, la Chaire de tourisme Transat a effectué une enquête en ligne auprès d’un panel de 1 206 voyageurs québécois, entre le 1er et le 6 décembre 2021. Les données recueillies permettent de jauger l’attitude des répondants à l’égard du voyage. D’après les résultats, près de la moitié des personnes sondées (48 %) a affirmé préférer explorer le Québec dans les prochaines années, que les frontières soient rouvertes ou non. Parallèlement, un peu plus du tiers (37 %) a apprécié découvrir la province au cours de la dernière année, mais privilégiera toutefois les voyages hors de celle-ci durant la prochaine. 

Impacts de la COVID-19 sur les façons de voyager

Lorsqu’ils sont interrogés à propos des répercussions qu’aura la pandémie sur leurs habitudes de planification, nombreux prioriseront les options offrant une politique d’annulation et accordant de l’importance aux mesures sanitaires. Les répondants favoriseront également le voyage local. 

Image à la une : Tim Graf de Unsplash 

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4 profils de voyageurs d’affaires

L’assouplissement des mesures privilégiant l’application du télétravail laisse présager le retour au bureau de nombreux employés à partir du 15 novembre. Ceci constitue une étape importante pour la vitalité des milieux urbains, mais également dans la reprise graduelle des déplacements d’affaires. Au Québec, ainsi que dans le reste du pays, les taux de vaccination élevés et le faible nombre d’infections quotidiennes à la COVID-19 créent un climat favorable au retour des activités professionnelles en présence. Selon Julia Simpson, présidente-directrice générale du World Travel & Tourism Council, le Canada (et l’Amérique du Nord) se trouve dans une posture avantageuse pour rebondir dans plusieurs secteurs touristiques.

Quels voyageurs d’affaires reprennent la route ?

Les analystes du cabinet-conseil McKinsey & Company ont réparti les voyageurs d’affaires en quatre profils en tenant compte de trois indicateurs : le secteur d’activité des entreprises pour lequel ils travaillent, le motif du voyage et la proximité du déplacement (local ou international). Les voici :

  1. « Ceux qui n’ont jamais arrêté de voyager » 

En 2019, le profil « never left » effectuait environ 15 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Durant la pandémie, les déplacements de ces individus étaient jugés essentiels. Ils ont recommencé à voyager dès que les restrictions sanitaires se sont assouplies. Ce groupe comprend, entre autres, les dirigeants d’entreprises manufacturières qui gèrent de nombreuses usines et des travailleurs sur le terrain.

  1. « Ceux qui ne reviendront jamais »

En 2019, le profil « never returning » effectuait environ 20 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Ce groupe de travailleurs a su maintenir des niveaux élevés d’efficacité durant les derniers mois, même en travaillant à distance. Ils ont tiré profit des outils technologiques pour améliorer leurs façons de faire. Certains pourraient réaliser des voyages d’affaires dans le futur, mais à un niveau beaucoup plus faible qu’auparavant.

  1. « Ceux qui ont peur de passer à côté de quelque chose »

En 2019, le profil « fear of missing out » effectuait environ 60 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Ce segment se déplace principalement pour entretenir des relations avec des clients. La reprise devrait se faire plus rapidement chez les petites et moyennes entreprises (PME), car elles sont moins assujetties au processus d’approbation rigoureux des grandes sociétés. Les PME pourraient ainsi déclencher un certain effet domino qui catalysera le retour des voyages d’affaires des entreprises concurrentes.

  1. « Ceux qui attendent de voir ce qui se passera »

En 2019, le profil « wait and see » effectuait environ 5 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Il se compose de travailleurs qui occupent des rôles dans des industries relativement non concurrentielles : secteur public, associations professionnelles, organisations à but non lucratif. Pendant la pandémie, ce segment a pu organiser des événements virtuels pour remplacer les conférences en personne et pourrait être plus réticent à reprendre la route.

Comment s’effectue le retour des voyageurs d’affaires ?

D’après McKinsey & Company, la vitesse à laquelle le secteur reprend graduellement ses activités varie selon la distance et le motif du voyage. Ainsi, les déplacements régionaux s’inscrivent parmi les premiers à revoir le jour, suivis des déplacements à l’échelle nationale, puis internationale. Les rendez-vous associés aux ventes priment sur les réunions internes et les conférences à grand déploiement.

tourisme affaires deplacement

Retrouverons-nous l’affluence de 2019 ?

Selon la U.S. Travel Association, le secteur du tourisme d’affaires ne connaîtra pas l’affluence de 2019 avant 2024. Cependant, trop d’incertitudes persistent pour répondre catégoriquement à la question. Néanmoins, si le contexte épidémiologique actuel se maintient au cours des prochains mois au Québec (et au Canada), plusieurs experts sont optimistes. Dès le printemps 2022, un nombre accru de congrès et d’événements professionnels se tiendrait en présence. Ce mouvement de reprise joue positivement sur la confiance du secteur.

Source de l’image à la une: Samarth Singhai de Pexels 

 

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L’Australie à la conquête du marché famille

À quelques mois de leurs vacances estivales, les Australiens sont encore une fois encouragés à voyager localement. Pour faire découvrir les principaux attraits, la diversité de la faune, la beauté des paysages, la culture autochtone et les activités à faire dans chaque région, l’organisation de gestion de la destination (OGD) de l’Australie s’associe à The Wiggles, un groupe bien connu des jeunes australiens. Cette collaboration a fait naître le livre « The Great Australian Wiggly Road Trip! », à travers lequel les familles accompagnent le groupe dans son grand voyage en Australie.

Source : Youtube, The Wiggles

L’OGD a aussi développé une section dédiée à cette initiative sur son site Web. Les petits et grands internautes y trouveront des capsules vidéo, des jeux interactifs, des ressources éducatives et des suggestions d’activités. Pour accompagner les familles dans la planification de leur voyage, les parents découvriront également des conseils et des propositions adaptées à leur réalité.

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Source : australia.com

Dans le cadre de ce partenariat, le groupe The Wiggles lancera sur YouTube de nouvelles chansons et des contenus qui enseigneront aux enfants comment ils peuvent devenir les futurs gardiens de l’Australie en passant des vacances à la manière « wiggly » !

 

Source de l’image à la une : australia.com

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Les grands défis du tourisme d’affaires

Les répercussions de la COVID-19 sur les déplacements et rassemblements professionnels sont majeures et pourraient laisser des séquelles à plus long terme. L’agence de presse Bloomberg a analysé le futur des voyages d’affaires de 45 grandes compagnies situées aux États-Unis, en Europe et en Asie. D’après ces données, 84 % des répondants prévoient réduire leurs dépenses de voyage après la pandémie, par rapport à l’année 2019. L’enquête met en lumière trois principales raisons : l’efficacité des outils technologiques, l’importance de réduire les émissions de carbone et les coûts associés aux déplacements.

 L’évolution du monde du travail

Les entreprises de toutes tailles ont investi des sommes considérables pour intégrer des solutions technologiques qui permettent à leurs employés de travailler à distance. En plus d’être demeurées fonctionnelles, certaines sont désormais plus performantes. Pour plusieurs, ces gains se calculent en temps, en argent ainsi qu’en qualité de vie pour leurs effectifs. Plus les mois s’écoulent, plus les habitudes s’installent. De nombreux gestionnaires se demandent maintenant s’il est envisageable de retourner en arrière.

Un fossé se creuse graduellement entre l’« avant » et l’« après » pandémie. Cette période contraint les dirigeants à entamer d’importantes réflexions, notamment sur leurs politiques organisationnelles internes. C’est pourquoi tant d’entreprises évaluent actuellement la place qui sera accordée au télétravail (total ou partiel), aux horaires flexibles et aux déplacements. Bien sûr, le futur sera nuancé pour davantage équilibrer la vie professionnelle des employés. Cependant, cette évolution du monde du travail, induite entre autres par des technologies de communication efficaces, aura indubitablement des répercussions sur le tourisme d’affaires.

Cette évolution du monde du travail, induite entre autres par des technologies de communication efficaces, aura indubitablement des répercussions sur le tourisme d’affaires.

D’après un sondage effectué par la firme Morgan Stanley auprès de 138 gestionnaires de voyage entre le 30 juin et le 12 juillet 2021, 27 % des déplacements d’affaires prévoient être remplacés par des réunions virtuelles en 2022 et 19 % en 2023.

La responsabilité des entreprises face aux changements climatiques

L’impact des voyages professionnels sur le bilan carbone des organisations fait également réfléchir les gestionnaires. Depuis leur absence, ou forte diminution, plusieurs constatent la part substantielle d’émissions de gaz à effet de serre associée à leurs allées et venues.

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) s’insère depuis quelques années dans les stratégies commerciales des petites et grandes sociétés. Aujourd’hui, nombreuses s’entendent pour dire que la relance doit impérativement être durable si l’on souhaite affronter l’autre crise, soit celle associée aux changements climatiques. Selon une analyse de la firme d’intelligence d’affaires Skift, un grand nombre de multinationales visent l’objectif commun de réduire de 30 % leurs émissions d’ici 2030 et de devenir neutre en carbone d’ici 2050. Pour tenir leur engagement, préserver leur marque employeur et instaurer la confiance, bon nombre de ces entreprises limiteront inévitablement leurs futurs voyages d’affaires.

La Science Based Targets initiative, un partenariat entre le CDP, le Pacte mondial des Nations Unies, le World Resources Institute et le World Wide Fund for Nature, produit un répertoire dans lequel il est possible de prendre connaissance des objectifs établis par plus de 1800 compagnies. 

Les coûts versus les bénéfices

Tout déplacement professionnel ne s’équivaut pas. Les motifs sont sous la loupe des dirigeants qui constatent les économies encaissées au cours des derniers mois. Ainsi, le poids d’une rencontre avec un client ou un prospect diffère de celui d’une réunion interne. La participation à une conférence éducationnelle n’a pas non plus la même valeur que la présence à un congrès dédié au développement d’affaires.

Il y a certes un coût à se déplacer, mais aussi un coût à ne pas le faire. Manquer des occasions d’affaires peut engendrer d’importantes pertes aux entreprises trop réticentes à retourner sur la route. Cependant, la décision de partir ne se prend plus les yeux fermés, car un certain retour sur l’investissement est attendu. C’est notamment le cas de l’entreprise pharmaceutique Pfizer qui prévoit réduire considérablement les va-et-vient de ses employés par rapport aux années prépandémiques. La nouvelle politique de voyage de la compagnie mise sur une meilleure compréhension des motifs qui justifient un déplacement. En d’autres termes, qu’est-ce qui serait accompli sur place qui ne pourrait pas l’être virtuellement ?

La décision de partir ne se prend plus les yeux fermés, car un certain retour sur l’investissement est attendu.

D’après le cabinet-conseil McKinsey & Company, la vitesse à laquelle le secteur reprend graduellement ses activités varie selon la distance et le motif du voyage. Ainsi, les déplacements régionaux s’inscrivent parmi les premiers à revoir le jour, suivis des transports à l’échelle nationale, puis internationale. Les rendez-vous associés aux ventes priment sur les réunions internes et les conférences à grand déploiement.

Un secteur contraint à s’adapter

De nombreux centres de congrès et hôtels ont dû repenser leur offre de services dans le but de mieux accompagner leurs clientèles dans la réalisation de leur mission événementielle. La production de conférences virtuelles et hybrides a nécessité l’acquisition d’équipement de pointe et de talents spécialisés en TI. Le contexte mouvant dans lequel se trouve le tourisme d’affaires impose depuis 18 mois une constante adaptation des joueurs et met en évidence l’importance d’avoir des équipes agiles.

Devenus experts en report d’événements, les gestionnaires n’en finissent plus de jongler avec des scénarios A, B et C. En plus de se conformer aux mesures sanitaires et aux restrictions frontalières, les professionnels du secteur doivent aussi tenir compte des grandes tendances qui définissent le milieu des affaires.

Le besoin de renouer en face à face avec des clients, des fournisseurs, des partenaires et des collègues est bien réel. Toutefois, considérant les nouvelles orientations des entreprises, il est légitime de se demander à quels niveaux (distance, motif et fréquence de déplacement) les organisations laisseront désormais leurs talents voyager. Dans ce contexte, l’industrie devra faire preuve, encore une fois, d’une grande résilience.

 

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Popularité en hausse des plans d’eau : qui sont les nouveaux plaisanciers ?

Au cours de la dernière année, un tiers des Québécois (32 %) indiquent avoir fait l’acquisition de matériel de sport d’été ou de plein air. Parmi ceux-ci, 14 % ont acheté de l’équipement nautique non motorisé et 4 % des appareils motorisés, selon une étude réalisée par la Chaire de tourisme Transat auprès de 1 269 voyageurs québécois. De plus, ces dépenses exercent une influence sur les intentions de séjours. Les trois quarts des acheteurs d’équipement nautique non motorisé (75 %) et 59 % des acheteurs d’équipement nautique motorisé déclaraient que ces achats allaient avoir un impact sur leurs voyages de l’été 2021, tant dans le type de séjour que dans la destination.

Il convient donc de s’intéresser à ces nouveaux plaisanciers en analysant leur comportement nautique et le profil de leur pratique, afin de comprendre leurs besoins et d’y répondre au mieux.

Portrait des nouveaux pratiquants

Selon une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec Nautisme Québec auprès de 1 054 adeptes de plaisance au Québec, le nautisme séduit de nouvelles sphères de la population active. Ces nouveaux pratiquants sont plus jeunes, ont des enfants et ont davantage poursuivi un cursus universitaire que les plaisanciers habituels. Portrait de leurs caractéristiques sociodémographiques dans l’infographie ci-dessous.

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Une initiation au nautisme grâce aux petites embarcations

Un peu plus d’un plaisancier sur 10 (13 %) déclare être devenu un nouvel adepte d’une activité nautique ou de plaisance depuis le début de la pandémie. Généralement, l’introduction au nautisme passe par les petites embarcations, non motorisées pour la majorité, avant de migrer vers de plus grands gabarits. En effet, parmi les embarcations déclarées à usage principal, 22 % des nouveaux adeptes utilisent un bateau à moteur ou un wakeboard, 19 % une planche à pagaie/à prône, un surf ou un kitesurf et 16 % un canot ou un kayak.

En phase avec leurs embarcations favorites, les nouveaux adeptes priorisent la pratique de leur activité nautique sur les divers lacs (48 %, contre (c.) 34 %) et rivières (28 %, c. 14 %) du Québec, au contraire des habitués de nautisme qui ont un penchant pour le fleuve Saint-Laurent (57 % des habitués, c. 46 %), plus périlleux dans sa navigation. Les nouveaux usagers déclarent davantage utiliser les rampes d’accès gratuites (57 %) et les plages et les berges (28 %) pour se jeter à l’eau que les autres plaisanciers. Fait notoire, ils confient aussi recourir légèrement plus que les habitués de nautisme (5 %) aux accès informels et aux terrains non balisés (11 %). Sensibiliser les nouveaux adeptes aux conséquences de ce genre de pratique peut s’avérer important, afin de limiter les comportements nocifs vis-à-vis de l’environnement et des riverains.

Avec en moyenne 22 jours sur l’eau à l’été 2020 contre 32 jours pour les habitués, ces adeptes sont encore timides dans leur nouveau passe-temps. Les régions où ils ont le plus déclaré avoir pratiqué leur activité se situent toutes à proximité de Montréal, soit 26 % en Montérégie, 22 % à Montréal, 19 % dans les Cantons-de-l’Est, 18 % dans les Laurentides et 12 % dans Lanaudière. Enfin, concernant les dépenses déclarées lors d’une sortie typique, ces dernières sont moins élevées que pour les pratiquants habituels, avec une médiane de 125 $ contre 200 $. Ce comportement n’est pas surprenant, puisque relié à une pratique plus récente et à des embarcations non motorisées souvent moins coûteuses.

Des pratiquants encore à fidéliser

Interrogés sur leurs connaissances en matière de sécurité nautique, les nouveaux adeptes déclarent moins maitriser la lecture d’une carte marine (20 % n’y sont pas familiers ), le respect des nuisances sonores (18 %), les limitations de vitesse (11 %) ainsi que les obligations en matière de permis et d’immatriculation d’embarcation (7 %). Toutefois, 47 % des nouveaux adeptes jugent les exigences actuelles suffisantes en matière de compétence et de formation, proportion plus élevée que parmi les habitués de plaisance (37 %). De ce fait, conscients de leurs lacunes, la moitié des nouveaux initiés sont ouverts à payer pour la formation liée à leur embarcation principale, proportion plus élevée que chez les habitués (43 %). Des cours ou des formations pratiques pourraient donc être développés afin de compléter les connaissances des nouveaux plaisanciers et par la même occasion, les séduire pour les convertir en pratiquants plus assidus.

Enfin, sondés sur leurs intentions de pratique à l’été 2021, 2 nouveaux adeptes sur 3 souhaitaient effectuer des sorties de plaisance d’une journée complète ou d’une demi-journée (68 % et 67 % respectivement), et 1 sur 3 avait l’intention de faire des sorties d’une nuit, 31 % de 2 à 6 nuits et 22 % de 7 nuits et plus. Ces nouveaux adeptes étaient par ailleurs plus enclins que les habitués à faire des sorties avec nuitées.  Avec la réouverture progressive des frontières et le retour des vacances à l’étranger, il est de mise de fidéliser et de convaincre ces nouveaux pratiquants de poursuivre leur activité nautique au Québec, en facilitant l’accès aux plans d’eau et en leur proposant de nouvelles activités.

 

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Comment recevoir les voyageurs avec compagnons canins

Selon une étude initiée par l’Insurance Research Council, près d’un Américain sur trois a adopté un animal en 2020. L’American Pet Products Association estime à 40 % la part des ménages américains ayant un chien à la maison. Au Québec, cette proportion s’élève à 20 % d’après l’enquête Vividata menée auprès de 6303 Québécois.

 

 

Le meilleur ami de l’homme ne perd pas son titre : parmi les animaux domestiques, il est sans surprise le compagnon de voyage le plus populaire. Selon un sondage récent réalisé en 2021 par la firme de recherche The Vacationer auprès de 531 Américains maîtres d’animaux, 4 voyageurs sur 10 comptent amener leur animal de compagnie lors d’un séjour d’agrément en 2021. La moitié des répondants provenant de la région de la Nouvelle-Angleterre, un marché d’intérêt pour le Québec, ont déclaré que leurs compagnons les accompagneraient en vacances cet été.

Voici quelques conseils et bonnes pratiques pour les recevoir.

Hébergements : trois éléments clés pour accueillir les voyageurs canins

La firme de consultation américaine Xotel, spécialisée en hôtellerie, a émis un petit guide pour outiller les hébergements quant à l’accueil d’animaux domestiques. Trois éléments clés vous aideront à recevoir ces compagnons adorés :

  • Choisissez le type d’animal que vous acceptez : instaurez une limite de deux animaux par ménage, avec un poids maximum. De cette manière, vos visiteurs pourront mieux se préparer, voire décider laquelle de leur bête emmener.
  • Établissez les règles de base : indiquez sur votre site Web les zones où il n’est pas permis d’emporter avec soi son chien ou son chat (piscine, restaurant, etc.) et les endroits où ils peuvent être admis. Proposez également un trajet de marche à proximité.
  • Énoncez clairement les responsabilités des maîtres : ces derniers doivent être informés des conséquences encourues en cas de bris de meubles ou de blessures. Demandez à ce que les propriétaires limitent les aboiements pendant la nuit. Vous pouvez exiger la signature d’un document à cette fin.

Pour vous faire une idée des règles de base, le site Web québécois Partoutavecmonchien.com répertorie chaque établissement inscrit selon les services et restrictions suivants :

  • Accepte les gros chiens ;
  • Espace pour courir ;
  • Parc à chiens clôturé ;
  • Gardiennage disponible ;
  • Supplément pour animal ;
  • Les chiens doivent être tenus en laisse.

Une fois ces règlements bien établis, vous pouvez offrir des agréments selon vos ressources, comme une garderie, des promenades ou un menu personnalisé.

Services supplémentaires : qui veut bien tarifier, tarifie

Plusieurs considèrent leur toutou comme un membre de la famille et cette affection influence leurs besoins. Une recherche expérimentale auprès de 595 propriétaires de chiens a démontré que plus les liens avec l’animal sont serrés, plus les répondants étaient enclins à payer des frais additionnels pour voyager avec lui. Certains établissements misent sur cet attachement pour offrir une panoplie de services et élargir leur fourchette de prix.

SourceGroupe Alt hôtels 

Par exemple, alors que la famille Alt Hotels ajoute un tarif de 30 $ par nuitée par animal, justifié par un service de nettoyage approfondi, l’InterContinental Houston exige 150 $ US sous le même prétexte. Celui-ci reste toutefois astucieux : il offre un forfait de plusieurs nuitées incluant un rabais sur ce montant, des points à utiliser dans les autres hôtels de son groupe IHG Hotels & Resort et un service de conciergerie personnalisé pour les voyageurs et leur chien.

La chaîne Kimpton Hotels accepte les chiens de toutes les tailles et ne facture aucuns frais. Elle fournit un lit, une gamelle et des gâteries pour chaque invité poilu. Certains hébergements ont même des « employés canins » pour tenir compagnie aux visiteurs.

La tarification demeure ainsi à la discrétion de chaque gestionnaire.

Des destinations amies des chiens

En vue d’attirer ces voyageurs aux besoins spécifiques, certaines destinations donnent un coup de main à la planification des vacances avec compagnons canins. Tourisme Cantons-de-l’Est publie sur son site Web une page réunissant tous les hébergements et attraits de la région qui acceptent les animaux. L’association liste quelque 86 établissements.

Tourisme Lanaudière compile aussi plusieurs attraits et hébergements amis des chiens, cette fois dans un article de blogue. Le message souligne, entre autres, que ces bêtes tant aimées font partie de la famille et doivent être traitées ainsi partout où elles vont.

Source : Tourisme Lanaudière 

Certaines régions de France proposent depuis 2007 le label « Toutourisme France », qui regroupe une vingtaine d’offices de tourisme et un réseau de partenaires dans tout le pays. Les bureaux participants offrent des paniers cadeaux pour chiens qui contiennent des sacs de propreté et des friandises, en plus d’un guide qui suggère des hébergements et des activités pour faciliter l’organisation des vacances. Cette initiative vise à favoriser la cohabitation des résidents et des touristes avec leurs animaux domestiques.

Source : Toutourisme France 

Et vous, êtes-vous prêt à accueillir ces toutouristes ?

 

Source de l’image à la une: Unsplash

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Intentions de voyage des Québécois à l’été 2021

Interrogés début avril lors d’une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat pour le compte du ministère du Tourisme, 66 % des Québécois ont fait part de leur désir de voyager à l’été 2021 (de mai à octobre), peu importe la destination ou la forme du voyage (excursion d’une journée ou séjour avec nuitée(s)). La moitié (49 %) des Québécois prévoit de passer au moins une nuit hors de son domicile durant la saison estivale. Ces séjours seront en majorité effectués en sol québécois. Voici quelques-uns des plus grands constats de l’enquête en ligne réalisée auprès de 1269 voyageurs, laissant présager ce que l’on peut attendre de l’été touristique 2021.

3 VOYAGES HORS DOMICILE SONT PRÉVUS CET ÉTÉ

En moyenne, les voyageurs sondés estiment faire 3,0 voyages à l’été 2021, soit 2,3 escapades de 7 jours ou moins, et 0,6 vacances de plus de 7 jours (au Québec ou ailleurs). Cette proportion est légèrement inférieure à la moyenne des voyages déclarés à l’été 2019 (prépandémie), mais est somme toute comparable : 3,2 voyages, parmi lesquels 2,4 escapades et 0,8 séjour.

LE QUÉBEC, LA DESTINATION ESTIVALE DE PRÉDILECTION

On estime donc que plus de 2,8 millions de Québécois âgés de 18 ans et plus sillonneront les routes de la belle province cet été, dans le cadre d’un séjour touristique hors domicile.

On estime donc que plus de 2,8 millions de Québécois âgés de 18 ans et plus sillonneront les routes de la belle province cet été, dans le cadre d’un séjour touristique hors domicile. Ce bassin prévoit de se diriger principalement vers les régions de Charlevoix, de Québec, des Laurentides, des Cantons-de-l’Est et de la Gaspésie.​ Le tableau ci-dessous présente la proportion des voyageurs québécois qui planifient une visite dans ces régions pour un séjour d’au moins une nuit, ainsi que le volume estimé de visiteurs que cela représente.  

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UN ÉTÉ SOUS LE SIGNE DE LA NATURE

Les enquêtes visant à documenter les habitudes de voyage des Québécois sont consensuelles : la nature est au cœur de leurs intérêts ! Les vacances 2021 seront, elles aussi, sous le signe du plein air. Ainsi, les principales expériences touristiques recherchées à l’été seront les activités en nature (sportives ou contemplatives), la plage et la baignade, les roadtrips et les séjours en résidence secondaire (la sienne ou celle de parents/d’amis).

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LES CARACTÉRISTIQUES DU VOYAGE PRINCIPAL FAIT AU QUÉBEC

7 voyageurs québécois sur 10 ont mentionné que leur principal voyage estival (soit le plus long en termes de nuitées) se déroulera au Québec. Un total de 16 % des sondés se dirigeront plutôt vers le reste du Canada. Seuls 7 % voyageront hors du Canada.

7 voyageurs québécois sur 10 ont mentionné que leur principal voyage estival se déroulera au Québec.

Celles et ceux qui feront leur voyage principal au Québec prévoient d’effectuer un séjour d’une durée moyenne de 6,2 nuits. Les types de vacances les plus convoités sont les séjours en nature (36 %), de détente (30 %) ou d’aventure (27 %).Un voyageur sur quatre (24 %) rendra visite à de la famille ou à des amis dans le cadre de ce voyage. Les modes d’hébergement privilégiés sont la location de chalet ou de maison meublée (30 %), le camping et le prêt-à-camper (24 %), les grands établissements commerciaux (21 %) ainsi que la famille et les amis (20 %). Les dépenses moyennes estimées pour ce voyage sont de 1 181 $ par groupe, composé en moyenne de 2 adultes et de 0,4 enfant.

Pour plus de détails, consultez le recueil complet des intentions de voyage des Québécois  pour l’été 2021, préparé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. Vous y trouverez, entre autres, les spécificités des voyages principaux par région touristique.

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La revanche des baby-boomers ?

L’été  2020  : moins touristique qu’à l’habitude, surtout pour les baby-boomers 

Depuis le début de la pandémie, les Québécois plus âgés ont été priés (encore plus que le reste de la population) de restreindre leurs contacts et leurs déplacements. Ce phénomène s’est reflété dans les voyages réalisés par les baby-boomers à l’été 2020. Une enquête omnibus menée par Léger Opinion auprès d’un panel représentatif de 1 000 Québécois indique que seuls 36 % des individus âgés de 55 à 74 ans disent avoir voyagé au Québec à ce moment-là, une proportion significativement moins élevée que chez les 18 à 54 ans (45 %).  

L’été touristique au Québec, et surtout celui des baby-boomers, a été moins dynamique qu’à son habitude. Une étude réalisée en novembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat auprès de 1 168 voyageurs québécois révèle que 68 % des baby-boomers sondés jugent n’avoir pas voyagé autant qu’à leur habitude à l’été 2020, contre 50 % des 18-54 ans. Ce phénomène s’explique principalement par le manque d’envie de voyager dans le contexte actuel (76 % des baby-boomers) et la peur d’attraper le virus (61 %).  

Se préparer au retour des baby-boomers ?  

La vaccination qui bat son plein au Québec pourrait potentiellement inverser cette tendance, ou du moins dynamiser les voyages des baby-boomers en instaurant un climat plus sécuritaire. La dynamique de « revenge  travel  » (ou voyage de vengeance), soit l’intensification du comportement de voyage en réponse à une période de privation, pourrait, elle aussi, contribuer à animer les régions québécoises à l’été 2021. 

Comment se préparer à bien accueillir ces touristes ? Comprendre les comportements de ces voyageurs, en plus de leurs appréhensions pour la période post-COVID, représente un filon d’affaires porteur.  

La dynamique de « revenge travel » (ou voyage de vengeance), soit l’intensification du comportement de voyage en réponse à une période de privation, pourrait, elle aussi, contribuer à animer des régions québécoises à l’été 2021. 

Les habitudes de voyage des baby-boomers

Une nouvelle enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme, permet de dresser un portrait des comportements de voyage estival (habituels et en temps de COVID-19) et des attentes des baby-boomers québécois à l’égard d’une destination.  

Parmi les 452 baby-boomers sondés, 87 % d’entre eux disent voyager principalement au Québec à l’été. La période privilégiée pour les longues vacances d’été varie : plus du tiers (38 %) indiquent ne pas avoir de préférence quant à la période de prise de vacances. Ils voyagent plus fréquemment en couple (62 % d’entre eux, contre 38 % des 18-54 ans, qui privilégient plus souvent le voyage en famille, avec des enfants).  

Les principales attentes envers une destination estivale 

Les baby-boomers s’attendent à une offre abordable d’attraits, d’hébergement et de restauration. La qualité du réseau routier, l’accueil chaleureux de la population locale et la possibilité de réserver son hébergement en ligne complètent les principales attentes de ce groupe d’âge.  

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Comparativement aux voyageurs plus jeunes, ils accordent davantage d’importance à la qualité du réseau routier (45 % jugent ce critère très important, contre 34 % des 18-54 ans), ainsi qu’à la présence d’un bureau d’information touristique (baby-boomers : 26 %, contre 18-54 ans : 17 %).  

Les principales expériences recherchées 

À l’été, les expériences gastronomiques, les activités de plein air (autant sportives que contemplatives), les visites culturelles et patrimoniales ainsi que les roadtrips sont les principales expériences touristiques recherchées par les baby-boomers québécois.  

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Les visites culturelles et patrimoniales sont des expériences estivales jugées plus intéressantes par les baby-boomers que par les plus jeunes (42 % contre 33 %). À l’opposé de leurs cadets, ils se disent moins friands de plages et de baignade (38 %, contre 58 % des 18-54 ans), de roadtrips (baby-boomers : 39 %, contre 18-54 ans : 46 %) ou d’activités nautiques non motorisées (baby-boomers : 13 %, contre 18-54 ans : 25 %). 

L’été 2021, à l’image de l’été 2020 ? 

Tourner son regard vers les comportements de voyage observés à l’été  2020 pourrait s’avérer payant pour guider ses opérations en 2021. Les baby-boomers québécois ayant voyagé à travers la province ont principalement visité la région de Québec (32 % d’entre eux), les Cantons-de-l’Est (31 %) ainsi que les Laurentides (28 %). En proportion, ils ont toutefois été plus nombreux que les plus jeunes à se diriger vers le Bas-Saint-Laurent (20 %, contre 14 % des 18-54 ans) et la région de Chaudière-Appalaches (baby-boomers : 19 %, contre 18-54 ans : 13 %). 

Les baby-boomers seront-ils plus nombreux à sillonner le Québec cet été ? Une étude menée par la firme Léger révèle que la tranche d’âge des 55  ans et plus est la plus favorable au passeport vaccinal permettant aux personnes vaccinées seulement d’assister à des événements/ rassemblements publics.

Les baby-boomers ne sont présentement pas les seuls à être vaccinés, cependant, ils seront les premiers à recevoir leur 2e dose du vaccin à l’été 2021. Auront-ils moins peur du virus ? Retrouveront-ils ce sentiment de liberté si souvent associé à cette génération ? 

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Profils de la clientèle LGBT+ canadienne

La Chambre de commerce LGBT+ du Canada a dressé les profils des touristes canadiens LGBT+ à partir de différentes recherches portant sur les tendances, les comportements, les préférences et les facteurs de motivation de ce segment de clientèle. On y trouve, entre autres, certaines données démographiques, leurs préférences en matière d’activités et quelques comportements de voyage (voir l’infographie, cliquez sur l’image pour l’agrandir ).  

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Se préparer à accueillir la communauté LGBTQ+ 

En février 2021, RH Tourisme Canada et la Chambre de commerce LGBT+ du Canada (CGLCC) ont offert une formation sur la diversité, l’inclusion, la sécurité et la commercialisation auprès des communautés LGBTQ+. La CGLCC a également publié un guide et une trousse à outils pour le développement du tourisme, dont voici les principaux éléments. 

Taille du marché nord-américain  

Selon les estimations, 30 millions de personnes en Amérique du Nord s’identifient comme LGBTQ+, soit 6 à 8 % de la population totale. Leurs dépenses touristiques s’élèvent à plus de 70 milliards de dollars américains, d’après des études menées en 2016 par World Travel Market et Out Now. Au Canada, les voyageurs issus de cette communauté déboursent plus de 12 milliards de dollars en activités touristiques, un chiffre en hausse de 43 % depuis 2014. Leurs dépenses moyennes par séjour atteignent 1 855 $. Il s’agit d’un budget sept fois plus important que celui des touristes en général (265 $ par voyage). En 2021, on estime que quelque 90 % des voyageurs LGBTQ+ prévoient de prendre leurs vacances au pays. 

Critères de choix  

Le coût, mais aussi la sécurité, perçue et réelle, constituent des facteurs très importants dans le choix de la destination. 

Le coût, mais aussi la sécurité, perçue et réelle, constituent des facteurs très importants dans le choix de la destination. Les personnes LGBTQ+ doivent savoir qu’elles seront à l’abri de toute forme de harcèlement et qu’elles se sentiront les bienvenues. Le Canada jouit d’une place enviable sur l’échiquier touristique puisqu’il est reconnu à l’international comme étant un pays progressiste, inclusif et sûr pour les individus de cette communauté. De grandes villes comme Vancouver, Toronto ou Montréal constituent des centres touristiques majeurs, mais également des voies d’accès vers des régions rurales ou de proximité. 

En ce qui a trait à l’hébergement, les principaux critères de choix sont les suivants :  

  • Le coût ; 
  • Les cotes et les commentaires positifs ; 
  • Les commodités offertes ; 
  • La proximité des attractions touristiques 
  • Le respect des personnes LGBTQ+. 

Les touristes LGBTQ+ pratiquent les mêmes activités et recherchent des produits et des expériences semblables à ceux des voyageurs en général tels que : 

  • Restauration et gastronomie ; 
  • Activités de plein air ;
  • Arts et culture ; 
  • Magasinage ; 
  • Festivals et événements ; 
  • Activités de mieux-être. 

Sources d’information 

Les médias sociaux et les personnes influentes sur ces réseaux jouent également un rôle important au cours de la phase de planification et pendant l’expérience de voyage. 

Les amis, la famille, les sites Web officiels de destinations, d’hôtels ou de compagnies aériennes ainsi que les blogues et les forums de voyage constituent les principales sources de renseignements concernant les séjours d’agrément des touristes LGBTQ+ canadiens. Les médias sociaux et les personnes influentes sur ces réseaux jouent également un rôle important au cours de la phase de planification et pendant l’expérience de voyage. Ils représentent un moyen par lequel les connaissances et les membres d’une même famille s’influencent mutuellement. Il est donc essentiel d’être actif auprès de ces canaux afin de rester « dans les esprits ». Selon Destination Canada, Instagram était l’un des principaux influenceurs pour les moins de 45 ans.  

Comportement d’achat  

Des recherches ont révélé qu’un peu plus du tiers (36 %) des touristes LGBTQ+ du Canada réservent toujours directement auprès des entreprises, soit par téléphone ou sur leurs sites Web. Il s’avère donc primordial de s’assurer que ses forfaits ou ses produits ciblant ce marché soient présentés sur son site Web et qu’il soit possible de les réserver sur celui-ci. Environ un voyageur LGBTQ+ sur cinq achète aussi fréquemment par l’entremise d’agences de voyages en ligne traditionnelles.  

Mettre en œuvre des stratégies marketing inclusives  

La segmentation est peut-être l’aspect le plus important dans le cadre des activités marketing s’adressant au marché touristique LGBTQ+. Il importe d’analyser ses produits et ses atouts pour ensuite déterminer les groupes de personnes qui seront intéressés par ces produits. Restreindre son public cible à certains traits communs, par exemple : les hommes homosexuels de la génération Y, les lesbiennes actives et plus âgées, les familles LGBTQ+, etc. permet de mieux concentrer ses efforts de marketing et de proposer une expérience adéquate. 

 

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Source : Pexels

Pour réussir le développement du tourisme LGBTQ+, l’ACCGL propose diverses avenues, entre autres :  

  • Faire preuve d’authenticité dans le cadre de ses activités marketing et communicationnelles ; 
  • Présenter l’histoire des communautés LGBTQ+ locales ainsi que des récits authentiques de personnes de sa collectivité, des chefs de file, des propriétaires d’entreprise, etc. ; 
  • Offrir des expériences qui s’adressent précisément aux touristes LGBTQ+, mais qui peuvent attirer d’autres types de clientèles ; 
  • Créer des microsites et des pages Web sur le tourisme LGBTQ+ afin de fournir davantage de renseignements sur les partenariats, les forfaits et les services de soutien destinés à ces voyageurs. 

Quelques conseils pour terminer 

Pour rendre votre lieu ou votre attrait plus inclusif pour les touristes LGBTQ +, Luis Bracamontes, spécialiste principal des médias sociaux chez Tiqets Venues, suggère quelques pistes à suivre : 

1. Concentrez vos efforts au-delà du mois de la fierté. Lorsque les actions promotionnelles s’estompent à la fin juin, mois de la fierté, cela peut s’apparenter à des pratiques de « pinkwashing », terme inventé par la communauté LGBTQ + pour décrire ces efforts temporaires. Au lieu de cela, répartissez vos actions tout au long de l’année en établissant des partenariats avec des organisations et des leaders communautaires qui soutiennent les personnes LGBTQ +.  

2. Présentez la diversité dans vos campagnes marketing. Intégrez un éventail varié d’individus et d’identités dans vos supports marketing ainsi que dans la communication interne et externe. 

3. Incorporez des options non sexistes dans vos inscriptions. Si un formulaire propose les choix entre M. ou Mme, vous pouvez également insérer Mx. comme préfixe. 

4. Offrez des toilettes non genrées. 

5. Éduquez et formez vos employés. Les programmes de formation sur l’inclusion sont essentiels pour renforcer la sensibilisation et assurer l’excellence du service à la clientèle. Instruisez le personnel sur les orientations sexuelles et les identités de genre. Informez-les, entre autres, de l’importance des pronoms personnels. Des organisations spécialisées peuvent dispenser ces formations qui vous aideront à mettre en œuvre des politiques non discriminatoires pour garantir la sécurité et l’accueil de chacun.  

Un nombre croissant de destinations touristiques élaborent des stratégies et des produits pour attirer les voyageurs LGBTQ+. Le Canada et le Québec disposent de tous les atouts nécessaires pour séduire cette clientèle. Saurez-vous en tirer parti ? 


Source de l’image à la une : Pexels