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Destinations Marketing

Promouvoir le bonheur

Pour une deuxième année consécutive, la Finlande occupe le premier rang du World Happiness Report des Nations Unies. Après avoir partagé sa recette du bonheur en 2018, l’organisation de gestion de la destination (OGD) rebondit à nouveau sur cette thématique pour promouvoir son bienheureux ADN.

Louer un Finlandais

La campagne « Rent a Finn » met l’emphase sur le besoin intrinsèque de l’humain de se connecter avec la nature pour trouver un meilleur équilibre de vie. Pour inspirer le public, l’OGD présente huit Finlandais disposés à servir de guide du bonheur. Ceux-ci partagent ce qui les lient à la nature, de la Laponie à Helsinki. L’OGD articule l’ensemble de sa stratégie autour du bien-être, une tendance dominante ces dernières années.

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Source : Rentafinn.com

Le concept de « louer un Finlandais » est habilement ficelé. Les huit guides du bonheur démontrent avec candeur (et un peu d’humour) à quel point se trouver en nature les rend sereins. Après tout, pourquoi passer ses vacances à s’étourdir dans toutes sortes d’expériences quand on peut simplement se balader en forêt, sur le bord d’un lac ou dans de grands espaces, à cueillir des baies ou à se détendre dans un sauna?

Et si le bonheur consistait justement à ne rien faire d’extravagant?

« Au milieu de la bousculade de la vie moderne, c’est à tout ce qui est rare que nous donnons le plus de prix : notamment l’espace, la paix, la densité du temps. Avoir de la place pour respirer, le temps de rêver, faire une randonnée en été, une sortie de ski de fond en hiver, cueillir baies sauvages et champignons ou bien juste faire une balade tranquille en forêt, l’essentiel est là ». Voilà le message que diffuse Visit Finland sur son site Web. L’OGD présente une offre sobre, mais authentique, qui met en valeur une facette du mode de vie finlandais.

À l’automne 2018, Padasjoki, une municipalité finlandaise située au centre-sud du pays, a diffusé la vidéo promotionnelle « Experience nothing ». Le scénario joue sur le fait que comparativement aux villes de New York et de Paris, Padasjoki n’a rien à offrir … ou plutôt rien comme les autres.

Le caractère unique d’une destination est ce qui la rend si intéressante. Pour se différencier des autres, rien de mieux que de miser sur ses atouts, son essence et assumer pleinement son identité.

 

Source image à la une : Rentafinn.com

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Gestion

Gestion de files d’attente

Les files d’attente représentent un enjeu de taille, particulièrement dans les lieux à forte affluence. À l’entrée du site, elles influencent la première impression que le public aura de l’accueil, tandis qu’à l’intérieur d’un site, elles teinteront l’appréciation et le confort des visiteurs, leur envie de consommer et la façon dont ils parleront de leur expérience à leur retour. Pour les employés de première ligne, les frictions ressenties par les clients peuvent détériorer leurs conditions de travail. Planifier stratégiquement l’arrivée et le déplacement d’importants flux s’avère donc essentiel.

Quelques exemples présentés dans cette analyse sont issus d’articles publiés dans la Revue Espaces de janvier 2019, cités ci-bas.

Par où commencer ?

La connaissance générale de son public, de ses habitudes de fréquentation, de ses besoins, de ses exigences et de sa provenance, constitue un bon point de départ. Colliger ces informations permet de définir les pics de fréquentation et de repérer les lieux les plus névralgiques afin d’élaborer une stratégie d’accueil efficace selon divers scénarios.

L’expérience client se trouve au cœur de cette réflexion. En produisant un design de service qui tient compte de chaque segment du parcours du visiteur, il est possible de trouver et de décortiquer les éléments qui suscitent de la friction. Cet exercice fournit l’occasion de plancher sur des solutions visant à intégrer harmonieusement les épisodes d’attente à la visite.

Des actions qui se réalisent en amont

Plusieurs incitatifs favorisent un meilleur étalement des arrivées et se réalisent en amont de leur présence sur le site.

Quand vient le temps d’organiser une activité, les consommateurs s’attendent à pouvoir accéder rapidement à des renseignements qui les aideront à mieux préparer leur sortie. Plusieurs incitatifs favorisent un meilleur étalement des arrivées et se réalisent en amont de leur présence sur le site, par exemple :

  • Donner le plus d’information possible sur son site Web, indiquer les meilleurs moments pour s’y rendre, répondre aux questions les plus souvent posées (FAQ) à propos de l’affluence sur les lieux ;
  • Encourager l’achat de billets en ligne pour diminuer les files à la billetterie ;
  • Proposer des tarifs dynamiques pour encourager le public à se rendre durant des périodes plus creuses ;
  • Contrôler le nombre d’entrées en procédant par réservation ;
  • Allonger les heures d’ouverture certains jours clés de la semaine ;
  • Promouvoir l’usage d’outils numériques lorsqu’il y en a, par exemple des bornes pour l’achat de billets en libre-service.

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Au Musée de la civilisation de Québec, les visiteurs qui achètent leurs billets en ligne se prévalent de leur accès prioritaire. Source : Musée de la civilisation

L’innovation technologique au service de la gestion des files

Malgré un rigoureux plan d’action effectué en amont, bien des contextes font en sorte que l’attente est inévitable. Ces dernières années, les problématiques entourant cet enjeu ont inspiré de nombreuses jeunes pousses à créer diverses solutions technologiques. En 2017, le Welcome City Lab de Paris a lancé un appel à candidatures sur le thème de la gestion de l’attente dans les lieux touristiques. Au total, cinq startups ont développé et testé des outils qui ont permis, entre autres, de créer des parcours clients plus fluides, d’offrir des solutions d’accueil axées sur le numérique, d’incorporer la ludification (gamification) au processus d’attente, d’informer le public en temps réel, etc.

Lineberty, l’une des cinq startups sélectionnées par le Welcome City Lab, gère certaines files d’attente du parc d’attractions français Futuroscope. Source : Lineberty

Une technologie gagnante pour le client… et pour l’entreprise

À Montréal, le MT Lab compte, parmi les entreprises « incubées » de sa cohorte 2018-2019, Payzpot, qui développe des canaux de vente numériques pour les concessions alimentaires dans les événements. La solution proposée par les fondateurs, Tanguy Morelli et Jonathan Ben Soussan, vise à atténuer les frictions que vivent les personnes qui se trouvent en file lors d’événements de tous genres. À l’aide d’une application, les visiteurs ont accès à l’offre du site en nourriture et boissons. Ils peuvent commander et payer directement depuis leur appareil mobile. Pour les gestionnaires de concessions alimentaires, un logiciel de gestion de commandes permet de traiter les demandes rapidement et de tenir informés les consommateurs de leur rang dans la file virtuelle. Lorsque la disposition du lieu le permet, par exemple dans un stade, une option de livraison peut être ajoutée au service. En plus d’améliorer l’expérience client, la solution de Payzpot recueille des données pertinentes sur les habitudes de consommation des utilisateurs. Ces informations stratégiques peuvent ensuite être utilisées pour planifier des opérations futures.

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La startup Payzpot est derrière Piknic Drinks, l’application à succès du Piknic Électronik. Source : MT Lab

Et si l’attente devenait une période de divertissement ?

Pour intégrer les périodes d’attente à la visite, certains se tournent vers la ludification (gamification). De plus en plus de solutions technologiques voient le jour dans le domaine du jeu. Par exemple, l’entreprise Xilabs, qui se spécialise dans les jeux géolocalisés sur appareil mobile, a développé Skipthequeue, un jeu conçu pour occuper les visiteurs se trouvant dans une file d’attente. Greffé au billet virtuel d’une attraction, d’un événement ou de tout autre lieu, Skipthequeue débute lorsque le visiteur s’insère dans la file. À ce moment, il reçoit un message sur son appareil mobile lui indiquant son temps d’attente. Il décide alors s’il joue ou non, seul ou avec d’autres grâce à la géolocalisation. Lorsqu’il accède au jeu, sa place en file devient virtuelle et il peut se déplacer sans perdre son rang. La durée de l’activité s’adapte à la période d’attente, normalement de 20 à 60 minutes, ou à la réception, par le joueur, d’un avis lui indiquant son entrée imminente. La thématique du jeu est modulable selon le lieu, l’exposition ou le sujet choisi. L’activité peut prendre la forme d’une enquête, d’un jeu d’observation, de réalité augmentée, etc. Pour le joueur, c’est le moment de quitter une file pour explorer l’environnement du site qu’il visitera. Pour les gestionnaires du lieu, Skipthequeue fragmente la file sans avoir à mobiliser davantage d’employés.

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Source : Skipthequeue de Xilabs

Des outils technologiques pour informer le public

Les visiteurs souhaitent être informés de leur progression dans la file, savoir quel parcours emprunter lorsque certains itinéraires semblent trop achalandés, connaître le motif d’un retard ou d’un arrêt de service; bref, ils désirent que l’on communique avec eux. Plusieurs applications mobiles et écrans disposés dans les lieux d’attente veillent à fournir ce type de renseignements.

À Val-Thorens, la station utilise le système Skiflux, qui lui permet d’informer les skieurs en temps réel de l’achalandage sur les pentes. Cette solution technologique compile le nombre de passages sur des parcours stratégiquement sélectionnés. Les résultats sont ensuite diffusés sur quatre écrans géants, situés au départ des pistes.

Une gestion cas par cas

Les files d’attente ne sont pas toutes équivalentes. La façon de les gérer non plus. Chaque situation nécessite une approche personnalisée qui s’accorde avec le contexte, mais aussi avec les besoins et les attentes de ses clientèles. Les solutions visant à atténuer les flux et les files sont abondantes et les outils technologiques novateurs se multiplient. Pour poser des actions efficaces, il ne faut pas sauter d’étapes, mais plutôt prendre le temps d’effectuer un diagnostic pour comprendre sa propre réalité.

 

Source image à la une : Mali Maeder de Pexels

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Hébergement Tendances

Tendances en hôtellerie

Jean-Philippe Weisskopf et Philippe Masset, professeurs-assistants en finance de l’École hôtelière de Lausanne (EHL), ont défini les dix principales tendances hôtelières des 20 dernières années grâce à un sondage effectué à l’automne 2018 au sein de leur faculté. Les voici :

1. La création de communautés virtuelles (ex. : TripAdvisor) ;

2. L’arrivée de nouveaux acteurs provenant de l’économie du partage (ex. : Airbnb) ;

3. La présence de canaux de distribution en ligne (ex. : Booking) ;

4. La conception d’expériences client numériques (ex. : les applications mobiles) ;

5. L’émergence de nouveaux marchés (ex. : la Chine) ;

6.Le point tournant vers une économie et une culture de l’expérience ;

7. La mise en place de nouvelles pratiques de gestion des actifs ;

8. La professionnalisation de nouveaux métiers ;

9. Le comportement et les attentes des générations Y et Z ;

10. L’importance d’appliquer des pratiques durables.

Dans un contexte éclaté et concurrentiel, les hôteliers doivent bien sûr poursuivre leur adaptation, mais également accueillir le changement en se préparant à ce que sera l’hôtellerie de demain. Parmi les tendances prédominantes qui devraient s’intensifier en 2019 se trouvent :

  • L’intégration de l’innovation dans les réflexions stratégiques ;
  • L’usage des technologies pour améliorer l’expérience client ;
  • Le devoir environnemental, social et économique de se responsabiliser.

Innover pour mieux répondre aux besoins et attentes des clientèles

L’innovation est indispensable pour se démarquer, attirer des talents et demeurer compétitif.

L’hébergement touristique s’avère un terreau favorable à l’émergence de nouveaux concepts. La pluralité des clientèles fait en sorte que de nombreux entrepreneurs créent des offres uniques pour répondre à des segments de niche. Les groupes hôteliers suivent également ce courant en créant de nouvelles marques, en travaillant de près avec des startups et en intégrant l’innovation à l’amélioration continue de leurs services, de leur design, de leurs infrastructures et de leur modèle de gestion. L’innovation est indispensable pour se démarquer, attirer des talents et demeurer compétitif.

Création de la marque JO&JOE pour séduire les millénariaux

JO&JOE fusionne l’hôtellerie, l’auberge de jeunesse et la location privée. Imaginé en 2016 par le Groupe AccorHotels, le projet a été élaboré autour du mode de vie des millénariaux. Le premier établissement de la marque a vu le jour en 2017, à Hossegor (France), le deuxième sera à Paris en 2019 et d’autres suivront dans plusieurs grandes métropoles européennes.

Le concept repose sur un lieu de vie où cohabitent les habitants du quartier et les voyageurs. Plusieurs espaces communs favorisent les échanges et laissent place à des animations spontanées ou organisées. Une application géosociale aide les invités à entrer en relation entre eux. L’offre d’hébergement comprend des unités privées (chambres ou appartements) ainsi que d’autres pour les petits groupes et les familles. En plus de proposer un service de restauration locale et artisanale, JO&JOE invite les clients résidents à préparer et à partager leurs meilleures recettes, à suivre des cours de cuisine ou à participer à des concours culinaires. D’autres types d’expériences sont également proposés, par exemple du yoga, des concerts et une panoplie d’ateliers.

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Source : Groupe AccorHotels

Intégrer de nouvelles technologies pour bonifier l’expérience client

Pour que l’intégration de nouvelles technologies soit réussie, les gestionnaires doivent placer l’expérience client au centre de leurs priorités, s’assurer d’éliminer le plus d’irritants possible et offrir un service d’assistance « sans couture »

Les habitudes technologiques des consommateurs évoluent. En voyage, ils souhaitent pouvoir les conserver sans trop de compromis. Voyageurs d’affaires, visiteurs du millénaire, touristes chinois et bien d’autres clientèles s’attendent non seulement à rester connectés, mais aussi à vivre une expérience technologique actuelle, c’est-à-dire qui tient compte des derniers avancements. Ils espèrent ainsi retirer un maximum de bénéfices tels qu’une accélération des processus d’enregistrement, une relation client plus efficace, un confort sur mesure ou encore un service plus personnalisé.

Pour que l’intégration de nouvelles technologies soit réussie, les gestionnaires doivent placer l’expérience client au centre de leurs priorités, s’assurer d’éliminer le plus d’irritants possible et offrir un service d’assistance « sans couture » (lire aussi : Ces start-ups qui optimisent le parcours client).

Intensification des usages faits à partir de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA) continue à repousser les limites. De plus en plus d’établissements utilisent des outils basés sur l’IA pour effectuer des communications plus personnalisées, soumettre des recommandations sur mesure, créer un service de conciergerie virtuel, échanger par l’entremise d’un chatbot ou d’un assistant vocal, offrir une expérience d’enregistrement plus fluide à l’aide de la reconnaissance faciale, etc. En plus d’améliorer le service à la clientèle, les hôteliers gagnent en efficacité opérationnelle. De plus, l’IA libère le personnel de tâches répétitives, ce qui lui permet de redoubler d’attentions auprès des clients. Cependant, bien qu’elle représente une réelle opportunité pour l’hôtellerie, elle fait également naître divers enjeux au sein des organisations, notamment celui de la sécurité des données. 

Le devoir d’être responsable

Les gestionnaires d’établissements hôteliers adoptent une approche de plus en plus mature face à leurs responsabilités en continuant de mettre en œuvre des actions environnementales et en instaurant des politiques sociales et économiques. La transparence de certains groupes hôteliers favorise le développement de liens de confiance avec un public toujours plus informé et conscientisé.

Une approche inspirée de l’économie circulaire

Le Pôle d’action québécois sur l’économie circulaire (EC) la définit comme étant « un système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités ». Le recours à l’EC en hôtellerie est relativement récent, mais prometteur. Malgré la nécessité de revoir ses modèles d’affaires et d’élaborer de nouvelles stratégies de développement, plusieurs projets hôteliers s’inspirent de l’EC, particulièrement en Europe et en Asie.

Le recours à l’EC en hôtellerie est relativement récent, mais prometteur.

L’hôtel QO, à Amsterdam, reflète les principes de l’EC dans tous les aspects de sa conception. Lors de sa construction, des ressources naturelles existantes ont été privilégiées ainsi que d’autres matières produites localement et de façon durable. Par exemple, près du tiers du béton utilisé provient des résidus de la démolition de l’édifice iconique Shell d’Amsterdam. Pour éviter de s’enliser dans un modèle de surconsommation, la durée de vie des équipements achetés est minutieusement évaluée. Les 3R (réduire, réutiliser et recycler) s’inscrivent aussi dans les pratiques courantes de l’établissement. Par exemple, l’eau utilisée dans les douches et les lavabos sert ensuite au système d’évacuation des toilettes.

Le QO se définit comme étant un bâtiment vivant. Chaque composante de l’établissement a été conçue dans le but de réduire l’impact environnemental de l’hôtel. C’est également un lieu de vie ancré dans son milieu, qui intègre à bon escient des technologies et qui favorise le bien-être naturel.

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Source : QO

Le client d’abord et avant tout

L’apport des innovations technologiques et non technologiques a contribué à moderniser l’expérience client. L’évolution des standards et des attentes des consommateurs à cet effet doit être considérée dans les réflexions stratégiques qui définiront l’offre hôtelière d’aujourd’hui et de demain.

 

Source image à la une : rawpixel.com de Pexels

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Destinations

Capitales européennes du tourisme intelligent

Selon la Commission européenne, une destination touristique intelligente « facilite l’accès à des produits, services, espaces et expériences touristiques et d’accueil grâce à des pratiques respectueuses de l’environnement, des outils innovants et mettant en valeur le capital social et humain de la ville ». Les métropoles gagnantes reçoivent un encadrement par un groupe d’experts pendant un an. Ce soutien se concentre sur l’image de marque et la communication; des activités sont prévues pour faire rayonner les deux capitales au sein de l’Union européenne au moyen de diverses actions promotionnelles.

Bonnes pratiques des deux finalistes

Chaque ville a été évaluée selon quatre catégories. Voici quelques exemples de bonnes pratiques en lien avec l’accessibilité et le développement durable. Pour voir celles concernant les deux autres catégories, vous pouvez visionner les vidéos ci-dessous :

Accessibilité 

  • La carte Lyon City Card fait office de laissez-passer dans les principaux attraits de la métropole, mais également dans des institutions situées un peu plus à l’écart. Elle est aussi utilisée à titre de billet d’accès dans les transports publics, incluant la navette aéroportuaire.
  • En rendant Helsinki attrayante d’abord pour ses résidents, la Ville croit qu’elle suscitera ensuite l’intérêt des voyageurs. Pour soutenir cette idée, le projet Smart Tourism Roadmap implique les communautés locales pour mieux répondre aux besoins en matière de ville intelligente.

Développement durable 

  • Le Festival des lumières de Lyon se distingue par tous les efforts effectués afin de réduire son empreinte écologique, notamment grâce à l’utilisation de la technologie DEL.
  • Le label « Lyon, Ville Équitable et Durable» aide les consommateurs à mieux repérer les entreprises, commerces, artisans, lieux et événements qui offrent des produits ou services locaux, durables et responsables.
  • Helsinki vise à neutraliser ses émissions de carbone d’ici 2035. Avec sa Smart Tourism Roadmap, la Ville souhaite encourager les visiteurs à sortir des zones plus achalandées et à encourager les entreprises locales. Cette stratégie vise entre autres à harmoniser la relation entre les touristes et les habitants.

Vidéo : Youtube

Vidéo : Youtube

En plus de ces deux « capitales », quatre autres villes ont reçu des honneurs en se démarquant dans l’un des domaines priorisés par l’initiative :

  1. Accessibilité : Málaga (Espagne);
  2. Développement durable : Ljubljana (Slovénie);
  3. Numérisation : Copenhague (Danemark);
  4. Patrimoine culturel et créativité : Linz (Autriche).

Encourager le développement de solutions innovantes et partager de bonnes pratiques contribuent à améliorer la compétitivité des destinations.

 

Source image à la une : Youtube, Lyon Tourisme et Helsingin Kaupunki

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Segments de clientèles

Les tout-petits voyagent aussi

Voyager avec un bébé ou un jeune enfant nécessite davantage de planification pour les parents. La liste des choses à apporter est substantielle, les préoccupations sont multiples et la logistique sur place se fait parfois laborieuse. Malgré tous ces défis, nombreux sont ceux à partir à l’aventure avec leurs bambins.

Les parents du millénaire

Les parents de jeunes enfants sont issus majoritairement de la génération du millénaire (nés entre les années 1980 et 2000). Ils sont nombreux à vivre leur parentalité différemment de celle des générations précédentes. Ils ont voyagé avant d’avoir des enfants et souhaitent poursuivre leur découverte du monde, accompagnés de leur progéniture. Au Québec, plusieurs profitent de leur congé parental pour effectuer un périple allant de quelques jours à plusieurs mois.

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Ces parents s’inspirent et s’informent principalement en ligne, sur des blogues, des groupes de discussion et les médias sociaux. Leur réalité familiale fait en sorte qu’ils échangent des conseils pratiques et de bonnes adresses avec d’autres pères et mères. Sophie Reis, fondatrice du site de référence pour parents voyageurs BBJetlag.com, constate que la santé et la sécurité font partie des grandes préoccupations des familles et influencent le choix de leur destination. L’accessibilité s’avère également un facteur non négligeable; les vols directs s’inscrivent parmi les critères importants de cette clientèle.

Êtes-vous prêts à accueillir les tout-petits ?

Pour répondre aux attentes des familles composées de très jeunes enfants, il est essentiel de considérer les besoins de chaque membre du clan. Selon Sophie Reis, également auteure du livre « Le Guide des parents voyageurs : s’inspirer, s’informer et s’équiper, 0-12 ans », ce qui distingue les familles dont les enfants sont en très bas âge est que le voyage peut être planifié selon les champs d’intérêt des parents, leur niveau d’énergie et leurs envies. Éventuellement, plus les petits vieilliront, plus les activités à faire à destination prendront de l’importance dans les décisions.

Les parents de tout-petits doivent conjuguer avec les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants.

Cependant, les parents de tout-petits doivent conjuguer avec d’autres types de contraintes, soit les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants. C’est pourquoi, d’après madame Reis, les jeunes familles souhaitent autant que possible se faciliter la vie, et chaque attention qui leur est spécialement accordée sur place s’avère grandement appréciée.

Répondre aux besoins des jeunes familles

S’intéresser aux voyageurs de 0 à 3 ans et souhaiter les accueillir dans son établissement ou sa destination nécessite de bien répondre à leurs besoins. Quels sont-ils ?

 Un lieu accessible en poussette

Même si certaines sont de type tout-terrain, les poussettes sont assujetties aux limites de leurs roues. Les lieux prévus pour accueillir les familles doivent tenir compte de leur passage ou offrir une solution pour soulager les parents. Parfois volumineuses, les poussettes peuvent s’avérer encombrantes pour les autres clients si aucun espace n’est planifié. Par exemple, au restaurant, les parents voudront garder près d’eux leur bébé endormi dans la poussette afin de profiter de leur repas.

Un service orienté vers le bien-être de la famille

Tiraillés entre leurs propres besoins, ceux de leurs nourrissons et parfois ceux de la fratrie, les parents peuvent facilement se sentir dépassés par les événements. Être à leur écoute en offrant une assistance personnalisée peut transformer positivement leur expérience.

De nombreuses compagnies aériennes proposent aux familles un comptoir prioritaire pour s’enregistrer. Une fois à la porte d’embarquement, elles les invitent à s’installer à bord de l’avion plus rapidement que la majorité des voyageurs. Quant à eux, les aéroports repensent de plus en plus leurs aménagements afin d’intégrer des aires de jeux pour dégourdir les jambes des petits, de même qu’un espace familial dans lequel il est possible de changer la couche de son bébé, d’allaiter ou de simplement se trouver hors du brouhaha environnant.

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Source : Jambette.com — Aéroport Jean-Lesage de Québec

 Des équipements accommodants

L’inégalité des services et des équipements offerts spécifiquement pour les tout-petits oblige les parents à « déménager » lorsqu’ils partent en vacances. Heureusement, le nombre croissant de familles qui voyagent fait en sorte que l’industrie s’adapte peu à peu.

La SÉPAQ prête divers équipements pour tout-petits dans ses parcs, réserves fauniques et établissements touristiques : banc rehausseur, parc pour bébé, vaisselle pour enfant, siège de toilette, remorque à vélo, sac à dos porte-bébé, etc. Tous ces extras facilitent la vie des parents et leur permettent de profiter du plein air sans devoir s’équiper.

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Source : SÉPAQ

Plusieurs hôtels redéfinissent leurs installations en fonction des attentes des familles. Des sites Web tels que iEscape Kids Collection et Ciao Bambino ! répertorient des centaines d’établissements (hôtels, resorts, hôtels-boutiques, villas, etc.) qui répondent aux exigences de ce segment en fournissant les principaux éléments dont il aura besoin : bassinette, chaise haute, chauffe-biberon, etc. Il y a aussi des hôtels et des entreprises de location d’équipements de bébé qui s’associent, par exemple Destination Hotels et BabyQuip.

Ces dernières années, un grand nombre de familles se sont tournées vers des plateformes de location d’hébergement entre particuliers telles qu’Airbnb afin d’avoir plus d’espace et le loisir de cuisiner sur place. Cet engouement pour ce type de propriétés a fait naître des sites similaires destinés à cette clientèle, par exemple Kid & Coe. Les critères de recherche de ce dernier permettent de sélectionner les logements comprenant la plupart des équipements nécessaires ainsi que plusieurs autres, peut-être moins essentiels, mais appréciés, tels que jouets, livres, veilleuses, etc.

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Source : Kid&Coe

Comprendre la réalité des jeunes familles et leur offrir un service visant à leur faciliter la vie plaira non seulement aux parents, mais également aux autres clients. La cohabitation des différentes clientèles est parfois ardue. Aider les parents à mieux répondre aux besoins de leurs jeunes enfants favorise un meilleur climat pour tous.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer les commentaires et photos que publient les parents du millénaire sur les médias sociaux. Les surprendre et contribuer à rendre leur expérience mémorable saura les ravir. Et qui sait, leurs souvenirs affichés fièrement sur Instagram et Facebook en inspireront peut-être plus d’un ?

 

Source image à la une : Julie Johnson on Unsplash

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Produits et activités Tendances

Tendances et enjeux du tourisme hivernal

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme hivernal. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie sur un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal au Québec et sur les marchés concurrents. Voici trois grandes tendances observées dans ce secteur d’activité.

 

L’acquisition de nouvelles clientèles

La plupart des destinations hivernales internationales font face aux mêmes défis : inciter la relève à pratiquer des sports d’hiver et attirer des touristes et des excursionnistes qui se tournent parfois vers des territoires offrant une situation climatique moins aléatoire.

Au Québec, le taux de pratique des principaux sports d’hiver peine à atteindre 20 % (voir le graphique 1). Selon les données du sondage administré par Vividata, le patin s’avère l’activité la plus populaire, tous groupes d’âge confondus. Les jeunes Québécois de 14 à 34 ans pratiquent davantage la planche à neige que la moyenne de la population, mais pour ce qui est des autres activités considérées par le sondage, les résultats affichent peu d’écarts entre chaque segment.

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Les jeunes, une relève essentielle

On utilise l’expression « déficit nature » pour parler, notamment, des jeunes qui passent peu de temps en milieu naturel. Or, pratiquer des activités en plein air l’hiver est souvent une question d’habitude et de mode de vie ; plus on le fait tôt (enfance et adolescence), plus on augmente les chances de conserver cette propension une fois adulte (lire aussi : Inciter les Y à pratiquer les sports d’hiver).

En France, les villages et les stations de montagne d’Auvergne-Rhône-Alpes tentent de reconquérir les jeunes avec l’initiative Génération Montagne. Piloté par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme et l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne, le projet appuie ses assises sur cinq leviers d’action concrets :

  • Développer et promouvoir des offres adaptées aux habitudes de consommation des jeunes ;
  • Soutenir les structures d’hébergement collectif ;
  • Proposer des conditions tarifaires adaptées ;
  • Numériser les offres ;
  • Faciliter l’accès aux stations.

La transformation des comportements et des habitudes de consommation des jeunes de la génération Z nécessite d’adapter son offre et de revoir ses stratégies de communication (lire aussi : L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z). Avec le projet Génération Montagne, on assiste à une mobilisation des intervenants du territoire afin de valoriser les atouts et l’attractivité de la montagne.

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Source : Génération Montagne

Diversification de l’offre

Le mode de vie nordique possède une unicité attrayante qui se décline en de nombreuses expériences. Mettre en valeur cette offre plurielle et authentique semble nécessaire, voire essentiel pour faire face à la concurrence internationale (lire aussi : Tourisme hivernal : 5 destinations qui se démarquent !).

Les destinations célèbrent l’hiver

La perception de la saison froide a évolué. Les incitatifs pour mettre le pied dehors se multiplient, si bien qu’en ville, en montagne et en région rurale, on cherche à embrasser l’hiver au lieu de le subir. Les festivals et événements de tous genres (culturels, gourmands, sportifs, etc.) occupent de plus en plus cette période de l’année, ce qui contribue à l’attractivité de la destination.

Dans le cadre de son 375e anniversaire, Montréal a créé Les Hivernales dans le but de célébrer la nordicité de la métropole. La programmation de cet événement proposait aux résidents et aux visiteurs des activités ludiques et festives, de janvier à mars 2017 :

  • Course à obstacles : Barbegazi ;
  • Festival de musique électronique : Igloofest ;
  • Tournoi de hockey en plein air : la Classique Montréalaise ;
  • Etc.

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Source : Ville.montreal.qc.ca

Les stations de ski continuent de se réinventer

Depuis plusieurs années, les stations ont compris que pour joindre un plus large public, il faut désormais diversifier son offre d’activités et placer le visiteur au cœur de ses réflexions (lire aussi : Diversification des activités hivernales dans les stations de ski). Cette tendance s’intensifie à un point tel qu’il semble incontournable de repenser la station d’aujourd’hui et de demain. 

En France, le Conseil départemental de l’Isère a mandaté Isère Tourisme pour réfléchir à la station du futur. Quels services, activités, animations, infrastructures et expériences globales répondront aux besoins et attentes de la clientèle en 2030 ?

  

Vidéo : Youtube

Avec l’apport de 75 experts (chefs d’entreprises, chercheurs, sociologues, start-up, etc.), Isère Tourisme a défini neuf thématiques majeures et proposé cinq positionnements :

  1. La station pleine énergie est orientée vers la santé et le bien-être ;
  2. La station douce rend hommage à un mode de vie responsable, en connexion avec la nature ;
  3. La station loisirs met en valeur l’envie de partager du temps en famille et entre amis en pratiquant des activités ensemble ;
  4. La station high-tech intègre l’innovation technologique afin de créer une expérience globale fluide ;
  5. La station hyper sport cherche à dépasser les limites de la pratique sportive intense.

station_future_isere_tendance_hiverSource : pro.isere-tourisme.com

Intensification de pratiques durables

L’hiver est-il encore synonyme de neige ? Oui, mais pour combien de temps ? Les changements climatiques sont un réel enjeu. L’irrégularité des conditions météorologiques fait en sorte que les amateurs d’activités hivernales planifient et réservent leurs séjours et leurs billets d’accès à la dernière minute. La vulnérabilité de l’industrie face au climat exige de revoir certaines façons de faire.

De la réflexion à l’action

Scientifiques, experts et professionnels sont unanimes quant au besoin d’adapter les modèles de gestion, de miser sur des pratiques durables, de soutenir l’innovation et de diversifier l’offre (lire aussi : Le climat change, et vous ?). Il est maintenant l’heure de passer à l’action !

Depuis 2008, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) travaille de pair avec la firme environnementale Nature-Action Québec afin d’étudier la question du développement durable et de créer un programme environnemental. En 2016, le programme de certification écoSentier a été lancé et suscite depuis l’intérêt de plusieurs clubs. Cette année, ils sont au nombre de 25 à avoir fait des demandes de certification, ce qui permet d’atteindre 1900 kilomètres de sentiers certifiés au Québec.

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Source : ecosentier.ca

Dans les stations de ski, le virage écoresponsable s’accentue et les actions sont nombreuses : adhésion à des programmes environnementaux, utilisation d’énergies renouvelables, protection des ressources naturelles, réduction d’émissions de carbone, investissement dans des équipements performants et moins énergivores, innovation visant la conservation de la neige, engagement des employés, mise en place de projets impliquant les visiteurs (lire aussi : Des stations de ski écoresponsables).

Ces grands enjeux et tendances témoignent de la fragilité de notre tourisme hivernal, mais aussi du dynamisme de notre industrie, qui multiplie les efforts pour protéger, adapter, développer l’hiver et le rendre accessible aux consommateurs d’aujourd’hui et de demain. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

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Produits et activités Tendances

Grandes tendances du secteur événementiel

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille touristique sur les festivals et événements. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie au sujet d’un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme événementiel au Québec et sur les marchés concurrents. Voici deux grands courants observés dans ce secteur d’activité.

 

L’omniprésence technologique

L’apport des technologies à l’industrie événementielle ne cesse de s’amplifier. Des outils existent pour simplifier des processus de gestion et de communication, mais aussi pour améliorer l’expérience globale du public, avant, pendant et après le festival. Quelles sont les grandes tendances qui ont été observées ces dernières années et qui devraient continuer à évoluer ?

Une plus grande utilisation de l’intelligence artificielle 

Le déploiement de solutions faisant l’usage de l’intelligence artificielle poursuit sa lancée. Les données colligées par divers supports numériques sont désormais sciemment mises à profit.

La connaissance accrue des visiteurs contribue à proposer des offres toujours plus personnalisées. Dans le secteur du divertissement, Netflix et Amazon sont reconnus pour leurs recommandations individualisées de produits. Cette pratique se voit également dans l’événementiel. Par exemple, en considérant ce que les amateurs de musique écoutent, il est possible de leur suggérer des spectacles et des festivals susceptibles de les intéresser. Plusieurs applications basent leur fonctionnement sur des algorithmes qui établissent des ponts avec des bibliothèques musicales numériques, telles que Spotify, et qui ensuite effectuent des recommandations en tenant compte des préférences et de la géolocalisation des utilisateurs, telles que Wyker (lire aussi : Coup d’œil sur la personnalisation). En plus de faciliter la personnalisation, cette modélisation des données permet de mieux connaître les tendances du marché.

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Source : Wyker

L’usage de l’intelligence artificielle contribue également à augmenter l’efficacité de certaines tâches ou fonctions. Par exemple, les agents conversationnels (chatbots) améliorent le service à la clientèle en fournissant une assistance en tout temps et en offrant une expérience fluide aux utilisateurs. En plus de répondre à des demandes simples et courantes, ils sont utiles pour automatiser la gestion des inscriptions et des réservations, guider les participants avant, pendant et après les activités, ainsi que questionner et interagir avec les festivaliers. Bien qu’il leur soit impossible de résoudre des problèmes complexes, les agents conversationnels libèrent les employés des tâches répétitives, ce qui leur donne plus de temps pour en effectuer d’autres qui nécessitent une interaction humaine (lire aussi : Créer un chatbot en 5 étapes).

Une expérience d’achat et de paiement toujours plus fluide

La dématérialisation des devises (cashless payment) gagne aussi du terrain. Certains festivals, tels que Lollapalooza, Coachella Valley Music and Arts Festival et Firefly music festival, l’ont même entièrement adoptée ces dernières années. Les bracelets RFID et le paiement mobile réduisent les sources de stress liées à la perte ou au vol d’argent comptant. Ils permettent aussi aux festivaliers d’attendre moins longtemps en file (lire aussi :
L’avenir du paiement électronique ecashless_festival_rfidn tourisme). Cette méthode de paiement s’avère également avantageuse pour les organisateurs, qui obtiennent des données précieuses sur les achats effectués (combien, quoi, quand, où) et peuvent ainsi améliorer l’expérience commerciale globale. Au Royaume-Uni, les promoteurs du festival Cocoon in the park ont affirmé voir leurs revenus croître de 39 % sur une période de deux ans, entre autres grâce à cette technologie et aux données acquises qui leur ont permis de mieux élaborer leur stratégie de vente.    

 

Source : Festival Insights

L’innovation pour séduire les clientèles et répondre à leurs besoins

Créer des « effets wow », rendre l’ordinaire extraordinaire et se distinguer de la concurrence constituent des objectifs pour de nombreux organisateurs. Les festivaliers sont expérimentés. Ils s’informent et trouvent des idées sur le Web, particulièrement sur les médias sociaux. Ils voyagent sur leurs écrans, mais aussi physiquement, car ils sont bien conscients qu’une expérience ne se télécharge pas (lire aussi : Comment créer une expérience).

Le visiteur au centre de l’expérience

Connaître et bien comprendre les préférences de son public, ses besoins et ses motivations sont essentiels à l’innovation (lire aussi : Innover ou disparaître). Selon le type d’événement et sa situation géographique, la clientèle variera. Voici donc une série d’analyses (veuillez cliquer sur le thème pour lire le contenu) qui présentent : des tendances chez les consommateurs, les voyageurs culturels du Québec, de l’Ontario et des provinces atlantiques, les familles québécoises, les voyageurs LGBTQ, les spécificités des générations Y et Z, les habitudes de voyage des milléniaux, de la génération X et des baby-boomers. Une veille sur ses clientèles est donc essentielle afin de créer une expérience globale qui répondra aux attentes ou les surpassera.

Des festivaliers gourmets et sensibles à l’environnement

Ces deux tendances ne peuvent plus être prises à la légère. L’intégration d’une offre culinaire diversifiée, saine, locale, fraîche et comprenant des solutions de rechange pour les personnes exprimant des besoins spécifiques n’est plus une option. Bien manger s’inscrit parmi les attentes des visiteurs. On assiste aujourd’hui à un éclatement de propositions qui mettent en valeur la gastronomie sous toutes ses formes, au grand plaisir des consommateurs (lire aussi : L’expérience gastronomique dans les festivals).

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Source : We are Waterloo

La conscientisation du public face aux enjeux environnementaux s’intensifie. Sensibilisé depuis plusieurs années, il souhaite aujourd’hui être informé des actions concrètement effectuées par les organisations et savoir de quelle manière il peut, lui aussi, collaborer à la réduction de son empreinte écologique. Bien des festivals répondent à l’appel. C’est le cas du festival les Eurockéennes de Belfort qui, en plus d’être certifié ISO 20121 depuis juillet 2017, a créé son propre label, « Eurocks Solidaires ». Ce dernier constitue un gage de mobilisation sur quatre enjeux sociétaux : la citoyenneté, la culture pour tous, l’environnement et la prévention. Un site Web lui est spécialement consacré afin de promouvoir les initiatives réalisées, d’offrir de l’information pertinente sur les enjeux et de présenter des campagnes de sensibilisation.

Vidéo : Youtube

Une présence accrue de startups dans le paysage événementiel

Des laboratoires d’innovation ainsi que des accélérateurs et incubateurs d’entreprises continuent de voir le jour. Leur présence facilite l’essor et le rayonnement de nombreuses startups qui se spécialisent notamment dans le tourisme et l’événementiel. L’agilité des jeunes pousses est favorable à l’innovation et permet de concevoir des solutions pratiques qui répondent aux besoins des organisations et des consommateurs. Par exemple, dans la cohorte 2018-2019 du MT Lab, Payzpot a développé un système intégré de gestion de files d’attente et de service client. Travailler de pair avec des startups ou même mettre sur pied un programme interne stimulant l’innovation est une avenue de plus en plus convoitée.

Ces tendances témoignent du dynamisme de l’industrie des festivals et des grands événements. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

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Laissez-passer culturel pour les résidents

Depuis juillet dernier, les citoyens de New York bénéficient d’entrées gratuites pour visiter des musées, ainsi que d’autres institutions culturelles, grâce à un partenariat avec les bibliothèques de la métropole. Pour bénéficier de ce privilège, les résidents doivent au préalable posséder une carte de bibliothèque, puis réserver leur laissez-passer sur le site de la Culture Pass.

Cette initiative rend la culture accessible à un plus grand nombre de personnes, incluant les communautés défavorisées. Elle encourage aussi tous les New-Yorkais à visiter ou à revisiter ces lieux qui témoignent de la richesse culturelle de leur ville.

Les résidents représentent une clientèle importante à ne pas négliger. Plusieurs institutions le réalisent et cherchent à impliquer davantage ces citoyens dans leur stratégie de marketing en développant un réseau d’ambassadeurs. Favoriser l’essor d’un sentiment d’appartenance auprès de cette clientèle locale peut s’avérer bénéfique pour l’attractivité du lieu. Parfois très engagés, ces résidents aiment partager leur passion, ce qui contribue à la promotion de l’établissement. (lire aussi : Comment impliquer les résidents dans le tourisme). Est-ce que ce laissez-passer culturel fera éclore une collaboration visant à mettre en valeur le tourisme culturel new-yorkais ? À suivre…

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Source : Culturepass.ny

 

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L’immersion en culture

L’offre culturelle évolue et l’usage de la technologie y est pour quelque chose. Depuis quelques années, la dimension immersive gagne en popularité ; les propositions se multiplient et le public est au rendez-vous. D’après Valérie St-Jean, présidente de la jeune entreprise 4elements*, l’immersion sollicite les sens du visiteur. Elle lui permet de ressentir l’émotion qui lui est présentée et de faire partie de l’expérience. Il passe ainsi d’un mode passif à un état actif. 

Madame St-Jean souligne également que les technologies, lorsqu’utilisées à bon escient, favorisent la mise en valeur de certains aspects d’une exposition, d’un spectacle ou d’un lieu, qui autrement ne serait pas évoqué. En étant immergé, le visiteur accueille l’information différemment et se laisse imprégner d’une animation axée sur l’expérience.

La diversité de l’offre attire des publics variés et facilite l’initiation de néophytes à la culture.

Mais l’immersion ne dépend pas de la technologie. Elle peut se vivre sans support ou appareil, qui pour certains constituent une véritable distraction. La diversité de l’offre attire donc des publics variés et facilite l’initiation de néophytes à la culture. Voici quelques exemples de cette offre hétéroclite. 

Expositions d’arts numériques immersifs

Le collectif japonais TeamLab crée des expositions immersives qui intègrent les visiteurs à l’œuvre d’art. Constituée d’images projetées à 360 o, l’animation évolue au fil des mouvements du public. Ainsi, un pas, un geste, un déplacement modifient les tableaux, l’éclairage et les effets visuels en temps réel. Les représentations de TeamLab ont été diffusées dans plusieurs grandes villes du monde, notamment Tokyo, Milan, Paris, Londres et Melbourne.

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Source : TeamLab

Parcours d’art immersif urbain

Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, un parcours d’art public participatif (KM3) a permis aux citoyens et aux touristes de contempler ou d’interagir avec 22 œuvres immersives disposées dans le Quartier des spectacles. Sous le thème du voisinage, les artistes ont imaginé de nouvelles façons de vivre ensemble en ville. Ainsi, l’art est utilisé pour partager des réflexions et engager des conversations.

 

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Source : KM3

Parcours de projections architecturales immersives

On l’appelle aussi projection mapping ou mapping vidéo. Depuis plusieurs années, cette méthode de projection est utilisée pour illuminer des lieux ou n’importe quelle surface : bâtiment, mur intérieur, eau, etc. Afin d’immerger le public, les réalisateurs ne se limitent pas à des effets visuels. Un scénario, incluant une trame narrative, des créations sonores et une mise en lumière, façonne le cadre dans lequel un individu vivra son expérience.

Certaines projections requièrent l’utilisation d’appareils technologiques afin d’intégrer d’autres dimensions à celle-ci. Par exemple, les visiteurs de Cité Mémoire peuvent faire l’usage d’une application mobile pour accéder à la réalité augmentée et ainsi vivre pleinement certains tableaux. De plus, des bornes de réalité virtuelle sont disposées sur le parcours pour plonger davantage le public dans l’histoire de Montréal.

Source : Cité Mémoire

Théâtre immersif

Le concept de théâtre immersif gagne aujourd’hui en notoriété. Ce type de spectacle autorise le public à partager la scène avec des comédiens et à se trouver ainsi au cœur de l’action. Le spectateur ne fait pas que voir une production artistique, mais il la vivra sur le plateau. Sa présence n’implique pas nécessairement une interactivité avec les acteurs, mais lui permet de mieux ressentir l’univers qui lui est présenté. La compagnie britannique Punchdrunk a contribué à démocratiser ce type de théâtre avec sa pièce à succès « Sleep no More », dans laquelle le théâtre et la danse se conjuguent pour immerger le public dans le drame de Macbeth de Shakespeare.  

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Source : Punchdrunk, Sleep no more

Visite immersive

La ludification de certains lieux peut aussi mener vers l’immersion du public. Par exemple, le Musée de l’Armée de Paris propose cet automne l’expérience « Assassin’s Creed aux Invalides ». À l’aide d’une carte de l’Hôtel national des Invalides, d’un téléphone intelligent permettant l’accès à la réalité augmentée, et d’indices, les visiteurs du musée cherchent à percer le secret de Napoléon 1er en joignant les rangs Assassin ou Templier. Cette quête ludique transporte les participants dans des espaces emblématiques du musée ainsi que dans des lieux normalement inaccessibles.

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Source : Musée de l’Armée Invalides

 La visite immersive peut aussi prendre d’autres tangentes. Par exemple, le projet ABSTRAK, réalisé en octobre dernier par 4elements au Musée de la Civilisation de Québec, proposait au public de se familiariser avec l’art contemporain en interagissant avec l’œuvre intitulée Univers Chiffonnés de l’artiste André Boucher. Par le jeu de ses mains, le visiteur modifiait le relief, la couleur et la composition du tableau, grâce à une technologie employant la reconnaissance de mouvements. Une fois l’exercice terminé, le participant pouvait immortaliser sa création en la diffusant sur les médias sociaux.

Source : 4elements

Immersion symphonique

En musique, plusieurs productions font l’usage de la projection architecturale afin de créer des effets visuels rythmés au son de la mélodie. C’est le cas de la L.A. Philharmonic qui, pour son 100e anniversaire en septembre 2018, a présenté une performance immersive au Hollywood Bowl.

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Source : Xitelabs.com

Pour sa part, la New World Symphony (NWS) de Miami présente des concerts dans une salle de spectacle (New World Center) complètement aménageable afin de concevoir des univers multisensoriels qui favorisent l’immersion du public. Véritable laboratoire de musique, l’académie du NWS imagine, crée et expérimente entre autres de nouvelles façons de partager la musique et de toucher le spectateur.

Virage immersif

Le concept de l’immersion n’est pas nouveau, mais son usage s’est de toute évidence renouvelé. Bien que la technologie y soit pour quelque chose, Madame St-Jean rappelle toutefois l’importance de ne pas l’utiliser au détriment de l’expérience.

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*4elements est l’une des startups de la cohorte 2018-2019 incubée au MTLab, l’incubateur d’innovation en tourisme, culture et divertissement de Montréal.

 

Source image à la une : 4elements

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Van Gogh dans les centres commerciaux

La volonté de « rendre accessibles les œuvres de Vincent Van Gogh et partager le récit de sa vie au plus grand nombre de personnes possibles dans l’espoir de les toucher et de les inspirer » s’inscrit dans la mission du musée Van Gogh. Voilà justement ce qui motive la tournée pop-up du musée en sol américain. Pour l’instant, sept villes envisagent d’accueillir l’exposition.

Dans le cadre de cette initiative, le musée n’expose aucune œuvre originale. Ce sont plutôt des reproductions en trois dimensions réalisées à l’aide d’une technologie de la société Fujifilm. La qualité supérieure de ce processus permet au public d’apprécier les subtilités du travail de Vincent Van Gogh, telles que les reliefs de ses coups de pinceau, la taille et les couleurs originales de ses œuvres. Il est possible de glisser ses doigts sur les toiles afin de saisir le mouvement et l’énergie déployée par l’artiste.

Source : Youtube

Tout comme dans un véritable musée, le public a la possibilité de se procurer des produits dérivés dans la boutique souvenir de l’édition pop-up. Les collectionneurs peuvent également acheter des copies des œuvres reproduites.

 

Source image à la une : Sunflowers — Vincent Van Gogh, janvier 1889 VanGoghMuseum.nl