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Tendances

Gueuleton touristique, tendances 2020 : lancement du cahier tendances !

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a débuté la nouvelle année avec le gueuleton touristique annuel sur les tendances. Au seuil d’une nouvelle décennie, la société, la technologie, l’environnement et même l’ordre mondial tels que nous les connaissons sont en transformation. Quels en seront les impacts sur nos clientèles, les touristes? Forts du succès des six dernières éditions, les conférenciers Paul Arseneault de la Chaire en tourisme de l’ESG UQAM et Pierre Bellerose de Tourisme Montréal, l’initiateur de ces réflexions annuelles sur les tendances touristiques, ont partagé le fruit de leur recherche et de leurs réflexions lors du 7e Gueuleton touristique, le 21 janvier dernier .

Cahier tendances touristique 2020 

Pour la toute première édition, un cahier tendances a été créé.  L’équipe de la Chaire et ses collaborateurs ont ratifié l’actualité afin d’y repérer sept thèmes que voici : 

  • Surtourisme : amplification médiatique, enjeux réels
  • Tourisme durable…enfin?
  • Du selfie à la bienveillance
  • Vers la quête de sens
  • Le paradoxe du marketing territorial
  • Small is beautiful version 2020
  • Le temps d’innover…autrement!

Une mise en bouche expliquant l’avènement de ces nouvelles tendances est aussi offerte et fait la corrélation entre celles-ci et les phénomènes sociaux. Les changements climatiques, les révolutions technologiques, la cybersécurité et l’anxiété sont quelques-uns des sujets abordés. 

Pour consulter le cahier tendances touristiques 2020, cliquez ici 

Vidéo intégrale de la conférence 

Si vous désirez visionner la 7e édition du Gueuleton touristique, cliquez sur la vidéo ci-bas. 

Source : Youtube – Réseau de veille en tourisme

Présentation complète du Gueuleton touristique

Afin de consulter la présentation complète, vous n’avez qu’à cliquer ici  

 

Crédit photo à la une : mariejodesign – Designer graphique et web

Conférenciers :

Pierre Bellerose, Conseiller stratégique sénior à Tourisme Montréal et Président du Conseil d’administration de l’incubateur MT Lab
et Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, Directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur à l’ESG UQAM.

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Tourisme durable

Le tourisme durable s’impose!

« Le tourisme durable n’est pas une destination, c’est un voyage. » Cette phrase a été répétée à maintes reprises lors du dernier colloque du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenu aux Açores du 4 au 7 décembre. L’industrie s’implique de plus en plus afin d’assurer la pérennité du milieu dans lequel elle évolue et collabore afin d’optimiser ses pratiques durables.

Ce texte présente une synthèse d’analyses du Réseau de veille en tourisme portant sur le tourisme durable, rédigées au cours des deux dernières années.

Réduire son empreinte environnementale

L’un des défis en tourisme est de réduire son empreinte environnementale, et ce, autant pour l’industrie que pour les touristes. Pour ce faire, diverses organisations ont mis sur pied des idées innovantes.

Transport et durabilité

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Source : Roam Public Transit

Karavaniers a été la première agence de voyages au Canada à inclure systématiquement dans le prix de ses forfaits un montant compensatoire pour les émissions de carbone. Elle donne également 1 % de ses profits à des associations œuvrant pour la protection et la préservation de l’environnement.

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Cette entreprise collabore avec Planetair depuis 2008 afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Un service de transport en commun était offert.

Hébergement et établissements

Nearly Zero Energy Hotels était un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet consistait, entre autres, à fournir des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Responsabilité sociale des entreprises

Il est impossible d’aborder le tourisme durable sans en considérer la contribution sociale, car lorsque celui-ci est bien géré, il engendre divers bénéfices pour les communautés locales.

En réponse aux diverses critiques qu’Airbnb a pu susciter, une nouvelle plateforme coopérative du nom de Fairbnb a été mise en place afin de travailler conjointement avec les acteurs locaux et de redistribuer une part des profits au sein de projets sociaux votés par les résidents. Une version test a été lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes, soit Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, en France, il existe un réseau d’entreprises dites positives, c’est-à-dire que leur économie est basée sur l’altruisme. Joël Gayet, fondateur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, à l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale (Université d’Aix-Marseille), explique bien ce nouveau concept. L’idée est simple. Un montant minime, tel que 3 euros sur un total de 540 euros, est prélevé sur la facture des clients afin de financer des initiatives locales.

Dans le but de mesurer ses pratiques sociales, la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Cet outil standardisé de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance comme la gestion responsable, la participation sociale et la reconnaissance du milieu. Il permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. 

Collaborer pour mieux performer

Nous sommes dans une ère de collaboration, on parle même de coopétition. Travailler ensemble au sein d’une stratégie commune permet aux actions d’avoir un plus grand impact sur un plus grand territoire.

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Source : Jarina, EIP-AGRI Workshop

Dans cet esprit, l’Office de tourisme de Ljubljana, en Slovénie, a mis sur pied une chaîne d’approvisionnement verte sous la forme d’une plateforme Web. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre et reliant la capitale à 25 municipalités.

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à leur collaboration avec leurs nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire.

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Source : Festibière de Gatineau

Communication et éducation pour favoriser l’adoption de pratiques durables

La communication est la clé pour faire adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, selon les conférenciers du dernier colloque annuel sur le tourisme durable du GSTC. Cela permet d’inciter les touristes à être plus respectueux des milieux culturels et naturels dans lesquels ils s’immergent, et d’inspirer l’industrie à faire de même.  

Pour les touristes…

L’éducation par le transfert de connaissances est au cœur de la stratégie adoptée par l’Islande, avec The Icelandic Pledge. Il s’agit d’un serment au ton humoristique qui se décline en huit principes essentiels. En 2016, l’Islande a aussi lancé une vidéo en ligne intitulée Iceland Academy, dans laquelle elle fait des recommandations sous forme de cours afin de mieux sensibiliser les vacanciers.

Source : Youtube, Iceland Academy

Le nudge vert consiste à jouer sur le regard des autres à l’aide de leviers décisionnels psychosociologiques, tels que les normes sociales, en utilisant la communication comme outil de transmission. Par exemple, dans un hôtel, un message stipulant que 75 % des clients de la chambre avaient réutilisé leur serviette a eu pour effet de diminuer l’utilisation de serviettes de près de 40 %.

Pour l’industrie…

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. C’est aussi le cas du Centre des congrès de Québec, qui aide les organisateurs répondant aux critères du niveau 1 de la norme 9700-253 – Gestion responsable d’événements, du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), à réaliser des événements écoresponsables.

… et pour éviter l’écoblanchiment

 Mettre en place des pratiques durables au sein de son entreprise, c’est bien, mais communiquer son offre, c’est encore mieux. Comment faire connaître ses actions sans tomber dans l’écoblanchiment (greenwashing)?

Nicolas Cournoyer, l’un des quatre fondateurs de Piknic Électronik et d’Igloofest, mentionne qu’il est important de faire connaître ses actions écoresponsables en choisissant celles que l’on désire mettre de l’avant. Il ajoute qu’il faut adopter un discours authentique en assumant que l’organisation n’est pas parfaite, mais qu’elle prend les mesures nécessaires pour adopter des pratiques durables. Afin d’éviter de donner une fausse impression d’écoblanchiment, la transparence et la modestie sont donc les valeurs à retenir dans ses communications avec les clients.

Source : Youtube, Piknic Electronik

Le tourisme durable est en pleine croissance et son application se fait ressentir dans tous les secteurs. Dans le but de le faire rayonner à l’échelle mondiale et pour qu’il ne s’agisse plus uniquement d’une niche, mais bien d’une norme de l’industrie, les entreprises et les organisations ont tout intérêt à collaborer et à faire connaître leurs actions.

Source de l’image à la une : Roam Transit, Pexels et Pixabay

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Destinations Marketing

Un séjour de volontariat pour promouvoir son village

Depuis peu, ce géant de l’hébergement collaboratif met sur pied des séjours de volontariat offrant des occasions de voyages uniques à quiconque veut s’y inscrire. À vocation sociale ou environnementale, ceux-ci réunissent des volontaires afin de répondre à un objectif précis. Ils peuvent s’échelonner sur une durée d’un à trois mois.

À la suite de l’exode des populations des régions vers les grandes villes, divers villages à travers le monde ont été délaissés. Dans le but de revigorer le village de Grottole, dans le sud de l’Italie, Airbnb et l’organisation Wonder Grottole ont choisi cinq candidats pour y vivre et pour travailler sur le développement d’une offre touristique distincte, comprenant l’apiculture.

Cette collaboration avec un organisme local a permis à Airbnb de bien comprendre les besoins de la population et de mieux y répondre. Les diverses compétences des volontaires ont pu également être mises à profit, afin d’optimiser les résultats. Par exemple, Remo, un professeur d’anglais, a donné quelques leçons aux villageois afin qu’ils puissent mieux communiquer avec les touristes.

Les participants ont été choisis parmi plus de 280 000 candidats. Cette initiative a donc pu répondre au second objectif, soit attirer l’attention des différents médias et du public sur ce village pittoresque, et ce, avant même qu’elle ne débute. Durant le séjour, les journaux ont également souligné l’offre touristique que Grottole a à offrir. Le maire de la Ville a même mentionné que s’il avait investi 100 000 euros en marketing, ce village n’aurait pas pu obtenir autant de visibilité qu’avec ce projet de volontariat.

Il s’agit d’une expérience unique pour les participants qui, le temps de leur séjour, ont vécu comme les résidents, ainsi que pour ces derniers qui sont désormais prêts à accueillir des touristes en quête d’authenticité.

Avez-vous déjà pensé à créer un programme de volontariat afin de redonner vie à votre village en impliquant des touristes?

Comment pourriez-vous faire participer les touristes à la promotion de votre ville?

 

Source de l’image à la une : Kai, Pexels

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Réseaux de distribution Tourisme durable

La responsabilité sociale et environnementale dans la création d’itinéraires de voyages

De plus en plus d’agences de voyages et de voyagistes tentent de réduire leur impact environnemental dans l’élaboration de leurs circuits. C’est le cas d’Intrepid Travel, une compagnie carboneutre depuis 2010 qui compense le CO2 qu’elle émet par sa participation à des projets de plantation d’arbres et de culture d’algues. Elle désire devenir la première agence à obtenir un bilan carbone négatif d’ici 2020. Ainsi, plus de carbone serait absorbé qu’elle n’en émet. Pour ce faire, elle veut implanter une initiative de permaculture marine afin de régénérer l’écosystème. Cette entreprise a récemment reçu le titre de la plus grande agence certifiée B Corps au monde, ce qui signifie qu’elle satisfait aux standards les plus élevés en ce qui a trait à sa performance environnementale et sociale.

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Source : Belle Co, Pexels

Les voyageurs sont de plus en plus conscientisés

Selon une récente étude menée par Booking.com auprès de 12 134 répondants des 5 continents, ayant fait au moins un voyage dans les 12 derniers mois ou prévoyant en faire un dans les 12 prochains mois :

  • 87 % d’entre eux ont mentionné désirer voyager de façon durable;
  • 39 % ont confirmé qu’ils le faisaient toujours ou sur une base régulière.

Réduire son empreinte environnementale (40 %) et vivre une expérience locale (34 %) représentent deux des principales sources de motivation des répondants ayant séjourné dans une habitation écoresponsable au moins une fois dans les 12 derniers mois.

Il y a donc une volonté de la part des voyageurs de vouloir adopter des pratiques plus durables en vacances. Les voyagistes et les agences de voyages pourraient en profiter pour créer des occasions de faciliter cette transition vers des séjours plus écoresponsables.

PRÉPARATION EN AMONT…

Global Sustainable Tourism Council (GSTC) est une organisation accompagnant les professionnels de l’industrie touristique dans leur transition vers des pratiques durables en leur fournissant, par exemple, une liste de critères à respecter selon leur secteur. Parmi les quatre principaux thèmes de la liste s’adressant aux voyagistes, on trouve la planification efficace de la durabilité. Une bonne préparation permet d’avoir un meilleur impact environnemental et social.

… dans le but d’améliorer les partenariats locaux

 En Afrique, l’association Kilimanjaro Porters Assistance Project (KPAP) incite les voyagistes à devenir partenaires afin de respecter différents critères éthiques visant à améliorer les conditions de travail des guides, des porteurs et des cuisiniers locaux. Par exemple, les porteurs transportent un maximum de 20 kg, doivent détenir de l’équipement d’ascension adapté et doivent avoir accès à une formation.

… afin de mieux s’intégrer dans les communautés locales

L’implication sociale organisée en amont permet de vivre une immersion dans la culture locale en travaillant directement avec les communautés. Les routes du monde, une agence de voyages québécoise qui crée ses propres circuits, engage des guides locaux afin d’accompagner ses clients et de les aider à mieux se familiariser avec les coutumes du pays. On peut même lire leur profil dans la section « Équipe » du site Web, avant le départ.

Source : YouTube, Les routes du monde

Sasane Sisterhood Trekking and Travel, une agence située au Népal, embauche des femmes ayant été victimes de trafic humain à titre de guides. Elle élabore également des circuits dans des régions moins nanties afin de développer de nouvelles sources de revenus pour les habitants et, ainsi, s’attaquer à l’une des principales causes de ce trafic, soit l’extrême pauvreté.

… pour compenser l’empreinte carbone 

Devenir une entreprise carboneutre n’est pas nouveau. En effet, Natural Habitat Adventures (NHA), dont le siège social se situe au Colorado, a affirmé en 2007 être le premier voyagiste carboneutre au monde. De nos jours, ce terme est de plus en plus repris par diverses organisations. L’agence française Kuoni propose à ses clients de payer une taxe carbone, alors que Karavaniers a été la première agence de voyages au Canada à inclure systématiquement un montant compensatoire pour les émissions de carbone dans le prix de ses forfaits. Elle donne également 1 % de ses profits à des associations œuvrant pour la protection et la préservation de l’environnement.

IMPLICATION UNE FOIS À DESTINATION

L’engagement durant le voyage est la continuité de ce qui a été pensé en amont afin de limiter son empreinte environnementale. Voici quelques exemples d’actions pouvant être réalisées, une fois les touristes arrivés.

Éliminer les bouteilles d’eau jetables 

 Jad Haddad, de l’agence québécoise Terres d’aventure, mentionne qu’il est important de consulter ses collaborateurs locaux pour la gestion des déchets. Ceux-ci peuvent fournir, dès l’arrivée des touristes, des bouteilles d’eau réutilisables, tout en mettant à leur disposition des stations de purification d’eau. C’est le cas de Nomad Tanzania, en Tanzanie, de Pugdundee Safaris, en Inde, de Cottar’s Safaris, au Kenya, ainsi que de Galapagos Safari Camp, en Équateur. S’il n’est pas possible d’avoir à sa disposition des stations d’eau, des pailles munies d’un filtre intégré, de marques telles que Grayl et LifeStraw peuvent constituer des solutions de rechange.

Source : YouTube, Pugdundee Safaris

Offrir des hébergements temporaires 

Une expression bien connue du mouvement « sans trace », « ne prend que des photos, ne laisse que tes empreintes », doit être applicable plus particulièrement lors de voyages organisés en milieu naturel. Upscape, une agence établie au Chili, offre des campements provisoires dans des coins reculés tels que la Patagonie, afin de miser sur une déconnexion totale et une immersion complète en milieu naturel. Polyvalents, ces camps pop-up peuvent être installés n’importe où, que ce soit en Tanzanie, au Groenland ou encore dans l’Arctique canadien, comme le fait l’agence NHA. Une fois le séjour terminé, rien n’est laissé sur place!

Source : Upscape, YouTube

FAIRE CONNAÎTRE SES ACTIONS

Bien communiquer ses actions à ses employés, à ses partenaires et à ses clients est souvent la clé de la réussite d’un projet.

Afficher son offre en tourisme durable

Avoir une offre en tourisme durable, c’est bien, la mettre en évidence sur le site Web, c’est encore mieux. Quelque 40 % des répondants au sondage de Booking.com ont mentionné qu’un filtre sur le site Web pourrait les aider à trouver facilement ce produit et, ainsi, les inciter davantage à opter pour ce type de voyage. 

Être transparent envers ses clients

Nicolas Cournoyer, l’un des quatre fondateurs de Piknic Électronik et d’Igloofest, mentionne qu’il est important de faire connaître ses actions écoresponsables en choisissant celles que l’on désire mettre de l’avant. Il ajoute qu’il faut adopter un discours authentique en assumant que l’organisation n’est pas parfaite, mais qu’elle prend les mesures nécessaires pour adopter des pratiques durables. Afin d’éviter de donner une fausse impression d’écoblanchiment (greenwashing), la transparence et la modestie sont donc les valeurs à retenir dans ses communications avec les clients.

Accompagner ses employés dans cette transition écologique et sociale

Faire de ses employés une composante centrale de sa politique écoresponsable permet d’assurer la réussite de ses actions. L’agence de voyages Pugdundee Safaris, située en Inde, consulte son personnel avant de réaliser un changement. L’équipe devient ainsi fière de participer activement à cette transition écologique et est heureuse de proposer une offre durable à ses clients. Une liste de produits à ne pas acheter afin de respecter la politique de développement durable est aussi mise à la disposition des gestionnaires.

***

Que vous soyez une entreprise écoresponsable depuis plusieurs années ou que vous débutiez dans le domaine, il faut vous rappeler d’y aller une étape à la fois. Intégrer une politique de responsabilité sociale et environnementale au sein de vos activités vous permettra d’avoir un réel impact positif sur la pérennité de la faune et de la flore ainsi que sur les communautés locales, en plus d’offrir à vos clients des expériences uniques.

Quelles actions pourriez-vous mettre en place dès maintenant?

Collaborez-vous avec les communautés locales?

 

Source image à la une : Clouzote

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Marketing

Et si on démystifiait les micro-influenceurs ?

Le métier d’influenceur a fait couler beaucoup d’encre récemment. Certaines personnes qui revendiquent ce titre ont été critiquées pour leurs propos et leurs agissements. Leur réelle utilité en marketing a été remise en question.

Solliciter des personnes connues afin de mieux promouvoir son produit est une pratique courante. Cependant, au cours des dernières années, le métier d’influenceur s’est propagé et des célébrités n’en ont plus l’exclusivité. Des individus très actifs qui suscitent de l’intérêt sur les médias sociaux incitent un grand nombre de personnes à suivre leurs activités en ligne. Les micro-influenceurs plus particulièrement, détiennent un pouvoir marketing non négligeable. Ils se spécialisent dans une niche d’activités particulière et se caractérisent par une approche plus personnalisée ainsi qu’une communauté plus engagée.

Comment reconnaître un influenceur ? Dans une étude en ligne effectuée aux États-Unis par CPC Strategy en 2018 auprès de 1571 participants âgés de 13 ans et plus qui utilisent au moins un réseau social, seulement 20 % d’entre eux le définissaient comme étant une célébrité. Dans un article de Hootsuite, on peut lire qu’un bon influenceur crée des contenus originaux, bâtit la confiance de sa communauté et suscite l’engagement. On détermine cet élément par une interaction avec le contenu, que ce soit une mention j’aime, un partage ou encore un commentaire.

Les avantages à travailler avec un micro-influenceur

Il existe plusieurs bénéfices à travailler avec un influenceur. Selon l’étude de CPC Strategy en 2018, près de 70 % des consommateurs sont plus susceptibles de s’intéresser à des nouveaux produits, services ou événements si des personnes qu’ils suivent sur Facebook les partagent, et 22 % sont plus portés à acheter des produits auprès d’influenceurs.

Dans le but d’optimiser son retour sur l’investissement, il est suggéré de faire appel à des micro-influenceurs. Selon Frédéric Gonzalo, ceux-ci comptent entre 10 000 et 100 000 abonnés. En comparaison, les macro-influenceurs en dénombrent entre 100 000 et 1 million et les méga-influenceurs, plus d’un million. Au Québec, les micro-influenceurs détiennent 15 000 abonnés et moins. C’est ce que mentionne Jennifer Doré Dallas, fondatrice de Voyage NumériQc le premier réseau de mise en relation de créateurs de contenu et d’influenceurs Web au Québec avec des marques et destinations dans le domaine du tourisme.  

Dans un étalonnage d’Influencer Marketing Hub réalisé auprès de 830 professionnels de l’industrie, dont des agences de marketing, des marques et des agences de relations publiques, les influenceurs ayant entre 50 000 et 250 000 abonnés auraient un retour sur l’investissement par dollar investi de 30 % supérieur aux influenceurs détenant 250 000 à 1 million d’abonnés. Ce chiffre est de 20 % supérieur à ceux ayant plus d’un million d’abonnés. Moins la communauté est élevée, plus le retour sur l’investissement s’avère intéressant. Contrairement à ce que certaines organisations pourraient penser, la collaboration avec divers micro-influenceurs ne sollicite pas plus de temps ou de ressources des compagnies.

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Source : Mytravelproject

Les facteurs déterminants pour choisir son micro-influenceur

Avant toute chose, il est primordial de déterminer les objectifs à atteindre dans sa campagne de marketing. Par la suite, il faut trouver le micro-influenceur qui convient à celle-ci. Jennifer Doré Dallas affirme qu’un bon jumelage est essentiel. Selon elle, sa personnalité sera déterminante. Plus il est facile de travailler avec cette personne, plus il y a de chances de reconduire cette collaboration.

Selon Frédéric Gonzalo, spécialiste du marketing Web, le degré d’influence s’explique par trois éléments :

  1. La portée : la capacité à communiquer ses contenus ;
  2. La pertinence : la force du lien entre le marque et l’influenceur et ;
  3. La proaction : le potentiel à inciter un comportement précis ou une action concrète.

Voici d’autres éléments déterminants dans le choix d’un micro-influenceur : 

La transparence :

Afin de garantir la réussite d’une campagne marketing, il est important d’établir clairement par une entente écrite en quoi consisteront les futures publications. En la signant, le micro-influenceur atteste sa transparence quant au partage de ses données telles que sa portée et son engagement sur ses divers médias sociaux, ainsi que les statistiques liées à Google Analytics. Ce contrat permet de respecter les demandes des deux parties prenantes et de garder le contrôle de son image de marque tout en laissant libre cours à la créativité du micro-influenceur.

 La niche d’activités et le public cible :

Le créneau dans lequel l’organisation se spécialise doit être similaire à celui du micro-influenceur. S’il s’agit d’une entreprise en tourisme d’aventure, la niche d’activités de ce dernier pourrait être le plein air. Une simple recherche sur Google peut aider à trouver celui qui conviendra le mieux à la campagne marketing planifiée. Des sites payants, tels que Klear de Meltwater, donnent accès à un bassin encore plus vaste d’influenceurs.

Afin de s’assurer que le public cible concorde avec la communauté de l’influenceur, HypeAuditor offre un premier rapport complet gratuit sur l’audience évalué à partir du compte Instagram. Ce site s’assure que les comptes ne soient pas faux, c’est-à-dire que les abonnés n’ont pas été achetés. Il permet également de connaître l’âge, le pays d’origine, la langue, ainsi que les champs d’intérêts de la communauté. Le taux d’engagement par publication est aussi calculé tout comme le taux d’accessibilité. Ce dernier consiste en la possibilité que le contenu soit visible pour les abonnés. Plus ils suivent de comptes Instagram par exemple, moins la page de ce micro-influenceur sera visible dans leur fil d’actualité.

Le type de médias utilisés :

Le type de médias utilisés par le micro-influenceur doit aussi être pris en considération. D’après l’étude de CPC Strategy, Instagram rejoint davantage les gens âgés de 18 à 34 ans et plus particulièrement ceux issus de la génération Z, alors que Facebook rejoint pratiquement tout le monde et plus particulièrement ceux  âgés de 35 ans et plus. Le choix des plateformes se fera selon le public cible désiré.

Comment calculer son retour sur l’investissement ?

La première chose à établir avant de calculer son ROI consiste à déterminer quel système de mesure utiliser. Selon les objectifs marketing visés, le ROI sera analysé de façon différente. Par exemple, une campagne misant sur la notoriété recensera l’engagement, la portée ou encore le trafic suscité, alors qu’une autre ayant pour but de faire mousser les ventes identifiera le nombre de produits vendus.

Source : Trill Travel

Un système de codage permet de cibler les ventes liées aux publications du micro-influenceur. L’application Trill Travel permet de cliquer directement sur une photo d’Instagram et de réserver le produit. Celui-ci étant codé, il devient ainsi plus facile de repérer la provenance des ventes. Les codes promotionnels écrits avec des mots-clics peuvent aussi être personnalisés à l’image de l’influenceur en y mettant le nom de son blogue, comme c’est le cas de Destination Aventure (image ci-bas).

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Source : Destination Aventure 

Micro-influenceur et entreprise : un mariage qui perdure ?

Une collaboration à moyen-long terme est aussi profitable. Le micro-influenceur avec lequel travaille l’entreprise pourrait devenir un ambassadeur de la marque ce qui témoignerait d’une confiance soutenue envers le produit. Les membres de sa communauté pourraient ainsi être plus sujets à l’acheter. Selon l’étude de CPC Strategy, l’utilisation du produit ou du service par le micro-influenceur constitue une recommandation digne de confiance.

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Source : Clouzote

Bien qu’une entreprise veuille s’assurer du succès de ses tactiques, il faut laisser de la liberté au micro-influenceur dans la création de contenu. Après tout, sa communauté le suit pour son style particulier et ses intérêts. Plus les publications seront personnalisées et plus l’engagement a des chances d’être élevé !

Dans quelle niche d’activités vous situez-vous ?

Travaillez-vous actuellement avec les micro-influenceurs ?

 

Source image à la une. : Pexels

 

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Marketing

Raconter son histoire, un paysage à la fois

Avec l’engouement que l’on connaît pour Instagram et les médias sociaux, les paysages n’auront jamais autant suscité l’attention des touristes. Le Réseau muséal des Îles-de-la-Madeleine a créé un parcours regroupant douze paysages emblématiques. Chacun de ceux-ci se différencie par sa beauté et son patrimoine humain. Selon le ministère de la Culture et des Communications du Québec, il s’agit des deux composantes qui définissent un paysage culturel patrimonial.

Chaque emplacement est muni d’un module d’interprétation affichant des photographies et des récits remontant jusqu’à 1811. La carte du parcours est disponible sur le site Web de Tourisme Îles de la Madeleine. Afin de compléter l’expérience, douze contes audio accompagnés d’un lexique sont téléchargeables en ligne. À l’image des habitants des îles, ces capsules se veulent humoristiques et captivantes en recourant à de nombreuses expressions prononcées avec l’accent madelinot. Chaque récit permet d’en connaître davantage sur l’histoire de cet archipel, tout en suivant son rythme. Une belle inscription du patrimoine local dans une stratégie d’attractivité territoriale.

Que faites-vous pour faire parler votre territoire? Quels outils avez-vous mis en place pour le valoriser?

 

Source image à la une : Fanny Beaulieu Cormier

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Les agences de voyages continuent à se redéfinir

Depuis son avènement, Internet a bouleversé le rôle des agents de voyages. De plus en plus formés, ceux-ci sont devenus des conseillers experts plutôt que des vendeurs de forfaits préalablement conçus. Plusieurs agences se spécialisent dans un produit de niche et proposent des offres personnalisées.

Communiquer leur valeur ajoutée demeure cependant un réel défi. Certaines fausses perceptions peuvent amener des voyageurs à ne pas utiliser leurs services. Afin de remédier à la situation, l’agence 58 Stars, à Seattle, a créé une page sur laquelle elle dément chacun des mythes sur les agences de voyages, notamment celui prétendant qu’en passant par une agence, c’est forcément plus cher. 

Les agences de voyages traditionnelles sont là pour de bon

Malgré les bouleversements vécus dans les dernières décennies, les agences de voyages dites traditionnelles ont su garder le cap. Voici quelques faits démontrant leur pertinence.

  • Quand l’organisation d’un voyage devient un irritant

Alors que pour certains voyageurs, la planification de vacances est stimulante, pour d’autres, cette étape peut être épuisante. Ces derniers préféreront plutôt recourir aux services des agents de voyages. Selon Leah Smith, présidente de Tafari Travel, à Brooklyn, ce désintérêt pourrait provenir de la prolifération des offres et des ressources disponibles en ligne. Le terme Net Lag a même été utilisé par Hotels.com pour définir cette nausée du numérique.

  • Cultiver les relations en face à face qui se raréfient

Donnant suite au constat de cette forte présence du numérique dans le quotidien, Capriello et Riboldazzi, deux chercheurs scientifiques, soulignent qu’il est d’autant plus important pour une agence d’avoir un bureau où il est possible de développer une relation directe avec ses clients.

  • Les agences de voyages demeurent une ressource fiable

Certains voyageurs préfèrent réserver auprès d’une agence pour des raisons de sécurité. Que ce soit pour effectuer des transactions en ligne ou encore pour obtenir un suivi en cas d’annulation de vols, l’expertise de ces entreprises et la confiance qu’elles affichent répondent à ce besoin de sûreté. Il suffit de penser à Wow Air, qui a fait faillite cet hiver. Des milliers de passagers ont dû débourser des frais supplémentaires pour changer leurs billets d’avion, alors que ceux qui avaient acheté auprès d’un agent détenant un permis étaient protégés par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.

Quelques stratégies innovantes pour assurer le rayonnement d’une agence

Les agences dites traditionnelles se redéfinissent afin de mieux connecter leurs clients et d’en acquérir de nouveaux. C’est le cas du restaurant The Globe, de l’agence de voyages Lorraine Travel, en Floride. Il a permis à l’agence de diversifier ses services et, ainsi, de joindre une nouvelle clientèle. Voici trois autres stratégies innovantes et inspirantes.

  • Les agences pop-up

Une agence pop-up est temporaire, demeurant au même endroit durant quelques jours ou quelques mois. C’est dans le but d’engager des clients potentiels et d’apprendre à mieux les connaître que Mike Salvadore, copropriétaire de 58 Stars, à Seattle, a décidé de créer ce type d’installation. Vidéo, musique et dégustation autour d’un thème rendent l’expérience multisensorielle. Scents of the city, un autre projet éphémère qui s’est tenu durant trois jours à Bruxelles, misait quant à lui sur l’odorat afin d’inciter les passants à visiter les destinations représentées. Chaque lieu iconique possédait son parfum. 

L’emplacement constitue un élément déterminant de cette opération. Les agences de voyages ont tout intérêt à analyser où se trouve leur public cible et à définir quels sont ses besoins, afin de s’installer dans un endroit stratégique où ils joindront des voyageurs potentiels. Il est aussi recommandé d’utiliser les médias sociaux avant l’événement pour inciter les gens à s’y présenter. Proposer le partage de photos à l’aide de mots-clics sur Instagram ou Twitter peut contribuer au rayonnement de l’entreprise. Une fois l’événement terminé, il est important de mesurer son succès. Qu’est-ce qui a bien fonctionné? Quels seraient les changements à apporter? Pour ce faire, il est possible de s’adresser directement aux participants via un sondage.

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Source : Les deux portes intérieures qui ont fait connaître l’agence Travel Associates

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Source : Travel Associates

  • Le design d’intérieur, une stratégie d’attraction efficace

Au même titre que les agences pop-up doivent attirer l’attention, les agences de voyages ayant pignon sur rue doivent attirer le regard. L’image de marque est le reflet de l’identité de l’entreprise et le design d’intérieur permet de communiquer ce qui rend celle-ci unique. Travel Associates, située dans un endroit de Los Angeles où il y a beaucoup de piétons, a su miser sur son design pour susciter l’intérêt des passants. Ses deux portes principales, d’une hauteur de douze pieds, lui ont permis de devenir célèbre sur Instagram, mais c’est son ambiance accueillante qui a charmé les Angelins. Ces derniers y restent pour déguster des cafés et des viennoiseries tout en discutant avec les agents, à leur plus grand bonheur.

  • L’organisation d’événements

C’est également le design d’intérieur qui a conféré à Pique Travel Design, au Minnesota, une belle vitrine pour se faire connaître. Situé dans un ancien entrepôt de bois reconverti en agence, leur espace de travail atypique a séduit des clients qui ont demandé aux propriétaires de louer l’endroit. Depuis, plusieurs événements s’y sont déroulés. Il est possible d’y célébrer un mariage et d’acheter le voyage de noces au même endroit. Des partenaires y organisent des événements de collecte de fonds procurant à l’agence une autre belle vitrine.

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design transformés en salle de réception pour un mariage

Ce service complémentaire de location de salles permet d’assurer des revenus supplémentaires et de solidifier ses relations avec ses clients grâce à des soirées régulières. C’est aussi le cas de Departure Lounge, située au Texas, qui organise des soirées mettant en vedette une nouvelle destination, deux ou trois fois par mois. Spécialisée en tourisme d’affaires, l’agence House of Travel, en Floride, mise quant à elle sur le côté divertissement du bleisure afin d’attirer des clients potentiels. Ses bureaux étant localisés dans un ancien bar, il est possible d’y jouer une partie de billard avec son agent avant de réserver son voyage.

À retenir 

Dans ce monde où la compétition est accrue, la clé pour la réussite de son entreprise est sa capacité d’adaptation aux changements, ainsi que ses aptitudes à entretenir de bonnes relations avec ses clients. Il est important de se distinguer en présentant ses services de façon innovante.

 

Quelle stratégie avez-vous mise en place afin d’attirer et de fidéliser vos clients ?

Comment votre entreprise pourrait-elle sortir des sentiers battus ?

 

Source image à la Une : Pexels

 

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Tourisme durable Transport

Accéder à la nature en transport collectif

Le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air.

Reconnu pour ses attraits naturels, le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air, tel que le montre une étude de la Chaire de tourisme Transat.

Cependant, l’accès au territoire, plus précisément aux sentiers et aux lieux de pratique, représente un défi majeur. Selon les données du sondage de Vividata 2018, plus du quart (26,6 %) des résidents de l’île de Montréal n’ont pas de véhicule. C’est également le cas de 11 % de la population de la région de Québec. Voici quelques solutions d’ici et d’ailleurs qui facilitent le transport vers la nature en partant des centres urbains.

Différentes navettes, différentes offres de services

Une escale en Islande

En Islande, les navettes Destination Blue Lagoon ont été mises en place afin d’offrir la possibilité aux voyageurs de se rendre directement au Lagon bleu à partir de l’aéroport de Keflavik ou encore de la ville de Reykjavik. Cette option permet aux passagers en escale de visiter un attrait du pays qui aurait été autrement inaccessible. Une belle façon de faire découvrir sa destination grâce à une courte escapade et de semer l’envie d’y retourner.

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Source : Jeff Sheldon, Unsplash

Nana au service des Montréalais 

En fonction depuis juin 2016, Nana une start-up montréalaise de la cohorte des entreprises « incubées » 2018-2019 du MT Lab, a été créée dans le but de faciliter l’accès à la nature pour les touristes. Un service de navettes s’adressant aux voyageurs et aux résidents est offert depuis Montréal jusqu’à l’entrée des parcs et réserves sélectionnés. 

Partenaire de Nana, le réseau d’autobus Parkbus, fondé en 2010, propose une offre complémentaire ailleurs au Canada. Desservant à ses débuts la ville de Toronto, cette entreprise fournit aujourd’hui ses services à Vancouver, à Halifax et à Ottawa. Elle travaille actuellement sur un projet favorisant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

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 Source : Nana, la navette nature

Préservation de l’environnement : un incontournable pour la pérennité des activités 

Les entreprises et les organisations spécialisées dans le secteur du plein air sont de plus en plus nombreuses à sensibiliser leur clientèle à son impact sur l’environnement et à mettre en place des programmes assurant une saine gestion des ressources naturelles.

Détour Nature, excursions et sensibilisation 

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Depuis 2008, elle collabore avec Planetair afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit. Elle mise également sur la philosophie de Sans trace Canada et, à chaque sortie, sensibilise sa clientèle à l’importance de ne rien laisser sur son passage.

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Source : Fanny Beaulieu Cormier

Un système de navettes multiarrêts 

 Fervente défenseuse de la préservation des richesses naturelles de la vallée de la Bow, Banff a été la toute première municipalité du Canada à introduire un réseau d’autobus entièrement hybrides et électriques. Le service de navettes Roam propose différents arrêts tout au long de la journée, afin de faciliter la découverte des destinations avoisinantes telles que le lac Minnewanka, la ville de Canmore, le mont Tunnel et le mont Sulphur. Ces autobus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant. Il est aussi possible d’y transporter son vélo, ses skis, etc.

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Source : Roam Public Transit

Des stations de ski favorisent le transport en commun

Selon le rapport de la National Ski Areas Association, chaque année en Amérique du Nord, des millions de personnes visitent les stations de ski. Soucieuses de continuer à offrir des expériences de qualité, les stations de ski n’ont pas d’autre choix que d’instaurer des solutions pour préserver leur principal attrait : la nature.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Les personnes qui s’y rendaient en transport en commun bénéficiaient d’un rabais de 50 % sur leur billet de train et leur accès journalier.

En Utah, le programme Reducing Individual Driving for the Environment (R.I.D.E.) est un système de covoiturage créé par la station de ski Snowbird dans le but de réduire les émissions de carbone et la congestion routière. Depuis le début de l’année 2019, l’application du même nom est offerte. Cette dernière permet de cumuler des points à chaque déplacement enregistré et de profiter ainsi de divers privilèges. Ayant comme objectif de conscientiser et de responsabiliser, l’application indique à ses utilisateurs leurs économies de CO2, en direct sur leur téléphone intelligent. En 2018, ce programme a évité l’émission de 381 000 kilogrammes de CO2.

Les citoyens s’organisent 

Les citoyens s’engagent eux aussi et mettent sur pied diverses initiatives telles que le covoiturage et l’optimisation de l’utilisation du transport en commun.

Covoiturage Plein air Montréal est un groupe Facebook dont les membres peuvent proposer des sorties ou encore se joindre à des personnes possédant un véhicule pour une escapade. Fonctionnant sur le même principe, la plateforme québécoise Ski Covoiturage s’adresse plus particulièrement aux adeptes de sports alpins.

Aux États-Unis, OffMetro a été conçu par et pour des citadins souhaitant s’évader de la ville sans voiture. Son site Web regroupe des idées d’activités facilement accessibles en modes de transports alternatifs comme le vélo, l’autobus, le bateau, etc.

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L’accès à la nature est un incontournable pour plusieurs Québécois et touristes désirant profiter des paysages de la belle province. Proposez-vous un service de transport en commun qui facilite l’accès à votre attrait ? Avez-vous pensé à élaborer un système de points dans le but d’inciter votre clientèle à réduire son empreinte carbone ? N’hésitez pas à vous inspirer des différentes solutions d’ici et d’ailleurs afin d’améliorer votre offre.

Source image à la une : Roam Transit

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Marketing Tourisme durable

Comment engager les touristes à adopter des pratiques durables

La demande pour le tourisme durable à la hausse

La protection de l’environnement gagne de plus en plus de tribunes, ce qui contribue certainement à conscientiser les gens. Ceux-ci sont prêts à changer leur façon de consommer au quotidien en favorisant l’achat de produits responsables. En voyage, plusieurs souhaitent conserver leurs bonnes habitudes, particulièrement les millénariaux qui sont davantage attirés par le tourisme alternatif et des destinations engagées. Tel que le mentionne plusieurs chercheurs (Budeanu, Chesworth, Su et Swanson) dans la revue scientifique Annals of Tourism Research[1], la demande pour le tourisme durable est à la hausse depuis les dernières années.

Les entreprises touristiques ont donc tout intérêt à fournir des outils à leurs clients afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires pour avoir un réel impact positif sur l’environnement et les communautés locales.  

Un système de points comme incitatif au changement

Les Martin’s Hotels, situés en Europe, misent sur l’engagement volontaire à l’aide d’un système de points appelé les Eco-Bons. Cinq actions sont proposées afin de les cumuler :

  • Demander un nettoyage sommaire de sa chambre ;
  • Garder ses serviettes de bain ;
  • Adopter de « bonnes pratiques » telles que réduire sa consommation d’énergie ;
  • Choisir des plats et boissons « Ecoetbon » dans les restaurants et les bars;
  • Organiser son transport de manière responsable.

La réutilisation de sa serviette de douche donne 10 points, alors que le nettoyage sommaire de sa chambre équivaut à 20 points. Le cumulatif se fait à chaque visite et peut être converti en chèques-cadeaux.

Source : Martin’s Hotels

Le nudge marketing, de la sensibilisation à l’action

Le nudge marketing vise à influencer le consommateur et à le pousser à l’action par le biais d’incitations douces. Le nudge n’utilise pas un programme de récompenses, mais donne plutôt un choix.

Source : Stratege Marketing

En développement durable, on emploie l’appellation nudge vert dans le but d’inciter les gens à poser des actions responsables. Le nudge vert consiste à jouer sur le regard des autres à l’aide de leviers décisionnels psychosociologiques tels que les normes sociales. Par exemple, dans un hôtel, un message stipulant que 75 % des clients de cette chambre avaient réutilisé leur serviette a eu pour effet de diminuer l’utilisation de serviettes de près de 40 %. Cette méthode peut aussi s’appliquer à la gestion des flux touristiques. Le message « Ne perdez pas 30 minutes à faire la queue sur place, 70 % de nos visiteurs achètent leurs billets coupe-file en ligne. » pourrait s’avérer efficace.

L’information pour susciter l’action

Tel que le nudge l’a démontré, diffuser de l’information pertinente peut susciter des actions positives pour l’environnement. C’est la raison pour laquelle le Parc national de la Vanoise, en France, a créé 17 objets ludiques, par exemple un dessin d’ours sur lequel il est indiqué que la réduction de la température de la chambre d’un degré, la nuit, permet de diminuer de 7 % la consommation énergétique.

L’éducation par le transfert de connaissances est aussi au cœur de la stratégie adoptée par l’Islande, avec The Icelandic Pledge. Il s’agit d’un serment au ton humoristique qui se décline sous huit principes essentiels. Les voyageurs sont invités à le signer en ligne et, ainsi, à s’engager à respecter l’environnement lors de leur séjour sur l’île. Selon la ministre du Tourisme, Pordis Kolbrun R. Gylfadottir, « les personnes qui viennent en Islande veulent être des touristes responsables, c’est juste qu’ils ne savent pas toujours ce que cela implique ». Aux États-Unis, le Yellowstone Pledge émane du même concept. Il suggère aux visiteurs de se comporter de manière à protéger les richesses naturelles du parc national de Yellowstone.

En 2016, l’Islande a aussi lancé une vidéo en ligne intitulée Iceland Academy, dans laquelle elle fait des recommandations sous forme de cours afin de mieux sensibiliser les vacanciers.

Source : Inspired by Iceland

L’implication dans son milieu

Exposer ses clients au tourisme durable n’est pas suffisant, selon Lucy Flemming, copropriétaire du Chaa Creek Resort, au Belize. Les impliquer dans le processus est fondamental.

Diverses entreprises et organisations proposent aux gens de faire des dons qui sont redistribués dans des projets locaux. Le Taj InnerCircle, en Inde, crée un système de points qui, une fois accumulés, sont convertibles en dons d’argent permettant de soutenir une ONG de son choix. Parmi les ONG, on trouve le Women’s India Trust, qui participe à l’autonomisation de femmes qualifiées et défavorisées en les faisant travailler au sein de cette chaîne hôtelière ou en leur offrant des formations.  

À L’Isle-sur-la-Sorgue, en France, il existe un réseau de partenariats d’entreprises positives qui font une économie basée sur l’altruisme. Joël Gayet, fondateur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial de l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale (Aix-Marseille Université), explique bien ce nouveau concept. L’idée est simple. Un montant minime, tel que trois euros sur une facture de 540 euros, est prélevé afin de financer des initiatives locales. Encore une fois, la personne décide dans quel projet sera investi son argent et peut, si elle le désire, recevoir des nouvelles de son avancement. Il en résulte un engagement fort entre la marque et le client. L’altruisme crée ainsi de la valeur et devient un avantage concurrentiel.

Jeremy Smith, un consultant en tourisme durable au Royaume-Uni, mentionne aussi la pertinence d’établir des partenariats locaux avec des boutiques, restaurants et commerces optant pour des démarches durables, en plus de favoriser des modes de transport ayant un faible taux d’émissions de carbone. 

À retenir :  

Si vous désirez que les touristes s’engagent à adopter des pratiques durables, il est important de faire passer un message positif et non contraignant. Cela les incitera à s’impliquer davantage dans la préservation de l’environnement et dans la communauté locale, de manière à développer de l’engagement non seulement envers la région, mais aussi envers votre entreprise.

 

Source image à la une : Unsplash

[1] Aller voir dans les sources ci-bas pour les références complètes.

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Hébergement Tourisme durable

Fairbnb : une alternative éthique à l’hébergement collaboratif

Une version test de Fairbnb sera lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes : Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise. L’ouverture au public est prévue d’ici la fin de l’année.

Cette plateforme sera gérée par et pour les citoyens dans le but d’éviter de recréer les effets néfastes causés par l’hébergement collaboratif tels que l’embourgeoisement, l’augmentation du prix de l’immobilier, la fragmentation des communautés et la fermeture d’entreprises locales. Des activistes, des urbanistes, des chercheurs et des codeurs de diverses grandes villes se sont unis avec l’ambition de réintégrer le sens du partage au sein de l’économie de partage. À cet effet, 50 % des bénéfices seront réinvestis dans des projets locaux votés par les citoyens. Il peut s’agir de coopératives alimentaires, de terrains de jeux ou encore de cafés communautaires.

Fairbnb demandera à ses hôtes d’obtenir une licence valide démontrant qu’il s’agit bien de résidences principales. Cela pourrait contrer la problématique actuelle, où plusieurs propriétés sont achetées, puis louées à temps plein. Par souci de transparence, cette coopérative travaillera également avec les gouvernements locaux et se conformera à la législation en vigueur.  

Un modèle intéressant pour favoriser l’équilibre entre le développement d’un produit et la communauté locale.

 

Source de l’image à la une : Marie-Alice G., photographe